- Speaker #0
Hello Axel !
- Speaker #1
Bonjour Chloé !
- Speaker #0
Merci de m'accorder un petit peu de temps aujourd'hui.
- Speaker #1
Merci à toi de me recevoir.
- Speaker #0
Avec grand plaisir, je suis ravie, on est à la Coworkery, située à Mont-Saint-Guybert, pour enregistrer cet épisode de podcast. Axel, je tenais absolument à t'avoir dans cette mini-série, parce que, bah oui, t'es une des pionnières, on va dire, en tout cas, tu es très connue dans la sphère podcast belge, grâce à ton podcast Planète d'Aron. Je vais d'abord te laisser te présenter, tu peux me dire en deux mots qui tu es, ton podcast, le sujet, Planète Daron, on l'a dit, et depuis quand il existe ?
- Speaker #1
Alors, je m'appelle Axelle, Axelle Ballieu, je suis la fondatrice, l'hôte, la réalisatrice, la productrice,
- Speaker #0
CEO,
- Speaker #1
CFO, tous les noms un peu fancy du business de Planète Daron. Je dis toujours que c'est un projet, c'est toujours pour moi à la phase de projet, mais ce podcast, maintenant j'ose dire que je suis podcasteuse, mais j'osais pas le dire, ça fait pas très longtemps.
- Speaker #0
Syndrome de l'imposteur, on va en parler.
- Speaker #1
Ouais, mais du coup j'ose le dire, et d'ailleurs j'ai même souri quand tu m'as présenté, parce que j'aurais jamais osé ou accepté que tu me présentes de cette manière-là. Aujourd'hui, ben en fait, ben oui, en fait, ouais.
- Speaker #0
Un peu quand même.
- Speaker #1
Un peu. Je suis assez fière de ça parce qu'il existe depuis... Donc, ça fera trois ans en février 2026, parce que j'ai lancé en février 2023. Et il mature depuis septembre 2022. Et donc, voilà.
- Speaker #0
Tu as mis du temps à le lancer ?
- Speaker #1
Oui. Parce que du coup, si ma question, c'est pourquoi est-ce que j'ai créé... C'est parti ta question.
- Speaker #0
Tout à fait. C'était une de mes questions. À quel moment l'idée du podcast a commencé à germer chez toi ? Donc, on l'a dit, septembre 2023. Et pourquoi... et donc un an plus tard
- Speaker #1
6 mois plus tard septembre 2022, j'ai lancé en février 2023, donc il a mis du temps mais c'est vrai qu'en fait un an c'est pas fou parce que je me suis fait une promesse en fait un jour tout ça vient d'une promesse donc mon fils est né j'écoutais, je suis une grande consommatrice de podcast, je passe ma vie à écouter des podcasts j'ai toujours des écouteurs plugués dans mes oreilles Et mon me time, mon quality time, c'est de faire le ménage, c'est de vider les armoires, c'est de faire du sport. Non, je ne vais pas faire la meuf qui fait du sport.
- Speaker #0
Sport à 5.
- Speaker #1
Non, c'est faux. Tondre la pelouse, par exemple, avec des écouteurs, c'est vraiment mon me time d'écouter des podcasts. Je fais ça depuis très longtemps. Je pense qu'avant 2020, 2019, j'ai dû commencer à écouter des podcasts. Donc, grande consommatrice. J'aime beaucoup m'informer, j'ai vraiment ce besoin d'écouter beaucoup de choses. Je suis très touchée par l'histoire des gens. Et donc je pensais, quand je suis tombée enceinte et quand je suis devenue mère, que j'étais prête à tout. J'ai tout lu, j'ai tout entendu. Donc en fait, pas de problème. Moi, j'étais sûre que j'allais être la mère parfaite, mais que tout allait rouler, évidemment. Parce que moi, je suis Axelle Ballieu et que j'ai tout lu, tout entendu. Donc, c'est quoi l'histoire ?
- Speaker #0
Les podcasts que tu écoutais à l'époque, c'était sur la parentalité et la maternité ?
- Speaker #1
Oui, parentalité surtout. Maternité.
- Speaker #0
Quand tu es prête à accueillir ton enfant.
