- Speaker #0
Hello et bienvenue sur Point de Connexion. Ici on parle de toi, de moi, de nous. Un podcast dans lequel on crée un triangle vertueux, dans lequel nous avons des conversations profondes. On rigole, on pleure, on se questionne, on s'explore. Tout ça avec beaucoup de bienveillance. Bref, on fait le point sur la vie et le micro fait le reste. Belle écoute ! Je suis contente de te retrouver. On est là comme ça et tout. J'ai commencé à enregistrer. On est là, tranquille au chaud. Beaucoup de gens, beaucoup de personnes, beaucoup de femmes étaient très contentes de l'épisode qu'on avait fait toutes les deux. avec c'était l'exploratrice urbaine et ça fait deux ans ça va faire deux ans que le premier épisode il est sorti ouais ça va faire deux ans un fin d'année je crois c'était fin 2023 ouais c'était fin 2023 et ben on se retrouve deux ans plus tard quasi beaucoup de choses se sont passées beaucoup de choses se sont passées entre temps on a fait la saison une ou non la saison 3 carrément t'imagines ouais et félicitations déjà d'avoir on a tenu et aujourd'hui j'aimerais qu'on parle d'un sujet en fait j'ai j'ai eu une réflexion la dernière fois. Je suis retombée sur des petits... Tu sais, à chaque fois, je fais un peu un bilan de la fin de l'année, voir un petit peu comment je me sentais quand t'écris au début de l'année, quand t'écris à la fin. Mais j'écris aussi entre chaque saison. Tu m'en vends plus d'un point de vue cyclique. On ne peut pas se dire de janvier à janvier. Et en fait, je me suis rendue compte qu'il y avait des choses que j'avais écrites où je me suis dit plus apprécier ma propre présence. ma propre personne, prendre soin. J'ai beaucoup écrit aussi prendre soin de moi à tous les niveaux, tu vois, des choses comme ça. Et je me suis rendu compte que plus tu grandis, je ne sais pas si j'ai pas le souvenir de ne pas m'aimer non plus adolescente, mais j'ai le souvenir de justement plus vouloir m'aimer en grandissant, tu vois, de me dire Quel genre de femme je veux être ? Comment je peux m'aimer et comment je peux me respecter ? Quel genre de respect j'aimerais avoir envers moi-même ? Et je me suis posé la question mais... Toi, qui es maman... de filles, de garçons, est-ce que c'est quelque chose auquel tu as pensé, ou bien c'était naturel de se dire, ben oui, tu t'aimes, et tu dois t'aimer, et puis c'est tout, parce que, en tout cas, c'est ce que tu nous as appris, comment est-ce que tu vois la chose d'apprendre à s'aimer soi-même ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs choses en fait quand on parle de s'aimer, de l'amour de soi. Parce qu'il y a plusieurs paramètres à tenir en compte. C'est-à-dire que l'amour est quelque chose qui devrait être naturel dans le sens... où quand on est, quand je parle de naissance, on atterrit quelque part et le fait d'atterrir quelque part, il y a d'office cette espèce de cocon où on dit voilà on reçoit. cet amour qui à un moment donné va tout doucement se développer et à un moment donné dans sa vie, on commence à prendre conscience de soi. Je pense que c'est quelque chose de... C'est un processus. C'est progressif. Parce qu'au début on reçoit et puis après on se dit mais on finit de compte qui je suis et avec le questionnement de qui je suis, même si c'est pas un questionnement. formelle. Ça vient comme ça. On est dans un groupe d'amis, de famille ou autre. Il y a cette espèce de distinction où on se dit en fin de compte, on est quelqu'un de différent de celui qui est en face ou de ceux qui sont en face. Et comment est-ce qu'on se perçoit ? Et je pense que l'amour de soi commence un petit peu là. Dans l'environnement familial, je crois que l'environnement familial est très important. Oui. très important, c'est ce qui permet, dès notre plus jeune âge, de pouvoir prendre racine, s'enraciner dans ce qu'on est, pour plus tard trouver vraiment notre vraie place. Et je pense que l'amour de soi, ça passe aussi par quelle est ma place ? Quelle est ma place dans la famille dans laquelle je grandis ? Quelle est ma place dans la communauté ? dans laquelle j'évolue, quelle est ma place dans cet espace relativement global. Le fait d'avoir reçu plus jeune, ça donne certainement, pas que, ça donne certainement... beaucoup d'outils pour justement trouver sa place dans un espace beaucoup plus grand.
