- Gwen Quelven
Bonjour à tous et à toutes, bienvenue dans l'actu des kinés, nous sommes le mercredi 11 décembre 2024 et nous sommes avec Julien du compte Ausha.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et c'est la septième, le septième qui est la haute.
- Gwen Quelven
Et moi c'est Gwen, je suis kiné en périnatalité en Bretagne et tous les mercredis matins jusqu'ici, on vous rejoignait à 9h mais vous allez voir, il y aura une petite nouveauté pour la suite.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et oui !
- Gwen Quelven
Est-ce que tu veux en parler tout de suite ? On attend un petit peu de suspense.
- Julien Maurin (Yotéra)
Je ne sais pas toi, mais la fin d'année est très, très chargée. C'est vrai. On donne tout en ligne droite avant Noël, j'ai l'impression. Et du coup, il y a beaucoup de choses qui se passent. Donc, je n'arrive pas trop à suivre le rythme, pour être honnête. Il y a le replay podcast de l'interview de Sébastien de la FMKR, qui n'est même pas encore en ligne. Donc, c'est pour vous dire le niveau. Et donc, avec Gwen, on a décidé qu'à partir de l'année prochaine, parce qu'on fait une pause pour les vacances. On reprendra la troisième semaine de janvier. Ne dis pas de bêtises. Et on pensait plutôt partir sur un format de tous les 15 jours. Parce que pour moi, ce serait plus simple pour suivre ça. En plus, je fais des formations, des outils. Donc, ça me prend du temps aussi.
- Gwen Quelven
Et le... On se réajuste justement. On essaye de bien tenir ce qu'on vous partage ici au niveau valeur, de ne pas sentir débordé, de ne pas être vers l'épuisement professionnel. Donc, on a testé. On a vu que ce n'était pas tout à fait OK pour nos rythmes quotidiens, ni à l'un ni à l'autre. Et du coup, pour vous offrir un produit quand même de qualité, on veut que ce soit chouette et qu'on ne se sente pas submergé et qu'on se retrouve à arrêter, on se réajuste. Et c'est justement, moi, je vous parlerai de ça à la fin de cet épisode-là, de... Donc, comment se réajuster quand on se sent un petit peu dépassé, les questions à se poser et tout ça.
- Julien Maurin (Yotéra)
C'est ça. Alors après, bien sûr, moi, j'adore faire ça toutes les semaines. Moi aussi. Mais j'espère peut-être un jour, si j'ai de plus d'aide par rapport à Ausha, de pouvoir faire ça. Mais là, pour l'instant, c'est vrai que c'est chaud. Et donc, du coup, aussi, l'autre news, c'est que je vais lancer Ausha en entreprise. Donc, c'est pour ça qu'il y a aussi beaucoup de choses en même temps. Et ça, ça va me permettre de lancer d'autres projets. par exemple des affiches, peut-être des blouses, toujours continuer sur mes bilans, mes outils et bien sûr mes expressions, mais avec peut-être plus de liberté, plus de liberté pour communiquer, etc. Donc je suis en train de faire tout ce bordel. Je suis en mode d'organisme de formation aussi, donc tu sais que ça prend beaucoup de temps et d'énergie, surtout que c'est une nouveauté pour moi.
- Gwen Quelven
En fait, c'est très challengeant. Là, maintenant que j'en suis sortie et que ce n'est plus une nouveauté, je me dis Ah, ça va ! Mais c'est très difficile quand on est un peu les premiers à faire des organismes de formation parce qu'autour de nous, les organismes de formation, ils ont souvent des salariés. Ce n'est pas forcément des petites structures comme nous. Donc, c'est vrai que c'est chouette et puis on se soutient l'un l'autre aussi. On se pose plein de questions. Puis, on est tous les deux, on a les mêmes passions pour les outils numériques, pour aussi transmettre nos savoirs, nos compétences et apprendre des autres et tout ça. Et donc, c'est pour ça que c'est chouette qu'on se soit trouvés.
- Julien Maurin (Yotéra)
Carrément. Et en plus, pour couronner le tout, je suis une formation sur du SEO, comme ce n'est pas assez. C'est en gros pour que mon site Ausha soit mieux référencé sur Google. Donc là, je suis en train de tout modifier mon site. Je remets tout sur Podia, tout un bordel. Donc voilà, il y a ça en plus qui se met en place.
- Gwen Quelven
Non, mais peut-être Podia, pour ceux qui ne savent pas, c'est une plateforme en ligne où Julien et moi, chacun de nous... On met nos formations en ligne et pour générer des produits de e-learning et tout ça.
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui. Donc, je transfère tous mes articles sur ce Ausha. Donc, ça prend du temps. C'est pour ça que des fois, vous allez voir que le site n'est pas trop plein, mais c'est parce que je remets tout sur ce site.
- Gwen Quelven
C'est très bien de prendre ton temps pour bien faire les choses et intégrer et ne pas être dans la précipitation.
- Julien Maurin (Yotéra)
C'est tout ce que je te souhaite. J'essaie, j'essaie. Écoute, est-ce que tu veux nous parler justement de ton…
- Gwen Quelven
De ma reprise, de mon anecdote ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Ben oui.
- Gwen Quelven
Hier, j'avais repris le travail pour mon organisme de formation depuis le 22 octobre et aussi pour le podcast Ensemble. Mais j'ai vraiment repris mon travail au cabinet de kinesthérapie en actes remboursables préventionnés hier et c'était hyper intense. parce que moi, je suis spécialisée vraiment dans la périnatalité et dans la prise en charge des cas un peu complexes. Donc, si tu veux, une journée de bilan, c'est énorme pour moi. C'est vraiment une réflexion incroyable. Et j'ai quand même trois enfants, dont un bébé de six mois. Donc, mon cerveau n'est pas tout à fait là. Et j'ai une collègue exceptionnelle et une patiente exceptionnelle qui m'ont accueillie avec un bouquet de roses et des petits gâteaux. de Noël et tout, trop bon, ça sentait trop bon dans le calme, et j'étais en quel accueil de princesse.
- Julien Maurin (Yotéra)
Fait clair. Ça faisait combien de temps, du coup, t'as dit ?
- Gwen Quelven
J'avais arrêté mi-avril ou mi-mars. Non, mi-mars. Tu vois, ça fait longtemps. Ça ferait vraiment longtemps.
- Julien Maurin (Yotéra)
Tu devrais être en forme, alors.
- Gwen Quelven
Je suis en forme, mais il va falloir s'ajuster. Et c'est pour ça que c'est trop bien, justement, qu'on s'ajuste sur le rythme et que c'est vraiment, je pense qu'il y a quelque chose à... à transmettre aussi à nos collègues. C'est que des fois, on se dit C'est pas possible, j'ai pas le choix. Et en fait, toujours se dire que notre mental ment et de se dire Est-ce que t'as vraiment le choix ? Ou T'as vraiment pas le choix ? Ou Est-ce que tu te racontes des histoires ? Est-ce que si tu termines une heure plutôt deux fois par semaine, ça va vraiment changer ta vie ? Etc.
- Julien Maurin (Yotéra)
Ah oui, non, mais moi, c'est quelque chose que j'ai jamais eu de problème. Enfin, en tout cas, de réactualiser, de me remettre en question. J'ai toujours fait ça pour ceux qui me suivent sur Ausha depuis deux ans. Je pense que... pas eu un mois où j'ai fait la même chose, où j'ai pas changé de direction, où j'ai pas réactualisé le truc. En même temps, c'est les débuts, c'est aussi normal. Mais voilà, plein de changements. Par exemple, là, ce live, il est retranscrit en podcast. Donc, il y a le replay en podcast, mais il y a aussi la version vidéo sur YouTube parce que j'essaie de lancer un petit peu plus mon YouTube. Donc, là encore... encore une nouveauté. Donc désolé pour ceux qui me suivent, ça part un peu dans tous les sens des fois. Mais voilà, j'essaie de faire au mieux et que ça soit le plus sympa aussi pour vous.