- Speaker #1
J'avais tous les scénarios qu'à ta, je les connais. Je sais comment il faut accoucher. J'ai tout entendu. Et j'écoutais aussi beaucoup de podcasts sur le développement personnel, des trucs plus courts, des podcasts news. Mais là, du coup, c'était la radio à l'époque, en fait. La radio qui faisait des podcasts, pas des podcasts natives. Bref. Et puis en fait, je me prends un gros tsunami dans la gueule quand je deviens mère et mon fils est atteint d'une maladie génétique, est porteur d'une maladie génétique inconnue, ça s'appelle une maladie génétique de type 3, c'est-à-dire qu'on ne connaît pas l'évolution d'une maladie. On sait qu'il a une maladie génétique, mais on ne sait pas comment cette maladie va évoluer, si elle va continuer à évoluer ou pas. Enfin bref, mais tout ça a pris beaucoup de temps et donc à ce moment-là, à un moment donné dans ma vie, Mon fils est hospitalisé en oncologie, parce qu'en oncologie pédiatrique à Saint-Luc. Et je me plonge dans ton regard et j'ai beaucoup d'émotion. Et je suis là, c'est pendant la période Covid, parce que du coup, en fait, tu ne vois que des mères à l'hôpital, parce que tu peux avoir qu'une seule personne peut être présente. Donc évidemment, c'est les mères qui sont là auprès de leurs enfants. C'est la période Covid, donc il n'y a pas de chambre particulière. Mon petit garçon de 4 mois et demi, il a 5 mois à ce moment-là, est hospitalisé. On est dans une chambre avec un ado qui a un cancer. Sa maman est à ses côtés jour et nuit. Et en fait, je bascule dans un monde que je ne connais pas. Et pourtant, j'étais sûre d'avoir tout entendu, tout lu, tout vu. Non, je découvre un monde. Et en fait, je suis dans une immense, immense détresse. J'ai tellement peur, je suis terrorisée, je serre mon fils matin et soir, je ne comprends pas, je ne sais pas ce qu'on fout là, je ne sais pas ce qui va se passer. Et je vois surtout ces autres mères, je croise leur regard et en fait dans leur regard, je me plonge dans leurs yeux et je comprends ce qu'elles vivent. Et je serre mon fils dans mes bras et je lui dis, un jour on se battra et un jour on racontera l'indisible en fait, ce qui n'est pas dit. Ce n'est pas normal de vivre ça, ce n'est pas normal que ça soit tu. C'est pas normal que les gens ne savent pas, il y avait cette petite fille qui était dans ce couloir, 5 ans, qui tringbalait sa chimiothérapie et à qui la semaine on lui avait enlevé ses oeufs verts dans l'idée que peut-être plus tard elle pourrait avoir des enfants. Et ça, ça m'a traumatisée et il y avait ça, évidemment, cette envie de partager ce vécu en fait. Je comprenais tellement, j'avais tellement d'empathie pour les mères. Et moi, je souffrais tellement. Je me suis dit, plus jamais je laisserai une maman dans le besoin. Il faut les aider, en fait. C'est ça, en fait. C'est venu de là de, je veux aider d'autres mères. Je veux raconter ce qu'il se passe. Je veux que tout le monde puisse avoir son moment où on peut raconter ce qu'ils vivent. Parce qu'en fait, moi-même, j'avais ce besoin.
- Speaker #0
Tu avais besoin de parler, de crier, de transmettre.
- Speaker #1
C'est ça, et qu'on comprenne. Sauf que... Il y avait peu de gens, même si j'étais très entourée, qui comprenaient réellement ce que je vivais. On me disait juste « t'es courageuse, t'es forte » .
- Speaker #0
Oui, je crois que quand t'es pas dans cette situation...
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et puis ce besoin aussi de réaliser un rêve de petite fille, j'ai toujours voulu... Moi, je voulais être présentatrice météo.
- Speaker #0
C'est quoi ça ? Météo peut-être, mais en tout cas, à la télé...
- Speaker #1
Peut-être le JT ou la météo ou SpeakRin. speakreen à RTL TVI, j'en rêvais aussi le go dingy ou animatrice radio et donc finalement on se dit autant joindre l'utile à l'agréable et yolo ok donc tu penses à cette idée de podcast qui est assez évident pour toi qu'est-ce
- Speaker #0
qui se passe entre l'idée et la réalisation tu t'informes tu te formes comment tu prends les infos ?
