- Speaker #0
Bonjour à tous et à toutes, bienvenue dans ce nouvel épisode de l'actu kiné de la semaine avec Gwenaëlle Kelvin, moi-même et
- Speaker #1
Julia Mourin de Ausha,
- Speaker #0
du compte Ausha Kiné. On est trop content, on est deux kinés super motivés pour vous donner des actualités sur notre profession, vous donner notre vision des choses parce qu'on pense qu'on peut être super motivés et on a beaucoup d'espoir pour notre profession. Et on a justement cette envie de vous... partager avec cette vaille très positive pour ce début d'année 2025, plein d'astuces, plein d'informations sourcées pour que vous viviez au mieux possible votre vie de kinésithérapeute. Aujourd'hui, on va avoir une invitée très spéciale que vous découvrirez dans la suite de l'épisode, donc restez bien ici. Mais avant ça, on va commencer par l'habituelle anecdote du...
- Speaker #1
Juste avant, je voulais dire qu'on est au huitième épisode et qu'on passe du coup à... au lieu de faire toutes les semaines on passe ça une fois tous les 15 jours pour respirer un peu plus entre chaque épisode et pouvoir synthétiser tout ce qu'on a dit sur des articles ou des posts voilà exactement,
- Speaker #0
on va appliquer ce qu'on vous dit à chaque fois, c'est à dire qu'on va prendre du temps pour infuser parce qu'on s'est rendu compte qu'on vous donnait beaucoup d'informations et qu'on a besoin de temps enfin c'est surtout Julien qui gère ce qu'on remercie pour structurer tout ça sous forme de postes sous forme de carousel et puis Julien vous envoie aussi une infolettre où il reprend les différentes informations et pour ça on avait besoin de temps et le rythme était un peu trop intense et justement comme on vous l'a déjà dit, on apprend à se réajuster pour que ce soit correct, que ce soit écologique pour nos deux.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, excuse-moi, tu avais recoupé, tu voulais parler de peut-être que tu as une anecdote aujourd'hui à nous partager.
- Speaker #0
Comme je vous l'ai dit dans les derniers épisodes, je suis en train de monter mon cabinet pluriprofessionnel en périnatalité qui devrait voir le jour fin 2025. Je croise les doigts. Et pour ça, je suis en train d'agrandir mon équipe. Donc là, pour l'instant, il y a ma collègue qui est kiné comme moi en périnatalité, une sage-femme qui va nous rejoindre tous les jeudis et j'ai besoin d'une autre kiné pour répondre à la demande et pour un bon accès aux soins. Donc j'ai lancé des... des annonces, comme tout le monde le fait, et on m'a contactée. Et cette personne souhaite travailler beaucoup, souhaite travailler 8h, 20h, et moi je lui dis Oh là là, c'est pas comme ça qu'on travaille au cabinet ! Et je me suis rendue compte que moi, je suis une titulaire qui demande de ne pas travailler trop.
- Speaker #2
C'est rare.
- Speaker #0
Oui, c'est rare. Et en fait, j'offre des conditions où tout est fait, avec une rétro basse, plafonnée, fixe, pour... que la personne puisse avoir du temps pour prendre soin d'elle. Et du coup, je trouvais ça très drôle parce que je me retrouvais dans la situation à dire à personne Non, mais tu vas travailler moins. Il y a une autre façon de faire pour réclamer quand même son abondance financière et bien se gérer au niveau des charges. Et il y a un truc qu'on m'a dit en formation, parce que moi, je donne une formation justement pour que les kinés évitent l'épuisement professionnel, s'organisent mieux, développent une activité de cœur, etc. Et une personne m'a dit Mais moi, en fait, quand... j'ai signé mon... Comment on appelle ça ? Tu sais, quand on rentre dans une SCM, mon contrat pour rejoindre les associés, je ne me suis pas rendue compte que ça allait faire autant de charges par mois. Et maintenant que je suis maman, ça me bloque. Et voilà. Et donc, c'est ça que je vois en formation. Et c'était juste pour dire que j'applique bien ce que je transmet en formation dans la vraie vie. Et donc, je suis cette titulaire qui demande de travailler moins. Et ça fait peur aux assistantes.
- Speaker #1
C'est logique. Tu veux des soins de qualité dans ton cabinet.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Tu veux une clinique qui soit bien... reposer et au taquet.
- Speaker #0
Exactement. Voilà. C'était mon anecdote. Je trouvais ça assez drôle de renverser le truc et de faire peur à la personne, en fait.
- Speaker #1
C'est clair. C'est rare, c'est rare. Mais moi, je n'ai pas trop d'anecdotes. Par contre, j'ai une petite exclue. Donc, j'ai été en vacances pendant trois semaines en métropole. Je suis rentrée et j'ai pas mal bossé sur... Tu sais, je propose des bilans tout fait au kiné. C'est des bilans... Ça s'appelle le bilan kiné universel. Et là, du coup, j'ai bossé sur la version numéro 2. un nouveau visuel, des nouvelles fonctionnalités. Et donc, ce bilan kiné numéro 2, il va sortir cette semaine. Et j'ai aussi bossé sur un site qui va parler que bilan, que des articles sur le bilan, un autre poste. Bien. En plus de l'hôpital. Donc, c'est la petite exclu de la semaine.
- Speaker #0
Ah, c'est trop chouette. Toujours dans l'optique de vous faire gagner du temps. Et si je m'abuse, Julien, ces outils, ils sont toujours à prix accessible.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Oui. Et du coup,
- Speaker #0
Voilà, c'était juste pour redire.
- Speaker #1
Surtout que c'est un bilan, il n'y a pas d'abonnement, c'est un bilan que tu peux dupliquer à volonté. En fait, tu peux l'acheter une fois et tu peux le garder toute ta vie. Après, si tu veux les mises à jour, tu peux les acheter, mais tu n'es pas obligé.
- Speaker #0
Voilà, je voulais juste redire ça. Et donc, aujourd'hui, on va accueillir celle avec qui j'ai fait mon premier semi-marathon en 2011. Mais ça n'a pas vraiment donné la même chose au niveau de la carrière, de tout ce qui est trail, tout ce qui est course à pied. Moi, je suis une mamoune qui court par-ci, par-là et Périne court à travers les montagnes. Elle est un chamois.
