Speaker #0Tout le monde vous dit « soyez régulier » , mais personne ne vous dit comment, parce que la vraie réponse, elle n'est pas super sexy, c'est pas une question de motivation, c'est une question de système, et un système, ça se construit, ça ne se souhaite pas. Malyce, Malyce. Podcast. Podcast. Mode d'emploi. Que vous soyez entrepreneur, passionné par ce que vous faites ou indépendante slash indépendant ou même simplement curieux du monde du podcasting, vous êtes au bon endroit. Dans Podcast Mode d'Emploi, je vous dévoile tous les secrets du podcast. Comment l'utiliser pour booster votre entreprise, capter l'attention de votre audience ou tout simplement faire passer votre message de manière authentique et impactante ? Vous n'imaginez pas tout ce que l'on peut faire avec un peu de malice. Vous connaissez ce moment, vous avez prévu d'enregistrer et puis la semaine a été chargée, l'inspiration n'était pas là, vous n'aviez tout simplement pas l'énergie. Alors vous avez sauté l'épisode en vous disant « bon, la semaine prochaine, je le ferai » . Le problème, c'est que la semaine prochaine, elle arrive et la même chose se répète. Pas de temps, pas d'envie, pas de motivation, pas d'inspiration. Alors c'est pas un manque de sérieux, c'est pas non plus un manque de passion, c'est vraiment l'absence d'un système qui tient quand vous, vous ne tenez plus. Dans cet épisode, je vais vous donner trois leçons que j'ai apprises en plus de 20 ans de radio et qui ont tout changé dans ma façon d'aborder la régularité, pas de la théorie, de la mécanique concrète. Parce que votre podcast, il mérite mieux qu'une intention. Vous, vous avez lancé ce podcast parce que vous aviez quelque chose à dire. parce que vous aviez envie d'être visible, envie d'être utile, envie d'être présente pour votre audience aussi. Mais personne ne vous avait prévenu que la régularité, ça allait devenir le sujet le plus épuisant de votre aventure de podcast. C'est pas le micro, pas le montage, pas les titres, etc. La régularité, c'est ça qui est le plus difficile à tenir. Et chaque semaine, c'est la même question. Est-ce que j'ai le temps ? Est-ce que j'ai l'énergie ? Est-ce que j'ai quelque chose à dire ? Et cette culpabilité sourde quand la réponse à une de ces questions est non. Ce que vous vivez, c'est pas de la faiblesse, soyez rassurés. C'est le signe que vous n'avez pas encore le bon système. Pas le bon vous, le bon système. C'est pas la même chose. Ce que personne ne vous dit vraiment, c'est que la régularité, c'est pas une question de motivation. C'est pas une question de discipline non plus. C'est une question d'ingénierie. La motivation, elle est maximale quand on lance son podcast. Parce qu'on est hyper... hyper content, il y a tout qui est nouveau, c'est excitant, là on se dit c'est possible, on a un projet entre les mains, c'est la nouveauté, l'effet de nouveauté on le sait, ça donne énormément de motivation. Et elle est au plus bas précisément quand la production devient plus difficile, quand vous en avez le plus besoin aussi. Alors s'appuyer sur la motivation pour publier de manière régulière, c'est pas du tout une bonne idée, c'est comme construire une maison sur du sable, ça va pas tenir. Des années, j'ai fait de la radio de manière régulière. Et je vais reprendre un petit moment précis de cette carrière-là. Pendant deux ans et demi, j'ai animé des émissions le matin. Donc le matin, l'émission commence à 6h. Ça s'allume à 6h, le micro, et donc le réveil sonne à 4h. Motivé ou non, inspiré ou non, après une bonne nuit de sommeil ou non, je peux vous dire qu'il n'y a pas de questions à poser, pas de « est-ce que j'ai envie aujourd'hui ? » Il n'y a pas le choix, le micro s'allume et on vous entend. Point