Speaker #0Hello, bonjour ! Où que vous soyez, j'espère que vous allez bien. Nouvel épisode de POV aujourd'hui dans Podcast Mode d'Emploi, donc mon point de vue sur un sujet quelconque concernant le podcast. Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous ce que le podcast m'a appris parce que ça fait maintenant une bonne année que je pratique, un peu plus d'une année, de manière très régulière, donc de manière plutôt hebdomadaire, voire quotidienne. Donc j'ai vu pas mal passer de choses et j'ai envie de partager avec vous un petit peu les coulisses de ce que m'a appris le podcast. Alors il y a plein plein de trucs, j'en ai choisi quelques-uns pour partager avec vous. On commence par le choc des chiffres. C'est vrai que les performances qu'il y a autour de ce qu'on produit aujourd'hui c'est quand même assez important. Sur les réseaux il faut avoir tant de likes, tant de vues sur des vidéos. A la radio on nous parlait toujours aussi du chiffre d'audience, donc le nombre d'auditeurs qui écoutent la radio etc. Et j'ai toujours été habituée à des assez gros chiffres. Et c'est vrai que quand j'ai commencé le podcast je me suis rendu compte que c'était très bas. Donc au début ça m'allait un petit peu sur le moral à me dire : "Oh là là mais tout ce temps consacré pour très très peu d'écoutes au final, ça pouvait être des fois cinq écoutes par épisode." Et c'est vrai que c'est perturbant. Alors après j'ai appris avec le temps que le podcast ça fonctionne pas de la même manière, ça fonctionne aussi sur le temps parce qu'en fait il y a des gens qui viennent écouter des épisodes que j'ai faits il y a un an ou il y a six mois donc les chiffres augmentent toujours de manière assez régulière mais sans que chaque épisode n'atteigne aussi des centaines d'écoutes. Et en fait, ce n'est pas grave parce que je me suis aussi rendu compte que malgré le nombre d'écoutes, j'ai beaucoup de retours. Beaucoup de gens qui posent des questions, des gens qui deviennent des clients parce qu'ils ont entendu des choses. Donc en fait, comme je vous en ai souvent parlé d'ailleurs, le nombre d'écoutes ne crée pas une corrélation directe, disons avec l'impact qu'ils peuvent avoir. Parce que des fois, 15 et tout coûte, parfois moins. ça fonctionne, ça fait qu'il y a quand même du répondant parce que les gens qui sont à l'autre bout du micro, ceux qui écoutent, en fait ils sont déjà vraiment convaincus par le produit. Si vous êtes là aujourd'hui et que vous écoutez cet épisode c'est que vous êtes déjà intéressé par le podcast. Donc la confiance elle est juste là à mettre en place. Et aussi ça prend un peu de temps. Même chose aujourd'hui quand on parle de contenu, on a envie que ça marche tout de suite, que ça prenne tout de suite. Je vous ai déjà parlé aussi du fait que le podcast il ils s'installent avec la patience et le temps. Et c'est vrai que j'ai aussi appris la patience, ça c'est vraiment le deuxième point que je peux mettre en avant, d'avoir de la patience sur plein de choses, parce que la mise en place peut être assez rapide si on sait où on va, on peut faire les choses assez rapidement. Par contre, la construction va prendre du temps, il y a toute une structure sur laquelle il faut travailler qui prend du temps, ensuite installer la confiance avec l'auditeur, ça prend du temps. Se sentir complètement légitime dans cet exercice-là, ça prend du temps. Donc vraiment la patience c'est un point qu'il faut absolument prendre en compte quand on se met à faire du podcast. Ça change en fait la manière de créer et vraiment je ne suis pas quelqu'un de très patient au fond. J'ai souvent l'envie que ça marche tout de suite, de savoir tout faire tout de suite, d'être à l'aise tout de suite. Et là vraiment c'est un exercice qui m'apprend cette patience au fil du temps sur quoi je fais. plein de points. Donc c'est un bon outil de développement personnel sur ce point-là. J'ai aussi appris la solitude au micro parce qu'en