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POL/N est le premier rendez-vous politique sur les enjeux du numérique. Chaque semaine, la journaliste tech Delphine Sabattier interroge des décideurs publics sur leurs choix pour la société de demain, leurs actions au niveau local, national et à l'échelon européen. Une série d'interviews et de débats inédite et engagée sur les politiques publiques numériques.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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POL/N est le premier rendez-vous politique sur les enjeux du numérique. Chaque semaine, la journaliste tech Delphine Sabattier interroge des décideurs publics sur leurs choix pour la société de demain, leurs actions au niveau local, national et à l'échelon européen. Une série d'interviews et de débats inédite et engagée sur les politiques publiques numériques.


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31 episodes

  • Débat : "En Europe, la sur-réglementation saborde une génération d'innovateurs" cover
    Débat : "En Europe, la sur-réglementation saborde une génération d'innovateurs" cover
    Débat : "En Europe, la sur-réglementation saborde une génération d'innovateurs"

    Décousu. C'est le qualificatif qui ressort lorsqu'on épluche les propositions numériques dans les programmes des principales formations politiques en lice aux Législatives anticipées. Pourtant, il y a tant à faire dans ce domaine ! Alors j'ai demandéà mes invités de venir défendre les décisions prioritaires à prendre en matière de politiques publiques numériques. Autour de la table :- Maurice Ronai, créateur de la section numérique du Parti Socialiste, ancien membre du collège de la CNIL - Alexandre Stachtchenko, entrepreneur, conférencier expert en finance numérique, Bitcoin et cryptos- Caroline Faucher-Winter, co-présidente de la French Tech New York- Jean-Dominique Séval, consultant sur les technologies de rupture, chargé du cours "Digital China" à l'université Dauphine Vous entendrez aussi :- Tariq Krim, pionnier du web français, fondateur du think tank Cybernetica- Julien Pillot, économiste spécialiste des écosystèmes numériques- et des députés, interrogés par ma consœur Cécile Dard pour POL/N... juste avant la dissolution de l'Assemblée nationale : Gérard Leseul, ex-député PS de Seine-Maritime, Yannick Monnet, ex-député Nupes de l’Allier, Jérôme Nury, ex-député Les Républicains de l’Orne, et Isabelle Valentin ex-députée Les Républicains de Haute-Loire.Tous n'étaient pas d'accord, en particulier sur le sujet de la réglementation, qui divise fortement. Mais j'entends tellement d'innovateurs étouffer sous les surcouches de règles, fuir l'Europe pour survivre... pendant que les géants du numérique, eux, innovent loin des contraintes réglementaires et s'adaptent aux nôtres à leur rythme avec leurs énormes moyens... Il me semble que là, il y a réellement urgence à agir.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h06 | Published on June 29, 2024

  • "Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec les campagnes de radicalisation" cover
    "Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec les campagnes de radicalisation" cover
    "Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec les campagnes de radicalisation"

    Grande discussion dans POL/N sur les ingérences numériques avec l'ex-sénateur André Gattolin ciblé par des pirates informatiques chinois - qui s'insurge qu' "on voit la Russie... et du coup on ne regarde pas du côté de la Chine"- , avec aussi Bernard Benhamou, président de l’Institut de la souveraineté numérique, auditionné dans le cadre de la commission d'enquête du Sénat sur les politiques publiques face aux opérations d'influences étrangères, et enfin avec Frans Imbert-Vier d'Ubcom, spécialiste en cybersécurité et intelligence économique, qui dénonce une Europe laissant le champ libre aux ingérences étrangères… par "naïveté" et "incapacité" car "pour faire de la contre-ingérence, il faut avoir de la technologie. Or, depuis l'explosion de la bulle internet, les politiciens en Europe ont littéralement abandonné le sujet du numérique aux américains".Comment réagir aujourd'hui ? "Au-delà de la régulation ne doit pas se faire uniquement par rapport aux pays d'origine. Elle doit se faire par rapport aux instruments qui leur permettent de s'exprimer et de démultiplier leurs forces. Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec des campagnes de radicalisation", claque Bernard Benhamou. Il ne va pas jusqu'à parler de complicité, mais "ce business (de Youtube, Facebook ou d'autres)... entretient des relations ambigües avec les campagnes de radicalisation. Je fais partie de ceux qui pensent que la collecte massive d'informations personnelles devient toxique, incompatible avec la démocratie".La question des ingérences numériques a évidemment glissé sur celui de la souveraineté numérique : "Ne pas introduire des conditionnalités politiques et stratégiques dans les choix technologiques qui sont faits… c'est une faute du sommet", accuse Bernard Benhamou. Mes trois invités acquiescent sur une forme de "cécité politique"… Pour Frans Imbert-Vier, "l'enjeu de cybersécurité et de résilience technologique de l'information, c'est d'abord un enjeu politique". Bien avant d'être un sujet technique.Dans cet épisode, vous entendrez aussi la réaction de députés à qui Cécile Dard a tendu le micro (avant la dissolution), pour les faire réagir à la proposition de loi visant à prévenir les ingérences étrangères en France : Guy Bricout (ex député Liot du Nord), Bruno Studer (ex député Renaissance du Bas-Rhin), Gérard Leseul (ex-député PS de Seine-Maritime), Pierre-Henri Dumont (ex-député LR du Pas-de-Calais)... Une proposition de loi qui est un premier pas, certes, mais "c'est 3% du problème qui est abordé", regrette André Gattolin.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :) ©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    55min | Published on June 21, 2024

  • "L'IA, ce n'est pas magique, et ce n'est pas qu'une affaire de techniciens" cover
    "L'IA, ce n'est pas magique, et ce n'est pas qu'une affaire de techniciens" cover
    "L'IA, ce n'est pas magique, et ce n'est pas qu'une affaire de techniciens"