- Speaker #1
Pauline Léniot Pauline Léniot elle est le mainstream elle m'inspire beaucoup,
- Speaker #0
j'écoute beaucoup ce qu'elle fait c'est vidéo YouTube c'est ça elle avait fait toute une vidéo mais en fait c'est une ou plusieurs mais je pense que c'est une où elle explique le zoom c'est ce que j'ai aujourd'hui c'est un Shure SM58 et un zoom je l'ai suivi, je me suis informée aussi auprès de cette vidéo YouTube j'ai demandé un injetement, il m'a confirmé que c'était ok Je suis partie là-dessus aussi. Et puis t'es équipée, on va dire ?
- Speaker #1
Oui, je me suis équipée, mais donc c'était pas grand-chose finalement. C'était deux micros, je sais pas, ça coûte 100 euros, je pense. Le Zoom, je l'ai acheté en seconde main. Donc je crois que pour les 400 euros, 300, 400 euros, j'avais mon équipement. J'avais quand même acheté Audition sur
- Speaker #0
Adobe. On va y venir sur tes outils. À l'époque, c'était Audition.
- Speaker #1
Audition, ça l'est toujours, mais... T'as travaillé sur Audition ? Oui, je travaille sur l'audition.
- Speaker #0
C'est curieux, on va voir après pour les outils.
- Speaker #1
Et c'est tout. Et puis, me, myself and I. Et donc,
- Speaker #0
tu te dis interview, solo. Comment tu pars sur des podcasts d'interview ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas confiance en moi. Je suis très fragile, je suis très vulnérable. J'ai très envie de raconter des histoires, d'encapsuler. J'ai très envie de faire des podcasts. Je sais que c'est mon média. Je le sens. Par contre, ça, c'est dans mon ventre. Vraiment, je sens que c'est ça que je veux faire. Par contre, je n'assume pas du tout. Je n'ose pas du tout en parler. Tu n'en parles pas à ton entourage ? Juste à mon mari.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
À mes deux, trois meilleurs potes. Mais je me rappelle d'une fois où on était à un dîner et mon mari dit « Mais Axe, raconte ton projet. »
- Speaker #0
Ton truc là.
- Speaker #1
« Ce que tu as envie de faire, les podcasts. » Et je suis là, mais juste la ferme en fait. Ne dis pas ça. Je deviens toute rouge, je suis hyper gênée. En plus, le sujet, tu vois quand même la maternité, la parenté.
- Speaker #0
Ça t'a fait clair pour toi ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ok, donc le topic était clair.
- Speaker #1
Le topic était clair. Alors, pas la maternité. Je savais que je voulais parler parentalité, que je voulais parler vie. Ce n'était pas tellement la grossesse, tout ça.
- Speaker #0
C'était quand même le lien enfant. Tu vois, tu aurais pu dire, je parle de médecine ou de maladie. Non,
- Speaker #1
non. C'était plus les relations entre personnes. C'est plus ça qui m'intriguait beaucoup. Le couple, le cataclysme qu'un enfant provoque.
- Speaker #0
Ça, c'est un très bon sujet.
- Speaker #1
Oui, c'est plutôt ça. Mais du coup, vraiment énorme syndrome de l'imposteur, j'ose pas en parler. La maternité, la parentalité, c'est quand même considéré comme un sous-sujet en société. Donc, je suis un peu gênée de dire ça. J'ai un peu l'impression qu'on va me dire... Qu'est-ce qu'elle va raconter ? Qu'est-ce qu'elle va dire ? Ça va intéresser personne. Vraiment, j'en parle le moins possible. Mais par contre, du coup, je ne sais plus c'était quoi ta question ? Comment je commence ?
- Speaker #0
Ah oui, interview, ma femme.
- Speaker #1
Mais donc, je commence tout de suite à penser à des histoires. Et je pense à mon deuxième épisode. Le premier épisode, c'était Nicolas Lehaix qui avait un studio de podcast qui lui m'a donné beaucoup de confiance en me disant « Mais Axe, il faut que tu fasses des podcasts. Le podcast, c'est vraiment le nouveau média. » Lui, il y croyait et il y croit toujours à fond. Donc, on avait déjà enregistré un premier épisode avec lui. Mais surtout, je pense directement à ma voisine de quand j'étais petite qui vivait un peu différemment. Et je l'observais, moi, de mes yeux de petite fille, petite. Et je me dis, il y a quelque chose qui m'intriguait. Et tout de suite, je lui ai envoyé un message en lui disant « Est-ce que tu ne veux pas raconter ton histoire ? » Et en fait, j'avais confiance en mes invités, pas tellement en moi. Moi, je sais juste que je suis écoutée très, très fort. Après... Je sais que je peux me débrouiller vite fait. Si je regarde des tutos YouTube, on va y arriver. Mais parler moi-même, format solo, non, pas du tout assez confiance en moi. Pas de qu'est-ce que j'allais dire. Aussi, j'aime pas autant si j'aime quand même bien être sous le spotlight. Je prends beaucoup de place quand j'arrive. Je parle fort, je rigole fort. On me voit, je suis grande. J'aime quand même bien qu'on me remarque. Mais je n'aime pas tellement... Quand on s'intéresse à moi, là, ça me gêne. Tu vois, j'aime bien être là.
