Speaker #0Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On continue cette nouvelle série de podcasts concernés à différents thèmes qui me tiennent à cœur et qui j'espère vous feront autant avancer qu'ils m'ont fait avancer. Bienvenue aux nouveaux qui découvrent mon univers. Vous pouvez trouver l'intégralité justement de ce que je suis au travers de mon site internet passiforte.com N'hésitez pas à noter et à donner votre avis. concernant les différents podcasts. C'est toujours intéressant d'avoir votre retour. N'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez échanger avec moi. Tout est sur mon site ou directement par mail. À très bientôt. Le thème que je souhaite aborder aujourd'hui est un thème qui mettront tout le monde d'accord et pourtant, pourquoi la vérité est-elle si difficile à entendre ? Eh oui ! Nous disons souvent que nous la voulons cette vérité, nous la cherchons, on l'exige dans nos relations, dans nos familles, dans notre travail. Nous dénonçons le mensonge, les faux-semblants et les manipulations. Pourtant, lorsque la vérité nous concerne directement, lorsqu'elle touche notre identité, nos blessures ou nos certitudes, elle devient parfois beaucoup plus difficile à accueillir. Et pourquoi ? Pourquoi certaines vérités nous libèrent, alors que d'autres nous détruisent temporairement ? Pourquoi préférons-nous parfois le mensonge ou le déni à une réalité pourtant nécessaire ? Et surtout, comment apprendre à entendre une vérité qui nous dérange ? La vérité menace parfois notre identité. C'est difficile déjà la... à entendre. Et pourtant, la difficulté à entendre une vérité ne vient pas toujours de la vérité elle-même. Elle vient souvent de ce qu'elle remet en question. Nous avons tous une histoire que nous nous racontons à nous-mêmes. Nous aimons croire que nous sommes de bonnes personnes, de bons parents, de bons partenaires, des personnes cohérentes et responsables, aimantes. Alors lorsque la réalité vient contredire cette image, eh bien là apparaît un conflit intérieur. Prenons l'exemple d'un manager persuadé d'être apprécié par l'ensemble de son équipe. Lors d'une enquête anonyme, il découvre que plusieurs collaborateurs le trouvent autoritaire et peu à l'écoute. Ce qui fait mal n'est pas seulement ce qu'il dit. Ce qui fait mal, c'est le décalage entre l'image qu'il avait de lui-même et la manière dont les autres le perçoivent. Plus une croyance est liée à notre identité, plus il devient difficile d'accepter une vérité qui la contredit. Puis en plus, le cerveau, lui, il préfère le confort à la réalité. Notre cerveau n'a pas été conçu pour chercher la vérité à tout prix. Il a été conçu pour assurer notre survie. Et parfois, pour survivre émotionnellement, il préfère le confort de l'exatitude. Un fumeur connaît les dangers du tabac. Il a vu les pubs, les campagnes de prévention, il connaît les statistiques. Et pourtant, il se dit, ça arrive aux autres, ou plus tard, ou c'est pas grave. Il ne manque pas d'informations. Il tente simplement de réduire l'angoisse provoquée par cette réalité. Nous faisons tous cela à différents degrés. Puisque la réalité, la vérité, peut créer de la peur, elle crée de la culpabilité, elle crée de l'incertitude. Le cerveau cherche alors à diminuer cet inconfort. Et puis en plus, la vérité se confronte à l'ego. Ben oui, l'ego aime avoir raison. Parce qu'avoir raison, ça rassure. Reconnaître une erreur demande de l'humilité. et parfois même du courage. Combien de discussions tournent au conflit, non pas parce que les personnes ne comprennent pas la vérité, mais parce qu'elles se refusent à reconnaître qu'elles se sont trompées. Les go, vous pouvez croire que si j'ai tort, je perds. Alors que la vérité, si j'ai tort, j'apprends. C'est un peu la définition de la mauvaise foi. La vérité... devient beaucoup plus facile à entendre lorsque notre valeur personnelle n'est plus liée au fait d'avoir raison. Et avec un peu d'honnêteté envers nous-mêmes, certaines vérités, nous les connaissons