    Règles, normes, paperasse... face à l'ankylose, l'intelligence artificielle est appelée à la rescousse. Sans jamais parler de miracle, mes quatre invités sont tous engagés dans la transformation numérique de services publics :- Ulrich TAN, chef du Datalab, directeur adjoint du département Etalab de la direction interministérielle du numérique (Dinum), - Mathieu WEILL, directeur de la transformation numérique, secrétaire général adjoint en charge du numérique du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer,- Carole LECLERC, directrice de l’innovation et du digital à l’Urssaf,- Bernard GIRY, directeur général adjoint chargé de la transformation numérique à la Région Ile-de-France."Une des difficultés de la simplification est qu'il faut revoir le process, l'organisation, les textes... tout peut paraître un peu long, mais je pense qu'avec l'IA générative on peut enclencher une mécanique assez rapidement" , résume Bernard Giry. Il explique que l'objectif qu'il se fixe avec l'IA le numérique c'est de simplifier la vie des agents et celle des citoyens : "On essaie de tenir les deux piliers". Et apparemment, les agents publics jouent le jeu : "avec la hype autour des IA génératives, cela a ré-engagé les gens sur ce sujet".Pour Mathieu Weill, l'intelligence artificielle ne peut rien sans un engagement des métiers, des juristes : "ce n'est pas qu'une affaire de techniciens". Au ministère de l'Intérieur plus d'une centaine de projets IA ont été déployés. Exemple en cours : la retranscription automatique de la parole des mineurs dans les procès verbaux d'audition : "Actuellement, cela prend 3 à 4 jours, car la retranscription mot-à-mot est obligatoire" (dans le cas des violences intrafamiliales). Demain, avec l'IA, le gain de temps sera considérable : "On simplifie la tâche aux agents" -ils sont 300 000 agents au ministère de l'Intérieur !Ulrich Tan, créateur avec son équipe du chatbot Albert, qui a donné ses premiers résultats (+70% des usagers considèrent que les réponses "facilitées" par l'IA sont satisfaisantes), vante les mérites de la coproduction avec les agents publics et un mode de déploiement itératif : "On a identifié quelques cas d'usages où l'on voit des résultats positifs. Mais ça peut fonctionner dans certains cas, et pas d'autres... Il ne faut pas avoir peur de ça". Carole Leclerc révèle qu'à l'Urssaf plus de 4 millions d'usagers ont utilisé ses chatbots en 2023, 40% des appels ont été complètement pris en charge par les IA là où les bots ont été déployés, avec une note de satisfaction de 3.6/5. Une des grandes préoccupations : la transparence. "On est convaincu que le bot doit rester à sa place. On a changé nos messages pour être plus explicites sur le fait que les personnes étaient en ligne avec un bot, pour qu'il n'y ait pas d’ambiguïté" Et "Nos voicebots ne raccrochent jamais sans l'autorisation de l'usager. C'est l'usager qui met fin à la conversation, pas le bot. On permet toujours de transférer sur un humain". La simplification administrative, avec l'IA, reste un processus lent, "itératif", de "transformation"... fasse à un ras-le-bol accumulé durant des dizaines d'années, et qui coûte cher à la France, comme le rappelle en introduction Heidi Miller, journaliste économique qui m'a aidée à préparer cette émission.Bonne écoute à tous,Inscrivez-vous à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    52min | Published on June 15, 2024

  • « La donnée doit être considérée comme un outil de service public », Constance Nebbula cover
    « La donnée doit être considérée comme un outil de service public », Constance Nebbula cover
    « La donnée doit être considérée comme un outil de service public », Constance Nebbula

    Mon invitée fait toujours campagne ! Pourtant, Constance Nebbula vient d’être réélue à la tête d’OpenDataFrance, association qui accompagne les collectivités dans leur stratégie de données, et cumule par ailleurs deux vice-présidences, l’une sur le numérique à la région Pays de La Loire, l’autre à Angers Loire Métropole (dirigées respectivement par les partis Horizons et Modem). Son combat ? Faire en sorte que la classe politique s’empare du sujet crucial de la donnée, en particulier de l’ « open data » : « La donnée doit être considérée par les élus comme une aide à la décision, un outil de service public. Ce n’est pas qu’un sujet technologique relevant de la direction informatique, c’est un sujet transversal et éminemment politique », déclare-t-elle.Depuis 2016 et la loi pour une République numérique, les collectivités de plus de 3 500 habitants ont l’obligation de mettre leurs données en libre accès. Mais, selon Constance Nebbula, le manque d’explication et d’accompagnement des territoires a engendré un défaut de prise de conscience et d’implication. Aujourd’hui, ils ne sont donc que 16% à pratiquer l’ « open data ».Comment accélérer ? D’abord, amener les élus à « utiliser les données comme outil essentiel dans leur stratégie de politiques publiques et de gestion des services », répond-elle. Ce qui passe par une évolution de la vision de « l’open data brute par défaut, à celle de la donnée publique pour l’intérêt général ». Elle cite l’exemple concret de « l’application 'Vivre à Angers', qui fournit aux citoyens des réponses ultra-personnalisées, géolocalisées et en temps réel sur les transports, les sports et loisirs, le ramassage des déchets, etc. Sans données ouvertes, cela ne marcherait pas », me dit-elle.Quand je l'interroge sur la confiance autour de la donnée numérique, Constance Nebbula souligne l’importancede « se doter d’un cadre écrit et formel pour fixer les règles ». Quelles données, pour faire quoi, dans quel but ? « Que ce soit pour la cybersécurité, la transparence, les liens avec la ville intelligente... A Angers Métropole, nous avons ainsi fait voter, fin 2023, notre stratégie métropolitaine de la donnée, un document de 30 pages ! ».Et pour ce qui est des inquiétudes face à des services publics qui deviendraient 100%... ce que peut favoriser l’open data, Constance Nebbula est catégorique : « Aucun service municipal ne doit être accessible qu’en 100% numérique. Nous ne voulons pas de coupure d’usages. Guichet physique, téléphone restent des points d’accès essentiels au même titre que le numérique pour nos usagers connectés. » Et de tacler au passage la politique « 100% dématérialisation » du gouvernement.Dans cet épisode, je l'ai également emmenée sur le terrain international, avec l'intervention de Caroline Faucher-Winter, coprésidente de la French Tech New York et son éclairage sur la politique des États-Unis en matière d'intelligence artificielle. Réaction agacée de Constance Nebbula : « Ils sont « Business first », nous nous sommes « Régulation first », et je le regrette ».Cette émission a été préparée avec l'aide de Heidi Miller.Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    18min | Published on June 7, 2024

  • "Dans le Far West numérique, il faut des mesures d’urgence pour protéger nos enfants", Thierry-Paul Valette (Europe équitable) cover
    "Dans le Far West numérique, il faut des mesures d’urgence pour protéger nos enfants", Thierry-Paul Valette (Europe équitable) cover
    "Dans le Far West numérique, il faut des mesures d’urgence pour protéger nos enfants", Thierry-Paul Valette (Europe équitable)