- Speaker #0
Oui, oui.
- Speaker #1
Mais moi, c'est les autres qui m'intéressent.
- Speaker #0
Voilà. Mais on le sent dans tes épisodes, que tu mets les autres bien en valeur.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ta place est juste, mais elle est... En tout cas, dans les épisodes, tu ne prends pas trop de place. Oui, j'ai pas envie. Moi, c'est bien.
- Speaker #1
Et donc, ça ne m'est jamais venu à l'idée de faire des épisodes. Enfin, si j'en fais quelques-uns. Oui, j'adore aussi,
- Speaker #0
c'est bien.
- Speaker #1
Je raconte ma vie. Mais tu vois, je ne parle pas de... vraiment de moi, je parle plus du podcast, de l'évolution, des stats.
- Speaker #0
Et de tes coups de mou.
- Speaker #1
Et ça, j'adore.
- Speaker #0
Et on va revenir aussi dans la deuxième partie. Tu veux les étapes ? On va finir la première partie. Aujourd'hui, l'interview est coupée en trois parties. Pour finir sur la première partie, finalement, tu te lances, tu oses te lancer, tu en parles. Quel est un peu quand même le retour de ton entourage ? Soutenant ? Oui,
- Speaker #1
mais au début, soutenant, on se dit juste, elle fait mumus, quoi. Elle s'amuse avec ses petits micros, elle passe beaucoup de temps sur la route parce que du coup je me déplace partout en Belgique. Parce que, en fait, je pense juste à ce moment-là à des femmes que je connais, qui ont marqué mon histoire, qui ont marqué ma vie en fait par des histoires, par leurs histoires. Et donc, très vite, je me retrouve à Liège pour enregistrer l'histoire de Louise. Je vais à gauche et à droite, je vais à Bruxelles, je loue... À Bruxelles, je loue le Jack Studio parce que je me dis que c'est plus professionnel. Ah oui,
- Speaker #0
donc tu commences déjà en 2019, en 2023.
- Speaker #1
En 2023, parce que du coup, très vite, j'ai Lucille Rochelet qui m'accueille chez elle. Mais du coup, très vite quand même, des personnalités qui acceptent de venir dans mon...
- Speaker #0
Parce que tu démarches.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu envoies sur quoi ? Instagram ?
- Speaker #1
Sur Instagram. Et surtout, je suis hyper étonnée qu'on me dise oui. Moi, à ce moment-là, j'ai 200 abonnés. Mon visuel est dégueulasse. mon feed, n'en parlons pas, alors je ne dis pas que c'est mieux maintenant, mais à l'époque, je peux te dire que ce n'était pas un folichon. Et on me dit oui.
- Speaker #0
Mais les gens veulent parler.
- Speaker #1
Mais oui. C'est ça qui est tenant. C'est ça qui est fou. Donc en fait, il ne faut pas avoir peur de demander. Je pitchais bien, je pense, le projet, l'idée derrière, ce que j'avais envie de faire, l'objectif en fait. Ça, je le pitchais bien. Et donc, je pense qu'on ne faisait pas tellement attention à mon feed, à mon nombre d'abonnés. Donc très vite, oui, ça arrive. Mais tu sais, les premiers mois, moi, j'ai 10 écoutes. Première semaine, 10 écoutes, 15. Quand ça arrive à 70, je suis là, wow, truc de fou, tsunami, mon podcast décolle.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, tu as combien d'écoutes ?
- Speaker #1
Ton top,
- Speaker #0
là, cette année, ton mois le plus haut que tu as fait ?
- Speaker #1
100 000.
- Speaker #0
Oui, c'est incroyable.
- Speaker #1
Mais c'est grâce à mes invités.
