- Speaker #0
Bienvenue sur Pause Chai,
- Speaker #1
le podcast qui booste les femmes.
- Speaker #0
Chaque semaine, on est là pour parler vrai, pas de filtre, place au naturel. On partage avec vous nos doutes, nos peurs, nos envies, mais aussi nos rêves.
- Speaker #1
Ensemble, on va échanger, on va rire, on va réfléchir et on va surtout se motiver.
- Speaker #0
Alors hop, on prend notre tasse de chai et c'est parti ! On se posait la question avec Zaki, on se disait en fait que beaucoup sur les réseaux sociaux, on prône beaucoup le penser à soi, prendre du temps pour soi, toute cette mouvance. Je trouve que cette tendance, c'est depuis un moment, tu prends du temps pour toi, donc du coup, ça va mieux, tu te sens mieux.
- Speaker #1
Moi, j'ai le truc, l'exemple que tous les gens utilisent. Donc je vais le faire parce que du coup, il faut qu'on soit dans le truc. Quand tu es dans l'avion,
- Speaker #0
d'abord tu prends ton masque et tu fais d'abord pour toi et ensuite tu fais pour les autres.
- Speaker #1
Et en fait, moi aussi, j'ai utilisé. Ça, je n'y étais pas.
- Speaker #0
Non, et un temps de tête, c'est un bon conseil, c'est vrai. Oui. Mais c'est devenu,
- Speaker #1
pour chaque chose,
- Speaker #0
on sort l'histoire du génie de sauvetage,
- Speaker #1
quoi, en fait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Pour chaque... Je suis en train de me faire croire que je suis en train de
- Speaker #0
me faire croire que je suis en train de me faire croire. Parce que finalement, quand on regarde les générations d'avant, je suis en train de parler avec ma grand-mère et elle me disait que, elle, quand elle était jeune, en fait, ses besoins n'étaient pas considérés. On avait choisi un mari pour elle, elle devait porter le voile à 8 ans et demi, alors qu'on ne lui a jamais posé la question. Finalement, notre génération, oui, on sait à peu près les besoins qu'on a et on se dit que voilà. On veut prendre du temps pour soi, on veut penser un peu à soi pour avoir un équilibre à l'intérieur de nous-mêmes et du coup, apporter un équilibre dans notre cercle, dans notre famille. Et je trouve ça sain, en fait. Oui. Parce que moi, par exemple, je me dis, même le week-end, quand on est tous les quatre ensemble, il y a quand même un moment où j'ai besoin d'avoir un moment pour moi. Tu vois, quand je vois que je sais que je vais... Sinon... saturation je sais que j'ai un besoin d'être moi toute seule et du coup ça fait du bien ça équilibre du coup et pour que ça mette une bonne ambiance dans la famille tu vois donc du coup tu t'écoutes en fait mais
- Speaker #1
en fait là quand tu parlais des anciennes générations c'est justement les femmes en fait on avait pas cette chance là de pouvoir prendre le temps de s'écouter d'avoir nos besoins de... Ça n'avait rien à voir, en fait. Mais je ne dis pas que maintenant, il n'y a pas à dire. La femme, ça reste la masterpiece de la famille. C'est la tour de contrôle.
- Speaker #0
Donc, il faut qu'elle soit bien. Il faut qu'elle se sente bien. Je comprends. Prendre ton match le matin, ça te fait du bien. De faire ta routine sportive, finalement, tu te sens contente. Tu es fière d'avoir fait ça. Et hop, tu te sens bien. Préparer des repas. un peu healthy, sympa, mais bon, tu vois, gourmand et tout en même temps, ben t'es contente, tu vois, tu te dis ouais, voilà. Mais le problème, c'est qu'en fait, j'ai l'impression que maintenant, à force de dire on prend du temps pour soi, on pense à soi, on pense à soi d'abord, ben en fait, il y a eu tellement d'abus que, en fait, il n'y a plus du tout de... C'est comme si on... Oui, il n'y avait plus de normalité, enfin, d'équilibre en fait. On avait perdu cet équilibre en fait.
- Speaker #1
tout est une question d'équilibre.
- Speaker #0
Mathilde de la Combe, j'espère que tu nous écoutes.
