- Speaker #0
Bonjour, bonjour et bonjour ! Bienvenue dans Poser sur Chambé, le podcast qui parle de Chambéry et qu'il est bien de l'écouter. Je suis JB et on se retrouve pour un nouvel épisode du podcast porté par Qu'est-ce tu dis Chambéry, le média d'information jeunesse de la ville de Chambéry et de la mission locale. Aujourd'hui, on plonge dans une séquence enregistrée lors de notre toute nouvelle émission en streaming, ça s'appelle la Presque Matinale. Le replay intégral vous attend sur notre chaîne YouTube de Qu'est-tu dit Chambéry, n'hésitez pas à jeter un coup d'œil. Lors de cette séquence, j'ai eu le plaisir de recevoir Thomas. Thomas est venu nous présenter un projet assez dingue nommé Namaskar. Namaskar, c'est un documentaire réalisé avec quatre autres jeunes Savoyards et qui nous emmène au Népal. Au départ, l'idée était de documenter la pollution plastique sur ce territoire, mais l'aventure s'est vite transformée en une véritable épopée humaine et... écologique. Comment on monte un tel projet quand on a 20 ans ? Quel message on veut transmettre, notamment auprès du public scolaire ? Thomas nous raconte les coulisses de cet engagement où l'action sur le terrain a pris le pas sur le simple constat. N'oubliez pas de vous abonner au podcast Posé sur Chambé, à laisser un pouce, des commentaires, à partager tout autour de vous. Ça nous aide à faire grandir le podcast. S'installe confortablement. C'est parti, je suis Posé sur Chambé avec Thomas.
- Speaker #1
Salut Thomas. Bonjour. Ça va ?
- Speaker #0
Ça va super.
- Speaker #1
Ouais super, nickel, merci.
- Speaker #0
La présentation du film Namaskar, une aventure humaine à vocation environnementale.
- Speaker #1
Tu fais partie de ces cinq personnes qui sont parties au Népal, qui sont parties pour tourner des belles images de belles choses qui se passent là-bas, mais surtout aussi pour documenter tout ce qui touche à la pollution au Népal, la pollution au plastique. Est-ce que tu peux nous présenter le projet Namaskar ?
- Speaker #2
Oui, bien sûr. Alors déjà, à la base, j'aimerais un peu resituer l'idée que nous, on ne voulait pas être un petit peu les blancs européens, tu sais, qui vont dans ces pays pour venir donner des leçons. Oui,
- Speaker #1
parce qu'il peut y avoir ces raccourcis des fois qui peuvent être faits, cet aspect un peu moralisateur, etc.
- Speaker #2
Complètement. Et nous, on voulait éviter ça à tout prix. Donc, c'est pour ça qu'on a travaillé pendant deux ans, dont un an, sur de l'enquête pour vraiment apprendre à connaître cette culture, parler avec des associations, des Népalais et vraiment avoir une réalité du terrain la plus proche possible. pour que notre action soit vraiment avec eux et pas décalée de la réalité locale des territoires du Népal. Et donc, on a eu tout ce travail d'enquête là pour ensuite aller cinq mois sur place, mettre en place une action. Donc, pareil, on voulait faire une action qui soit utile pour le lieu et pas juste faire des trucs un peu bateau pour faire des belles images. On est content, on passe au cinéma, allez, c'est super. Du coup, ce qu'on a fait, c'est qu'on a construit une machine qui va venir faire fondre du copeau plastique pour l'injecter dans un moule pour recréer de nouveaux objets.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
En l'occurrence, nous, on a voulu créer un objet qui soit utile pour la vie quotidienne des Népalais, pour le tourisme. Pas quelque chose qui soit que à destination du tourisme ou que à destination des Népalais. Quelque chose qui englobe toute une population et le tourisme. Et donc, on a créé des manches de couteau. Donc, ces manches de couteau, ils sont entièrement en plastique recyclé. Et on va venir créer de l'emploi avec les forgerons qui fabriquent les lames. Donc, on a passé aujourd'hui le fonctionnement de cette machine. On a tout mis en place et maintenant, c'est tout géré là-bas par une coopérative. Et donc, ça vient créer de l'emploi, ça vient créer un circuit économique aussi qui est très important. Parce que si on veut faire des actions qui soient pérennes, il va falloir qu'on pense à créer de la valeur économique et pas juste à faire des choses qui soient bien pour l'éthique, mais faire de l'éthique en joignant la réalité du terrain et les réalités économiques. Et c'est pour ça que nous, on avait vraiment envie de mettre ces deux choses en place, faire quelque chose de périn et quelque chose d'utile qui perdure en fait.