- Speaker #2
Elle est bien pour la production.
- Speaker #1
Ah bah là !
- Speaker #2
Bonjour à tous !
- Speaker #1
Salut !
- Speaker #2
Alors,
- Speaker #0
Périne, merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation pour venir nous parler d'un sujet hyper important.
- Speaker #2
On n'entend pas beaucoup parler,
- Speaker #0
je trouve, dans le monde des kinés.
- Speaker #2
Tu vois, nous,
- Speaker #0
dans le monde de la périnatalité, il y a beaucoup de ce sujet. C'est le sujet de l'appropriation culturelle. Et aujourd'hui, vous allez échanger avec Julien à ce sujet. Est-ce que je vous laisse commencer ?
- Speaker #1
Peut-être une petite présentation pour savoir ce que tu proposes, toi dans ta pratique, dans ton quotidien, tout ça.
- Speaker #2
Oui, alors moi je cours un petit peu, comme Gwen l'a dit. Je suis kiné comme vous, donc c'est trop bien d'échanger avec d'autres professionnels dans notre secteur. Alors moi je me suis un petit peu excentrée de la kiné, je n'exerce plus sous le régime de la sécurité sociale. Je prends en charge mes passions maintenant de façon complètement reconventionnée. Je me suis attrassée avec un os qui était en déconventionné. En déconventionné complètement. Ouais, ok. Je ne prends plus la petite carte verte. Je ne prends que la verte.
- Speaker #0
Vous avez fait la transition comme ça ? Moi, je n'avais même pas suivi ça.
- Speaker #2
Et ouais, ça va faire un an. Ça va faire un an, un peu plus. Un an et demi, l'été 2023. Ouais, c'est chouette. Je suis rentrée après deux mois de vacances. On avait breaké avec mon mari. Et en rentrant, je me suis dit non. Je n'étais plus épanouie par mon métier, alors que je l'aime profondément, que j'ai beaucoup de convictions, beaucoup d'espoir dans ce métier. J'étais en train de m'épuiser, ça faisait 10 ans que je faisais ce métier. Et je n'avais plus envie d'aller au travail. Donc, à un moment donné, il faut savoir prendre des décisions.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut ajouter,
- Speaker #2
peut-être,
- Speaker #0
parce que tout le monde ne te connaît pas forcément, c'est que tu es thérapeute manuelle.
- Speaker #2
Voilà, je suis kiné, je suis thérapeute manuelle à côté. Et en fait, j'avais beaucoup de mes patients qui me disaient, mais attendez, vous me faites de l'ostéo là et tout. Et un jour, c'est impatient. qui m'a dit mais moi, je ne veux pas vous payer ce prix-là Donc, c'est assez rigolo parce que c'est lui qui voulait me payer plus, ce n'est même pas moi qui lui demandais. Et je me suis lancée, j'ai suivi sa motivation, son élan. Et voilà, maintenant, je ne fais plus que de la thérapie manuelle.
- Speaker #1
Et tu donnes des cours de yoga, c'est ça ?
- Speaker #2
Et je donne des cours de yoga. Alors, j'ai une double casquette. Maintenant, je donne beaucoup de cours de yoga. Ça fait à faire trois ans. que j'ai développé cette activité. Au début, c'était en parallèle de la kiné. Je m'arrêtais un peu plus tôt le soir pour donner un cours de yoga au cabinet avec mes patients ou même des gens qui venaient de l'extérieur à force. Et maintenant, c'est pareil. Je ne suis plus du tout au sein de ma structure. On pourra peut-être en reparler, mais c'est la meilleure chose qui me soit arrivée, c'était d'enlever la casquette de la kiné prof de yoga. Et je donne des cours de yoga. J'en donne trois par semaine. J'ai une plateforme en ligne aussi. J'avais envie de me mettre en prenant plus de temps via une plateforme en ligne.
- Speaker #0
Et tu es, comme Julien et moi, formatrice et tu as ton propre organisme de formation.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. J'ai lancé, ça va faire maintenant la troisième année, une formation justement dans l'univers du yoga. Alors pas que, on a pas mal décliné tous les volets que l'on peut retrouver dans le yoga. Mais oui, maintenant, je gère et c'est pas rien. Tu le sais, Gwen. Oui, je m'en gagne,
- Speaker #1
je le sais. Et donc, c'est des formations de yoga pour les pros de santé. Oui,
- Speaker #2
des formations de yoga pour les pros de santé. On a une formation aussi pour le périnée à travers le yoga, parce qu'on a beaucoup de choses à apporter sur l'aspect musculature profonde, comment on peut guider dans un cours de yoga sans faire d'erreur de langage et de représentation. Donc, on a une formation sur le périnée qui, elle, est ouverte à tous. Celle-là, j'avais vraiment envie de pouvoir échanger avec d'autres professionnels dans l'univers du yoga autour de ça. Et là, depuis cette année, il y a une première formation qui va être enfin ouverte à tous. J'ai tout le contenu que j'anime depuis trois ans, je l'ouvre à des non-professionnels de santé.
- Speaker #1
D'accord. Et pourquoi, du coup, tu l'as commencé avec les professionnels de santé ? Parce que tu en étais une ?
- Speaker #2
Parce que, alors, c'est une très bonne question. Moi, j'ai découvert le monde du yoga en formation. J'en faisais un petit peu, mais... Voilà, sans plus. Et j'ai eu envie de me former directement pour, entre guillemets, aller chercher de bonnes bases. Et j'ai été énormément surprise par ce que j'ai découvert dans ce monde du yoga. Et une amie à moi, Kiné, m'a dit, mais moi, je veux faire comme toi, je veux me former. Mais si vous suivez un petit peu pour se former en yoga. c'est souvent sous un format de 200 heures. Donc, si c'est condensé, c'est au moins un mois. Quand vous êtes kiné, partir du cabinet pendant un mois, vous parliez tout à l'heure de financement, c'est chaud. Moi, ça a été super chaud de me dire pendant un mois, je vais me former au yoga. Et donc, cette amie kiné, je lui ai dit non, mais attends, tu n'as pas besoin d'aller faire 200 heures parce qu'on reprend toute l'anatomie, on reprend toute la biomécanique. Et toi, en tant que kiné, clairement, Si tu veux, moi, je te dis ce que j'ai appris en formation qui peut te servir. Et donc, on a créé cette première formation. Et puis, moi, c'était sur mon petit ordinateur. Quand j'ai vu le travail que c'était, j'ai dit, attends, on ne va pas être que toutes les deux. Appelle deux, trois copines. Et cette formation, elle est née comme ça.
