Speaker #0Bon, on ne va pas rentrer dans le débat des tailles ici, mais depuis plusieurs mois, c'est vrai que je parle avec plein de gens, des entrepreneurs, des dirigeants, des experts, des passionnés. Et il y a une frustration qui revient souvent. On consomme beaucoup du contenu français ou belge ou canadien. Mais il y a très peu de références locales, très peu de voix aussi qui sont ancrées dans notre réalité en Suisse. Culturellement, on est quand même très différents tous, même si on n'habite pas très loin. Et puis, on a aussi des spécialistes qui sont ici chez nous et on nous recommande souvent des spécialistes à l'étranger. qui sont peu accessibles, voire pas du tout accessibles selon ce qu'on recherche. Et en parallèle, j'entends aussi, « Ouais, mais la Suisse, c'est trop petit, il faut viser l'international. » Alors moi, je vous pose la question aujourd'hui, est-ce que vraiment vous pensez que de viser l'international, c'est une bonne idée ? Parce que moi, ce que je vois, c'est un marché ici qui est complètement sous-exploité. Ce n'est pas un marché qui est trop petit, un marché sous-exploité. Je peux comprendre, vous pouvez vous dire, « Bon, mais je ne vais pas avoir assez d'audience ici, les gens n'écoutent pas. » pas de podcast en Suisse, personne ne fait ça, peut-être même que ça va plus loin, je vais passer pour un con si je lance ça. Eh bien si vous pensez ça, rassurez-vous, vous n'êtes pas seul. Mais moi, j'ai assez envie de vous challenger sur cette fausse croyance. Un petit marché qui est bien positionné, ça vaut bien plus qu'un grand marché qui est invisible. Parce qu'un marché qui est grand, il va diluer votre information, il va être perdu au milieu de tout. Alors qu'un marché précis, il va convertir. Et c'est ça la vérité aujourd'hui. que vous devez entendre. Même si le marché est petit, il est de qualité. Je discutais d'ailleurs il n'y a pas très longtemps avec un entrepreneur qui est en Suisse et il m'a dit, le podcast ça ne marche pas ici, c'est mieux la radio, tout le monde écoute la radio. Sauf qu'il venait aussi de me dire qu'il était très déçu de sa dernière campagne radio parce qu'il a pas mal investi d'argent et il a eu vraiment très peu de retours, presque pas d'impact. Alors, qu'on soit clair, je ne crache pas sur le média radio, de loin pas, j'en viens, j'y suis toujours. C'est une manière de communiquer qui fonctionne, mais il faut avoir un budget. Et moi, je lui demande, et ton podcast alors ? Et il me répond, bah oui, j'en ai fait, mais ça n'a rien donné. La question que je lui pose à ce moment-là, c'est OK, mais alors, comment t'as fait ta promotion ? Et là, silence. Bah en fait, il n'a rien fait. Pas de stratégie, pas de diffusion, pas d'activation, rien du tout. Il a posté son podcast en ligne sur les grandes plateformes comme Spotify, Apple Podcast, etc. Mais il n'en a parlé à personne. Et pourtant, il s'est conforté dans sa croyance du « le podcast ne fonctionne pas en Suisse » . Ben non, pas du tout, c'est pas le podcast qui ne fonctionne pas, c'est juste qu'il n'a activé aucun levier pour le faire fonctionner. C'est la différence, et la grosse différence qu'il faut noter avec la radio. La radio, oui, c'est quelque chose de populaire, les gens l'écoutent quand ils sont dans leur voiture, et ils écoutent ce qui passe. Alors qu'un podcast, on fait le choix d'aller l'écouter. Et comme on fait le choix d'écouter quelque chose, en général, on choisit quelque chose qui nous intéresse. Donc vous avez déjà un public qui est, à 98% en tout cas, investi dans ce que vous allez lui dire. Par contre, il faut lui dire que c'est là. C'est clair que le podcast, il ne va pas crier tout seul « Venez m'écouter, je suis là, j'existe » . Il y a une promotion à avoir derrière et ça, c'est quelque chose avec laquelle il faut être très clair. Ce ne sont pas les plateformes qui vont faire la promotion de votre podcast, c'est vous. Je vais être très très honnête avec vous. Mon podcast, il est très niché. Je n'ai pas des milliers d'écoutes par épisode. Et ce n'est pas un problème, je vous en ai déjà parlé. Il n'y a pas besoin d'avoir un grand nombre d'écoutes pour que ça fonctionne. Mais moi, ce que j'ai par contre, c'est des contacts qui sont qualifiés, des discussions qui sont déjà à moitié dans la poche, si j'ose dire ça comme ça, des opportunités qui sont concrètes. Il y a peu d'écoutes, oui, mais ce sont de bonnes écoutes. Et c'est ça qui paye. Finalement, ce qu'on cherche, c'est à convertir, à travailler avec de nouvelles personnes, à ouvrir de nouvelles collaborations, etc. Donc même s'il y a peu d'écoutes, mais que ces écoutes-là génèrent des conversations, des contrats, etc., c'est gagné. Imaginez que vous avez un problème stratégique important. Vous avez deux options. Soit vous choisissez de travailler avec une firme internationale qui a des bureaux partout, des milliers d'employés. Une reconnaissance, clairement une grosse reconnaissance sur le marché. Ou alors, deuxième option, un expert local. Il est accessible, il comprend le marché suisse et il connaît votre réalité du terrain avec lequel, vraiment, vous avez envie de collaborer. Est-ce que vous vous voyez, vous, comme un dossier parmi mille dossiers ? Ou est-ce que vous vous voyez comme un partenaire avec qui vous allez travailler et potentiellement avoir aussi des échanges, parce que c'est comme ça que ça marche, lequel vous