🎙L'ambitieux programme du gouvernement Sama Lukonde cover
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🎙Po na GEC

🎙L'ambitieux programme du gouvernement Sama Lukonde

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04min |23/04/2021
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“Construire un État fort, prospĂšre et solidaire.” Telle est la mission que s’est assignĂ©e le gouvernement de l’Union sacrĂ©e de la nation. Pour y parvenir, son chef, Jean-Michel Sama Lukonde, compte s’appuyer sur un vaste programme qui s’articule autour 15 piliers et 343 actions. Il a dĂ©posĂ©, le 20 avril, les 64 pages du document au bureau du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, en attendant l’investiture de la nouvelle Ă©quipe gouvernementale qu’il dirige. Si personne ne peut reprocher aux gouvernants d’ĂȘtre ambitieux, il est tout aussi lĂ©gitime de s'interroger sur les moyens et les ressources disponibles pour atteindre les objectifs fixĂ©s dans un temps aussi court, soit entre maintenant et dĂ©cembre 2023.

Bonjour !

Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basĂ© Ă  l’UniversitĂ© de New York. Vous Ă©coutez le 11e numĂ©ro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualitĂ© en RDC.

Nous sommes le vendredi 23 avril.

En parcourant le programme d’actions du gouvernement de l’Union sacrĂ©e de la nation, l’on s’aperçoit, contrairement Ă  celui portĂ© par l’équipe prĂ©cĂ©dente, qu’il contient plusieurs mesures concrĂštes, parfois mĂȘme spectaculaires, Ă  l’instar de “[l’établissement] d’une administration militaire dans les zones en proie Ă  l'instabilitĂ© et aux conflits”.

En fait, certaines des actions reprises dans le programme du gouvernement Sama vont dans la bonne direction. Il en est ainsi de la volontĂ© exprimĂ©e entre autres de faire adopter des lois relatives Ă  la justice transitionnelle et Ă  l’accĂšs Ă  l’information, d’interdire l’intĂ©gration des rebelles au sein de l’armĂ©e et de la police, de trouver un large consensus pour des rĂ©formes constitutionnelles, de dĂ©politiser l’administration publique, de protĂ©ger lĂ©galement les lanceurs d’alerte, d’unifier les rĂ©gies financiĂšres, de prĂ©voir dans le budget de chaque annĂ©e des crĂ©dits nĂ©cessaires pour le financement des Ă©lections, de dĂ©pĂ©naliser les dĂ©lits de presse, de rendre plus effectif le fonctionnement de la Cour des comptes. 

D’autres actions, en revanche, paraissent moins bien dĂ©finies : Ă©radiquer les groupes armĂ©s opĂ©rant dans le pays, limiter strictement l'octroi des exonĂ©rations dĂ©rogatoires, amĂ©liorer la gouvernance de la Regideso, construire des logements sociaux Ă  travers la RĂ©publique, rationaliser les jours fĂ©riĂ©s. La liste de ces bonnes intentions sans indication claire de leur faisabilitĂ© est bien longue. À cĂŽtĂ© d’une vingtaine de nouvelles structures Ă  crĂ©er, notamment l’Agence pour la promotion de l’innovation, l'Office national de la pĂȘche, la Banque nationale de dĂ©veloppement et l'AcadĂ©mie pour l’apprentissage, la promotion et la protection des langues nationales.

Entre les lignes, le nouveau gouvernement laisse entendre qu’il ne pourra pas tout faire. D’autant que le pays peine Ă  disposer d’un budget consĂ©quent. Et le temps ne joue nullement en sa faveur. Il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans pour mettre en Ɠuvre une partie de cet ambitieux programme. Il va falloir donc mieux hiĂ©rarchiser ces 343 actions et indiquer clairement aux Congolais celles qui sont prioritaires, le temps qu’il faut pour leur rĂ©alisation, leur coĂ»t financier, et qui en sont spĂ©cifiquement responsables. 