- Speaker #1
OK. Et donc, du coup, tu traites encore des patients. Est-ce que tu utilises le yoga dans ta rééducation ?
- Speaker #2
Alors, c'est un sujet un peu touchy parce qu'il y a un monde du yoga qu'on dit thérapeutique. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler. Et moi, je considère que le yoga est un super outil. C'est un outil complémentaire. Moi, je ne peux pas dire que je soigne grâce au yoga. Ça serait vraiment être vraiment trop prétentieux. Par contre, je l'utilise énormément avec mes patients.
- Speaker #0
Je les encourage,
- Speaker #2
je crois. Pardon ?
- Speaker #0
Tu les encourages au mouvement aussi pour maintenir ce que tu fais. des résultats que tu obtiens en thérapie manuelle ou tu soignes avec le yoga ?
- Speaker #2
Moi, tu parlais de bilan, Julien. Le yoga m'a énormément aidée à bilanter mes patients. C'est-à-dire que j'ai compris que les restrictions de mobilité me permettaient d'aller soigner des douleurs lombaires. J'ai compris que d'observer un peu plus en détail la respiration, de regarder le schéma et comment je pouvais les guider pour peut-être améliorer ce schéma respiratoire sur le périnée, mais aussi sur les douleurs lombaires, thoraciques, les douleurs de... les sciatalgies, toutes ces pathologies. Le yoga m'a énormément aidée à bilanter. Après, j'avais forcément mon bagage de kiné, de thérapeute, donc j'ai fait un peu ce mélange-là. Et ça me permet aussi maintenant de les accompagner, de leur dire qu'ensemble, on a modifié des schémas structurels, on a essayé de comprendre, parce que j'essaie de leur montrer que son corps, on peut se l'approprier, on peut le connaître. Et ça, le yoga, c'est un super outil pour connaître son corps. Maintenant, j'ai enfin, grâce au yoga, une solution à leur apporter. Je n'aime pas parler d'autonomie, mais quelque part un petit peu d'appropriation de son corps. De se dire, moi, la thérapeute manuelle m'a montré que j'avais une restriction dans ma mobilité de hanche. Et si je modifiais cette restriction grâce à des exercices tirés du yoga, j'allais peut-être, je dis vais fort, mais améliorer les compétences de mon périnée, améliorer la mobilité de mes étages supérieurs et inférieurs, absolument. qui sont pris au piège. Enfin, voilà. Donc,
- Speaker #1
c'est un super outil. Et toi, les cours de yoga, tu les as commencés quand en tant qu'élève, je veux dire ?
- Speaker #2
Pour moi-même ? Oui. Alors, moi, j'étais à la Réunion comme toi, Julien.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
Ouais, j'ai vécu... Ah oui,
- Speaker #0
je n'avais pas dit.
- Speaker #2
Ah oui ? J'avais mon cabinet à la Rivière Saint-Louis.
- Speaker #1
Ah, wow, OK.
- Speaker #2
Et c'est rigolo parce que moi, je suis arrivée dans le monde du yoga mais par le côté, mais spirituel à mort.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
C'est... je pense que j'étais un peu en train de me vider on prend le mal de nos patients je trouve on a vraiment la vicarance exactement et je revenais le soir surtout en périnéo tu sais c'est mon combat les témoignages de violences moi je rentrais le soir je ne pouvais plus Et c'est un jour un patient qui me dit Périne, ôtez, il faut que vous travaillez pieds nus là, parce que l'énergie ne circule pas dans ton corps, tu gardes tout le mal. Et il me dit Viens, lâche-toi. Donc je suis allée pratiquer avec, vous savez, il y a beaucoup d'inspiration indienne à La Réunion. Donc je suis rentrée par ce biais-là et ensuite j'ai découvert que le yoga pouvait être postural, donc j'ai pratiqué dans une yurt. au bord du gouffre à Saint-Leu, je ne sais pas si tu vois, j'ai bien, c'était trop bien.
- Speaker #1
C'était trop bien,
- Speaker #2
en gouffre, dans des spots. J'ai découvert le yoga avec une très forte connotation spirituelle déjà, au lieu où je l'avais pratiqué, à La Réunion.
- Speaker #0
Entre 2012 et 2015, tu étais à La Réunion ?
- Speaker #2
Oui, je suis arrivée en 2011.
- Speaker #1
Ok, parce que du coup, c'est vrai que c'est quelque chose qui est assez récent, finalement, le yoga, en tout cas en Europe, en France. Et moi, pareil. Je suis tombé dans la vague du yoga aussi. J'ai fait beaucoup d'ashtanga. Pendant trois ans, j'ai fait beaucoup d'ashtanga. Et tu vois, moi, c'est plutôt le côté activité physique qui m'a amené à faire ça. Et dans les cours, on ne m'a pas du tout sensibilisé aux origines, à l'histoire du yoga, ses racines indiennes, etc. Est-ce que toi, tu abordes ça ?
- Speaker #2
Énormément. Je commence même toutes mes formations. C'est un très gros module, j'y accorde beaucoup d'importance parce que c'est essentiel pour moi de comprendre, quand on fait du yoga, ce qu'on est en train de faire, quelles sont ses origines, quelle est son histoire, parce que l'histoire, on ne peut pas la faire mentir. Et pour moi, ça m'a vraiment permis, et ça permet à mes étudiants, d'aller quelque part chercher une forme de légitimité dans ce qu'on reçoit et dans ce qu'on va enseigner. De comprendre que le yoga, oui, ça a des origines qui sont issues d'une autre culture, mais le yoga tel qu'on le pratique aujourd'hui, ou tel qu'il a été diffusé, tel qu'il est mondialisé, c'est un yoga qui a subi de nombreuses influences occidentales, orientales, même si c'est des mots qui ont été inventés, mais c'est vraiment un mélange de différentes lignées, croyances, cultures, et sans l'influence. de ses origines, de ses apports occidentaux, le yoga ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Donc, c'est un sujet très délicat que j'aborde. C'est un gros module. On essaie de comprendre d'où vient le yoga, quelles sont ses origines, de façon à ce qu'on ait une forme de respect. Parce que pour moi, c'est hyper important de garder en tête que c'est une pratique qui a des origines assez anciennes. Si on parle des Vedas, on est à plus de moins de 1500 ans d'histoire. Mais le yoga... tel qu'on le connaît aujourd'hui et tel qu'il est popularisé, il est lié à un remaniement aussi sous forme plutôt de culture physique.