- Gwen Quelven
Et en plus, ce qui est chouette, c'est qu'en fait, on se lance. Parce que si on attend que tout soit parfait, on risque de ne rien faire. Ça s'appelle la procrastination active, à faire d'autres choses, mais pas le truc utile. Donc voilà. Mais après, merci beaucoup pour vos retours. Moi, j'ai plein de messages sur Instagram où vous trouvez que c'est sympa, ces moments-là. Et vraiment, on veut que l'actu des kinés vous aide à retrouver... le petit truc qui pétille. Et justement, je peux raconter ma deuxième anecdote super rapidement. C'est bon ? Tu sais, j'ai été en formation la semaine dernière. C'était jeudi, vendredi, samedi. Et c'était trop chouette de retourner en formation en présentiel. Ça m'a fait un bien fou. Ça m'a sorti justement mon quotidien de mamoun, en congé postpartum. Là, ça m'a fait du bien d'avoir ma tête que pour moi toute la journée. Et c'était une formation en présentiel. Et c'était trop chouette parce que c'était... toutes les dernières données vraiment scientifiques sur la périnatalité. Et c'est vrai que moi, dans mon domaine, je te disais la dernière fois, il y a beaucoup de livres, il y a beaucoup de formations, mais ce n'est pas forcément EBP. Et là, c'était trop chouette. C'était un médecin, une kiné et une ergothérapeute qui nous donnaient les données. Et les données ont tellement changé déjà en sept ans. Et c'est ce que j'ai bien aimé dans cette formation. Donc, il y avait des données sourcées scientifiques. Ça m'a fait grand bien. Et aussi, on a beaucoup parlé de la posture, de la posture éthique, de ne pas se positionner en sachant en blouse blanche, ça t'aurait vraiment plu. Et vraiment en alliance thérapeutique et vraiment relaisser le parent, la famille, en expert, en sachant et en décideur. Vraiment le décideur. Et ouais, et c'était trop bien, c'est vraiment génial. Et surtout, ce que j'ai aimé dans cette formation, Là, je suis sur un épisode aujourd'hui full on prend soin de soi parce que j'ai vu aussi les kinés qui étaient là et qui disaient que c'était difficile d'être un kiné en libéral et qu'elles sentaient qu'elles n'avaient pas le choix de travailler beaucoup, de ne pas prendre de pause le midi, de finir tard. Donc là, on était quand même avec des kinés qui avaient pas mal réfléchi et qui avaient mon âge plus de 35 ans et qui s'étaient réajustés, mais qui avaient quand même passé par des phases difficiles. et donc c'était trop chouette parce que la formation, il y avait vraiment le temps c'est une formation dispensée via l'IFMK de Brest et il y avait le temps, il y avait des vraies pauses, il y avait des vrais temps d'échange aussi dans la formation et on n'était pas nombreuses et c'est vrai que moi, mon credo en tant que, dans mon organisme de formation c'est des petits groupes des temps d'échange où la formatrice apprend autant des apprenantes et des apprenants que l'inverse Et on parle vraiment de la pratique et c'est pas, on lit un powerpoint pendant quatre heures sans bouger, en étant assis, en plus merci la sédentarité. Et donc j'étais ravie de voir qu'il existe encore des formations comme ça. Et ce que je voulais dire, c'est pas parce qu'il y a des prix en charge des PC ou FIFPL qu'il faut que les organismes de formation se transforment en usines à formation. Je trouve que c'est pas... Et donc, juste pour redire, je profite de ces audiences. Ce n'est pas forcément normal de se retrouver à 30, 40, à écouter un PowerPoint toute la journée, surtout à l'ère du e-learning, les amis. On n'a pas besoin d'aller voir quelqu'un qui va nous lire un PowerPoint. Il faut des échanges de pratiques. C'est ça qui est riche dans un métier où on est en pratique hyper individuelle. On est seul au cab. Je croise ma collègue, évidemment, et on fait beaucoup d'échanges de pratiques. c'est trop chouette de profiter des formations pour parler ensemble.
- Julien Maurin (Yotéra)
C'est vrai que dans les formations que j'ai faites, il y a toujours eu une très bonne ambiance, des questions, pas de restrictions par rapport aux questions et tout. Mais moi, le format, c'est vrai de rester assis toute la journée, je n'y arrive plus en fait. Ben oui ! Je n'avais réussi tout court. Moi, mon rêve, c'est des formations où on prend deux heures, on coupe, on fait du yoga. Oui, c'est ça.
- Gwen Quelven
J'ai une formation, Julien, j'ai une formation, le gapé post-natal.
- Julien Maurin (Yotéra)
Non, mais pas faire plus de gamme, je veux dire, dans la formation. Non, mais oui.
- Gwen Quelven
Non, mais c'est ça, tu vois. C'est vraiment des temps d'échange, des temps à bouger. Si on est dans un métier où il y a de la pratique, normalement, on pourrait couper avec de la pratique quand même pas mal de fois.
- Julien Maurin (Yotéra)
Dans ce que j'ai fait, il y a toujours eu et touché une part.
- Gwen Quelven
Oui, mais moi, je ne trouvais pas assez par rapport à l'autre.
- Julien Maurin (Yotéra)
OK.
- Gwen Quelven
Voilà.
- Julien Maurin (Yotéra)
Yes. Et alors, du coup, j'en profite, tous ceux qui nous regardent, n'hésitez pas à nous poser n'importe quelle question. Et d'ailleurs, j'ai... une petite boîte à questions dans ma story. Je vais peut-être s'y pencher dessus. C'est avec le support qu'on peut répondre, je pense. C'est une question qui demande lorsque l'on cote sur le logiciel de facturation Kiné, y a-t-il un maximum d'actes quotidiens ? Alors, moi, cette question, elle m'a fait pas sourire, mais enfin... Je ne sais pas de quoi tu en penses, mais moi, je me dis quand même que de base, au niveau de la réglementation, chaque séance, j'avais fait un poste dessus, est censé durer environ 30 minutes. Donc, si tu découpes ta plage horaire en fonction de ces 30 minutes, je pense que tu obtiens le quota à ne pas dépasser. Je ne sais pas si on a des chiffres sur ça.
- Gwen Quelven
Mais alors après, c'est une question dans le temps. temps, je crois, Julien, vraiment à un moment, il y a eu un quota de nombres à ne pas dépasser. Je crois. C'est pour ça. Je pense que c'est une question que tu vas pouvoir aller creuser. Mais je ne sais pas si tu vas trouver. Peut-être que d'ailleurs, notre invité va pouvoir nous le dire.
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui.
- Gwen Quelven
Je crois qu'il y a eu, mais après, ce n'était pas applicable et tout ça. Il y a une histoire par rapport à ça. Bon, de toute façon, moi, je travaille de 9h à 17h avec 1h30 de pause. cette question ne se posera jamais pour moi. Mais bon, voilà.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et c'est hyper intéressant comme question. Je pense que déjà, si tu calcules ce que tu as, ça te donne un ordre de grand-chère. Après, les autres questions, je pense que notre invité sera beaucoup plus à même de nous répondre parce que plus qu'aller sur tout ça. Et du coup, est-ce que tu veux peut-être nous parler de ce que tu vas proposer bientôt ?
