- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes, des badass quoi. A tout de suite. Bienvenue sur Call Me Badass. Bonjour ma chatte. Salut.
- Speaker #1
Salut Stéphanie. Coucou Stéphanie. Comment vas-tu ? Je vais bien, merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #2
On a tellement hâte de parler.
- Speaker #0
Ça fait tellement longtemps qu'on a hâte d'aborder ce sujet. Surtout Nelly, qui n'en peut plus.
- Speaker #1
N'importe quoi.
- Speaker #0
Bah arrête. Bon, on commence toujours nos épisodes, Stéphanie, par la question de l'inspiration. Et pour toi, j'avais envie de savoir quelle est la femme que tu aurais voulu voir. parler d'argent quand tu étais plus jeune. Autrement dit, quelle femme dans le milieu de l'argent
- Speaker #1
Je vais faire une réponse de Normande.
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
En fait, c'était un impensé. Les femmes ne parlaient pas d'argent. Donc je n'imaginais pas qu'une femme dans un milieu d'argent puisse en parler. Parce qu'en fait, les films que je voyais, moi je suis née au milieu des années 80. et donc les films qu'il y avait c'était que un milieu d'hommes donc en fait je pensais que j'allais être vénère j'ai toujours pensé que quand il y avait quelque chose qui n'existait pas je serais le héros donc j'ai peut-être le syndrome du héros c'est la principale je ne sais pas mais du coup je me voyais plus être cette personne qui serait au milieu de ces mecs et d'ailleurs c'est ce qui s'est passé parce que ça reste un milieu plutôt masculin enfin on parle pas dans les agences bancaires mais dès qu'on monte dans les hautes sphères c'est de plus en plus masculin Oui.
- Speaker #0
Tu n'as pas de rôle modèle dans ce milieu ?
- Speaker #1
Comme beaucoup de choses, là on parle d'argent, mais dans beaucoup de sujets, quand ça n'existe pas, on n'imagine pas forcément que ça puisse l'être. Donc du coup, ce chemin de pensée ne se fait pas. C'est que lorsqu'on vieillit, que tout d'un coup on se dit, ah oui, mais du coup, il n'y avait pas de femme. qui était suffisamment puissante. Même, on parlait de la première ministre à l'époque, qui était Édith Cresson, mais moi, je suis née après elle. Donc, en fait, du coup, je ne savais même pas qui c'était. Donc, je n'ai même pas de personne qui avait du pouvoir, qui aurait pu parler d'argent, qui aurait pu m'inspirer, parce qu'en fait, il n'y avait personne.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Il y avait très peu de rôles modèles féminins à cette époque, et encore moins pour parler d'argent. Et je trouve ça intéressant que tu le dises, parce que tu donnes la raison pour laquelle on a créé ce podcast. c'était aussi pour rendre visibles des rôles modèles féminins afrodescendants. sur tous les sujets de la sphère de la société. Et donc, voilà. Maintenant, depuis que... Parce que là, je t'ai posé la question quand tu étais petite. Maintenant, aujourd'hui, au-delà des sujets d'argent, est-ce que tu as un rôle modèle féminin qui t'inspire ?
- Speaker #1
Il y a dix ans, j'aurais pu répondre. Aujourd'hui, maintenant que j'en ai dix de plus, quarante ans, non. Non. Non, parce que étant dans les coulisses, de ce milieu-là. D'une part, il y a beaucoup de paraître. Il y a des gens qui pourraient avoir des postures de rôle modèle, mais je sais que derrière, ce n'est qu'une façade. OK. Parce que moi, je décris beaucoup les modèles économiques, les choses comme ça. En fait, il y a des choses où on sait que c'est du... Bullshit. Voilà.
- Speaker #0
Tu peux le dire.
- Speaker #1
Et parmi les personnes qui pourraient vraiment m'inspirer, je sais aussi derrière les sacrifices que ça demande. Et comme ce n'est pas forcément des choix que j'ai faits, et que je respecte mes propres choix et que je respecte les leurs. Je ne suis pas vraiment... C'est bizarre de dire ça, de dire que je ne suis pas intéressée par des modèles, mais c'est vraiment pour dire qu'il y a une espèce de maturité qui fait qu'aujourd'hui, je ne ressens pas le besoin de me calquer sur quelque chose. Je suis plus dans un moment de ma vie où je préfère être moi, rayonner à ma façon, écrire mon propre sillon et être mon propre sillon personnel. Et plus dans l'idée que mes enfants suivront mon sillon parce que c'est mon héritage, c'est ma lignée. Et bienvenue aux autres qui auraient envie de rentrer dans ce sillon-là. Mais j'ai plus cette vision très j'avance dans mon sens. Je vais là où moi je veux aller, je suis mon chemin et je débroussaille pour mes petits derrière.
- Speaker #0
Et tu as envie de devenir un rôle modèle ?
- Speaker #1
Plus pour mes enfants.
- Speaker #0
Pour les autres femmes quand même, Stéphanie !
- Speaker #1
C'est tellement pression de se dire, on est en rôle moderne pour les autres, c'est un peu comme quand j'étais la seule noire d'une école, je ne suis pas la porte-parole des noirs, je n'ai pas envie d'assumer ce rôle-là, parce qu'il est plus dans ce sens-là que je le dis. Ce n'est pas une fausse humilité que de dire vraiment, je ne vous dis pas de faire comme moi, je vous dis, j'ai fait comme ça, c'est possible. C'est plus le « c'est possible » . Oui.
- Speaker #2
Mais déjà, rien que ça, rien que d'avoir ce... Rien que ça, que c'est important, en fait. Le fait de dire, mais c'est possible, comme tu disais tout à l'heure, par rapport au rôle modèle quand on était plus jeunes, on ne le voyait pas, donc on ne s'imaginait même pas qu'on pouvait le faire, on ne s'imaginait même pas que c'était possible. Déjà, nous, aujourd'hui, de pouvoir ouvrir des portes que d'autres femmes n'ont pas ouvertes avant nous, déjà, c'est déjà un très bon... Sans même vouloir être influente ou un rôle modèle, comme tu dis, mais c'est déjà une belle... Je n'ai pas le mot.
- Speaker #0
Non, c'est déjà un point positif. C'est une évolution et c'est sûr que c'est marquant. On entend beaucoup parler du mot badass et on aimerait savoir ce que t'en penses, toi. Qu'est-ce que ça t'évoque, toi, personnellement, quand t'entends ce mot ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est plus, alors je vais faire un autre anglicisme, c'est plus le hustle, c'est le fait de se bouger, c'est le fait de ne pas rester à sa place. C'est le fait de ne pas se cantonner à la case à laquelle la société avec un grand S, la famille avec un grand F aussi, a tendance à vouloir nous enfermer. C'est la possibilité de pouvoir justement, quand je parlais de faire son chemin, faire son sillon, c'est des fois de prendre des chemins détournés de la voie facile, la voie naturelle qu'on a envie d'emprunter. et pour moi, une fille badass, c'est quelqu'un qui... On parlait de rôle modèle, j'en ai deux en fait en tête qui étaient pour moi des rôles modèles. Il y avait Claire Chazal et celle qui faisait le 7 sur 7, je ne sais plus comment ça s'appelle.
- Speaker #0
Je vois ce que tu... Je vois, mais moi non plus, je n'ai pas le nom là en tête.
- Speaker #1
Et surtout la deuxième, dont j'ai oublié le nom, ça me reviendra, qui était justement en politique, qui bousculait les politiques dans ses interviews. Alors j'étais vraiment jeune en plus quand elle était encore à l'athée. Mais il y a ce côté un peu... Avant, il y avait la speakreen. Moi à l'époque, ça n'existe plus ce métier, mais il y avait la speak-in qui était la potiche. Et elle, elle n'était pas potiche. Donc en fait, il y avait ce petit côté, vous n'allez pas m'expliquer mon métier parce que tu es une pauvre, tu es une meuf. Et elle, elle avait ce truc, ce répondant. Et ça, c'est badass. Parce qu'elle n'était pas cantonnée au rôle de la belle plante, de la femme trophée. Parce qu'en plus, elle est toujours magnifique. Et Claire, pas Claire Chabot, ça va me revenir.
- Speaker #0
Je crois avoir la même... La même femme que toi, mais moi non plus, j'ai pas le nom en tête. Bon,
- Speaker #2
bref.
- Speaker #0
On va te demander de te présenter, Stéphanie.
- Speaker #1
Alors, je suis Stéphanie Régnier. Souvent, quand on se présente en France, on se définit un peu par sa fonction professionnelle. Et là,
- Speaker #0
tu es libre de faire comme tu veux.
- Speaker #1
Voilà, pour situer un peu. Donc moi, je suis ingénieure patrimoniale. Mais c'est un aspect de ma vie. Je suis aussi beaucoup trop dehors par semaine, mais je suis aussi gérante d'une famille.
- Speaker #2
Gérante d'une famille,
- Speaker #1
j'adore. Moi aussi. On va le dire comme ça, parce que ce n'est pas chef de famille. Ce n'est pas le rôle que je voulais. Je ne voulais pas de chef de famille, mais je me retrouve à devoir... Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on mange ?
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
chef de famille. Chef de famille. Et donc, avec un mari et trois enfants. Donc, ça fait partie de...
- Speaker #0
Trois enfants.
- Speaker #1
De la composante principale de qui je suis. Et puis, j'aime bien me décrire aussi plutôt par ce que j'aime. Et ce que j'aime, c'est lire. Ce que j'aime, c'est écrire. C'est des choses comme ça. Mais j'ai beaucoup moins de temps de ça. Mais souvent en France, quand on demande de se présenter, on se définit souvent par « qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Comment tu gagnes tes thunes ? »
- Speaker #0
C'est une question que je trouve toujours… Alors nous, on la pose, mais l'attendue n'est pas la même. C'est-à-dire qu'on laisse chaque invité se présenter comme il a envie. Et c'est vrai que c'est une question que je trouve un peu relou parce qu'on attend toujours la réponse « qu'est-ce que tu fais dans la vie ? » où tu travailles, c'est quoi ton métier ?