- Speaker #1
Ok. Pourquoi je te pose cette question ? Parce que c'est vrai que le yoga tel qu'il est enseigné, on pourrait l'associer à de l'appropriation culturelle. En tout cas, je ne sais pas si tu as pu lire le livre de Camille Test qui s'appelle Politiser le bien-être Bien sûr.
- Speaker #0
Bien sûr. Bien sûr, Jean-Marie. Est-ce qu'il est accessible un peu à tout le monde ? Est-ce qu'il est accessible aux dames ?
- Speaker #2
Je trouve que vous avez un autre livre aussi. Moi, c'est celui que je donne en conseil de lecture à tous mes étudiants. C'est le livre de Marie Coque. Je n'ai plus son nom. Marie Coque, elle a écrit.
- Speaker #0
Je vais le chercher. Tu peux t'en parler un peu si tu veux.
- Speaker #2
Marie Coque, elle a fait un énorme travail de recherche journalistique. autour du yoga. Et elle permet de vraiment comprendre que le yoga, c'est issu de ce mélange, ils appellent ça l'effet pizza, qui est issu d'un mélange de cultures, de croyances, de lignées, qui est en perpétuel, encore aujourd'hui, en perpétuel remaniement. Donc, il n'y a pas de yoga traditionnel, de yoga authentique. En tout cas, ce n'est pas si net que ça. Vous avez d'ailleurs des super ouvrages. Alors, c'est un petit peu plus difficile à lire. Tu as retrouvé Gwen le maricoque ? Oui,
- Speaker #0
le maricoque, Yoga, une histoire monde. Et en plus, il est en poche à petit prix. Donc, bravo pour cette recommandation, Kérine. Moi qui ai bien vu le temps sur le silence.
- Speaker #2
Il est vraiment cool à lire. Il est facile à lire. Ça se lit bien à la plage, à l'étang salé.
- Speaker #1
Et pareil, celui de Camille Tête, il est accessible largement. Et il permet justement d'avoir une autre vision du monde du bien-être, finalement. Ah, c'est beau. C'est super intéressant pour les kinés, et surtout les kinés qui proposent des actes comme des cours de bien-être, donc de pilates, de yoga, tout ça, c'est super intéressant. Et d'où finalement cette interview. Et du coup, l'autre question, c'est quand même, tu ne trouves pas qu'on a cette tendance en Occident, quand même, d'aller piocher dans d'autres cultures ? Et ça pourrait du coup faire penser... On parle... faire penser à la colonisation. Est-ce que tu penses qu'il y a vraiment un lien entre les deux ? Est-ce que tu le ressens ?
- Speaker #2
Alors, moi, ça ne me dérange pas. En fait, le syncrétisme en Inde, donc la combinaison des doctrines, c'est quelque chose qui est valorisé, qui a toujours... Par exemple, si vous prenez Yogananda, Yogananda, c'est un gourou indien, il se référait à la Bible. Donc, il le faisait déjà. Ces mélanges de cultures, c'est quelque chose qui... Moi, je trouve que c'est une bonne chose d'aller justement observer ce qui se passe dans d'autres cultures, de ne pas s'enfermer dans la sienne. Ce qui me dérange, c'est que sous couvert d'artifices, ça me dérange plutôt si je vois des étudiants ou des professeurs mettre des statues de Shiva sans savoir ce qu'est Shiva, ou utiliser le Aum, ou parler de Ganesh sans savoir. que c'est le dieu de la sagesse, de l'intelligence, des arts, des sciences, ça, ça me dérange un petit peu plus. Mais si la personne en face de moi arrive à justifier, quelque part, ce pourquoi il utilise le Bouddha ou Ganesh ou quoi que ce soit, moi, ça ne me dérange pas. J'ai juste... Je pense que c'est important de savoir, quand on fait les choses, pourquoi on les fait. Et pas les faire parce qu'un professeur de yoga vous a dit de faire brûler de l'encens au début de la pratique. La vraie question, ce n'est pas est-ce que c'est bien ou est-ce que c'est mal. La vraie question, c'est pourquoi on fait les choses.
- Speaker #1
C'est ça. C'est ce que Camille Teste, elle dit dans son livre, c'est qu'on a cette tendance à avoir marchandisé le yoga. en le transformant, en prenant ce qu'on veut. Et souvent, on est en peu de connaissances sur l'origine, la valeur des symboles, des signes et tout. Et c'est vraiment ce qu'est l'appropriation culturelle. En tout cas, selon elle, c'est qu'en fait, on tire des profits du yoga, parce que le yoga, ça vaut maintenant des millions dans le monde. Ça fait des millions. Et du coup, par contre, les populations qui sont à l'origine, même si tu me dis que c'est assez mélangé, etc., les origines, elles n'en bénéficient pas forcément, voire souvent elles en bâtissent. Et c'est ça pour la création culturelle.