- Gwen Quelven
Ah oui ! Alors, un jour, mon question, on a eu au deuxième ou troisième live, est-ce que vous pourriez faire un réel sur l'utilisation de chat GPT ? Parce que j'ai dit que j'utilisais pour les bilans, pour structurer les bilans. Bien sûr, toujours en respectant les normes RGPD, évidemment.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et les normes RGPD, qu'est-ce que c'est pour ceux qui ne connaissent pas du tout, qui ne sont pas dans le milieu ?
- Gwen Quelven
Eh bien, par exemple, je n'ai pas le droit de t'envoyer sur WhatsApp. imaginons que nous sommes collègues, notre patiente Roberta, 86 ans, vient de chuter et elle a un escarve ischion gauche. Ça doit être anonyme, on doit respecter la réglementation de tout ce qui est anonyme et tout. Mais comme normalement les gens le font, on n'est pas censé du tout utiliser nos téléphones pour parler des patients, je vous rappelle. Mais ça, moi j'ai été très sensibilisée parce que j'ai fait partie d'un exercice coordonné. Je suis très bien. Et qu'on nous sensibilise beaucoup à tout ça. On est censé utiliser nos boîtes mail sécurisées ou courriers directement, où il y a des applications de partage d'informations sur les patientes en commun avec les autres professionnels de santé.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et le mail WhatsApp est sécurisé ?
- Gwen Quelven
Non, ce n'est pas sécurisé pour ça. Non, on n'a pas le droit. C'est chiffré. Oui, c'est chiffré, mais ce n'est pas OK. Et tu sais, même les Google Agenda avec les noms des patients, ça, ce n'est pas OK. envoyer un mail à des patientes, ce n'est pas forcément OK. Sauf si c'est pour transmettre juste une donnée, un PDF ou autre. On n'est pas censé parler du tout des...
- Julien Maurin (Yotéra)
Il faut que ça soit anonyme. Oui,
- Gwen Quelven
normalement, oui.
- Julien Maurin (Yotéra)
Par exemple, si tu ne mets que les trois premières lettres de son nom, ça ne marche pas non plus.
- Gwen Quelven
Le problème, c'est si tu envoies un mail au patient. Oui, un truc inné. Oui, un truc inné. Tu ne mets pas les noms. Mais je ne sais pas. à vérifier normalement c'est mieux d'utiliser des applications bien cadrées alors qu'est-ce que je voulais dire donc jeudi midi 30 je dis 12 décembre, dans deux jours, je propose un atelier chat GPT gratuit. Gagne du temps dans ta vie de kiné grâce à chat GPT. Et on y verra. Comment faire un bilan structuré en 5 minutes ? Par contre, je prie bien, spoiler alert, chat GPT ne va pas faire votre bilan. Il faut que vous ayez les compétences. Parce que l'autre jour, j'ai perdu les filles en atelier. Je m'attendais à ce qu'elles aient fait un bilan bien de moi. bien quantifié. Et donc là, voilà, le chef d'équité va vous aider à la rédaction. Aussi, gagner du temps dans sa vie pro et perso pour l'équilibre et aussi la rédaction de contenu pour les réseaux sociaux. Donc, on va voir ça. Ça dure une heure. Il y a un replay qui sera disponible pendant sept jours. Et voilà.
- Julien Maurin (Yotéra)
Ok.
- Gwen Quelven
C'est demain. Est-ce que tu crois que le PowerPoint est prêt, Julien ? Mais pas du tout. Je vais le voir tout à l'heure. vraiment au taquet bon après je m'explique mon sujet n'ayez pas peur ça va être génial ça va vraiment être du concret de l'utilisable directement après et on va utiliser ChatGPT version gratuite bien entendu voilà c'était juste ça que je vous avais dit ok bah nickel trop
- Julien Maurin (Yotéra)
bien bah hâte de voir ça je sais pas si je pourrais être là mais je regarderai le replay ça c'est sûr avec plaisir yes et bah écoute notre invité du jour est arrivé on va l'accueillir salut c'est possible
- Gwen Quelven
Bonjour !
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Vous allez bien ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Ça va et toi ? Enchanté de te rencontrer, on s'était parlé seulement sur Insta et on ne s'était jamais vraiment parlé. Merci de venir répondre à nos questions.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Merci à vous de m'inviter, avec plaisir.
- Julien Maurin (Yotéra)
Je te présente Gwen, je ne sais pas si tu la connais.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Sur Insta, une ou deux fois.
- Julien Maurin (Yotéra)
Ok, et donc toi est-ce que tu peux te présenter rapidement un petit peu ce que tu fais pour avoir une idée ?
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Ouais bien sûr, moi je suis kiné libéral à côté de Montpellier, je suis secrétaire général du SNMKR, donc un des trois syndicats représentatifs, j'étais auparavant vice-président national, je suis élu national depuis 6 ans, et je suis également secrétaire général adjoint de l'URPS, je crois qu'on en parlera tout à l'heure, kiné, tannique, voilà, je suis ma fille, ma tante derrière. Et puis également, une dernière chose, je suis au conseil d'administration de l'association Soins Professionnels de la Santé, qui justement lutte contre le burn-out, d'où tous les sujets.
- Julien Maurin (Yotéra)
Trop bien. Ok, de toute façon, on va en parler juste après. Peut-être qu'on peut commencer avec directement la première question. Je sais, tout le monde pense que je fais une 6x7 sur le zonage. Mais bon, écoutez, c'est une actualité et j'en parle et après j'arrête. Et du coup, la question, c'est... Donc, ce zonage, il est... en train de s'étendre. Petit à petit, les cartes sont mises à jour avec l'avenant 7, ça se met à jour au fur et à mesure. Moi, ma question, c'est est-ce que ce zonage, il va encore s'étendre dans les années qui arrivent ? Ça veut dire 2026,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
2027, etc. Alors, je n'ai pas de boule de cristal, donc je ne vais pas pouvoir te dire s'il va s'étendre, continuer à s'étendre ou pas. Par contre, ce que je peux peut-être faire, c'est vous raconter. Moi, j'ai eu la chance, entre guillemets, de représenter le SMK lors des négociations conventionnelles de l'avenant 7. Donc, je peux peut-être vous raconter comment ça s'est passé. Moi, c'est quelque chose qui m'a vraiment surpris, cette évolution du zonage. Vous vous souvenez, l'avenant 5 enterrine un premier zonage. À l'époque, 12,5% de la population était concernée par une restriction à l'installation. On commence les négociations de l'avenant 7, donc les trois syndicats autour de la table, avec l'assurance maladie, l'UNOCAM, qui représente les mutuelles. Et pendant dix mois, on a demandé des chiffres. On leur a dit, mais quel est l'effet de ce zonage ? On veut le connaître. C'est vrai que chez les kinés, on a une hétérogénéité au niveau de la démographie, plus que dans les autres professions. Donc, ce n'est pas illogique, quelque part, de vouloir, entre guillemets, encadrer, mieux réguler les kinés sur le territoire pour que les patients aient un meilleur accès aux soins, etc. Tout ça, c'est très logique. Nous, on leur a dit pendant dix mois, mais donnez-nous des chiffres. Dites-nous, est-ce que le zonage a été efficace ? Est-ce que les têtes dans les zones sous-dotées ont été efficaces ? On a mis dix mois à voir des chiffres. Donc moi, je trouve ça hallucinant. Il y a quand même quelque chose en France qui est très compliqué, c'est l'évaluation des politiques publiques. Vous savez, on est très fort en France pour faire des lois. Et ensuite, on est très fort pour ne pas forcément avoir de décret d'application des lois. Vous avez suivi l'accès direct. On attend toujours le décret d'application de la loi RIST, qui n'est toujours pas sorti. Et alors, la troisième chose où vraiment on n'est pas bon, c'est l'évaluation des politiques publiques. Se dire, OK, on a mis en place une loi, un décret d'application. Est-ce que ça fonctionne ? Quels sont les effets ? Est-ce qu'il y a des effets indésirables ? Et au bout de dix mois, on finit par avoir un tableau, un tout petit tableau, qui nous dit bon, c'est facile en zone surdotée Personne ne s'est installé, quasiment. Et par contre, plein de kinés se sont installés en zone très dotée. Assez logique. Finalement, c'est une espèce de ruissellement qui, économiquement, le ruissellement économique n'existe pas, mais le ruissellement d'installation des kinés, peut-être qu'il existe. Très bien, donc on se dit, bon, ok, on va faire avec les chiffres qu'on nous donne. Ça fait 12,5% de la population plus 9,7% de zone intermédiaire. Donc, nous, on dit, ok, ça fait 22% d'augmentation du zonage. C'est assez logique, puisque visiblement, il y a une énorme installation des kinés dans ces zones-là. Et là, on nous pond 30%. Mais vraiment, aux doigts mouillés. Aux doigts mouillés. C'est comme ça que ça s'est passé. Ça s'est passé aux doigts mouillés. Après, une négociation conventionnelle, il faut vous dire que c'est tout simple, c'est quelles sont les contraintes qu'on est capable d'accepter par rapport à l'enveloppe qu'on met en face. C'est juste ça une négociation conventionnelle. Et c'est vrai que quand on revient là-dessus, sur ces 30% de zonage, sur la mesure des étudiants, sur la nouvelle nomenclature, nous, au SNMKR, on a dit non. Les contraintes sont vraiment beaucoup trop importantes par rapport à l'enveloppe qui est en face.