- Speaker #0
On va y venir aussi, sur les invités, la notoriété. Ça m'intéresse un petit peu comme sujet. Une des dernières questions pour cette première partie, c'est... Ah, j'en ai encore deux, en fait. Il y en a une qui m'a toujours intriguée, c'est le nom de ton podcast. Comment ça t'est venu ?
- Speaker #1
Oh, juste chercher. Oui. Parce que je savais que je ne voulais pas parler maternité au sens propre du terme. Je savais que je voulais parler parentalité et je savais aussi très vite que je voulais inclure les hommes dans le podcast. Je ne voulais pas... Alors, très... Très sororité, très féministe, très engagée. Et encore l'engagement, il vient seulement maintenant parce que maintenant je me sens légitime à me dire engagée. Je ne l'ai pas toujours été non plus. Je n'ai pas très bien compris aussi ce qu'était le féminisme, ce que ça voulait dire. Tout ça est arrivé sur mon chemin. J'apprends, je lis et c'est mes invités qui m'apprennent tout ça. Mais je savais que parce que j'ai du coup un mari extraordinaire, je le dis tout le temps, mais c'est la vérité. Parfois, il me saoule qu'on se le dise, mais il est extraordinaire. Et on était en fusion. Et malgré tout, l'arrivée de notre enfant nous a bouleversés. Et donc, je me suis dit, mais en fait, lui aussi a quelque chose à raconter. Les hommes ont des choses à raconter. Ils doivent aussi prendre leur place. J'ai très vite compris qu'il y avait un problème sociétal. Et donc, je cherchais bêtement Daron. J'essayais plein de trucs. J'essayais plein de noms, mais ça ne marchait pas. Et puis, en fait, je les disais à voix haute. Je les envoyais à mes copines, mes deux, trois meilleurs potes. Charlotte, Lamadeline, Bigub à vous. Parce que vraiment, elles ont entendu parler de ce podcast, les pauvres. Vraiment, je ne comprends même pas qu'elles soient encore amies avec moi aujourd'hui. Et elles ont fini par valider. Et puis, Planète Daron, quand je l'ai dit, ça se déjuste. C'est comme le prénom de... ton enfant, finalement. Tu sais quand c'est OK.
- Speaker #0
Et donc voilà,
- Speaker #1
c'était juste essayer.
- Speaker #0
Et la DA, la couleur mauve qui revient beaucoup ? C'est un peu par hasard.
- Speaker #1
Oui ? Oui, parce que vraiment, le mauve, ce n'est vraiment pas une couleur que je kiffe. Mais alors, vraiment pas. Je ne mets jamais du mauve. Je n'achète jamais du mauve. Je n'achète jamais rien. C'est un truc de fou. Et maintenant, c'est devenu ma couleur préférée au monde. C'est devenu... Je crois que c'est vraiment en allant au studio de David Dieu. vertical view, en faisant joujou avec les lumières. Je voulais du rose mauve.
- Speaker #0
Mais oui,
- Speaker #1
avant, il n'y avait pas. Il y avait ce truc rose parce que maintenant, j'ai un gilet mauve américain vintage. Et avant, j'avais un gilet rose américain vintage. Et le rose a toujours été ma couleur prêve. Mais non, je raconte n'importe quoi. Le mauve, il vient du fait, effectivement, les couleurs, mais non, il vient du fait que j'ai fait un shooting photo Pour l'illustration de... Très intéressant ça. Oui,
- Speaker #0
que tu as changé récemment ta miniature.
- Speaker #1
C'est plein de là. Donc j'avais demandé, je reprends cette question. Je viens de Mauve, couleur que je n'aime pas à la base. On est d'accord là-dessus. Vraiment, je n'achète rien, je déteste le Mauve. Sauf que ma toute première miniature, franchement, je pourrais te la retrouver. C'est horrible, c'est une photo de nous trois avec un planète d'arbre, c'est Kata. Et je demande du coup à la sœur d'une amie qui se propose de m'aider dans les visuels de Planète Daron. Et elle me dit, ça serait peut-être quand même bien que tu fasses une photo professionnelle comme les autres podcasteurs. Donc effectivement, je prends rendez-vous avec Lilo, Lilutch. Je le conseille très très fort. Je regarde son site, je me dis oui c'est sympa, on va faire des photos. Et en fait, il met un fond mauve. C'est comme ça. Et donc je reçois ses photos et le fond est mauve. Et puis, en fait, on a juste stretché la photo dans la miniature, dans Canva, pour que ça prenne toute la place de la miniature. Et en fait, c'est devenu beau, mais c'est resté mort.