final, il n'y a pas vraiment de réflexion là autour. Donc c'est vrai que ce n'est pas tous les matins facile quand on se lève à 4h. En plus à cette époque-là, j'avais mes deux enfants qui étaient encore assez petits. Le dernier avait 2 ans et il ne faisait pas de sieste la journée. Donc c'était des rythmes vraiment poussés. N'empêche que quand le micro s'allume, c'est l'heure de parler. Et puis il faut être au taquet, il faut être bien et il faut être de bonne humeur. Puis au bout d'un moment, il y a quelque chose d'assez dingue qui se produit, c'est qu'en fait, je ne me posais plus la question. La régularité, elle est devenue un réflexe, ce n'était pas un effort. En fait, c'est un truc tout bête, mais du moment que le micro s'allume, bah ça y est, j'ai le sourire qui va avec, la pêche qui va avec, et autant, je vous jure, c'est arrivé tellement de fois que quand le micro s'éteint, je redeviens l'espèce de flaque sans vie et sans motivation et sans force. Derrière mon micro jusqu'à la prochaine fois. Et c'est comme si quand j'appuyais sur le bouton pour ouvrir le micro, en même temps j'appuyais sur un bouton dans mon cerveau pour que la pêche s'allume et que ça fonctionne. Et c'est exactement ça que vous devez construire avec votre podcast. Faut pas trouver un élan de motivation mais un système qui s'allume tout seul quand vous appuyez sur le bouton. Si vous cherchez en plus à créer un tunnel de vente, Avec votre podcast, votre tunnel de vente, il a besoin de carburant pour fonctionner et du carburant régulier. Ce carburant, c'est vos épisodes. Si vous arrêtez de publier, le tunnel y s'éteint. Et pas progressivement, c'est assez brutal quand même. Je vais donc vous parler de ce système qui va remplacer la motivation. Parce que comme je vous l'ai dit, la motivation elle est là au lancement et puis elle descend gentiment quand c'est difficile. Le système lui, il tourne indépendamment de votre état d'esprit. Comme le micro à 6h du matin. Chaque épisode raté crée une sorte de dette. Alors pas une dette envers votre audience, mais plutôt envers vous-même. Votre cerveau il enregistre que c'est possible et donc... La barre de ce que vous acceptez, elle se déplace gentiment. C'est un glissement, c'est pas une décision brutale, c'est vraiment une espèce de petite pente glissante que vous prenez une fois, deux fois, et puis vous vous dites, voilà, finalement, il n'y a pas eu de remarques, c'est pas grave, ça peut recommencer, c'est pas dramatique. Alors la première fois que vous sautez un épisode, votre cerveau, il enregistre justement cette possibilité. Et puis là, c'est dommage. Ce qui était inacceptable à l'époque devient tolérable. Deuxième épisode raté, puis un troisième et quelques mois plus tard, et bien vous vous rendez compte que votre podcast s'est arrêté. Pas sur une décision franche de vous dire « là c'est bon, j'ai terminé, j'arrête » . C'est vraiment ce glissement de terrain. De là aussi, il faut réfléchir à ce que vous avez envie de mettre en place. Si vous voulez faire un épisode une fois par semaine, il faut que vous arriviez à tenir dans votre semaine. C'est mieux de publier une fois chaque 15 jours pendant 3 ans plutôt qu'une fois par semaine pendant 2 mois. La régularité sur la durée, c'est ce qui va construire la confiance aussi avec vos auditeurs. Je vais être honnête avec vous, moi aussi il m'arrive d'être dépassé, il m'arrive aussi de rater un épisode. Je gère quatre émissions de podcast, alors là j'en ai terminé une des quatre et il me reste trois. Et parfois ma semaine elle déborde un petit peu. Mais ce qui est vrai, c'est que moi ça me dérange profondément. Alors c'est pas du perfectionnisme, c'est juste une conviction. du respect en fait que j'ai envers les personnes