- Speaker #0
Bienvenue dans Planet is the Limit, le podcast d'éducation et de sensibilisation aux limites planétaires. Moi, c'est Loïc. Avec ce podcast, je vous embarque à la rencontre de scientifiques et de spécialistes qui vont nous aider à mieux comprendre l'écosystème dans lequel on vit, comprendre les bénéfices qu'ils nous apportent et voir comment ça impacte concrètement notre qualité de vie sur Terre. Dans cet épisode, mon invité, c'est Adélaïde Charlier. Elle est mitante belge à l'initiative des Marches pour le Climat. Aujourd'hui, elle a cofondé The Bridge, une association qui veut créer des liens entre les citoyens, les scientifiques et les décideurs économiques et politiques. Je la rencontre aujourd'hui parce qu'elle a approfondi le sujet des polluants éternels, l'occasion de parler des PFAS, mais aussi de l'importance de l'engagement citoyen. Bonjour Adélaïde, merci de venir sur ce podcast.
- Speaker #1
Merci à vous, quelle belle invitation.
- Speaker #0
Du coup, on fait toujours le même rituel pour se présenter, et tu l'as déjà peut-être vu un peu derrière moi.
- Speaker #1
J'ai enfin regardé, ouais.
- Speaker #0
Pauline a fait un dessin de ton parcours. Et l'idée, c'est que tu puisses regarder et nous dire un petit peu ce que ça t'évoque.
- Speaker #1
Wow. Déjà, c'est hyper émouvant. Vraiment. Ah, mais c'est fou. Il y a vraiment beaucoup de détails de ma vie. Je suis trop contente qu'il y ait la natation, qu'il y ait la piscine. Ah c'est fou, en vrai c'est hyper touchant, je vais pleurer. Il y a de tout, je vais décrire un peu.
- Speaker #0
Tu peux utiliser le dessin pour décrire ton parcours.
- Speaker #1
Du coup, je suis namuroise et avant de devenir ado, j'ai débarqué à Hanoi au Vietnam avec ma famille. J'ai vécu là-bas pendant 5 ans. Et donc, c'est une partie... très importante de ma vie parce que là-bas, je pense que vivre à un jeune âge loin de chez soi et dans une culture hyper différente, dans un monde différent, c'est apprendre déjà à vivre en dehors de son quotidien, de ses propres valeurs peut-être, de sa propre culture. Donc ça m'a beaucoup, beaucoup appris. Et là-bas, on parlait déjà des règlements climatiques, de l'impact que ça avait sur le Vietnam. Donc ça m'a beaucoup impactée, je pense, sans le savoir. Et là-bas, j'ai fait beaucoup de natation. la délaïde qui est en maillot là ici et c'était hyper important pour moi et la natation, le sport est en fait essentiel pour moi mais je ne peux pas beaucoup en faire à cause de l'activisme pour le moment donc j'ai décidé que l'activisme était devenu mon nouveau sport donc si un jour les Jeux Olympiques veulent en faire une compétence sportive, ça serait hyper drôle parce qu'on serait plein à gagner plein de choses plein de médailles et puis donc qu'est-ce que je vois de vôtre ? quand je suis rentrée du Vietnam j'ai été à l'école à Erpang en Belgique près de Namur et là-bas je me souviens c'est un peu à ce moment-là que ma concentration s'est vraiment créée parce que je pense que le décalage énorme entre le Vietnam et la Belgique surtout en termes d'éducation l'éducation que j'ai eue à Hanoï et l'éducation que j'ai eue à Namur étaient hyper différentes on ne parlait pas du tout par exemple de dérèglement climatique mais aussi de la pauvreté dans le monde, on ne parlait pas d'inégalité Il y a eu plein plein de choses qui n'étaient pas présentes dans mon éducation ici à Namur, que ça m'a hyper perturbée. Et peut-être inconsciemment au début, du coup, j'ai cherché à continuer à me nourrir de cette éducation-là qui me manquait. Donc j'ai rejoint les groupes Amnesty, les groupes Oxfam, Ecotim et tout, qu'il y a dans les écoles. Mais à chaque fois, c'est en plus, quoi. C'est pas dans le cadre scolaire, pas dans le parcours. Et du coup, suite à ça, j'ai commencé à être... assez consciente, j'ai commencé à vouloir m'engager, en tout cas au sein de l'école, c'était très très présent jusqu'au jour où j'ai réalisé qu'on pouvait s'engager en dehors des murs de l'école, et ça c'est grâce à Greta c'est grâce aux réseaux sociaux, de voir qu'il y a énormément de jeunes qui commençaient l'activisme les grèves pour le climat et donc j'ai pété les murs de l'école et j'ai commencé à aller m'engager dans les rues de Bruxelles, à co-organiser les grèves pour le climat, et dans ce contexte-là je faisais ma dernière année à l'école à Namur Et il y a un voyage scolaire qui est hyper important, tout le monde attend ça depuis des années, et c'est d'aller en Grèce, et vraiment c'est genre LE voyage. Mais chaque année ils y vont en avion, et là j'étais en mode, mais moi je peux pas aller en avion, c'est mort. Donc je me souviens que j'ai fait un peu une discussion très animée avec l'école, pour m'assurer de pouvoir aller en train, ce que j'ai fait, il y avait plein d'autres jeunes qui voulaient le faire aussi, mais on va dire qu'on a été un peu arrêtés dans notre élan. Ce qui est dommage, je trouve. Mais quand même, c'était incroyable comme expérience de commencer à voyager l'Europe en train, ce que j'ai continué à faire après. J'ai continué à faire ça cette année-là en allant jusqu'à normalement la COP 25 au Chili, en traversant l'Atlantique en voilier, où j'étais d'ailleurs très très très malade. J'ai vomi tout le long. Et ce qui est très compliqué, il est marqué dans le dessin, donc c'est fou, c'est trop fort, c'est que quand on était en plein milieu de la traversée atlantique, de l'Atlantique, la COP, cette grande conférence pour le climat organisée chaque année par les Nations Unies, elle a été annulée. Mais il faut vraiment savoir que ce n'était même pas un mois de la COP. C'est très, très rare. Et nous, on était en plein milieu de l'Atlantique avec cette mission d'arriver sur place, de Amsterdam jusqu'à Santiago, sans monter dans un avion. Donc le projet était dingue, était énorme. Donc, vous pouvez imaginer nos visages quand on voit que la COP est annulée. On se dit qu'on va garder le cap vers l'Amérique du Sud parce que ce genre de conférences s'organise par région géographique. Et du coup, on s'est dit que ça va être quelque part en Amérique du Sud. Quelques jours plus tard, on reçoit par satellite un petit message qui nous dit que ça sera à Madrid. Du coup, ça, c'était un peu dur parce que ça faisait deux semaines que j'avais quitté Namur. qui est à quelques... même pas un jour de train de Madrid. Et là, je vomissais mes tripes pour aller au Chili. Il n'y avait pas de copes, donc c'était un peu compliqué. Mais donc, on a été très, très tristes. Ça a été très dur. Mais on a beaucoup appris de ce changement parce qu'au final, on a quand même été en Amérique du Sud, on a quand même été au Brésil. Et là, on a assisté à une conférence hyper importante pour moi qui réunissait les peuples autochtones du Brésil, certains de leurs leaders, les scientifiques... certains scientifiques. brésiliens et des activistes qui venaient du monde entier. Et on a passé plus de dix jours ensemble et on a commencé à créer des coalitions et à avoir les liens entre la défense de leurs droits en tant que peuple autochtone, la biodiversité et le climat. Et moi, c'est vrai qu'au début de mon activisme, j'étais très très centrée sur le climat. Le plus grand problème, c'est le CO2. Et c'est tout, quoi. Et en arrivant là-bas, j'ai eu un peu quelques claques en me disant, ok, c'est beaucoup plus large que ça. Il faut commencer à faire des liens entre luttes. La jeune AD à 18 ans dans la forêt amazonienne a eu quelques claques de leçons. Et quand je suis revenue en paquebot en Belgique, je me suis dit qu'il ne faut plus jamais lâcher l'activisme, il ne faut plus jamais lâcher la force et le privilège de pouvoir s'engager, de pouvoir avoir un impact ou pas, peu importe quelle taille il est, il a cet impact. Et donc voilà, depuis, je n'ai jamais lâché. Et il y a même mon petit chien, juste. J'ai l'impression de beaucoup parler. Je suis désolée. Mais il y a mon chien qui est sur la photo. Ça, c'est dingue aussi. Enfin, sur le dessin. Je suis très contente de voir mon chien qui s'appelle... Enfin, ma jeune qui s'appelle Artemis. Et qui est là toujours pour me soutenir quand j'en ai besoin.