- Speaker #0
Mais tu sais, quand tu vois quand t'es... Parce que quand t'es petit, comme tu vois quand tu dis, ça se fait progressivement. Quand t'es petit, je trouve que... Je trouve qu'il y a une différence. Moi, j'ai le souvenir de petite fille. Tu sais, tu as cette innocence d'enfant. Tu es là, tu fais. Puis on te dit, oh, t'es mignonne. Tu vois, tu as des compliments d'enfant petit. Tu vois, tu as ce petit cocon, en fait, dans lequel tu grandis. Et puis, quand tu... Comme tu dis, ton environnement aussi a une place dans cette évolution.
- Speaker #1
Pas que,
- Speaker #0
mais ça peut.
- Speaker #1
Il y a quand même quelque chose que tu reçois quand tu es petit qui va être défaite. fondement, une base de ce sur quoi tu vas te poser pour réellement pouvoir te regarder toi et dire je suis ok avec ce que je suis, dans l'environnement dans lequel je suis.
- Speaker #0
Mais ce qui est pas, tu vois, il y a un moment, un âge. âge où certains enfants, peut-être pas tous, mais tu vois, tu vas à l'école et là, tu rencontres d'autres enfants, d'autres personnes, d'autres gens qui ont reçu des amours différents, peu importe, et qui sont différents de toi et tu te retrouves face... Moi, je sais par exemple qu'en arrivant ici, en arrivant en Belgique, le cocon dans lequel moi, je me sentais... en sécurité, où j'avais mes habitudes, mes copains, etc. En arrivant dans une nouvelle école, dans un nouveau pays, dans un nouveau climat, tout est nouveau. Tu vois, t'es plus dans ton truc. T'es déséquilibrée dans ce petit truc. Je pense pas que j'ai remis l'amour de moi-même en question, mais du coup, j'ai des questionnements par rapport aux autres. Tu vois ? J'ai l'impression qu'il y a ce truc où tu cherches... L'amour des autres, je ne sais pas si je peux qualifier ça, l'amour, un grand A, mais tu vois, l'intérêt ou quoi des autres. Et tu te poses la question, tu te dis, tu te compares. Et quand tu commences à te comparer quand tu es adolescent et tout, est-ce que moi, je suis comme ci, moi, je suis comme ça, moi, je ne suis pas comme ça. Mais du coup, est-ce que moi, je suis assez bien ? Tu vois la comparaison que tu te fais avec d'autres. Et du coup, l'amour que tu as pour toi. se diffèrent parce que tu dis peut-être que je ne suis pas assez grande ou je ne suis pas assez jolie. Comment tu fais à ce moment-là ? Ou même quand tu as un enfant qui est adolescent et qui se pose ce genre de questions, comment est-ce qu'on gère un peu ce retrouver cet amour-là quand on est adolescent ?
- Speaker #1
Moi, j'aime bien me baser un petit peu sur la... Cette espèce de philosophie ou de sagesse qui drille mon paradigme, donc la vision de mon paradigme, c'est qu'on ne se fait pas tout seul. L'environnement, que ce soit familial, amical, professionnel, tout ce que tu veux, va avoir effectivement un impact dans ta façon de te percevoir. Mais plus que l'environnement familial, c'est vraiment le premier cocon. Maintenant, les questionnements de... de comparaison, de se comparer, voilà, au tout début de l'adolescence. Est-ce que je suis mieux ? Ça, je crois que c'est vraiment un phénomène de société. Oui. C'est-à-dire que, déjà, quand tu vas à l'école, tu as le premier de classe et puis tu as le dernier de classe. Oui. On est déjà dans un système où on te compare. Et donc, inconsciemment, peut-être on va se mettre dans un système où effectivement, enfin... va se mettre en tête des comparaisons là où devrait même pas y en avoir parce que que tu sois plus grande de taille que tu sois plus petit de taille n'y a pas de comparaison à voir je veux dire tu es comme ça tu es comme ça tu vas pas changer tes gènes pour devenir tout d'un coup plus grand parce que king andy fulani comme l'on dit chez nous tout y cointille a dit que à mettre cette entuite c'était la taille idéale tu vois Donc ça, ça a vraiment un lien avec comment la société nous renvoie à certaines images. Et c'est là où le cocon, le cercle familial va prendre toute son importance. C'est-à-dire que si tu es entouré de gens qui te disent, peu importe, que tu sois 28e d'une classe de 