🎙 Programme du gouvernement Sama : pourquoi il y a quelques lueurs d'espoir cover
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🎙Po na GEC

🎙 Programme du gouvernement Sama : pourquoi il y a quelques lueurs d'espoir

🎙 Programme du gouvernement Sama : pourquoi il y a quelques lueurs d'espoir

03min |30/04/2021
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Description

Dans le programme approuvĂ© par l’AssemblĂ©e nationale le 26 avril, le Premier ministre Sama Lukonde prĂ©sente un programme ambitieux qui comprend des rĂ©formes de l'armĂ©e et de l'administration, la mise en place de soins de santĂ© et d'un enseignement primaire gratuits, ainsi qu'un vaste projet d'infrastructures, le tout en deux ans et demi. Mais d'oĂč viendra l'argent ?

Bonjour !

Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 12e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.

Nous sommes le vendredi 30 avril.

Dans son discours de prĂ©sentation du programme, le nouveau premier ministre a indiquĂ©  que ce plan coĂ»terait 36 milliards de dollars entre 2021 et 2023, soit 12  milliards de dollars de plus que le budget prĂ©vu pour cette pĂ©riode. En fait, mĂȘme ce budget prĂ©visionnel d'environ 7 milliards de dollars par an sera difficile Ă  rĂ©unir pour le gouvernement. L’annĂ©e derniĂšre, le gouvernement n'avait pu lever que 3,7 milliards de dollars en 2020. 

NĂ©anmoins, il y a quelques lueurs d'espoir. Le gouvernement pourrait augmenter ses recettes en luttant contre la corruption et l'Ă©vasion fiscale. Il s'agit d'un processus Ă  long terme. Cependant, il y a des secteurs  oĂč des fuites pourraient ĂȘtre colmatĂ©es relativement facilement. Le gouvernement perd Ă©normĂ©ment d'argent en exonĂ©rations fiscales ; en 2020, par exemple, il a accordĂ© des exonĂ©rations fiscales d'une valeur de 818 millions de dollars, soit prĂšs d'un quart de toutes les recettes de cette annĂ©e-lĂ . Dans son programme, le Premier ministre Sama  a mentionnĂ© ces exonĂ©rations, ainsi que l'importance d'une meilleure application de la taxe sur la valeur ajoutĂ©e, l'une des plus grandes sources de revenus du pays. 

La deuxiĂšme augmentation potentielle des recettes pourrait provenir du secteur minier. Environ la moitiĂ© des revenus du gouvernement provient de ce secteur, et les tendances dans ce domaine semblent prometteuses. Le cuivre, de loin la matiĂšre premiĂšre la plus importante, connaĂźt une hausse spectaculaire de son prix mondial, qui a presque doublĂ© l’annĂ©e passĂ©e. Dans le mĂȘme temps, bon nombre des plus grandes sociĂ©tĂ©s miniĂšres congolaises - Tenke Fungurume, Katanga Mining, MMG - ont remboursĂ© leurs investissements en capital et paient dĂ©sormais des impĂŽts sur les bĂ©nĂ©fices ou vont bientĂŽt commencer Ă  le faire. 

Finalement, les bailleurs de fonds pourraient aider. La Banque mondiale, en particulier, nourrit de grands projets pour le Congo. Elle veut dĂ©penser 800 millions de dollars pour soutenir l'Ă©ducation primaire gratuite, un autre demi-milliard pour soutenir les communautĂ©s vulnĂ©rables dans l'est du pays, et un demi-milliard pour les infrastructures et l’économie Ă  Kinshasa. Mais une grande partie de ce financement est conditionnĂ©e Ă  des rĂ©formes. La Banque a reportĂ© sa premiĂšre tranche d'argent pour l'Ă©ducation en raison d'allĂ©gations de corruption - c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles l'ancien ministre de l'enseignement primaire et secondaire Willy Bakonga a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© la semaine derniĂšre. Entre-temps, le FMI demande un audit de la Banque centrale, la publication des contrats miniers, ainsi que d'autres rĂ©formes. 

Le gouvernement chinois est un autre donateur important. De nombreux auditeurs se souviendront de l'accord d'infrastructure de 6 milliards de dollars signĂ© entre le gouvernement de Kabila et la Chine en 2006. Cependant, une grande partie de cet argent n'est jamais arrivĂ©e - le gouvernement chinois Ă©tait censĂ© dĂ©penser 3 milliards de dollars dans la construction d'infrastructures (en grande partie par le biais d'entreprises chinoises), mais  jusqu'Ă  deux tiers de ces fonds ne sont sans doute jamais arrivĂ©s en raison des prĂ©occupations de corruption et de mauvaise gestion exprimĂ©es par la partie chinoise. Si le gouvernement de Sama peut rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, il est possible que certaines des infrastructures proposĂ©es puissent ĂȘtre construites avec de l'argent chinois.  