choisissez en toute honnêteté ? Perso, je choisis l'expert local, parce qu'il connaît ma réalité et parce qu'on va pouvoir avoir de vrais échanges, contrairement peut-être à une firme internationale où ça va prendre des plombes, il va falloir envoyer des mails et attendre et il y aura des latences. Voilà, donc je préférerais me pencher vers l'expert. Et le podcast en Suisse, c'est pareil. Si vous visez l'international, vous allez vous diluer, ou alors vous pouvez devenir la référence locale, qu'on va identifier, qu'on va reconnaître, dont on va se souvenir. Et puis, le jour où les gens ont besoin de votre service, ils vous connaissent déjà puisqu'ils vous écoutent régulièrement. Par contre, je le rappelle, il faut quand même qu'il y ait des leviers pour vous faire connaître. Donc si vous voulez que ça fonctionne ici, je vous propose trois leviers différents. Le premier, c'est la proximité stratégique. Il faut déjà comprendre... la réalité de notre pays. Quelles sont les mentalités, les spécificités de la région ? Et ça, si vous avez une entreprise régionale, vous êtes déjà au courant normalement. Vous allez créer de la confiance bien plus rapidement si vous prenez en compte déjà toute cette réalité. Deuxième levier, la spécialisation claire. Vous ne faites pas pour les entrepreneurs, vous ne faites pas pour tout le monde. Pour qui est-ce que vous voulez travailler précisément en Suisse ? Quel est votre marché ? Parce que si votre marché est mal défini, il va être invisible. Parce qu'on le sait tous, un marché clair, il est dominant. On aura envie d'aller parce qu'on comprend vers quoi on va. Mais ça, ça fait aussi partie de votre stratégie de business. Normalement, c'est des choses qui sont déjà implantées. Vous n'avez qu'à faire un copier-coller dans votre podcast. Donc, être clair sur la spécialisation que vous offrez. Et troisième levier, justement, cette visibilité dominante. Alors oui, ici, il y a moins de créateurs, en tout cas qui sont structurés. Ce n'est pas un problème. Il ne faut vraiment pas le voir comme un problème, le fait que le marché du podcast et si peu utilisée encore en Suisse. C'est une opportunité, parce qu'il y a moins de concurrence, donc c'est plus facile pour vous de devenir une référence. Il y a plusieurs étapes que vous pouvez utiliser pour passer à cette action-là. Clarifier votre niche, la région, le secteur, à quel niveau de gens vous voulez vous adresser, quels sont les besoins précis de votre clientèle qui est là en face. Deuxième chose, il faut assumer votre ancrage local. Arrêtez de copier Paris, arrêtez de copier Bruxelles. Parlez de la Suisse, parlez de nos réalités à nous, de ce qui se passe dans notre pays, de ce que vous faites vous dans la réalité de votre terrain, avec votre clientèle qui est régionale et qui a besoin de compétences que vous avez. Et la troisième chose très importante, je reviens là-dessus, c'est de lancer votre projet avec une vraie stratégie de promotion. Il faut activer votre réseau professionnel, personnel. Il faut leur dire que ça existe et qu'ils partagent l'information. On le sait ici, ce qui fonctionne beaucoup, c'est le bouche à oreille. Ça, ça passe bien plus vite que n'importe quel autre moyen de communication. Parlez-en aussi à vos partenaires. Parlez-en à vos invités quand vous allez organiser, par exemple, un événement. Faites quelque chose, un visuel qui dit que votre podcast existe. Mais ne vous lancez pas dans le vide. Il faut avoir une stratégie aussi au niveau médiatique. Donc ça peut être des newsletters, ça peut être... Des postes, bien sûr, sur les réseaux sociaux. Si votre entreprise est présente sur les réseaux sociaux, évidemment qu'il va falloir en profiter pour pouvoir vous faire connaître. Et il faut le faire régulièrement. Ce n'est pas de faire un poste, un flyer, un truc, et puis après, on attend que ça se passe. Non, non, non, ça doit être constant. Il doit y avoir une vraie stratégie de marketing là-derrière. Autant de stratégies que pour l'entier de votre business. Si vous êtes en Suisse et que vous attendez encore que le marché devienne assez grand... moi je vous dis que vous perdez du temps parce que le marché encore une fois il est pas trop petit il est juste sous-positionné on sous-estime aussi le besoin des gens en Suisse d'écouter du contenu local et de pouvoir se retrouver là-dedans, de pouvoir s'identifier à quelque chose et de pouvoir trouver aussi des partenaires commerciaux qui résonnent avec eux parce qu'ils ont les mêmes réalités du terrain. Donc lancez votre podcast ça va faire vraiment partie de des précurseurs disons parce que c'est vrai qu'il y a peu d'entreprises en Suisse pour l'instant qui ont leur podcast et qui en parlent vraiment, profitez-en, positionnez-vous ici, devenez une référence ici, dans votre pays, dans votre région. Et si vous voulez le faire avec de l'aide, avec une vraie structure stratégique, Je peux vous enseigner comment le faire. Je vous rappelle que j'ai une formation qui s'appelle Podcast Authentique. Vous trouvez toutes les infos sur mon site malise.ch. Si vous avez besoin d'un coup de pouce, besoin d'en parler, je suis volontiers à disposition. Je vous remercie de m'avoir écouté jusque-là. Je vous souhaite de passer une belle journée, une belle soirée, un bon week-end, une belle semaine, quel que soit le moment où vous écoutez cet épisode. Et je vous dis à très bientôt.