- Speaker #1
Non, mais c'est un peu la génération développement personnel à fond, en fait. Je trouve que c'est ça qui a fait la déviance. Déviée, déviance, enfin, tu vois. C'est qu'en fait, on est tellement dans ce monde où je fais du développement personnel et tout. Et clairement, tu crois que le développement personnel, c'est être égoïste. Alors qu'en fait... C'est pas mauvais le développement personnel, en fait, développement personnel ça veut dire quoi ? C'est juste apprendre à te connaître. Et nous, enfin, après voilà, on est musulmane, donc nous dans le Coran c'est... C'est dans le Coran ? C'est clairement dit. Ah peut-être non, c'est un radis du Coran. C'est un radis, ouais. Un de nos prophètes disait « Connais-toi toi-même et tu connaîtras ton Seigneur » . En fait, c'est une quête. Le Coran ne date pas d'aujourd'hui. C'est une quête personnelle que l'on doit faire et qui doit être faite depuis, depuis, depuis. Et du coup, on a quand même une évolution parce qu'on est dans le développement personnel. C'est exactement ça, normalement.
- Speaker #0
Et surtout, si je peux juste rajouter quelque chose, c'est que quand tu dis développement personnel, c'est être le mieux, se connaître le mieux et arriver à être le plus aligné possible pour être bien en société. D'accord ? Et au contraire, là, ce que tu es en train de dire, c'est que finalement… Au contraire,
- Speaker #1
c'est qu'en fait, au lieu de se être bien pour les autres, on est en train de faire, de prendre le temps un peu partout pour soi.
- Speaker #0
Et que soit, que soit, que soit.
- Speaker #1
Et en fait, ça devient un truc des entités, en fait.
- Speaker #0
J'ai l'impression qu'on est dans un truc ultra-individualiste, où on est tous des individus, on vit en société, mais en fait, chacun pour sa pomme, et chacun montre aux autres « Moi,
- Speaker #1
j'ai fait ça pour moi, moi, j'ai pris ça comme temps pour moi. » Moi, j'ai... Voilà. J'ai fait mon voyage seule, moi je suis allée au resto seule, moi je suis allée au ciné seule.
- Speaker #0
Et après, je ne dis pas, je trouve que c'est bien de faire ces expériences-là. Par exemple, moi je n'ai jamais fait un resto toute seule et franchement, je me dis, peut-être que je testerais et peut-être que j'aimerais, peut-être que je n'aimerais pas. Mais je comprends que les gens aient un besoin parce qu'ils se disent qu'ils sont peut-être trop codépendants d'autres personnes.
- Speaker #1
Mais les besoins, c'est justement ça. Exactement ce que tu viens de dire, c'est quand tu fais du développement personnel, coutume apprends à te connaître, quand tu te remets en question et que tu vois c'est quoi tes besoins. Peut-être toi, ton besoin à l'heure actuelle, c'est pas d'aller au resto tout seul, mais c'est d'avoir un moment pour toi le week-end seul. Et pas tenir 48 heures non-stop collées serrées avec ton mari et tes enfants. Alors qu'il y en a, leur besoin vraiment, c'est d'être collées serrées. Parce qu'eux, ils ont besoin de ça, parce que peut-être qu'ils n'ont pas ça. Je ne sais rien. Et je me suis dit, en fait,
- Speaker #0
on ne comprend même plus le sens de... de ça en fait de prendre du temps pour soi c'est quoi en fait prendre du temps pour soi on a qu'à prendre du temps pour soi moi le plus basique que je dirais c'est pour me sentir bien peut-être relâcher prendre du temps où moi je pense à moi donc ça peut être par exemple juste lire avoir quelque chose qui m'enlève ma charge mentale je pense juste déconnecter peut-être ça peut être ça
- Speaker #1
Du coup, c'est vraiment, tu poses et tu réfléchis. Qu'est-ce que moi, j'aime ? Qu'est-ce que j'ai besoin pour me recharger ? Il y en a, c'est sortir avec ses copines. Il y a des filles, des femmes, elles ont besoin, une fois par semaine, de voir leur copine, de boire un verre, ou aller au ciné, ou aller au resto, en fait.
- Speaker #0
Alors que moi, je suis plus casanière, et donc j'aime bien avoir mon moment juste le soir, même si c'est jusqu'à 20h30, 21h. Ça me fait du bien, en fait. de faire mes petites choses. Je peux peut-être scroller. Ah,
- Speaker #1
alors, ces petites choses, ça, c'est un truc.
- Speaker #0
Les petites choses de Zeyna,
- Speaker #1
ça, c'est un...
- Speaker #0
On va en parler. On va faire un sujet sur ça. Je ne sais pas, des trucs comme ça, ça me fait du bien, en fait, tu vois. Même faire un petit gâteau le soir, je suis contente, tu vois. Il y a des moments, là, par exemple, je disais à mon mari, j'ai trop envie de faire un flan. Mais tu sais, genre, le moment où tu es déconnecté de tout le monde, tu es dans ta cuisine et tu cuisines, il n'y a pas de bruit, t'es tranquille Tu vois, ça me fait... Jamais, je ferai le soir. Tu vois ?