- Speaker #1
C'est très français de se présenter.
- Speaker #0
C'est ennuyeux !
- Speaker #1
Oui, après, c'est...
- Speaker #0
Ça peut venir après.
- Speaker #1
Ça permet de cadrer. Après, c'est vrai qu'on rentre dans des sphères qui sont peut-être plus intimes, où les gens n'osent pas forcément dire tout de suite. Alors moi, j'adore rêvasser dans un jardin. Enfin, tout de suite, ça fait très... On ne se connaît pas, en fait. Donc, du coup, c'est plus impersonnel. Oui,
- Speaker #2
c'est très... On a l'impression que c'est très intime, alors qu'il n'y a rien d'intime. C'est bien là. J'aimerais vasser dans un jardin. Mais c'est vrai que ça a plutôt l'air d'être quelque chose d'un peu intimiste.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Écoute, en tout cas, moi, je trouve ça plus... Quand tu fais des networking, enfin, quand je suis amenée à faire des networking, je m'arrête, moi, sur les gens qui se présentent différemment. Parce qu'en fait, ça me saoule. Ouais, tu sais, moi, je suis... mais si, on travaille telle boîte. Ça me saoule parce qu'en fait, moi, j'ai envie de connaître la personne, tu vois, au-delà de son activité. J'ai envie de connaître ses passions, ce qui l'anime, son obsession. Tu vois, c'est ça qui m'intéresse.
- Speaker #1
Oui, et en France, le côté un peu latin, on met de la distance, il y a une vraie dissociation. On ne sait pas faire le petit small talk que font facilement les Anglais ou les Américains où on est capable d'avoir des petits sujets légers. Nous, on veut que ça soit assez profond. Et donc, comme on ne veut pas être trop en profondeur avec la plupart de nos interlocuteurs, on va sur des sujets à peu près neutres. On se dit, je lui donne quelque chose qui est une petite pièce. C'est ça. J'ai répondu à sa question, je n'ai pas été mal élevée. Je ne lui ai pas trop donné, il ne sait rien d'autre. C'est ça.
- Speaker #2
Mesdames, on va rentrer dans le vif du sujet.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
T'es prête ?
- Speaker #1
Oh, je suis prête. Avant de parler fric, parce qu'on va clairement parler fric dans cet épisode.
- Speaker #2
Mais avant ça, est-ce que Stéphanie, tu peux nous dire d'abord, quels sont les plafonds de verre que tu as dépassés ou que tu es en train de dépasser dans ton business ?
- Speaker #1
Le premier plafond de verre, pour moi, ça a été d'être entrepreneur. parce que je viens d'une famille de fonctionnaires mes parents sont fonctionnaires je crois que tous mes oncles et tantes sont fonctionnaires et j'en ai beaucoup d'une famille élargie de fonctionnaires t'avais ce côté de la sécurité aussi moi mon père je me souviens j'avais pris un job je travaillais à l'aéroport et ça me plaisait pas je venais juste d'être diplômée et donc au bout d'un mois j'ai dit que j'arrête et il me dit Oh ! « Mais postule à la Banque de France, ils recrutent des fonctionnaires. » Genre, tu as tout ton métier, tu as l'argent, tu as tous les moyens, tu n'auras pas à t'inquiéter. Il me dit « On ne quitte pas un CDI. » Je dis « Si, en fait, on n'est pas prisonnier, quelle angoisse. » Et j'ai reçu cette conversation avec lui parce que j'ai relancé une nouvelle activité il n'y a pas longtemps. Et il me dit « Ah, mais les jeunes de maintenant, ils ne savent pas rester en place. » Il me dit « Moi, j'ai fait le même métier pendant 43 ans. » Je dis « Mais quelle angoisse ! » Tu vois ce que tu me dis là, ça m'excite, justement c'est parce que tu as fait ça que je ne peux pas faire ça. Mon plafond de verre, ce serait peut-être d'arriver à faire entendre raison à mes parents, plus mon père, qu'être entrepreneur, ce n'est pas une espèce de voie de garage, même si ça s'est beaucoup démocratisé, il faut le dire, au moment où je me suis lancée il y a 15 ans et aujourd'hui, et que ce n'est pas un truc de gens instables. Exactement.
- Speaker #0
Qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire de leur vie.
- Speaker #1
Il y a cette notion, en fait, Il me parlait tout de suite de CDI, de salaire. C'est qu'il y a cette angoisse de « mais de quoi tu vas vivre ? » Parce que l'entrepreneur, dans sa tête, je ne peux pas être une entrepreneur qui gagne très bien sa vie. Je serais forcément la petite commerçante ou le petit entrepreneur. Mes parents sont d'origine antillaise. Et donc, je pense qu'ils ont vu les petits jobs, les gens qui jobent comme ça. Ils sont entrepreneurs, mais c'est… Voilà, il y a du black, c'est de la débrouille, ce truc-là. Et je pense qu'il m'associe à ce truc-là. Et que même si ça fait des années que je suis indépendante financièrement, pour lui, le fait que je sois à mon compte, ça a toujours été ma fille a job. Job quoi ! Job !
- Speaker #0
Job,
- Speaker #1
job ! On va bien se dire ça !
- Speaker #0
Moi, j'ai une anecdote, c'est qu'il y a 15 ans ou 16 ans, je disais à mon oncle que je voulais être entrepreneuse. Et puis, il m'a dit, mais tu n'as pas de formation dans le bâtiment. et en fait j'avais pas compris pourquoi il me disait ça jusqu'au jour où j'ai compris qu'effectivement c'était en tout cas moi je viens de la Guyane et c'était beaucoup quand tu disais entrepreneur c'était forcément le BTP c'est forcément le BTP quoi tu vois et du coup je me suis dit waouh ah ouais il y a bref
- Speaker #1
pour revenir à la question effectivement c'est un premier plafond d'air qui est quand même assez important parce que ça s'extraire déjà du carcan Merci.
- Speaker #0
Familial totalement.
- Speaker #1
De sortir de quelque chose qui a l'air hyper wow, alors qu'en fait, il y a plein de métiers. Des enfants qui sont enfants d'avocats ou de médecins où les parents sont aussi d'une certaine forme d'entrepreneuriat, même si c'est...
- Speaker #0
Tout à fait. Oui, c'est de l'indépendance, mais c'est d'entrepreneuriat.
- Speaker #1
C'est déjà un peu plus OK où si vous êtes enfant d'un commerçant, vous dites que vous avez créé un commerce, votre parent ne va pas vous regarder en disant « Oh ! Pourquoi je n'ai pas devenu fonctionnaire ? » Donc déjà, pour moi, c'était un premier plafond. Oui. Et après, le deuxième plafond, ça a été... Bon, avant de faire de l'entrepreneuriat, j'ai d'abord travaillé dans le milieu bancaire. Et dans le milieu bancaire, je me suis rendue compte que ça ne payait pas. En tout cas, dans l'agence, ça ne me plaisait pas du tout. Donc, je me suis dit, non, mais moi, en fait, je n'ai pas fait... Enfin, moi, on m'a vendue, fait des études, tu auras un super salaire. C'est clair, moi aussi.
- Speaker #0
Tu m'as vendue la même chose.
- Speaker #1
Tu m'as vendue ça. Donc, j'ai vu la première feuille de salaire, la deuxième, la troisième, j'ai dit bon en fait... Moi, j'ai des besoins, ça ne va pas. Ah ouais,
- Speaker #2
ça va pas le faire.
- Speaker #1
Donc, après, c'était d'aller dans d'autres milieux qui étaient encore moins connus et me rendre compte qu'effectivement, les études, ça compte. Certains types d'études, parce que ce n'est pas juste faire des études, c'est faire certaines écoles parce qu'il y a des boîtes, des banques françaises. Tout à fait. Si vous n'avez pas fait telle école, vous pouvez être le meilleur du monde mais Ça sera plus long. Oui,
- Speaker #2
mais ce n'est pas seulement dans les banques. Moi, j'étais dans l'industrie. Dans l'industrie, c'est exactement ça.
- Speaker #1
Il y a un sérail dans lequel il faut...
- Speaker #2
C'est très français de se dire, si tu n'as pas fait la bonne école, fais telle école, tu rentreras dans tel gaz de fleurs.
- Speaker #1
Il y a la face laine d'un côté et puis les autres.
- Speaker #0
Moi, je me rappelle, j'avais une collègue qui faisait son stage de fin d'année dans la banque dans laquelle je me suis fait embaucher. Et en fait, on était hyper excités parce qu'on avait reçu des propositions d'embauche après stage. Et donc, elle, c'était la première à passer son entretien. On lui avait passé sa feuille avec son salaire annuel. Donc, elle touchait, je crois, à l'époque, 2400 euros. C'est tout le matin ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On est, attends, je ne me rappelle plus.
- Speaker #1
C'est pas grave. On est en sortie de l'école ? Oui.
- Speaker #0
Et en fait, moi, quand j'ai fait passer mon entretien, on m'a dit 1897 euros. Donc, ça faisait ça par mois. Et en fait, je me suis dit, mais ce n'est pas possible. Ce n'est pas ce qu'elle a eu, elle. Je ne comprends pas. Et en fait, je lui dis, mais ce n'est pas possible. Donc, j'appelle à RH. Je lui dis, écoutez, je pense qu'il y a une erreur, en fait, parce que moi, j'ai fait le même stage. On a fait des écoles en ingénierie financière toutes les deux, donc dans des écoles différentes, mais voilà.
