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« L’évolution du processus électoral est observée avec une attention particulière par Washington (...) ». C’est ce qu’a déclaré le chargé d’affaires de l’Ambassade américaine en RDC à l’issue de son entretien avec Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), ce 24 mars. Le diplomate américain a affirmé avoir été édifié sur la gestion des élections. Or, la feuille de route publiée par la Ceni en avril 2025 est devenue en partie obsolète du fait de la non réalisation de nombreuses activités. Cette situation fait craindre le report des élections, comme lors de la période de 2016-2018. Qui portera la responsabilité de ce deuxième glissement du calendrier électoral qui se profile à l’horizon ?
Bonjour et bienvenue dans ce 12e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, capsule audio d’Ebuteli et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC), qui décrypte chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Je suis Ithiel Batumike, chercheur principal du pilier politique à Ebuteli. Nous sommes le vendredi 27 mars 2026.
En 2019, les États-Unis avaient imposé des sanctions aux présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle ainsi qu’à trois acteurs de la Ceni pour «avoir repoussé les élections générales de 2016 en 2018 ». Étaient-ils les seuls responsables de ce report ? Les intéressés ont toujours soutenu que cette option avait été levée par l’ensemble de forces politiques et sociales au cours du dialogue de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).
Cet épisode vient aussi rappeler que les responsabilités en matière électorale sont rarement individuelles ; elles sont souvent le produit d’arrangements politiques plus larges.
À moins de trois ans des élections attendues fin 2028, le spectre d’un nouveau glissement se rapproche. La Ceni accumule en silence des retards dans l’exécution de sa feuille de route électorale, principalement par manque de financement. L’identification et l’enrôlement des électeurs n’ont été lancés ni dans la province pilote ni dans les quatre aires opérationnelles, alors que la feuille de route prévoyait toutes ces activités avant mars 2026. Ces retards, combinés à un contexte sécuritaire toujours fragile et à une incertitude politique liée notamment aux velléités de révision ou changement de la Constitution, renforcent les inquiétudes sur le respect des délais.
Pendant ce temps, les forces politiques et sociales en RDC semblent, pour l’instant, , faiblement mobilisées sur la question du respect des délais. À la place, une large coalition d’acteurs œuvrant consciemment ou non pour la non organisation des élections dans les délais semble même se dessiner.
D’abord, le silence de la Ceni contraste avec ses dénonciations des décaissements tardifs des fonds par le ministère des finances lors du précédent processus. Alors, comment peut-on interpréter ce silence aujourd’hui ? Est-ce une prudence institutionnelle ou une contrainte politique ?
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