- Speaker #0
C'est super. Il faudra remercier le travail de recherche qui a été fait par Stéphanie. Et le beau dessin par
- Speaker #1
Pauline. Merci Pauline. Et naturellement,
- Speaker #0
tu peux le garder.
- Speaker #1
Je vais clairement l'afficher.
- Speaker #0
Alors du coup, c'est vrai, pour rebondir sur quelques sujets que tu as abordés dans le parcours, j'avais fait pas mal le lien avec le train, parce que ça a été un de mes grands chantiers quand je suis dans le cadre de ma société, quand je suis arrivé et que j'ai dit, maintenant, je ne prends plus l'avion. Les gens ont regardé un petit peu.
- Speaker #1
Comment les gens ont réagi ?
- Speaker #0
Au début, un petit peu quand même sceptique. Après, c'était quand même en cohérence par rapport à notre activité. Mais ce que j'ai découvert en premier, c'est que j'étais dix fois plus productif dans le train que dans un avion. Donc, quelque part, je n'avais plus l'impression de perdre mon temps. Et je me souviens aussi qu'on peut voyager autrement. Dans le sens où quand tu as une destination finale en train, tu as quand même plein de destinations intermédiaires. Et je me souviens de moments où je revenais justement de Rome en train et je me suis arrêté en Suisse. Et j'avais quand même pas mal de temps entre mes deux trains. Donc j'ai pu sortir et visiter, je crois que c'était la ville de Bâle. C'était super cool. Donc je pense que quand on découvre... Il y a moyen aussi de changer des idées reçues sur la rapidité de l'avion et la productivité qu'on peut éventuellement, soit disant, perdre dans le train.
- Speaker #1
Moi, un truc que j'adore dans le train, c'est vraiment les rencontres. Et c'est fou, les rencontres que j'ai déjà faites dans le train. J'ai découvert des personnes incroyables. Et aujourd'hui, j'ai déjà des amis qui sont basés à Bruxelles, mais on s'est rencontrés dans le sud de l'Italie en remontant vers Bruxelles. C'est des folies, mais les rencontres sont incroyables. parce que c'est une autre manière de voyager et c'est une force de dingue de pouvoir faire ça à travers le train.
- Speaker #0
Tu viens de m'apprendre déjà quelque chose de nouveau parce que moi, le train, je l'utilise justement pour mettre mes écouteurs, me mettre dans ma bulle et alors surtout,
- Speaker #1
personne ne le dérange. Ce qui est aussi en avantage.
- Speaker #0
Je vais prendre le type.
- Speaker #1
C'est mon côté hyper social qui ressort. J'adore parler aux gens.
- Speaker #0
C'est super. Et alors, du coup, l'autre chose que tu as dit que je trouvais super bien, c'était parce que finalement, c'était aussi l'initiative du projet ici. Le fait qu'on parle beaucoup de climat, de CO2 et même moi, dans mon entreprise, on me demande de faire un bilan carbone. J'ai dit mais enfin, OK, pour faire le bilan carbone, mais finalement, c'est qu'une partie du puzzle. Il y a d'abord d'autres frontières planétaires et puis... Il y a le côté aussi que tu viens de mentionner, le côté social, etc. Donc en fait, on voit que tous les sujets sont liés.
- Speaker #1
Et c'est assez drôle, parce que justement pour parler, enfin c'est pas drôle du tout, mais pour parler des limites planétaires, souvent les gens ne comprennent pas trop pourquoi je m'intéresse à d'autres sujets que le climat, que la question de CO2 ou de méthane peut-être. Mais les gens ne comprennent pas trop si je suis activiste qui revendique la justice climatique. Pourquoi je viens commencer à parler d'autres sujets qui, oui, peut-être impactent l'environnement ou qui impactent notre santé, mais ce n'est pas lié au climat. Et donc, d'où pour moi, surtout en sachant que, en fait, la limite du climat n'est même pas celle qui est la plus dépassée. Donc ça qui est aussi fou. C'est vraiment de la biodiversité, par exemple, beaucoup plus dépassée que celle du climat. Et donc, ne parler que de climat, c'est se restreindre à un petit bout du problème. Et si on regarde que ça, en fait, on est aveugle sur le reste et on va se faire manger et on se fait déjà manger. par les autres limites qui sont complètement dépassées. Et donc c'est vraiment essentiel d'avoir cette vision-là. Et je peux vous assurer que, déjà dans le débat public, tout le monde peut le voir, c'est pas du tout quelque chose qu'on entend assez suffisamment. Mais dans le débat politique, ça a un impact énorme de ne pas parler de ces neuf limites planétaires, parce que du coup, on a des solutions, des propositions de loi qui sont vues comme des solutions. ou en tout cas qui n'ont pas une vision holistique. Et du coup, il y a cette idée que, je me souviens très bien, l'année dernière, c'était une grande opposition entre est-ce qu'on doit d'abord défendre le climat ou d'abord défendre la nature ? Et c'était vraiment opposé, comme si c'était deux sujets très, très, très différents. Et du coup, on avait le président français, puis notre premier ministre en Belgique, qui disait d'abord, on va résoudre le dérèglement climatique et après, on verra pour la biodiversité. et c'était en mode, wow, ça n'a aucun sens de voir les choses comme ça, c'est vraiment, il n'y a pas de hiérarchie et souvent, même s'il y a une hiérarchie, alors déjà la biodiversité est en top, mais surtout on peut très bien résoudre, mettre des politiques face à la limite planétaire de la biodiversité qui va engendrer positivement celle sur la limite planétaire du climat. Et donc cette vision-là, j'utilise cet exemple pour dire que cette vision n'est pas du tout présente dans la sphère politique, en tout cas c'est assez rare, pas du tout dominée en tout cas, c'est pas du tout une vision dominante. Et d'où l'intérêt vraiment de parler de toutes ces limites ensemble, englobées, et aussi et surtout quand on parle de solutions à mettre en avant, qu'elles soient individuelles, collectives, politiques, dans les entreprises, etc.
