Speaker #0Et si la personne que vous qualifiez de toxique était en réalité votre plus grande chance de devenir enfin solide ? Aujourd'hui, on va parler d'intuition, de management brutal et du luxe de ne plus être une victime de sa propre sensibilité. En tant que personne sensible, vous avez cette capacité innée à sentir les gens. Votre radar est fiable et ne vous a jamais trompé. L'empathie dont vous faites preuve et qui est l'une des qualités ? des personnes sensibles, peut parfois vous jouer des tours et se retourner contre vous. C'est souvent une des raisons, cette très grande empathie, cette capacité intuitive ou cognitive de se mettre à la place d'autrui, de percevoir et de comprendre ses émotions et ses sentiments, sans pour autant les partager ou les ressentir soi-même, qui va faire que vous allez attirer des profils manipulateurs malveillants. En soi, ce n'est pas l'empathie le problème, c'est sa mauvaise gestion. c'est de ne pas pouvoir y mettre un stop. Mais, en tant que personne avec une grande intelligence émotionnelle, lorsque vous tombez dans le piège bien rodé d'une personne manipulatrice et que vous vous en sortez, que vous y ressortez, avec plus ou moins de dommages collatéraux, vous n'y retournez plus jamais. Ça c'est certain. Comment on dit, chat échaudé, crâne loup chaude, ouais, c'est un peu ça qui se passe. L'histoire que je vais vous raconter va être un game changer si vous êtes cette personne sensible, voire parfois un peu fragile, mais extrêmement intuitive. Vous allez comprendre que ce n'est jamais les autres le problème, ils sont en fait un révélateur de votre capacité à transmuter une situation. Avant ça, c'est important de savoir qu'il y a quelques années maintenant, j'ai eu un ex au très pervers narcissique, c'est un terme qu'on entend souvent, pour faire court. J'ai toujours senti que quelque chose tournait pas rond chez lui et que la relation était franchement bancale. Mais là où j'ai fauté pour ma part, c'est que j'ai pas écouté les signes de mon corps. Et pourtant, ils étaient évidents. En mal-être général, une perte d'énergie, une perte de vitalité, cette relation s'est très mal terminée. L'histoire en détail est dans l'épisode que j'y ai consacré. Ça a duré deux ans et forcément, j'ai gardé des légères séquelles. Disons que je suis devenue encore... plus sensibles à certains signaux ou red flags, comme on les appelle, que ce genre de profils font ou peuvent dire. Donc, voici l'histoire. L'année dernière, j'ai été missionnée pour un poste en CDD. La personne qui m'a engagée me paraissait cool, vraiment cool, détendue, humaine, tolérante, assez tolérante pour passer au-delà de mon handicap, car, il faut le dire, il faut un certain degré d'ouverture d'esprit. Ce n'est pas donné à tous les chefs de service de voir au-delà de mon apparence. Tout ce qu'un potentiel autre chef de service aurait pu voir comme problématique, et bien lui, il partait du principe qu'on trouverait des solutions et qu'on adapterait le poste si on considérait que c'était nécessaire. Donc, ouais, il m'a vraiment fait une excellente impression dès le départ. Intuitivement parlant, c'est important. Mais, plus les semaines passaient, plus je remarquais que je m'étais peut-être trompée, voir Lourdement trompé. J'ai vite observé comme une attitude hypocrite chez lui. Envers les clients pour commencer. Devant lesquels il était hyper souriant, très sympa, serviable. Et dès qu'il partait, dès qu'il fermait la porte, il les insultait. Mais quel pauvre type machin, mais qu'il rêve quoi. Idem envers les RH. Il disait des choses comme j'ai horreur des RH, ils sont tous aussi incompatibles les uns que les autres. Et ici c'est particulièrement pathétique. Et le même genre de remarque envers... d'autres personnes de l'entreprise. Il était très critique, sauf envers ses potes et sa femme. Bon. Là, pour moi, ça a été un premier headflag. Parce que mon ex était exactement pareil. Il critiquait tout son entourage. Ses potes, même ses frères, ses parents, ses ex. Et je me disais, purée, il y a quand même pas mal de similitudes au niveau du comportement. L'autre élément a été que mes sollicitations vis-à-vis du job à faire, forcément, j'avais des questions. Je voulais être sûre de faire juste et de faire du bon job. Mes demandes, elles étaient rarement prises au sérieux. Ils se foutaient assez facilement de ma gueule. Et puis surtout, lors de certains échanges, ils n'hésitaient pas à critiquer mes goûts ou mes avis. Pour te dire, c'est comme si dès qu'ils voyaient qu'il y avait un attachement émotionnel quelconque de ma part sur un sujet, ils s'y engouffraient pour se moquer. Et ça a sonné comme un deuxième flac par rapport à ce que j'avais connu. Je me suis dit, ok, ne te confie pas, ne te livre pas sur ce qui est intimement important pour toi. ça pourrait se retourner contre toi. Et tout ça, ça me rendait de plus en plus inconfortable. Vous ne pouvez pas continuer comme ça. Alors, un soir, je rentre chez