- Speaker #2
Oui, en fait, c'est un sujet qui est assez compliqué aussi parce que le yoga est énormément repris maintenant. Enfin, c'est politique. En Inde, le gouvernement est tenu par Naren Ramodi qui veut très clairement réaffirmer le yoga sous une forme d'origine indienne, un cadeau au monde, la mère des religions. Donc... En fait, le sujet est hyper toti parce que si on est OK avec ça, si on est OK avec le fait que le yoga, c'est traditionnel, on entretient une forme de pouvoir politique d'extrême droite qui est loin d'être le monde des bisounours. On entretient aussi le système de caste. Je ne sais pas si vous connaissez le système de caste. En Inde, la population, elle est vraiment… alors c'est normalement illégal, mais même il le faut encore. elle est classée sous forme de hiérarchie et vous avez le droit, par exemple, à utiliser le yoga si vous êtes issu d'une classe sociale élevée. Donc, si on respecte ça, ou en tout cas, pour moi, si on n'a pas conscience que le yoga, c'est une pratique qui s'est nourrie de différentes influences, on entretient aussi une forme de discrimination dans la société. Donc, ce n'est pas un sujet simple. Moi, en tout cas, je n'ai pas de méthode. Je ne peux pas vous dire... Le yoga, c'est purement du mélange occident-orient ou alors sécu traditionnel. Je pense que le juste milieu est hyper important. En tout cas, s'il y a des kinés qui nous écoutent, ayez un aspect critique éclairé. On a beaucoup de littérature. Allez vous documenter, essayez de comprendre quel est le yoga qu'on pratique aujourd'hui et de savoir pourquoi vous faites les choses. Moi, je n'utilise pas, je n'ai pas besoin de mettre de Bouddha dans ma salle de pratique pour enseigner le yoga. Parce qu'il y a des enseignements qui sont universels dans le yoga. Ça, c'est une évidence, comme le souffle, comme la pratique incarnée, comme la sotériologie aussi. Ça, c'est des préceptes universels. Et on peut tout à fait s'appuyer sur ça. On n'est pas obligés.
- Speaker #0
Je n'ai pas le dernier mot.
- Speaker #2
Pas de mantra.
- Speaker #0
De quoi ? Je ne crois plus à Julien non plus. Ses yeux ont fait… Et c'était quoi ?
- Speaker #2
La sotériologie.
- Speaker #0
Non, Périne, on ne connaît pas.
- Speaker #2
La socariologie, c'est le salut de l'âme. Dans le yoga, il y a cette idée universelle, ce concept qui est là depuis très longtemps, de vouloir se libérer de quelque chose. Et ça, c'est repris dans tous les courants philosophiques. J'ai regardé le dernier post de France Inter, un philosophe qui disait que pour être vivant, il faut comprendre le lien avec la mort et la libération. Donc, voilà. On peut retrouver des concepts universels,
- Speaker #1
en tout cas, dans le yoga. Et par exemple, pour des kinés qui nous écoutent et qui proposent des cours de yoga, parce que je pense qu'il y en a énormément, donc toi, tu as toute une partie, plutôt en formation, tu m'as dit que tu reprenais l'histoire du yoga, toute la partie théorique, mais plutôt en pratique, qu'est-ce que tu fais pour rendre un petit peu ce qu'on a pris à cette culture ? Parce que finalement, on a pris à cette culture, et est-ce qu'on le rend beaucoup ?
- Speaker #2
Peut-être que je me répète, mais on a appris à cette culture. Le yoga postural tel qu'on le connaît aujourd'hui et tel qu'il est reparti en Inde, il est un mélange de cultures.
- Speaker #1
Au final, il a quand même été inventé en Inde. On ne peut pas dire qu'il a été inventé ici.
- Speaker #2
On l'appelle l'effet pizza, c'est-à-dire qu'il est né sous une certaine forme en Inde. Il a voyagé, il est parti notamment aux États-Unis où il a reçu une inspiration. New Age, alors New Age c'est un peu plus tardif, mais la contre-culture américaine, il s'est nourri de ce qu'il avait reçu dans ce territoire américain comme attente du peuple, et ensuite il est reparti en un sous une forme différente. Le yoga tel qu'on le connaît aujourd'hui et tel qu'on le pratique nous sur nos tapis, c'est ce mélange. Donc cet effet pizza, c'est qu'elle est née en Italie, elle est partie mettre du poulet à l'ananas dessus, ça a séduit tout le monde et elle est retournée avec le poulet à l'ananas et elle a reséduit les Italiens.
- Speaker #1
Du coup, tu ne penses pas que c'est l'essence même du colonialisme ? C'est-à-dire qu'on s'est... De la mondialisation. Ouais, ok. Ouais. D'accord.
- Speaker #2
Bah ouais, la mondialisation c'est un phénomène, on ne peut pas y déroger. On le fait nous aussi en allant s'inspirer d'autres cultures. Alors, je suis d'accord avec toi. Ça ne veut pas dire qu'il faut y mettre tout et n'importe quoi et que ce n'est plus aussi... Mais en soi, même s'il y en a qui veulent pratiquer du yoga chèvre, moi, ça ne me choque pas. C'est OK à partir du moment où il n'y a pas d'injonction. Ça, c'est les grosses dérives que l'on rencontre dans le yoga et qui, moi, me dérangent. C'est vouloir, sous couvert d'une pratique... dans laquelle on peut justement s'y retrouver tous avec son bagage, aller déposer des inventions, de pensées positives, d'une meilleure version de soi-même. Ça, ça me dérange. Le fait d'utiliser des mantras, si pour vous, ça vous parle et que vous pensez appartenir à une certaine lignée, c'est OK. En tout cas, ce que je vous transmets, moi, c'est toutes les informations que j'ai reçues, les sources que je lui ai... que je l'ai documenté. On pourra peut-être, je ne sais pas si tu mets des liens, mais vous avez Mark Singleton, je l'ai à côté. Lui, il est beaucoup plus dur à lire, mais il a mis à l'écrit sa thèse aux origines du yoga postural moderne. Et il dit bien que le yoga traditionnel n'a jamais existé en dehors des sectes ou des courants religieux reculés.
- Speaker #1
Voilà. OK. Camille par exemple dans son livre elle propose c'est ce que tu fais d'écrire un manifesto tu mentionnes l'origine des pratiques par exemple on a pas en parlé visibiliser la chose et un truc super intéressant qu'elle propose c'est par exemple de reverser une partie des bénéfices du coup à la culture ou alors recruter des professeurs issus de ces cultures est-ce que c'est quelque chose qui se fait de plus en plus est-ce que c'est quelque chose que tu vois autour de toi ou pas du tout
- Speaker #2
Alors moi, non, parce que moi, j'enseigne vraiment à des professionnels de santé dans un cadre presque lié à la thérapie. Et je suis assez éloignée, au final, je me rends compte de ce monde du yoga qui a besoin d'aller chercher une forme de crédibilité, de légitimité dans ce qu'ils font. Parce qu'en fait, quand tu dis qu'une pratique, elle est très ancienne, ça crédibilise ton enseignement. Certains cherchent même à dire que le yoga est né... avant l'hervédique. Parce que comme si, plus il était ancien, plus il était crédible. Moi, je ne ressens pas le besoin, en tout cas, je ne le vois pas, ce besoin de vraiment devoir mélanger pour justifier quoi que ce soit.