    « L’internet est un véritable Far West, nos enfants sont en danger. Il faut mettre en place des mesures d’urgence pour les protéger », tonne mon invité Thierry-Paul Valette, ancienne figure du mouvement des Gilets Jaunes, aujourd’hui président-fondateur du parti Europe Équitable et tête de liste de l’Union pour une Europe arc-en-ciel aux élections européennes 2024.Selon lui, la lutte contre la pédopornographie en ligne et le cyberharcèlement, passe par une intransigeance absolue... quitte à rogner sur la liberté d’expression : « Je suis prêt à accepter toutes les sanctions et les mesures sécuritaires qui s’imposent, s’agissant de la protection de notre jeunesse, déclare-t-il, cette jeunesse qui détiendra un jour les clés du paquebot Europe ».Pour aller plus loin sur ce thème, je lui ai demandé de réagir à l'interpellation de Maître Garance Mathias, avocate à la cour et référente dans le domaine de la sécurité des données, sur la loi SREN (Sécuriser et Réguler l'Espace numérique). Promulguée fin mai 2024, certaines dispositions concernant la protection des enfants sont jugées liberticides par certains députés et observateurs. Pas Thierry-Paul Valette. Il préfère appuyer sur le besoin d'une « coopération entre les États membres de l’UE ainsi qu’à l’international ; d'acteurs publics et privés qui s’accordent ; de l’Arcom qui agisse ; et de parents, responsabilisés, qui surveillent ».A propos du cyberharcèlement en particulier, il fustige les « parents parfois à l’œuvre »derrière les enfants, et une certaine mentalité qu’il juge délétère, faisant croire que « j’ai un téléphone, je suis intouchable, je peux tout faire ». « Non, c’est insupportable, il faut en finir avec cela ! », cingle-t-il.Thierry-Paul Valette a voulu s'engager dans notre entretien sur les questions de cybersécurité aussi pour dénoncer les risques que font peser les ingérences étrangères en ligne : « Les cyberattaques, provenant surtout de la Chine et de la Russie, mettent à mal la démocratie et les peuples d’Europe. Nous sommes dans une situation catastrophique face à laquelle la défense du cyberespace européen est un axe de bataille prioritaire ».Quant aux Big tech américaines, il adopte à leur égard une position plus nuancée : « L’Europe doit essayer d’être aussi performante qu'elles et retrouver son autonomie numérique. Nous devons légiférer plus pour la survie de nos entreprises. Mais les Big tech ne sont pas nos ennemies, ce sont nos alliées ! ».©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri SabattierCette émission a été préparée avec l'aide de Heidi Miller,Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23min | Published on June 4, 2024

  • "Pour concurrencer les GAFAM, l’Europe doit avoir l’obsession du financement", Nicolas Dainville (Les Républicains) cover
    "Pour concurrencer les GAFAM, l’Europe doit avoir l’obsession du financement", Nicolas Dainville (Les Républicains) cover
    "Pour concurrencer les GAFAM, l’Europe doit avoir l’obsession du financement", Nicolas Dainville (Les Républicains)

    « L’Europe doit passer de l’obsession de la concurrence à l’obsession du financement. C’est le seul moyen de faire émerger un géant européen pour concurrencer les GAFAM », martèle Nicolas Dainville des Républicains, soutien de François-Xavier Bellamy et la liste "La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe" pour les élections européennes.« Sur les 100 entreprises technologiques les plus capitalisées dans le monde, seules 10 sont européennes », déclare-t-il. Freiner ce « décrochage » passe prioritairement par de l’investissement massif au niveau européen, la création d'un "fonds de soutien à l'intelligence artificielle", mais aussi « plus de liberté de produire » et « moins de normes et de bureaucratie ».Booster la compétitivité d’une part, assurer la souveraineté numérique de l’autre. Sur ce deuxième point, le "Républicains" souligne l’importance de « se doter d’un cloud européen pour maîtriser nos données et instituer une règle de préférence européenne pour l’achat de solutions IA ».Nous avons également abordé la question de la cybersécurité. « Huit entreprises sur dix sont victimes de cyberattaques, note-t-il, sans oublier les services publics, hôpitaux, municipalités... ». Quelles solutions face à ces « menaces du siècle » ? « Nous voulons recruter 1300 agents de plus dans la cellule cybersécurité d’Europol, soit le double d’aujourd’hui. ».Dans cet épisode de POL/N spéciale Européennes, vous entendrez aussi Marie-Christine Levet, la présidente du fonds d’investissement dédié au secteur de l’Éducation innovante Educapital. Régulation des réseaux sociaux, éducation au numérique (sujet bien trop négligé dans la campagne électorale !) : que défendront Les Républicains et le Groupe PPE au Parlement européen ? Le soutien de François-Xavier Bellamy répond que « la programmation informatique est aussi essentielle qu'apprendre à lire, écrire, compter ». Il appelle à « former un million de nouveaux talents en intelligence artificielle d’ici à 2030 », et à « mettre fin à l’impunité numérique pour stopper les vagues de boue qu’on peut déverser sur les réseaux sociaux ».Cette interview a été préparée avec l'aide de Heidi Miller.Bonne écoute !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    22min | Published on June 3, 2024

  • "Assurer notre compétitivité en IA est un combat", Sandro  Gozi (Besoin d’Europe) cover
    "Assurer notre compétitivité en IA est un combat", Sandro  Gozi (Besoin d’Europe) cover
    "Assurer notre compétitivité en IA est un combat", Sandro Gozi (Besoin d’Europe)

    « Assurer notre compétitivité en IA est un combat, qu’on ne gagnera pas sans l’Europe », Sandro Gozi, candidat aux élections européennes sur la liste de la majorité présidentielle menée par Valérie Hayer « Besoin d’Europe » est mon invité dans POL/N.« Oui, notre programme parle de "combats", parce que c’est bien de cette ampleur qu’il s’agit. Nous faisons face à des défis colossaux pour assurer notre avenir, à l’égal de ceux des pères fondateurs de l’Europe », a-t-il déclaré.Italien, ancien ministre des affaires étrangères dans son pays, député européen pour la France depuis 2019, Sandro Gozi revendique un statut d'Européen pur jus. Il vante « le succès international de la French Tech lancée par Emmanuel Macron en 2017, qui donne à la France une longueur d’avance, dont elle devrait être fière ». De même il salue le courage qu’a eu l’Italie en 2023 d’interdire l’accès sur son territoire à ChatGPT d’OpenAI au moment de son lancement en Europe. Innovation d’un côté, régulation de l’autre... selon lui, chacune ont infusé dans l’AI Act, le nouveau règlement européen sur l’intelligence artificielle. « L’IA, c’est une révolution. Seuls on n’y arrivera pas (...) Je suis convaincu que l’Europe numérique représente une troisième voie d'équilibre, entre celle des États-Unis avec les Big Tech et celle de la Chine avec TikTok ». Comment y arriver ? « L’Europe a décidé d’être protagoniste dans le numérique mondial, elle a fixé le cap et les règles. Maintenant il faut mobiliser 1000 milliards d’euros pour financer nos ambitions sociales, économiques... et numériques", notamment dans les supercalculateurs, a précisé Sandro Gozi.Nous avons également abordé les questions de démocratie numérique, de participation directe, de vote électronique. Mais si le numérique est effectivement au programme de la tête de liste Valérie Hayer, Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l’INSEEC School of Business and Economics, l'a interpellé sur l'absence de ce sujet dans les débats de campagne !Cette émission a été préparée avec l'aide de Heidi Miller.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25min | Published on May 31, 2024

