Fatshi l’Africain cover
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🎙Po na GEC

Fatshi l’Africain

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04min |24/09/2021
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« L’Afrique n’a pas besoin d’aumône ! Elle se bat pour conquérir des espaces de liberté et d’action dans un monde toujours en compétition, afin de se forger un destin meilleur et d’apporter davantage sa contribution au progrès général de l'humanité ». Ces mots sont ceux du président congolais Félix Tshisekedi à la tribune des Nations Unies lors de la 76e session de l’Assemblée générale. Que peut-on retenir du discours du président de la République ?

Je suis Fred Bauma, directeur de recherche du Groupe d’Étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Dans ce 32ème numéro de Po na Gec, je commente la dernière sortie du président de la République démocratique du Congo. Nous sommes le vendredi 24 septembre 2021.

Tshisekedi aura tenu à être présent à cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU, un rendez-vous annuel des décideurs, perturbé par la pandémie du Covid-19. D’ailleurs, pour la précédente session, les chefs d'États et de gouvernements s’étaient contentés de lire leurs discours devant de petits écrans, craignant d’accentuer davantage la propagation du virus.

Pour son discours, le président congolais, qui est à la tête de l’Union Africaine cette année, s’est appesanti sur les défis auxquels fait face le continent. « Nous avons voulu porter la voix du continent  », m’expliquait Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais. Des 15 pages du discours du Président, au moins 10 sont consacrées à la situation générale de l’Afrique, le Congo n’étant cité qu’en filigrane.

Et le Covid, aura été un des grands thèmes du discours de Fatshi qui s’est fait vacciné seulement à la veille de son voyage pour New York. Le président congolais a plaidé, avec raison, pour plus d’équité dans la réponse contre le Covid, pour un plus grand accès aux vaccins et pour des réformes structurelles dans le secteur de santé. L’objectif étant d’arriver à « distribuer plus de 25 millions de vaccins par mois ». M. Tshisekedi a raison : à ce stade, seuls deux Africains sur cent sont vaccinés, contre une moyenne mondiale de 46 %. Aussi, les vaccins destinés aux Africains sont considérés douteux par certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne. Mais Félix Tshisekedi a aussi raison d’alerter contre les « inégalités que peut engendrer la reprise économique post-Covid ». D’où son plaidoyer pour « plus de financement » et « un allègement de la dette africaine ». D’autres sujets abordés par le Président de la République concernent l’intégration régionale, le multilatéralisme, ou encore la protection de l’environnement. Sur ce dernier point, le Président congolais a plaidé, non sans raison, pour une « compensation des sacrifices consentis par les Africains pour préserver l’humanité contre le réchauffement climatique ». Sera-t-il écouté ?

Toutefois, deux autres sujets abordés par le chef de l'État congolais peuvent faire débat.

D’abord, tout en reconnaissant la nécessité « des institutions démocratiques fortes et stables », le président voit le terrorisme et la violence armée en général comme la principale menace au progrès démocratique sur le continent. Alors que sous sa présidence à la tête de l’Union Africaine, des changements anticonstitutionnels se multiplient avec au moins deux coups d’état au Mali et en Guinée, un changement discutable au Tchad ainsi deux coups d'état ratés au Niger et Soudan, le président n’a pas daigné aborder la brulante question de manipulations des constitutions et d’élections truquées qui font le lit de la contestation et éventuellement servent de justification pour certains de ces coups d’états. Il n’a pas non plus dit mot sur l’incapacité de l’Union Africaine à aborder ouvertement ces problématiques.

Aussi, parlant de la RDC, le président a déploré ce qu’il appelle « l’intégrisme islamiste » qui, selon lui, endeuille l’Est de la RDC, de l’Ituri au Maniema en passant par le Nord et Sud Kivu. Cette lecture est pour le moins contestable. S’il est vrai que les défis sécuritaires semblent se multiplier sur le continent et constituent une menace à la stabilité de différents pays, il est difficile de lire tous les conflits sur le continent sous l’angle du terrorisme. Aussi, il est erroné et dangereux de recadrer la problématique des groupes armés en RDC sous cet unique angle.Pour ce qui est du Congo, seul les ADF ont un lien avec l’Islamisme et même pour ce groupe, le label de djihadisme ou terrorisme cache la complexité des motivation et des acteurs. Comme indiqué dans des précédents Po Na Gec, une telle lecture pourrait conduire à des solutions exclusivement militaires sans tenir compte des réalités locales et de la complexité de la dynamique des conflits.