- Speaker #0
La vue systémique, on voit de toute façon qu'elle s'affluence toutes les unes les autres, donc ça a beaucoup de sens. Avoir cette vue systémique, je pense que ça peut être vraiment intéressant. Et du coup, aujourd'hui, on va parler quand même d'un sujet en particulier qui sont ce qu'on appelle les nouvelles entités. Donc, il y a neuf limites slash frontières planétaires et il y en a une qui s'appelle les nouvelles entités. Est-ce que tu sais nous en parler, nous dire à quoi ça consiste ?
- Speaker #1
Il y a du coup différentes pollutions de la Terre, entre autres. Et donc, on va retrouver ici aussi ce qu'on va appeler maintenant aussi des polluants éternels. On les appelle comme ça parce qu'ils ont été créés par l'homme. Et du coup, ils sont incassables naturellement. Ils ne vont jamais disparaître naturellement. C'est l'homme qui doit intervenir pour faire ça. Et c'est une pollution chimique énorme, colossale, qui impacte la santé des humains, qui impacte l'environnement.
- Speaker #0
Moi j'avais vu un chiffre qui m'avait vraiment choqué, c'était on a réussi à créer 350 000 entités chimiques et dont la majorité ne sont pas réglementées. Oui,
- Speaker #1
en fait c'est ça. Donc en fait, il y a plusieurs chiffres parce que c'est tellement global. En tout cas, c'est gigantesque. Aujourd'hui, je pense que dans les certaines régulations qu'on a, et encore elles ne sont pas assez présentes, On est plutôt autour de 20 polluants éternels, donc PFAS, qui sont en fait réglementés. C'est rien du tout, parce qu'en fait il y en a des milliers d'autres qu'on a du mal à identifier. Et en fait la différence elle est chimique, donc c'est littéralement de savoir quelle est la longueur de la chaîne des PFAS chimiques. Et donc on réglemente les plus longues chaînes entre guillemets. Mais en fait, il y a des polluants, des substances qui sont tout aussi toxiques, tout aussi, comment je pourrais dire, dangereuses en fait pour la santé et pour l'environnement et qui ne sont pas régulées parce que c'est très compliqué à analyser, parce que aussi le lobbying, on peut élaborer toutes les raisons pour lesquelles elles ne sont pas réglementées aujourd'hui sans sous-estimer la complexité aussi du problème. Mais donc oui, il y a énormément. Énormément de substances, ce n'est pas qu'une. On ne peut pas parler de polluants éternels comme s'il y en avait un et on dit on l'interdit et c'est fini. C'est beaucoup plus profond que ça. Avant on parlait de PFAO, donc ça c'est une première substance chimique de polluants éternels. Elle a été interdite, réglementée, done. Et du coup, depuis, l'industrie chimique a développé une nouvelle manière, évidemment, de pouvoir avoir utilisé cette substance qui est magique. en fait, aujourd'hui. C'est pour ça qu'on l'utilise de manière industrielle. Ça permet de faire tout ce qui, par exemple, je ne sais pas, tout ce qui est imperméable, quand il pleut, on a besoin de ces substances chimiques qui s'appellent PFAS. Avant, on utilisait les autres. Aujourd'hui, du coup, ils ont développé des PFAS qui sont, en fait, juste un autre problème. Enfin, on a remplacé un problème par un autre qui est tout aussi toxique aujourd'hui. Et donc, l'enjeu aujourd'hui, ça va être de réguler pour s'assurer qu'on ne retombe pas dans une nouvelle formule chimique magique qui nous impacte tout autant. Donc ça, c'est là toutes les complexités de la réglementation. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on ne réglemente pas assez. Ça, c'est 100% sûr aujourd'hui.
- Speaker #0
Et est-ce qu'on peut donner des exemples de comment ces nouvelles entités, ces composants chimiques, nous impactent, nous, en tant qu'individus ? Et peut-être juste pour introduire le sujet, il y a quelque chose qui m'a rendu malade. On a reçu un courrier, nous, au niveau de la... commune, en disant que le réseau d'eau, bon, c'était pas le nôtre, mais celui qui était de la ville juste à côté, était contaminé au pifas. Et il faut savoir que moi, je bois quasiment que de l'eau du robinet. Et je me dis, mais mince, en fait, j'ai jarté les bouteilles en plastique pour me dire, comme ça, je pollue moins, pour me dire qu'à la fin, je retrouve des composants en plastique dans l'eau que je bois du robinet. Donc ça m'a rendu...
- Speaker #1
Donc ce n'est pas du plastique ici, mais c'est d'autres types de polluants. Et donc on choisit son polluant. Soit on prend les microplastiques, soit on prend l'épiphas, à vous de choisir. Dans les deux cas, c'est cancérigène. Donc c'est un peu horrible.
- Speaker #0
C'est ça l'impact en fait, c'est un impact sur la santé.
- Speaker #1
C'est un impact direct, donc sur l'environnement et la santé, les deux. Et donc pour parler de la santé, c'est un impact. Déjà, il faut noter qu'on a analysé que 99% des personnes... dans le monde sont contaminés avec ces polluants éternels, ces PFAS. Donc en fait, la majorité d'entre nous, la majorité des personnes qui regardent cette vidéo, sont contaminées au PFAS. Donc ça, c'est extrêmement inquiétant à partir du moment où on sait que ça a un impact sur les cancers qui peuvent être développés dans notre corps. Ça a un impact sur aussi l'expulsion qu'on peut créer de certains vaccins. Je veux dire, maintenant, au moment où on sort, maintenant ça fait quelques années, mais quand même du Covid, on était tous en mode, tout le monde se vaccine. Si on commence à rejeter ce type de vaccin, c'est hyper inquiétant. Donc en fait, ça a un impact colossal sur notre corps et ça engendre des maladies très sérieuses. Et donc ça, c'est le risque direct pour notre santé. On peut faire un lien, je ne sais pas si les experts seraient d'accord avec moi, mais avec les microplastiques, comme vous le disiez, sur les bouteilles en plastique, on essaie de ne pas en boire. On sait qu'il faut, si on prend une bouteille en plastique, il ne faut pas la réutiliser comme une gourde parce que sinon il y a des microplastiques qui s'installent et ça a un impact sur notre santé. Du coup ici, ça va être vraiment la même chose avec les pifasses, sauf qu'on ne peut vraiment rien contrôler. Dans ce verre d'eau, il y a probablement des pifasses. C'est extrêmement inquiétant parce qu'il y a un moment donné, il faut que je boive l'eau. Il y a sûrement des pifasses aussi. Si je m'étais maquillée ce matin, il y aurait eu des pifasses dans mon maquillage. Donc il y a vraiment des pifasses. Partout. C'est parce que c'est une substance magique, mais extrêmement toxique. Et donc là, la difficulté, ça va être de se dire, si on veut, honnêtement, pour des questions de coûts de santé, donc ça va être des coûts publics, en termes de l'économie, il y a une chercheuse qui expliquait, elle s'appelle Ling, chercheuse Ling, qui expliquait qu'il n'y a pas assez d'argent sur Terre aujourd'hui pour pouvoir résoudre l'épiphase. pour pouvoir les dépolluer, pardon. Pour dépolluer tous les pifasses sur Terre, il n'y a pas assez d'argent sur Terre. C'est hyper problématique. C'est pour illustrer la grandeur du problème aujourd'hui. Donc ce qu'il faut faire, avant de même pouvoir parler de dépollution, c'est de couper à la source le problème, c'est-à-dire arrêter d'en produire. Et là, ça rentre, là on rentre dans les couloirs du Parlement européen, du lobbying, etc. Parce qu'évidemment, la question d'interdire de produire ces bifaces, ça devient des questions économiques. On commence à poser la question, c'est quoi les alternatives, etc. Et donc, on rentre dans des enjeux très politiques, en fait, au final. D'où la raison pour laquelle je pense que tout est littéralement politique. Mais donc ici, on parle vraiment dans des plus grands sujets de santé humaine, littéralement. Et on n'a pas... pas de solution, il y a très peu de solution et on a très peur d'interdire tous les polluants donc on interdit les quelques grands mais on ne va pas interdire les milliers d'épiphases qui existent et pourtant c'est ça qui est nécessaire et là c'est la bataille qu'on va commencer maintenant parce qu'on veut pouvoir avoir en fait une interdiction globale, éternelle, donc ça veut dire une interdiction de tous les épiphases, tous les milliers qui existent. C'est pas possible de pouvoir les mettre sur le marché, ça c'est l'idée de la réglementation. Et ça, ça va être quelques années de combat pour atteindre juste ce type de réglementation aujourd'hui qui a un impact colossal. C'est pour notre santé qu'on le fait. C'est vraiment, on a zéro intérêt à part pour notre santé et pour l'environnement. C'est les seuls intérêts d'interdire ces PFAS. C'est parce que c'est une question littéralement de santé publique.