qui m'écoutent, qui êtes là, j'avoue, qui êtes là chaque semaine. Et je sais que un épisode raté, ben ça me coûte pas à mon audience mais vraiment à moi, cette dette que je crée avec moi-même. Alors la semaine qui suit, je reprends, sans exception, mais sans me flageller non plus, parce que ça sert à rien de se fracasser, de se dire qu'on est nul, qu'on aurait mieux fait de faire autrement, etc. Ça sert à rien. Il n'y a pas besoin non plus de faire des grandes déclarations dans votre podcast pour dire ça y est je reprends. Parce que voilà, c'est pas dramatique d'avoir raté un épisode. Et c'est pas la chute qui va définir la régularité, mais c'est ce qu'on va faire justement dans les jours qui suivent. Donc si vous reprenez votre épisode après une semaine, il n'y a pas mort d'homme non plus. Mais c'est vrai qu'il faut éviter que ça s'installe parce que, comme je vous le disais tout à l'heure, votre cerveau va enregistrer que c'est possible. Et le système ne demande pas la perfection. mais ils demandent que vous reveniez. Et ça, c'est la vraie régularité. Pas l'absence de rater, mais la capacité à revenir systématiquement sans que ce soit même une question. Ensuite, il y a aussi une chose à retenir, c'est le bon rythme. Le bon rythme à tenir pour vous, parce que chacun a son rythme. Souvent, on parle d'un épisode par semaine pour garder une audience captive, disons. Enfin, captive dans le bon sens du terme, c'est-à-dire une audience qui est... Une audience qui est fidèle, je veux dire, et qui revient vers vous de manière régulière. Un épisode par semaine, c'est le top. Mais peut-être que pour vous, c'est un rythme qui n'est pas possible. Et il ne faut pas choisir le rythme de vos épisodes par rapport à votre meilleure semaine, celle où vous êtes en vacances et où vous avez tout le temps du monde. Essayez d'imaginer les semaines où vous êtes malade, où vous êtes surchargé, juste avant les vacances ou pendant vos vacances. Est-ce que vous pouvez quand même publier ? Si la réponse est non, c'est que le rythme est trop ambitieux. Une fois par mois, ça peut le faire aussi, si c'est régulier. Et c'est mieux de se dire, je le fais une fois par mois et je tiens le coup. Alors une fois par mois, je vais être honnête avec vous, c'est quand même très peu. Moi je dirais au moins une fois chaque deux semaines, ça serait l'idéal. Et puis une fois chaque deux semaines, ça vous laisse quand même du temps pour produire vos épisodes. Et aussi, la recette, c'est d'avoir des épisodes d'avance. La question, c'est de savoir un petit peu votre diagnostic actuellement. Où est-ce que vous en êtes ? Vous pouvez vous poser trois questions pour ça. Combien d'épisodes d'avance est-ce que vous avez ? Est-ce que vos idées d'épisodes couvrent quelques semaines ? Et combien de semaines ? Et est-ce que vous avez publié sans rater ce mois-ci ? Si vous vous posez ces trois questions, et puis que, je ne sais pas, combien d'épisodes d'avance vous avez ? Peut-être deux ou quatre ? C'est top. Si vous n'en avez aucun, Peut-être qu'il va falloir réfléchir à quelques idées pour avoir un ou deux épisodes d'avance. Est-ce que vos idées couvrent quelques semaines ? ou seulement un épisode, là aussi, posez-vous, prenez un moment pour écrire une liste d'idées, même si vous n'allez pas toutes les faire, c'est pas grave, mais au moins vous avez des idées. Et pour les moments où vous arrivez devant votre micro et que vous vous dites « Ok, là j'aimerais enregistrer ou j'aimerais préparer quelque chose » , il y a au moins des idées qui sont là. Parce que si au moment où vous essayez, vous n'avez pas d'idées, vous pouvez aller piocher dans votre liste. Et puis, est-ce que vous avez publié sans rater ce mois-ci ? Si la réponse est oui, tant