déjà. Certaines vérités ne tombent pas dessus brutalement. On fait souvent l'autruche, puisque certaines vérités s'installent progressivement. Nous les ressentons avant même de les nommer. Prenons l'exemple d'une relation amoureuse ou amicale. Une personne sait au fond d'elle que ses sentiments ont changé. Elle continue pourtant à avancer comme si de rien n'était. Pourquoi ? Parce que reconnaître cette vérité implique souvent, parfois, de souffrir, faire souffrir l'autre, bouleverser une vie construite ensemble, affronter aussi de la culpabilité, prendre une décision difficile. Et ce qui est fascinant, c'est que l'autre n'est pas dupe, c'est que l'autre ressent aussi. La personne, elle a remarqué les silences. La distance émotionnelle, les gestes qui disparaissent, l'absence d'élan. Quelque chose lui souffle. Il y a un problème là. Et pourtant, elle choisit parfois de ne pas regarder cette réalité en face. Non pas parce qu'elle ne voit pas, mais parce qu'elle est trop douloureuse. L'accepter signifie d'envisager une séparation. La perte de repère. La fin d'un projet de vie, parfois même de la solitude, alors chacun vit avec la même vérité. L'un sait qu'il n'aime plus, l'autre sait qu'il n'est plus aimé. Mais aucun des deux n'est encore prêt à regarder cette réalité complètement. Et c'est peut-être là l'une des choses les plus troublantes concernant la vérité. Parfois nous le savons déjà. Nous avons simplement besoin de temps pour pouvoir l'accepter. Et ce genre de situation laisse place au mensonge. Parce qu'on ne va pas se mentir, le mensonge est plus confortable. Parce qu'il agit comme un antidouleur. C'est comme une personne qui accumule les dettes. Elle évite de regarder ses comptes, elle reporte les courriers, elle ignore les appels, mais pendant quelques jours, elle se sent soulagée. Mais le problème continue d'exister. Le mensonge procure un réconfort immédiat. La vérité exige une confrontation. Le mensonge soulage aujourd'hui, alors que la vérité nous oblige à régler demain. Aussi, je voulais faire une petite parenthèse entre la différence entre le déni et le mensonge. Puisque le mensonge consiste à connaître la vérité et à la cacher. Le déni, lui, consiste à ne pas être capable de reconnaître une réalité qui est trop douloureuse. Un adolescent casse un vase et affirme « ce n'est pas moi » . Là, c'est un mensonge. Une personne avec une addiction, je peux arrêter quand je veux. Ça, c'est du déni. Le mensonge cache la vérité aux autres. Le déni cache... La vérité à soi-même. Aussi, il y a une expression. Est-ce que toutes les vérités sont bonnes à dire ? Une question essentielle, car la vérité seule ne suffit pas. La manière dont elle est transmise compte tout autant. Une vérité peut libérer, oui. Mais elle peut aussi blesser lorsqu'elle est exprimée sans discernement. Il existe une différence entre sincérité et brutalité. Dire la vérité ne nous dispense pas d'empathie. Parfois la question n'est-ce pas vrai ? Et comment puis-je le dire cette vérité pour qu'elle puisse être entendue ? Pourquoi j'en parle ? Parce que la vérité a bouleversé ma vie. Pour ceux qui ont écouté mes différents podcasts le savent, j'avais déjà parlé de cet épisode-là, mais j'aimerais vraiment vous le repartager. Parce que durant mon parcours de vie, j'ai été confrontée au silence imposé. Un silence qui, au final, m'a obligée à vivre pendant des années dans un mensonge. Une dissimulation familiale. Une partie importante de mon histoire était cachée aux plus jeunes membres de ma famille. Et puis un jour, la vérité a fini par éclater. Une révélation fait pour mon grand frère. a été perçu comme une véritable bombe lâchée, littéralement dans notre salon, mais aussi dans ma famille. et surtout dans ma vie. Ces répercussions ont été quasi immédiates. Il y a eu de la colère, de la rébellion, beaucoup d'incompréhension, la difficulté d'accepter. Autant de ma part que les autres, de cette vérité crue révélée avec brutalité. À ce moment-là, cette vérité ne ressemblait pas du