- Speaker #1
Ok. Avant de revenir plus sur l'aspect FIV, mais l'aspect projection qui a eu lieu, c'était cinq mois sur place ? Cinq mois de tournage. de quel... Période à quelle période ?
- Speaker #2
On est parti en janvier 2025 et on est revenu au début juin 2025.
- Speaker #1
D'accord. Toi, tu avais quel rôle là-bas ? Moi,
- Speaker #2
le rôle que j'occupais, on va dire que je gérais un peu toute la partie globale du projet, donc la recherche de financement, la mise en place. Voilà, c'était plutôt mon rôle à moi. Et sur place au Népal, j'ai contribué à construire la machine. Du coup, on l'a toute construite nous. construite nous, on explique du coup dans le film justement pourquoi on l'a construite nous, pourquoi on l'a pas fait faire. Donc on vous invite évidemment à venir le voir.
- Speaker #1
On va parler après effectivement des prochaines dates, parce qu'il n'est pas projeté partout et pas en même temps en fait. C'est pas une sortie classique d'un film, mais c'est projeté un peu différemment en fonction des lieux et des dates. C'est ça,
- Speaker #2
indépendant en fait. Donc on travaille avec une boîte de programmation qui s'appelle MC4 et on programme quand même des salles. Mais l'idée c'est que nous on vienne à chaque fois proposer plus qu'une projection. On aime bien proposer un apéro. On a une bière aussi qu'on a sorti, qui est en rapport avec le film. Donc on vient accompagner ces apéros là avec cette bière. On a de la vente de tableaux photo qui nous sert de merch en fait.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Pour faire entrer voilà des...
- Speaker #1
Puis une rencontre avec l'équipe. Exactement. Et vous vous êtes appuyé sur des institutions aussi pour vous aider, pour vous accompagner dans la... dans la création de ce projet ou pas ?
- Speaker #2
On a eu des institutions qui nous ont un peu accompagné sur des idées, sur des pistes de réflexion de comment faire. Oui, on a eu des structures qui nous ont accompagné quand même, quand même à la mise en place. Sur du financement, mais aussi sur de la technique. Parce qu'évidemment, nous, c'est la première fois qu'on faisait quelque chose comme ça. On n'avait aucune connaissance de comment il fallait le faire. Donc on a fait avec les moyens du bord, comme on pensait que c'était la meilleure chose à faire. Il y a des fois, c'est pas forcément les meilleures choses à faire.
- Speaker #1
Donc oui,
- Speaker #2
on a fait les choses mal.
- Speaker #1
Revenons maintenant sur la projection de ce film. L'avant-première a eu lieu, je crois, que c'était les 9 et 30 janvier, c'est ça ? La première du film au cinéma Jean Renoir à Chambéry.
- Speaker #2
Au cinéma Jean Renoir à Ponchara.
- Speaker #1
À Ponchara, pardon.
- Speaker #2
Exactement.
- Speaker #1
Comment s'est passé, j'imagine, ce moment un peu crucial, un peu l'aboutissement de quelque chose, de montrer ce que vous avez fait au plus grand nombre et le retour aussi du public ? Ça a été quoi, en fait, votre ressenti sur cette avant-première ?
- Speaker #2
Alors, c'est un peu difficile parce qu'on ne profite pas vraiment, parce qu'on doit tout gérer l'organisation. On est très contents, on a rempli les salles, on a fait 270 personnes sur les deux soirs. On en a fait une le 8 aussi, plutôt privée, avec tous les sponsors, tous les gens qui ont accompagné ce projet. Donc, on avait trois grosses projections organisées. Et c'est beaucoup, beaucoup de travail. En fait, on ne dirait pas comme ça qu'on va avoir juste des projections ou des choses, mais c'est énormément de travail. C'est 6, 7, 8 mois à l'avance où il faut tout... doit être organisé, tout doit être préparé, il faut tout anticiper pour justement que tout se passe le mieux possible. Donc c'est dur, en tout cas personnellement pour moi, de profiter quand c'est des événements comme ça parce que c'est nous qui les mettons en place et nous qui les organisons. Mais en fait, on a fait un peu des micro-trottoirs comme on voit à l'école et c'est vrai que c'est quand même... On redescend un peu la semaine qui suit et on se dit que ça c'est trop bien. On a réussi à faire ce qu'on avait vendu et ce qu'on avait dit qu'on allait faire.
- Speaker #1
Et le retour du public ?
- Speaker #2
On a quand même des remarques négatives. parce que ça reste un film, ça reste de l'art, donc c'est très subjectif.
- Speaker #1
Forcément,
- Speaker #2
ça ne peut pas plaire à tout le monde. Mais on va dire que... Les critiques négatives,
- Speaker #1
elles portaient sur quoi principalement ?
