Speaker #0Bienvenue dans ce conte magique où votre enfant devient le héros de l'histoire. Avant de commencer notre histoire merveilleuse, j'ai deux surprises pour vous. La première, vous voulez écouter toutes ces histoires sans pub, sans coupure et sans jingle et profiter de plus de 100 histoires déjà disponibles. Rejoignez-nous sur l'application. La deuxième, vous pouvez également offrir à votre enfant un cadeau unique et inoubliable, une histoire pour lui. personnalisé, créer rien que pour lui, pour l'aider à surmonter ses peurs, retrouver des nuits paisibles, prendre confiance ou tout simplement vivre une expérience magique qui restera gravée dans sa mémoire. Tous les liens sont sur le blog famillecoupleheureux.com ou directement dans la description. Et bien sûr, si vous aimez ces histoires, pensez à vous abonner et à mettre un pouce pour que cette chaîne continue de grandir et d'offrir toujours plus. plus de contes magiques. Et maintenant, place à l'aventure ! Bonjour, c'est Patricia. Je te propose aujourd'hui un conte magique. Crêpouille et la magie des crêpes. Avant de commencer cette merveilleuse histoire, nous allons prendre un moment pour nous relaxer. Allonge-toi confortablement, bien au chaud sous ta couette. Ferme doucement les yeux et prends une grande inspiration. Inspire profondément par le nez. Ressens l'air qui entre par ton nez et remplis ton ventre. Souffle lentement par la bouche. Encore une fois, inspire profondément par le nez et souffle doucement par la bouche. Ton corps commence à se détendre. Tes pieds deviennent légers, comme s'ils flottaient sur un petit nuage moelleux. Tes jambes se relâchent, elles deviennent aussi douces qu'une crêpe qui repose dans une assiette. Tes bras, eux aussi, deviennent tout légers. Il se relâche complètement, comme si tu étais enveloppé dans une pâte à crêpes tiède et réconfortante. Ton cou, ta tête, tout ton corps est détendu. Ta respiration est calme, posée. Maintenant, imagine une odeur délicieuse qui flotte dans l'air, une odeur sucrée, douce qui réchauffe ton cœur. Une odeur qui te rappelle un moment joyeux. Peut-être celle du beurre qui fond dans une poêle chaude, du sucre qui caramélise lentement, ou du miel qui coule doucement sur une crêpe dorée. Tu te sens bien, tranquille, calme et détendu, prêt pour une aventure pleine de rires et de gourmandises. Ouvre grand ton imagination, car ce soir, tu vas vivre une histoire de crêpes inoubliables. Imagine-toi maintenant dans ta chambre. Une odeur sucrée flotte dans l'air, douce et enveloppante. Un mélange subtil de vanille et de beurre chaud te chatouille tes narines. Cette délicieuse odeur se glisse sous la porte de ta chambre, s'étire jusque sous ton oreiller et t'accueille avec une promesse gourmande. Tu te lèves, emporté par l'excitation. Ton ventre gargouille légèrement, comme s'il savait déjà ce qui l'attend. Aujourd'hui, c'est spécial, c'est un jour que tu adores, c'est la chandeleur. Ce mot résonne dans ton esprit comme une mélodie joyeuse. Il évoque le bruit léger de la pâte qui glisse dans la poêle, le frémissement doré du beurre qui danse sur le feu, l'explosion douce du sucre qui fond sur une crêpe encore tiède. Rien qu'à cette pensée, un sourire illumine ton visage. L'idée de préparer des crêpes emplit ton cœur de bonheur. Tu bondis hors du lit, tes pieds touchent le sol froid, contrastant avec la douceur encore présente de ta couette. Sans perdre une seconde, tu files vers la cuisine, là où la magie va opérer. Tes amis arrivent bientôt. Tu les imagines déjà, les yeux pétillants, les joues rosies par le froid, s'installant autour de la table en attendant que la première crêpe virevolte dans les airs. Dans la maison, tout est prêt. L'atmosphère est douce, presque festive, bercée par la lumière dorée du matin qui caresse les meubles. La