- Julien Maurin (Yotéra)
Mais les 30%, c'était ce qui devait être... atteint cette année. C'était l'augmentation de l'expansion du zonage. Ce n'était pas ce qu'il y avait avant.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Avant, il y avait 12,5% de la population qui était en zone surdotée, non prioritaire. Ils ont changé les noms aussi. C'est toujours sympathique.
- Gwen Quelven
Et on n'est pas fait apprécier.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Et surtout, les mots ont un sens surdoté et non prioritaire. C'est intéressant l'évolution du truc. On passe de 12,5% de la population à 30% de la population concernée. Ça y est, c'est acté l'avenant 7, sauf que vous, à La Réunion, je crois que tu es à La Réunion, toi, Julien ? Oui. C'est ça, à La Réunion, il n'est pas encore passé. Je crois qu'il arrive dans les jours à venir. Oui,
- Julien Maurin (Yotéra)
c'est ça, mais il y a plein de départements qui ne sont pas encore actualisés.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Oui, plus beaucoup.
- Julien Maurin (Yotéra)
Le PACA ?
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Le PACA, voilà. Il ne reste pas qu'à... Donc là, on a eu des nouvelles de la RS PACA. Normalement, ça devrait être début d'année prochaine, donc janvier a priori. Et je crois qu'il ne reste plus grand-chose en même temps.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et tous les dom-toms, en fait.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Et tous les dom-toms qui sont en tant que passé. Normalement, pareil, Guadeloupe, on a eu des nouvelles. Tout ça devrait être janvier-février.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Haute-France aussi, qui devrait, je crois, arriver décembre ou janvier.
- Julien Maurin (Yotéra)
D'accord. Et donc, là, ils ont décrété 30%. Du coup, ça ne va pas évoluer, à part au prochain avenant, sûrement.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Sur ces 30%, il y a quelque chose quand même qu'on a réussi à obtenir. C'est la possibilité de pouvoir modifier au niveau local. Ce qui ne sera pas le cas à La Réunion, parce qu'à La Réunion, il y a tellement de zones non prioritaires que finalement, les 2,5% ne pourront pas être intégrées parce que la part de population que ça concerne est plus petite que le nombre d'habitants du bassin le moins doté. Vous m'avez suivi ou pas ?
- Gwen Quelven
Non. Non, alors je représente les kinés qui ne suivent rien. Je suis là pour la vulgarisation. Déjà, vous m'avez un petit peu perdu, les amis. sur votre surdoté et non prioritaire déjà c'est pareil ils ont pu changer non prioritaire ça veut dire il faut s'installer pour s'installer quoi c'est
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
ça, en fait ils ont changé pourquoi parce qu'ils ont fusionné le très doté et le surdoté avant le très doté n'était pas concerné par la que tu pouvais t'installer, il n'y avait pas de soucis et très doté tu ne pouvais plus t'installer c'était la règle du 1 pour 1 de splitter Et là, du coup, ils ont fusionné les deux, donc ils ont donné un nouveau nom qui devient non prioritaire. Il y a ensuite les intermédiaires où là, tout le monde peut s'installer. Et ensuite,
- Julien Maurin (Yotéra)
il y a les sous-dotés où il y a des aides et où les étudiants… C'est les prioritaires maintenant !
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Oui, ils auraient dû d'ailleurs, s'ils étaient logiques, ils auraient dû dire les zones prioritaires, effectivement. Et nous, il y a une marge d'adaptation.
- Julien Maurin (Yotéra)
Voilà, ça, ils vont pouvoir régler à plus ou moins 2,5 selon les zones.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Exactement, c'est-à-dire que maintenant, les… 30% au niveau national de zones non prioritaires, donc c'est des bassins de vie, et dans ces bassins de vie, il y a 2,5% en plus ou en moins qu'on peut modifier au niveau local. Et donc, pour le coup, ça, c'est le rôle des URPS.
- Gwen Quelven
Non, mais attendez, arrêtez. On va faire chuter l'audience. Vous arrêtez. Vous, c'est votre passion. Moi, j'ai envie de dire, concrètement, pour Gwenaëlle, qui n'est libérale dans la vraie vie, qu'est-ce que ça change ? Je veux du concret, parce que là, sinon...
- Julien Maurin (Yotéra)
Tout le monde a dit ceci. ce zonage il allait s'étendre dans les années à venir la question c'est non c'est juste il y a 30% et en gros ça peut varier selon les régions entre 2,5% en moins ou en plus alors pour répondre à Gwen
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Gwen t'es en Bretagne oui ton zonage il est sorti donc il est connu maintenant tu peux le connaître l'URPS le donne tes représentants syndicaux l'ont tout le monde l'a il ne bougera plus jusqu'à la prochaine négociation conventionnelle d'accord ça ne peut plus être alors alors oui merci tous les cinq ans maximum. Mais néanmoins, il y a une question qui se posera sûrement, c'est la possibilité, comme pour les médecins, de dénoncer la convention. On pourra peut-être, alors ça c'est une discussion qu'il faudra avoir, les trois syndicats ensemble, dénoncer la convention pour carrément réécrire une convention. Ça, ça doit être mi-2026 pour dénoncer la convention, début 2027. C'est comme un bail, c'est comme un bail dans un appart, tu arrives au bout du bail, tu peux ou ne rien dire et le bail se continue, tous les cinq ans, ou alors dénoncer le bail, et là ça ne devient plus une négociation à un avenant conventionnel, ça devient une négociation conventionnelle tout court. On réécrit tout le texte. C'était le cas des médecins, souvenez-vous, il y a un an et demi.