  • "Face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques", Kévin Vercin (Union  Populaire) cover
    "Face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques", Kévin Vercin (Union  Populaire) cover
    "Face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques", Kévin Vercin (Union Populaire)

    "Faut-il mieux prioriser les usages permettant d'anticiper les phénomènes climatiques... ou les vidéos de petits chats sur les réseaux sociaux ? ». Selon Kévin Vercin, militant LFI et candidat aux Européennes 2024 sur la liste Union populaire menée par Manon Aubry, "pour faire face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques". Comment ? Sur quels critères ? "Cela passe par un débat et une planification démocratiques ». Le candidat de l'Union populaire veut aussi « sortir du solutionnisme tout technologique ». Il prône « une utilisation ciblée de l’intelligence artificielle, en complément de – et non à la place de – l’humain », et ce d’autant plus que « l’IA masque en réalité souvent du travail humain, comme dans ces fermes à clics à Madagascar ». Kevin Vercin appelle à une régulation mondiale du numérique : « une coordination entre les États, portée par l’ONU, et une réglementation publique et privée au niveau international. Il s’agit d’une nécessité absolue ».Nous avons également abordé les questions de souveraineté numérique européenne et française face à la toute-puissance technologique et financière des USA et des big tech.A ce sujet, et celui des enjeux environnementaux du numérique, j'ai sollicité le secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique, Bernard Benhamou, qui a coordonné le récent rapport "Numérique & Développement durable" pour la commission Innovation du Sénat. Il a ainsi interrogé Kévin Vercin très précisément sur une taxe carbone aux frontières pour les produits numériques, des quotas d’achats minimum auprès d’entreprises européennes, ou encore les filières de l’industrie numérique à développer en priorité dans l’UE...Cet épisode s'inscrit dans notre série spéciale Élections européennes 2024.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée et les réseaux sociaux @PolitiquesNum©Politiques Numériques, alias POL/N, est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    21min | Published on May 24, 2024

  • "Je suis contre le tout-numérique. L'humain avant tout", Juliette de Causans (Ecologie au centre) cover
    "Je suis contre le tout-numérique. L'humain avant tout", Juliette de Causans (Ecologie au centre) cover
    "Je suis contre le tout-numérique. L'humain avant tout", Juliette de Causans (Ecologie au centre)

    Co-porte-parole et n°2 de la liste Écologie au centre menée par Jean Marc Governatori pour les Européennes 2024, Juliette de Causans s'est expliquée à mon micro sur ses dernières affiches électorales très largement "re-traitées" par une IA. Elle assume une façon de faire parler d'elle et de son parti Europe Égalité Écologie, mais aussi "[d'utiliser] le matériel électoral pour alerter sur l'intelligence artificielle".Professeure de Français, diplômée en droit du numérique ("parce que ça m'a toujours intéressé"), Juliette de Causans acquiesce sur les risques des deepfakes et manipulations de l'image, mais "ce qui m'inquiète plus par rapport à l'IA générative, c'est plutôt les volets en termes d'emploi", dit-elle. Cela dit, les questions démocratiques occupent une grande partie de son propos : "Il faut surtout faire extrêmement attention à notre démocratie : je n'ai pas du tout envie que nos outils numériques d'aujourd'hui soient nos prisons numériques de demain"."Mettre les machines au service de l'humain" est même un des slogans de son parti politique : "Je suis contre le tout-numérique et qu'on perde les relations sociales humaines (...) L'humain avant tout". Dans cet épisode j'ai également invité le consultant et ex-président de la French Tech à Pékin Jean-Dominique Séval (cabinet Topos) pour interroger la porte-parole d’Écologie au centre sur la place de l'Europe dans le numérique. Réponse : "Nous, Européens, sommes une colonie numérique. Nous sommes offerts en pâture pour la colonisation de l'IA américaine ou chinoise". "Il faut investir beaucoup plus massivement (...) dans des solutions souveraines" . Enfin, Juliette de Causans a choisi de parler cybersécurité parce qu'"on a beaucoup de choses à protéger et à développer. C'est très important d'investir réellement dans une politique d'influence culturelle assumée avec des valeurs démocratiques".Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    24min | Published on May 20, 2024

  • "On a trop longtemps nié l'impact d'Internet sur la vie démocratique", Flora Ghebali (Les Écologistes-EELV) cover
    "On a trop longtemps nié l'impact d'Internet sur la vie démocratique", Flora Ghebali (Les Écologistes-EELV) cover
    "On a trop longtemps nié l'impact d'Internet sur la vie démocratique", Flora Ghebali (Les Écologistes-EELV)

    Candidate aux Européennes 2024, Flora Ghebali, entrepreneure, "Grande Gueule" sur RMC et en campagne pour la liste Les Écologistes-EELV, était mon invitée dans POL/N. Parmi les quatre grandes thématiques de politiques numériques, elle a choisi de développer celui des enjeux démocratiques. "On nié trop longtemps l'impact démocratique d'Internet sur la vie démocratique européenne. C'est un changement de culture que l'on doit opérer", estime-t-elle. "Parce que c'est un enjeu de Sécurité intérieure, de Défense et de Relations internationales". Je lui demandé ce qu'elle pensait de l'annonce, la veille de notre entretien, du Premier ministre Gabriel Attal de bloquer l'accès à TikTok en Nouvelle Calédonie pour limiter les contacts entre les émeutiers : "C'est triste d'en arriver là", a-t-elle répondu. La candidate appelle à une Europe qui protège, à un numérique régulé. Si c'est encadré, alors "on pourra laisser les libertés individuelles intactes". Bien entendu, nous avons également abordé la question du duo "numérique et environnement". Jean Dominique Seval (cabinet Topos, et ex-French Tech Pékin) a notamment interpellé Flora Ghebali sur la politique adoptée par la Chine en matière d'énergies renouvelables : un modèle ? Ou encore sur "comment faire sans les technologies chinoises" dans ce domaine ? Un épisode qui s'inscrit dans notre série spéciale Élections européennes 2024.Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25min | Published on May 17, 2024

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Description

POL/N est le premier rendez-vous politique sur les enjeux du numérique. Chaque semaine, la journaliste tech Delphine Sabattier interroge des décideurs publics sur leurs choix pour la société de demain, leurs actions au niveau local, national et à l'échelon européen. Une série d'interviews et de débats inédite et engagée sur les politiques publiques numériques.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Description

POL/N est le premier rendez-vous politique sur les enjeux du numérique. Chaque semaine, la journaliste tech Delphine Sabattier interroge des décideurs publics sur leurs choix pour la société de demain, leurs actions au niveau local, national et à l'échelon européen. Une série d'interviews et de débats inédite et engagée sur les politiques publiques numériques.