- Speaker #0
Allez !
- Speaker #1
Vraiment, plus con que ça, tu meurs. T'as pas réfléchi.
- Speaker #0
Et par contre, changer ta miniature et mettre ton visage à toi, c'est un conseil qu'on donne souvent. C'est vraiment, il faut incarner le podcast. Je sais que c'est pas que ça aggrave de mettre sa grande face. Moi,
- Speaker #1
j'aime bien.
- Speaker #0
Moi, je ressens plein de photos de toutes mes auditrices avec ma tête, comme ça, dans les voitures. On voit la petite miniature. Mais c'est un bon conseil de se mettre en avant. Avec une photo, on se voit. Et aussi des couleurs criardes. Des couleurs vraiment qu'on reconnaît. C'est ça.
- Speaker #1
Tout à fait. Pour justement, dans ce flux de podcasts qu'on te voit, en fait. D'ailleurs, tu ne lis même plus. Moi, quand je cherche mon podcast dans les top 50 des meilleurs podcasts, Vraiment, je le fais défiler comme ça et puis je vois ma couleur et je dis « Ah, qu'est-ce que c'est ? »
- Speaker #0
Le mauvais, là. Tu regardes fréquemment ton score ?
- Speaker #1
Je suis accro. T'es accro ?
- Speaker #0
Ah, je regarde jamais.
- Speaker #1
Ça va mieux maintenant.
- Speaker #0
C'est nébuleux parce que tu vois, c'est flou aussi dans le monde du podcast belge, le ranking.
- Speaker #1
Oui, c'est France. C'est France, ouais.
- Speaker #0
C'est France et en plus, il y a toutes ces émissions de radio. Bon, c'est un autre débat, mais c'est toutes ces émissions de radio qui en fait sont juste rediffusées et qui, eux, font un score de malade. Déjà, c'est des quotidiennes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Plus t'es diffusée, plus le référencement te manque. Pour moi, c'est dur,
- Speaker #1
je pense, dans ta catégorie, mais dans la catégorie parentalité,
- Speaker #0
c'est easy. T'as l'école de maternelle.
- Speaker #1
T'as Bliss, l'école des maternelles, dans la maison des maternelles. T'as le podcast de Agathe Le Caron. T'as quelques podcasts.
- Speaker #0
Je peux me placer au-dessus du podcast de Agathe Le Caron. Ouais, tu fais des très belles écoutes.
- Speaker #1
Ouais. Après, ça fluctue. Oui, on va se regarder. Mais je pense que ça dépend vraiment très, très fort de la catégorie dans laquelle tu te trouves. Et j'ai assez de chance dans notre catégorie parentalité. Tu n'as pas tellement de podcasts, des émissions. Tu en as quelques-unes. Sinon, tu as des très gros podcasts comme Bliss, La Matressance, évidemment. Tu as aussi Mawan, Les Résilientes. Tu as quelques gros podcasts. Et puis, en tout cas, en Belgique, on n'est pas beaucoup.
- Speaker #0
En Belgique, on n'est pas beaucoup.
- Speaker #1
Il y a Rita, moi, il y a My Name is Mom, qui était quand même la première. C'est elle, la pionnière, Déborah Laurent. Je veux quand même bien la citer parce qu'elle m'a beaucoup inspirée. C'est elle qui a lancé le premier podcast maternité. C'est Déborah Laurent avec My Name is Mom. Et qui a du coup une super newsletter. Et qui est journaliste. Beaucoup de journalistes. Et elle a arrêté My Name is Mom. Et maintenant, elle a un podcast privé qui s'appelle À cœur ouvert, que je trouve absolument... C'est une trop bonne idée. Et je crois qu'elle fait ça divinement bien. Je ne sais pas, parce que tu ne peux pas l'écouter, vu que c'est privé. Mais Déborah...
- Speaker #0
Elle fait du contenu qu'elle fait payer et qui reste privé, c'est ça ? En fait, je raconte l'histoire de maternité.