29, c'est pas grave, c'est pas ce qui est plus important. Tu fais de ton mieux. Quand tu es entouré d'un socle... ça te permet de pouvoir traverser ce flux d'images. Imposer. Par contre, effectivement, si ton socle est plus fragile, c'est là où les fragilités vont commencer à naître. Parce qu'effectivement, la perception de soi va être influencée par comment les autres te voient plutôt que par comment, en fin de compte, tu... voudrais-toi te voir toi. Tu vois ? Donc, il y a quand même beaucoup de paramètres. C'est une question qui n'est pas simple. Ce n'est pas simple. Parce que là, tu as parlé de déplacement, le fait d'avoir quitté un pays pour aller sans ça. aller dans un autre, bien sûr, c'est un changement. Bien sûr, ça remet en question pas mal de choses. Mais est-ce que ça remet en question longtemps ou c'est juste le moment, la phase de transition où on sent le changement ? Parce que si le socle est solide, les questionnements vont venir et c'est normal qu'il y ait des questions. À un moment donné, naturellement, les choses vont se tasser et on va s'habituer à son nouvel environnement. Par contre, si le cadre est fluctuant, c'est là où effectivement les questions peuvent perdurer. Et quand des questions ne trouvent pas de réponse, ça peut engendrer encore d'autres systèmes de réflexion qui ne vont pas nécessairement aller dans le sens de se percevoir tel qu'on est et être OK avec ça.
- Speaker #0
Oui, en soi être OK avec... Être OK avec soi-même, je pense que c'est grandir aussi, en fait, ou pas. Tu vois ? Est-ce qu'il y a une part un peu de... de prendre conscience que, OK, je ne sais pas, moi, dans ma famille, on a tel... telle physique et parce qu'il y a des choses comme tu disais par exemple quand tu es adolescent tu des fois tu es là pouf du jour au lendemain tu grandis tu es la plus grande de classe ou bien tu te rends compte qu'en fait tu es la plus petite de classe et tu ne comprends pas pourquoi tu vois il y a ce truc aussi où ton corps il change tu commences à tu es encore un enfant mais tu vois ça évolue ça change et tu te rends compte c'est vrai que quand on te dit écoute dans la famille voilà génétiquement on est comme ça voilà on est des grands ou on est des petits on a des hanches ou pas etc ça tu te dis bon bah voilà c'est vrai que tu te sens certainement plus rassuré quand tu tu sais que ben voilà génétiquement tu es comme ça c'est déjà une réponse et que tu Je ne sais pas si je peux dire accepte, parce que que tu le voyes ou que tu le voyes pas, c'est là, de toute façon. C'est ça. Donc là, tu te dis bon, voilà, c'est comme ça. Maintenant, on avance, quoi. Juste, c'est ça. on avance, mais il faut que tu je sais pas si je peux dire que tu sois rassurée ou informée en fait, qu'on te le dise, mais tout le monde parce que tu dis le socle familial peut te mais comme tu dis, tout le monde n'est pas n'a pas ce truc, ou ne va pas te le dire, ou justement on va te le dire, mais d'une certaine manière, qui va peut-être être un peu blessante ou pas. Et à ce moment-là, ça touche ton amour propre. C'est ça. Tu vois ? Et c'est cet amour propre que je trouve que... Quand tu es petit, ce n'est pas quelque chose que tu sens tout de suite. Tu vois, c'est quand tu es plus jeune. Voilà, quand tu es adolescent, tu te dis, je me compare, machin, machin, machin. Et c'est quand tu deviens adulte, donc quand tu es vraiment sorti de cette phase grande enfance. je parle de la petite enfance à l'enfance adolescence, quand tu sors de là, c'est assez étonnamment, bizarrement, c'est toujours, quand tu te dis, bon, maintenant je suis adulte, je peux faire ce que je veux, que tout d'un coup, tous tes petits mots, tes petits trucs, ils réapparaissent. Je ne peux pas dire par magie parce que ce n'est pas vraiment une belle magie. Tu vois qu'il réapparaît, c'est que tu dis « Ah ouais, cette insécurité-là, tout d'un coup, elle déboule du jour au lendemain. »
- Speaker #1