- Speaker #2
Ah oui, vous n'étiez pas dans la même école.
- Speaker #0
Et elle m'a dit, ah non, mais vous n'étiez pas dans la même grille, en fait. En fait, vous ne faisiez pas du tout la même grille. L'école, là, elle est cotée, tac. Votre école, elle est cotée, tac. Donc, le même diplôme, ok. Le même stage, ok. Mais pas la même grille, pas le même salaire. Ciao ! Et en fait, ça m'avait vraiment marquée. Je me suis dit, putain, je me suis endettée. J'avais fait un crédit pour faire des études.
- Speaker #1
Je l'avais remboursé pendant des années.
- Speaker #0
450 euros par mois. Je me suis dit, mais c'est du... Donc voilà, pour partager ma petite expérience. Donc tu as raison, effectivement, les entreprises, il y a certaines entreprises qui considèrent que toutes les écoles ne se valent pas, toutes les études ne se valent pas, les diplômes ne se valent pas aussi. Et je trouve ça bien dommage.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, ça a créé, dès le début, il y a un décalage de salaire qui ne se rattrape. jamais et en fait j'avais c'est une des raisons qui fait que j'ai voulu être à mon compte parce que j'avais l'impression d'après de courir après l'horizon c'est-à-dire que on peut courir aussi vite qu'on veut mais si on est Usain Bolt l'horizon vous l'aura jamais en fait j'adore cet exemple et donc du coup c'est vraiment ce truc où j'avais l'impression d'être en compétition avec des gens qui n'étaient absolument pas en compétition avec moi-même et en plus des fois je pense que c'est arrivé à plein de personnes vous vous retrouvez des fois à expliquer des choses à quelqu'un qui est mieux payé que vous, et c'est frustrant, en fait. Vraiment, ronger... Mon frein, ce n'était pas la vie que je voulais avoir pour moi. Donc, ça a été vraiment de me dire, je reviens sur le fait de se bouger, de se hustle un peu. C'est-à-dire, ça ne me plaît pas, je change de bocal en fait. Et en fait, à un moment donné, à force de changer de bocal, on arrive à rattraper un peu ce truc. Mais il y a toujours cette espèce de goût amer de se dire, en fait, j'aurais jamais pu. Parce que dès le départ, chose que je n'avais pas compris, c'est qu'il aurait fallu que dès avant de passer mon bac, je me mette dans le bon. Et en fait, j'ai l'impression de... de jamais être tout à fait à ma place. Et je me suis dit, je vais me créer ma propre place et comme je déterminerai les règles, je ne vais pas me dire que je ne suis pas à ma place dans ma propre voie.
- Speaker #0
Et du coup, tu suscites une question. Est-ce que maintenant, après avoir dépassé ce plafond de verre que tu nous décris, tu as l'impression d'être une femme de pouvoir ?
- Speaker #1
Non. pas du tout pourquoi ? parce que le pouvoir pour moi c'est quelque chose que je mets sur un plan politique je le mets sur un plan financier j'ai du pouvoir mais à échelle ridicule, à une échelle de fourmi, voilà mon pouvoir aujourd'hui je suis très dans le causson-maxim, aujourd'hui j'achète beaucoup de livres Et donc, je ne vais pas prendre de livres d'occasion parce que je veux rémunérer tel auteur. Donc, quand j'aime, des fois, j'achète des livres de toute une collection, je n'ai même pas le temps de lire. Mais c'est juste parce que je sais que derrière, ça envoie un signal positif. Mais c'est un peu comme quand on parle d'écologie, qu'on vous dit éteignez votre lumière, laissez pas l'eau couler. Vous avez parfaitement conscience qu'à côté de ça, il y a des gens, ils montent dans l'espace pendant 10 minutes et ils ont rémunéré l'équivalent d'un million de petits gestes. Donc, c'est pour ça que je dis que je n'ai pas de pouvoir. Je n'ai pas de pouvoir, parce qu'il y a une vraie forme, je pense qu'il faut être humble par rapport au fait que beaucoup de gens veulent avoir du pouvoir. Le pouvoir, il va s'acquérir de deux manières. Soit vous êtes extrêmement puissant financièrement, et je ne parle pas, les gens rêvent d'être millionnaire. Être millionnaire, ce n'est pas avoir du pouvoir, c'est rien du tout. Vous êtes ridicule parce qu'être millionnaire, c'est facile. Pardon pour ceux qui m'écouteraient. Non, non, non,
- Speaker #0
ne t'excuse pas.
- Speaker #1
Mais être millionnaire, c'est easy. En France, je crois qu'on est le quatrième pays où il y a le plus de millionnaires. On a très plein. Enfin bref, ce n'est pas compliqué. Par contre, arriver dans la sphère où vous commencez à peser 100 millions, 200 millions, 1 milliard, vous pouvez vous asseoir à la table ou quand on va faire un Choose France et qu'on va vous choisir vous. pour aller de choses françaises. Là, vous avez du pouvoir. Là, vous avez du pouvoir parce qu'en fait, avec l'argent, vous êtes un compteur. Même si vous avez des idées de merde, c'est parce que vous êtes, parce que vous pesez 200, 300, 400 millions ou vous payez 40 millions d'impôts par an et que là, le ministre de l'économie connaît votre nom parce qu'il sait que le jour où vous dites en fait, vous me faites chier, je vais aller mettre mes impôts ailleurs. Attendez, je vous trouve un petit dans l'agenda du ministre, on va vous trouver une petite place. là c'est avoir du pouvoir je ne suis pas À ce niveau-là.
- Speaker #2
Stéphanie, je suis d'accord, pardon, je te coupe, mais je suis d'accord avec tout ce que tu dis. Je suis totalement d'accord. Mais là où peut-être que je nuancerais, c'est que pour moi, l'argent, c'est le pouvoir. clairement parce que comme tu dis même quand tu as des idées de merde quand tu as du fric tu peux imposer tes idées en fait d'accord mais là où je nuancerais c'est que en fait pour moi rien que le fait de se bouger rien que le fait de faire un petit pas vers le monde qu'on a envie de créer pour nos enfants tu vois quand tu parles d'écologie quand tu parles d'acheter des livres neufs pour pouvoir rémunérer les créateurs derrière rien
- Speaker #1
que de faire ces petits actes et bien
- Speaker #2
Tu es une femme de pouvoir parce que finalement,
- Speaker #1
tu fais ses propres choix. Tu vois ce que je veux dire ? C'est de la puissance aussi, tu vois, c'est du pouvoir de pouvoir. Alors, pour moi, c'est peut-être tellement normalisé que je n'en ai pas conscience. Peut-être que pour certaines personnes qui achètent d'occasion et qui n'ont pas la possibilité, je reprends l'exemple du livre, il y a des personnes, effectivement, j'ai conscience, notamment quand on est étudiant ou même quand on n'est pas étudiant, il n'y a pas toujours la possibilité de pouvoir choisir. ceux qu'on mange, de pouvoir dire en fait moi je ne vais pas acheter telle marque parce que je sais que ça va financer ta truc donc je vais prendre la version française ou tel machin qui est plus cher parce qu'il y a des personnes pour qui la décision financière elle est de se dire moi je n'ai pas le choix de prendre le moins cher, c'est un peu comme quand on fait des procès d'intention avec des gens qui achètent du Shein ou du Temu et qui en fait vont vous dire oui mais enfin attendez moi j'ai un vêtement, je n'ai pas de chaussures je n'ai pas les moyens d'acheter de la qualité et d'acheter des chaussures Hermès Merci. Donc, je vais prendre le truc bas de gamme qui a été produit par des petits Chinois. Oui, je sais, ce n'est pas bien, mais en attendant, je n'ai pas d'alternative. Non, mais je vois ce truc-là. Donc, effectivement, moi, c'est vrai que je suis sortie de ça depuis un moment. Donc, je ne me rends pas compte que ça… Mais c'est juste qu'à l'échelle… Parce que moi, du coup, je vois un spectre qui est beaucoup plus large.
- Speaker #2
On est tout à fait d'accord,
- Speaker #1
c'est sûr. Un spectre très large. J'ai conscience aussi que ça fait un peu discours de bobo. j'ai peut-être mon discours de bobo. Mais c'est un pouvoir très limité, en fait. C'est-à-dire qu'éventuellement, ça peut être inspirant. Ça peut être une aspiration pour mes enfants ou d'autres de se dire, peut-être que ça fait sens ce qu'elle dit, de se dire, je vais peut-être acheter mes chaussures trois fois plus cher, mais je les garderai quatre fois plus longtemps, etc. Moi, je n'aime pas la mode, donc en fait, je dis ça, mais je ne me souviens pas du tout concernée par ça. Mais voilà, il y a ce truc-là. Mais pour moi, c'est plus convictionnel. que dans le sens du pouvoir. Parce que je connais des personnes qui ont des convictions tellement fortes que même si elles n'ont pas d'argent, elles auraient trouvé le moyen de ne pas être réduites à une question d'argent. Et c'est là où moi, où je vois l'impact en termes de pouvoir, c'est pouvoir aller voir ma mairie et pouvoir leur dire non mais là, le truc qui ne va pas, ça me gêne. Et que la maire puisse me dire attendez, je vais vous recevoir, je vais écouter ce qu'elle a à dire, Madame Régnier, parce que ça, c'est avoir du pouvoir. Aujourd'hui, je vais voir ma mère. J'habite un petit village. Non, on s'en fout. En plus, elle aura peut-être la décence, parce qu'on a un petit village, de me recevoir. Mais sans impact, quoi.
- Speaker #2
Justement, tu nous emmènes sur la prochaine question. Qu'est-ce que représente l'argent pour toi ?
