Speaker #0La semaine dernière, je vous ai parlé de ce qui se cache derrière fragile. Vous avez mis les mots, vous avez vu certaines choses, vous avez même peut-être été un peu inconfortable. Et depuis, qu'est-ce qui a réellement changé ? Rien, ou presque rien. Et vous savez quoi ? C'est normal. Parce que votre cerveau n'est pas là pour vous faire évoluer, il est là pour vous maintenir en sécurité. C'est tout ce qui compte pour lui. La sécurité... ne veut pas dire ce qui est bon pour vous, ça veut dire ce que vous connaissez déjà. Même si c'est douloureux et même si ça vous enferme. Votre cerveau préférera toujours une douleur connue à une incertitude. Même si cette incertitude pourrait vous amener vers quelque chose de bien meilleur. Le terme fragile est développé vraiment plus en profondeur dans l'épisode précédent. Je vous invite à aller l'écouter pour avoir une meilleure idée de ce que je dis aujourd'hui. Ce n'est pas une obligation mais c'est vraiment une invitation. Donc, il n'y a pas à se morfondre parce qu'on n'arrive pas à atteindre le but que l'on s'est donné. Il n'y a pas à se sentir mal parce qu'on se croit incapable. Notre cerveau fait tout pour nous garder là où nous sommes parce qu'il estime que c'est là notre sécurité. Alors non, il n'y a rien d'anormal à ne pas réussir à changer, je vous le dis. Il n'y a rien de honteux à retomber dans les mêmes schémas et il n'y a surtout rien... qui dit que vous êtes incapable. C'est simplement que votre système fait exactement ce pour quoi il est programmé. Mais il existe une faille dans ce système, un point de bascule que très peu de personnes utilisent consciemment, en hack, en moyen de pirater, très simple mais redoutablement efficace. Avant de vous le donner, laissez-moi vous raconter quelque chose. La semaine dernière, j'ai dîné avec un ami, un homme à qui on a annoncé il y a quelques années un diagnostic extrêmement lourd, un myélome, ou autrement dit un cancer du sang. Les médecins lui ont donné deux ans, pas plus. Plus de dix ans après, il est toujours là et en meilleure forme que jamais. Quand il a reçu ce diagnostic, Il a fait quelque chose que la plupart des gens ne font pas. Il n'a pas accepté de devenir ce que la maladie et ce que la société disaient de lui. Il a refusé d'entrer dans la posture de victime. Et très rapidement, il a posé un cadre. Avec les médecins d'abord, il leur a demandé de lui parler normalement. Pas comme à quelqu'un de condamné, pas comme à une pauvre petite chose. Et ça peut sembler anodin, mais ça ne l'est pas. Le regard des autres influences... directement la façon dont vous vous percevez. Et la façon dont vous vous percevez va influencer votre biologie. Pour ses proches, notamment pour sa maman avec qui il s'entend très bien, ça a été un peu plus difficile parce que lorsqu'il se voyait, cette dernière pleurait à chaudes larmes et il lui a dit, il a fini par lui dire, mais bon sang maman, tu vas arrêter de chialer. Sache que avec ce que je vis actuellement, j'ai besoin de soutien, j'ai besoin de rire, ça peut sembler paradoxal. Mais j'ai besoin de te voir sourire, j'ai besoin de positivité. J'ai pas besoin que tu commences déjà à m'enterrer. Mais ce qu'il a fait de plus fort, et ce que font instinctivement les personnes qui s'en sortent, c'est de prendre la maladie à part. Non pas de s'identifier à elle, mais de l'extraire de soi, de la poser à côté de soi, sur une chaise, et de dialoguer avec. Ok, bon, t'es là maintenant. On va voir comment on va réussir à cohabiter sans que tu prennes trop de place. C'est le dialogue qu'il a eu avec sa maladie. Alors, le chemin n'a pas été facile. Ce n'est pas du tout ce que je suis en train de vous dire. Il y a eu des traitements lourds, il y a eu des traitements conséquents, il a subi une grève. Mais il a toujours été profondément convaincu qu'il avait les capacités de s'en sortir. Intimement, il a su pourquoi. Pourquoi il avait cette maladie ? Pourquoi son corps avait développé cette maladie là chez lui ? Car il était régulièrement en introspection. Et il a décidé de ne pas laisser sa vie entre les mains des médecins. Il ne les a jamais vus comme une autorité absolue. Mais il les a