mieux, bravo à vous. Et si vous en avez déjà loupé un ou deux, remettez-vous en place. Remettez-vous sur les rails et allez-y. Donnez-vous la motivation pour y aller parce que ça, c'est ce qu'il va vous falloir. Là, maintenant, la motivation. Et après, il faut vraiment installer cette régularité. Il n'y a personne qui va à la salle de sport parce qu'il a envie d'y aller tous les jours. Enfin, peut-être qu'il y en a. Je ne peux pas dire personne parce qu'il y a certainement des mordus de sport qui ont envie de le faire tous les jours. Mais souvent, on y va parce que c'est noté dans l'agenda. On doit se le noter. Combien il y a de personnes qui achètent un abonnement de fitness au début de l'année, qui vont deux mois et puis ils arrêtent ? Même si on ne l'a pas noté quelque part dans son agenda, de se dire ce moment-là, je le réserve pour moi, pour ça, parce que la séance est réservée, souvent on va se donner quand même les moyens d'y aller. C'est le système qui décide à la place de la motivation à ce moment-là, parce qu'on a décidé de le noter dans son agenda et de se dire On y va, on fonce. C'est un peu le même principe. Vous pouvez aussi utiliser votre agenda. Notez quand vous avez besoin de vous mettre des moments pour travailler. De dire, je ne sais pas, le mardi à 17h, c'est le moment où je me pose et je m'assieds pour travailler sur mon podcast. Et ça peut être soit pour l'enregistrer, soit pour trouver des idées, soit pour écrire déjà des textes, etc. Mais ça peut être un moment qui est agendé chez vous. et qui est non négociable, qui fait partie des choses que vous voulez absolument faire. Si vous écoutez cet épisode et que ça vous parle et que le podcast vous fait envie mais que vous n'avez pas encore le vôtre, je peux vous annoncer quelque chose qui peut vous intéresser. Je vais lancer ma formation qui s'appelle Qui mieux que toi ? Je compte en moyenne 10 semaines, donc deux mois et demi, pour passer de l'idée à un podcast lancé, professionnel et aligné à vous et à vos valeurs. Avec la structure, le système. et l'accompagnement pour que votre podcast y tienne justement dans la durée. Cette formation, elle sera officiellement en ligne à la rentrée de septembre. Mais dès maintenant, si vous le souhaitez, vous pouvez vous inscrire sur la liste d'attente et être les premières informées quand tout sera dehors. Ça ne vous engage à rien. C'est juste une liste d'attente qui fait que vous recevrez un email au moment où la formation sera lancée. C'est à ce moment-là que vous pourrez décider si vous voulez vous lancer. Vous trouvez toutes les infos sur mon site malice.ch slash formation. Je vous mets le lien dans la description. Allez y jeter un oeil, ça vous donnera déjà des idées. Et avant de fermer cet épisode, j'aimerais que vous preniez juste deux minutes pour répondre à ces trois questions. Je vous les répète. Combien d'épisodes est-ce que vous avez d'avance ? Si la réponse est zéro, c'est votre première action à faire cette semaine. La deuxième, vos idées futures couvrent combien de semaines ? Si vous en avez moins de quatre, prenez un petit document et vous notez cinq sujets, cinq idées de sujets maintenant. Et puis la troisième question, est-ce que vous avez publié sans rater une seule semaine ce mois-ci ? Si la réponse est non, alors quel rythme est-ce que vous pouvez tenir dans votre pire semaine ? Essayez de revoir un petit peu votre organisation. Ce n'est pas un exercice théorique, c'est vraiment votre système qui va commencer à se mettre en place ici et maintenant. Je reste bien sûr à dispo si vous avez des questions, je suis toujours ravie d'échanger avec vous, typiquement sur mes réseaux sociaux, n'hésitez pas. Moi je vous souhaite de passer une excellente semaine.