- Speaker #1
Jamais de ma vie,
- Speaker #0
je ne serai pas cuisinier. Le soir, c'est à 19h30, tu vois.
- Speaker #1
Oui, mais moi, c'est mort, en fait.
- Speaker #0
Je ne fais pas ça. Tu vois, finalement, chacun a des besoins. Non,
- Speaker #1
non, jamais, quoi. Mais tu vois, moi, pareil, j'ai besoin de recharger quand je suis toute seule. Maintenant, vraiment, je le sais. Par exemple, le soir, je n'aime pas. Mais en fait, des fois, quand on a un tour du monde et tout, et que les personnes, elles peuvent que le soir. Parce que voilà. Et du coup, je me force parce que du coup, je me dis, ouais, ça me fait du bien. Et en fait, ça me fait quand même du bien, en fait. Oui,
- Speaker #0
bah oui.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Je me dis, mais en fait,
- Speaker #1
c'est aussi que ça dépend à quel moment de mon cycle que je suis. Parce que des fois, je vais dire, ah ouais, j'ai l'air bien. Tu ne veux pas qu'on fasse un truc ? Tu ne veux pas qu'on propose un test ? Tu ne veux pas qu'on...
- Speaker #0
Tu vois ? Oui.
- Speaker #1
Parce que bon, quand on ne propose pas, bah, il faut peut-être proposer aux gens quand même. Et du coup, les gens, ils sont censés le savoir que, ah, à ce moment-là, madame, elle veut bien sortir.
- Speaker #0
tu vois
- Speaker #1
En fait, encore une fois, c'est connaître vraiment. Moi, je trouve que c'est toujours ça. C'est vraiment se connaître et savoir qu'est-ce qu'on a besoin. Parce que là, par exemple, je te dis ça, mais j'ai un moment où je dis, je ne veux pas, je ne veux pas, je vais tout faire pour ne pas guider. Parce que je n'ai pas envie de sortir.
- Speaker #0
Mais là encore, c'est pour ça que j'étais en train de me dire, mais en fait, là, quand tu es en train de parler... Il faut aussi distinguer besoin et envie, tu vois ? Parce que c'est facile de dire, bon, là, quand on est en train de parler de prendre du temps pour soi, qu'il y en a besoin et tout, OK.
- Speaker #1
Mais parfois,
- Speaker #0
il y a des envies qu'on considère après comme des besoins. Et du coup, c'est là où il y a de l'abus, tu vois ? J'ai envie de faire ça, j'ai envie de faire ça, j'ai envie de faire ça. Et finalement, on les transforme comme si c'était des besoins. Genre, si tu ne fais pas ça, tu seras genre pas bien et tout, tu vois ? Et à force de mettre autant d'envie, la liste d'envie, tu la mets dans ta liste des besoins, c'est normal qu'il y ait un décalage, il y a un déséquilibre. Parce qu'en fait, tu te dis, tu es guidée après par tes envies.
- Speaker #1
D'accord, mais en fait, là, c'est un peu fort, un peu le mot, je pense, là, quand tu dis besoin.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce que genre, ça veut dire que seulement si j'ai besoin, je prends du temps pour moi. Là, je pense qu'il y en a, ça va. C'est pas bon,
- Speaker #0
en fait, non plus.
- Speaker #1
Tu vois ? Parce que c'est pas un...
- Speaker #0
besoin genre vital.
- Speaker #1
Ton besoin, c'est pas genre vital. C'est pour que tu te sentes mieux. Encore une fois, je pense qu'il y a... En tout cas, sur ta liste d'envie, c'est clair que si je fais tout ce que j'ai envie,
- Speaker #0
là,
- Speaker #1
je me pars demain à New York.
- Speaker #0
Tu vois, c'est ce que j'ai écrit dans mes notes. Dans mes notes, tu sais ce que j'ai écrit ? J'ai écrit « Penser à soi, c'est une forme d'envie de liberté » .
- Speaker #1
Tu penses que c'est tout le monde ?
- Speaker #0
En fait, je pense que penser à soi, ça t'enlève les contraintes. de tout le reste. Si tu penses à toi, quand je dis en excès, quand on pense en excès à soi, c'est qu'en fait, on ne veut plus les contraintes, plus tout ce qui est le social, les obligations pour les autres, tout ce qui est en fait pour les autres, tu les enlèves. Tu veux cette liberté où tu ne penses qu'à toi, où tu fais tes choses, mes petites choses, mes petits projets, mes petites choses.
