Vers l’acquittement de Kamerhe ? cover
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🎙Po na GEC

Vers l’acquittement de Kamerhe ?

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04min |15/04/2022
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La Cour de cassation a cassĂ© le lundi 11 avril la dĂ©cision de la cour d’appel de Kinshasa/Gombe condamnant Vital Kamerhe Ă  13 ans de travaux forcĂ©s. L'arrestation de Kamerhe, il y a exactement deux ans, avait provoquĂ© une onde de choc sur la scĂšne politique congolaise. Alors, comment interprĂ©ter cette dĂ©cision ?

C’est le sujet du septiĂšme Ă©pisode de la saison 2  de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo(GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC qui tente d’éclairer l’actualitĂ© du pays. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 avril 2022. 

Contre toute attente, l'affaire Vital Kamerhe refait surface. Pour rappel : Kamerhe avait Ă©tĂ© condamnĂ© avec Jammal Samih, un homme d’affaires, suite Ă  un dĂ©tournement prĂ©sumĂ© de prĂšs de 50 millions de dollars amĂ©ricains dans le cadre du programme de 100 jours, le premier programme phare du prĂ©sident Tshisekedi. Les deux accusĂ©s ont Ă©copĂ© d’une peine de 20 ans de prison, prononcĂ©e par le tribunal de grande instance de la Gombe.Cette peine a Ă©tĂ© ensuite ramenĂ©e Ă  13 ans par la cour d'appel de Gombe. C'est cette derniĂšre dĂ©cision qui est aujourd'hui annulĂ©e.

Vital Kamerhe n'est donc pas totalement libre, bien qu'il ait été autorisé à quitter le pays pour se faire soigner en Europe depuis décembre 2021. La décision de la Cour de cassation laisse subsister la peine initiale, encore plus sévÚre, de 20 ans de prison. En effet, la Cour a déclaré que la cour d'appel avait commis une erreur de procédure; elle ne s'était pas prononcée sur le fond des accusations  portées contre Kamerhe. L'affaire retourne maintenant devant la cour d'appel, avec des juges différents, dans les semaines à venir. 

Les experts politiques ont rapidement Ă©tabli un lien entre cette dĂ©cision et les Ă©lections imminentes de l'annĂ©e prochaine, ainsi que les problĂšmes au sein de la coalition au pouvoir. Le parti politique de Kamerhe, l'Union pour la nation congolaise (UNC), est un alliĂ© clĂ© de la coalition au pouvoir de Tshisekedi. Alors que l'UNC est restĂ©e dans la coalition malgrĂ© l'arrestation de son leader, certains experts suggĂšrent que Kamerhe doit ĂȘtre physiquement prĂ©sent pour faire campagne pour la rĂ©Ă©lection de Tshisekedi l'annĂ©e prochaine. D'autres sources confirment qu'il pourrait effectivement y avoir un remaniement ministĂ©riel prochainement, ce qui pourrait permettre Ă  Kamerhe  d'accroĂźtre le nombre des membres de son parti au gouvernement et mĂȘme d’entrer lui-mĂȘme au gouvernement.

Le prĂ©sident Tshisekedi, cependant, aurait du mal Ă  concilier la libĂ©ration de Kamerhe - peut-ĂȘtre mĂȘme sa rĂ©intĂ©gration au gouvernement - avec sa lutte contre la corruption, une prioritĂ© de son administration. Le procĂšs de 100 jours a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme l'une des principales rĂ©alisations de son administration dans ce domaine, un signe que personne n'Ă©tait au-dessus de la loi. Deux ans plus tard, de nombreuses personnes arrĂȘtĂ©es par le gouvernement de Tshisekedi pour corruption ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es : Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, un homme d'affaires congolais et l’ancien directeur de l'Office des voiries et drainage, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une grĂące prĂ©sidentielle en janvier 2021 ; l'ancien ministre de l'Éducation Willy Bakonga, condamnĂ© pour blanchiment d'argent, a bĂ©nĂ©ficiĂ© de la mĂȘme mesure en novembre 2021 et a retrouvĂ© son mandat de dĂ©putĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale ; l'ancien ministre de la SantĂ© Eteni Longondo a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en aoĂ»t 2021 pour mauvaise gestion prĂ©sumĂ©e de la riposte Covid-19 mais a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une libertĂ© provisoire quelques semaines plus tard ; Abdallah Bilenge, l’ancien directeur de la RĂ©gie des voies aĂ©riennes (RVA) a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir dĂ©tournĂ© 15 millions de dollars amĂ©ricains l'annĂ©e derniĂšre mais a pu ĂȘtre libĂ©rĂ© le mois dernier lorsque sa peine a Ă©tĂ© annulĂ©e. 