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31 episodes

  • Débat : "En Europe, la sur-réglementation saborde une génération d'innovateurs" cover
    Débat : "En Europe, la sur-réglementation saborde une génération d'innovateurs" cover
    Débat : "En Europe, la sur-réglementation saborde une génération d'innovateurs"

    Décousu. C'est le qualificatif qui ressort lorsqu'on épluche les propositions numériques dans les programmes des principales formations politiques en lice aux Législatives anticipées. Pourtant, il y a tant à faire dans ce domaine ! Alors j'ai demandéà mes invités de venir défendre les décisions prioritaires à prendre en matière de politiques publiques numériques. Autour de la table :- Maurice Ronai, créateur de la section numérique du Parti Socialiste, ancien membre du collège de la CNIL - Alexandre Stachtchenko, entrepreneur, conférencier expert en finance numérique, Bitcoin et cryptos- Caroline Faucher-Winter, co-présidente de la French Tech New York- Jean-Dominique Séval, consultant sur les technologies de rupture, chargé du cours "Digital China" à l'université Dauphine Vous entendrez aussi :- Tariq Krim, pionnier du web français, fondateur du think tank Cybernetica- Julien Pillot, économiste spécialiste des écosystèmes numériques- et des députés, interrogés par ma consœur Cécile Dard pour POL/N... juste avant la dissolution de l'Assemblée nationale : Gérard Leseul, ex-député PS de Seine-Maritime, Yannick Monnet, ex-député Nupes de l’Allier, Jérôme Nury, ex-député Les Républicains de l’Orne, et Isabelle Valentin ex-députée Les Républicains de Haute-Loire.Tous n'étaient pas d'accord, en particulier sur le sujet de la réglementation, qui divise fortement. Mais j'entends tellement d'innovateurs étouffer sous les surcouches de règles, fuir l'Europe pour survivre... pendant que les géants du numérique, eux, innovent loin des contraintes réglementaires et s'adaptent aux nôtres à leur rythme avec leurs énormes moyens... Il me semble que là, il y a réellement urgence à agir.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    1h06 | Published on June 29, 2024

  • "Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec les campagnes de radicalisation" cover
    "Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec les campagnes de radicalisation" cover
    "Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec les campagnes de radicalisation"

    Grande discussion dans POL/N sur les ingérences numériques avec l'ex-sénateur André Gattolin ciblé par des pirates informatiques chinois - qui s'insurge qu' "on voit la Russie... et du coup on ne regarde pas du côté de la Chine"- , avec aussi Bernard Benhamou, président de l’Institut de la souveraineté numérique, auditionné dans le cadre de la commission d'enquête du Sénat sur les politiques publiques face aux opérations d'influences étrangères, et enfin avec Frans Imbert-Vier d'Ubcom, spécialiste en cybersécurité et intelligence économique, qui dénonce une Europe laissant le champ libre aux ingérences étrangères… par "naïveté" et "incapacité" car "pour faire de la contre-ingérence, il faut avoir de la technologie. Or, depuis l'explosion de la bulle internet, les politiciens en Europe ont littéralement abandonné le sujet du numérique aux américains".Comment réagir aujourd'hui ? "Au-delà de la régulation ne doit pas se faire uniquement par rapport aux pays d'origine. Elle doit se faire par rapport aux instruments qui leur permettent de s'exprimer et de démultiplier leurs forces. Les réseaux sociaux ont une convergence d'intérêts toxiques avec des campagnes de radicalisation", claque Bernard Benhamou. Il ne va pas jusqu'à parler de complicité, mais "ce business (de Youtube, Facebook ou d'autres)... entretient des relations ambigües avec les campagnes de radicalisation. Je fais partie de ceux qui pensent que la collecte massive d'informations personnelles devient toxique, incompatible avec la démocratie".La question des ingérences numériques a évidemment glissé sur celui de la souveraineté numérique : "Ne pas introduire des conditionnalités politiques et stratégiques dans les choix technologiques qui sont faits… c'est une faute du sommet", accuse Bernard Benhamou. Mes trois invités acquiescent sur une forme de "cécité politique"… Pour Frans Imbert-Vier, "l'enjeu de cybersécurité et de résilience technologique de l'information, c'est d'abord un enjeu politique". Bien avant d'être un sujet technique.Dans cet épisode, vous entendrez aussi la réaction de députés à qui Cécile Dard a tendu le micro (avant la dissolution), pour les faire réagir à la proposition de loi visant à prévenir les ingérences étrangères en France : Guy Bricout (ex député Liot du Nord), Bruno Studer (ex député Renaissance du Bas-Rhin), Gérard Leseul (ex-député PS de Seine-Maritime), Pierre-Henri Dumont (ex-député LR du Pas-de-Calais)... Une proposition de loi qui est un premier pas, certes, mais "c'est 3% du problème qui est abordé", regrette André Gattolin.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :) ©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    55min | Published on June 21, 2024

  • "L'IA, ce n'est pas magique, et ce n'est pas qu'une affaire de techniciens" cover
    "L'IA, ce n'est pas magique, et ce n'est pas qu'une affaire de techniciens" cover
    "L'IA, ce n'est pas magique, et ce n'est pas qu'une affaire de techniciens"