- Speaker #0
Et pour l'environnement, que je comprenne bien, c'est... C'est finalement un impact à dire que sur notre santé, parce que si ces composants-là se retrouvent dans l'environnement... Dans l'eau,
- Speaker #1
dans les sols, du coup, pour tous nos agriculteurs, même ici en Belgique, si leurs sols sont contaminés de pyphase, du coup, ce qu'on mange est contaminé de pyphase. Il y a une étude récente qui vient de sortir aux Pays-Bas, qui analysait les œufs des poules, mais pas des poules industrielles, donc des poules qu'on a dans notre jardin. Et ces poules-là sont... ces oeufs-là sont contaminés au PFAS de manière beaucoup trop élevée. Ils disaient qu'on ne peut même pas manger en oeuf par semaine, sinon on dépasse le taux de PFAS acceptable pour notre corps. Et ça, c'est hyper inquiétant parce qu'on mange probablement plus que... On va parler vegan, mais plus que ça. Et en plus, ce qui est triste, c'est qu'on se dit que c'est génial, c'est les oeufs du jardin de ma grand-mère. Ça ne peut pas être très toxique, c'est hyper toxique. Et donc, c'est ça la question de l'environnement, c'est qu'en fait c'est tellement précieux présent dans la terre, dans l'eau, qu'évidemment, tout, tout, tout est littéralement contaminé au PFAS. Ça a un impact pour nous en tant qu'êtres humains, si on veut juste rester un peu égoïstement autour de notre santé, mais ça a un impact sur toutes les autres espèces sur Terre aussi. Et donc, à partir du moment où on parlait des limites planétaires et où on sait que la limite de la biodiversité est en train d'être complètement dépassée aujourd'hui, quand on est en train de rentrer dans la sixième extinction de masse, la question des PFAS, de ces polluants éternels, est en train de renforcer encore plus cette limite planétaire, donc de la faire exploser encore plus aujourd'hui. Donc, si on veut même pouvoir résoudre les limites planétaires aussi, les autres, c'est là qu'il y a les liens entre les limites, on doit aujourd'hui résoudre la question des polluants éternels. On doit les réglementer à l'échelle mondiale, parce qu'on en trouve dans ce verre d'eau comme on pourrait en trouver dans la pluie au Vietnam. Donc, c'est une question globale, mais comme toutes les limites planétaires. mais aussi l'Europe et l'Union européenne peuvent avoir un impact. colossales dès aujourd'hui en faisant ça. Mais pour être 100% honnête, ça va être un travail de lobbying énorme. Vraiment.
- Speaker #0
Et pour bien qu'on comprenne, est-ce qu'il y a des comportements qui induisent le fait qu'on produise ces PFAS ?
- Speaker #1
En tant que consommateur individuel, c'est très compliqué parce que ça se retrouve dans vraiment beaucoup d'objets qu'on utilise. Donc pour utiliser toujours le même exemple de tout ce qui est tout ce qui...
- Speaker #0
Tout ce qui est couche imperméable,
- Speaker #1
merci beaucoup. Tout ce qui est couche imperméable, littéralement, dans tous les cas, oui. Il faudrait arrêter d'acheter des caoués, il faudrait arrêter d'avoir des chaussures imperméables, arrêter d'avoir des bottes, je ne sais pas, plein de choses comme ça. C'est vraiment... Impossible aujourd'hui de trouver des objets qu'on utilise au quotidien sans pifasse. Il faudrait que tous ceux qui se maquillent arrêtent de se maquiller en fait. Vraiment, du jour au lendemain, parce qu'il y a des pifasses dans ça aussi. Et là, ce n'est pas une conséquence comme dans les œufs que j'expliquais tout à l'heure. Les œufs qu'on mange, c'est une conséquence de la pollution de pifasse. Mais l'utilisation des pifasses est nécessaire aujourd'hui pour énormément de choses, comme le plus connu probablement, c'est le revêtement pour les poils adhésifs. Donc là, c'est de se dire... Ça permet que ça ne colle pas, que ça soit très facile en cuisine, etc. Ça, c'est un peu l'exemple le plus utilisé pour les polluants éternels. Et donc, c'est pour tout ce genre de choses, d'objets, d'actions individuelles qu'on fait, que les PFAS ont été créés. Donc, il ne faut pas sous-estimer vraiment le produit magique, malheureusement, que c'est. Et c'est la raison pour laquelle l'industrie l'utilise partout. et qu'aujourd'hui on le retrouve littéralement dans tous nos objets, et ça permet à beaucoup de choses qu'on utilise au quotidien de fonctionner. Et donc il faut sincèrement retrouver des alternatives qui peuvent exister, qui existent, les experts le démontrent, mais au-delà de ça, il faut qu'il y ait une volonté. Et ce changement, comme c'est la même chose avec la question de sortie des énergies fossiles, ça demande un changement colossal, ça veut dire un investissement. dans notre secteur, etc. Là, c'est la même chose ici. Donc, c'est un coût économique de changer. Mais le coût économique de ce changement est minime, minime comparé au coût de la dépollution d'épiphase aujourd'hui, au coût de l'impact de la santé, parce que vraiment, on sous-estime et souvent, on ne prend jamais ça en compte, le coût de la santé publique à cause de ces polluants éternels. Et donc, ces coûts-là, ils sont inimaginables aujourd'hui. Tellement ils sont grands, comme je l'expliquais tout à l'heure. pas assez d'argent sur terre pour dépolluer tous les pifasses, ça démontre à quel point vraiment le coût est colossal si on continue aujourd'hui à produire des pifasses.