- Julien Maurin (Yotéra)
Donc c'est ça que j'avais passé sur l'ARS Île-de-France, qui parlait de 2026 potentiellement. Ok, à suivre sur ça. Toujours sur le zonage,
- Gwen Quelven
Moi j'adore, on sait que tu adores, mais oui, oui.
- Julien Maurin (Yotéra)
Juste une question à toi, parce que j'ai eu beaucoup de questions sur ça aussi, moi de mon côté, sur la dérogation pour motifs personnels, donc il y a des dérogations installées en zone surdoutée. Est-ce que la situation médicale grave est toujours d'actualité ?
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Oui.
- Julien Maurin (Yotéra)
Ok, pas de changement.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Alors, ce qu'il faut savoir sur les dérogations, c'est que comme son nom l'indique, ce sont des dérogations. Ce que je veux dire, c'est que... Alors, ce que je conseille aux gens, vraiment, et ce que tu fais est génial, Julien, d'ailleurs, c'est de commencer à leur expliquer ce qui se passe, parce qu'il faut vous dire que 80% des kinés ne suivent pas tout ça. Et je les comprends. C'est le rôle d'un représentant syndical. Pour moi, c'est d'aspirer les textes, de les comprendre, de les digérer, et ensuite de pouvoir les réexpliquer aux kinés qui vont nous interroger. Et donc, ce qu'on se rend compte, nous, sur le terrain, c'est que beaucoup de kinés... nous contactent au bout de 6 mois, 9 mois, parce qu'ils ont demandé de l'info n'importe où, sur Facebook, sur des réseaux. On leur a dit strictement n'importe quoi dans tous les sens. Et au bout de 9 mois, ils finissent par nous contacter. Et là, on leur dit, mais il fallait nous contacter avant. Parce que nous, on va pouvoir vous expliquer exactement le cadre, d'ailleurs ce que tu as fait, Julien, en expliquant la charte, donc le cadre des dérogations, etc. Et surtout, on va pouvoir accompagner le dossier. C'est-à-dire que moi, je suis dans les rots, j'ai siégé en commission paritaire, je n'y siège plus actuellement parce que j'ai plein d'autres choses à faire, mais je continue à suivre. Nous, on sait comment fonctionne la caisse. C'est-à-dire que demain, vous m'appelez en me disant J'ai telle dérogation ou j'ai telle situation, je vais pouvoir vous dire à 95% si ce sera oui ou ce sera non. Donc, on va avoir un gain de temps énorme. Et surtout, on va pouvoir vous dire ce que la caisse attend. Et donc, pour revenir sur les dérogations, c'est des dérogations. Ce n'est pas d'automatique. Vous me dites Akiné, sors de la zone, moi, je prends sa place. C'est du tout cuit. Il n'y a pas de souci. S'il y a un courrier de chaque côté, il n'y a pas de souci. Une dérogation, ça reste une dérogation. Donc, ce n'est pas du tout automatique. Et là aussi, on a vu qu'il y avait d'énormes différences entre les caisses au niveau départemental de l'application de la dérogation.
- Julien Maurin (Yotéra)
D'où la charte d'harmonisation.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
D'où la charte d'harmonisation qui est en train de réduire la différence entre les différents départements. Mais malgré tout, ça reste des dérogations. Donc, il faut quand même avoir conscience que ce n'est pas automatique.
- Julien Maurin (Yotéra)
Et c'est pour ça que ce n'est pas facile à répondre aux questions et que ça varie vachement entre chaque région. Parce qu'au final, si je ne me trompe pas, la décision finale revient au... Un représentant de la sécu, de la caisse primaire d'assurance maladie.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Alors, ce qui se passe en commission paritaire départementale, c'est que la demande est étudiée. Il y a la section professionnelle et la section sociale, donc les représentants, les syndicats de kiné et puis la section sociale. Si on va dire qu'il y a égalité ou si on dit nous, on est d'accord et que le directeur s'oppose, dans ce cas-là, ça monte en CPN. C'est-à-dire que moi, je siège en commission paritaire nationale avec Guillaume Rall et Guillaume Boucher pour le SNMKR. Et dans ce cas-là, on a des demandes qui commencent à nous arriver, en disant en gros, la section professionnelle n'est pas d'accord avec le directeur de la pièce, ça remonte en CPN.
- Julien Maurin (Yotéra)
Là,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
on redonne notre avis en tant que syndicat, et là, le directeur national peut décider de suivre ou de ne pas suivre notre avis.
- Gwen Quelven
Conclusion de tout ça, les kinés... Non mais parce que je pense que les syndicats, vous ne faites pas bien votre pub. Les trois syndicats. Quand on a des questions... ne restez pas des mois et des mois avec les questions. Moi, je donne des formations sur tout ce qui est législation au kiné et elles n'osent pas aller voir. Non, déjà, elles n'osent pas poser des questions à l'ordre parce qu'elles se disent qu'elles vont être contrôlées ou qu'on va leur dire qu'elles vont être fliquées. Et donc, on ne pense pas forcément au syndicat. Et donc, là, c'est vraiment une situation où vous pouvez aller. Donc, posez vos questions au syndicat. Et ce que Sébastien vient de dire aussi, vous pouvez être accompagné de personnes qui connaissent bien les textes. Et vous voyez la passion de Sébastien pour les chiffres et tout ça. Lui, il connaît tout l'historique, etc. Donc, n'hésitez pas à aller vous syndiquer. Combien ? 10% des kinés sont syndiqués ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui, on est à 12%. Je crois qu'on doit être à 12%. Ça va de plus en plus. Par rapport au privé, on est un petit peu au-dessus, mais ça reste quand même.
- Gwen Quelven
Après, je ne sais pas. C'est la faute de tout le monde parce que... si on savait tout ce que les syndicats peuvent faire pour nous aider, je pense qu'on serait plus à être syndiqués.
- Julien Maurin (Yotéra)
Je pense que ce qui est un petit peu compliqué dans les dernières années, c'est de savoir qui fait quoi. Il faut savoir que les relations conventionnelles, c'est-à-dire votre installation, les indues, etc., c'est les syndicats, ce n'est pas l'ordre, ça n'a rien à voir. Oui,
- Gwen Quelven
c'est ça.
- Julien Maurin (Yotéra)
L'ordre s'occupe de la déontologie, de vos contrats d'exercice. Si vous avez une plainte d'une patiente, ça, ça va se passer à l'ordre. Mais même dans ces cas-là, vous pouvez être accompagné par un représentant syndical.
- Gwen Quelven
Mais est-ce que ça existe ? Il y a une petite infographie qui explique ce que… Oui.
- Julien Maurin (Yotéra)
L'or de l'URPS. Oui, on en avait sorti. Je crois d'ailleurs que l'URPS Bretagne en avait sorti il n'y a pas très longtemps. Il expliquait les rôles. Et en plus, il y a l'URPS en troisième maintenant. On en parlera tout à l'heure, mais qui se rajoute. Donc oui, les kinés sont perdus. Globalement, il faut vous dire que globalement, moi, je pense que la porte d'entrée idéale, c'est quand même le syndicat. Pourquoi ? Parce que vos représentants URPS sont des représentants syndicaux. On est élus sur liste syndicale.
- Gwen Quelven
Mais oui.
- Julien Maurin (Yotéra)
On va vous renvoyer vers l'URPS. Et en plus, on connaît tous nos ordres. C'est-à-dire que c'est aussi des gens qui étaient au syndicat avant ou qui le sont encore. Donc, si la question est ordinale, moi, je renvoie vers l'ordre. J'ai des amis qui sont à l'ordre de l'héros, j'ai des amis qui sont à l'ordre au niveau national, et je renvoie dans ces cas-là. Donc, on a des liens tous les trois ensemble.