- Speaker #1
Et du coup...
- Speaker #0
Et bien, c'est là où je pense qu'il y a un problème. C'est qu'en fait, c'est cette soi-disant liberté, tu vois. Et c'est ça qui me fait peur. En fait, j'ai l'impression qu'il y a un enfant là. Ils sont trop excités. Ils aimeraient trop écouter le podcast, je crois. Et du coup, je pense que la liberté, en fait, c'est ce qu'on a envie, mais en fait, on le transforme. On enlève tous nos... T'arrives pas à te ressentir.
- Speaker #1
Non, mais c'est relou. Imran ! Mais... On est en train de... Mais on est en train de...
- Speaker #0
Non, c'est comme ça,
- Speaker #1
notre podcast,
- Speaker #0
mon rigole, mon smile. Le fils des amis qui est là, Imran.
- Speaker #1
Un chocolat pour la main.
- Speaker #0
Il avait trop envie d'écouter le podcast depuis longtemps. Donc, voilà. Et du coup, je me dis qu'en fait, si on s'applique à ses besoins ou à ses envies, eh ben, on devient esclave de ça. En fait, on est en train de... De devenir esclave de tout. Genre, si je n'ai pas fait ma séance de sport, c'est la mort, tu vois. Tu vois ? Alors que, hey, take a chill pill, tu vois, tranquille. C'est bon. Il ne faut pas... Parfois, tu loupes des trucs parce que tu te dis, ah mais non, est-ce que j'ai mon autre, mon besoin, j'ai mon... J'ai ma séance ou j'ai... Là, je te parle de sport, mais ça peut être plein d'autres trucs, tu vois. Et parfois, on ne se rend même plus compte de qu'est-ce qui est vraiment important.
- Speaker #1
là quand on parle vraiment moi je pense plus pour les couples en fait parce que du coup il y a beaucoup de gens qui divorcent, qui séparent c'est un truc normal de dire ça maintenant et en fait c'est exactement ce que tu viens de dire c'est qu'en fait tu fais plus de concessions c'est ça, plus de compromis et en fait là je te parlais d'une couple et pareil en tant que parents et enfants parce que des fois les enfants ils font des trucs, ça les lourde mais ils le font pour nous et nous des fois Et c'est comme ça quand tu vis en famille. Et souvent, c'est les gens qui ont pas vécu dans une... Par exemple, quand tu vis dans une grande famille avec plein de frères et sœurs, t'es habituée, tu dois faire pour eux. C'est comme ça, on est plusieurs. Et en fait, c'est comme ça dans tout. Quand on a une réunion de famille, nous, tous les dimanches, on était chez notre grand-mère. C'était un truc tout le temps. Nous, maintenant, on est... on n'est pas à côté de nos parents, ni de nos beaux-parents, on n'a pas cette contrainte le dimanche.
- Speaker #0
Donc, on n'a pas cette contrainte.
- Speaker #1
Le dimanche, on fait ce qu'on veut,
- Speaker #0
en fait. On a une certaine liberté que, par exemple, mes beaux-frères, mes belles-sœurs, elles n'ont pas, en fait.
- Speaker #1
Parce qu'il y a les parents. Donc, en fait... Et du coup, on se dit « Ah ben ouais, mais moi, je suis tranquille. » Et du coup, ces petits, toutes ces petites choses mises bout à bout, ben en fait c'est exactement ça en fait.
- Speaker #0
Moi, justement, je m'inclus dedans. Quand on parle d'un sujet, on s'inclut dedans aussi parce qu'on voit qu'il y a beaucoup de sujets où... Moi, par exemple, de la famille... On voit que dès qu'il y a des obligations, c'est beaucoup plus compliqué parce qu'on n'a pas d'obligation régulière. Et du coup, finalement, on se dit qu'on a la liberté.