- Speaker #0
Et moi ce que je trouve qui a été compliqué dans ce débat-là, moi j'ai beaucoup suivi Camille Etienne par exemple, elle a fait toute une campagne justement sur les poêles.
- Speaker #1
Une campagne successive, la France a réglementé autour de ça le lobby de... d'une marque de poils, que peut-être je ne citerai pas, a été très fort parce qu'ils ont réussi à être exclus de cette réglementation-là.
- Speaker #0
C'est vrai que pour moi, ce qui était compliqué, c'était de pouvoir identifier, comme tu dis, en fait, on les utilise partout, de pouvoir identifier dans ma maison, par exemple, les objets. Alors, les poils, vous en avez tellement beaucoup parlé que j'ai tout jarté. Non, je ne vais même pas jarter parce que je me suis dit, mais qu'est-ce que je fais de mes anciennes poêles ? Oui, c'est ça que je veux dire. Je me dis, si je les jette au container, elles ne vont pas être traitées. Pour le moment, elles traînent là, elles ne bougent pas. Mais voilà, je me dis, comment est-ce qu'on peut identifier ? Est-ce qu'il y a une liste d'objets avec des alternatives ? Oui,
- Speaker #1
il y a des listes d'objets qui existent et on pourrait les partager, je ne les ai pas là sous les yeux. Mais ça existe. Après, c'est là vraiment l'importance de souligner que c'est... impossible de résoudre individuellement la question des polluants éternels. On est trop confrontés, trop confrontés aux polluants éternels. Il faudrait s'isoler, pire que le Covid, parce qu'on en a dans notre maison, pour pouvoir y faire face. Donc, ce n'est pas humain. Ce n'est pas possible, en fait, de ne pas être en contact avec les polluants éternels. Et c'est là où c'est obligé, on est obligé de venir amener des solutions beaucoup plus systémiques et politiques, mais aussi beaucoup plus large, donc collective, obligatoirement, parce qu'on aurait beau, et il faut évidemment éliminer le plus possible d'objets qui contiennent du PFAS dans notre maison, mais la liste est très très très très longue. Et donc on peut le faire, et c'est pas pour ça que je dis qu'il ne faut pas le faire, c'est comme l'exemple du dérèglement climatique, il faut qu'on fasse nos actions individuelles, elles sont essentielles, donc changer nos poêles par exemple, faisons-le. Moi je sais que je l'ai fait avec mes colocs, et que ça nous a demandé un petit prix, et que ça a été compliqué. Du coup, ça demande quand même un certain privilège de pouvoir le faire, un certain budget de changer toute sa cuisine pour ça. Puis d'aller acheter le mascara qui n'a pas de pifasse, déjà il faut le trouver. Et quand on demande dans des magasins des mascaras sans pifasse, c'est quand même pas une question qu'on pose souvent. Donc ça n'existe pas toujours. Mais donc pour dire que c'est vraiment très compliqué et l'offre entre guillemets d'objets sans pifasse n'est pas encore très présente. Et puis après, il y a la question de la dépollution. Donc même une fois... Et c'est pour ça, là, il y a plusieurs solutions de dépollution qui existent. Mais ce que les experts n'ont pas encore trouvé, c'est une fois qu'on a réussi, par exemple, pour filtrer cette eau... Une fois qu'on a réussi à la filtrer, on a du coup un verre avec de l'eau sans pifasse et un verre avec l'épifasse. Aujourd'hui, on ne sait toujours pas quoi faire avec le verre avec l'épifasse. Et du coup, ce qu'on fait pour le moment, c'est qu'on rejette ce verre-là.
- Speaker #0
dans les rivières ou dans l'océan, mais donc on continue à contaminer l'environnement de l'épiphas et ça va nous retourner. Ça va revenir parce qu'on est dans l'océan, on est dépendant de tout ce qu'il y a dedans, la même chose avec les rivières, etc. Bref, et du coup, aujourd'hui, on est encore même dans les solutions pour pouvoir filtrer tout ce qui contient l'épiphas comme l'eau, parce que ça, c'est vraiment le plus urgent. on est encore assez limité en termes de recherche, d'où l'importance aussi d'investir massivement là-dedans. C'est un peu négatif la manière dont je parle, mais je vous jure qu'il y a des solutions.
- Speaker #1
Justement, on va y venir, puisque l'idée aussi, c'est de voir comment on peut agir individuellement, collectivement, et voir aussi l'impact que les sociétés peuvent avoir. Individuellement, on voit qu'à part des changements de comportement, je pense qu'ils sont nécessaires. c'est le... peut-être l'enjeu, il est beaucoup plus au niveau du collectif. Et justement, toi, tu es bien placée pour en parler.
- Speaker #0
Mais la meilleure action individuelle, c'est de rejoindre le collectif. C'est de ne rien faire seul, en fait. Et ça, c'est dans tous les cas, dans tout ce qu'on veut résoudre. Il ne faut jamais ou rarement rester seul. Parce que déjà, c'est déprimant. Et surtout, c'est la meilleure manière d'agir. c'est le... l'action la plus efficace. Et donc là, collectivement, ça serait de se renseigner sur ces polluants internels. C'est hyper compliqué et on ne doit pas devenir chimiste, évidemment, avant d'agir, sinon on ne va jamais agir. Mais par contre, on peut rejoindre, premièrement, en allant signer toutes les pétitions qui existent. Il y a plusieurs pétitions parce qu'il y a différentes actions, réglementations possibles à fonction de différents niveaux de pouvoir, la complexité belge. C'est quand même hyper important d'aller signer ces pétitions, parce que par exemple nous, on établit pour le moment une stratégie, une campagne d'action autour d'Epiphase, et montrer qu'on est massivement présent, que ce soit à travers une pétition, ou quand on fait un appel à l'action, ou quand on partage des vidéos et qu'il y a énormément de commentaires, etc. Montrer que la masse est là, ça a un impact, parce qu'ensuite nous, on rencontre les politiciens, on est constamment en contact avec eux. On est constamment en contact avec des entreprises, avec l'industrie chimique aussi. Et donc, on doit montrer qu'on pèse un certain poids, vu qu'on n'a pas le poids économique. Ça, on ne l'a pas. Ça, par contre, l'industrie chimique l'a. Du coup, on doit contrebalancer ce poids économique. Et la seule manière de le faire, c'est massivement présent en tant que citoyen. Et montrer cette masse, ça sera le seul poids, je pense, qui permettra de faire face à... au poids économique quand on a des discussions. En fait, on appelle le lobbying, mais ce n'est pas négatif nécessairement. C'est aussi ici de dire, n'oubliez pas de réglementer l'épiphase. Et là, l'importance du collectif et de s'unir et de montrer qu'on est ensemble, c'est essentiel.