cuisine dégage une chaleur rassurante, une invitation à partager un moment de gourmandise et de rire. Au milieu de la cuisine, la grande table en bois est recouverte d'une nappe à carreaux rouges et blancs, un peu froissée, qui rappelle l'enthousiasme joyeux qui anime ta maison. Quelques miettes de sucre sont dispersées ça et là, brillantes sous la lumière de la lampe suspendue. Sur le plan de travail, les ingrédients sont soigneusement disposés, comme les pièces d'un trésor culinaire prêt à être découvert. La farine fine et légère forme un petit monticule blanc, semblable à une dune de neige immaculée. Tu y plonges un doigt, elles se soulèvent en un nuage vaporeux avant de retomber doucement. C'est très rigolo. Le sucre en poudre scintille sous la lumière. Les œufs, ronds et dorés comme des petits soleils, attendent de participer à cette belle fête et sont pour le moment parfaitement alignés dans leur boîte en carton. Le lait frais, encore perlé de condensation, repose dans un grand pichet en verre. Sa surface lisse et froide contraste avec la chaleur de la cuisine. Une énorme poêle noire trône à côté d'un saladier vide. Son fond luisant semble prêt à accueillir la première louche de pâtes et à grésiller doucement sous la chaleur du feu pour transformer cette simple préparation en une crêpe moelleuse et dorée. Tu commences à être très impatient. Tout est en place, il ne manque plus qu'une chose, commencer la fête des crêpes avec tes amis. Soudain, un bruit résonne, léger mais distinct, un ploc suivi d'un froissement discret. Un mouvement furtif attire ton regard. Une pâte blanche et soyeuse se glisse sur la table, avançant avec précaution vers le monticule de farine. Crépouille, le chat de la maison, profite d'un instant d'inattention pour s'inviter à la fête. Son pelage noir et blanc tranche avec le blanc éclatant de la farine qui l'effleure du bout du museau. Il s'arrête, renifle prudemment cette étrange poudre, puis d'un coup sec, plonge sa truffe dedans. Un minuscule nuage de farine s'élève autour de lui, poudrant délicatement le bout de son nez. Il relève la tête, les yeux plissés, l'air à la fois perplexe et contrarié. Une fraction de seconde passe, puis crépouille commence à éternuer. Un grand « Atchoum ! » Un éternuement qui secoue son petit corps et projette une fine brune blanche tout autour de lui. Une plus légère de petits grains de farine flottent un instant dans l'air, avant de retomber en douceur sur la table. Tu éclates de rire. Crépouille secoue la tête, agite ses moustaches enfarinées, puis tout son corps. De petits flocons blancs tombent sur le plan de travail tout autour de lui. Il recule légèrement, pose une patte sur son museau, comme pour comprendre ce qui vient de lui arriver, avant de te regarder d'un air étonné. Il ne semble pas apprécier d'avoir transformé son doux pelage en un champ de farine. Son arrière-train se baisse, sa queue se met à battre lentement, signe qu'il prépare quelque chose. Dans un bond souple et silencieux, il saute de la table et disparaît dans le couloir, laissant derrière lui de petites empreintes farineuses sur le sol. Il nappe. pas dit son dernier mot. Faisons maintenant une petite pause à cette merveilleuse histoire pour que je puisse te raconter d'où lui vient son nom Crépouille qui est vraiment rigolo, tu ne trouves pas ? Le jour où Crépouille est arrivé dans la maison, c'était un jour spécial, pas n'importe lequel, un jour comme celui-ci, c'était la chandeleur. Tu étais en cuisine avec tes parents, très occupé, à préparer une montagne de crêpes dorées. L'odeur sucrée du beurre fondu flottait dans l'air, mêlée à celle du sucre et de la vanille. L'ambiance était joyeuse et dans toute cette effervescence, un minuscule chaton noir et blanc découvrait son nouveau foyer. Vous veniez d'adopter un tout