- Speaker #1
Ok. Est-ce que nous, donc là, je repars sur une autre chose, j'ai l'impression qu'on cherche à retrouver des éléments, comment dire, spirituelle, etc. Est-ce qu'on n'en a pas déjà chez nous ? Est-ce que pourquoi on a ce besoin d'aller voir ailleurs pour trouver des traditions, des enchaînements, des choses comme ça ? Pourquoi on a ce besoin, alors que chez nous, potentiellement, on en a aussi, peut-être ?
- Speaker #2
Comme quoi ?
- Speaker #1
Non, c'est vrai ?
- Speaker #0
Je vis à 20 minutes de l'endroit où il y a le plus de druides en France. Alors, je peux vous dire qu'il y en a des traditions en Bretagne. Sur ce grand crage à la terre,
- Speaker #2
tu sais,
- Speaker #0
d'aller se ressourcer à la mer. Je pense que le nombre de magnétisants au mètre carré est assez énorme. Donc, je pense qu'en Bretagne, il y a pas mal. Et donc, c'est justement en fait, quand moi, j'avais fait un live sur Instagram avec Eugénia qui est d'origine guatemalteque. C'est ce qu'elle disait, c'est que peut-être une des façons... de prendre conscience de cette appropriation culturelle, ce serait de revoir quelles peuvent être nos traditions à nous et comment tu peux voir selon toi tes racines ou l'endroit où tu vis, etc. Qu'est-ce qui pourrait avoir du sens pour toi ? Tu vois, par exemple, au lieu de prendre une tisane,
- Speaker #2
je ne sais pas,
- Speaker #0
donnez-moi une idée, avec le matcha. Au lieu de boire un matcha, est-ce que je ne peux pas prendre une tisane de tiguel qu'il y a dans mon jardin ? Tu vois,
- Speaker #2
c'est ce genre d'idée. Là, pour moi, on tombe vraiment vers de la politique. Ouais. Presque extrémiste, ouais.
- Speaker #0
Vous avez un super blog tenu par Zineb et Dan, qui s'appelle Tukita Vruti. Elles ont interviewé, j'ai perdu son nom, je crois qu'il est américain, qui justement identifie très bien les dérives sectaires dans le yoga. Et il parle du fait de vouloir absolument revenir, entre guillemets, à la source. Est-ce que ce n'est pas se fermer aussi à la vision de l'autre ?
- Speaker #1
et elle comprend que l'autre s'en vit comme ça ouais moi je pense après tu sais je suis adepte d'un juste milieu et c'est juste que tu vois non mais c'est juste à perdre aussi et juste voir ce qu'il y a autour de nous tu vois la
- Speaker #0
mondialisation elle est là de toute façon donc on peut faire un mélange de tout sans être secteur tu peux continuer à regarder ce qu'il y a autour de toi et te nourrir de ce qu'il y a loin oui merci
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
oui. Moi, ce que je fais dans le yoga, j'ai suivi une formation de kiné. Forcément, mon yoga, il est en preuve de mon identité, de tout ce que je suis allée chercher. Et ça, je ne peux pas en déroger. Et je ne vais pas dire, ah ben non, non, non, je ne fais surtout pas ça parce que ça vient d'ailleurs. Ben, si ça vient d'ailleurs, je sais pourquoi je le fais. Et je le sais parce qu'il y a des préceptes qui sont assez universels. Toutes les cultures, toutes les religions se sont nourries les unes des autres. Sinon, elles seraient mortes, en fait.
- Speaker #1
Oui. C'est intéressant vu comme ça.
- Speaker #2
Si on peut résumer, quels conseils on pourrait donner ? Parce que du coup, là, on s'adresse vraiment à des vrais kinés, on essaye. Quels conseils on peut leur donner, ceux qui vont faire des cours de yoga ou ceux qui utilisent le yoga dans leur éducation peut-être aussi, pour ne pas tomber vraiment dans ce truc d'appropriation culturelle ?
- Speaker #0
Alors moi, le meilleur conseil que je puisse leur donner, c'est rester authentique. Gardez vos valeurs, sachez pourquoi vous avez envie de faire du bien. Ne faites pas les choses parce que vous avez l'impression que telle ou telle personne vous a dit de les faire. On a tendance, en plus dans le monde du yoga, à être sous une emprise, sous ce qu'on appelle un gourou, sans que ce soit négatif pour eux ce terme gourou, mais restez fort de vos convictions. Moi, je sais que grâce à mes cours de yoga, je fais du bien aux gens, les gens me le disent. Je sais que je peux leur faire travailler leur respiration, leur mouvement. Je n'ai pas besoin d'aller chercher des artifices qui, pour moi, ne me parlent pas. Je vais beaucoup mieux depuis que je suis alignée avec mes valeurs. Le conseil que je peux donner aux kinés, c'est vraiment nourrissez-vous de ce que vous êtes. Vous êtes des kinés, vous avez forcément un bagage thérapeutique, mécanique, anatomique. Nourrissez-vous de ça pour accepter de pouvoir transmettre quelque chose qui fait vraiment sens avec votre métier.
- Speaker #1
Et peut-être, je vais juste rajouter, tu me diras si ça résonne pour toi, que tu as quand même une forte valeur d'EBP quand même. Parce que là, sinon, on pourrait croire que si on n'entend que le côté oui, on peut aller prendre ailleurs. Il y a ta bien côté kiné avec un côté très ancré EBP et notamment sur le souffle, sur la respiration, où finalement, tu reviens beaucoup aussi à la sens. et ton expérience et le vécu des personnes, comme tu le dis en face.
