Que reproche-t-on Ă  la Monusco ? cover
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🎙Po na GEC

Que reproche-t-on Ă  la Monusco ?

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04min |29/07/2022
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Le 25 juillet, une série de manifestations a débuté contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dans les villes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au moins 23 personnes sont décédées  dont 20 civils manifestants et trois membres du personnel militaire de la Monusco. Plusieurs biens appartenant à la mission onusienne ont été volés. 

Comment expliquer cette hostilité d’une partie des  Congolais contre la Monusco ? 

Bonjour et bienvenue dans ce 22e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 29 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons aux manifestations anti-Monusco.

Nous assistons à une énième mobilisation contre la mission des Nations unies. Des manifestants reprochent à la Monusco avec au moins  13000 casques bleus d’avoir échoué dans son mandat qui est principalement celui de la protection des civils. Ce bilan mitigé a été documenté dans plusieurs rapports. Pour certains, la présence de la Monusco empêcherait, dans une certaine mesure, à l’État congolais d’assumer seul ses obligations. 

La perception de la Monusco a évolué avec le temps, c’est ce que montre le dernier sondage face-à-face réalisé par BERCI, le GEC et Ebuteli. Alors qu’en 2016, 63 % pensaient que la mission faisait du bon travail pour protéger les civils ; aujourd’hui 23,6% seulement  le pensent. Alors qu’en 2016, 55,1% ont déclaré qu'il n'était pas temps pour la Monusco de partir, aujourd'hui, 44,7 % disent que la mission onusienne devrait partir maintenant (ce chiffre était de 29,4 % en 2016). 

Les revendications ont également progressé ces dix dernières années. Une première manifestation organisée par la Lucha avait lieu à l’occasion de la visite à Goma en septembre 2013 du secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix. À l’époque la revendication était que la Monusco soit plus offensive contre les groupes armés. Cette mobilisation avait contribué à la création de la brigade d’intervention (FIB) qui sera déterminante dans la défaite du Mouvement du  23 mars (M23). Avec la résurgence des  massacres à Beni, des nouvelles manifestations vont s’organiser demandant à la Monusco d’agir sinon de partir ! 

Le discours contre la Monusco va se radicaliser vers 2021 avec l’exaspération liée à la poursuite des massacres. Le message était clair : la Monusco doit partir. Avec comme conséquences les manifestations réprimées  à Beni, Goma et Nyiragongo.  Il va s’en suivre une sorte de résignation à l'égard de la Monusco. 

En 2022, la résurgence du M23 est venue remobiliser la population contre un conflit perçu en RDC comme une agression rwandaise. Les questions sécuritaires étant revenues en avant-plan, la Monusco est de nouveau dans le viseur d’une frange de la population qui est favorable à son départ. La déclaration de la cheffe de la  Monusco devant le conseil de sécurité n’a pas été bien accueillie. Elle n’a pas indexé le Rwanda et a semblé avouer l’échec de la mission en disant que le M23 dispose de beaucoup des moyens et se comporte comme une armée. Une partie de la population est revenue à la charge en disant que si la Monusco ne peut pas combattre le M23 alors sa présence ne se justifie plus. 

À ces reproches et revendications, la Monusco répond souvent par des arguments rejetant la responsabilité au seul État congolais. Pourtant, c’est exactement parce que l'État  n'était pas en mesure de s'occuper de la protection de civils qu’elle est venue en RDC. La Monusco pointe du doigt une supposée manipulation des populations. Il est vrai qu’il y a eu des discours des politiciens qui ont appelé à son départ. Tel est le cas par exemple du président du sénat. Cependant, il apparaît que ces politiciens  sont venus profiter  des revendications anciennes et insistantes d’une population sans cesse victime de l’insécurité. En même temps, ils profitent aussi pour rediriger les frustrations qui pouvaient les viser vers la Monusco. 