- Speaker #1
Et là, tu dis quelque chose d'intéressant. Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui se posent la question de se dire entre la situation où je ne fais rien et la situation où je suis... dans l'activisme. Il y a certainement plein de choses qu'on peut faire. Tu t'en citais une qui est finalement aller signer des pétitions. On peut se dire des fois, il y a une pétition en plus, c'est vrai que ça ne prend pas longtemps de la signer, mais est-ce qu'elle a vraiment un impact ? Et là, tu es en train de dire, par exemple, ça qui est une action qui ne prend pas de temps, elle peut avoir un impact quand même considérable.
- Speaker #0
L'impact des pétitions... Ça paraît un peu vieux genre et tout, on faisait ça avant. Non, c'est essentiel, c'est énorme. Je le vois maintenant quand on est en débat ou en discussion, que ce soit porte ouverte ou porte fermée, si on peut poser sur la table le nombre de personnes qui soutiennent notre discours, qui soutiennent ces demandes, tout de suite ça change la dynamique de la conversation. Si j'ai juste l'air d'un activiste un peu hystérique... qui est impatiente de ne plus avoir de polluants éternels dans son eau. Je passe pour la folle de service et du coup, il n'y a pas du tout de discussion qui peut avancer. Donc vraiment, ça crée une dynamique de pouvoir intéressante autour de la table. Donc, il ne faut vraiment pas sous-estimer les pétitions ou d'autres formes de montrer qu'on est massivement présent. Aujourd'hui, nous, on utilise beaucoup les réseaux sociaux. On peut être pour ou contre, mais on va utiliser ce moyen d'action parce que... Ça nous permet d'ouvrir des portes qui n'existaient pas avant. Juste pour donner un petit exemple, ici, c'est, on a, sur une autre campagne, sur la question de taxes et le carousel, donc rien à voir, on a réalisé une vidéo qu'on a partagée sur les réseaux sociaux et on a demandé à tout le monde de taguer le commissaire européen qui était en charge de ce dossier. C'est en gros le ministre à un niveau européen, pour ceux qui ne suivent pas trop la politique européenne. Et tellement de personnes l'ont fait. que la vidéo a été vue par le cabinet de ce commissaire. Et ensuite, on a été en contact avec eux. Et maintenant, on a eu notre première réunion. Et maintenant, on est vu comme un stakeholder, comme un acteur clé pour ce dossier-là. Alors que de base, on n'était personne, entre guillemets. Et là, maintenant, on a ouvert la porte alors qu'on n'était pas invité. On a pris la chaise, on s'est installé. Et donc, c'est hyper important de montrer, à travers cet exemple, Que de signer une pétition, que de faire un commentaire, que de partager quelque chose en story, c'est évidemment pas genre le plus grand acte d'activisme qu'on pourrait avoir, et c'est pas ça va changer le monde, mais ça a de l'impact. Parce que pour nous, il y a un suivi derrière, parce que tout est développé autour d'une stratégie. Et donc cette masse-là, elle nous permet d'avancer en pas un peu plus proche de notre objectif. Et donc jamais sous-estimer l'importance de participer à ce collectif. alors qu'on a l'impression que nous, individuellement, on ne va pas changer des choses. Mais en fait, vous faites partie d'une stratégie globale qui est réfléchie. Et donc, si vous y croyez, venez nous rejoindre parce que ça a vraiment un impact énorme.
- Speaker #1
J'ai vu que sur le côté collectif, d'ailleurs, tu as créé une association autour de l'engagement citoyen, etc. Tu sais nous en parler un petit peu ? Oui, merci. Parce que c'est un bon exemple. Tout à fait,
- Speaker #0
trop cool. Du coup, après mes études... J'ai créé une association qui s'appelle The Bridge, qui est le pont en anglais, pour faire le pont entre les citoyens et les politiques environnementales, surtout au niveau européen. Parce qu'il faut savoir que 80% des politiques environnementales qu'on vit en Belgique, qui sont implémentées en Belgique, elles viennent du niveau européen. Et donc la force qu'on a d'être à Bruxelles, c'est de pouvoir se dire, nous on va être un peu les représentants des citoyens engagés à travers l'Europe, ici à Bruxelles. avec une différence des organisations classiques, c'est qu'on est très centré sur la mobilisation. En fait, on va décrypter ce qui se passe. Donc là, par exemple, sur l'EPIFAS, il y a une réglementation potentielle à un niveau européen. Qu'est-ce qui se passe ? Où ça en est ? C'est quoi un peu les enjeux ? On décrypte ça à nos groupes de citoyens engagés à travers l'Europe, avec qui on est connectés. Donc on est connectés avec 15 000 citoyens, plus ou moins, qui, eux, sont très engagés, qui peuvent, eux, faire de la communication et de l'action dans leur propre pays. pour ensuite impacter les politiques européennes. Donc c'est du décryptage de ces politiques pour mieux les influencer de manière massive et coordonnée à un niveau européen. Je ne sais pas si c'est très logique, mais en tout cas, le but, c'est qu'on soit bien coordonnés pour impacter Bruxelles le mieux possible, parce qu'il y a beaucoup de décisions qui sont prises là-bas.
- Speaker #1
Il y avait une question que je me pose aussi, c'est, moi j'ai bien suivi tout ce que vous avez fait, euh... Quand vous étiez toujours dans le cercle de l'école, c'est-à-dire d'aller faire les manifestations pour le climat, etc. Aujourd'hui, on en revoit moins des manifestations. Il y a une logique par rapport à ça ? Ou c'est parce qu'on se rend compte que les médias sociaux ont plus d'impact que d'aller dans la rue ?
- Speaker #0
Je pense qu'aller dans la rue aura toujours plus d'impact que les réseaux sociaux, en tout cas, je l'espère. Parce qu'utiliser son corps physiquement dans une action restera pour moi le centre de l'action. le centre de la manière d'agir et de se rassembler aussi psychologiquement ça aide d'être entouré de plein d'autres personnes qui agissent. Aujourd'hui il y a une diversification totale des moyens d'action. Donc on ne va pas seulement être activiste parce qu'on organise les grèves pour le climat. En tout cas moi c'était comme ça que j'étais au début. J'ai commencé avec les grèves pour le climat et ensuite aujourd'hui je fais plein d'autres choses qui sont des actions pour impacter les politiques mais qui ne sont pas des grèves parce que Bon. c'est un moyen d'action qui est temporaire. Et ça, il faut vraiment l'accepter. Et je pense que ça a été d'abord difficile pour nous de l'accepter parce que ça a été très mal vu par les médias ou par d'autres de voir qu'on n'était plus massivement dans les rues. Il y a eu plusieurs raisons, entre autres le Covid, mais ce n'est pas la seule manière d'être en mouvement et d'être en collectif aujourd'hui. Et donc, évidemment que c'est important de se retrouver. Et donc, quand il y a un appel à la... À une grève ou à une manifestation, il faut vraiment qu'on se rejoigne. Mais on a aussi bien compris que... On ne peut pas faire grève tous les vendredis pendant le reste de notre vie. Et surtout aussi, ça serait normaliser ce moyen d'action-là. Du coup, le diversifier permet de le rendre aussi encore plus puissant quand on l'utilise. Et donc, ici, maintenant, on a d'autres moyens d'action, on a aussi des actions plus directes, on a aussi développé le point sur la désobéissance civile, qui est aussi une grande question au sein même des mouvements, qui est un grand débat, même public, qu'on doit pouvoir avoir. pour savoir comment on définit la désobéissance civile, est-ce qu'elle a un impact, est-ce qu'on atteint nos objectifs avec ça, mais c'est un pilier qui a été développé aussi dans les multitudes de moyens d'action aujourd'hui. Et je pense que c'est fort, ça, parce que ça permet aussi d'avoir beaucoup plus de personnes dans le mouvement. Si le mouvement, ce n'est que la grève, et c'est essentiel, mais si ce n'est que la grève, on n'aura que les personnes qui se sentent à l'aise avec ce moyen d'action-là. Et pourtant, on doit être beaucoup plus, et on doit être partout. Donc c'est pour ça, pour moi, la force aujourd'hui, c'est de dire, surtout ne vous inquiétez pas. Si vous ne voyez pas de grève pour le climat dans les rues aujourd'hui, ça ne veut pas dire qu'on n'est pas tous très inquiets sur les questions de limites planétaires en général et qu'on n'a pas tous envie de réelles actions et qu'on a des demandes très concrètes. Les gens sont en fait soit les mains dans la terre avec leurs super initiatives qui ont des impacts concrets, mais peut-être à plus petite échelle, et d'autres qui, comme nous, se sont dit on va créer une énorme asso plutôt à un niveau européen et d'impacter des choses qui ont l'air... moins palpable. Et entre les deux, il y a plein d'autres personnes qui existent.
