Speaker #0Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Je vous remercie pour votre écoute qui ne s'étiole pas avec le temps. Et sincèrement ça me touche vraiment donc un grand merci. Aussi merci aux personnes que j'accompagne, vos échanges, vos partages. Franchement merci pour votre marque de confiance. Donc si vous aussi vous sentez le besoin, vous ressentez les choses, qu'il y a un blocage, que vous sentez que vous ne pouvez pas en parler avec votre entourage pour multiples raisons. N'hésitez pas à réserver votre séance de confidence pour vous accompagner vers votre reconstruction. Alors, vous pouvez réserver votre séance par mail ou directement via sur les réseaux, sur le compte Passiforte. Merci beaucoup, à très bientôt. Aujourd'hui, je vais évoquer la surcharge mentale que je n'ai absolument pas vue arriver. C'est au final ce qui m'a amené jusqu'à vous aujourd'hui. Je dois limite la remercier. Parler du burn-out, c'est comme avouer qu'on n'en a pas su tenir le coup. C'est comme s'avouer que l'on n'a pas compris pourquoi cela nous arrive. Cela n'arrive pas d'un coup, absolument pas. C'est comme un poison insigneux qui se déverse dans nos veines sur une longue période. Pour les personnes extérieures, il est difficile de comprendre ou même de vouloir voir. La surcharge mentale que l'on s'impose. J'ai eu droit à... Moi, cela ne m'arrivera jamais ce genre de truc. Alors excuse-nous. Même si je ne le souhaite pas et je le souhaite réellement à personne, un peu d'indulgence ne serait pas du luxe. Pour visualiser la chose, c'est l'image du petit poussé. Premier caillou, c'est la pression pour tenir les objectifs au travail. Le plus complexe quand tu es commercial. c'est de tenir les chiffres sur le long terme. En 2001, me voilà en télétravail, alors même que l'organisme pour lequel je travaille justement prend l'eau. Je me suis retrouvée seule, chez moi, avec la psychose ambiance concernant le virus, et à me retrouver en télétravail, en distanciel, pour un organisme qui coule. En vérité, je coulais avec elle. C'était comme se débattre... contre sans avoir aucune solution pérenne. Deuxième caillou, décembre 2020, je perds mon petit frère. Après le décès de ma mère, nous étions éloignés, mais cela restait mon petit frère. On ne s'était plus parlé pendant des années, c'est vrai, mais c'était mon frère. Bon sang, et ça, rien ne l'efface. Ce vide-là, je ne l'avais pas prévu. Ce n'était pas du tout dans l'ordre des choses. Je l'ai vécu comme une véritable injustice. Sans compter que ma situation financière était plus que fragile. Ça a ajouté à la pression. Troisième caillou, mon corps a exprimé des douleurs que je n'avais jamais eues. Des douleurs lombaires, fatigue excessif. J'étais complètement saupoulée, je ne supportais aucune remarque. Sur le moment, mis à part le dos... J'ai rien remarqué de ces changements. Quatrième caillou, au printemps 2021, j'ai changé de service. Ce service était plus que prometteur niveau challenge et gains financiers. J'étais toujours en télétravail, toujours seule chez moi. J'ai considéré ce changement comme une véritable bouée de survie, au vu de ma situation. Alors, je me suis jetée à corps perdu. Malgré mes dix années dans cette boîte et mon expérience, J'étais hyper stressée. On m'avait vanté ce service comme une formalité, mais personne ne savait que c'était ma chance, que je devais la saisir et surtout que j'avais pas d'autre choix que de réussir. Pourquoi cette pression ? Parce que je pouvais pas échouer ! Pas cette fois, ça m'était pas permis. Et moi j'avais plus rien à perdre. Tout simplement, j'étais en CDI avec l'impossibilité d'en sortir. sans y perdre en qualité de vie, ou tout simplement ne plus pouvoir payer mes factures ? Impossibilité de quitter ce travail. D'où le challenge, d'où la pression. Cinquième caillou, me voilà intégré dans ce nouveau service pour deux mois. Avant d'y être confirmé, je travaille au-delà des heures prévues. Je me prends au jeu, ou plutôt je m'y perds. Tellement que la directrice me voit connectée, hors jour prévu, qui me demande de me déconnecter de suite. 