Il n’est pas certain que la Monusco va quitter la région à la suite des événements en cours. Le conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat d'une année supplémentaire malgré les manifestations de 2021 qui ont également été violentes. Néanmoins, il existe un plan de sortie discuté avec le gouvernement congolais qui est censé se dérouler sur plusieurs années. 

En attendant, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC » ou « Ebuteli » au +243 894 110 542 pour recevoir Po Na GEC chaque vendredi sur votre téléphone. À bientôt !

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Le 25 juillet, une série de manifestations a débuté contre la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) dans les villes du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Au moins 23 personnes sont décédées  dont 20 civils manifestants et trois membres du personnel militaire de la Monusco. Plusieurs biens appartenant à la mission onusienne ont été volés. 

Comment expliquer cette hostilité d’une partie des  Congolais contre la Monusco ? 

Bonjour et bienvenue dans ce 22e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 29 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons aux manifestations anti-Monusco.

Nous assistons à une énième mobilisation contre la mission des Nations unies. Des manifestants reprochent à la Monusco avec au moins  13000 casques bleus d’avoir échoué dans son mandat qui est principalement celui de la protection des civils. Ce bilan mitigé a été documenté dans plusieurs rapports. Pour certains, la présence de la Monusco empêcherait, dans une certaine mesure, à l’État congolais d’assumer seul ses obligations. 

La perception de la Monusco a évolué avec le temps, c’est ce que montre le dernier sondage face-à-face réalisé par BERCI, le GEC et Ebuteli. Alors qu’en 2016, 63 % pensaient que la mission faisait du bon travail pour protéger les civils ; aujourd’hui 23,6% seulement  le pensent. Alors qu’en 2016, 55,1% ont déclaré qu'il n'était pas temps pour la Monusco de partir, aujourd'hui, 44,7 % disent que la mission onusienne devrait partir maintenant (ce chiffre était de 29,4 % en 2016). 

Les revendications ont également progressé ces dix dernières années. Une première manifestation organisée par la Lucha avait lieu à l’occasion de la visite à Goma en septembre 2013 du secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix. À l’époque la revendication était que la Monusco soit plus offensive contre les groupes armés. Cette mobilisation avait contribué à la création de la brigade d’intervention (FIB) qui sera déterminante dans la défaite du Mouvement du  23 mars (M23). Avec la résurgence des  massacres à Beni, des nouvelles manifestations vont s’organiser demandant à la Monusco d’agir sinon de partir ! 

Le discours contre la Monusco va se radicaliser vers 2021 avec l’exaspération liée à la poursuite des massacres. Le message était clair : la Monusco doit partir. Avec comme conséquences les manifestations réprimées  à Beni, Goma et Nyiragongo.  Il va s’en suivre une sorte de résignation à l'égard de la Monusco. 

En 2022, la résurgence du M23 est venue remobiliser la population contre un conflit perçu en RDC comme une agression rwandaise. Les questions sécuritaires étant revenues en avant-plan, la Monusco est de nouveau dans le viseur d’une frange de la population qui est favorable à son départ. La déclaration de la cheffe de la  Monusco devant le conseil de sécurité n’a pas été bien accueillie. Elle n’a pas indexé le Rwanda et a semblé avouer l’échec de la mission en disant que le M23 dispose de beaucoup des moyens et se comporte comme une armée. Une partie de la population est revenue à la charge en disant que si la Monusco ne peut pas combattre le M23 alors sa présence ne se justifie plus. 

À ces reproches et revendications, la Monusco répond souvent par des arguments rejetant la responsabilité au seul État congolais. Pourtant, c’est exactement parce que l'État  n'était pas en mesure de s'occuper de la protection de civils qu’elle est venue en RDC. La Monusco pointe du doigt une supposée manipulation des populations. Il est vrai qu’il y a eu des discours des politiciens qui ont appelé à son départ. Tel est le cas par exemple du président du sénat. Cependant, il apparaît que ces politiciens  sont venus profiter  des revendications anciennes et insistantes d’une population sans cesse victime de l’insécurité. En même temps, ils profitent aussi pour rediriger les frustrations qui pouvaient les viser vers la Monusco. 