petit chat, vraiment tout mignon, et vous ne lui aviez pas encore trouvé de nom. Curieux et intrépide, il trottinait partout, glissant sur le sol, reniflant les moindres recoins, escaladant maladroitement les chaises. Mais ce qui attira immédiatement son attention, c'était les crêpes. Sur la table, il y avait une pile bien chaude de crêpes dans une grande assiette. Le petit chat, sans se faire voir, a grimpé prudemment sur une chaise, puis s'est avancé avec précaution vers le sommet doré et moelleux. Dans un élan d'enthousiasme maladroit, il a pris son élan et plouf ! Il a atterri en... plein milieu des crêpes, s'y enfonçant comme dans un coussin moelleux. Une crêpe s'est collée sur son dos et une autre sur sa tête. Il a relevé la tête. Seul son petit museau dépassait de l'amas gourmand. Vous vous êtes tous arrêtés d'un coup. Vous vous êtes regardés et vous avez éclaté de rire. Le chaton, lui, a cliné des yeux encore surpris. Il a secouru sa tête pour se libérer de son chapeau de crêpe. Il a roulé sur le côté en voyant une fine pluie de sucre glace autour de lui avant de finalement bondir hors de la pile de crêpe et en laissant derrière lui un désordre digne d'un véritable festin. Son nom est apparu comme une évidence. D'une voix remplie d'enthousiasme, tu as proposé à ton papa et ta maman, on devrait l'appeler Crépouille. Tes parents ont tout de suite adoré. Le nom était parfait. Depuis, chaque année à la chandeleur, Crépouille trouve toujours une façon de s'inviter à la fête. Et bien sûr, il finit toujours avec une crêpe sur la tête. Voilà, tu sais tout maintenant. Nous pouvons reprendre la suite de notre histoire. Avant que tu ne puisses te lancer à la poursuite de Crépouille, un dring clair et métallique retentit. La sonnette de la porte d'entrée annonce l'arrivée de tes amis. L'amusement de Crépouille est remplacé par une vague d'excitation. Tu cours ouvrir, impatient de commencer la préparation des crêpes avec tes amis. Tu ouvres la porte et découvres tes amis enmitouflés dans leur épais manteau coloré, les joues rosies par le froid mordant de l'hiver. Le contraste entre leurs écharpes aux teintes vives et le ciel gris d'hiver est rigolo. De petites volutes de buée s'échappent de leur bouche à chacune de leurs respirations. Ils tapotent leurs gants l'un contre l'autre, frappent légèrement leurs pieds sur le paillasson pour chasser le froid et la neige. Ils entrent, ôtent leurs écharpes et bonnets d'un geste rapide et secouent leurs cheveux électrisés par l'électricité statique. L'air extérieur glacial laisse place à la chaleur enveloppante de la maison. Une vague de réconfort les traverse immédiatement. Ils inspirent profondément, happés par l'odeur douce et sucrée du beurre qui fond lentement sur la cuisinière et celle du lait tiède qui s'échappe du grand pichet posé sur la table. Leurs yeux pétillent d'enthousiasme à la vue des ingrédients soigneusement préparés. Ils s'installent autour de la table, les mains encore froides de serrer l'une contre l'autre, impatients de commencer. L'atmosphère se charge de joie et de bonheur. La cuisine, déjà vivante, vibre maintenant d'une énergie nouvelle, celle du plaisir de partager un moment gourmand entre amis. Tu plonges les mains dans la farine qui s'infiltre doucement entre tes doigts, léger comme une plume. Elle forme un voile fin sur ta peau, une poudre douce qui s'accroche en un nuage vaporeux. Tu frottes tes mains l'une contre l'autre, un léger tch-tch-tch se fait entendre, un murmure de grains qui glisse et s'éparpille. Les grains se soulèvent, comme s'ils voulaient s'envoler, puis retombent en une pluie fine, dessinant un léger brouillard blanc autour du saladier. Tu creuses un puits au centre de la farine pour faire un nid douillet prêt à accueillir les autres ingrédients. Lentement, tu verses le