- Speaker #1
Après, voilà, même les gens qui ont... Quand tu as des amis, quand tu veux te voir, ou même quand tu veux te voir à plusieurs, c'est toujours « Ah ouais, mais moi, j'ai mon cours de ça. Ah ouais, moi, j'ai mon truc. » Et en fait, quand ? personne ne lâche, tu ne te vois pas en fait. Et tu peux passer un mois, deux mois, trois mois sans te voir. Et tu te dis, ah mais c'est bizarre, on ne s'est pas vu. Et quand on se revoit, tu es tellement content et tout, tu te dis, ah ouais, ça fait super longtemps et tout. Ah, c'est dommage. Mais en fait, c'est continuellement comme ça, parce qu'en fait, tout le monde est dans ce que l'on dit soit, c'est aussi soit avec sa famille aussi, que de penser à son truc, à se dire, ah bah non. Sa petite routine, sa bulle. Ah non, là, moi, mon fils, là, ça, moi, mon mari, là, en fait. Et du coup, en même temps, moi, ce que je me disais, c'était qu'il faut quand même avoir ces blogs, ces blogs obligatoires. Vous savez, dans votre planning, quand vous avez vos gros galets, j'appelle ça les gros galets, ça, tu ne peux pas les bouger. Par exemple, tu travailles de 9h à 17h, tu n'as pas le choix. En fait, si tu es un patron, tu n'as pas le choix. Ton galet qui est là, tu ne vas pas aller prendre un café à 15h. C'est logique. Alors que quand tu as quelqu'un qui travaille pour soi... et qui peut manager son emploi comme il veut, bien, là, en fait, tu dois faire avec les contraintes des autres aussi. Et je me dis, en fait, quand tu as appris à avoir une certaine discipline dans ça, par exemple, moi, je disais, le dimanche, chez ma grand-mère, ça faisait partie des gros galets. On ne bougeait pas. On n'avait pas... Avoir des amis ou je ne sais pas quoi. On ne partait pas en week-end. On allait voir notre grand-mère en fait. C'était comme ça. Et je dis, ça, ça aide à avoir ce côté-là où tu dis, ouais, j'ai envie de faire ça, mais j'ai quand même mon gros cœur.
- Speaker #0
C'est les compromis que tu fais en fait. C'est que tu apprends à ce que tu ne peux pas faire ce que tu veux tout le temps dans la vie en fait. Tu dois réussir à jongler avec tes obligations. Et surtout, en fait, j'ai l'impression que ce pensée à soi, on en oublie les autres. Et ça ne peut pas être, je ne te dis même pas d'aller voir les gens ou quoi que ce soit, mais même en pensée, tu vois, moi, je me dis, là, c'était la rentrée, j'étais dans ma bulle parce qu'entre l'école et tout ça, trouver son rythme et tout, j'ai l'impression que j'ai mis tout le monde de côté, tu vois. Je me dis, par exemple, ma cousine, son mari, par exemple, il est déjà parti au travail dans un autre pays et tout. Je n'ai même pas demandé de ses nouvelles. Je n'ai pas trouvé ça cool de ma part. Je me dis que tu es dans ta bulle, tu penses à toi et c'est nul.
- Speaker #1
Ce qui m'arrive souvent, c'est quand tu as des amis qui n'habitent pas. Forcément, vu que nous, on s'est un peu expatriés. Tu sais que la personne en face, elle y tient. Qu'on s'appelle, qu'on se donne des nouvelles. Voilà, un peu le quotidien. Forcément, tu ne peux pas avoir le quotidien, mais avoir une limite de pouvoir partager des choses. Parce que du coup, ça fait partie de ça l'amitié en fait, de maintenir et de ne pas prendre le temps, de même écrire un message, d'appeler même si ça dure cinq minutes, ce genre de choses. Je me dis, ah non, mais je n'ai pas le temps. Et quand tu réfléchis vraiment, tu peux trouver cinq minutes, tu peux trouver deux secondes pour écrire un message, un WhatsApp, un dessin vocal.
- Speaker #0
tu vois ? oui et puis même là regarde on s'est donné un planning pour appeler notre grand-mère pour que comme elle est toute seule et comme ça elle a toujours eu une des petites filles des petits enfants qui l'appelle et du coup même ça je me dis il faut que je l'appelle tu sais comme si c'était mais au moins ça m'oblige en fait tu vois parce que en fait c'est ce côté un peu trop moi je l'ai mis dans mon agenda olé olé je me dis mince tu vois là au moins je suis obligée tu vois je l'ai mis dans mon agenda ouais J'avais hésité à me dire, mais peut-être que tu sais que tu dois le faire.
- Speaker #1
Le matin, quand je regarde mon chat, je me dis, aujourd'hui, ça te re-rappelle. Et le soir, je regarde pour le lendemain et je me dis, ah mince,
- Speaker #0
c'est ce que j'ai fait. Je vois en fait le bonheur que ça lui fait qu'on l'appelle, mais elle est tellement contente qu'en fait, tu te dis, mais en fait, un petit geste comme ça, juste de penser à l'autre, eh bien, ça change tout en fait.
- Speaker #1
Oui, et là, tu en parles d'une personne.