6ème caillou. Je me suis prise au jeu, au challenge. Au vu de l'enjeu, puisque ce service a été voué à durer que deux ans, je n'avais pas laissé passer ma chance. Alors pour la saisir, je l'ai saisie. En finir en tête des commerciaux, ça aussi, ça a été un challenge, un jeu, dans lequel je me suis lancée sans faire attention aux conséquences. Six mois après avoir débuté dans ce service, enfermée chez moi, j'avais pris conscience que physiquement ça n'allait plus. Je me sentais comme au bord d'un précipice. C'était étrange, nouvelle chance, nouvelle porte de sortie et pourtant quelque chose clochait. C'est là que j'ai fait appel à une coach sportive. Il me fallait une activité physique et me connaissant je savais que je n'allais pas sortir pour ça, absolument pas. Donc je n'avais que d'autres solutions et ce fut une superbe rencontre. Elle ne sait pas mais à ce moment-là en quelque sorte elle m'a sauvée. Plus que le fait de bouger mon corps, j'ai surtout réalisé que c'était une pause cérébrale. C'était devenu ma soupape dans ce qu'on dit challenge professionnel et financier. Septième caillou, le paradoxe, c'est que durant ces deux années, j'ai pu à la fois éponger toutes mes dettes, j'ai même changé de banque, j'ai pu me concentrer sur moi, entre le sport et rééquilibre alimentaire, j'ai touché du doigt la vie. que je veux rêver d'avoir. J'ai fêté mes 40 ans sur toute une année, tout en sachant que ça n'est pas duré. J'avais ce foutu compte à rebours permanent qui a fait que le temps passant, tu te donnes encore plus dans le travail. Il fallait performer. Même si au fur et à mesure des performances, des personnes ont été rajoutées au service. Ils ont modifié certaines règles. Voyons que l'on performait trop. On gagnait beaucoup trop. Huitième caillou, la dernière année, je devais mettre un max de côté pour acheter ma maison. Le deal en intégrant le service était certes de gagner ma vie, mais aussi de pouvoir quitter la boîte avec une rupture. Cela va vous paraître fou, voire même absurde, mais c'était ma seule porte de sortie pour sortir de cette entreprise sans carence financière et surtout sortir de cet état d'esprit. hyper nocif. Enjeu supplémentaire, je viens d'avoir 40 ans, j'ai donné 10 ans à cette boîte, je ne partirai pas sans l'achat de ma maison. Quatre mois avant l'échéance fatidique de la fin du service, une opportunité d'achat se présente. Tout s'enchaîne. Visite, négociation pour le prêt, signature chez la notaire. En moins de trois semaines, le compromis est signé. Une semaine avant mon 41e anniversaire, j'ai signé l'acte. Je suis propriétaire. Étrangement, je ne ressens rien. Même l'agent immobilier trouve ça bizarre. Il me semble que vous ne vous semblez pas heureuse. Mon pragmatisme revient au galop. Je me souviens avoir pensé à ce moment-là. « Gars, j'ai signé pour 20 ans. J'ai des travaux à faire avant d'aménager. Et surtout, j'ai un déménagement, ce qui implique que j'ai un tri de malade à réaliser. » Et surtout, à ce moment-là, je suis épuisée. Ça aurait dû m'alerter, mais pas du tout. Durant les semaines qui ont suivi, la signature tous s'est enchaînée. Recherche d'artisans, bien sûr, je me suis faite avoir. Déménagement, le temps des travaux. Tri, notamment des affaires de ma mère. Mais surtout mes amis, les plus fidèles sont là. J'en suis encore super reconnaissante. J'ai éclaté plusieurs fois en sanglots. ne voyant pas les choses avancer. D'autant que je travaille en même temps, avec la même intensité, sachant que le service est bientôt fermé. Le déménagement a eu lieu, ça a été une sacrée journée, mais après, j'ai absolument pas prédit ce qui allait se passer après. A très bientôt, au revoir.