Cette responsabilisation est d’autant plus nĂ©cessaire lorsqu’on veut faire Ă©merger un État fort Ă  mĂȘme de pacifier l’est du pays. Mais renforcer l’armĂ©e et la police par exemple, sans poser un diagnostic sĂ©rieux sur le comportement de ces forces de dĂ©fense qui, souvent, font Ă©galement partie du problĂšme puisqu’également pointĂ©s dans les violations des droits de l’homme, la taxation de la population, le transfert d'armes et soutien Ă  des groupes armĂ©s, occulte dans ce programme la nĂ©cessaire lutte contre l’impunitĂ© au sein de l’armĂ©e. La redevabilitĂ© Ă  tous les niveaux nous paraĂźt pourtant ĂȘtre la clef de voĂ»te du Congo de demain qui se veut “fort, prospĂšre et solidaire”.

En attendant, n’hĂ©sitez pas Ă  rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre tĂ©lĂ©phone.

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“Construire un État fort, prospĂšre et solidaire.” Telle est la mission que s’est assignĂ©e le gouvernement de l’Union sacrĂ©e de la nation. Pour y parvenir, son chef, Jean-Michel Sama Lukonde, compte s’appuyer sur un vaste programme qui s’articule autour 15 piliers et 343 actions. Il a dĂ©posĂ©, le 20 avril, les 64 pages du document au bureau du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale, en attendant l’investiture de la nouvelle Ă©quipe gouvernementale qu’il dirige. Si personne ne peut reprocher aux gouvernants d’ĂȘtre ambitieux, il est tout aussi lĂ©gitime de s'interroger sur les moyens et les ressources disponibles pour atteindre les objectifs fixĂ©s dans un temps aussi court, soit entre maintenant et dĂ©cembre 2023.

Bonjour !

Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basĂ© Ă  l’UniversitĂ© de New York. Vous Ă©coutez le 11e numĂ©ro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualitĂ© en RDC.

Nous sommes le vendredi 23 avril.

En parcourant le programme d’actions du gouvernement de l’Union sacrĂ©e de la nation, l’on s’aperçoit, contrairement Ă  celui portĂ© par l’équipe prĂ©cĂ©dente, qu’il contient plusieurs mesures concrĂštes, parfois mĂȘme spectaculaires, Ă  l’instar de “[l’établissement] d’une administration militaire dans les zones en proie Ă  l'instabilitĂ© et aux conflits”.

En fait, certaines des actions reprises dans le programme du gouvernement Sama vont dans la bonne direction. Il en est ainsi de la volontĂ© exprimĂ©e entre autres de faire adopter des lois relatives Ă  la justice transitionnelle et Ă  l’accĂšs Ă  l’information, d’interdire l’intĂ©gration des rebelles au sein de l’armĂ©e et de la police, de trouver un large consensus pour des rĂ©formes constitutionnelles, de dĂ©politiser l’administration publique, de protĂ©ger lĂ©galement les lanceurs d’alerte, d’unifier les rĂ©gies financiĂšres, de prĂ©voir dans le budget de chaque annĂ©e des crĂ©dits nĂ©cessaires pour le financement des Ă©lections, de dĂ©pĂ©naliser les dĂ©lits de presse, de rendre plus effectif le fonctionnement de la Cour des comptes. 

D’autres actions, en revanche, paraissent moins bien dĂ©finies : Ă©radiquer les groupes armĂ©s opĂ©rant dans le pays, limiter strictement l'octroi des exonĂ©rations dĂ©rogatoires, amĂ©liorer la gouvernance de la Regideso, construire des logements sociaux Ă  travers la RĂ©publique, rationaliser les jours fĂ©riĂ©s. La liste de ces bonnes intentions sans indication claire de leur faisabilitĂ© est bien longue. À cĂŽtĂ© d’une vingtaine de nouvelles structures Ă  crĂ©er, notamment l’Agence pour la promotion de l’innovation, l'Office national de la pĂȘche, la Banque nationale de dĂ©veloppement et l'AcadĂ©mie pour l’apprentissage, la promotion et la protection des langues nationales.