- Speaker #0
D'une personne, c'est pour ça que je me dis... Tu vois, ça peut être des tout petits gestes, tu vois. Et en fait,
- Speaker #1
ouais,
- Speaker #0
je trouve que ça change beaucoup, en fait, de penser à l'autre et de se dire... Là, je ne vais pas avoir mon intérêt à moi, en fait. Et je trouve que parce que dans la société de maintenant, c'est mon intérêt d'abord.
- Speaker #1
Qu'est-ce que ça m'apporte ? C'est la rentabilité, c'est la productivité, c'est que ça, en fait. C'est vraiment,
- Speaker #0
qu'est-ce que ça va m'apporter ?
- Speaker #1
Aller plus vite, toujours, avoir plus de choses,
- Speaker #0
le temps d'avoir plus de choses pour soi.
- Speaker #1
Bien sûr. Que pour soi.
- Speaker #0
Donc là, je me suis demandé, qu'est-ce qu'on devrait faire pour... pour pallier ce problème, en fait, pour un peu trouver des solutions. Et j'ai bien aimé ton idée de bloc, en fait, parce que là, justement, j'avais mis, en fait, faire un plan ou une liste de tes grosses priorités et vraiment te dire en pourcentage combien de temps tu vas rester, tu vas accorder à ces blocs-là, en fait. Tu vois ?
- Speaker #1
C'est exactement ça. Tu peux dire. Je vois deux côtés. Il y a le côté où dans ta journée, tant de pourcents, c'est pour dormir, tant de pourcents, c'est pour manger, tant de pourcents, c'est pour toi, tant de pourcents, c'est pour ton travail, etc. Mais en fait, moi, le côté, ça m'a toujours aidée. Je trouve que les trucs qui sont intransigeants, qui ne bougent pas. Nous, on est très aidés, clairement. par les prières quotidiennes que vous devez connaître. Et qu'en fait, ça, dites-vous qu'en fait, tous les jours, ce n'est pas la même heure. Et je trouve ça, c'est fou. Parce qu'en fait, on ne va même pas se dire « Ah ouais, non mais là, je vais faire… » Non, en fait, c'est une horaire et tu le fais à cette horaire-là. Après, Dieu nous a permis de faire « On a une plus grosse fenêtre, tu peux faire jusqu'à telle heure, etc. » Et quand tu te dis « Dieu m'a demandé à telle heure » Écoute. Tu fais ton planning en fonction de cette heure-là, mais ça te facilite la vie. Mais c'est un truc de fou, parce que tu organises ta journée. Tu as un rendez-vous, tu te dis, attends, je préférerais là, ce milieu-là, je vais faire plutôt midi et demi, comme ça, tu sais que dans ta tête, d'abord tu le fais, tu fais ta prière, et ensuite tu pars, en fait.
- Speaker #0
Et automatiquement, c'est une concession, parce que tu mets lui d'abord.
- Speaker #1
Et voilà, et en fait, c'est un truc normal, en fait, pour nous. C'est pour ça que je dis que c'est... Là, c'est par rapport à Dieu. Zénère, c'est par rapport à l'histoire de ma grand-mère. Mais en fait, comme ça, on pourrait le faire sur plein de choses. Donc déjà, mettre les choses qui ne sont pas possibles. C'est à ce moment-là et on ne peut pas le bouger. Et après, justement, les choses pour nous, oui, je pense que c'est important de mettre. Moi, par exemple, j'ai besoin de faire du sport, d'aller à la salle trois fois par semaine, d'aller courir deux fois par semaine. Faire tous ces trucs et OK. Je l'aimais, je l'aimais, mais en fait, par exemple, c'était prévu le lundi et que j'ai un truc le lundi, on propose un truc et je sais que ça va apporter à toutes les personnes. Et si je peux faire du bien, en fait, je bouge, en fait. Imran, tu fais quoi ? Mais c'est qu'il disait de me dire pour son coq. Non mais ça va, ça va couper. Non, Imran, ça va couper, mais là, tu fais du bruit avec tes pas.
- Speaker #0
Ok. Et... Attends, je me souviens plus de quoi tu parlais. Tu m'as dit... Tu m'as dit du... Je sais plus.
- Speaker #1
Ouais, là, ça a coupé, là. En fait, mon gars, ces rejoues, je les demandais avant de partir. Tu peux ne pas venir. Je les ai demandées explicitement.
- Speaker #0
C'est pas grave, c'est pas grave. Finissons-les. Merci.