Les dĂ©fis sont Ă©normes mais ces pistes montrent que l’espoir est permis. On ne manquera pas de revenir bientĂŽt sur ces questions.

En attendant cela, n’hĂ©sitez pas Ă  rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre tĂ©lĂ©phone.

Au revoir!

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Dans le programme approuvĂ© par l’AssemblĂ©e nationale le 26 avril, le Premier ministre Sama Lukonde prĂ©sente un programme ambitieux qui comprend des rĂ©formes de l'armĂ©e et de l'administration, la mise en place de soins de santĂ© et d'un enseignement primaire gratuits, ainsi qu'un vaste projet d'infrastructures, le tout en deux ans et demi. Mais d'oĂč viendra l'argent ?

Bonjour !

Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 12e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.

Nous sommes le vendredi 30 avril.

Dans son discours de prĂ©sentation du programme, le nouveau premier ministre a indiquĂ©  que ce plan coĂ»terait 36 milliards de dollars entre 2021 et 2023, soit 12  milliards de dollars de plus que le budget prĂ©vu pour cette pĂ©riode. En fait, mĂȘme ce budget prĂ©visionnel d'environ 7 milliards de dollars par an sera difficile Ă  rĂ©unir pour le gouvernement. L’annĂ©e derniĂšre, le gouvernement n'avait pu lever que 3,7 milliards de dollars en 2020. 

NĂ©anmoins, il y a quelques lueurs d'espoir. Le gouvernement pourrait augmenter ses recettes en luttant contre la corruption et l'Ă©vasion fiscale. Il s'agit d'un processus Ă  long terme. Cependant, il y a des secteurs  oĂč des fuites pourraient ĂȘtre colmatĂ©es relativement facilement. Le gouvernement perd Ă©normĂ©ment d'argent en exonĂ©rations fiscales ; en 2020, par exemple, il a accordĂ© des exonĂ©rations fiscales d'une valeur de 818 millions de dollars, soit prĂšs d'un quart de toutes les recettes de cette annĂ©e-lĂ . Dans son programme, le Premier ministre Sama  a mentionnĂ© ces exonĂ©rations, ainsi que l'importance d'une meilleure application de la taxe sur la valeur ajoutĂ©e, l'une des plus grandes sources de revenus du pays. 

La deuxiĂšme augmentation potentielle des recettes pourrait provenir du secteur minier. Environ la moitiĂ© des revenus du gouvernement provient de ce secteur, et les tendances dans ce domaine semblent prometteuses. Le cuivre, de loin la matiĂšre premiĂšre la plus importante, connaĂźt une hausse spectaculaire de son prix mondial, qui a presque doublĂ© l’annĂ©e passĂ©e. Dans le mĂȘme temps, bon nombre des plus grandes sociĂ©tĂ©s miniĂšres congolaises - Tenke Fungurume, Katanga Mining, MMG - ont remboursĂ© leurs investissements en capital et paient dĂ©sormais des impĂŽts sur les bĂ©nĂ©fices ou vont bientĂŽt commencer Ă  le faire. 

Finalement, les bailleurs de fonds pourraient aider. La Banque mondiale, en particulier, nourrit de grands projets pour le Congo. Elle veut dĂ©penser 800 millions de dollars pour soutenir l'Ă©ducation primaire gratuite, un autre demi-milliard pour soutenir les communautĂ©s vulnĂ©rables dans l'est du pays, et un demi-milliard pour les infrastructures et l’économie Ă  Kinshasa. Mais une grande partie de ce financement est conditionnĂ©e Ă  des rĂ©formes. La Banque a reportĂ© sa premiĂšre tranche d'argent pour l'Ă©ducation en raison d'allĂ©gations de corruption - c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles l'ancien ministre de l'enseignement primaire et secondaire Willy Bakonga a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© la semaine derniĂšre. Entre-temps, le FMI demande un audit de la Banque centrale, la publication des contrats miniers, ainsi que d'autres rĂ©formes. 

Le gouvernement chinois est un autre donateur important. De nombreux auditeurs se souviendront de l'accord d'infrastructure de 6 milliards de dollars signĂ© entre le gouvernement de Kabila et la Chine en 2006. Cependant, une grande partie de cet argent n'est jamais arrivĂ©e - le gouvernement chinois Ă©tait censĂ© dĂ©penser 3 milliards de dollars dans la construction d'infrastructures (en grande partie par le biais d'entreprises chinoises), mais  jusqu'Ă  deux tiers de ces fonds ne sont sans doute jamais arrivĂ©s en raison des prĂ©occupations de corruption et de mauvaise gestion exprimĂ©es par la partie chinoise. Si le gouvernement de Sama peut rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, il est possible que certaines des infrastructures proposĂ©es puissent ĂȘtre construites avec de l'argent chinois.  