Le président Tshisekedi, pourrait-il, dans les cinq mois qui lui restent à la tête de l’Union Africaine, réussir à remettre le continent sur la voie de la démocratie, de la stabilité et de l’émancipation économique?

Pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre téléphone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C, au +243 894 110 542. À très vite !





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« L’Afrique n’a pas besoin d’aumône ! Elle se bat pour conquérir des espaces de liberté et d’action dans un monde toujours en compétition, afin de se forger un destin meilleur et d’apporter davantage sa contribution au progrès général de l'humanité ». Ces mots sont ceux du président congolais Félix Tshisekedi à la tribune des Nations Unies lors de la 76e session de l’Assemblée générale. Que peut-on retenir du discours du président de la République ?

Je suis Fred Bauma, directeur de recherche du Groupe d’Étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Dans ce 32ème numéro de Po na Gec, je commente la dernière sortie du président de la République démocratique du Congo. Nous sommes le vendredi 24 septembre 2021.

Tshisekedi aura tenu à être présent à cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU, un rendez-vous annuel des décideurs, perturbé par la pandémie du Covid-19. D’ailleurs, pour la précédente session, les chefs d'États et de gouvernements s’étaient contentés de lire leurs discours devant de petits écrans, craignant d’accentuer davantage la propagation du virus.

Pour son discours, le président congolais, qui est à la tête de l’Union Africaine cette année, s’est appesanti sur les défis auxquels fait face le continent. « Nous avons voulu porter la voix du continent  », m’expliquait Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais. Des 15 pages du discours du Président, au moins 10 sont consacrées à la situation générale de l’Afrique, le Congo n’étant cité qu’en filigrane.

Et le Covid, aura été un des grands thèmes du discours de Fatshi qui s’est fait vacciné seulement à la veille de son voyage pour New York. Le président congolais a plaidé, avec raison, pour plus d’équité dans la réponse contre le Covid, pour un plus grand accès aux vaccins et pour des réformes structurelles dans le secteur de santé. L’objectif étant d’arriver à « distribuer plus de 25 millions de vaccins par mois ». M. Tshisekedi a raison : à ce stade, seuls deux Africains sur cent sont vaccinés, contre une moyenne mondiale de 46 %. Aussi, les vaccins destinés aux Africains sont considérés douteux par certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne. Mais Félix Tshisekedi a aussi raison d’alerter contre les « inégalités que peut engendrer la reprise économique post-Covid ». D’où son plaidoyer pour « plus de financement » et « un allègement de la dette africaine ». D’autres sujets abordés par le Président de la République concernent l’intégration régionale, le multilatéralisme, ou encore la protection de l’environnement. Sur ce dernier point, le Président congolais a plaidé, non sans raison, pour une « compensation des sacrifices consentis par les Africains pour préserver l’humanité contre le réchauffement climatique ». Sera-t-il écouté ?

Toutefois, deux autres sujets abordés par le chef de l'État congolais peuvent faire débat.

D’abord, tout en reconnaissant la nécessité « des institutions démocratiques fortes et stables », le président voit le terrorisme et la violence armée en général comme la principale menace au progrès démocratique sur le continent. Alors que sous sa présidence à la tête de l’Union Africaine, des changements anticonstitutionnels se multiplient avec au moins deux coups d’état au Mali et en Guinée, un changement discutable au Tchad ainsi deux coups d'état ratés au Niger et Soudan, le président n’a pas daigné aborder la brulante question de manipulations des constitutions et d’élections truquées qui font le lit de la contestation et éventuellement servent de justification pour certains de ces coups d’états. Il n’a pas non plus dit mot sur l’incapacité de l’Union Africaine à aborder ouvertement ces problématiques.

Aussi, parlant de la RDC, le président a déploré ce qu’il appelle « l’intégrisme islamiste » qui, selon lui, endeuille l’Est de la RDC, de l’Ituri au Maniema en passant par le Nord et Sud Kivu. Cette lecture est pour le moins contestable. S’il est vrai que les défis sécuritaires semblent se multiplier sur le continent et constituent une menace à la stabilité de différents pays, il est difficile de lire tous les conflits sur le continent sous l’angle du terrorisme. Aussi, il est erroné et dangereux de recadrer la problématique des groupes armés en RDC sous cet unique angle.Pour ce qui est du Congo, seul les ADF ont un lien avec l’Islamisme et même pour ce groupe, le label de djihadisme ou terrorisme cache la complexité des motivation et des acteurs. Comme indiqué dans des précédents Po Na Gec, une telle lecture pourrait conduire à des solutions exclusivement militaires sans tenir compte des réalités locales et de la complexité de la dynamique des conflits.