- Speaker #1
Voilà, voilà. Merci. Toujours comme ça avec lui. Il arrive, il dit, tu ne rentres pas dans ma chambre ? Il rentre. Je remets. Donc voilà, mettre vraiment les gros blocs, les choses qui ne sont pas bougeables. Et ensuite, par rapport à tous tes besoins en fait. Tu vois, encore les besoins, envie, besoin, un truc entre. Tu vois, j'ai un peu du mal, tu vois. Ouais. Après, prioriser, en fait. Oui,
- Speaker #0
c'est ça, en fait, prioriser. Qu'est-ce que tu as vraiment envie de faire ? Dans quoi tu vas mettre du temps ? Mais encore une fois, je trouve que c'est, comme je te dis encore, j'ai l'impression que c'est plus global, en fait. Je parle de penser aux autres, finalement, pas que le mettre dans ton agenda et que ça devienne une tâche, en fait, tu vois.
- Speaker #1
Non, mais je veux dire que là, quand je te dis des trucs imbouchables, ça ne dépend pas de toi. Les choses qui ne dépendent pas de toi. Ok. C'est plus ça. Par exemple, après, appeler notre grand-mère, on s'est donné une journée, tu peux l'appeler matin, midi, soir, n'importe quand en fait. Mais toujours, tu penses à elle, elle décale à jour et à elle, elle doit être en train de faire quoi. Oui, voilà. Tu fais en fonction de ça. Non, je trouve que c'est ça, c'est ces petits... Oui,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Mais c'est plus, tu vois, genre... Par exemple, si tu viens me demander, là, je ne me sens pas bien, tu peux aller chercher mon fils.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ah ben non, là, j'ai mon sporting.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois ? C'est plus ça, en fait. C'est dire... En fait, qu'est-ce qui est prioritaire, en fait ? Si elle me demande, c'est qu'elle a besoin. C'est que là, je peux l'aider. J'ai une opportunité pour pouvoir l'aider. Donc, en même temps, c'est un cadeau. Parce que du coup, je fais une bonne chose. Et en même temps, si moi, je reste braquée, alors que mon sport, c'est pas un truc obligatoire. Je peux le décaler. Alors que si je suis au travail,
- Speaker #0
j'ai un truc que je ne me dis pas mais là c'est facile à dire parce que Il y a des gens qui vont dire, j'ai un coach, je ne peux pas déplacer ma séance de sport. C'est un peu compliqué, je trouve. C'est juste que je pense qu'il faut prioriser et peut-être parfois on abuse de tout. Par exemple, je trouve qu'il y a plein de séances de sport, plein de trucs comme ça. On en oublie après. que parfois, il faut, comme avec les enfants, il faut des temps morts, en fait. Des temps morts pour, justement...
- Speaker #1
L'ennui, quoi. Pas penser à la rentabilité. Ouais.
- Speaker #0
Pas toujours penser à la productivité. Je trouve que c'est important. C'est ça aussi qui fait du bien, en fait. Et j'ai l'impression que maintenant, c'est une accumulation de choses,
- Speaker #1
de choses,
- Speaker #0
de choses. Plus tu fais de choses, plus c'est bien, plus t'as testé de ce... plus c'est bien, plus c'est...
- Speaker #1
T'as voyagé, plus t'as eu de 50 milliards de prix,
- Speaker #0
plus t'as testé tous les restos et c'est bien, plus, tu vois, c'est le plus, plus. Ah, Léna, la situation, elle dit plus égale plus, ben là, moi, je dis plus également, alors.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai, elle dit plus égale plus.
- Speaker #0
Mais c'est pas dans ce sens-là. Plus tu donnes, plus tu as... Oui, ça te motive et tout ça, mais je veux dire que... À partir d'un moment...
- Speaker #1
Non, et puis, combien... Enfin, voilà, imagine dans une situation, tes mamans, en fait, tu les aimes, tes enfants, tu les as voulus. Donc, ouais, il y a plein de contraintes quand tu as des enfants. Il y a plein de choses à faire. Il y a tout ce qui est logistique. Il y a besoin de temps pour eux, en fait. Mais si c'est juste... Ah non mais là, moi je suis trop fatiguée, ou ah non mais là j'ai travaillé toute la journée, tu me bons plaire là. Bah tu vois, pour mon bien-être, j'ai besoin de me retirer et de... Tu vois, il y a ça. Pareil pour le couple en fait. C'est que, ah non mais là franchement, on est KO quoi. Non mais faire une sortie à deux, s'organiser un truc, ah non mais rien qu'organiser un week-end, ah non mais genre, laisse tomber de se dire que... Flemme, flemme, flemme. Mais en fait... Tu vois, c'est la priorité qui te fait du bien, mais tu ne ressens peut-être pas le besoin.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai.
- Speaker #1
Et ce n'est pas, si tu ne te lèves pas, tu vas mourir. Non, ce n'est pas vrai. Oui,
- Speaker #0
c'est vrai.