- Gwen Quelven
Et vraiment, je veux le redire, toutes ces personnes super motivées sont là pour nous aider, pas pour nous fliquer. Et il faut mieux savoir en amont plutôt que de se stresser tout seul. Il y a plein en clinique qui sont en train de se stresser tout seul. toute seule avec, et tout seul, moi je t'accompagne beaucoup de femmes, avec des questions de législation. Et en fait, moi, je me trouve plus je me sens bien droite dans mes bottes, mieux je me sens. Donc, n'hésitez pas à aller voir les syndicats.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Et justement, pour en parler en question, il y a une question sur le live qui demande, donc c'est Eloquinette qui demande, est-ce que c'est seulement les zones très sous-dotées qui ont accès aux aides ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Alors, depuis l'avenant 7, ce sont les zones sous-dotées. Oui, très sous-dotés, donc c'est 15% de la population qui ont accès aux aides.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Très sous-dotés, pas sous-dotés.
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui, et les sous-dotés sont là pour, c'est là que vous savez, cette fameuse mesure étudiante que nous, on ne comprend toujours pas. D'ailleurs, c'était vraiment une des raisons de notre opposition à l'avenant 7, c'est la mesure étudiante. Vous savez que les étudiants, pour s'installer, devront exercer en zone sous-dotée ou très sous-dotée ou à l'hôpital pendant deux ans. Et donc, les zones sous-dotées, ce sera pour que les étudiants s'y installent quand ils sortiront d'études.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
D'accord. Dernière question sur le zonage. Est-ce que tu me confirmes qu'un kiné qui est salarié dans un cabinet en zone non prioritaire ou surdoté, correspond à un conventionnement ? Un kiné salarié égale un conventionnement ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Pas tout à fait. Ça se complique. Un kiné libéral dans un exercice libéral classique, assistant, collaborateur, titulaire, peu importe, c'est un conventionnement. Dans les sociétés d'exercice. c'est là que ça devient rigolo dans les sociétés d'exercice donc les cellarles alors il n'y en a pas énormément on en parle beaucoup beaucoup il y en a plus de 300 à quelques en France c'est ça voilà c'est ça donc on a vraiment un kiné salarié ouais dans ces cellarles les kinés qui sont actionnaires de la cellarle ont un conventionnement par contre ceux qui sont uniquement salariés de la cellarle n'ont pas de conventionnement donc ils ne sont pas concernés par le zonage
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Mais alors, déjà de 1, vous n'êtes pas d'accord avec ce qu'a dit Thomas Pratt sur son article. Il précisait bien que 1 kiné salarié égale 1 conventionnement. Et moi, j'ai relu l'avenant 7 et il y a deux phrases qui se contredisent dans l'avenant 7. Il y a une phrase qui dit que le salarié est sous le conventionnement de son titulaire et une autre phrase qui dit qu'un kiné salarié a le même statut conventionnel que n'importe quel autre kiné. En fait,
- Julien Maurin (Yotéra)
je pense que c'est juste une histoire. C'est-à-dire que quand on est dans une CELARL, il y a deux solutions. Ou on est actionnaire de la CELARL et dans ce cas-là, on a une carte professionnelle de santé. Quand on est uniquement salarié d'une CELARL, on n'est pas conventionné. C'est dommage que Thomas ne soit pas là. Thomas est très compétent aussi sur le commerce. Il n'y a pas de souci, mais non, non, non. C'est bien un des problèmes. D'ailleurs, c'est un des problèmes de la CNAM qui nous en a parlé pendant toutes les négociations en disant qu'il faut qu'on s'attaque aux CELARL. Il faut qu'on puisse aller regarder ce qui se passe au niveau des kinés salariés. Je ne sais pas si vous avez reçu un mail de l'assurance maladie il y a une semaine ou deux, qui commence à être envoyé dans tous les départements, qui demande aux kinés, qui salarient des kinés, de faire remonter l'information. Je ne sais pas si vous avez vu ça.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Non, je n'ai pas vu.
- Julien Maurin (Yotéra)
C'est lié à ça, parce qu'en fait, l'assurance maladie... Si le kiné est uniquement salarié de la CELA, il n'en a pas connaissance. Il n'y a que l'ordre qui en a connaissance. Et donc, ils ne sont pas directement conventionnés. Ce que dit Thomas n'est pas complètement faux, c'est-à-dire que l'assurance maladie veut s'occuper de ça. Il veut que les kinés salariés deviennent concernés.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
C'est dans le cadre de la charte. Donc, je pense qu'ils ont dû en parler des négociations avec l'assurance maladie. Ils ont dû dire, en vrai, arrêtez peut-être de faire ça.
- Julien Maurin (Yotéra)
Mais pour l'instant, il n'y a pas de moyens. Il est salarié, il n'est pas conventionné de l'assurance maladie.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
OK. Trop bien. Écoute, merci pour... On va s'arrêter là sur le zonage.
- Julien Maurin (Yotéra)
Un tout dernier. Justement, on a échangé par message sur le post que tu faisais sur la revente de... Oui. Ça existe. Comme je te le disais, ça existe, mais c'est absolument pas la majorité.
- Gwen Quelven
Merci de nous rassurer. Qu'est-ce qui nous stresse avec ça,
- Julien Maurin (Yotéra)
Julien ? En tout cas, dans les rots. Alors, peut-être que c'est un peu différent en fonction des départements, encore une fois. PACA, c'est encore autre chose. Bon,
- Gwen Quelven
bref. Oui,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
c'est ce que j'allais dire, c'est le caca le problème. C'est le caca.
- Julien Maurin (Yotéra)
Nous, dans les rôles, ce n'est vraiment pas une majorité. Je vais même vous donner un exemple. Il y a un cabinet de Kidé qui est à Montpellier, des amis, qui cherchent un assistant depuis quatre mois. Quatre mois, en zone non prioritaire. Donc voilà, il y a des gens qui en profitent. Il y a des gens malveillants. Il y a des gens qui veulent récupérer de l'argent sur un conventionnement d'assistanat, je parle. Parce qu'après, quand on revend son cabinet et qu'on est titulaire, c'est différent. Là, ce n'est pas le conventionnement qu'on vend, c'est la présentation de patientelle, etc. Sur la cistana, ça existe, mais ce n'est quand même pas une majorité. Et donc, ce que tu disais, Julien, tu as raison. N'hésitez pas à aller voir dans les zones non prioritaires où vous voulez vous installer, s'il n'y a pas des demandes toutes simples de cabinets qui cherchent, parce qu'il y en a. Et vous ne serez pas obligé de payer 20 000, 30 000, 40 000, 50 000 pour un conventionnement.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
En tout cas, à Marseille, ce n'est pas le cas.
- Julien Maurin (Yotéra)
Non, à Marseille, ce n'est pas la forme. Désolé.
- Gwen Quelven
Sébastien, tu vas avoir des problèmes.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Désolé.
- Julien Maurin (Yotéra)
Désolé.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Yes, ok, on peut passer aux URPS. Moi honnêtement, je m'y connais très peu sur les URPS, donc j'aimerais bien que tu nous expliques ça, ce que c'est.
