Description
On peut avoir un César, un Molière, entrer à la Comédie-Française à 23 ans, tourner avec Agnès Varda, François Ozon et Steven Spielberg… et continuer à douter de sa place.
C’est peut-être ce qui m’a le plus marqué dans ma conversation avec Stéphane Freiss.
Et je n’étais pas seul à lui poser des questions : ses proches, @Delphine Horvilleur et la troupe du Cercle des Poètes Disparus lui ont réservé quelques surprises...
Le métier d’acteur fait rêver. Il intrigue. On en fantasme les tournages, les rôles, les rencontres, les tapis rouges, la reconnaissance… Mais à quoi ressemble vraiment une vie d’acteur ?
Est-ce que le talent suffit pour réussir ?
Pourquoi certains décrochent-ils les rôles et d’autres non ?
Un César peut-il ouvrir toutes les portes ou parfois en fermer ?
Est-ce qu’après 40 ans de carrière, on a encore peur de ne plus être choisi ?
Et faut-il, quelque part, avoir besoin d’être aimé pour choisir ce métier ?
Mais pour comprendre l’acteur, j’avais aussi envie de comprendre l’homme.
Alors on est remontés à l’enfant timide et inquiet qu’il était. Aux silences de son histoire familiale. À ce qu’il a cherché à fuir. Aux personnages derrière lesquels il s’est parfois caché.
Et cette conversation m’a rappelé quelque chose d’assez vertigineux : passer sa vie à devenir quelqu’un d’autre peut aussi être une manière de chercher qui l’on est vraiment. Alors après plus de 40 ans à incarner les autres, qui est vraiment Stéphane Freiss ?
On a parlé sans détour de son César, de ses échecs, de la Comédie-Française, de Spielberg, du Cercle des Poètes Disparus, de famille, de transmission, de ce qu’il regrette… et de ce qu’il ne cherche plus à prouver aujourd’hui.
Une conversation intime, drôle parfois, inspirante sur le métier d’acteur et sur tout ce que la réussite ne montre pas.
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