Il n’est pas certain que la Monusco va quitter la région à la suite des événements en cours. Le conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat d'une année supplémentaire malgré les manifestations de 2021 qui ont également été violentes. Néanmoins, il existe un plan de sortie discuté avec le gouvernement congolais qui est censé se dérouler sur plusieurs années. 

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Bonjour et bienvenue dans ce 22e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 29 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons aux manifestations anti-Monusco.

Nous assistons à une énième mobilisation contre la mission des Nations unies. Des manifestants reprochent à la Monusco avec au moins  13000 casques bleus d’avoir échoué dans son mandat qui est principalement celui de la protection des civils. Ce bilan mitigé a été documenté dans plusieurs rapports. Pour certains, la présence de la Monusco empêcherait, dans une certaine mesure, à l’État congolais d’assumer seul ses obligations. 

La perception de la Monusco a évolué avec le temps, c’est ce que montre le dernier sondage face-à-face réalisé par BERCI, le GEC et Ebuteli. Alors qu’en 2016, 63 % pensaient que la mission faisait du bon travail pour protéger les civils ; aujourd’hui 23,6% seulement  le pensent. Alors qu’en 2016, 55,1% ont déclaré qu'il n'était pas temps pour la Monusco de partir, aujourd'hui, 44,7 % disent que la mission onusienne devrait partir maintenant (ce chiffre était de 29,4 % en 2016). 

Les revendications ont également progressé ces dix dernières années. Une première manifestation organisée par la Lucha avait lieu à l’occasion de la visite à Goma en septembre 2013 du secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix. À l’époque la revendication était que la Monusco soit plus offensive contre les groupes armés. Cette mobilisation avait contribué à la création de la brigade d’intervention (FIB) qui sera déterminante dans la défaite du Mouvement du  23 mars (M23). Avec la résurgence des  massacres à Beni, des nouvelles manifestations vont s’organiser demandant à la Monusco d’agir sinon de partir ! 

Le discours contre la Monusco va se radicaliser vers 2021 avec l’exaspération liée à la poursuite des massacres. Le message était clair : la Monusco doit partir. Avec comme conséquences les manifestations réprimées  à Beni, Goma et Nyiragongo.  Il va s’en suivre une sorte de résignation à l'égard de la Monusco. 

En 2022, la résurgence du M23 est venue remobiliser la population contre un conflit perçu en RDC comme une agression rwandaise. Les questions sécuritaires étant revenues en avant-plan, la Monusco est de nouveau dans le viseur d’une frange de la population qui est favorable à son départ. La déclaration de la cheffe de la  Monusco devant le conseil de sécurité n’a pas été bien accueillie. Elle n’a pas indexé le Rwanda et a semblé avouer l’échec de la mission en disant que le M23 dispose de beaucoup des moyens et se comporte comme une armée. Une partie de la population est revenue à la charge en disant que si la Monusco ne peut pas combattre le M23 alors sa présence ne se justifie plus. 

À ces reproches et revendications, la Monusco répond souvent par des arguments rejetant la responsabilité au seul État congolais. Pourtant, c’est exactement parce que l'État  n'était pas en mesure de s'occuper de la protection de civils qu’elle est venue en RDC. La Monusco pointe du doigt une supposée manipulation des populations. Il est vrai qu’il y a eu des discours des politiciens qui ont appelé à son départ. Tel est le cas par exemple du président du sénat. Cependant, il apparaît que ces politiciens  sont venus profiter  des revendications anciennes et insistantes d’une population sans cesse victime de l’insécurité. En même temps, ils profitent aussi pour rediriger les frustrations qui pouvaient les viser vers la Monusco. 