- Speaker #0
C'est juste un moyen. C'est vraiment juste un moyen. C'est le pouvoir de faire des choses. C'est vraiment un outil. Point barre. L'argent est très désémotionné chez moi depuis très longtemps. Du coup, c'est vrai que je suis complètement perchée et j'ai conscience que c'est un travail de déconstruction que j'ai fait il y a tellement longtemps. Des fois, quand souvent on me ramène à des questions de... Oui, mais en fait, moi, je regarde les gens un peu se batailler. J'ai l'impression de regarder des gens des fois comme avec une mouche là-dedans. fermé et qui tourne en rond. Et je me dis, mais en fait, ouvre le bocal, et puis sors.
- Speaker #1
En fait, je t'interromps parce qu'en fait, je suis d'accord avec tout ce que tu dis depuis tout à l'heure. Parce qu'en fait, je pense que, et on en a déjà eu, on a déjà pris cette discussion avec Nelly, je pense que plus on évolue, plus on normalise le chemin qu'on a traversé. Et donc du coup, ça... Et on s'oublie. Exactement, on oublie et puis on se dit je suis déjà à l'étape 3, donc quand tu me parles de l'étape 1, les problématiques d'étape 1, moi je ne les connais même plus, je ne les vois plus donc je comprends pour ta réponse par rapport au pouvoir je comprends parfaitement, par rapport à ce sujet-là aussi, parce que tu te sens comme éloignée tu as tellement cheminé que tu te sens éloignée de ces sujets Oui,
- Speaker #0
parce que des fois on me pose des questions du genre est-ce que tu penses que c'est être féministe en cherchant un mari riche et en fait Merci. C'est quoi cette question des gens ? Comment on se pose ces questions ? Parce que souvent, les gens me disent ça, et dans ma tête, je me dis, mais pourquoi tu ne veux pas, toi, être le mari riche de ta propre vie, plutôt que de vouloir te dire... Il y a un truc qui, dans ma tête, est complètement coincé. Du coup, je bug, en fait, sur Jordan. Je n'ai pas de réponse à donner, parce que dans ma tête, c'est...
- Speaker #2
On ne va pas revenir sur cette question qui est, pour moi, totalement un non-sens sur le féminisme. Et le mari est riche.
- Speaker #0
Mais par contre... Par contre, ces récurrentes femmes se posent la question. Sérieux ? Oui, c'est vrai. Beaucoup de femmes... En fait, maintenant, ce n'est pas féministe de le dire. Donc, du coup, elles ont conscience que c'est ringard. OK. Mais moi, je crée des espaces, des lieux où on peut me parler en toute bienveillance.
- Speaker #1
En toute bienveillance, oui.
- Speaker #0
Un lieu clos parce que je parle d'argent. Donc, en fait, je n'ai pas ébruté les conversations que j'ai avec les prospects ou avec mes clients. Et donc, du coup, c'est une vraie question légitime du... Moi, je veux être entretenue. Et c'est une question qui est légitime. Des mecs aussi veulent être entretenus. Donc, c'est un vrai sujet. Non, mais c'est un vrai sujet. Simplement, dans mon état d'esprit, dans ma tête, c'est on va créer quelque chose, un système financier qui va vous permettre de vous auto-entretenir pour que vous ne soyez pas dépendant d'autrui. Ça, c'est le chemin de pensée que j'ai eu naturellement, mais je l'ai eu aussi parce que j'ai eu de la chance. Et ça, c'est là où, du coup, je suis hors spectre, où j'ai grandi dans un environnement où mes parents... n'avaient pas d'obsession de richesse. Et le fait qu'ils n'aient pas d'obsession de richesse, c'est en me confrontant à la vraie vie, parce qu'ils nous ont beaucoup préservé. Quand je me suis confrontée à la vie d'adulte avec des gens qui avaient, en fait, des façons de penser qui étaient vraiment bizarres. Pour moi, c'est vraiment bizarre, de mon point de vue. C'est là que je me suis rendue compte que, oui, il y a beaucoup de problèmes d'éducation financière. Et qu'effectivement, la manière... C'est après que j'ai compris que la manière dont ils pensent, c'est parce qu'ils ont une pression de se dire... ils ne pourront jamais avoir de l'argent, ils ne vont jamais pouvoir s'en sortir. Et donc, la seule alternative, c'est de regarder un peu en mode télé-novella, c'est le mari riche ou c'est le loto. Parce qu'il n'y a pas de troisième voie. Tout à fait. Parce que pour eux, ceux qu'ils connaissent, qui s'en sont sortis, il n'y avait que ces deux voies-là. Donc, le loto, non, ça n'arrivait pas à se voir. Peut-être le gain PMU, ils avaient gagné 100 000 balles. Ou sinon, il y avait la nénette qui avait trouvé le bon parti. et qui du coup vivait avec la belle famille et qui du coup s'en sortait comme ça et en fait la troisième voie n'existait pas et donc j'ai des femmes aujourd'hui qui viennent me voir en me disant mais en fait c'est bête mais moi j'avais pas de troisième voie ça peut paraître bête mais j'ai jamais pensé que par moi-même je pourrais gagner 8000 balles 10 000 balles, 15 000 euros,
- Speaker #1
pour moi c'était un truc de conte de fées et ça tu sais pourquoi en fait pourquoi les femmes, tu en as un peu parlé quand tu parlais d'éducation financière, je pense que les femmes sont moins confrontées à l'éducation financière que les hommes.
- Speaker #0
Moins confrontées, les hommes aussi ont manque d'éducation financière. Simplement, les hommes, les métiers qu'on va leur proposer, ce sont des métiers qui sont valorisés, sont souvent plus rémunérateurs. La femme, elle va choisir la plupart du temps des métiers d'aide, d'assistance. qui sont des métiers moins valorisés socialement et qui sont par défaut des métiers moins bien rémunérés. Ce n'est pas pour rien que l'infirmière est moins bien rémunérée que le mécano qui s'occupe de la voiture. C'est quand même un paradoxe. C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui, prendre soin d'une voiture rapporte plus d'argent que de prendre soin de nos vieux.
- Speaker #2
C'est parce qu'il y a plus de femmes dans ces métiers-là, c'est tout simplement. En tout cas, moi, je pense sincèrement qu'on dit oui, que les métiers où il y a plus de femmes sont moins bien payés. c'est parce qu'il y a plus de femmes dans ces métiers-là qu'il les paye moins.
- Speaker #0
Et souvent, les femmes choisissent des métiers qui, par défaut, sont souvent moins bien rémunérés, font des choix de carrière après, parce que quand il y a les enfants, elles se mettent à mi-temps, ou alors elles ont besoin d'être à proximité de chez elles. Donc du coup, au lieu d'avoir un champ d'emploi où à 100 kilomètres, elles peuvent se dire, attends, moi, je vais aller à tel endroit, on va bouger toute la famille. Elles disent, non, mais moi, il faut que j'aille chercher les enfants à 18h30, 19h. donc il faut que je soigne 2 milliards donc en fait si le métier qui paye plus est à une heure et demie de chez elles, elles ne vont pas y aller parce qu'en fait, elles ont un élastique qui doit les ramener chez elles à 19h. Et autour de chez elles, il n'y a pas toujours un bassin d'emploi parce que tout le monde n'habite pas Paris-Centre.
- Speaker #1
Mais est-ce que ce n'est pas tout simplement, alors que tu m'as dit que les hommes aussi manquaient d'éducation financière, mais je reviens sur mon sujet d'éducation financière, est-ce que ce n'est pas parce qu'en fait, on a normalisé qu'une femme ne doit pas se préoccuper d'argent ? Est-ce que ce n'est pas quelque chose avec lequel tu vis ? Parce que pour aller chercher un métier où tu sais que tu vas être moins payé. potentiellement que ton mari ou ton concubin, pour moi, il y a quelque chose de l'ordre de la croyance, tu vois.
- Speaker #0
Non, parce que dans les faits, les femmes, quand je travaillais dans le secteur bancaire, aujourd'hui, les chefs de famille sont les femmes. Donc, les femmes gèrent l'argent. Elles parlent d'argent plus souvent. C'est souvent elles qui prennent à tâche, avec la banque, qui font les démarches. Par contre... Les femmes n'investissent pas. Et c'est deux choses différentes. C'est-à-dire que la gestion du budget, la gestion du foyer, c'est qu'en fait, les hommes demandaient leur... Demandez à un homme c'est quoi le budget bouffe de la maison. Ils ne savent pas répondre. Donc en fait, ils ne parlent pas d'argent. Les femmes parlent d'argent tous les jours. Elles gèrent les factures. Elles vont faire les courses. Donc en fait, elles sont confrontées à l'argent au quotidien. Donc depuis petite, elles jouent à la marchande. Elles font ça. Donc en fait, l'éducation financière, elle est là. Mais elle est... Elle est restée au stade de la gestion de budget. Donc, en fait, si vous leur donnez un budget d'un million, elles sauront gérer un million. Après, c'est une question de disproportion, mais elles vont s'habituer. Vous leur donnez un budget de 10 000, elles savent faire. Par contre, ce qu'elles ne savent pas faire, et là où les mecs, en fait, on est dans le cliché vraiment paléolithique, c'est qu'ils vont aller chercher l'oseille, ils vont le déposer auprès de leur femme pour qu'elle gère. Et donc, les femmes n'ont pas toujours ce réflexe d'aller chercher l'argent et d'aller se dire, il manque du budget. Donc elles vont rester dans leur frustration en disant je vais arriver à faire des miracles avec 10 000 balles par an. Au lieu de se dire, il faut que j'aille chercher 40 000, 50 000 euros par an pour arriver à faire quelque chose.
- Speaker #2
Du coup, à ton avis, ça sort d'où ce truc-là ? Parce que oui, on sait que les femmes investissent moins, mais pour quelles raisons ?