- Speaker #1
Le spectre est super large. Je pense que c'est un bon message de dire, finalement, comme je le disais tout à l'heure, entre ne rien faire et faire la désobéissance civile, qui, pour moi, est le côté... Il y a les deux extrêmes. On peut participer à des pétitions, on peut s'éduquer sur les sujets. Comme tu l'as dit, je trouve que c'est un enjeu incroyable de pousser ces sujets-là dans l'éducation au plus jeune âge. Finalement, ce que tu as eu au Vietnam, c'est dommage qu'on ne l'ait pas ici en Europe. Et puis évidemment, les mobilisations qui peuvent être dans la rue et aller jusqu'à la désopposition. En fonction de comment on ressort les choses, c'est vrai qu'il y a toute une multitude d'actions qu'on peut mener. Et puis, repartager aussi les tags. Ça aide complètement,
- Speaker #0
vraiment, les tags sur les réseaux sociaux, etc. C'est une manière aussi d'agir. Je dirais juste deux choses sur les moyens d'action en tant qu'individu. Premièrement, ce serait vraiment utiliser votre talent. En fonction de la force que vous avez, parce qu'on a besoin de tout. Donc, il ne faut pas devenir l'activiste qu'on n'aime pas nécessairement. Genre, si votre talent, ce n'est pas d'organiser une grève pour le climat, n'hésitez pas à le faire, il n'y a pas de souci. on a besoin... de personnes qui puissent filmer, on a besoin de personnes qui sont hyper fortes en com, mais on a aussi besoin de sportifs qui puissent aller dans ce milieu-là pour partager la manière à quoi ressemble le sport de demain, quand on respecte les limites planétaires. On a vraiment besoin de tout le monde, on a besoin d'entrepreneurs, d'économistes, de politiques. Tout le monde, avec son talent, peut contribuer à sa manière de faire de l'activisme. Et la deuxième chose, par contre, c'est, je dirais, même dans ce talent-là, Moi j'essaie de vraiment prôner de sortir de notre zone de confort. Parce qu'on ne pourra pas faire changer des choses si on reste par contre dans son confort. Il va falloir qu'on soit un peu dérangé parce que le changement ça dérange. Et donc c'est ça que je prône aussi, en tout cas moi dans mon activisme quotidiennement, c'est je sors de cette zone de confort pour sortir aussi de mon privilège, de pouvoir le questionner et de me dire en fait à quoi ressemble ce changement. Si le changement est dur, probablement que l'activisme doit l'être aussi à un moment donné. Donc même si je me sens à l'aise en utilisant plutôt les talents que j'ai de mon activisme et que j'ai écrit ma définition d'activisme comme chacun d'entre nous peut le faire, j'essaie constamment de pousser cette définition en sortant de ma zone de confort pour que l'impact grandisse. Et donc c'est vraiment jouer sur cette balance-là qui, je pense, nous permet aujourd'hui, en tant qu'individu, d'avoir un impact qui nous dépasse complètement.
- Speaker #1
Moi, j'aime bien cette notion de zone de confort. On pourra parler pendant des heures. et alors... Je reconnais la sportive, parce que les sportifs sortent souvent de leur zone de confort pour progresser. C'est aussi un entraînement qu'on peut avoir. C'est parfois faire un petit pas dans une direction, puis revenir dans sa zone de confort, puis ressortir. Ce qui permet d'aller de plus en plus loin dans l'effort ou dans l'activisme. Je trouve que c'est pas mal comme métaphore. Et justement, j'ai envie de te poser une question. Il y a plein d'étudiants ou de jeunes adultes qui vont nous écouter, qui soit vont rentrer dans le monde du travail, soit ils sont déjà. Et ce monde du travail, finalement, ça représente quand même, pour la majorité des gens, enfin pour beaucoup de gens en tout cas, une énorme quantité de temps qu'ils consacrent. Et qu'est-ce que tu aurais à leur donner comme conseil ou en tout cas comme aspiration ?
- Speaker #0
C'est vraiment une très bonne question parce que c'est exactement la période de la vie dans laquelle je suis maintenant. Moi, je viens de finir mes études il y a quelques mois. Tous mes amis sont en train de soit de recherche de travail, ou ils ont commencé un travail et ils se posent des questions. Soit ils ont trouvé un truc hyper aligné à leur valeur et ça a énormément de sens. Du coup, ils donnent tout. Leur travail, ça fait partie de leur vie. C'est magnifique parce que c'est hyper satisfaisant. Mais il y a aussi certains de mes potes, évidemment, qui sont rentrés dans une case dans laquelle ils ne sont pas hyper à l'aise. Ils donnent leur talent pour des causes qui... pour des projets qui vont complètement à l'encontre de leurs valeurs ou de ce qui leur paraît juste. Et là, je sens un inconfort très, très présent qui, en fait, représente un confort plus global que beaucoup d'entre nous peuvent ressentir, peu importe notre âge. Ce n'est pas qu'au début de notre carrière. Et là, on a des réelles conversations. C'est à quel moment que tu sors de ça ? Est-ce que tu vas chercher un peu d'expérience et après tu reviens ? Évidemment, chacun d'entre nous, aussi en fonction de notre privilège, prend la décision, mais moi je prône réellement de sortir de là le plus vite possible. Vraiment. On a des talents. Si on a la chance de pouvoir prendre une décision, même de plusieurs travails ou peu importe, on a un talent à offrir. Et quand les entreprises ou les différentes boîtes ou les différents milieux qui recrutent cherchent ces talents. Et donc il faut pouvoir l'offrir si on a le privilège. Il faut vraiment pouvoir l'offrir à ceux qui prennent des risques de changements qui sont nécessaires aujourd'hui. Et eux, ils ont besoin de super avocats, ils ont besoin de super entrepreneurs, ils ont besoin de super économistes, ils ont besoin de tout le monde en fait. Ils ont besoin de chacun d'entre nous. Et donc, je ne dis pas que le marché du travail est facile. Sincèrement, je souligne le privilège que ça peut être. Mais si on a ce privilège-là, il faut le faire. Il faut en sortir le plus vite possible des cases qui... Au final, nous prendrons pour le reste de notre vie, qui prennent notre talent, et il faut vraiment l'offrir à ceux qui osent encore aujourd'hui faire autrement, qui osent avoir la vision du changement, alors que ça paraît être à contresens, alors que c'est eux qui prennent la bonne direction. Nous, en tant que jeunes, on peut montrer qu'on le fait, et surtout, on n'est pas les seuls à le faire. Enfin, je veux dire, énormément de jeunes font ça aujourd'hui. J'entends des grandes entreprises que... qui ne m'aiment pas trop parce que moi je ne les aime pas trop, qui prônent, on va dire, pas une économie hyper viable pour l'environnement, qui me disent, parce qu'on a quand même des contacts, c'est hyper dur de trouver des talents aujourd'hui parce que vous, les jeunes, vous avez trop de... allez, vous cherchez un job avec du sens, vous avez trop de valeurs. Et moi, je vous dis, chers jeunes, restons comme ça. Restons la génération qui prône les sens, les valeurs. Quand on est dans un entretien, qu'on ose poser des questions sur les objectifs justement de comment est-ce que cette entreprise fait pour se mettre dans les limites planétaires, c'est exactement le type de questions qui ont un impact colossal. Donc juste poser ça comme question déjà à l'entretien, c'est déjà un bon début. Et puis je dirais, si vous avez le privilège, vraiment offrez votre talent à ceux qui en ont besoin, parce que vraiment, beaucoup d'entre nous, on a besoin de vous.