Le président Tshisekedi, pourrait-il, dans les cinq mois qui lui restent à la tête de l’Union Africaine, réussir à remettre le continent sur la voie de la démocratie, de la stabilité et de l’émancipation économique?

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Je suis Fred Bauma, directeur de recherche du Groupe d’Étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Dans ce 32ème numéro de Po na Gec, je commente la dernière sortie du président de la République démocratique du Congo. Nous sommes le vendredi 24 septembre 2021.

Tshisekedi aura tenu à être présent à cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU, un rendez-vous annuel des décideurs, perturbé par la pandémie du Covid-19. D’ailleurs, pour la précédente session, les chefs d'États et de gouvernements s’étaient contentés de lire leurs discours devant de petits écrans, craignant d’accentuer davantage la propagation du virus.

Pour son discours, le président congolais, qui est à la tête de l’Union Africaine cette année, s’est appesanti sur les défis auxquels fait face le continent. « Nous avons voulu porter la voix du continent  », m’expliquait Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais. Des 15 pages du discours du Président, au moins 10 sont consacrées à la situation générale de l’Afrique, le Congo n’étant cité qu’en filigrane.

Et le Covid, aura été un des grands thèmes du discours de Fatshi qui s’est fait vacciné seulement à la veille de son voyage pour New York. Le président congolais a plaidé, avec raison, pour plus d’équité dans la réponse contre le Covid, pour un plus grand accès aux vaccins et pour des réformes structurelles dans le secteur de santé. L’objectif étant d’arriver à « distribuer plus de 25 millions de vaccins par mois ». M. Tshisekedi a raison : à ce stade, seuls deux Africains sur cent sont vaccinés, contre une moyenne mondiale de 46 %. Aussi, les vaccins destinés aux Africains sont considérés douteux par certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne. Mais Félix Tshisekedi a aussi raison d’alerter contre les « inégalités que peut engendrer la reprise économique post-Covid ». D’où son plaidoyer pour « plus de financement » et « un allègement de la dette africaine ». D’autres sujets abordés par le Président de la République concernent l’intégration régionale, le multilatéralisme, ou encore la protection de l’environnement. Sur ce dernier point, le Président congolais a plaidé, non sans raison, pour une « compensation des sacrifices consentis par les Africains pour préserver l’humanité contre le réchauffement climatique ». Sera-t-il écouté ?

Toutefois, deux autres sujets abordés par le chef de l'État congolais peuvent faire débat.

D’abord, tout en reconnaissant la nécessité « des institutions démocratiques fortes et stables », le président voit le terrorisme et la violence armée en général comme la principale menace au progrès démocratique sur le continent. Alors que sous sa présidence à la tête de l’Union Africaine, des changements anticonstitutionnels se multiplient avec au moins deux coups d’état au Mali et en Guinée, un changement discutable au Tchad ainsi deux coups d'état ratés au Niger et Soudan, le président n’a pas daigné aborder la brulante question de manipulations des constitutions et d’élections truquées qui font le lit de la contestation et éventuellement servent de justification pour certains de ces coups d’états. Il n’a pas non plus dit mot sur l’incapacité de l’Union Africaine à aborder ouvertement ces problématiques.

Aussi, parlant de la RDC, le président a déploré ce qu’il appelle « l’intégrisme islamiste » qui, selon lui, endeuille l’Est de la RDC, de l’Ituri au Maniema en passant par le Nord et Sud Kivu. Cette lecture est pour le moins contestable. S’il est vrai que les défis sécuritaires semblent se multiplier sur le continent et constituent une menace à la stabilité de différents pays, il est difficile de lire tous les conflits sur le continent sous l’angle du terrorisme. Aussi, il est erroné et dangereux de recadrer la problématique des groupes armés en RDC sous cet unique angle.Pour ce qui est du Congo, seul les ADF ont un lien avec l’Islamisme et même pour ce groupe, le label de djihadisme ou terrorisme cache la complexité des motivation et des acteurs. Comme indiqué dans des précédents Po Na Gec, une telle lecture pourrait conduire à des solutions exclusivement militaires sans tenir compte des réalités locales et de la complexité de la dynamique des conflits.