Dans ce contexte, il ne sera pas surprenant de voir Kamerhe acquittĂ©. Mais cela pourrait ĂȘtre Ă  la fois un handicap politique et un atout pour Tshisekedi. Quelle dĂ©cision prendra-t-il ? Ou bien la politisation du systĂšme judiciaire a-t-elle Ă©tĂ© exagĂ©rĂ©e et cette dĂ©cision est-elle vraiment et seulement entre les mains de la cour d'appel ?

 En attendant, l’ouverture du procĂšs, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre tĂ©lĂ©phone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientĂŽt !

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La Cour de cassation a cassĂ© le lundi 11 avril la dĂ©cision de la cour d’appel de Kinshasa/Gombe condamnant Vital Kamerhe Ă  13 ans de travaux forcĂ©s. L'arrestation de Kamerhe, il y a exactement deux ans, avait provoquĂ© une onde de choc sur la scĂšne politique congolaise. Alors, comment interprĂ©ter cette dĂ©cision ?

C’est le sujet du septiĂšme Ă©pisode de la saison 2  de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo(GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC qui tente d’éclairer l’actualitĂ© du pays. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 avril 2022. 

Contre toute attente, l'affaire Vital Kamerhe refait surface. Pour rappel : Kamerhe avait Ă©tĂ© condamnĂ© avec Jammal Samih, un homme d’affaires, suite Ă  un dĂ©tournement prĂ©sumĂ© de prĂšs de 50 millions de dollars amĂ©ricains dans le cadre du programme de 100 jours, le premier programme phare du prĂ©sident Tshisekedi. Les deux accusĂ©s ont Ă©copĂ© d’une peine de 20 ans de prison, prononcĂ©e par le tribunal de grande instance de la Gombe.Cette peine a Ă©tĂ© ensuite ramenĂ©e Ă  13 ans par la cour d'appel de Gombe. C'est cette derniĂšre dĂ©cision qui est aujourd'hui annulĂ©e.

Vital Kamerhe n'est donc pas totalement libre, bien qu'il ait été autorisé à quitter le pays pour se faire soigner en Europe depuis décembre 2021. La décision de la Cour de cassation laisse subsister la peine initiale, encore plus sévÚre, de 20 ans de prison. En effet, la Cour a déclaré que la cour d'appel avait commis une erreur de procédure; elle ne s'était pas prononcée sur le fond des accusations  portées contre Kamerhe. L'affaire retourne maintenant devant la cour d'appel, avec des juges différents, dans les semaines à venir. 

Les experts politiques ont rapidement Ă©tabli un lien entre cette dĂ©cision et les Ă©lections imminentes de l'annĂ©e prochaine, ainsi que les problĂšmes au sein de la coalition au pouvoir. Le parti politique de Kamerhe, l'Union pour la nation congolaise (UNC), est un alliĂ© clĂ© de la coalition au pouvoir de Tshisekedi. Alors que l'UNC est restĂ©e dans la coalition malgrĂ© l'arrestation de son leader, certains experts suggĂšrent que Kamerhe doit ĂȘtre physiquement prĂ©sent pour faire campagne pour la rĂ©Ă©lection de Tshisekedi l'annĂ©e prochaine. D'autres sources confirment qu'il pourrait effectivement y avoir un remaniement ministĂ©riel prochainement, ce qui pourrait permettre Ă  Kamerhe  d'accroĂźtre le nombre des membres de son parti au gouvernement et mĂȘme d’entrer lui-mĂȘme au gouvernement.