- Speaker #1
Et là, dans ces cas-là, je trouve que oui, il faut penser à soi en tant que couple, en tant que...
- Speaker #0
Oui, c'est pour ça que je pense que c'est les petits blocs. Il faut quand même que ce soit assez équilibré, en fait. Mais se laisser une marge de manœuvre pour, tu vois...
- Speaker #1
Pour pouvoir surfer entre les trucs. et ne pas être rigide. C'est-à-dire, là, c'était ma soirée de la semaine, c'est ma soirée. Donc, il y en a qui ont ça. Chacun, c'est différent. Il y en a qui ont leur soirée pour faire leur sport. Il y en a qui ont leur soirée pour voir leurs amis. Bref, il y a chacun des trucs. Mais en fait, si cette semaine-là, vous ne pouvez pas, ce n'est pas gravé sur du marbre.
- Speaker #0
Si vous n'êtes pas parti en voyage, ce n'est pas grave non plus. Vous trouverez d'autres sources de bonheur ailleurs.
- Speaker #1
Oui, je pense aussi que c'est aussi se laisser un peu... Pour un peu se lâcher un peu la grappe, quoi. Il n'y a rien qui est grave. Oui, il faut... En fait, après, je pense que chacun se connaît. Si tu es dans le mode où tu es vraiment en mode pilote automatique, tu ne fais que pour ton mari, tes enfants, ta maison, ton travail, tu es comme ça. Je pense que là, pour ces personnes-là qui nous écoutaient, franchement,
- Speaker #0
prends du temps. Prends du temps.
- Speaker #1
Et si tu es dans l'autre extrême où c'est...
- Speaker #0
que tu penses et que tu vois que t'es en train de dévier et que là tu vois que t'es en train de faire un peu trop Je vous le dis quand même,
- Speaker #1
je le dis à moi-même, c'est vraiment...
- Speaker #0
Souvent, en fait, on se dit qu'il faut faire le truc où tu sais où tu as le plus de mal. Tu vois, par exemple, en ce moment, si tu sais que ton problème, c'est prendre du temps avec les gens. Non, par exemple, appeler les autres. Alors, imagine-moi, le problème actuel, c'est appeler les autres. En fait, tu sais que c'est ça, tu vas le faire plus. Il faut que tu le fasses plus. même dans l'exagération pendant un moment, ça recrée des connexions dans ton cerveau. C'est tellement bien fait, en fait. Donc, ça va recréer des chemins.
- Speaker #1
Il faut reprendre d'autres habitudes.
- Speaker #0
Et c'est là où je pense que tu prends le pouvoir de ton truc. En disant, attends, là, je sais que j'ai un problème avec ça, je ne le fais pas du tout. Je vais le faire dix fois plus et ça va se mettre dans ton habitude et tu ne vas pas rester à dix fois plus. Tu savais redescendre parce qu'on est tous humains. Pour que ça devienne dans la normalité et pas dans le « je ne le fais jamais » . Aider les gens, je ne le fais jamais. Du coup, fais-le. Dix fois plus. Tu te forces. Tu te forces. Même si tu n'as pas envie, tu te le forces. Tu te forces. Et je pense qu'on arrive à trouver des moments cet équilibre, plus ou moins, on va dire. Et c'est ça le but. Et ce n'est pas se taper sur les doigts quand on ne l'est plus, en fait.
- Speaker #1
Oui, oui, de toute façon. Il y a toujours des goûts et des voies. Et dans la vie, c'est jamais linéaire. Donc, en fait, il y aura des moments où tu penseras plus aux autres, où tu seras plus ouverte aux autres. Et des moments où tu vas devoir gérer aussi. Chacun a ses problèmes aussi dans sa famille. Chacun a des trucs, en fait. Donc, il y a des moments où, inconsciemment, tu vas te renfermer, où tu vas plus penser à toi ou à ta petite famille. Et voilà, en fait.
- Speaker #0
Et en même temps, quand tu vois, toi, que quelqu'un va beaucoup moins bien, à ma poche. profites-en pour aller juste lui demander ça va mais sincèrement pas salut ça va, vraiment sincèrement parce que du coup là tu as peut-être une possibilité d'aider la personne qui a juste peut-être pas envie de parler donc tu le verras toi-même ou justement se dire ah mais il y a quelqu'un qui a remarqué que je vais pas bien et voilà, et tu pourras peut-être l'aider, l'acconseiller juste l'écouter Merci à toutes et on se retrouve la semaine prochaine Inch'Allah
- Speaker #2
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