lait. Il s'écoule en un filet onctueux, s'écrasant contre la farine dans un splouch discret. La farine absorbe immédiatement une partie du liquide, formant de petites îles blanches flottant à la surface. Tu prends un œuf, sa coquille est lisse et fraîche. Avec précaution, tu le casses d'un coup sec sur le bord du saladier. Crac ! Une fente se forme, laissant apparaître le jaune brillant comme un petit soleil liquide. Il glisse lentement dans la pâte, accompagné d'un filet translucide de blanc d'œuf qui s'étale en arabesque délicate sur la farine. Un de tes amis casse le deuxième œuf qui éclate dans un bruit sourd. Un autre prend le fouet et commence à mélanger, d'abord doucement, puis plus rapidement. Le mélange commence à se transformer sous l'action du fouet. Ton ami garde un rythme régulier avec un mouvement circulaire. Flap flap, le fouet danse dans le saladier, capturant peu à peu la farine, l'incorporant au liquide. La texture change sous ses gestes, passant de granuleuse à crémeuse. La pâte s'épaissit, devenant lisse et homogène, enrobée d'une fine mousse qui éclate en minuscules bulles à la surface. Tout près de toi, Crépouille observe, immobile. Ses yeux ronds suivent chacun de vos mouvements avec fascination. Son museau tressaute légèrement, curieux de cette étrange préparation qui prend forme sous ses yeux. Il s'approche, renifle discrètement, puis avance prudemment une patte. Un instant d'hésitation, un regard furtif vers toi, puis d'un mouvement espiègle, il plonge sa patte dans la patte. Un petit plop résonne, tandis que ses coussinets s'enfoncent dans la texture moelleuse. Crépouille écarquille les yeux, surpris par la sensation collante qui s'accroche à ses poils. Il retire sa pâte rapidement, mais la pâte s'étire en une traînée beige, suspendue entre ses griffes. Il secoue la pâte frénétiquement, tentant de se débarrasser de cette étrange matière gluante. Une éclaboussure vole jusqu'à la table, une autre s'écrase sur le torchon à carreaux rouge et blanc, un dernier mouvement brusque et floc ! Une goutte de pâte atterrit directement sur ton bras. La sensation tiède et légèrement collante te fait sourire. La pâte glisse lentement sur ta peau, laissant une trace crémeuse, avant de s'arrêter juste au creux de ton coude. Crépouille, toujours intriguée, tente de lécher sa pâte, mais son museau se froisse instantanément. Il n'a visiblement pas trouvé la pâte à son goût. Avec un petit sursaut, il bondit en arrière, s'éloigne précipitamment du saladier et laisse derrière lui de petites empreintes de farine et quelques nouvelles éclaboussures sur le plan de travail. Tes amis te regardent et vous riez ensemble. Tu essuies ton bras du bout des doigts. Cette pâte à crêpes est déjà une aventure à elle toute seule. La préparation est terminée. Tu saisis la grande poêle noire et la poses avec précaution sur le feu. Le métal froid commence à absorber la chaleur et bientôt, une légère onde de chaleur se propage au-dessus de sa surface. Tu attends et observes avec attention le changement subtil du fond de la poêle qui devient de plus en plus chaud. Tu prends un petit morceau de beurre et le laisses fondre au centre. Il commence par glisser lentement, laissant une traînée brillante sur la surface sombre avant de se liquéfier complètement en une fine couche dorée. Le beurre grésille légèrement, émettant un crépitement joyeux, puis se met à danser, formant de petites bulles qui éclatent dans un pchiii discrets. L'odeur beurrée s'élève dans l'air, réchauffant encore davantage l'atmosphère de la cuisine. Tu saisis la louche, la plonges dans le saladier rempli de pâte à crêpes et la relèves délicatement. La pâte s'accroche quelques instants, formant un ruban lisse et onctueux qui glisse doucement avant de s'écouler lentement dans la poêle chaude. En s'étalant, elle