On en a toujours un même, les foyers, soit disant les plus cadrés ou autres. Le fait simplement de vivre dans un environnement où il n'y a pas que papa et maman. On a été à l'école, on a eu des copains, il y a eu des profs. On a rencontré plein d'autres gens qui ont d'autres systèmes de pensée, qui ont d'autres façons de faire, qui ont d'autres croyances, qui des fois nous ont imposé à leurs croyances parce qu'en termes d'autorité, ils avaient plus d'autorité. Et donc, on a accepté ça par défaut, on va dire ça comme ça. Donc, effectivement, c'est comme tu dis, quand tu te retrouves dans une phase où tu entres dans la phase d'actu, tu te dis voilà, maintenant, je vais m'assumer, je vais faire mes choses et tout. Et effectivement, il y a tous ces souvenirs. de choses un peu bizarres qui reviennent, ça c'est normal et en même temps ça fait partie du processus de... Comment est-ce que je peux appeler ça ? Je n'ai pas d'humanisation, mais... Il y a une croyance qui est la mienne, qui dit en fait que quand on naît, quand on naît, on naît parmi les humains, mais on devient réellement humain par un processus de choses qu'on fait, par un processus d'apprentissage de soi, par un processus de comment on va se comporter, par un processus d'acceptation. de certaines choses. Donc c'est vraiment tout un processus qui fait que on va connecter de plus en plus à la qualité d'être humain. Ce n'est pas quelque chose d'acquis. Et ça, c'est un travail. et c'est ce que quelque part quand on est quelque part quand on parle d'amour de soi on peut aussi revenir à la question mais au fait pourquoi je suis née pourquoi je suis là pour faire quoi alors de façon très simpliste je dis de façon très simpliste parce qu'il y a beaucoup de choses derrière c'est de se dire être quelqu'un qui va à un moment donné évoluer dans un environnement pour euh pour atteindre une phase humanité. Ça veut dire se comprendre soi, accepter l'environnement dans lequel on est et... au haut. La meilleure des choses c'est de pouvoir aussi participer pour que les autres arrivent aussi à arriver à cette espèce de graal en fait. Chacun à son niveau, chacun avec les capacités qu'il a. Si tu as 1m50, peut-être que faire du basket à haut niveau, c'est pas pour toi, mais il y a autre chose. Tu vois ce que je veux dire ? Et que si tu es costaud et que tu prends beaucoup d'espace dans dans sur la terre en termes de volume faire du du du du du cheval poneys c'est peut-être pas pour toi il ya autre chose donc c'est vrai que quelque part l'idée de se dire je suis tel que je suis et qu'est ce que je peux proposer déjà à moi même avec avec ce que j'ai avec les dons parce que ce sont des dons être petit grand avoir une grosse voix une petite voile c'est ce sont des dons non C'est vraiment l'idée de se dire comment je transforme le don que je suis pour justement arriver à accepter le don que j'ai reçu. Et je pense que l'amour de soi commence par s'accepter, mais se déploie en fait au-delà de soi. C'est-à-dire quand on a accepté ce qu'on est, on peut accepter alors de déployer autour de soi ce qu'on est. Pour moi, je pense que vraiment s'accepter tel qu'on est, s'accepter, ce n'est pas simplement se limiter à soi. C'est avoir tellement accepté qu'on se déploie.
- Speaker #0
Ouais, mais tu le vois, enfin, je trouve que tu le vois chez les personnes, tu vois, ça se sent, tu sens dans l'énergie, dans la façon dont la personne parle, la personne s'exprime, comment elle se tient, comment elle se... Que il y a... tu dis voilà tu t'es accepté tu es toi en fait tu es toi même et tu tu comment on dit tu iras dit je pense c'est ça tu es le tu iras dit donc tu le pays en fait de faire des efforts ça c'est
- Speaker #1
c'est toi quand tu es une lumière de la lumière elle n'essaye pas d'éclairer l'éclair point c'est ça c'est ça parce que ouais c'est vrai et tout ça ça rejoint
- Speaker #0
Quand on dit que tu as accepté la personne que tu es, ça découle après sur ta confiance en toi. Parce que vu que tu sais qui tu es, tu sais pourquoi, tu sais comment tu mets un pied devant l'autre, tu avances, tu as une confiance en toi. Je pense que l'amour, l'amour propre, l'amour pour soi et la confiance, ce sont des choses qui sont quand même liées, non ?