fait, comme mon parcours radio m'a toujours appris à soit avoir des interventions assez courtes où finalement on doit parler 15 secondes ou une minute, ça passe assez vite. Et puis même si on est seul au studio, il y a quand même des gens qui travaillent autour de nous. Il y a quand même quelque chose qui se passe. On a un retour assez conséquent et assez rapidement parce qu'on parle à un grand bassin de population du premier coup. Et puis, si je n'étais pas seule, j'étais en duo face à quelqu'un. Donc là, les interventions sont plus longues, mais on est deux. C'est une conversation, ça va plus vite. L'interview aussi, j'ai fait énormément d'interviews. On est toujours à deux, donc il y a un échange. Et puis là, quand on fait du podcast, on se retrouve tout seul face à son micro à devoir parler, à structurer sa pensée, à garder un fil ? à maintenir l'attention des personnes qui nous écoutent, et tout ça en restant naturel. Et en fait, quand ce n'est pas partagé, c'est un autre exercice. On se retrouve vraiment face à soi-même, avec ses propres pensées, et puis ce n'est pas forcément évident. C'est un exercice qui demande quand même un petit peu de... d'introspection, de réflexion sur ce qu'on a envie de partager etc. C'est pas forcément facile. J'accompagne aussi beaucoup de gens donc autant dans la structure et d'aller enregistrer les épisodes avec eux ce que j'avais beaucoup l'habitude de faire en radio et puis aussi à leur apprendre à faire tout seul. Et en fait dans ces deux aspects là il y a énormément d'accompagnement à faire. J'ai toujours beaucoup accompagné les gens même quand... je travaillais en radio et que je devais faire de l'interview, c'est un exercice qui est stressant pour la plupart des gens qui n'ont pas l'habitude de le faire. Parler dans un micro, c'est pas évident, on a l'impression qu'on va dire n'importe quoi, on aime pas sa voix, on n'est pas à l'aise. C'est un exercice qui est vraiment stressant. Donc j'ai toujours eu l'habitude d'accompagner les gens pour les apaiser, les rassurer, leur expliquer comment ça allait se passer, etc. Et en fait, cet accompagnement humain, j'ai l'impression qu'il est encore plus décuplé dans le podcast. Parce que les podcast de marques pour lesquelles je travaille, ce sont des entrepreneurs qui ont l'habitude de parler, qui en général sont aussi habitués à expliquer ce qu'ils font. Mais une fois qu'on doit le faire devant un micro, c'est pas facile. Et puis ça demande quand même d'aller creuser un petit peu. Je vous l'ai souvent dit, quand on fait du podcast, il faut réfléchir à qu'est-ce qu'on a envie de donner, à qui on a envie de le donner. Et puis ça nous demande aussi de réfléchir à pourquoi on a envie de faire ça et donc pourquoi on a aussi décidé de créer notre entreprise, etc. Donc ça demande pas mal... d'introspection et puis ça va remuer aussi des fois certaines choses. Donc il y a pas mal d'accompagnement à faire. J'ai aussi des clients qui, la veille de la sortie de leur épisode, se sentent hyper stressés à se dire « Oh là là, mais est-ce que ça va être assez bien ? Est-ce que ça va être écouté ? Est-ce que j'ai fait tout ce qu'il fallait ? » Et puis là, finalement, ma voix n'était pas si bien que ça, etc. Donc il y a tout un accompagnement humain à faire et ça, je pense que c'est vraiment la partie de mon travail que je préfère. C'est quelque chose de tellement intéressant. Parce que chaque personne va réagir différemment. Elle a des attentes différentes, elle a des stress différents, etc. Et je trouve ça hyper enrichissant de pouvoir accompagner les gens dans cette réflexion-là et dans ces craintes qui sont tout à fait légitimes. Mais de pouvoir être là, être la main qui supporte en fait, ou l'épaule, ça dépend. Mais de pouvoir dire, voilà, je vous accompagne, n'ayez pas peur, tout va bien se passer. Après, c'est que du son. Moi, on me disait souvent... Ce qu'on fait, ça ne soigne pas. On ne soigne pas le cancer. On n'est