    Règles, normes, paperasse... face à l'ankylose, l'intelligence artificielle est appelée à la rescousse. Sans jamais parler de miracle, mes quatre invités sont tous engagés dans la transformation numérique de services publics :- Ulrich TAN, chef du Datalab, directeur adjoint du département Etalab de la direction interministérielle du numérique (Dinum), - Mathieu WEILL, directeur de la transformation numérique, secrétaire général adjoint en charge du numérique du ministère de l’Intérieur et des Outre-mer,- Carole LECLERC, directrice de l’innovation et du digital à l’Urssaf,- Bernard GIRY, directeur général adjoint chargé de la transformation numérique à la Région Ile-de-France."Une des difficultés de la simplification est qu'il faut revoir le process, l'organisation, les textes... tout peut paraître un peu long, mais je pense qu'avec l'IA générative on peut enclencher une mécanique assez rapidement" , résume Bernard Giry. Il explique que l'objectif qu'il se fixe avec l'IA le numérique c'est de simplifier la vie des agents et celle des citoyens : "On essaie de tenir les deux piliers". Et apparemment, les agents publics jouent le jeu : "avec la hype autour des IA génératives, cela a ré-engagé les gens sur ce sujet".Pour Mathieu Weill, l'intelligence artificielle ne peut rien sans un engagement des métiers, des juristes : "ce n'est pas qu'une affaire de techniciens". Au ministère de l'Intérieur plus d'une centaine de projets IA ont été déployés. Exemple en cours : la retranscription automatique de la parole des mineurs dans les procès verbaux d'audition : "Actuellement, cela prend 3 à 4 jours, car la retranscription mot-à-mot est obligatoire" (dans le cas des violences intrafamiliales). Demain, avec l'IA, le gain de temps sera considérable : "On simplifie la tâche aux agents" -ils sont 300 000 agents au ministère de l'Intérieur !Ulrich Tan, créateur avec son équipe du chatbot Albert, qui a donné ses premiers résultats (+70% des usagers considèrent que les réponses "facilitées" par l'IA sont satisfaisantes), vante les mérites de la coproduction avec les agents publics et un mode de déploiement itératif : "On a identifié quelques cas d'usages où l'on voit des résultats positifs. Mais ça peut fonctionner dans certains cas, et pas d'autres... Il ne faut pas avoir peur de ça". Carole Leclerc révèle qu'à l'Urssaf plus de 4 millions d'usagers ont utilisé ses chatbots en 2023, 40% des appels ont été complètement pris en charge par les IA là où les bots ont été déployés, avec une note de satisfaction de 3.6/5. Une des grandes préoccupations : la transparence. "On est convaincu que le bot doit rester à sa place. On a changé nos messages pour être plus explicites sur le fait que les personnes étaient en ligne avec un bot, pour qu'il n'y ait pas d’ambiguïté" Et "Nos voicebots ne raccrochent jamais sans l'autorisation de l'usager. C'est l'usager qui met fin à la conversation, pas le bot. On permet toujours de transférer sur un humain". La simplification administrative, avec l'IA, reste un processus lent, "itératif", de "transformation"... fasse à un ras-le-bol accumulé durant des dizaines d'années, et qui coûte cher à la France, comme le rappelle en introduction Heidi Miller, journaliste économique qui m'a aidée à préparer cette émission.Bonne écoute à tous,Inscrivez-vous à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    52min | Published on June 15, 2024

  • « La donnée doit être considérée comme un outil de service public », Constance Nebbula cover
    « La donnée doit être considérée comme un outil de service public », Constance Nebbula cover
    « La donnée doit être considérée comme un outil de service public », Constance Nebbula

    Mon invitée fait toujours campagne ! Pourtant, Constance Nebbula vient d’être réélue à la tête d’OpenDataFrance, association qui accompagne les collectivités dans leur stratégie de données, et cumule par ailleurs deux vice-présidences, l’une sur le numérique à la région Pays de La Loire, l’autre à Angers Loire Métropole (dirigées respectivement par les partis Horizons et Modem). Son combat ? Faire en sorte que la classe politique s’empare du sujet crucial de la donnée, en particulier de l’ « open data » : « La donnée doit être considérée par les élus comme une aide à la décision, un outil de service public. Ce n’est pas qu’un sujet technologique relevant de la direction informatique, c’est un sujet transversal et éminemment politique », déclare-t-elle.Depuis 2016 et la loi pour une République numérique, les collectivités de plus de 3 500 habitants ont l’obligation de mettre leurs données en libre accès. Mais, selon Constance Nebbula, le manque d’explication et d’accompagnement des territoires a engendré un défaut de prise de conscience et d’implication. Aujourd’hui, ils ne sont donc que 16% à pratiquer l’ « open data ».Comment accélérer ? D’abord, amener les élus à « utiliser les données comme outil essentiel dans leur stratégie de politiques publiques et de gestion des services », répond-elle. Ce qui passe par une évolution de la vision de « l’open data brute par défaut, à celle de la donnée publique pour l’intérêt général ». Elle cite l’exemple concret de « l’application 'Vivre à Angers', qui fournit aux citoyens des réponses ultra-personnalisées, géolocalisées et en temps réel sur les transports, les sports et loisirs, le ramassage des déchets, etc. Sans données ouvertes, cela ne marcherait pas », me dit-elle.Quand je l'interroge sur la confiance autour de la donnée numérique, Constance Nebbula souligne l’importancede « se doter d’un cadre écrit et formel pour fixer les règles ». Quelles données, pour faire quoi, dans quel but ? « Que ce soit pour la cybersécurité, la transparence, les liens avec la ville intelligente... A Angers Métropole, nous avons ainsi fait voter, fin 2023, notre stratégie métropolitaine de la donnée, un document de 30 pages ! ».Et pour ce qui est des inquiétudes face à des services publics qui deviendraient 100%... ce que peut favoriser l’open data, Constance Nebbula est catégorique : « Aucun service municipal ne doit être accessible qu’en 100% numérique. Nous ne voulons pas de coupure d’usages. Guichet physique, téléphone restent des points d’accès essentiels au même titre que le numérique pour nos usagers connectés. » Et de tacler au passage la politique « 100% dématérialisation » du gouvernement.Dans cet épisode, je l'ai également emmenée sur le terrain international, avec l'intervention de Caroline Faucher-Winter, coprésidente de la French Tech New York et son éclairage sur la politique des États-Unis en matière d'intelligence artificielle. Réaction agacée de Constance Nebbula : « Ils sont « Business first », nous nous sommes « Régulation first », et je le regrette ».Cette émission a été préparée avec l'aide de Heidi Miller.Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    18min | Published on June 7, 2024

  • "Dans le Far West numérique, il faut des mesures d’urgence pour protéger nos enfants", Thierry-Paul Valette (Europe équitable) cover
    "Dans le Far West numérique, il faut des mesures d’urgence pour protéger nos enfants", Thierry-Paul Valette (Europe équitable) cover
    "Dans le Far West numérique, il faut des mesures d’urgence pour protéger nos enfants", Thierry-Paul Valette (Europe équitable)