- Speaker #2
C'était généralement que, vu qu'on a amené un nouveau regard du documentaire, on n'est pas sur un documentaire classique de chez Arte, comme on dit souvent. On a amené un mélange de YouTube, vlog, sur un format cinéma de film. Donc en fait, c'est un mélange de ces deux choses-là qui, des fois, sur des personnes qui ont plus l'habitude de regarder des documentaires, ils vont pas forcément retrouver ce documentaire qu'ils ont peut-être qu'ils attendent de voir et donc nous on suit vraiment une équipe qui monte un projet et on suit pas une problématique ouais les nouvelles formes de reportages un peu comme
- Speaker #1
Innoxtag quand il fait l'Everest et qui documente un peu tout son parcours et tout processus c'est à la fois les backstage et en même temps filmer aussi le territoire c'est ça c'est un peu j'ai envie de dire la nouvelle génération qui apporte des nouvelles choses au cinéma ouais bah oui l'enrichissement en fait mutuel aussi complètement c'est vrai qu'avec nous au Namaskar
- Speaker #2
Quelque chose qu'on voulait parler beaucoup, c'est qu'on a voulu amener du positif dans ce film. C'est une thématique qui est très badante, qui est très triste. La pollution, c'est triste. Mais nous, on s'est dit qu'on sait que ça ne va pas, qu'il y a des problèmes. Mais maintenant, comment on fait pour aller plus loin ? Comment on fait pour évoluer ? Comment on fait pour prendre le problème tous ensemble et essayer de faire les choses mieux au quotidien et tout le temps ? C'est vrai que Namaskar, c'est du positif, de l'espoir. On veut que les gens, quand ils sortent de la salle de cinéma, Ils disent « J'ai envie de faire des trucs. » Je ne sais pas quoi, mais j'ai envie de faire des trucs. Et c'est ce qui ressort beaucoup en salle. C'est que tout âge, toute génération confondue, on a déjà fait des projections avec les collèges, notre ancien collège la semaine dernière.
- Speaker #1
Oui, il y a cette volonté aussi de toucher le monde éducatif, le monde scolaire, et de sensibiliser aussi sur l'écologie.
- Speaker #2
C'est ça, le développement durable, l'écologie, la confiance en soi, le développement social, toutes ces choses-là. En fait, nous, on est jeunes. Ceux qui vont prendre les décisions pour bâtir le monde de demain, c'est nous, en fait. Et c'est nous, c'est tous, c'est tous ensemble. Et donc, ce film, c'est justement, on veut le montrer à des classes de collège, de lycée, même un peu plus vieux, justement pour dire, regardez, c'est pas une question d'âge, c'est pas une question de choix scolaire, de parcours scolaire, c'est juste une question de volonté. Et on a tous la possibilité de faire des choses à notre échelle. Et Namaskar, c'est montrer ça, c'est montrer qu'on a tous la possibilité de faire des choses. Et c'est pour ça qu'on vise quand même, ça reste un film qui a été pensé quand même pour du scolaire, avant tout. Et on vise justement ces milieux-là. Mais il y a des personnes plutôt d'un certain âge qui nous sortent de ce film en nous disant « Mais c'est pas un film, c'est une leçon de vie votre film. » Nous, évidemment, on y va avec humilité et tout ça. On n'est pas du tout dans cette prétention de vouloir apprendre aux autres. Mais c'est un échange commun, en fait.
- Speaker #1
Mais après, je trouve qu'il y a ce truc sympa aussi. Enfin, c'est ce que tu as dit tout à l'heure. C'est qu'il y a cet aspect aussi médiation, en fait. C'est juste que le film est projeté, mais il y a aussi tout ce qui tourne autour et la rencontre avec l'équipe, les échanges qui peuvent avoir lieu après la projection. Et il y a ce truc très intéressant de médiation, de proximité avec l'équipe qui permet d'en savoir plus, de répondre à certaines questions que l'on se pose quand on regarde le film. Je pense que ça, c'est aussi une volonté de l'équipe. D'avoir aussi ce format qui permet d'interagir avec les vrais protagonistes, enfin les vrais protagonistes, les personnes qui sont à l'origine du projet, qui permet d'aller plus loin qu'un simple visionnage, comme sur Arte par exemple, et qui permet vraiment de pousser le dialogue, c'est ça ?