forme un cercle presque parfait, s'étendant progressivement jusqu'à atteindre les bords. La chaleur agit aussitôt. De minuscules bulles apparaissent à la surface et éclatent doucement. Le beurre qui frémit tout autour de la crêpe produit un chant discret, un crépitement doux et rythmé, tandis qu'une fine vapeur dorée commence à s'élever. Un parfum subtil de vanille et de lait chaud embaume l'air, se mêlant à la senteur légèrement caramélisée du beurre fondu. Autour de la table, tout le monde retient son souffle. La tension est entièrement tournée vers la crêpe qui dort lentement, se transformant sous l'effet de la chaleur. Les bords commencent à sécher et se détachent légèrement, dessinant une fine couronne croustillante. Tu glisses une spatule sous le disque doré et soulèves légèrement un coin. La pâte cède sans résistance, révélant un dessous joliment bruni, parsemé de taches dorées. Le moment tant attendu arrive. Tes doigts se resserrent sur le manche de la poêle. Tu prends une grande inspiration, fléchis légèrement les genoux, te prépares, le silence dans la cuisine est presque solennel. Puis dans un geste fluide et précis, tu donnes un coup de poignée rapide. La crêpe s'envole. Elle quitte la poêle, effectue une rotation parfaite dans les airs, décrivant une parabole gracieuse. Le temps semble suspendu une seconde. Les regards la suivent avec fascination. Puis, plouf ! Elle retombe avec un léger bruit moelleux, pile au centre de la poêle. Un éclat de rire général explose dans la cuisine. L'un de tes amis tape dans ses mains, un autre pousse un petit cri d'admiration. Tu sens une fierté immense t'envahir. Le défi du retournement est relevé avec brio. Bientôt, l'odeur des crêpes cuites envahit toute la maison. Une à une, elles s'ajoutent à la pile grandissante, formant une tour légèrement irrégulière au reflet doré. Chaque crêpe dégage une douce chaleur, réchauffant encore un peu plus la cuisine. Elles sont moelleuses au centre, légèrement croustillantes sur les bords, et l'arôme sucré du beurre mêlé au sucre flottant dans l'air donne l'eau à la bouche. Chacun de tes amis prend son tour pour essayer de faire sauter une crêpe. Certains réussissent du premier coup, d'autres envoient leur crêpe valser trop haut, la regardant retomber en accordéon au fond de la crêpe. L'une d'elles décide même de se rebeller et s'échappe complètement, atterrissant en plein sur la tête de Crépouille. Il reste figé. Une crêpe tiède repose sur son crâne, couvrant ses oreilles. Il ne bouge pas, comme s'il réfléchissait à ce qui venait de lui arriver. Seuls ses yeux plissés trahissent son incompréhension. « Tu regardes tes amis et vous riez ensemble. » Crépouille secoue la tête vigoureusement pour se débarrasser de l'intruse. La crêpe glisse lentement sur son museau avant de tomber au sol. Il recule, secoue ses pattes, saisit la crêpe et commence à la grignoter. Un grand sourire illumine son visage. Il a vraiment l'air de trouver la crêpe délicieuse. Il se régale avec délice. La soirée continue, animée par des tentatives de crêpes sautées plus ou moins réussies, des rires et surtout l'impatience de les déguster. La table devient un véritable arc-en-ciel de saveurs. Vous ouvrez les pots de confiture les uns après les autres, révélant leurs teintes éclatantes. Rouge cerise, orange abricot, doré miel, violet et myrtille. Tu ouvres aussi la pâte à tartiner que tu aimes tant, sombre et lisse, qui brille sous la lumière douce de la cuisine. Vous saupoudrez les crêpes encore chaudes. de sucre en poudre, aussi fin que du sable blanc, qui tombe en plus légère formant de petites montagnes scintillantes. Un de tes amis qui adore le miel le fait couler en fil et en bré. Le miel s'étire lentement avant de s'écraser en spirale brillante sur ses crêpes moelleuses. Une douce odeur fruitée flotte