moi et j'utilise l'outil Spirar. Et en quelques secondes, je digère l'émotion. Je comprends les conséquences de cette situation. Et je reprends ma place. Je prends une nouvelle posture. Et surtout, je prends une décision claire. Je ne vais plus subir. Je vais m'ajuster à ce profil. Grâce à l'outil Spirar. Le lendemain, je teste. Je prends le même temps que lui, je rentre dans son humour, dans son humeur, et je ne me justifie plus sur mes goûts et mes choix. Il est grinçant, je suis grinçante. Il est frontal, je suis encore plus direct. Je deviens littéralement son miroir, sans justification, sans excuse. Et là, c'est une transformation immédiate. Il n'y a plus de malaise, il n'y a plus de tension. Et au contraire, il y a une connexion, il y a encore plus de respect, et il y a même une certaine complicité. On se tape des barres. Et un jour, il me dit quelque chose qui me fait comprendre l'essentiel. C'était le déclic final qui arrive quand il me raconte avec une certaine fierté qu'il avait ridiculisé son ancienne supérieure. Il lui avait, à plusieurs reprises et frontalement, fait part des incohérences de son management. Au point où cette dernière l'a convoqué en entretien et lui a dit quelque chose comme « ça se fait pas de parler comme ça à sa supérieure avec les reproches que vous me faites, j'ai plus confiance en moi » . Et il lui a répondu, si vous n'avez pas confiance en vous, ce n'est pas mon problème, la confiance, ça se gagne. Et quand il me dit ça, je me fige, la confiance, ça se gagne. Dans ma tête, ça va très vite. Ok, donc pour exister face à lui, je dois être solide. Je dois être en totale confiance. Et là, prise de conscience évidente et violente, je ne l'étais pas. Pas complètement, et pas avec lui. Et pas face à lui. Je devais regagner ma confiance. Je pensais... Être quelqu'un avec une certaine confiance, mais en réalité, ce type n'était pas toxique. Comme je le voyais à travers mes yeux d'ancienne victime, il maîtrisait ce qu'on appelle la franchise radicale. C'est un concept décrit par Kim Scott, qui est une ancienne cadre chez Google et Apple, et autrice de Radical Candor, je ne sais pas si je le dis juste, enfin autrement dit la franchise radicale, qui vise un management basé sur l'équilibre entre se soucier personnellement de ses collaborateurs et Les challenger directement. Cette méthode se situe sur deux axes, le prendre soin et le challenger. Si ces axes ne sont pas équilibrés, vous pouvez tomber dans de l'agression frontale ou de la fausse sincérité ou encore de l'empathie destructrice. Et l'équilibre parfait est la franchise radicale. Ce qui a résonné comme des red flags était en fait des... cicatrice légèrement réactivée par son attitude. Et grâce à l'outil Spirer, je n'ai plus été atteinte par la suite. Et il a même été un de ses rares collègues. Ou vous êtes bien content qu'il soit tel qu'il est. Là pour cadrer, challenger, tirer, diriger parfaitement le service et en toute franchise. L'humour grinçant faisait partie de sa personnalité. C'est tout. L'intuition que j'avais eue au départ était bien juste. Parce que l'intuition, l'énergie, les auras ne mentent jamais. Toutefois, si je n'avais pas recalibré ma sensibilité qui avait été challengée, il aurait pu m'être toxique. J'aurais pu être comme cette ancienne collaboratrice à deux doigts de la crise de la hame où j'aurais pu m'effondrer. En revoyant ma posture, j'ai compris que ce qui m'était servi là, sur un plateau d'argent, était l'opportunité de transmuter ce... qu'initialement je considérais comme de la toxicité managériale. Ça n'aurait pas pu être le cas sans l'outil Spirar, ça c'est certain. La confiance en soi se gagne sur le terrain. Pas dans un challenge de 30 jours de méditation guidée devant des vidéos YouTube visionnées confortablement sur votre canapé. L'outil que j'ai utilisé fait partie de la palette des outils du parcours solide. C'est un shift en quelques secondes qui réajuste, recalibre. Le corps échange la posture initiale. Si vous vous êtes reconnu dans cette histoire, si vous êtes cette personne sensible facilement chamboulée par des forts caractères, et si vous êtes vite rendu inconfortable par des situations identiques, ou si vous vivez quelque chose de similaire, n'hésitez pas à m'écrire en vous abonnant à Enroule Libre, l'infolette des complexés, c'est en note d'épisode. Vous avez également la possibilité de prendre un appel express, un appel où on met en place l'outil dont je vous ai parlé. ici dans l'épisode, pour votre situation. Vous repartez ainsi avec la solution adaptée à ce que vous avez besoin, ce qu'il y a à changer pour traverser l'expérience sereinement et vous repartez également avec l'outil en question que vous pourrez réutiliser à chaque fois que quelque chose vous challenge. Au fur et à mesure, vous deviendrez inébranlable. Je vous dis à mardi prochain et en attendant, prenez soin de vous. Et outillez-vous intelligemment pour faire face à toutes les tempêtes. Merci.