pas là dans un but de sauver des vies. Il n'y a rien de dramatique. S'il y a des erreurs, ce n'est pas grave. Il n'y aura aucun impact. Et ce n'est pas parce qu'on bafouille qu'on passe pour quelqu'un de moins sérieux. Parce que tout le monde bafouille quand il parle. C'est tout à fait normal. Et en fait, j'aime beaucoup, beaucoup cette partie de l'accompagnement humain. Et ça fait partie des choses que j'ai apprises grâce au podcast que... On va creuser beaucoup plus profondément dans l'être et dans la personne, dans ses réflexions, dans ses croyances, dans ses valeurs, etc. Et comme on va creuser dans ces trucs-là, forcément ça fait remonter des choses et j'adore être cette personne qui est à côté et qui soutient et qui accueille simplement toutes ces émotions. Je ne suis pas psychologue donc je ne vais pas aider les gens à débriefer mais les aider à accueillir ça. Et à se dire, OK, c'est là maintenant. Faisant quelque chose, c'est au fond de toi et ça va t'aider à passer les capes et ça va t'aider à créer du contenu parce que ce sont des choses qui sont profondément ancrées en toi et qui vont t'aider maintenant à avancer sur ce que tu veux faire. Et c'est souvent révélateur. Ça amène des choses aussi, des fois dans le point de vue de se dire OK, maintenant, dans mon marketing, j'aimerais mettre plus de moi, plus de mes valeurs, etc. Donc, c'est hyper intéressant aussi. Comme cheminement à faire. Et en fait, c'est aussi super intéressant de me dire que dans ma posture, ce que ça change, c'est que ça ne me limite pas juste à former des gens. C'est vraiment un accompagnement complet. Accompagner des gens dans la prise de parole, c'est beaucoup plus profond que ce que j'imaginais. Et c'est vraiment quelque chose que le podcast m'a amené. Et j'en suis très, très contente. Si vous, vous réfléchissez à lancer un podcast, je vous invite vraiment à vous poser cette question. Est-ce que vous êtes prêts à vous entendre ? et à vous regarder autrement ? » C'est vraiment une question qui va venir, et je me rends compte que dans tous les accompagnements que j'ai pu faire depuis que j'ai commencé, ça revient. Et quel que soit le sujet de votre podcast, parce que j'en ai traité vraiment plusieurs et qu'ils ne sont absolument pas communs, ils n'ont aucun point en commun, le point commun c'est juste l'humain qui est au centre et qui va forcément se remettre en question. Donc si vous voulez vous lancer dans un podcast, soyez prêts vraiment à vous dire qu'il y aura quelques changements qui vont apparaître forcément, Et ce n'est pas des changements que je vais vous demander, c'est des changements qui vont venir de vous. Et vous verrez, ça remue un petit peu mais je trouve ça vraiment intéressant et c'est un véritable passage à faire, je pense, pour un développement aussi dans votre côté que ce soit personnel ou professionnel. Ça ne va pas forcément changer qui vous êtes personnellement mais ça va peut-être faire ressortir des points que vous n'imaginiez pas ou que vous aviez un peu enfouis ou que tout à coup émergent avec les réflexions qu'on a autour de la structure du podcast. C'est la conclusion que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui. Le podcast ne demande pas seulement des compétences, il demande aussi de la présence, de la patience, parfois un peu de courage, même souvent un peu de courage, mais c'est aussi pour ça que j'adore ce moyen de communiquer. Et si ça a réveillé quelque chose en vous, si ça vous fait vous poser des questions ou que vous avez envie de partager quelque chose sur le sujet, ça sera avec grand plaisir. C'est aussi pour ça que ce podcast existe et c'est pour ça que j'ai eu envie de lancer ces nouveaux épisodes du vendredi. pour pouvoir déclencher des discussions et des débats autour des sujets que j'aborde. Profitez bien de votre week-end, de votre soirée, de votre journée, de votre matinée, quel que soit le moment où vous écoutez ce podcast. Prenez soin de vous !