- Speaker #1
Non. Moi, j'aime dire que la confiance en soi est plutôt liée au savoir-faire. Tu crois ? Oui, ça veut dire que... Toi tu tiens un podcast depuis deux ans, on en parlait tout à l'heure. Ton premier podcast n'était pas aussi assuré qu'aujourd'hui.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
c'est vrai. Parce que tu as développé une compétence et donc tu as confiance dans la compétence que tu as. Tu vois ce que je veux dire. L'amour de soi est beaucoup plus subtil, c'est beaucoup plus profond. C'est vraiment s'accepter de façon inconditionnelle.
- Speaker #0
C'est possible ça ?
- Speaker #1
S'accepter de façon inconditionnelle, c'est un travail, c'est un processus, comme je disais, c'est un processus qui tend, en tout cas ça c'est ma perception, c'est la perception, le paradigme auquel je m'attache, qui est dans les sagesses ancestrales. C'est le processus de devenir humain. Il n'y a pas un moment donné où tu te dis, voilà, ça y est, c'est bon, j'y suis. Non, c'est un processus. Ça veut dire qu'on a toujours, tant qu'on vit, tant qu'on respire, tant qu'on est, il y a toujours cette... Cette notion de je vais faire un peu mieux demain, pas nécessairement des pas de géant, c'est un tout petit peu mieux. Alors c'est vrai que je vais revenir quand même un petit peu parce qu'on a parlé de famille, de situation, dans le cadre. où effectivement les choses étaient relativement fonctionnelles. Mais ce n'est pas le cas de beaucoup de gens. Il y a des gens qui ont évolué vraiment dans des sphères familiales toxiques ou dans des environnements... qui n'ont pas nécessairement aidé justement à pouvoir ancrer la conscience de soi. Aujourd'hui, on est dans un environnement qui permet vraiment de pouvoir travailler dessus. Il n'y a pas de fatalité. Ce qui est chouette à dire aujourd'hui, c'est que quand on se retrouve dans des postures où on n'a pas toujours eu confiance en soi parce qu'on n'a pas été encouragé, parce qu'on a carrément été... saqué ou diminué, intentionnellement ou pas, peu importe le résultat lui-même, il y a toujours moyen de pouvoir travailler sur soi. C'est un processus, mais c'est un processus qui est intéressant dans la mesure où petit à petit, on se redécouvre. Et ce qui est chouette, c'est que souvent, on découvre des facettes. cette de soi tellement jolie tellement belle tu vois c'est quand je te parle je suis en train de voir un petit peu l'image d'un être ailé qui va être enseveli dans de l'eau avec des pierres dessus donc je vois l'être ailé a besoin de vent a besoin d'être à l'extérieur de voler de déployer ses ailes mais il est en dessous de l'eau il ya des pierres qui l'empêchent à les le fait dans enlever ses cailloux, le fait qu'il sorte de l'eau et déploie ses ailes, c'est tellement joli en fait. C'est cette image que je vois quand je suis en train de te parler et il n'y a vraiment pas de fatalité et de toutes les façons, il y a vraiment le processus de qu'est-ce que je fais un petit peu aujourd'hui pour être un peu plus consciente de moi demain, de façon à ce que cette conscience de moi puisse rayonner un petit peu. de façon systématique. C'est un peu cette vision poétique, je veux bien dire. Oui,
- Speaker #0
j'aime bien.
- Speaker #1
Mais que ferons-nous, que ferions-nous sans poésie ? Non, c'est vrai.
- Speaker #0
Moi, ce que tu dis là, ça m'a fait penser au fait de prendre ... au fur et à mesure que tu apprends à te connaître et que tu vois, que tu apprends à te connaître tout simplement, il y a des petits bouts de toi, parce que des petits bouts de... Un peu comme quand tu vois la version de toi qui a 5 ans. qui aimait bien faire du coloriage, tu te rends compte que tu as peut-être délaissé ça, et que tu le ramènes, ce petit bout de toi, quand tu en as 30, et que tu te rends compte à quel point ça te faisait du bien, et à quel point ça te ramène à un côté beaucoup plus calme, et beaucoup plus moment présent, parce que quand tu dois colorier, tu dois être là, tu dois être concentré, tu dois faire tes choses. Et c'est des petits bouts comme ça, en te disant « Ah j'aime bien, j'aimais bien ça, c'est vrai que j'aimais bien ça » . Tu ramènes ces petits bouts qui font des sortes de petits fils comme ça, qui te rattachent à des... Oui, des... versions de toi, des âges, d'autres âges de toi, des petits bouts de toi qui font qu'après, ça te construit un peu comme un arbre, en fait. Tu vois ? Aussi, ou un arbre où tu as une petite branche comme ça, qui est reliée avec une autre petite branche et qui te fait des petites feuilles, etc. Moi, je vois ça comme ça, un petit peu comme tu as tes propres racines qui grandissent et puis que tu crées ton propre arbre, en fait. On est dans des trucs très imagines, très... Voilà. Mais en tout cas, C'est comme ça que je le vois. Et est-ce que tu aurais des... des conseils, disons, d'une sorte de sagesse ou des conseils pour justement se... apprendre à s'aimer. Et dans ce processus d'humanisation, entre guillemets, de devenir plus humain, comment est-ce que tu y arrives ? Par deux, trois éléments.