Le président Tshisekedi, pourrait-il, dans les cinq mois qui lui restent à la tête de l’Union Africaine, réussir à remettre le continent sur la voie de la démocratie, de la stabilité et de l’émancipation économique?

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Je suis Fred Bauma, directeur de recherche du Groupe d’Étude sur le Congo, centre de recherche de l’Université de New York. Dans ce 32ème numéro de Po na Gec, je commente la dernière sortie du président de la République démocratique du Congo. Nous sommes le vendredi 24 septembre 2021.

Tshisekedi aura tenu à être présent à cette session de l’Assemblée Générale de l’ONU, un rendez-vous annuel des décideurs, perturbé par la pandémie du Covid-19. D’ailleurs, pour la précédente session, les chefs d'États et de gouvernements s’étaient contentés de lire leurs discours devant de petits écrans, craignant d’accentuer davantage la propagation du virus.

Pour son discours, le président congolais, qui est à la tête de l’Union Africaine cette année, s’est appesanti sur les défis auxquels fait face le continent. « Nous avons voulu porter la voix du continent  », m’expliquait Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement congolais. Des 15 pages du discours du Président, au moins 10 sont consacrées à la situation générale de l’Afrique, le Congo n’étant cité qu’en filigrane.

Et le Covid, aura été un des grands thèmes du discours de Fatshi qui s’est fait vacciné seulement à la veille de son voyage pour New York. Le président congolais a plaidé, avec raison, pour plus d’équité dans la réponse contre le Covid, pour un plus grand accès aux vaccins et pour des réformes structurelles dans le secteur de santé. L’objectif étant d’arriver à « distribuer plus de 25 millions de vaccins par mois ». M. Tshisekedi a raison : à ce stade, seuls deux Africains sur cent sont vaccinés, contre une moyenne mondiale de 46 %. Aussi, les vaccins destinés aux Africains sont considérés douteux par certains pays occidentaux comme la Grande-Bretagne. Mais Félix Tshisekedi a aussi raison d’alerter contre les « inégalités que peut engendrer la reprise économique post-Covid ». D’où son plaidoyer pour « plus de financement » et « un allègement de la dette africaine ». D’autres sujets abordés par le Président de la République concernent l’intégration régionale, le multilatéralisme, ou encore la protection de l’environnement. Sur ce dernier point, le Président congolais a plaidé, non sans raison, pour une « compensation des sacrifices consentis par les Africains pour préserver l’humanité contre le réchauffement climatique ». Sera-t-il écouté ?

Toutefois, deux autres sujets abordés par le chef de l'État congolais peuvent faire débat.

D’abord, tout en reconnaissant la nécessité « des institutions démocratiques fortes et stables », le président voit le terrorisme et la violence armée en général comme la principale menace au progrès démocratique sur le continent. Alors que sous sa présidence à la tête de l’Union Africaine, des changements anticonstitutionnels se multiplient avec au moins deux coups d’état au Mali et en Guinée, un changement discutable au Tchad ainsi deux coups d'état ratés au Niger et Soudan, le président n’a pas daigné aborder la brulante question de manipulations des constitutions et d’élections truquées qui font le lit de la contestation et éventuellement servent de justification pour certains de ces coups d’états. Il n’a pas non plus dit mot sur l’incapacité de l’Union Africaine à aborder ouvertement ces problématiques.

Aussi, parlant de la RDC, le président a déploré ce qu’il appelle « l’intégrisme islamiste » qui, selon lui, endeuille l’Est de la RDC, de l’Ituri au Maniema en passant par le Nord et Sud Kivu. Cette lecture est pour le moins contestable. S’il est vrai que les défis sécuritaires semblent se multiplier sur le continent et constituent une menace à la stabilité de différents pays, il est difficile de lire tous les conflits sur le continent sous l’angle du terrorisme. Aussi, il est erroné et dangereux de recadrer la problématique des groupes armés en RDC sous cet unique angle.Pour ce qui est du Congo, seul les ADF ont un lien avec l’Islamisme et même pour ce groupe, le label de djihadisme ou terrorisme cache la complexité des motivation et des acteurs. Comme indiqué dans des précédents Po Na Gec, une telle lecture pourrait conduire à des solutions exclusivement militaires sans tenir compte des réalités locales et de la complexité de la dynamique des conflits.

Le président Tshisekedi, pourrait-il, dans les cinq mois qui lui restent à la tête de l’Union Africaine, réussir à remettre le continent sur la voie de la démocratie, de la stabilité et de l’émancipation économique?

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