dans l'air, un mélange de fraises sucrées, de noisettes fondantes et de beurre tiède. Elle se mêle aux effluves de vanille et de sucre caramélisé, enveloppant la cuisine dans un cocon réconfortant. Vous remplissez vos assiettes rapidement et elles se vident tout aussi rapidement. Les crêpes encore chaudes se plient, se roulent, s'enrobent de gourmandise. La confiture s'étale en éclats colorés, laissant derrière elle une traînée brillante et légèrement collante sur les doigts. Le chocolat fond lentement, glissant sur la surface moelleuse et s'infiltrant dans chaque pli. A chaque bouchée, un mélange parfait de textures se révèle, le moelleux de la pâte, le craquant du sucre et le fondant du chocolat. Sous la table, Crépouille attend son heure. Son regard félin suit le moindre mouvement. Une miette tombe. D'un geste vif, il l'attrape avant qu'elle ne touche le sol. Ses moustaches frémissent, son ventre rebondit témoigne de toutes les miettes chapardées durant le repas. Il s'étire satisfait, puis se roule en boule près d'une chaise, comme un petit roi rassasié. Ton papa et ta maman rejoignent la tablée, leur visage illuminé par la chaleur du moment. Les voix se mélangent, les éclats de riz résonnent contre les murs de la cuisine. L'ambiance est festive, douce, presque magique. Les assiettes se vident progressivement, les ventres se remplissent. Il ne reste qu'une dernière crêpe, un ultime trésor doré. Plutôt que de se disputer pour savoir qui l'aura, ta maman la partage équitablement tel un précieux trésor. Chacun reçoit une dernière bouchée, savourée lentement, pour prolonger encore un peu cette symphonie sucrée. La soirée s'achève dans une chaleur douce et agréable. Tes doigts sont tout collants de confiture et de chocolat. Tu les frottes contre les serviettes en papier, laissant de petites traces sucrées. Ton papa referme doucement le dernier pot de confiture, marquant la fin du festin. Crépouille a les pâtes repliées sous son ventre et somnole près du radiateur, repu et satisfait. Dans la cuisine, les traces de la bataille culinaire restent visibles. Une fine couche de farine s'accroche au plan de travail formant un léger voile blanc sur le bois. Quelques gouttes de pâte séchée parsèment la cuisinière. L'odeur persistante du beurre chaud et du sucre flotte encore dans l'air, souvenir invisible de cette soirée gourmande. Ton estomac est plein et ton cœur est léger, tu ressens une agréable fatigue. Ton corps est détendu, bercé par la chaleur de la maison et par les bruits apaisants des derniers éclats de voix qui s'éloignent. Tes amis rentrent chez eux en emportant de délicieuses crêpes pour les faire goûter à leurs parents et leurs frères et sœurs. Tu montes dans ta chambre, laissant derrière toi la cuisine endormie, baignée dans la lueur douce des lumières tamisées. Tu te glisses sous la couette et la chaleur de ton lit t'accueille avec douceur. Tes paupières deviennent lourdes, ton souffle ralentit peu à peu. Tu ressens encore le moelleux des crêpes sur ta langue, le goût sucré flottant en souvenir. Inspire doucement et imagine la chaleur réconfortante de la cuisine, le crépitement du beurre dans la poêle, la légèreté d'une crêpe qui s'envole. Expire lentement et laisse tout ton corps s'alourdir, comme une crêpe bien dorée qui repose enfin sur l'assiette. Encore une fois, inspire doucement pour capturer l'odeur sucrée du miel, la douceur de la confiture, la sensation des rires qui résonnent autour de la table. Souffle doucement et relâche les dernières tensions. Imagine-toi enveloppé dans un nuage de varines légères et moelleuses flottant doucement vers le sommeil. Belle nuit, cœur audacieux, que tes rêves soient aussi sucrés que le miel, légers comme une crêpe qui vole et doux comme le moelleux de la pâte encore tiède. Fais de beaux rêves. À bientôt.