    « L’internet est un véritable Far West, nos enfants sont en danger. Il faut mettre en place des mesures d’urgence pour les protéger », tonne mon invité Thierry-Paul Valette, ancienne figure du mouvement des Gilets Jaunes, aujourd’hui président-fondateur du parti Europe Équitable et tête de liste de l’Union pour une Europe arc-en-ciel aux élections européennes 2024.Selon lui, la lutte contre la pédopornographie en ligne et le cyberharcèlement, passe par une intransigeance absolue... quitte à rogner sur la liberté d’expression : « Je suis prêt à accepter toutes les sanctions et les mesures sécuritaires qui s’imposent, s’agissant de la protection de notre jeunesse, déclare-t-il, cette jeunesse qui détiendra un jour les clés du paquebot Europe ».Pour aller plus loin sur ce thème, je lui ai demandé de réagir à l'interpellation de Maître Garance Mathias, avocate à la cour et référente dans le domaine de la sécurité des données, sur la loi SREN (Sécuriser et Réguler l'Espace numérique). Promulguée fin mai 2024, certaines dispositions concernant la protection des enfants sont jugées liberticides par certains députés et observateurs. Pas Thierry-Paul Valette. Il préfère appuyer sur le besoin d'une « coopération entre les États membres de l’UE ainsi qu’à l’international ; d'acteurs publics et privés qui s’accordent ; de l’Arcom qui agisse ; et de parents, responsabilisés, qui surveillent ».A propos du cyberharcèlement en particulier, il fustige les « parents parfois à l’œuvre »derrière les enfants, et une certaine mentalité qu’il juge délétère, faisant croire que « j’ai un téléphone, je suis intouchable, je peux tout faire ». « Non, c’est insupportable, il faut en finir avec cela ! », cingle-t-il.Thierry-Paul Valette a voulu s'engager dans notre entretien sur les questions de cybersécurité aussi pour dénoncer les risques que font peser les ingérences étrangères en ligne : « Les cyberattaques, provenant surtout de la Chine et de la Russie, mettent à mal la démocratie et les peuples d’Europe. Nous sommes dans une situation catastrophique face à laquelle la défense du cyberespace européen est un axe de bataille prioritaire ».Quant aux Big tech américaines, il adopte à leur égard une position plus nuancée : « L’Europe doit essayer d’être aussi performante qu'elles et retrouver son autonomie numérique. Nous devons légiférer plus pour la survie de nos entreprises. Mais les Big tech ne sont pas nos ennemies, ce sont nos alliées ! ».©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri SabattierCette émission a été préparée avec l'aide de Heidi Miller,Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :) Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    23min | Published on June 4, 2024

  • "Pour concurrencer les GAFAM, l’Europe doit avoir l’obsession du financement", Nicolas Dainville (Les Républicains) cover
    "Pour concurrencer les GAFAM, l’Europe doit avoir l’obsession du financement", Nicolas Dainville (Les Républicains) cover
    "Pour concurrencer les GAFAM, l’Europe doit avoir l’obsession du financement", Nicolas Dainville (Les Républicains)

    « L’Europe doit passer de l’obsession de la concurrence à l’obsession du financement. C’est le seul moyen de faire émerger un géant européen pour concurrencer les GAFAM », martèle Nicolas Dainville des Républicains, soutien de François-Xavier Bellamy et la liste "La droite pour faire entendre la voix de la France en Europe" pour les élections européennes.« Sur les 100 entreprises technologiques les plus capitalisées dans le monde, seules 10 sont européennes », déclare-t-il. Freiner ce « décrochage » passe prioritairement par de l’investissement massif au niveau européen, la création d'un "fonds de soutien à l'intelligence artificielle", mais aussi « plus de liberté de produire » et « moins de normes et de bureaucratie ».Booster la compétitivité d’une part, assurer la souveraineté numérique de l’autre. Sur ce deuxième point, le "Républicains" souligne l’importance de « se doter d’un cloud européen pour maîtriser nos données et instituer une règle de préférence européenne pour l’achat de solutions IA ».Nous avons également abordé la question de la cybersécurité. « Huit entreprises sur dix sont victimes de cyberattaques, note-t-il, sans oublier les services publics, hôpitaux, municipalités... ». Quelles solutions face à ces « menaces du siècle » ? « Nous voulons recruter 1300 agents de plus dans la cellule cybersécurité d’Europol, soit le double d’aujourd’hui. ».Dans cet épisode de POL/N spéciale Européennes, vous entendrez aussi Marie-Christine Levet, la présidente du fonds d’investissement dédié au secteur de l’Éducation innovante Educapital. Régulation des réseaux sociaux, éducation au numérique (sujet bien trop négligé dans la campagne électorale !) : que défendront Les Républicains et le Groupe PPE au Parlement européen ? Le soutien de François-Xavier Bellamy répond que « la programmation informatique est aussi essentielle qu'apprendre à lire, écrire, compter ». Il appelle à « former un million de nouveaux talents en intelligence artificielle d’ici à 2030 », et à « mettre fin à l’impunité numérique pour stopper les vagues de boue qu’on peut déverser sur les réseaux sociaux ».Cette interview a été préparée avec l'aide de Heidi Miller.Bonne écoute !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    22min | Published on June 3, 2024

  • "Assurer notre compétitivité en IA est un combat", Sandro  Gozi (Besoin d’Europe) cover
    "Assurer notre compétitivité en IA est un combat", Sandro  Gozi (Besoin d’Europe) cover
    "Assurer notre compétitivité en IA est un combat", Sandro Gozi (Besoin d’Europe)

    « Assurer notre compétitivité en IA est un combat, qu’on ne gagnera pas sans l’Europe », Sandro Gozi, candidat aux élections européennes sur la liste de la majorité présidentielle menée par Valérie Hayer « Besoin d’Europe » est mon invité dans POL/N.« Oui, notre programme parle de "combats", parce que c’est bien de cette ampleur qu’il s’agit. Nous faisons face à des défis colossaux pour assurer notre avenir, à l’égal de ceux des pères fondateurs de l’Europe », a-t-il déclaré.Italien, ancien ministre des affaires étrangères dans son pays, député européen pour la France depuis 2019, Sandro Gozi revendique un statut d'Européen pur jus. Il vante « le succès international de la French Tech lancée par Emmanuel Macron en 2017, qui donne à la France une longueur d’avance, dont elle devrait être fière ». De même il salue le courage qu’a eu l’Italie en 2023 d’interdire l’accès sur son territoire à ChatGPT d’OpenAI au moment de son lancement en Europe. Innovation d’un côté, régulation de l’autre... selon lui, chacune ont infusé dans l’AI Act, le nouveau règlement européen sur l’intelligence artificielle. « L’IA, c’est une révolution. Seuls on n’y arrivera pas (...) Je suis convaincu que l’Europe numérique représente une troisième voie d'équilibre, entre celle des États-Unis avec les Big Tech et celle de la Chine avec TikTok ». Comment y arriver ? « L’Europe a décidé d’être protagoniste dans le numérique mondial, elle a fixé le cap et les règles. Maintenant il faut mobiliser 1000 milliards d’euros pour financer nos ambitions sociales, économiques... et numériques", notamment dans les supercalculateurs, a précisé Sandro Gozi.Nous avons également abordé les questions de démocratie numérique, de participation directe, de vote électronique. Mais si le numérique est effectivement au programme de la tête de liste Valérie Hayer, Julien Pillot, enseignant-chercheur en économie à l’INSEEC School of Business and Economics, l'a interpellé sur l'absence de ce sujet dans les débats de campagne !Cette émission a été préparée avec l'aide de Heidi Miller.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25min | Published on May 31, 2024

