Speaker #0Bienvenue dans les petites chroniques d'un grand projet, le podcast où tu vas suivre les péripéties et l'évolution d'une femme qui va se donner les moyens d'incarner sa vision et de faire vivre ses convictions. Épisode pilote, le projet. Le savais-tu ? La filière équine en France représente 120 400 emplois répartis sur 10 secteurs d'activité. Et pourtant, c'est une filière en tension qui a du mal à recruter. En parallèle, 12% des 3 320 000 personnes en situation de handicap rencontrent des difficultés à trouver un travail, soit deux fois plus que les autres personnes. Ces deux constats pourraient sembler sans corrélation, et pourtant à mes yeux ils démontrent une chose, notre société rencontre des difficultés qui la limitent lorsqu'il s'agit de s'adapter. L'inclusion pourrait être une réponse innovante à ces problématiques. Pour illustrer cela, on a un indicateur. As-tu déjà entendu parler du taux de tension ? C'est le ratio entre le nombre d'offres et le nombre de candidats. Dans la filière équestre, selon les métiers, il peut monter de 0,56 à 0,88. Et d'après les derniers chiffres de l'IFCE, l'Institut français du cheval et de l'équitation, cette tension, elle avait plutôt tendance à s'accentuer. En bref, c'est-à-dire qu'il y a des offres d'emploi pour lesquelles on ne parvient pas à recruter. Oui, oui, dans le contexte socio-économique actuel. Mais alors pourquoi ? Eh bien, parce qu'il y a une inadéquation entre les profils recherchés et les personnes formées disponibles sur le marché. Le monde équestre, il a énormément évolué. Et pourtant, les offres, qu'elles soient adressées aux professionnels ou à la clientèle, elles, elles sont restées traditionnelles. Tandis que les mentalités ont évolué, le fossé s'est creusé avec une quête de sens et de reconnaissance qui n'est pas comblée. Et peu à peu, les profils les plus recherchés ont fini par déserter, et les offres ne se sont pas adaptées ni pour les conserver, ni pour les remplacer. C'est alors un cercle vicieux où le manque de main-d'œuvre augmente la pénibilité du travail, ce qui rend encore plus compliqué le recrutement. Mais parlons-en de la pénibilité au travail, parce qu'elle n'empêche pas son adaptation et son accessibilité. Dans la filière équestre, la pénibilité, elle est due principalement au travail en extérieur, aux horaires, aux tâches physiques, mais elle dispose d'un avantage dont peu de secteurs bénéficient, la liberté de s'organiser. En France, on compte presque 10 000 établissements équestres, quasiment chacun indépendant, et disposant ainsi de cette liberté d'organisation. La seule constante avec le vivant, c'est le changement. Et s'il y a bien... un public qui a développé cette résilience et cette faculté d'adaptation, ce sont les personnes en situation de handicap. Loin de l'image fragile et assistée que les clichés peuvent parfois véhiculer, les statistiques montrent que seulement 6% des personnes dispensant de l'emploi accompagné ont un handicap moteur. 41% vivent avec des troubles cognitifs ou des troubles neurodéveloppementaux, des TND, dont l'autisme par exemple, aussi appelé trouble du spectre autistique. Et les personnes avec un TSA, c'est un profil qu'on retrouve fréquemment auprès des équidés, parce que c'est un intérêt spécifique fréquent, et pourtant c'est un profil qui peine à se faire recruter et à trouver sa place dans la filière, malgré une capacité à développer des compétences particulières, utiles et pertinentes. Tu es propriétaire d'un équidé ou cavalière passionné et tu te dis que ça ne te concerne pas ? Détrompe-toi ! La qualité de vie d'un cheval est directement impactée par le bien-être des personnes qui travaillent à ses côtés. Et là que tu sois cavalier du dimanche qui reste à pied ou cavalière chevronnée qui part en compétition régulièrement, on est tous concernés. Parce que le bien-être d'un équidé, c'est la condition sine qua non de sa performance, de sa sérénité, de notre sécurité. Et on va pas se mentir, aujourd'hui la filière est pas au niveau de nos exigences. Combien de claques perdues pour une fin de journée difficile face à un groupe non pas fatigué mais épuisé ? Combien de propriétaires changent d'écurie car le gérant n'a pas le temps de les écouter alors que leur cheval a un problème de santé à gérer ? Combien de cavalières abandonnent le club, voire l'équitation, car la relation avec le coach s'est détériorée alors que celui-ci était au bord du burn-out ? La filière équestre, c'est une filière profondément humaine. La résolution des difficultés rencontrées, elle ne peut pas résider dans le tout automatisé. Passer d'une filière en tension à un écosystème performant grâce à l'inclusion, c'est l'ambition du projet que je vais te présenter. On l'a vu, les propriétaires ont du mal à trouver une écurie qui réponde pleinement aux besoins de leurs chevaux. Les cavalières ont du mal à trouver un club où elles peuvent évoluer en accord avec leurs valeurs, et les professionnels abandonnent une filière passion qui les pousse au burn-out. Ma solution ? Une structure équestre inclusive. Trois problèmes, une solution, trois pôles. On crée alors un véritable lieu de vie, un écosystème complet et performant où chaque pôle nourrit le suivant. Le premier pôle, c'est celui qui unit les acteurs de la filière. C'est le pôle équin. A travers lui, on offre des modes d'hébergement innovants sous la forme d'équipistes, qui s'adapte aux contraintes du terrain en respectant l'environnement. mais aussi de boxe-terrasse ou boxe-paddock qui s'adaptent beaucoup plus aux chevaux en transit, en rééducation, qui reçoivent des soins, etc. On répond ainsi totalement aux besoins et au bien-être des animaux, mais également aux exigences de leurs propriétaires. Le second pôle, c'est celui qui fait vibrer les passionnés. C'est le pôle équestre, ou dit sportif. Grâce à lui, on permet à chacun de découvrir l'équitation par le spectre de la relation avec l'équité, pour une entrée dans la technique qui soit plus douce et plus cohérente avec les problématiques modernes. On permet ainsi au cavalier d'être plus vite, plus autonome, avec une pratique plus éthique. Le troisième pôle, c'est le point différenciant du projet. C'est le pôle social. Avec lui, on favorise l'emploi et la formation de personnes en situation de handicap dans les différents secteurs nécessaires au bon fonctionnement de la structure. Non seulement on s'adresse à des personnes motivées, mais elle nous invite à repenser l'environnement de travail pour qu'il soit plus adapté. Parce qu'un environnement aidant pour chacun, c'est un contexte favorisant pour tous. La rencontre entre le monde du cheval et celui du handicap permet l'émergence de solutions innovantes aux problèmes déjà rencontrés par le passé. Et ça, on pourrait l'appliquer quelle que soit la filière. Cette structure équestre inclusive, c'est un projet construit comme un cercle vertueux où chaque pôle se nourrit. C'est un véritable lieu de vie, mais surtout un écosystème performant qui répond à des problématiques concrètes auxquelles chacun peut être exposé à tout moment. Je me donne un an pour voir jusqu'où je peux amener ce projet. Et ce podcast, c'est l'espace, le lieu et le moment pour tout te raconter. Comment on construit un tel projet, comment on tient face à l'adversité, et comment on convainc une solution qui n'existe pas peut devenir une évidence. Si tu as envie d'en savoir plus, que tu partages ces valeurs et que tu veux soutenir le projet, alors abonne-toi à ce podcast et rejoins la communauté de Ikidomus sur les réseaux sociaux. Je te dis à très bientôt.