Il n’est pas certain que la Monusco va quitter la région à la suite des événements en cours. Le conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat d'une année supplémentaire malgré les manifestations de 2021 qui ont également été violentes. Néanmoins, il existe un plan de sortie discuté avec le gouvernement congolais qui est censé se dérouler sur plusieurs années. 

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Bonjour et bienvenue dans ce 22e épisode de la saison 2 de Po na GEC, la capsule audio qui tente d’éclairer l’actualité de la RDC. Je suis Reagan Miviri, chercheur sur la violence d’Ebuteli, partenaire du Groupe d’étude sur le Congo de l’Université de New-York. Nous sommes le vendredi 29 juillet, et cette semaine, nous nous intéressons aux manifestations anti-Monusco.

Nous assistons à une énième mobilisation contre la mission des Nations unies. Des manifestants reprochent à la Monusco avec au moins  13000 casques bleus d’avoir échoué dans son mandat qui est principalement celui de la protection des civils. Ce bilan mitigé a été documenté dans plusieurs rapports. Pour certains, la présence de la Monusco empêcherait, dans une certaine mesure, à l’État congolais d’assumer seul ses obligations. 

La perception de la Monusco a évolué avec le temps, c’est ce que montre le dernier sondage face-à-face réalisé par BERCI, le GEC et Ebuteli. Alors qu’en 2016, 63 % pensaient que la mission faisait du bon travail pour protéger les civils ; aujourd’hui 23,6% seulement  le pensent. Alors qu’en 2016, 55,1% ont déclaré qu'il n'était pas temps pour la Monusco de partir, aujourd'hui, 44,7 % disent que la mission onusienne devrait partir maintenant (ce chiffre était de 29,4 % en 2016). 

Les revendications ont également progressé ces dix dernières années. Une première manifestation organisée par la Lucha avait lieu à l’occasion de la visite à Goma en septembre 2013 du secrétaire adjoint de l’ONU chargé du maintien de la paix. À l’époque la revendication était que la Monusco soit plus offensive contre les groupes armés. Cette mobilisation avait contribué à la création de la brigade d’intervention (FIB) qui sera déterminante dans la défaite du Mouvement du  23 mars (M23). Avec la résurgence des  massacres à Beni, des nouvelles manifestations vont s’organiser demandant à la Monusco d’agir sinon de partir ! 

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En 2022, la résurgence du M23 est venue remobiliser la population contre un conflit perçu en RDC comme une agression rwandaise. Les questions sécuritaires étant revenues en avant-plan, la Monusco est de nouveau dans le viseur d’une frange de la population qui est favorable à son départ. La déclaration de la cheffe de la  Monusco devant le conseil de sécurité n’a pas été bien accueillie. Elle n’a pas indexé le Rwanda et a semblé avouer l’échec de la mission en disant que le M23 dispose de beaucoup des moyens et se comporte comme une armée. Une partie de la population est revenue à la charge en disant que si la Monusco ne peut pas combattre le M23 alors sa présence ne se justifie plus. 

À ces reproches et revendications, la Monusco répond souvent par des arguments rejetant la responsabilité au seul État congolais. Pourtant, c’est exactement parce que l'État  n'était pas en mesure de s'occuper de la protection de civils qu’elle est venue en RDC. La Monusco pointe du doigt une supposée manipulation des populations. Il est vrai qu’il y a eu des discours des politiciens qui ont appelé à son départ. Tel est le cas par exemple du président du sénat. Cependant, il apparaît que ces politiciens  sont venus profiter  des revendications anciennes et insistantes d’une population sans cesse victime de l’insécurité. En même temps, ils profitent aussi pour rediriger les frustrations qui pouvaient les viser vers la Monusco. 

Il n’est pas certain que la Monusco va quitter la région à la suite des événements en cours. Le conseil de sécurité de l'ONU a prolongé le mandat d'une année supplémentaire malgré les manifestations de 2021 qui ont également été violentes. Néanmoins, il existe un plan de sortie discuté avec le gouvernement congolais qui est censé se dérouler sur plusieurs années. 

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