Le prĂ©sident Tshisekedi, cependant, aurait du mal Ă  concilier la libĂ©ration de Kamerhe - peut-ĂȘtre mĂȘme sa rĂ©intĂ©gration au gouvernement - avec sa lutte contre la corruption, une prioritĂ© de son administration. Le procĂšs de 100 jours a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme l'une des principales rĂ©alisations de son administration dans ce domaine, un signe que personne n'Ă©tait au-dessus de la loi. Deux ans plus tard, de nombreuses personnes arrĂȘtĂ©es par le gouvernement de Tshisekedi pour corruption ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es : Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, un homme d'affaires congolais et l’ancien directeur de l'Office des voiries et drainage, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une grĂące prĂ©sidentielle en janvier 2021 ; l'ancien ministre de l'Éducation Willy Bakonga, condamnĂ© pour blanchiment d'argent, a bĂ©nĂ©ficiĂ© de la mĂȘme mesure en novembre 2021 et a retrouvĂ© son mandat de dĂ©putĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale ; l'ancien ministre de la SantĂ© Eteni Longondo a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en aoĂ»t 2021 pour mauvaise gestion prĂ©sumĂ©e de la riposte Covid-19 mais a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une libertĂ© provisoire quelques semaines plus tard ; Abdallah Bilenge, l’ancien directeur de la RĂ©gie des voies aĂ©riennes (RVA) a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir dĂ©tournĂ© 15 millions de dollars amĂ©ricains l'annĂ©e derniĂšre mais a pu ĂȘtre libĂ©rĂ© le mois dernier lorsque sa peine a Ă©tĂ© annulĂ©e. 

Dans ce contexte, il ne sera pas surprenant de voir Kamerhe acquittĂ©. Mais cela pourrait ĂȘtre Ă  la fois un handicap politique et un atout pour Tshisekedi. Quelle dĂ©cision prendra-t-il ? Ou bien la politisation du systĂšme judiciaire a-t-elle Ă©tĂ© exagĂ©rĂ©e et cette dĂ©cision est-elle vraiment et seulement entre les mains de la cour d'appel ?

 En attendant, l’ouverture du procĂšs, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre tĂ©lĂ©phone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientĂŽt !

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C’est le sujet du septiĂšme Ă©pisode de la saison 2  de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo(GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC qui tente d’éclairer l’actualitĂ© du pays. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 avril 2022. 

Contre toute attente, l'affaire Vital Kamerhe refait surface. Pour rappel : Kamerhe avait Ă©tĂ© condamnĂ© avec Jammal Samih, un homme d’affaires, suite Ă  un dĂ©tournement prĂ©sumĂ© de prĂšs de 50 millions de dollars amĂ©ricains dans le cadre du programme de 100 jours, le premier programme phare du prĂ©sident Tshisekedi. Les deux accusĂ©s ont Ă©copĂ© d’une peine de 20 ans de prison, prononcĂ©e par le tribunal de grande instance de la Gombe.Cette peine a Ă©tĂ© ensuite ramenĂ©e Ă  13 ans par la cour d'appel de Gombe. C'est cette derniĂšre dĂ©cision qui est aujourd'hui annulĂ©e.

Vital Kamerhe n'est donc pas totalement libre, bien qu'il ait été autorisé à quitter le pays pour se faire soigner en Europe depuis décembre 2021. La décision de la Cour de cassation laisse subsister la peine initiale, encore plus sévÚre, de 20 ans de prison. En effet, la Cour a déclaré que la cour d'appel avait commis une erreur de procédure; elle ne s'était pas prononcée sur le fond des accusations  portées contre Kamerhe. L'affaire retourne maintenant devant la cour d'appel, avec des juges différents, dans les semaines à venir. 