- Speaker #1
Il y aurait tellement de choses à dire là-dedans.
- Speaker #0
Oui, c'est pour ça que j'ai mis deux, trois.
- Speaker #1
La première des choses, ce serait peut-être se regarder avec simplicité.
- Speaker #0
Se regarder avec simplicité ?
- Speaker #1
Se regarder avec simplicité. Quand je dis avec simplicité, c'est juste se regarder.
- Speaker #0
Sans aucun jugement. Sans aucun jugement, juste lui.
- Speaker #1
sans aucun jugement, sans dire j'aurais pu, j'aurais dû, il aurait fallu. Non, c'est vraiment ce regard de simplicité qu'on peut avoir avec soi. Et ensuite, prendre le courage, avoir le courage de dire, OK, c'est ce que je vois,
- Speaker #0
pas ce que je suis,
- Speaker #1
c'est ce que je vois maintenant. Mais au fond, qu'est-ce que je suis ? Et décider, vraiment la décision, le fait même de prendre la décision, fait que... Tu vas tomber sur les bonnes personnes. Tu vas tomber sur le bon bouquin. Tu vas tomber sur une émission de radio que tu n'écoutais jamais et tu tombes juste sur la chose qui va te parler.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce qu'on n'évolue pas seul, en fait. Et le fait de décider de dire, OK, c'est ce que je vois aujourd'hui, je sais que je suis autre chose. Et j'ai envie de découvrir ce que je suis avec simplicité. Je pense que... que c'est ce que moi je pourrais donner comme conseil de base, c'est vraiment se regarder avec simplicité.
- Speaker #0
Ok, c'est intéressant. Vraiment, ça fait un peu comme quand tu... comme quand tu médites et que t'as toujours ce moment où ton esprit il s'en va, il vient et que dans beaucoup de trucs de méditation, même de yoga on te dit regarde juste pourquoi tu pars, regarde juste le fait que tu pars et tu reviens. Reconcentre-toi sur ta respiration, ne juge pas les pensées qui vont ici et là, elles sont là, tu es un être humain, tu penses, donc forcément, tu es. Je sais quoi, je pense, donc je suis. C'est ça ?
- Speaker #1
Ça, on pourrait encore en débattre un peu.
- Speaker #0
Non, ça va. Mais voilà, c'est ce principe-là de se regarder. C'est un peu comme quand tu te regardes dans le miroir et tu te dis « Ah, ça c'est la couleur de mes yeux, ça c'est factuel. »
- Speaker #1
Et encore, même quand tu te regardes, c'est ce que tu vois.
- Speaker #0
Oui, c'est ce que toi tu vois. C'est un peu comme quand tu entends ta voix, et la voix que tu entends et la voix que les autres entendent. Mais effectivement, se regarder sans... Sans jugement, en fait. Et c'est ça qui est la première étape pour ce...
- Speaker #1
Pour moi, c'est la première étape. C'est celle qui va, à un moment donné, alléger certaines choses, qui va dédramatiser aussi certaines autres, de façon à nous donner suffisamment de courage pour pouvoir enclencher le premier pas.
- Speaker #0
C'est sur ces belles paroles que l'épisode se termine. Merci. pour ces belles paroles. C'est chouette pour bien commencer 2025, pour bien, dans ce petit moment con d'hiver, avoir des paroles un peu chaudes pour nous réchauffer. C'est trop cool. Je suis trop contente. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu souhaites avoir encore plus d'épisodes sur des leçons de vie mêlées à la sagesse ancestrale et des contes africains, je t'invite à nous écouter sur Spotify, sur Contes et Légendes de Katiopa. On se retrouve là-bas ? Belle écoute !