- Speaker #1
C'est pour l'offrir, en fait. Ah,
- Speaker #0
pour l'offrir à quelqu'un. Oui. On parlait de diversification off. C'est vrai que c'est un des moyens de gagner de l'argent. Justement, on va parler d'argent maintenant, mais dernière question pour cette première partie, on passera à la deuxième ensuite. Pour toi, du coup, je crois que j'ai compris, mais le podcast, ce n'était pas une stratégie, ce n'était pas un levier stratégique, ce n'était pas un business que tu voulais développer.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'était vraiment un hobby pour toi.
- Speaker #1
Hobby. Mais hobby qui prend beaucoup de temps.
- Speaker #0
Oui. Et du coup, quand on...
- Speaker #1
Et donc, quand tu dépenses beaucoup d'argent.
- Speaker #0
Moi, j'étais l'opposé, je n'étais pas naïve comme ça. Je me disais, ça va aller, ça va me prendre 15 minutes par semaine. Non, non, ça prend un calculateur.
- Speaker #1
Et c'est ça, en fait, moi, je n'avais pas du tout capté. Et en fait, et puis, tu sais, ça évolue. J'ai de la chance d'avoir quelques invités qui répondent oui. Je me dis, mais c'est quand même un truc de dingue. Et puis, je passe de plus en plus de temps. Bon, au début, je ne me mets pas de pression. Je me dis, je publie quand je publie. Punta de laine.
- Speaker #0
Tu ne penses pas à cette régularité si importante pour le référencement ? Non,
- Speaker #1
pas à ce moment-là.
- Speaker #0
Peut-être, oui.
- Speaker #1
Non, je me dis juste qu'il faut que je fasse ce que je peux à ce moment-là. Et surtout, là, mon petit, il est encore... petit. Il est encore très, très malade. Donc là, c'est très dur. On est toujours entre l'hôpital, machin, donc c'est un peu compliqué. Mais par contre, ça, c'est vraiment ma bulle d'oxygène. C'est vraiment ce qui me fait... Et mon mari me laisse très, très vite, bizarrement. Il me laisse... Et ça, ça a été quand même un gros signe. Il me laisse faire. Parce que d'habitude, il est là, mais meuf, qu'est-ce que tu fous encore ? Qu'est-ce que tu vas encore inventer ? Dépenser l'argent de la famille, parce que ça, c'est vraiment quelque chose que je sais bien faire.
- Speaker #0
Il y en a toujours pareil, je crois.
- Speaker #1
Mais là, très vite, il me laisse quand même assez... Surtout, il voit que il faut quand même remettre les choses bien au milieu du village. L'Église au milieu du village. Au début, on parle dans dizaines d'écoutes. Mais je suis quand même contente. Et surtout, je reçois des...
- Speaker #0
L'engouement est dingue. Directement.
- Speaker #1
Directement, les gens...
- Speaker #0
Tu reçois plein de messages.
- Speaker #1
Et tu reçois des messages de merci. ça me fait du bien et en fait c'est ça qui a fait toute la différence c'est ça qui a fait que je me suis accrochée parce que franchement quand tu vois effectivement l'argent que ça te demande le temps que ça te demande l'énergie que ça te demande c'est colossal et en fait tu reçois ces messages et tu te dis oh mais il y a un truc en fait et alors tu te dis bon je vais encore essayer un petit peu et puis ça continue et que maintenant tu vois maintenant que j'ai beaucoup d'écoute, j'ai beaucoup moins de messages j'en reçois toujours mais plus de la même manière Moi aussi,
- Speaker #0
j'en ai moins.
- Speaker #1
C'est plus du tout le même engouement, c'est différent, je pense. Donc parfois, c'est un peu plus dur maintenant de continuer à s'accrocher qu'au début, j'étais vraiment pensée par tellement d'amour, tellement de gens qui y croyaient et surtout qui me félicitaient, qui me disaient « Axe, c'est génial ce que tu fais. Ce qui se passe aujourd'hui, c'est que, et tant mieux, je suis hyper contente que ça se passe comme ça, c'est plus moi qu'on félicite. » C'est mes invités qu'on félicite, c'est à elles qu'on envoie des messages. Elles reçoivent tellement de messages, tellement d'amour de leur entourage, de gens qu'elles ne connaissent pas. Et c'est ça qui... En fait, la vapeur s'est inversée. Et donc maintenant, ce que je fais pour essayer de me rebooster, c'est que je demande à mes invités leur retour. Si elles ont reçu du feedback, si elles sont contentes. Et à ce moment-là, je me dis « Ok, j'ai tout gagné » .