Les experts politiques ont rapidement Ă©tabli un lien entre cette dĂ©cision et les Ă©lections imminentes de l'annĂ©e prochaine, ainsi que les problĂšmes au sein de la coalition au pouvoir. Le parti politique de Kamerhe, l'Union pour la nation congolaise (UNC), est un alliĂ© clĂ© de la coalition au pouvoir de Tshisekedi. Alors que l'UNC est restĂ©e dans la coalition malgrĂ© l'arrestation de son leader, certains experts suggĂšrent que Kamerhe doit ĂȘtre physiquement prĂ©sent pour faire campagne pour la rĂ©Ă©lection de Tshisekedi l'annĂ©e prochaine. D'autres sources confirment qu'il pourrait effectivement y avoir un remaniement ministĂ©riel prochainement, ce qui pourrait permettre Ă  Kamerhe  d'accroĂźtre le nombre des membres de son parti au gouvernement et mĂȘme d’entrer lui-mĂȘme au gouvernement.

Le prĂ©sident Tshisekedi, cependant, aurait du mal Ă  concilier la libĂ©ration de Kamerhe - peut-ĂȘtre mĂȘme sa rĂ©intĂ©gration au gouvernement - avec sa lutte contre la corruption, une prioritĂ© de son administration. Le procĂšs de 100 jours a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme l'une des principales rĂ©alisations de son administration dans ce domaine, un signe que personne n'Ă©tait au-dessus de la loi. Deux ans plus tard, de nombreuses personnes arrĂȘtĂ©es par le gouvernement de Tshisekedi pour corruption ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es : Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, un homme d'affaires congolais et l’ancien directeur de l'Office des voiries et drainage, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une grĂące prĂ©sidentielle en janvier 2021 ; l'ancien ministre de l'Éducation Willy Bakonga, condamnĂ© pour blanchiment d'argent, a bĂ©nĂ©ficiĂ© de la mĂȘme mesure en novembre 2021 et a retrouvĂ© son mandat de dĂ©putĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale ; l'ancien ministre de la SantĂ© Eteni Longondo a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en aoĂ»t 2021 pour mauvaise gestion prĂ©sumĂ©e de la riposte Covid-19 mais a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une libertĂ© provisoire quelques semaines plus tard ; Abdallah Bilenge, l’ancien directeur de la RĂ©gie des voies aĂ©riennes (RVA) a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir dĂ©tournĂ© 15 millions de dollars amĂ©ricains l'annĂ©e derniĂšre mais a pu ĂȘtre libĂ©rĂ© le mois dernier lorsque sa peine a Ă©tĂ© annulĂ©e. 

Dans ce contexte, il ne sera pas surprenant de voir Kamerhe acquittĂ©. Mais cela pourrait ĂȘtre Ă  la fois un handicap politique et un atout pour Tshisekedi. Quelle dĂ©cision prendra-t-il ? Ou bien la politisation du systĂšme judiciaire a-t-elle Ă©tĂ© exagĂ©rĂ©e et cette dĂ©cision est-elle vraiment et seulement entre les mains de la cour d'appel ?

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C’est le sujet du septiĂšme Ă©pisode de la saison 2  de Po na GEC, la capsule audio du Groupe d’étude sur le Congo(GEC) et d’Ebuteli, son partenaire de recherche en RDC qui tente d’éclairer l’actualitĂ© du pays. Je suis Jason Stearns, directeur du GEC. Nous sommes le vendredi 15 avril 2022. 

Contre toute attente, l'affaire Vital Kamerhe refait surface. Pour rappel : Kamerhe avait Ă©tĂ© condamnĂ© avec Jammal Samih, un homme d’affaires, suite Ă  un dĂ©tournement prĂ©sumĂ© de prĂšs de 50 millions de dollars amĂ©ricains dans le cadre du programme de 100 jours, le premier programme phare du prĂ©sident Tshisekedi. Les deux accusĂ©s ont Ă©copĂ© d’une peine de 20 ans de prison, prononcĂ©e par le tribunal de grande instance de la Gombe.Cette peine a Ă©tĂ© ensuite ramenĂ©e Ă  13 ans par la cour d'appel de Gombe. C'est cette derniĂšre dĂ©cision qui est aujourd'hui annulĂ©e.