- Speaker #0
Je n'ai pas de réponse toute faite parce que moi, quand je questionne les femmes, elles ont souvent plus de peur, plus de crainte. Souvent, dans des fratries où on va y avoir, je ne sais pas, deux filles, deux garçons, éducation similaire avec des parents qui auraient été bienveillants. pourquoi ? finalement les femmes vont décider de faire des placements nuls et rester sur du 100 euros sur du livret A des placements nuls non mais oui des placements nuls je veux dire quand vous vous en... pardon vous en chiez pour aller 10 000 euros sur votre livret A et que vous vous contentez des 2% parce que...
- Speaker #1
ridicule,
- Speaker #0
je suis d'accord avec toi des 240 euros que ça va vous rapporter après un an, vous vous dites bah si elles sont contentes j'ai envie de dire, moi si elle est là Mais le mec, lui, va se dire, « Non, 240,
- Speaker #1
je fais quoi ? »
- Speaker #0
Il va aller chercher, il va aller sur de la crypto, il va aller faire tout un tas de trucs imbéciles aussi, mais il va avoir ce côté un peu plus aventureux. Les femmes sont un peu moins aventureuses et le côté aventure, ça vient aussi... Alors moi, j'étais aventureuse, moi, je faisais du... je ne sais pas, de la moto, enfin des motos, du vélo comme ça. Je te crois que j'étais un peu casse-cou. Les filles, c'est vrai qu'on leur dit, reste là, polie, ferme tes jambes. Il y a ce petit côté-là, reste à ta place. Donc, ça vient peut-être de plein de micro-sujets comme ça où on ne te fait pas remarquer, où là, les hommes, en fait, même petits, ils peuvent revenir tout crottés. Et quand une fille en revenait sale, c'est un peu, tu t'es vue, mais une fille, c'est censé être apprêtée. C'est clair. Il y a ce petit côté-là qui fait qu'on ose moins l'aventure. le niveau d'information, surtout aujourd'hui, il est exactement le même. C'est-à-dire que les femmes, elles sont confrontées au même niveau d'information. C'est elles qui décident de ne pas aller s'aventurer parce qu'in fine, le même niveau d'information arrive au même moment. Et donc, c'est plutôt dans les sphères sociétales et familiales qu'elles intériorisent quelque chose, ou le manque de modèle, ce genre de choses, de se dire « Oui, mais moi aussi, je peux aller gérer un fonds d'investissement de 100 000. » Moi aussi, je peux aller mettre 20% de mon épargne sur des produits un peu risqués pour aller chercher de la performance. Moi aussi, j'ai le droit de m'intéresser à l'investissement parce que quand je reçois, par exemple, dans mon cabinet, mon agence bancaire, des gros projets, c'est-à-dire que dès que ça commence à aller, on va faire un investissement immobilier de 200, 300, 1 million d'euros. Là, tout d'un coup, les mecs que je ne voyais jamais toute l'année, ils arrivent, bonjour, et elles se tournent vers eux alors que le mec est...
- Speaker #1
Ah ouais, donc tu veux dire qu'au début, tu reçois la nana, et puis quand vous arrivez à un truc plus concret, là où on parle de projet, monter un projet emo, et là que les chiffres...
- Speaker #0
C'est un peu plus important.
- Speaker #1
Donc là, c'est la nana.
- Speaker #0
Mais elles ont besoin de cet aval, c'est-à-dire qu'elles se mettent elles-mêmes sous la coupelle, elles ont besoin de partager la responsabilité, elles sont partageuses, en se disant... on va faire ça. Donc après, elles sont malines parce que la plupart du temps, elles savent ce qu'elles font, elles vont protéger leurs intérêts, mais elles ont besoin quand même de cet assentiment, de cet aval, de cette approbation alors que l'autre, il n'en a rien à péter la plupart du temps. Des fois, dans le bureau, il y en a pour longtemps puis il se lève, il va fumer. Mais en fait, je l'ai déjà vraiment vu, j'ai déjà vraiment vu des situations où le mec est là « qu'est-ce qu'on achète en fait ? Ah, c'est... Faut s'y mettre où ? Les mythes, en fait, on se dit, mais il n'y a pas besoin. mais elles ont besoin qu'ils soient là, qu'ils disent ça c'est bien.
- Speaker #1
Vas-y. Non, non, vas-y. Vas-y,
- Speaker #2
on continue. Du coup, alors, pardon, j'ai des questions. Tu as évoqué quelques éléments, déjà, dans tes différentes réponses, mais tu parles facilement d'argent. Oui. OK. Mais du coup, toi, d'où tu le tiens ? Parce que tu nous disais que tu as quand même été élevée dans un environnement où tes parents,
- Speaker #0
ils n'allaient pas chercher la richesse. Non, ils n'ont pas. Donc,
- Speaker #2
ils ne vous ont pas créé non plus. Moi, ce que j'entends, c'est qu'ils ne vous ont pas créé non plus un sentiment de manque.
- Speaker #0
Non. Tu vois ?
- Speaker #2
Mais du coup,
- Speaker #0
toi,
- Speaker #2
parce que ce n'est pas courant, une femme qui parle aussi facilement d'argent et qui parle d'argent avec de très grosses sommes, tu le tiens d'où ? Est-ce que c'est ton éducation ? Est-ce que c'est ton parcours de vie ?
- Speaker #0
Alors moi, je pense que ça fait partie des avantages. des avantages Non comparables, c'est-à-dire qu'en fait, on a tous des qualités, des défauts. Il y a des gens qui, naturellement, vont avoir le beauty privilège, des gens comme ça. Moi, je suis plutôt de nature extravertie, franche. Ma mère est quelqu'un de très franc. D'ailleurs, moi, j'ai dû apprendre à gérer la franchise parce qu'en fait, c'est limite. En fait, moi, je n'ai pas besoin de prendre de serre de vérité parce que je ne sais pas prendre de chemin détourné. Il m'a pensé très droite. Elle est très droite. Et ça, je le tiens de ma mère. Donc, du coup, ce côté, cette façon... Ma mère et moi, on se comprend très bien parce que... Elle sait quand je parle, des fois on parle de ma langue, c'est brutal. Et les gens nous regardent et disent, mais c'est violent ce que vous dites. Non, c'est très... On ne va pas nous voyer à l'anglaise. Genre, il se pourrait que ce ne soit pas très... Non, attends, ma drogue. Donc, on parle comme ça. Alors que la plupart des gens ne fonctionnent pas comme ça parce que sociétalement, on ne dit pas à quelqu'un qu'il est moche, on va dire, ce n'est pas mon goût. Nous, on dit, c'est vilain. Donc, ça, c'est naturel. Donc, du coup, associer à J'ai pas de tabou sur beaucoup de sujets parce que mes parents ont créé un environnement où dire les choses n'était pas gênant. Eux ne parlaient pas de ça parce que c'était pas leur sujet. Et encore aujourd'hui, c'est pas leur sujet. Mais parce qu'en fait, ils avaient choisi leur propre voie, qu'ils avaient réussi. Je pense qu'ils ont atteint leur objectif personnel.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Moi, par contre, j'avais des ambitions qui étaient complètement hautes, qui étaient beaucoup plus démesurées. Je me compare avec mon frère. J'ai un petit frère. qui lui aussi est beaucoup plus simple que moi et qui du coup a beaucoup moins de besoins que moi. Donc en fait, moi, quand je suis arrivée dans la vie active et que j'ai vu mes premiers salaires et que moi, je rêvais d'une grande maison et que je voyais que la grande maison, elle coûtait 2 millions et que je me suis dit, mais il faut gagner combien pour avoir 2 millions ? Et je me suis dit, mais en fait, il faut gagner au moins 10 000, 15 000 euros par mois. Je me suis dit, mais comment je vais faire pour pouvoir gagner ça ? Et en fait, si j'avais eu... Mon rêve, c'était comme mon père, d'avoir juste une cabane au parlement de la plage. Alors, il n'a pas une cabane au parlement de la plage, Excusez-moi. Il vit pas dans la plage, mais lui, il serait ravi d'être sur une cabane près de la plage. C'est le plus heureux. En fait, tout de suite, tout peut être plus petit. Moi, j'avais un truc, je voulais voyager, je voulais plein de trucs.
- Speaker #1
Donc, en fait, ce que tu dis, c'est que ce qui fait que tu es à l'aise aujourd'hui avec les sujets d'argent, c'est déjà, un, le fait que tu aies des ambitions depuis toute petite.
- Speaker #0
Mes parents ne m'ont jamais interdit de me dire tu feras tout ce que tu veux.
- Speaker #1
Donc ça, cette capacité, cette autorisation que tu as eue de par ton éducation, t'a propulsé à imaginer, à vouloir rêver des ambitions plus grandes. Et la deuxième chose que j'entends, c'est aussi que dans ta sphère familiale, il n'y a jamais de tabou. Parce qu'en fait, on peut... ne pas faire d'éducation financière particulière à ses enfants ou montrer comment on investit, comment on imparne, etc. Mais on peut aussi se dire que l'argent en famille, ce n'est pas un tabou. Je peux te dire ce que j'ai dépensé, ce que j'ai perdu et tout ça.