- Julien Maurin (Yotéra)
Ouais, les URPS, c'est les Unions Régionales des Professionnels de Santé, créées par la loi HPST de Roselyne Bachelot en 2009. Alors, les ARS, tout le monde voit, Agence Régionale de Santé. L'ARS, c'est la préfecture en santé d'une région. C'est l'équivalent du préfet de région pour le ministère de l'Intérieur. C'est le préfet de santé au niveau régional. Et au sein de cette ARS, il y a des représentants des professionnels, dont les URPS. Et donc, on représente les kinés libéraux conventionnés. Donc, ça veut dire pas les remplaçants, pas les salariés, uniquement les kinés libéraux conventionnés. On les représente. Et en gros, une URPS, il y a une contribution qui est obligatoire. Donc, vous payez tous une contribution URPS, mais vous ne le savez pas. Sauf si vous regardez, quand vous recevez votre URSAF du deuxième trimestre, il y a un truc qui s'appelle la CURPS. Contribution Union Régionale des Professionnels de Santé. C'est 0,1% du chiffre d'affaires. C'est entre 50 et 150 euros par kiné. Et surtout, c'est une URPS, donc on y est élu pour 5 ans sur liste syndicale. Donc uniquement les syndicats représentatifs peuvent présenter une liste. Et le résultat de ces élections URPS permet de définir la représentativité nationale. Donc pour les syndicats, c'est une élection qui est très importante parce qu'en fonction du nombre de voix au niveau national, ça dit... tel syndicat a un tel pourcentage et tel pourcentage. Et ensuite, en gros, il y a sept missions sur les URPES. Je vais vous donner les missions, mais surtout, je vais vous donner des exemples, parce que finalement, ça ne vous parlera pas. La première, c'est la représentation. On représente les kinés. Alors, vous savez, il y a un truc qui est très à la mode, c'est la démocratie sanitaire. La démocratie sanitaire, ça consiste à mettre autour de la table tous les gens qui participent à la démocratie sanitaire, c'est-à-dire les représentants des usagers, donc France Insosanté, par exemple, pour les patients, les représentants des hospitaliers. la FHF, la FHP, les représentants des libéraux, donc toutes les URPS les élus, les députés, les maires il y a vraiment tout l'écosystème de la santé qui est là et qui siège en commission régionale santé autonomie c'est la grande messe de l'ARS et là il y a des représentants effectivement de l'URPS, donc le but du jeu là c'est de représenter les kinés le but du jeu c'est tous les 5 ans l'ARS pond un PRS, je suis désolé mais la santé c'est un nombre d'acronymes extraordinaire... Le PRS, c'est le projet régional de santé. Tous les cinq ans, l'ARS dit, en santé cette année, sur le territoire, et chaque territoire est un petit peu différent, nos priorités, ce sera la lutte contre le cancer, la lutte contre l'obésité, etc. Et un des premiers rôles de l'URPS, c'est de relire ce PRS qui est écrit, qui est co-écrit avec tous les acteurs, et de dire, attendez là, sur le handicap, il n'y a jamais écrit kiné. C'est véridique. PRS, thèse, Occitanie, on le relit. à l'époque avec Vignaus Berg le président et on se dit mais il y a écrit kiné nulle part donc là on est à l'ARS en disant sur le handicap on est super important, sur le cancer on est super important, sur le parcours patient en sport santé on est super important et donc le premier truc c'est de faire exister la kinesthérapie parce que si on parle pas de nous personne parlera de nous, ça c'est une chose aussi dont il faut avoir conscience Le deuxième rôle, c'est l'organisation de l'offre de soins, c'est le zonage. On vient d'en parler. Les 2,5% d'adaptation, ça, c'est les élus URPS. Là, on vient de le finir en Occitanie. On avait fait une petite enquête avant où on a demandé aux kinés s'ils trouvaient qu'il y avait trop de kinés ou pas assez de kinés sur leur territoire, s'il y avait beaucoup d'attentes sur leur liste d'attentes, etc. Et en fonction de ça, on a pu modifier un peu de manière qualitative. On est assez contents parce que c'était vraiment des retours de terrain et on a réussi à modifier ce zonage avec des retours de terrain. Alors, modifié à 2,5% sur ce qu'on avait le droit de modifier. Le troisième, et c'est le plus important, je trouve, c'est la promotion de la santé et de la prévention. Et alors là, il y a vraiment moyen de s'éclater à l'URPS. Mais vraiment de s'éclater. C'est-à-dire que 2016-2021, on a lancé, nous, la prévention au milieu scolaire. Vous avez tous entendu parler de ça. Oui,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
on en a parlé.
- Julien Maurin (Yotéra)
C'est devenu une expérimentation nationale qui était conclue dans l'avenant 5 et qui est développée dans 13 départements. On aimerait bien que ça aille un peu plus vite et que ça se généralise, mais on y arrivera, on y arrivera. Il faut être optimiste. Eh bien ça, c'est une expérimentation qui s'est, entre guillemets, énormément développée en Occitanie. Et finalement... c'est ça l'URPS, c'est un laboratoire d'idées on peut développer plein plein de projets là on a un projet de télé-expertise sur la détection des mélanomes en lien avec des dermatologues par exemple en Occitanie, c'est également là qu'on va pouvoir parler de burn-out,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
prévention Oui et du coup d'ailleurs toi tu t'intéresses vachement à la souffrance des soignants si j'ai cru comprendre vous avez fait une enquête en début d'année sur justement le niveau de bien-être... Ce n'était pas que des kinés, c'était tous les professionnels de santé. Et donc, juste pour donner des chiffres, sur 2000 pros santé, il y a 23% des kinés qui ne se déclarent pas heureux, 36% qui éprouvent un sentiment d'isolement, 22% qui envisagent de quitter la profession, 7% qui ont recours aux anxiolytiques pour continuer à exercer et 14% qui ont eu des idées suicidaires. Alors, toi du coup, ça c'est une des missions de l'URPS Occitanie, c'est ça ? comprends bien.
- Julien Maurin (Yotéra)
Alors, c'est même de l'inter-URPS, c'est-à-dire qu'en Occitanie, on a décidé de créer des commissions inter-URPS pour mener des projets. Vous savez que plus ça va, et je trouve que c'est assez cohérent, plus l'ARF, le ministère, l'assurance maladie veut qu'on mène des projets pluripro. Quand vous arrivez avec juste votre projet kiné, ça ne les intéresse pas trop. Quand vous vous dites j'ai un projet parcours patient avec kiné, médecin, infirmier, là, tout de suite, ils vous écoutent. OK, on intègre tout le parcours du patient. Et donc, on a créé des commissions inter-URPS. Dans chaque commission, il y a un représentant de chaque URPS. Et donc, notamment, il y avait dix commissions. Il y avait démographie, il y avait violence intrafamiliale, il y avait plein de commissions comme ça, il y avait santé orale, etc. Et il y avait une commission souffrance des soignants. Et moi, c'est quelque chose sur lequel je me bats depuis quasiment une dizaine d'années. Et donc, je suis devenu référent de cette commission inter-URPS.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Et du coup, quelles actions concrètes sont mises en place ? Il y a des actions concrètes mises en place ou c'est juste de l'observation ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Alors la commission s'est réunie, on s'est dit qu'est-ce qu'on fait ? La première chose c'est qu'on communique sur les associations qui existent. Donc on a communiqué sur l'association SPS, on pourra en parler tout à l'heure aussi, et l'association Mo, qui sont deux grosses associations nationales, qui font beaucoup beaucoup de choses. Donc on s'est dit on ne va pas réinventer la roue, on va déjà communiquer sur ce qu'elles font elles, en termes de numéro d'appel, d'urgence, en termes de prévention, etc. Et la deuxième chose, on s'est dit mais on a envie de savoir dans quel état sont vraiment les soignants en Occitanie. Il y a beaucoup d'enquêtes qui commencent à arriver au niveau national. Il faut quand même se dire que le burn-out et les besoins professionnels, maintenant, on en parle beaucoup et moi, j'en suis ravi. Mais il y a dix ans, quand on commençait à en parler, mais personne n'en parlait. Et c'était même pire que ça, c'est que c'était tabou. C'est-à-dire que quand on demande aux soignants, est-ce qu'en tant que soignant, vous vous autorisez le droit de ne pas aller bien ? On a encore 40% des soignants qui nous disent non, en tant que soignant, je ne m'autorise pas le droit de ne pas aller bien.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Oui. Moi, maintenant, on en parle beaucoup. Je trouve que c'est effectivement...