Entre les lignes, le nouveau gouvernement laisse entendre qu’il ne pourra pas tout faire. D’autant que le pays peine Ă  disposer d’un budget consĂ©quent. Et le temps ne joue nullement en sa faveur. Il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans pour mettre en Ɠuvre une partie de cet ambitieux programme. Il va falloir donc mieux hiĂ©rarchiser ces 343 actions et indiquer clairement aux Congolais celles qui sont prioritaires, le temps qu’il faut pour leur rĂ©alisation, leur coĂ»t financier, et qui en sont spĂ©cifiquement responsables. 

Cette responsabilisation est d’autant plus nĂ©cessaire lorsqu’on veut faire Ă©merger un État fort Ă  mĂȘme de pacifier l’est du pays. Mais renforcer l’armĂ©e et la police par exemple, sans poser un diagnostic sĂ©rieux sur le comportement de ces forces de dĂ©fense qui, souvent, font Ă©galement partie du problĂšme puisqu’également pointĂ©s dans les violations des droits de l’homme, la taxation de la population, le transfert d'armes et soutien Ă  des groupes armĂ©s, occulte dans ce programme la nĂ©cessaire lutte contre l’impunitĂ© au sein de l’armĂ©e. La redevabilitĂ© Ă  tous les niveaux nous paraĂźt pourtant ĂȘtre la clef de voĂ»te du Congo de demain qui se veut “fort, prospĂšre et solidaire”.

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Bonjour !

Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basĂ© Ă  l’UniversitĂ© de New York. Vous Ă©coutez le 11e numĂ©ro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualitĂ© en RDC.

Nous sommes le vendredi 23 avril.

En parcourant le programme d’actions du gouvernement de l’Union sacrĂ©e de la nation, l’on s’aperçoit, contrairement Ă  celui portĂ© par l’équipe prĂ©cĂ©dente, qu’il contient plusieurs mesures concrĂštes, parfois mĂȘme spectaculaires, Ă  l’instar de “[l’établissement] d’une administration militaire dans les zones en proie Ă  l'instabilitĂ© et aux conflits”.

En fait, certaines des actions reprises dans le programme du gouvernement Sama vont dans la bonne direction. Il en est ainsi de la volontĂ© exprimĂ©e entre autres de faire adopter des lois relatives Ă  la justice transitionnelle et Ă  l’accĂšs Ă  l’information, d’interdire l’intĂ©gration des rebelles au sein de l’armĂ©e et de la police, de trouver un large consensus pour des rĂ©formes constitutionnelles, de dĂ©politiser l’administration publique, de protĂ©ger lĂ©galement les lanceurs d’alerte, d’unifier les rĂ©gies financiĂšres, de prĂ©voir dans le budget de chaque annĂ©e des crĂ©dits nĂ©cessaires pour le financement des Ă©lections, de dĂ©pĂ©naliser les dĂ©lits de presse, de rendre plus effectif le fonctionnement de la Cour des comptes. 

D’autres actions, en revanche, paraissent moins bien dĂ©finies : Ă©radiquer les groupes armĂ©s opĂ©rant dans le pays, limiter strictement l'octroi des exonĂ©rations dĂ©rogatoires, amĂ©liorer la gouvernance de la Regideso, construire des logements sociaux Ă  travers la RĂ©publique, rationaliser les jours fĂ©riĂ©s. La liste de ces bonnes intentions sans indication claire de leur faisabilitĂ© est bien longue. À cĂŽtĂ© d’une vingtaine de nouvelles structures Ă  crĂ©er, notamment l’Agence pour la promotion de l’innovation, l'Office national de la pĂȘche, la Banque nationale de dĂ©veloppement et l'AcadĂ©mie pour l’apprentissage, la promotion et la protection des langues nationales.

Entre les lignes, le nouveau gouvernement laisse entendre qu’il ne pourra pas tout faire. D’autant que le pays peine Ă  disposer d’un budget consĂ©quent. Et le temps ne joue nullement en sa faveur. Il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans pour mettre en Ɠuvre une partie de cet ambitieux programme. Il va falloir donc mieux hiĂ©rarchiser ces 343 actions et indiquer clairement aux Congolais celles qui sont prioritaires, le temps qu’il faut pour leur rĂ©alisation, leur coĂ»t financier, et qui en sont spĂ©cifiquement responsables. 