considérés comme des collaborateurs dans sa rémission. Et à chaque petit progrès, à chaque résultat positif, il prenait le temps de le voir. Il prenait le temps de le reconnaître et de dire à son cerveau, tu vois, on s'en sort. Pourquoi je t'explique cette histoire qui peut sembler être... Au miracle peut-être, c'est pour te montrer que même les pires scénarios pour notre cerveau peuvent bien se terminer. Qu'il est possible en tout temps d'inverser la tendance pour soi-même. Une tendance négative voire même mortelle pour le cas de mon ami. Pour résumer, cet ami partait avec des principes très précis. Même si le diagnostic est en choc, on ne va pas le nier, il s'est instinctivement dissocié de la maladie diagnostique et il ne s'est jamais présenté et encore moins identifié comme étant une personne malade. Mais il se disait vivant avec la maladie. C'est en détail dans le langage qu'il change absolument toute la chimie dans le corps. Il a considéré les médecins comme des collaborateurs et ne les a... jamais mis sur un piédestal, comme beaucoup ont tendance à le faire encore. Cela lui a permis de garder son autonomie d'être humain dans ses choix, dans ses idées, dans ses décisions. A chaque nouveau résultat positif, à chaque petit pas dans cette direction de la rémission, il renforçait sa conviction de la guérison. Il disait à son cerveau, tu vois, on s'en sort, gentiment, doucement, mais on s'en sort. les résultats le prouvent. Les résultats sont là. Et c'est ça le secret. A chaque réussite, même minime, même insignifiante, et encore mieux lorsqu'elles sont inconscientes, arrêtez-vous et dites-vous « Tu vois, j'y arrive. Tu pensais que ce n'était pas pour moi ? Aujourd'hui, j'ai réussi. » Vous mettez ainsi votre système nerveux en confiance et vous avancez dans la bonne direction. Parce que votre cerveau ne fonctionne pas avec des intentions, il fonctionne avec des preuves. Il fonctionne par l'expérience quand elle est pleinement incarnée et vécue. Plus vous montrez à votre cerveau que quelque chose est possible, plus il va commencer à vous ouvrir des chemins dans cette direction. Avant de vous quitter et de vous retrouver mardi prochain, j'aimerais vous inviter à penser en objectif, en changement. ou à une habitude que vous désirez hardiment faire rentrer dans votre vie. Écrivez-la sur un papier. Peu importe, ça vous appartient, je sais pas, par exemple... Allez, je suis une personne solide. Et à chaque fois que vous agirez, que vous parlerez comme tel, que vous effectuerez une action dans cette direction, dans cette identité qui vous rend autant nommé libre, arrêtez-vous. Respirez. Prenez le temps de conscientiser cette action. Et dites à votre cerveau, tu vois, c'est possible, j'y suis arrivé. Il vous dira peut-être, oui mais la semaine dernière, tu n'as pas réussi, et puis en mois, tu n'y es pas arrivé. On a tous ces voix jugeantes et ces anciens programmes qui continuent à nous parasiter. Tenez bon, et rencherissez. Aujourd'hui, oui, j'y suis arrivé, c'est la preuve que c'est possible pour moi. Maintenant, Aide-moi à voir les prochains pas qui mèneront dans cette direction que tu veux tout autant que moi. Prenez le temps de respirer pour vivre cette validation. Parce que tout est une question de croyance. Et les capacités qui sont déjà en vous ont juste à être activées et conscientisées. Si vous avez envie d'aller plus loin, si vous avez peut-être envie de témoigner, de me partager une expérience, si vous avez envie d'échanger, Si vous avez peut-être une pathologie et que vous croyez fermement et vous êtes convaincu que la guérison, que la rémission est possible, n'hésitez pas à m'écrire. Ça me fera vraiment plaisir de vous lire et d'échanger avec vous. Pour cela, vous avez simplement à vous abonner à Enroule libre, l'infolette décomplexée. C'est en notes d'épisode. C'est ma newsletter qui part tous les dimanches. C'est moi qui l'écris et vous pouvez simplement y répondre. Et c'est moi qui l'écris, donc c'est moi qui reçois vos messages. Et puis on peut échanger via ce billet-là. Ça me fait vraiment toujours super plaisir de vous lire. Je vous remercie de m'avoir écouté. Et moi je vous dis à la semaine prochaine.