Vital Kamerhe n'est donc pas totalement libre, bien qu'il ait été autorisé à quitter le pays pour se faire soigner en Europe depuis décembre 2021. La décision de la Cour de cassation laisse subsister la peine initiale, encore plus sévÚre, de 20 ans de prison. En effet, la Cour a déclaré que la cour d'appel avait commis une erreur de procédure; elle ne s'était pas prononcée sur le fond des accusations  portées contre Kamerhe. L'affaire retourne maintenant devant la cour d'appel, avec des juges différents, dans les semaines à venir. 

Les experts politiques ont rapidement Ă©tabli un lien entre cette dĂ©cision et les Ă©lections imminentes de l'annĂ©e prochaine, ainsi que les problĂšmes au sein de la coalition au pouvoir. Le parti politique de Kamerhe, l'Union pour la nation congolaise (UNC), est un alliĂ© clĂ© de la coalition au pouvoir de Tshisekedi. Alors que l'UNC est restĂ©e dans la coalition malgrĂ© l'arrestation de son leader, certains experts suggĂšrent que Kamerhe doit ĂȘtre physiquement prĂ©sent pour faire campagne pour la rĂ©Ă©lection de Tshisekedi l'annĂ©e prochaine. D'autres sources confirment qu'il pourrait effectivement y avoir un remaniement ministĂ©riel prochainement, ce qui pourrait permettre Ă  Kamerhe  d'accroĂźtre le nombre des membres de son parti au gouvernement et mĂȘme d’entrer lui-mĂȘme au gouvernement.

Le prĂ©sident Tshisekedi, cependant, aurait du mal Ă  concilier la libĂ©ration de Kamerhe - peut-ĂȘtre mĂȘme sa rĂ©intĂ©gration au gouvernement - avec sa lutte contre la corruption, une prioritĂ© de son administration. Le procĂšs de 100 jours a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© comme l'une des principales rĂ©alisations de son administration dans ce domaine, un signe que personne n'Ă©tait au-dessus de la loi. Deux ans plus tard, de nombreuses personnes arrĂȘtĂ©es par le gouvernement de Tshisekedi pour corruption ont Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es : Modeste Makabuza et Benjamin Wenga, un homme d'affaires congolais et l’ancien directeur de l'Office des voiries et drainage, ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'une grĂące prĂ©sidentielle en janvier 2021 ; l'ancien ministre de l'Éducation Willy Bakonga, condamnĂ© pour blanchiment d'argent, a bĂ©nĂ©ficiĂ© de la mĂȘme mesure en novembre 2021 et a retrouvĂ© son mandat de dĂ©putĂ© Ă  l’AssemblĂ©e nationale ; l'ancien ministre de la SantĂ© Eteni Longondo a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© en aoĂ»t 2021 pour mauvaise gestion prĂ©sumĂ©e de la riposte Covid-19 mais a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une libertĂ© provisoire quelques semaines plus tard ; Abdallah Bilenge, l’ancien directeur de la RĂ©gie des voies aĂ©riennes (RVA) a Ă©tĂ© condamnĂ© pour avoir dĂ©tournĂ© 15 millions de dollars amĂ©ricains l'annĂ©e derniĂšre mais a pu ĂȘtre libĂ©rĂ© le mois dernier lorsque sa peine a Ă©tĂ© annulĂ©e. 

Dans ce contexte, il ne sera pas surprenant de voir Kamerhe acquittĂ©. Mais cela pourrait ĂȘtre Ă  la fois un handicap politique et un atout pour Tshisekedi. Quelle dĂ©cision prendra-t-il ? Ou bien la politisation du systĂšme judiciaire a-t-elle Ă©tĂ© exagĂ©rĂ©e et cette dĂ©cision est-elle vraiment et seulement entre les mains de la cour d'appel ?

 En attendant, l’ouverture du procĂšs, pour recevoir Po na GEC chaque vendredi sur votre tĂ©lĂ©phone, rejoignez notre fil WhatsApp en envoyant « GEC », G, E, C,  ou « Ebuteli » au +243 894 110 542. À bientĂŽt !

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