- Speaker #1
Faut-il encore connaître ses talents. C'est toujours aussi... Ça, c'est vrai.
- Speaker #0
Et c'est une découverte. Et du coup, c'est un voyage. Et je veux dire, ça va prendre du temps. Et donc, soyons pas trop durs avec nous-mêmes aussi. Vraiment, je veux dire, on ne va pas se tout flageller. Mais justement, c'est un questionnement qu'on doit avoir constamment en tête. Et il faut qu'on se sente à l'aise avec le travail dans lequel on est, parce que ça fait partie de notre vie. Et on n'est pas juste en train de chercher un travail. On est tous sur cette terre, littéralement, en train de faire face à... les pollutions auxquelles on n'a jamais autant fait face, des pollutions qui dépassent l'imaginaire qu'on aurait pu avoir. On est littéralement intoxiqués. On est en train de mourir de pollution de l'air. Notre eau n'est même pas bonne à boire. Enfin, je veux dire, on n'est pas juste en train de chercher un travail. On est dans une société qui est littéralement en train de mourir. Et donc, on doit aussi se dire c'est quoi la place qu'on veut jouer ici ? Est-ce qu'on veut juste pouvoir de... Vivre notre vie ou est-ce qu'on veut pouvoir contribuer à ce changement qui est, dans tous les cas, il va se passer. On est littéralement en train de se tuer si on continue à ne pas y faire face. Donc dans tous les cas, ce changement va se passer, donc c'est à nous aussi de se dire où est-ce qu'on se met dans cette histoire. C'est pour ça que l'activisme ou l'engagement, si le mot activisme peut faire peur, l'engagement, il est... Il est infini. Ça va être un travail de longue haleine, c'est un engagement de vie, mais l'impact qu'on a, parfois, on ne peut même pas le voir. Et je pense qu'il faut vraiment souligner ça quand on se dit, ok, je vais essayer ou je vais essayer de m'engager. On sait que c'est en spectre et que du coup, on peut aller là où on se sent à l'aise. Moi, je prône vraiment l'idée de se dire, engagez-vous et surtout, regardez pas derrière. Pas que ça. J'en juge six fois. Parce qu'on ne peut pas savoir si les graines qu'on plante, elles vont... semer ou pas ? Est-ce qu'elles vont grandir ? Est-ce que ça va devenir des fleurs ? On l'espère. Mais en tout cas, c'est pas pour ça qu'il ne faut pas planter. Ça, c'est sûr. Donc vraiment, continuez à le faire, peu importe si vous voyez ou pas l'impact que vous avez.
- Speaker #1
Et peut-être pour conclure, qu'est-ce qu'on peut faire pour se renseigner plus ? Parce que tu l'as dit pendant l'interview, finalement, c'est un sujet que... La société est en train de découvrir, est-ce que tu peux pointer éventuellement une ou deux ressources qui peuvent être intéressantes pour aller creuser le sujet des polluants internels ?
- Speaker #0
Déjà, si vous êtes jusque maintenant encore dans ce podcast ou cette vidéo, félicitations ! Parce que ça veut dire que vous êtes déjà très intéressés et continuez à faire ce genre de recherche, d'écoute, parce que c'est vraiment comme ça qu'on arrive à se renseigner. Je dirais vraiment... prenez le documentaire Toxic Bodies de Camille Etienne. C'est la base pour aller chercher le début des informations. C'est très, très bien fait. C'est fait finement. Il y a énormément d'experts. Il y a un super podcast, Pifas de Le Monde, aussi, qu'on peut retrouver. C'est juste 20 minutes, je pense. Hyper intéressant pour savoir les enquêtes que Le Monde a faites autour de ça. Le Monde, c'est un magazine français, mais l'enquête est faite à Anvers en Belgique. Donc si vous êtes belge, ça nous concerne complètement. Parce qu'il faut aussi noter que la Belgique est beaucoup plus contaminée par l'épiphase que la France. Donc c'est encore pire chez nous, malheureusement. Mais donc, je ne veux pas finir sur une mauvaise note. Mais non, mais pour dire que c'est cool, on a encore plus d'engagement à faire ici. Donc on peut être encore une force plus... On peut être un exemple aussi pour le monde de montrer comment nous, on va s'en sortir. Je suis persuadée qu'on peut le faire. Et donc, je dirais, en tout cas, c'est deux sources là. Et puis, n'hésitez vraiment pas à nous soutenir à travers nos réseaux sociaux, donc aussi mes réseaux sociaux, parce que nous, on lance cette campagne ici en Belgique. Ça va nous prendre quelques années. On la lance aussi à un niveau européen, donc avec cette coordination de plein d'activistes à travers l'Union européenne. Et donc, on aura besoin de masse, on aura besoin de vous. Donc, soutenez-nous sur les réseaux sociaux. Et si vous voulez carrément rejoindre la campagne... vous pouvez nous rejoindre sur le site The Bridge ASBL, donc le pont en anglais. Et là, nous envoyer un petit message et vous en ferez partie.
- Speaker #1
On ne manquera pas en tout cas d'en faire partie. Merci. Merci beaucoup pour ce temps.
- Speaker #0
Et d'avoir dédié ce temps au polluant éternel.
- Speaker #1
Merci beaucoup et on se revoit bientôt.
- Speaker #0
Très vite. Merci.
- Speaker #1
Merci d'être arrivé jusqu'ici. Si vous voulez approfondir le sujet, on vous met des infos et des ressources en description. Pour nous aider, il y a vraiment une chose à faire. Abonnez-vous. Merci et à très vite pour la suite.