- Speaker #0
C'est-à-dire que mes parents parlaient de leurs dépenses. Je n'avais pas forcé les montants ni les chiffres. C'est quelque chose que moi, je mets en place dans ma propre vie. C'est-à-dire que des fois, je mets un peu de contexte en disant que ça a coûté tant. juste pour que ma grande notamment puisse avoir un rapport à l'argent. En fait, sinon, on ne sait pas qu'est-ce qui est cher, qu'est-ce qui n'est pas cher. Exactement. Cher, c'est un rapport personnel. Tout à fait. Ce qui va être cher pour toi n'est pas forcément cher pour moi. C'est une question de moyens. Et donc, en plus, les mots ont un sens. Moi, je suis très attachée aux mots. Donc, du coup, je dirais plutôt que ce n'est pas dans mes moyens parce que cher, ça ne veut rien dire. Tout à fait, je suis d'accord avec toi. Donc, en fait, la notion de ces honoreux... C'est la valeur que vous avez envie d'y donner. Exactement. Mon père adorait, mon père était toujours gamer. Il y a plus de 60 ans, mais donc à l'époque, ce n'était pas courant. Mais du coup, lui, il investissait dans des jeux vidéo. Les PlayStation, il était toujours le premier à les avoir. Les jeux vidéo, ça a toujours été un peu cher. Donc en fait, quand les gens venaient chez nous qui voyaient tous les jeux vidéo depuis petit, en fait, ils disaient, mais parce que lui, il voyait de la valeur dans ce truc-là. Aujourd'hui, c'est marrant parce que quand on parlait de... de notre réalité, c'est que moi, du coup, voir des jeux vidéo, c'est tellement courant. Enfin, j'aime pas ça du tout, mais depuis aussi long que je m'en souviens, il y a toujours eu des jeux vidéo et des jeux là-dessus. Donc, pour moi, mettre 80 ou 100 balles dans un jeu vidéo, pour moi, c'est normal parce que j'ai toujours vu mon père le faire. Tout à fait. Mais ça va être pareil, du coup, pour plein de choses. Partir en vacances, louer une voiture. En fait, il y a des choses qui deviennent une normalité. C'est vrai. Quelqu'un qui ne l'a jamais vécu va se dire, tout ça d'argent pour ça ? Et moi, mes parents, par exemple, ne valorisaient pas les vêtements. et aujourd'hui encore j'ai adopté bien malgré moi bien malgré moi parce qu'en fait finalement c'est vrai que ça m'intéresse pas je pourrais m'y intéresser mais ça m'intéresse pas ils valorisaient pas le fait d'aller mettre des vêtements de marque très cher et aujourd'hui c'est pas quelque chose qui même quand je me pose la question je me dis est-ce que j'ai vraiment c'est très beau mais est-ce que j'ai vraiment envie je vois pas j'arrive pas à mettre la valeur sur un vêtement cher Très cher.
- Speaker #2
Ça dépend après des goûts de chacun et de la valeur que chaque personne met sur sa chose.
- Speaker #0
Oui, complètement. Mon père, par exemple, il n'a pas... Il a toujours acheté des voitures neuves ou quasiment neuves pour les emmener jusqu'à la casse. Et aujourd'hui, je fais pareil parce que je ne valorise pas. Aujourd'hui, quand on voit ma voiture, on pourrait se dire... Je pourrais m'acheter une super belle voiture. Quand je vois une belle voiture, ça me crée une légère émotion. Je me dis, ah ouais, quand même, elle est pas mal. Mais je n'arrive pas à valoriser, vu l'entretien que j'ai avec ma voiture, de me dire, est-ce que j'ai vraiment envie de mettre 120 000 euros dans une voiture avec une belle motorisation ? Alors qu'en plus, je m'en tape. Quand des fois, les gens me disaient, c'est quoi comme moteur de voiture ? Moteur ? Du coup, je me dis, est-ce que c'est le plus important que je peux faire ? Non. Non,
- Speaker #1
mais je comprends. Quels sont aujourd'hui tes différentes sources de revenus ?
- Speaker #0
Alors, j'ai mon activité qui est ma première source de revenus. Cette activité a elle-même plusieurs sources de revenus. Après, je vais avoir… Je gagne de l'argent parce que j'ai investi à titre privé dans de l'immobilier. J'ai investi… Je mets de l'argent en fait sur des produits financiers qui vont me rapporter des fois des dividendes, des choses comme ça.
- Speaker #1
Ok, donc tu es rentière.
- Speaker #0
Oui, non, pas vraiment, parce que le terme d'or entier, c'est celui qui n'a pas d'activité. Et moi, je...
- Speaker #1
Est-ce que c'est possible de ne jamais avoir d'activité ?
- Speaker #0
C'est quelque chose que j'ai voulu explorer parce qu'il y a une dizaine d'années, je suis tombée au tout début, où c'était vraiment le début du message de liberté financière. Jusqu'à ce que je me rende compte qu'en fait... Ça, c'est un truc, c'est la grosse lumière qui attire les moustiques et qui, du coup, se brûle inutilement là-dessus. Parce que la réalité, c'est qu'on n'est pas programmé humainement pour ne rien faire.
- Speaker #2
Totalement.
- Speaker #0
C'est un truc à devenir fou dans sa tête, ne rien faire, ce n'est pas un choix. Ce qu'il faudrait, je crois, moi, plus à... Il faut faire quelque chose qui nous plaît. Il ne faut pas que ça soit motivé que par l'argent. Au début, j'ai parlé de ma carrière professionnelle. J'étais très frustrée parce que financièrement, on ne me donnait pas la valeur que j'estimais avoir. Et ensuite, quand j'ai repris l'activité de salarié il n'y a pas longtemps, je trouvais que ce n'était toujours pas assez payé. Mais comme j'aimais ce que je faisais et que j'avais d'autres ressources de revenus, ce n'était pas un frein. c'était pas gênant parce qu'en fait je ne me réalisais pas à travers ton activité salariale Parce qu'en fait, il y a des gens qui confondent, qui ont l'impression qu'il y a des gens qui ne vivent qu'à travers ce qu'on veut bien leur donner. Exactement. Et donc, du coup, il y a une espèce de frustration parce qu'ils ont l'impression qu'ils valent 5 000, ils valent 2 000. Non, vous ne valez pas ça, en fait. Ce n'est pas ça qui détermine ce que vous valez. Il y a des métiers qui sont valorisés à temps. C'est très important. On peut avoir un débat là-dessus, mais ça ne valorise pas la personne que vous êtes.
- Speaker #1
Je suis contente que tu le dises au micro parce que c'est très, très important.
- Speaker #0
Et donc du coup, par rapport à ça, aujourd'hui, je ne me considère pas comme rentière parce que je ne suis pas oisive. je ne suis pas quelqu'un de oisif et je ne resterai pas je ne peux pas rester, enfin pas maintenant, j'ai 40 ans j'ai plein de choses à faire donc du coup l'envie de gagner plus elle vient plus dans le fait de vouloir réaliser certains projets,
- Speaker #1
plus de l'amusement parce que c'est un jeu et plus pour m'occuper quoi Et quelles sont les croyances limitantes que tu entends le plus souvent de la part de tes clients autour de l'argent ? Ou qui t'ont le plus marqué ? Ou que t'as trouvé le plus drôle ?
- Speaker #0
J'ai peut-être une cible de clientèle qui a dépassé certaines croyances. La croyance, c'est souvent la peur de manquer, mais ça, c'est pas une croyance, c'est quelque chose... C'est plus lié à des traumas.
- Speaker #1
Culturel, c'est lié à la culture. Si on parle d'afro-descendants...
- Speaker #0
Oui, pour certains. Et puis des fois, ça peut être juste de traumas familiaux au-delà qu'on pourrait trouver de manière interraciale. Les croyances, mon point de vue est assez biaisé pour le coup, parce que maintenant, j'ai une clientèle qui, pour la plupart, s'est bougée. Et donc, du coup, forcément, elle s'est rendue compte qu'il y avait un autre grand bain dans lequel, qui était beaucoup plus agréable que le petit bain où tout le monde est là en train de patauger dans une eau chaude et croupie. donc du coup ils ont dépassé ce truc là et en fait ils se prêtent à rêver à plus ils osent pas rêver à plus ils ont plus ce plafond de verre de se dire j'aimerais plus mais ils osent pas tout à fait l'assumer, c'est plus ça donc du coup c'est pas une croyance, c'est qu'ils savent ils ont vu, ils ont entrevu qu'il y avait une autre manière de faire les choses et puis ils sont rattrapés pour la plupart avec les millénials de maintenant par rapport aux boomers ils sont confrontés ou pour pouvoir offrir la même chose que ce qu'ils ont reçu pour certains d'entre eux ça va être beaucoup plus dur pour eux parce que ça coûte beaucoup plus cher les études des enfants ont été multipliées par 7 alors que les salaires n'ont pas été multipliés par 7 ce qui fait que du coup ils ont conscience aussi que c'est pour certains qui ont bien réussi quand ils ont 3 enfants et qu'ils se disent mais si je veux qu'ils fassent une bonne école d'ingé ou une bonne école de commerce ça va me coûter 50 000 euros sans les pensions alimentaires que j'en ai 3 il va falloir sortir 150 000 cash parce que je ne veux pas qui est de crédit. parce que justement, ils ont cette aspiration. Donc là, tout de suite, on est dans des montants qui sont importants. Donc là, ils se disent, mais comment je fais pour avoir 150 000 cash ? Moi, mon gamin, il a 13 ans.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Bon, 50 000 parce que... Et puis après, ce qui arrive derrière. Donc en fait, c'est plus ce genre de questionnement qu'ils ont là. Et ils sont perdus sur... Parce que... Le raisonnement, c'est que... Ils ont pas l'habitude d'être accompagnés. Y a pas ce truc où c'est naturel d'aller voir... Comme des gens qui n'ont jamais été chez le coiffeur, ou des gens qui n'ont jamais été voir l'esthéticienne parce que ça se faisait pas, c'est... C'est la tata qui coiffe, qui coiffe la maman. Bah tout d'un coup, ce truc de se dire, bah en fait, on peut se faire chouchouter par quelqu'un d'autre, culturellement, ce n'est pas leur truc. Mais eux, ils arrivent à... J'ai une communication qui fait que certains arrivent à venir me voir comme ça. Mais pour les autres, c'est plus ça. Est-ce que vraiment, il y a une valeur ajoutée à se faire accompagner ? Oui, parce qu'en fait, c'est ce que font les autres. Les autres sont accompagnés depuis tout petit, mais c'est comme pour certains, ils ne se sont jamais coupés les cheveux tout seuls. Moi, mon mari, il a toujours été chez le coiffeur. Il ne s'est jamais coupé les cheveux tout seul. Le benton d'œuf, c'est juste pour sa barbe. Mais parce qu'il est depuis tout petit, il a été chez le coiffeur. Alors que quand moi, j'ai connu mon père et mon frère se couper les cheveux tout seul, Pour quoi faire ? Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas,
- Speaker #1
mais... J'aime beaucoup le parallèle que tu fais, parce qu'effectivement, ça normalise. Encore une fois, il y a cette normalisation, c'est que si tu ne l'as pas connue, tu considères que cette manière de faire, c'est la bonne, c'est la meilleure, il n'y a que celle-là.