Les dĂ©fis sont Ă©normes mais ces pistes montrent que l’espoir est permis. On ne manquera pas de revenir bientĂŽt sur ces questions.

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Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 12e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.

Nous sommes le vendredi 30 avril.

Dans son discours de prĂ©sentation du programme, le nouveau premier ministre a indiquĂ©  que ce plan coĂ»terait 36 milliards de dollars entre 2021 et 2023, soit 12  milliards de dollars de plus que le budget prĂ©vu pour cette pĂ©riode. En fait, mĂȘme ce budget prĂ©visionnel d'environ 7 milliards de dollars par an sera difficile Ă  rĂ©unir pour le gouvernement. L’annĂ©e derniĂšre, le gouvernement n'avait pu lever que 3,7 milliards de dollars en 2020. 

NĂ©anmoins, il y a quelques lueurs d'espoir. Le gouvernement pourrait augmenter ses recettes en luttant contre la corruption et l'Ă©vasion fiscale. Il s'agit d'un processus Ă  long terme. Cependant, il y a des secteurs  oĂč des fuites pourraient ĂȘtre colmatĂ©es relativement facilement. Le gouvernement perd Ă©normĂ©ment d'argent en exonĂ©rations fiscales ; en 2020, par exemple, il a accordĂ© des exonĂ©rations fiscales d'une valeur de 818 millions de dollars, soit prĂšs d'un quart de toutes les recettes de cette annĂ©e-lĂ . Dans son programme, le Premier ministre Sama  a mentionnĂ© ces exonĂ©rations, ainsi que l'importance d'une meilleure application de la taxe sur la valeur ajoutĂ©e, l'une des plus grandes sources de revenus du pays. 

La deuxiĂšme augmentation potentielle des recettes pourrait provenir du secteur minier. Environ la moitiĂ© des revenus du gouvernement provient de ce secteur, et les tendances dans ce domaine semblent prometteuses. Le cuivre, de loin la matiĂšre premiĂšre la plus importante, connaĂźt une hausse spectaculaire de son prix mondial, qui a presque doublĂ© l’annĂ©e passĂ©e. Dans le mĂȘme temps, bon nombre des plus grandes sociĂ©tĂ©s miniĂšres congolaises - Tenke Fungurume, Katanga Mining, MMG - ont remboursĂ© leurs investissements en capital et paient dĂ©sormais des impĂŽts sur les bĂ©nĂ©fices ou vont bientĂŽt commencer Ă  le faire. 

Finalement, les bailleurs de fonds pourraient aider. La Banque mondiale, en particulier, nourrit de grands projets pour le Congo. Elle veut dĂ©penser 800 millions de dollars pour soutenir l'Ă©ducation primaire gratuite, un autre demi-milliard pour soutenir les communautĂ©s vulnĂ©rables dans l'est du pays, et un demi-milliard pour les infrastructures et l’économie Ă  Kinshasa. Mais une grande partie de ce financement est conditionnĂ©e Ă  des rĂ©formes. La Banque a reportĂ© sa premiĂšre tranche d'argent pour l'Ă©ducation en raison d'allĂ©gations de corruption - c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles l'ancien ministre de l'enseignement primaire et secondaire Willy Bakonga a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© la semaine derniĂšre. Entre-temps, le FMI demande un audit de la Banque centrale, la publication des contrats miniers, ainsi que d'autres rĂ©formes. 

Le gouvernement chinois est un autre donateur important. De nombreux auditeurs se souviendront de l'accord d'infrastructure de 6 milliards de dollars signĂ© entre le gouvernement de Kabila et la Chine en 2006. Cependant, une grande partie de cet argent n'est jamais arrivĂ©e - le gouvernement chinois Ă©tait censĂ© dĂ©penser 3 milliards de dollars dans la construction d'infrastructures (en grande partie par le biais d'entreprises chinoises), mais  jusqu'Ă  deux tiers de ces fonds ne sont sans doute jamais arrivĂ©s en raison des prĂ©occupations de corruption et de mauvaise gestion exprimĂ©es par la partie chinoise. Si le gouvernement de Sama peut rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, il est possible que certaines des infrastructures proposĂ©es puissent ĂȘtre construites avec de l'argent chinois.  

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Bonjour !