  • "Face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques", Kévin Vercin (Union  Populaire) cover
    "Face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques", Kévin Vercin (Union  Populaire) cover
    "Face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques", Kévin Vercin (Union Populaire)

    "Faut-il mieux prioriser les usages permettant d'anticiper les phénomènes climatiques... ou les vidéos de petits chats sur les réseaux sociaux ? ». Selon Kévin Vercin, militant LFI et candidat aux Européennes 2024 sur la liste Union populaire menée par Manon Aubry, "pour faire face aux défis environnementaux, il faut prioriser nos besoins numériques". Comment ? Sur quels critères ? "Cela passe par un débat et une planification démocratiques ». Le candidat de l'Union populaire veut aussi « sortir du solutionnisme tout technologique ». Il prône « une utilisation ciblée de l’intelligence artificielle, en complément de – et non à la place de – l’humain », et ce d’autant plus que « l’IA masque en réalité souvent du travail humain, comme dans ces fermes à clics à Madagascar ». Kevin Vercin appelle à une régulation mondiale du numérique : « une coordination entre les États, portée par l’ONU, et une réglementation publique et privée au niveau international. Il s’agit d’une nécessité absolue ».Nous avons également abordé les questions de souveraineté numérique européenne et française face à la toute-puissance technologique et financière des USA et des big tech.A ce sujet, et celui des enjeux environnementaux du numérique, j'ai sollicité le secrétaire général de l’Institut de la souveraineté numérique, Bernard Benhamou, qui a coordonné le récent rapport "Numérique & Développement durable" pour la commission Innovation du Sénat. Il a ainsi interrogé Kévin Vercin très précisément sur une taxe carbone aux frontières pour les produits numériques, des quotas d’achats minimum auprès d’entreprises européennes, ou encore les filières de l’industrie numérique à développer en priorité dans l’UE...Cet épisode s'inscrit dans notre série spéciale Élections européennes 2024.Bonne écoute à tous,Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée et les réseaux sociaux @PolitiquesNum©Politiques Numériques, alias POL/N, est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    21min | Published on May 24, 2024

  • "Je suis contre le tout-numérique. L'humain avant tout", Juliette de Causans (Ecologie au centre) cover
    "Je suis contre le tout-numérique. L'humain avant tout", Juliette de Causans (Ecologie au centre) cover
    "Je suis contre le tout-numérique. L'humain avant tout", Juliette de Causans (Ecologie au centre)

    Co-porte-parole et n°2 de la liste Écologie au centre menée par Jean Marc Governatori pour les Européennes 2024, Juliette de Causans s'est expliquée à mon micro sur ses dernières affiches électorales très largement "re-traitées" par une IA. Elle assume une façon de faire parler d'elle et de son parti Europe Égalité Écologie, mais aussi "[d'utiliser] le matériel électoral pour alerter sur l'intelligence artificielle".Professeure de Français, diplômée en droit du numérique ("parce que ça m'a toujours intéressé"), Juliette de Causans acquiesce sur les risques des deepfakes et manipulations de l'image, mais "ce qui m'inquiète plus par rapport à l'IA générative, c'est plutôt les volets en termes d'emploi", dit-elle. Cela dit, les questions démocratiques occupent une grande partie de son propos : "Il faut surtout faire extrêmement attention à notre démocratie : je n'ai pas du tout envie que nos outils numériques d'aujourd'hui soient nos prisons numériques de demain"."Mettre les machines au service de l'humain" est même un des slogans de son parti politique : "Je suis contre le tout-numérique et qu'on perde les relations sociales humaines (...) L'humain avant tout". Dans cet épisode j'ai également invité le consultant et ex-président de la French Tech à Pékin Jean-Dominique Séval (cabinet Topos) pour interroger la porte-parole d’Écologie au centre sur la place de l'Europe dans le numérique. Réponse : "Nous, Européens, sommes une colonie numérique. Nous sommes offerts en pâture pour la colonisation de l'IA américaine ou chinoise". "Il faut investir beaucoup plus massivement (...) dans des solutions souveraines" . Enfin, Juliette de Causans a choisi de parler cybersécurité parce qu'"on a beaucoup de choses à protéger et à développer. C'est très important d'investir réellement dans une politique d'influence culturelle assumée avec des valeurs démocratiques".Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    24min | Published on May 20, 2024

  • "On a trop longtemps nié l'impact d'Internet sur la vie démocratique", Flora Ghebali (Les Écologistes-EELV) cover
    "On a trop longtemps nié l'impact d'Internet sur la vie démocratique", Flora Ghebali (Les Écologistes-EELV) cover
    "On a trop longtemps nié l'impact d'Internet sur la vie démocratique", Flora Ghebali (Les Écologistes-EELV)

    Candidate aux Européennes 2024, Flora Ghebali, entrepreneure, "Grande Gueule" sur RMC et en campagne pour la liste Les Écologistes-EELV, était mon invitée dans POL/N. Parmi les quatre grandes thématiques de politiques numériques, elle a choisi de développer celui des enjeux démocratiques. "On nié trop longtemps l'impact démocratique d'Internet sur la vie démocratique européenne. C'est un changement de culture que l'on doit opérer", estime-t-elle. "Parce que c'est un enjeu de Sécurité intérieure, de Défense et de Relations internationales". Je lui demandé ce qu'elle pensait de l'annonce, la veille de notre entretien, du Premier ministre Gabriel Attal de bloquer l'accès à TikTok en Nouvelle Calédonie pour limiter les contacts entre les émeutiers : "C'est triste d'en arriver là", a-t-elle répondu. La candidate appelle à une Europe qui protège, à un numérique régulé. Si c'est encadré, alors "on pourra laisser les libertés individuelles intactes". Bien entendu, nous avons également abordé la question du duo "numérique et environnement". Jean Dominique Seval (cabinet Topos, et ex-French Tech Pékin) a notamment interpellé Flora Ghebali sur la politique adoptée par la Chine en matière d'énergies renouvelables : un modèle ? Ou encore sur "comment faire sans les technologies chinoises" dans ce domaine ? Un épisode qui s'inscrit dans notre série spéciale Élections européennes 2024.Bonne écoute à tous !Pensez à vous inscrire à la newsletter pour ne manquer aucun épisode : https://podcast.ausha.co/politiques-numeriquesVous pouvez aussi suivre Politiques Numériques (POL/N) sur votre plateforme d'écoute préférée :)©Politiques Numériques (alias POL/N) est une émission originale de la journaliste productrice Delphine Sabattier.Musique du générique : "Road to Kaoca", de Joseph Camiglieri Sabattier Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    25min | Published on May 17, 2024

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