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Depuis quelques jours, l’Eurobond émis par la RDC suscite beaucoup de débats. Certains se demandent s’il fallait emprunter autant d’argent, alors qu’une partie importante des fonds ne sera pas utilisée immédiatement, mais génère déjà des intérêts. D’autres estiment au contraire que la RDC a bien fait de sécuriser ce financement à un moment favorable. Peu importe où on se situe dans ce débat, il pose une question importante sur l’utilisation des ressources que le pays mobilise.
Bonjour, je suis Jacques Mukena, chercheur principal au pilier gouvernance à Ebuteli. Vous écoutez le 33e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli qui analyse chaque semaine un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 21 août 2026.
En avril, la RDC a levé pour la première fois 1,25 milliard de dollars américains sur les marchés financiers internationaux à travers un Eurobond. La RDC n’est pas le seul pays à utiliser ce type de financement en Afrique. Cette année, le Kenya a par exemple mobilisé 2,25 milliards de dollars, la Côte d’Ivoire 1,3 milliard et le Cameroun 750 millions.
La RDC arrive cependant sur ces marchés avec un niveau d’endettement encore relativement faible. Le Fonds monétaire international (FMI) estime sa dette à environ 20 % du PIB en 2026, un niveau nettement inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. C’est d’ailleurs l’un des arguments avancés par les autorités congolaises pour expliquer que le pays dispose encore d’une marge pour emprunter.
L’Eurobond s’ajoute à plusieurs autres sources de financement, qui ne fonctionnent pas toutes de la même manière.
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