Je m'appelle Jason Stearns et je suis le directeur du Groupe d'étude sur le Congo, centre de recherche basé à l'Université de New York. Vous écoutez le 12e numéro de Po Na GEC, notre capsule audio qui tente d'éclairer les questions d'actualité en RDC.

Nous sommes le vendredi 30 avril.

Dans son discours de prĂ©sentation du programme, le nouveau premier ministre a indiquĂ©  que ce plan coĂ»terait 36 milliards de dollars entre 2021 et 2023, soit 12  milliards de dollars de plus que le budget prĂ©vu pour cette pĂ©riode. En fait, mĂȘme ce budget prĂ©visionnel d'environ 7 milliards de dollars par an sera difficile Ă  rĂ©unir pour le gouvernement. L’annĂ©e derniĂšre, le gouvernement n'avait pu lever que 3,7 milliards de dollars en 2020. 

NĂ©anmoins, il y a quelques lueurs d'espoir. Le gouvernement pourrait augmenter ses recettes en luttant contre la corruption et l'Ă©vasion fiscale. Il s'agit d'un processus Ă  long terme. Cependant, il y a des secteurs  oĂč des fuites pourraient ĂȘtre colmatĂ©es relativement facilement. Le gouvernement perd Ă©normĂ©ment d'argent en exonĂ©rations fiscales ; en 2020, par exemple, il a accordĂ© des exonĂ©rations fiscales d'une valeur de 818 millions de dollars, soit prĂšs d'un quart de toutes les recettes de cette annĂ©e-lĂ . Dans son programme, le Premier ministre Sama  a mentionnĂ© ces exonĂ©rations, ainsi que l'importance d'une meilleure application de la taxe sur la valeur ajoutĂ©e, l'une des plus grandes sources de revenus du pays. 

La deuxiĂšme augmentation potentielle des recettes pourrait provenir du secteur minier. Environ la moitiĂ© des revenus du gouvernement provient de ce secteur, et les tendances dans ce domaine semblent prometteuses. Le cuivre, de loin la matiĂšre premiĂšre la plus importante, connaĂźt une hausse spectaculaire de son prix mondial, qui a presque doublĂ© l’annĂ©e passĂ©e. Dans le mĂȘme temps, bon nombre des plus grandes sociĂ©tĂ©s miniĂšres congolaises - Tenke Fungurume, Katanga Mining, MMG - ont remboursĂ© leurs investissements en capital et paient dĂ©sormais des impĂŽts sur les bĂ©nĂ©fices ou vont bientĂŽt commencer Ă  le faire. 

Finalement, les bailleurs de fonds pourraient aider. La Banque mondiale, en particulier, nourrit de grands projets pour le Congo. Elle veut dĂ©penser 800 millions de dollars pour soutenir l'Ă©ducation primaire gratuite, un autre demi-milliard pour soutenir les communautĂ©s vulnĂ©rables dans l'est du pays, et un demi-milliard pour les infrastructures et l’économie Ă  Kinshasa. Mais une grande partie de ce financement est conditionnĂ©e Ă  des rĂ©formes. La Banque a reportĂ© sa premiĂšre tranche d'argent pour l'Ă©ducation en raison d'allĂ©gations de corruption - c'est probablement l'une des raisons pour lesquelles l'ancien ministre de l'enseignement primaire et secondaire Willy Bakonga a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© la semaine derniĂšre. Entre-temps, le FMI demande un audit de la Banque centrale, la publication des contrats miniers, ainsi que d'autres rĂ©formes. 

Le gouvernement chinois est un autre donateur important. De nombreux auditeurs se souviendront de l'accord d'infrastructure de 6 milliards de dollars signĂ© entre le gouvernement de Kabila et la Chine en 2006. Cependant, une grande partie de cet argent n'est jamais arrivĂ©e - le gouvernement chinois Ă©tait censĂ© dĂ©penser 3 milliards de dollars dans la construction d'infrastructures (en grande partie par le biais d'entreprises chinoises), mais  jusqu'Ă  deux tiers de ces fonds ne sont sans doute jamais arrivĂ©s en raison des prĂ©occupations de corruption et de mauvaise gestion exprimĂ©es par la partie chinoise. Si le gouvernement de Sama peut rĂ©pondre Ă  ces prĂ©occupations, il est possible que certaines des infrastructures proposĂ©es puissent ĂȘtre construites avec de l'argent chinois.  

Les dĂ©fis sont Ă©normes mais ces pistes montrent que l’espoir est permis. On ne manquera pas de revenir bientĂŽt sur ces questions.

En attendant cela, n’hĂ©sitez pas Ă  rejoindre notre fil WhatsApp en envoyant GEC au +243 894 110 542 pour recevoir directement “Po na GEC” chaque vendredi sur votre tĂ©lĂ©phone.

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