- Speaker #0
Il n'y a que celle-là qui existe.
- Speaker #1
Alors que, oui, j'aime beaucoup.
- Speaker #2
On passe à la partie talent ?
- Speaker #1
Oui, on va juste, pour terminer, sur la partie... Juste une question sur la partie argent. Quelle est la plus grosse somme d'argent que tu as reçue sur ton... compte en banque personnel en une fois ?
- Speaker #0
C'est toujours la même chose. C'est toujours quand vous vendez un bien immobilier.
- Speaker #1
Sans nous dire l'origine.
- Speaker #0
Je peux le dire. En fait, quand vous vendez un bien immobilier et que vous avez remboursé, que vous avez fait une belle plus-value, le notaire, il vous fait le virement.
- Speaker #1
Et c'est quoi cette somme ?
- Speaker #0
Moi, c'était, il nous a fait un virement d'un peu plus de 120, 125 000 euros. C'est la somme qui arrivait d'un coup comme ça. Je réfléchis. Oui, ça, c'est la somme qui arrive. Parce qu'après, ce n'est pas le cumul, mais oui, c'est la somme.
- Speaker #1
OK. C'est quelle émotion ça t'a provoqué ? OK, non,
- Speaker #0
pas de problème. Non,
- Speaker #1
mais... Tu fais une tête comme si...
- Speaker #0
Non, mais parce que la somme, elle allait être allouée pour un nouveau bien. Ah oui, d'accord. Donc, en fait, il y a un côté... Ce n'est pas comme si...
- Speaker #1
Ce n'est pas pour toi,
- Speaker #0
quoi. Ça transite. Ouais, voilà. En fait, ouais, j'aurais fait une plus-value. Je vends des actions, je fais une ploye de 120 000. Ouais, l'argent reste là. Oui, mais bon, en fait, j'ai acheté. Puis après, quelques mois après, je viens racheter autre chose. Donc, un peu, c'est reparti. Ouais,
- Speaker #1
OK. Est-ce que tu penses ailleurs que ton argent, il vient de tes compétences ou de ta singularité ? Que l'argent que tu as réussi à créer, à faire, il vient de tes compétences ou de ta singularité, donc ta personnalité ?
- Speaker #0
Les deux.
- Speaker #1
Les deux ?
- Speaker #0
Les deux sont liés. Les deux sont liés parce qu'en fait, il faut avoir de la compétence pour créer de la valeur. Quelle que soit la valeur qu'on crée, il faut avoir un minimum de compétence. Quand bien même on pourrait dévaloriser, je vais prendre par exemple des créateurs de contenu qu'on a tendance à dévaloriser de manière inutile, en disant, mais c'est, je ne sais pas, c'est le truc du vide. Oui, mais en fait, il crée un vide dans lequel vous aimez regarder. Donc, c'est une compétence de pouvoir créer, susciter du vide, d'une attention, attirer votre attention pendant une heure. pour vous la regarder c'est une compétence parce que moi je ne l'ai pas moi je sais que je pourrais endormir quelqu'un non mais c'est une compétence en fait donc pour moi il y a la compétence d'un côté et après derrière il y a la singularité c'est une façon de penser qui est peut-être un petit peu alternative qui est de vouloir prendre mon sillon donc du coup à chaque fois je suis un peu quand je vais à la foule quelque part moi je n'ai pas envie d'aller vers la foule donc du coup je me crée mes propres trucs et je me trouve de mes propres petits puits. je suis là toute seule dans mon coin avec mon petit puits. Voilà, donc c'est peut-être pas un grand puits, mais il vaut mieux avoir un petit abreuvoir seul qu'un grand abreuvoir à 25. On n'a pas partagé le petit temps. C'est clair.
- Speaker #2
Stéphanie, si tu devais monétiser une qualité que tu n'as jamais mise dans ton business, ça serait laquelle ?
- Speaker #0
Une qualité que je voudrais monétiser ?
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Ma franchise, je ne sais pas. Non, même pas aussi, je la monétise, ma franchise. Parce que les gens viennent me voir parce que je suis franche et qu'ils se disent au moins, elle me dira la vérité. Je pourrais monétiser l'humour. Je ne suis pas humoriste. On a une chose sur les finances. C'est clair. On peut faire ça comme ça.
- Speaker #1
Ok. Qu'est-ce que tu as cherché en créant cette activité à déconstruire ou à bousculer à travers ton business ?
- Speaker #0
Alors moi je ne cherche pas à déconstruire. Pour moi c'est le métier des coachs mentors, psychiatres. Je suis plus côté psychiatre, psychologue que coach mentor. Moi je suis plus là pour aider, accompagner. C'est plus ça, c'est donner du sens. Moi, je crois que tout le monde a sa place. Je crois beaucoup à la société. Je crois beaucoup aux... J'ai toujours un peu... Voilà, les abeilles, les fourmis, les trucs comme ça. Ce truc où, en fait, chacun a sa place. Il n'y a pas de... Souvent, tout le monde veut être la reine des abeilles. La reine des abeilles ne peut pas survivre sans les abeilles ouvrières. Et les abeilles ouvrières, il n'y a pas de suite. Il n'y a pas de sens s'il n'y a pas de reine, en fait. Donc, du coup, chacun a sa place. Moi, ma place, c'est... Je me suis... concentrer sur moi, j'adore les sous, j'adore aller chercher des niches, aller chercher comment faire plus, voilà. Moi, je suis là-dessus. Si c'est quelque chose qui vous intéresse, venez me voir. Moi, après, j'ai aucun problème à aller valoriser les cheveux, la mode, tout ça, ça ne m'intéresse pas du tout. Donc, du coup, pareil, je veux aller voir des gens qui adorent ça, qui pourraient parler de mode toute la journée, de musique toute la journée. Je me fais un plaisir à les écouter parce que je me dis, mais c'est génial. En fait, moi, je trouve que c'est... Il faut être humble par rapport à ce qu'on apporte, et ne pas vouloir être une espèce de mégalomanié, de vouloir être tout et un. C'est quand même un truc de... Je suis d'accord.
- Speaker #1
Non, je suis d'accord, masterclass.
- Speaker #2
Petite masterclass. Ok. Mini masterclass. Vraiment,
- Speaker #1
tu réponds de manière structurée, par points. La première étape, moi, je pense que c'est ça. Deuxième étape,
- Speaker #0
c'est là.
- Speaker #2
Tu devais expliquer comment on construit un patrimoine de 2 millions d'euros. à une nana qui a 25 ans qui galère.
- Speaker #0
Alors déjà, il faut qu'elle arrête de galérer, il faut qu'elle trouve une solution pour arrêter de galérer. Oui, ok. Ok,
- Speaker #1
premier point. Non,
- Speaker #0
mais oui, t'as raison. En fait, déjà, on ne peut pas créer quelque chose si dans sa tête, on est dans la galère. Non, mais c'est vrai. Parce qu'en fait, on a un sentiment d'urgence et on ne peut pas bâtir quelque chose de solide avec un sentiment d'urgence. Je suis d'accord. Les films et les séries... C'est fou. Il va au rêve de choses où en fait le héros, il est acculé, il va mourir, il met la corde au cou. Et en fait, on n'est pas dans un film, dans une série, ça ne va pas se produire, il n'y aura pas de héros, il n'y aura pas de truc magique où tout d'un coup, Robin des Bois va tirer une flèche et va couper la corde au dernier moment, ça ne va pas se passer. Enfin, en tout cas, moi, dans ma vie et dans la vie que je vois. Du coup, l'étape 2. Non, mais c'est le plus dur déjà.
- Speaker #1
Non, mais tu as raison.
- Speaker #0
Et j'insiste là-dessus parce que vraiment, trop de gens viennent me voir en me disant, sortez déjà de votre situation d'urgence et vous connaissez au fond de vous. Comment en sortir ? Ton taf ne te paye pas assez, change de taf. Tu dois faire une reconversion professionnelle, tu fais une reconversion professionnelle. Tu es entrepreneur, tu ne gagnes pas de thunes, tu vas chercher un CDI. En fait, à un moment donné, on sait, mais les sacrifices, ça commence par ça, tu sors de ta situation d'urgence. Une fois que tu as stabilisé ça, dans ta tête, tu laisses passer le temps, ça ira mieux. À partir de là, tu vas pouvoir commencer à te dire, en fait, chaque euro que je gagne Donc indépendamment de mes besoins incompressibles auxquels tout le monde fait face, c'est-à-dire se loger, manger, vivre un peu, tu vas investir le reste et tu vas essayer d'investir avant même d'avoir payé tout le reste dans quelque chose qui va te rapporter de l'argent. C'est-à-dire qu'en fait, tu te dis quand je gagne un euro, il faut que cet euro me ramène des centimes. Et donc à partir de là, c'est pour ça que quand tu m'as posé la question tout à l'heure, quand tu as eu tes 120 000, machin, ben moi, ils sont arrivés, ils sont repartis, enfin 120 000, ils sont repartis, ramener 250 000. Donc du coup, oui, c'est cool, mais en fait, moi, j'ai une vision non thermiste, sortez du cours thermiste. Et donc là, après, tu choisis. En fonction de ce que tu préfères, il y a des gens qui vont se dire, souvent les gens vont vers l'immobilier parce que c'est facile à comprendre. Mais ce n'est pas forcément simple à mettre en place, c'est facile à comprendre. C'est facile et simple. Je crois que c'est... Une autre qui disait ça, facile, simple, c'est que... Ah oui,
- Speaker #1
c'est vrai que j'ai entendu ça. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #2
Simple, basique.