- Speaker #0
Dans toute la formation, je fais de toute façon le parallèle entre l'empirisme et la science, parce que l'un et l'autre se sont nourris sans empirisme, il n'y a pas de science. Mais je pense que sous couvert de pratiques ésotériques, on ne peut pas tout accepter non plus. Donc voilà, je suis par exemple un module très axé sur les chakras, quelle est l'origine des chakras, et tout ça, quand je dis, peut-être que ce n'est que de l'imaginaire et la construction du pratiquant, c'est comme tu dis, moi j'ai une bibliographie énorme. J'essaie de sourcer, d'être la plus carrée possible parce que c'est aussi mon cœur de métier. On est kiné, on nous apprend à aller chercher les informations. Et dans le monde du yoga, on peut le faire. En fait, il y a vraiment la possibilité d'aller chercher des informations. On a de très beaux chercheurs maintenant dans l'univers du yoga qui nous permettent de dire que les choses, comme tu dis, même sur la respiration, font sens et sont avec des appuis scientifiques. Oui,
- Speaker #2
je le fais en tout cas. Il y a des articles qui parlent yoga et kiné et rééducation kiné.
- Speaker #0
Alors, toute la bibliographie que j'ai lue, elle est compliquée à interpréter parce que le yoga, c'est plein de choses. Donc, quand tu vas lire une étude, de quel type de yoga on parle ? Est-ce que c'est un enchaînement de postures ? Est-ce qu'il y a un lien avec la respiration ? Vous avez un très bel ouvrage que je conseille aussi dans ma bibliographie, Le pouvoir de la respiration de professeur Similsky. Il parle beaucoup de yoga parce qu'effectivement, les études… qui l'a lue sur l'impact de la respiration, elles ont été faites par le biais du yoga. Donc, c'est encore, s'il y en a qui nous écoutent, qui sont au chaud pour se lancer dans des études sur le yoga, il y a encore plein de choses à voir. Voilà,
- Speaker #1
Julien, on ne savait pas comment s'occuper pour 2025.
- Speaker #2
Oui, j'avoue, on n'avait pas assez de choses.
- Speaker #0
Par exemple, j'avais lu un communiqué de l'Ordre des kinés sur le yoga. Je ne sais pas si vous l'avez vu passer. C'est un peu plus d'un an. Et quand tu regardes un petit peu en détail l'étude qui a été faite, c'était sur la pratique du Bikram et dans une population, je dis des Américains. Est-ce que c'est reproductible à nous ? Est-ce que tout le monde fait du Bikram ? Je pense que si vous ouvrez la porte d'un groupe de Bikram, le Bikram, c'est le yoga avec une série de postures. toujours les mêmes il fait 40 degrés bon ben moi je sais que si j'ai des élèves qui vont faire du Bikram je les perds ok trop bien merci pour tes réponses c'était super intéressant j'ai l'impression d'être une extrémiste maintenant bretonne intégriste
- Speaker #1
non mais c'est formidable j'avais pas vu ça comme ça du tout tu vois mais parce que après c'est intéressant parce que là faut qu'on fasse attention parce qu'on est comme dans un podcast on va être réécouté je redis que vraiment, moi, je pense qu'il n'y a pas de faux, il n'y a pas de vrai. Et que moi, je n'ai pas du tout envie d'être sectaire et que votre parole est toute aussi vraie que la mienne. Et que, voilà, vraiment, je suis dans cette chaque fois.
- Speaker #0
Ouais, je pense que tu as raison, Gwen, il faut insister là-dessus. C'est que le juste, ce milieu, en fait, on ne sait pas. Et peut-être que si on fait un podcast dans trois semaines, on peut dire des choses différentes parce que la recherche aura aussi amené des éléments différents. Donc, il faut garder... Moi, quand je donne mes formations, surtout sur le module Histoire et Philo, je parle au conditionnel. Je leur donne les faits de l'histoire parce qu'on ne peut pas faire mentir l'histoire. Et je leur dis maintenant, voilà, on ne sait pas. La science aussi, elle évolue. Il n'y a pas que la recherche, il n'y a pas que l'histoire. Donc, restez modérateurs. Moi, je n'aime pas les conditions de l'histoire d'être trop tranchées. Ce n'est jamais tout noir, ce n'est jamais tout blanc, en fait. Oui, bien sûr.
- Speaker #2
Merci beaucoup Périne
- Speaker #1
Avec grand plaisir, merci à vous Et à la prochaine Oui à bientôt Je vous en prie de ton podcast ouais trop bien on est en lien en dessous merci il s'appelle comment ?
- Speaker #0
et bien c'est marrant parce que je ne te connaissais pas Julien mais moi il s'appelle Terra Yoga ok incroyable Terra avec le H comme kiné thérapie en fait comme les thérapies et tout ça avec le yoga et non pas pour dire j'insiste bien que le yoga est une thérapie mais d'une kiné qui vous parle de yoga parle de ça
- Speaker #1
trop bien bravo merci beaucoup merci à vous deux bonne journée à bientôt Perrine ciao ciao ok trop intéressant ouais c'est très intéressant donc si vous nous avez suivi jusqu'ici c'est trop bien et moi je voulais terminer par ma petite astuce donc cette fois-ci ce n'est pas pour gagner de l'argent que je vous présente l'astuce de Gwen mais pour gagner du temps en ce début d'année 2025 Pour rappel, moi, c'est une année très particulière. Je suis à la fois en congé parental, je vais ouvrir un nouveau cab. Donc, je ne travaille que deux jours par semaine au cabinet de kiné. J'ai mon organisme de formation. Et bref, il a fallu quand même que je retravaille à fond ma gestion du temps. Donc, j'ai fait une certification pour ça. J'ai suivi une formation pour ça. Et je vous propose donc trois façons de récupérer du temps en tant que kiné en libéral. Et déjà, ça va être de peut-être, si c'est votre cas, de récupérer du temps sur les réseaux sociaux. Peut-être que vous passez du temps à scroller sur les réseaux sociaux. C'est un bon shoot de dopamine, mais immédiat, mais ça n'apporte pas grand-chose dans votre vie et c'est un vrai voleur de temps. Et c'est intéressant parce qu'il y avait quelqu'un de ma famille qui m'a dit Mais Gwenaëlle, c'est pas du tout cohérent ce que tu dis. Tu dis de ne pas passer du temps sur les réseaux sociaux, mais tu es dessus. Moi, je pense vraiment qu'on peut quand même être conscient du temps qu'on y passe. y prendre ce dont on a envie. Moi, je me nourris des réseaux sociaux, j'apprends beaucoup de choses. Tu vois, par exemple, je suis tombée sur ton compte, j'apprends plein de choses et on peut limiter. Donc, vous avez une astuce simple et efficace. Il y a des limitateurs de temps directement sur les applications ou sur votre téléphone. Je sais que, par exemple, sur les iPhones, on peut même choisir les applications qu'on veut voir, etc. Donc, déjà, premier point, vous limitez les voleurs de temps. Ensuite,
- Speaker #0
est-ce que...
