Description
Les installations et le matériel de l’ONG Alima ont été incendiés à l'hôpital général de Rwampara par une foule en colère en date du 21 mai. Cette bourgade située à une dizaine de kilomètres de Bunia dans la province de l'Ituri est au cœur de la nouvelle épidémie d'Ebola qui frappe l'est de la RDC.
Cet incident a été déclenché par le refus du personnel de l'hôpital d’autoriser à la famille d’un patient décédé d’Ebola de récupérer son corps pour éviter la contamination. La famille a récupéré le corps par la force et six patients qui étaient suivis, dont trois cas confirmés, se sont enfuis. L'armée et la police sont intervenues pour rétablir le calme.
Comment expliquer cette résistance et qu’avons nous appris des crises d'Ebola dans les passées ?
Bonjour, je suis Reagan Miviri, chercheur principal à Ebuteli. Vous écoutez le 21e épisode de la saison 6 de Po Na Biso, la capsule audio d’Ebuteli, institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence, et du Groupe d’étude sur le Congo (GEC) qui analyse, chaque semaine, un sujet de l’actualité congolaise. Nous sommes le vendredi 29 mai 2026.
Le 15 mai 2026, le gouvernement congolais a déclaré la 17e épidémie d’Ebola issue de la souche Bundibugyo pour laquelle il n’existe pas encore ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’OMS a déclaré cette épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale. Depuis, il a été rapporté plusieurs scènes de protestation contre l’enterrement sécurisé des personnes décédées d’Ebola. Ceci n'est pas un phénomène nouveau.
Plusieurs incidents similaires ont eu lieu pendant d’autres épidémies et particulièrement pendant la dixième épidémie, qui avait touché la région de Béni et Butembo, entre 2018 et 2020. L'une des explications de la résistance pourrait être trouvée dans l'ignorance de la population face à cette maladie.
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