Cette responsabilisation est d’autant plus nĂ©cessaire lorsqu’on veut faire Ă©merger un État fort Ă  mĂȘme de pacifier l’est du pays. Mais renforcer l’armĂ©e et la police par exemple, sans poser un diagnostic sĂ©rieux sur le comportement de ces forces de dĂ©fense qui, souvent, font Ă©galement partie du problĂšme puisqu’également pointĂ©s dans les violations des droits de l’homme, la taxation de la population, le transfert d'armes et soutien Ă  des groupes armĂ©s, occulte dans ce programme la nĂ©cessaire lutte contre l’impunitĂ© au sein de l’armĂ©e. La redevabilitĂ© Ă  tous les niveaux nous paraĂźt pourtant ĂȘtre la clef de voĂ»te du Congo de demain qui se veut “fort, prospĂšre et solidaire”.

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Je m’appelle TrĂ©sor Kibangula et je suis analyste politique au sein du Groupe d’étude sur le Congo, centre de recherche basĂ© Ă  l’UniversitĂ© de New York. Vous Ă©coutez le 11e numĂ©ro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d’éclairer les questions d’actualitĂ© en RDC.

Nous sommes le vendredi 23 avril.

En parcourant le programme d’actions du gouvernement de l’Union sacrĂ©e de la nation, l’on s’aperçoit, contrairement Ă  celui portĂ© par l’équipe prĂ©cĂ©dente, qu’il contient plusieurs mesures concrĂštes, parfois mĂȘme spectaculaires, Ă  l’instar de “[l’établissement] d’une administration militaire dans les zones en proie Ă  l'instabilitĂ© et aux conflits”.

En fait, certaines des actions reprises dans le programme du gouvernement Sama vont dans la bonne direction. Il en est ainsi de la volontĂ© exprimĂ©e entre autres de faire adopter des lois relatives Ă  la justice transitionnelle et Ă  l’accĂšs Ă  l’information, d’interdire l’intĂ©gration des rebelles au sein de l’armĂ©e et de la police, de trouver un large consensus pour des rĂ©formes constitutionnelles, de dĂ©politiser l’administration publique, de protĂ©ger lĂ©galement les lanceurs d’alerte, d’unifier les rĂ©gies financiĂšres, de prĂ©voir dans le budget de chaque annĂ©e des crĂ©dits nĂ©cessaires pour le financement des Ă©lections, de dĂ©pĂ©naliser les dĂ©lits de presse, de rendre plus effectif le fonctionnement de la Cour des comptes. 

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Entre les lignes, le nouveau gouvernement laisse entendre qu’il ne pourra pas tout faire. D’autant que le pays peine Ă  disposer d’un budget consĂ©quent. Et le temps ne joue nullement en sa faveur. Il ne lui reste qu’un peu plus de deux ans pour mettre en Ɠuvre une partie de cet ambitieux programme. Il va falloir donc mieux hiĂ©rarchiser ces 343 actions et indiquer clairement aux Congolais celles qui sont prioritaires, le temps qu’il faut pour leur rĂ©alisation, leur coĂ»t financier, et qui en sont spĂ©cifiquement responsables. 

Cette responsabilisation est d’autant plus nĂ©cessaire lorsqu’on veut faire Ă©merger un État fort Ă  mĂȘme de pacifier l’est du pays. Mais renforcer l’armĂ©e et la police par exemple, sans poser un diagnostic sĂ©rieux sur le comportement de ces forces de dĂ©fense qui, souvent, font Ă©galement partie du problĂšme puisqu’également pointĂ©s dans les violations des droits de l’homme, la taxation de la population, le transfert d'armes et soutien Ă  des groupes armĂ©s, occulte dans ce programme la nĂ©cessaire lutte contre l’impunitĂ© au sein de l’armĂ©e. La redevabilitĂ© Ă  tous les niveaux nous paraĂźt pourtant ĂȘtre la clef de voĂ»te du Congo de demain qui se veut “fort, prospĂšre et solidaire”.

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