Description
Petit poisson deviendra... pinnipède ! Après une série dédiée aux manchots, nous partons à la rencontre de ces mammifères marins moustachus et aux pattes en forme de pagaie, à nouveau en compagnie de Mathilde Chevallay.
Mathilde est docteure en biologie marine, vulgarisatrice scientifique et photographe animalière. Spécialiste des comportements de prédation des Otaries à fourrure, des Éléphants de mer du Sud et des Manchots royaux, elle a pu les rencontrer au sein d'immenses colonies lors d'expéditions menées aux Îles Kerguelen, juste au dessus de l'Antarctique.
Dans cet épisode, le deuxième de quatre dédiés au rapport entre Pinnipèdes et humains, nous poursuivons sur une menace humaine sur les Pinnipèdes beaucoup plus vicieuse que celles citées dans l'épisode précédent : la captivité. Si ces animaux, en particulier les Otaries, sont des superstars des cirques, zoos et aquariums depuis l'époque romaine, c'est en particulier pour une grande intelligence leur permettant d'apprendre très rapidement des tours et des acrobaties, et une capacité d'affection très forte pour leur dresseur. Ces traits rappellent bien entendu les chiens, leurs cousins pas si éloignés (eh oui, les Pinnipèdes comme les Canidés sont des Mammifères Carnivores dits "caniformes"). Mais à la différence de ces derniers, nos amis aquatiques sont sauvages : même pour les individus nés en captivité, vivre en enclos de taille réduite et nager dans une eau chlorée rend leur existence incomplète, car cette configuration rend l'expression de leurs comportements naturels (nage sur de longues distances dans l'eau salée, chasse à de grandes profondeurs, vie en colonie...) impossible.
Au-delà d'une expérience sensorielle et sociale appauvrie, les Pinnipèdes captifs peuvent également subir de la maltraitance volontaire : c'est le cas dans certains zoos et cirques où ils doivent effectuer des mouvements non-naturels (déplacements sur les nageoires antérieures en équilibre, "jeu" avec une balle sur le nez...) voire subissent des brimades et des coups de leurs dresseurs.
Si de plus en plus de parcs animaliers veillent au bien-être maximal de leurs pensionnaires (qui pour l'essentiel, ne pourraient jamais être relâchés dans la nature car trop habitués à l'humain), et que les cirques d'animaux sauvages seront bannis en France à partir de 2028, les spectacles de Pinnipèdes ne sont néanmoins pas concernés par l'interdiction nationale des delphinariums mise en place en 2026, et pourront donc continuer à performer pour notre seul plaisir jusqu'à nouvel ordre...
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📞TRAVAILLER ENSEMBLE
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Interview : Marie-Juliette Champeau
Invitée : Mathilde Chevallay
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SOURCES
Vignette :
Extraits :
04'52 : "heartbeat" (Pixabay)
09'24 :
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