- Speaker #2
Oui, c'est exactement ça. L'idée c'est de réfléchir à chaque fois qu'on fait quelque chose, comment on peut le faire mieux et comment on peut aller plus loin. En fait une projection, c'est pareil, il y en a plein qui projettent des films indépendants, mais comment nous, on projette notre film, mais on va plus loin. c'est en proposant d'apéro, en proposant des rencontres. Et tout ça, en fait, c'est nous, on essaie de le mettre en place au quotidien dans les projets qu'on fait. C'est comment on peut faire quelque chose et comment on peut aller plus loin, comment on peut créer de la rencontre et du partage, parce que c'est très important.
- Speaker #1
Et le fait que vous soyez jeune, est-ce que vous avez eu des échanges sur le fait que vous étiez jeune, tout simplement, en fait ? Ou est-ce que c'est plutôt bien accueilli ?
- Speaker #2
Alors, quand on présente une idée, ce n'est pas très bien accueilli. Mais quand on présente la finalité, c'est bien accueilli.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #2
Quand t'arrives avec une idée, généralement on dit bah ils sont jeunes, ils sont fous, mais bon c'est normal et puis c'est vrai. Mais du coup on y va et puis maintenant quand on arrive avec ce film là, enfin y'a pas de débat ou de choses comme ça, c'est vraiment, putain c'est génial ce que vous avez fait. Là c'est vrai que moi je trouve que c'est une problématique quand on présente une idée, mais quand on présente un résultat après ça... soit plus d'importance.
- Speaker #1
Il y a ce truc de on ne prend pas forcément au sérieux quand on est jeune et qu'on présente une idée, c'est ça ?
- Speaker #2
Ah oui, non, pas forcément. Ça dépend, c'est comme tout, il y a des personnes qui vont prendre très au sérieux, tout à fait. Je dirais qu'en général, c'est plus difficile de vendre une idée, ce qui est classique, mais même pour tout le monde, j'ai envie de dire, surtout quand on est jeune, on doit redoubler un peu d'effort pour prouver qu'on est capable de faire les choses, pour prouver qu'on va y arriver et qu'on est sérieux, en fait.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #2
Mais après, une fois que le film est sorti,
- Speaker #1
ça va. Là, Je crois que vous étiez la semaine dernière à Malraux aussi, à Ciné Malraux pour une projection aussi.
- Speaker #2
Oui, complètement.
- Speaker #1
Pareil aussi, ça s'est passé impeccablement bien avec des échanges et tout. Déjà à Malraux, c'est cool d'avoir aussi cet espace aussi pour projeter une scène nationale quand même, même si c'est à Ciné Malraux. Ça devait être quand même aussi flatteur de projeter dans un lieu comme celui-ci.
- Speaker #2
Nous, c'était la deuxième fois qu'on venait parce qu'on avait fait des premiers films déjà avant qui avaient déjà été projetés à Malraux. Mais c'est vrai que c'est super, surtout quand les cinémas, ils ont des infrastructures qui permettent d'accueillir justement ce repas, ce buffet, ce moment d'échange, c'est incroyable. D'ailleurs, on est à Malraux samedi soir, si je ne dis pas une bêtise, de 14h à 19h.
- Speaker #1
Ça ne s'arrête jamais.
- Speaker #2
Ça ne s'arrête jamais.
- Speaker #1
On est à la résidence à Malraux, ce n'est pas possible.
- Speaker #2
On va habiter là-bas, on va mettre des lits dans le hall. On est le jeudi là sur Grenoble et dimanche à Tulin aussi vers Grenoble.
- Speaker #1
C'est ça que j'avais envie de dire pour les personnes qui regardent ou qui écoutent, quand est-ce qu'on peut voir le film directement ? Quels sont les prochains lieux du coup ?
- Speaker #2
Donc c'est, comme je disais, jeudi à Grenoble, la tue lundi dimanche, on est à Rumilly le 26 mars, on va passer à l'Aurochette aussi le 3 avril, et puis Saint-Pierre d'Albigny le 12 juin, puis après j'ai plus forcément toutes les dates en tête.
- Speaker #1
On peut le retrouver par exemple sur les réseaux sociaux, c'est l'association Daïu Vagabond, c'est ça ?
- Speaker #2
C'est ça, ouais. Donc on peut le retrouver sur le site internet, qui est en maintenance en ce moment je crois, mais il devrait sortir dans pas longtemps, sur le Facebook il y a tous les événements, il y a toutes les dates programmées, avec toutes les nouvelles.
- Speaker #1
Trop bien.
- Speaker #2
Donc voilà, tout est un peu ficelé, un peu organisé.
- Speaker #1
Moi, ça m'a donné envie de le voir. Il faut, ça me dit soin. Oui, carrément. Et j'invite aussi les gens qui regardent ou qui écoutent la presse que Matinal à se renseigner sur les dates pour savoir où trouver le sac de cinéma la plus proche et découvrir ce beau film. Justement. Merci, merci Thomas.