tout à une libération. Elle ressemblait davantage à un effondrement. Tout un pan de ma vie, de mon histoire venait de vaciller. Mais avec le recul aujourd'hui, mon regard est différent. Je n'avais pas choisi cette révélation. Et sincèrement, je ne pense pas que j'en avais les capacités. Pourtant, même si cette vérité a bouleversé ma vie, elle a aussi marqué le début de ma reconstruction. Parce qu'à partir du moment où la réalité a été mise en lumière, Il n'était plus nécessaire de vivre dans l'ombre du non-dit. La vérité a fait tomber les masques, des masques construits au fil des années. Moi, pour m'adapter, pour dissimuler, pour être acceptée, pour correspondre aux attentes des autres, elle m'a obligée aussi à me poser des questions. Qui suis-je lorsque les secrets et les faux-semblants disparaissent ? Et c'est probablement à partir de cet instant. que j'ai commencé à devenir véritablement moi-même. Alors, depuis cette période, je ne conçois absolument plus le mensonge comme un mode de fonctionnement dans ma vie. Je ne comprends pas qu'on me mente. Non pas parce que la vérité a toujours été agréable, mais je connais désormais le prix du silence, le prix du secret, le prix du mensonge. Et surtout, ce qui est intéressant, c'est que cette transformation n'a pas toujours été comprise. A cette époque, beaucoup me considéraient comme sauvage, rebelle, voire même difficile. Parce que je refusais, je me rebellais, parce que je questionnais, ce qui semblait devoir être accepté sans discussion, parce que je ne supportais plus les faux-semblants. Mais avec le temps, ce regard a changé. Ces mêmes caractéristiques qui dérangeaient autrefois sont perçues comme des qualités. Là où on voyait de la rébellion, On parle désormais d'authenticité. Là, on voyait de l'insoumission, on reconnaît une forme d'intégrité. C'est comme si cette vérité, qui avait pourtant provoqué une fracture dans ma vie, avait finalement permis un alignement avec qui je suis. Mais finalement, comment au mieux accueillir une vérité ? Certaines attitudes pourraient aider. L'humilité. accepter que nous puissions nous tromper. Bien sûr qu'on peut se tromper, l'erreur est humaine. La curiosité, chercher à comprendre plutôt qu'à se défendre, peut être lié à des maladresses, il faut les reconnaître. Et le courage, c'est faire face à ses conséquences, ce que nous découvrons, la patience aussi, parce que certaines vérités demandent du temps pour être intégrées, surtout quand elles bouleversent la vie. et qui a beaucoup de conséquences. Et surtout l'écoute, mais une écoute sincère, sans préparer immédiatement notre défense. La vérité suit souvent trois étapes. D'abord, nous l'entendons, puis nous l'acceptons, et enfin, nous l'intégrons. Beaucoup de personnes entendent la vérité, certaines l'acceptent, mais peu la transforment réellement en changement. Pourtant, c'est cette troisième étape qui produit une véritable transformation. Pendant longtemps, j'ai cru que la vérité était seulement une information. Aujourd'hui, je sais qu'elle est bien plus que cela. La vérité est parfois une fracture, parfois un choc, parfois une douleur, on ne peut pas le nier, mais elle peut aussi devenir un point de départ d'une nouvelle vie, d'une reconstruction, d'une révélation. Le mensonge et le déni nous protègent temporairement. La vérité, elle, elle transforme véritablement et sincèrement. Alors peut-être que la vraie question n'est pas est-ce que je suis capable de dire la vérité, mais plutôt suis-je capable de l'entendre lorsqu'elle vient bouleverser sans quoi je croyais savoir sur moi-même. Et peut-être qu'au fond, la vérité n'est pas là pour nous détruire. Peut-être est-elle simplement là pour faire tomber ce qui n'était pas à nous, afin que nous puissions enfin devenir plus. pleinement qui nous sommes. Parce que je vous le répète, nous sommes tous uniques. Et c'est ça qui nous rend sympathiques. Cultivons nos différences. Merci pour votre écoute. Merci pour vos retours. Prenez soin de vous. A très bientôt.