- Julien Maurin (Yotéra)
Maintenant, on en parle beaucoup. Il y a une grande enquête nationale du ministère qui a été lancée l'année dernière. On en parle. Au niveau des actions, ça met un peu plus de temps, mais en tout cas, on commence enfin à en parler. Nous, ce qu'on voulait, c'était déjà faire un état des lieux en Occitanie. C'est l'étude que tu as sortie, où il y a 2200 répondants, dont 500 kinés. On est quand même assez contents. C'est 5% des kinés d'Occitanie. Sur une étude, c'est plutôt assez représentatif.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
En termes d'actions ?
- Julien Maurin (Yotéra)
En termes d'actions, la première chose, je rejoins un petit peu ce qu'on a. L'association SPS, c'est le soin professionnel de la santé, l'URPS Occitanie est devenue membre dès le début, en 2016. À l'époque, j'étais secrétaire général de l'URPS. On est devenu membre de cette association parce qu'on s'est dit qu'est-ce qu'on fait, nous, en tant qu'URPS, pour s'occuper du burn-out ? On a réfléchi à plein de choses. On s'est dit, allez, on va mettre en place un numéro vert et chaque élu va s'occuper du téléphone et va répondre aux kinés qui ne vont pas bien. C'était complètement illusoire, chronophage, impossible à gérer. Et dans le même temps, on a vu qu'une association se montait. D'ailleurs avec un kiné breton, Dr Eric Henry et Catherine Korniber sur Paris qui est pharmacienne, et ils ont monté cette association. Et donc on est devenu partenaire, c'est-à-dire qu'on est à la fois adhérent et partenaire actif de l'association. Moi je représente aussi l'association au sein des URPS en Occitanie. Et le but du jeu c'est de diffuser le numéro vert. En fait on a fait les choses par ordre d'urgence. Il faut savoir quand même un chiffre qui est très peu connu, c'est que chez les médecins, alors je ne connais pas le chiffre chez les kinés, on essaie de l'avoir mais c'est compliqué. Chez les médecins, il y a trois fois plus de suicides que dans la population au même âge. D'accord. Donc, on s'est dit, la première chose à faire, c'est qu'il faut éviter le passage à l'acte. Donc, c'est le numéro vert. C'est un numéro vert. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, psychologue au bout du fil.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Et le numéro vert, c'est quoi ?
- Julien Maurin (Yotéra)
0805 23 23 36. Ça, c'est le numéro vert de l'association. Ouais. OK. 100% de décroché. N'hésitez pas aussi à aller voir sur le site asso-sps.fr.
- Gwen Quelven
Il y a plein de choses. Je fais une pause. Vas-y. Je pense déjà qu'il va falloir qu'on diminue le nombre de sujets pour aujourd'hui pour respecter le temps. Je pense que Sébastien, si tu es OK, tu reviendras une autre fois parce que je pense que je n'ai pas envie qu'on bâcle le burn-out. SPS, c'est énorme. Allez sur leur site. Il y a des fiches pratiques. C'est vraiment une association incroyable. et vous avez des fiches pratiques pour vous, pour vous tester, etc. C'est une mine de ressources incroyables.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Yes. Mais on fera un épisode Burnout, si vous voulez.
- Gwen Quelven
Je pense que ce sera plus simple, parce que là, il est déjà temps, et j'ai peur qu'en fait, ça dilue l'information et que les gens n'aillent pas au bout de l'épisode, Sébastien, et que ça... Voilà,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
c'est juste... On fera carrément ça et on se programmera un épisode.
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui. Avec grand plaisir.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Merci Sébastien, c'était un peu court mais on aime bien aussi quand ça va
- Gwen Quelven
On note qu'il nous reste 4 missions pour l'URPS à connaître si on donne quelque chose de très concret au kiné, est-ce que normalement ils reçoivent leur infolettre de l'URPS ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui, alors n'hésitez pas un des gros problèmes de l'URPS c'est qu'on n'a pas les mails de tout le monde donc n'hésitez pas à aller sur le site de votre URPS et à vous inscrire à la newsletter Voilà.
- Gwen Quelven
Et l'URPS donne, je sais que nous en Bretagne, c'est très concret. Je pense qu'il y a des journées. Est-ce qu'il y a des journées où les kinés peuvent aller à la rencontre de l'URPS, par exemple ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Oui. Alors, chaque URPS fait un petit peu ce qu'elle veut. Je sais qu'en Bretagne, ça se fait. En Occitanie, on l'a aussi.
- Gwen Quelven
L'URPS peut aussi proposer des ateliers. Par exemple, il y avait des ateliers de supervision, nous, en Bretagne. Nous,
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
on a eu des contes. Chaque année, il y a un compte.
- Gwen Quelven
Voilà. L'URPS est très présente sur LinkedIn. LinkedIn. LinkedIn, comme on dit. Donc voilà. N'hésitez pas, c'est une ressource. Justement, on disait que les kinés et les pros de santé en général se sentent isolés. L'URPS, c'est une façon de se sentir moins isolé.
- Julien Maurin (Yotéra)
Absolument. Et si vous avez des projets à développer, l'URPS peut clairement vous aider. Il y a du financement pour ça.
- Gwen Quelven
Voilà. Quel type de projet, par exemple ?
- Julien Maurin (Yotéra)
Projet de prévention. Tout ce qui est projet de prévention, de promotion de la santé, gestion des crises sanitaires.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Très bien.
- Julien Maurin (Yotéra)
Tout ça peut être développé au sein de l'URPS si ça rentre dans le cadre du PRS, et le PRS est très large, donc n'hésitez pas à aller talker à la porte de l'URPS, on est là pour ça.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Trop bien, merci d'avoir répondu à vos questions, et on se prévoit un épisode burn-out.
- Gwen Quelven
Oui, vraiment.
- Julien Maurin (Yotéra)
Avec plaisir.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Allez, bonne journée, merci.
- Julien Maurin (Yotéra)
Ciao.
- Gwen Quelven
Coucou Sébastien.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Ciao. Et bien Gwen, c'est la fin aussi pour nous ?
- Gwen Quelven
Oui, mais c'était très intéressant, donc renseignez-vous. N'hésitez pas à vous syndiquer pour augmenter ce 12%, pour poser vos questions. N'hésitez pas à aller vous renseigner à ce que vous recevez bien les infolettres de l'URPS. Et je voudrais remercier à nouveau Sébastien parce qu'il faut se dire que toutes ces personnes qui sont super motivées à défendre nos droits et à être motivées par les chiffres, c'est trop chouette parce qu'on n'est pas tous motivés par la santé publique comme ça et par le système de santé publique. Donc bravo à toutes les personnes qui s'engagent et qui donnent de leur temps et à tous nos représentants. Merci beaucoup.
- Sébastien Tessuto (SNMKR)
Allez, à bientôt, à la semaine prochaine.
- Gwen Quelven
À la semaine prochaine. Ciao.