- Speaker #1
tu as déjà vécu ce moment. Je ne sais pas si tu as vécu, mais tu as un lapin, tu as une patiente ou un patient qui ne vient pas et tu te retrouves à aller scroller sur Instagram alors que tu as plein d'autres choses à faire plus importantes.
- Speaker #2
Oui, mais moi, je suis addict à Instagram, donc bien sûr.
- Speaker #0
Donc du coup,
- Speaker #1
moi, ce que je fais, c'est... Donc déjà, j'ai 30 minutes max sur Instagram. Et je m'y tiens. Je suis un peu d'autre compte de kiné parce qu'en fait, ça ne m'apporte pas grand-chose. En gros, je suis le tien, celui de Périne et deux autres trois kinés dont j'ai des valeurs. Mais tu vois, je ne vais pas aller activer mon système nerveux à regarder ce que font les autres et à me dire Waouh, Julien, il est hyper actif, il a fait quatre postes aujourd'hui. Tu vois ?
- Speaker #2
J'ai un peu ce truc, oui.
- Speaker #1
Et donc, ça, vraiment, essayer de limiter ça. Et moi, sur mon planning, j'écris pour chaque jour travaillé au CAP trois tâches prioritaires. par exemple, écrire le bilan de Madame Michu, traiter les rejets, faire la sauvegarde, et comme ça, dès que j'ai un lapin, au lieu de prendre mon téléphone et d'avoir mon chou de dopamine directement, je vais avoir un chou de dopamine qui va arriver un peu plus tard, mais je fais ces trois tâches et je n'ai pas besoin de réfléchir parce qu'en fait, souvent, il y a un truc, Madame Michu ne vient pas et je me dis, ok, c'est abusé, déjà, je ne vais pas être payée, ensuite, j'ai une liste d'attente de deux mois, et ensuite, elle m'a déjà fait le coup, et tu vois, tu as ton système nerveux qui s'active, et... Et du coup, j'ai mes tâches qui sont écrites, je les fais, c'est neutre, j'avance et je ne perds pas de temps. Et ensuite, si vous n'avez pas beaucoup de lapin et que vous avez une super observance de vos séances et que du coup, vous avez peu de temps pour votre travail administratif, je vais vous conseiller soit de partir un quart d'heure plus tard tous les soirs et de faire votre administratif, si c'est possible, mais soit on est un peu fatigué, soit d'arriver un quart d'heure plus tôt. Là, vous allez me dire, toutes les mamans, ce n'est pas possible. Les mamans ou les papas. vont me dire, moi, j'essaye d'éviter la garderie ou je les dépose à l'école, c'est le tunnel du matin. Et dans ce cas-là, de fixer une heure pour ce travail qui est invisible, mais qui fait partie quand même de notre travail, et de ne pas se le rajouter en plus par-ci, par-là, par-là, et de rajouter à la charge mentale, parce que je vous rappelle que ce podcast, on le fait aussi pour éviter l'épuisement professionnel, et du coup, de vous dire, bon, le vendredi, de 14h à 15h, je fais mon administratif et je pars le week-end et je suis tranquille. Et comme ça, je laisse le truc s'accumuler, s'accumuler, s'accumuler. Parce qu'on peut se dire que c'est du side work, que c'est du travail à côté, mais pas du tout. Ça fait partie de votre travail. Et donc, à ça, il y avait une kiné qui m'avait répondu, mais Gwenaëlle, moi, je ne cherche pas à enlever des patients. Je cherche à rajouter des patients pour avoir plus d'argent. Oui, mais pensez à long terme, en fait. Pensez à votre santé physique et à votre santé mentale. Et on se pose pour gagner du temps, au final, à faire l'administratif. Voilà,
- Speaker #0
c'était mes trois astuces du jour.
- Speaker #2
C'est vrai qu'en plus, souvent, quand on se met un chrono, on est d'autant plus efficace. Quand on se dit, j'ai rien pour faire ça.
- Speaker #1
Exactement, un deep work, on se concentre,
- Speaker #2
on coupe les notifications. Du coup, il y a des appels aussi. Tu peux mettre un chrono sur ton téléphone pour te motiver aussi. Quand tu vois le temps passer, ça te bouge.
- Speaker #1
Exactement. Une musique de concentration, pas Instagram, on cache le téléphone et on y va.
- Speaker #2
Merci pour ces conseils. C'est une formation que tu as fait sur Live Mentor, je crois, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, j'ai fait sur du temps sur Live Mentor.
- Speaker #2
Tu te demandes si des kinés veulent apprendre à gagner du temps ? Oui, oui,
- Speaker #1
oui. Alors après, moi, je l'ai fait dans l'optique de le développer pour mon organisme de formation, mais ce n'était pas la première formation de Live Mentor que je conseillerais aux kinés. Mais s'ils veulent des informations sur ça, qu'ils n'hésitent pas à venir nous voir. Qu'ils n'hésitent pas à venir nous voir. Julien. ou moi en MP pour qu'on vous dise en plus les formations de live mentor c'est chou voilà trop bien bah merci beaucoup on va arrêter ce live numéro 8 oui c'est nickel et bah on se retrouve dans deux semaines du coup dans deux semaines avec grand plaisir merci à tous et à toutes pour les écoutes et n'hésitez pas à nous faire des petits messages si vous avez écouté les podcasts ça nous motive bien après d'avoir des retours