- Speaker #0
Mais il explique ça bien parce que finalement, il y a des choses qui sont faciles à comprendre mais qui ne sont pas forcément... C'est un peu compliqué à mettre en place. Du coup, il y a des gens pour qui ça va être plus simple de faire de l'investissement financier. Si c'est ça, tu choisis. En fait, à un moment donné, ce n'est pas à moi de te dire ce qui est plus simple pour toi, c'est toi et ton ressenti. En revanche, la seule chose ce que je peux te dire, c'est que... Ne fais rien et dans 10 ans, on se revoit, tu seras au même point de départ.
- Speaker #1
Totalement. Donc, tu dirais que la première étape, c'est d'arrêter de galérer. Donc, si tu as un salaire, si tu n'as pas de travail, va te trouver un travail. Si ton activité ne paye pas, va te chercher un CDI. La deuxième étape, c'est chaque argent que tu gagnes, au-delà d'avoir payé tes factures, il doit être épargné. Troisième étape, c'est choisir l'investissement qui te convient.
- Speaker #0
Choisir un investissement, s'y tenir, mettre en place une stratégie. éventuellement se faire accompagner parce que ça peut aider. C'est important. Histoire de mettre au clair, en tout cas avoir un plan, c'est un peu comme le business plan, c'est ce truc où on se dit, on a des rêves. Après, le business plan, il n'est pas forcément fait pour être respecté à la lettre. Non, il y a une direction. Mais au moins, ça donne une direction.
- Speaker #1
Tout à fait,
- Speaker #0
je suis d'accord. Et ça, c'est la première. Et souvent, je pense qu'il y a des gens qui restent au stage one, c'est les gens qui veulent tout faire par eux-mêmes parce qu'ils ont cette espèce de surconfiance en eux, ils peuvent tout faire. personne ne vous demande de faire tout tout seul déjà d'une part la plupart des gens qui avancent vite ne font pas tout tout seul ça veut dire aussi que si tu trouves qu'à chaque fois que tu dois faire un investissement dans quelqu'un que tu trouves ça cher c'est que tu galères arrête de galérer j'adore arrêtez de galérer c'est je pense qu'il y a plein de gens qui qui sont là en train de struggle avec ça ce truc de De sortir de la galère, c'est pour certains, ça leur prend 10 ans, 15 ans, 20 ans, alors du coup, ça donne pas des perspectives qui sont réjouissantes parce qu'on se dit, mais j'ai 25 ans, j'ai pas envie d'arrêter de galérer à 45 ans. Mais meuf, prends les décisions qui s'imposent. Si c'est ton mec qui te tire vers le bas, ben...
- Speaker #1
Change ton mec.
- Speaker #0
Non, mais en fait, au fond de nous, on sait exactement ce qu'il faut faire. On sait qu'il faut changer d'entourage, on sait qu'il faut changer de taf, mais en fait, la peur nous empêche, la routine, etc., nous maintient dans un statu quo. Le statu quo, tu le connais. Si tu veux changer de statu quo, il y a des décisions à prendre. Et personne ne va te prendre par la main. Il n'y aura pas de super-héros, il n'y aura pas de prince charmant, il n'y aura pas de super-héros. Et on n'est pas dans Hunger Games. Personne ne va venir te disant « Ouais, je vais t'aider » .
- Speaker #1
J'aime beaucoup ton discours, il est réaliste, donc j'adore. On va passer au rituel badass. Alors, ce sont des questions qu'on va te poser d'affilée. On ne va pas commenter, on va essayer de ne pas commenter.
- Speaker #2
On les pose vraiment en rafale et du coup, ce seraient des réponses très courtes.
- Speaker #1
Contenées.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Allez, tu préfères être comblée d'amour ou à la tête d'un empire financier ?
- Speaker #0
Comblée d'amour.
- Speaker #1
C'est quand la dernière fois que tu t'es sentie la plus badass dans ta vie ?
- Speaker #0
Ça fait un moment déjà, pas de souvenirs.
- Speaker #1
Tu ne te sens pas badass assise là sur Comme les badass ?
- Speaker #0
C'est de mon caractère d'être extravertie, donc du coup, j'ai l'impression que c'est normal.
- Speaker #1
Normal, ok. Est-ce que tu penses qu'on peut être spirituelle, douce, féminine et vouloir gagner des millions, des milliards ?
- Speaker #0
Oui, je ne crois pas dans la compatibilité.
- Speaker #2
C'est quoi ton tas plus grosse ambition ?
- Speaker #0
Avoir un fonds d'investissement qui me permette de peser, oui.
- Speaker #1
Ok. Quand tu te projettes en 2030, t'imagines t'es arrivé à ton goal ultime. Est-ce que tu peux nous décrire à quoi ressemble ta vie ?
- Speaker #0
Je pense qu'elle n'est pas tellement différente d'aujourd'hui. Il y a juste plus de monde.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Tu...
- Speaker #1
Attends. On est en 2030. T'as atteint tous tes objectifs. Donc elles ressemblent à aujourd'hui ta vie, mais avec plus de monde, c'est-à-dire ?
- Speaker #0
D'un point de vue personnel, j'espère qu'il n'y aura pas de changement, si ce n'est que mes enfants vont vieillir. D'un point de vue pro, je fais déjà ce que j'aime. J'ai déjà structuré ce que je voulais. C'est juste que pour pouvoir me tourner vers plus de clients, j'ai juste plus de monde autour de moi.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Tu as plus de salariés, tu as plus de personnes. En tout cas, tu as des gens qui bossent avec toi.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est plus ça. En fait, c'est juste le fait de pouvoir... Oui, juste que je ne peux pas me démultiplier. Donc en fait, là, in fine, vraiment, là-dessus, encore une fois, il y a dix ans, on m'aurait posé la même question. Je serais partie dans des délires, mais en fait, ce n'est pas moi.
- Speaker #1
Ok, factuel.
- Speaker #0
Aujourd'hui,
- Speaker #2
tu te connais aussi assez pour savoir ce dont tu as envie, ce dont tu as besoin et comment tu y vas. Oui,
- Speaker #0
puis surtout, je sais aussi que je n'ai pas besoin, je ne recherche pas d'avoir une équipe. En fait, moi, j'ai déjà eu des équipes et je n'aime pas ça. Le management, etc. Ce n'est pas un truc qui me fait kiffer. Parce qu'en fait, moi, j'avais aussi ce truc, ça faisait partie d'une valorisation, de quelque chose qui était ambitieux pour moi, c'était de me dire, ouais, j'aurais 100 salariés. Et avoir un empiègue sans salariés, ce n'est pas un truc qui me fait kiffer.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Vraiment pas. C'est le truc de dire, je suis là, à la tête de tous ces gens qui sont sous mes ordres. Waouh, c'est un égo que je n'ai pas. Vraiment, c'est vraiment le truc qui, limite, je préfère passer second et donner un vrai rage qui va s'occuper de ça. vraiment je préfère et moi je ne veux pas m'occuper des gens d'ailleurs je vous l'ai dit je ne veux pas être responsable je suis responsable de ma vie c'est beaucoup je ne suis pas une personne à moitié avec qui je vis gérer la vie des gens c'est vraiment alors ok par contre je vais juste revenir sur quelque chose que tu as dit tu as parlé de créer un fonds d'investissement est-ce que tu peux nous interdire un peu plus sur ce fonds d'investissement en 2030 à quoi il ressemblerait en 2030 je ne sais pas je ne sais pas combien je mettrais d'ici là mais C'est plus l'idée de pouvoir mettre, je ne sais pas, 200 000, 300 000 euros par an et puis aider des entrepreneurs pour investir dans des boîtes. C'est plus ça.
- Speaker #1
Ok, très bien. Avec tout ce qu'on a entendu, Stéphanie, est-ce qu'on peut dire que tu es badass ?
- Speaker #0
Moi, en fait, je ne me considère pas comme badass. Pourquoi ? Parce que ce n'est pas bien de se comparer, mais c'est important de se positionner par rapport à là où on est. Moi j'ai un cabinet de gestion de patrimoine A l'échelle de Je viens d'ouvrir etc Donc à l'échelle de mon cabinet je suis toute petite Aujourd'hui j'ai envie d'être un gros cabinet D'être un cabinet reconnu Donc du coup en étant Au tout début là je me sens pas encore Voilà je me sens pas là Où je me dis ouais je suis fière Par contre ce dont je suis fière c'est qu'en peu de temps J'ai quand même beaucoup de personnes qui m'ont fait confiance Mon chiffre d'affaires démarre fort donc là dessus je me sens je suis contente je me dis quand même en quelques semaines c'est pas mal je me dis si sur cette lignée là si je continue dans cette perspective là je vais peut-être pouvoir raccourcir certains délais donc là dessus mais comme moi je suis vraiment moi j'ai toujours l'horizon devant mes yeux je marque le coup maintenant j'ai appris en fait à célébrer certaines victoires mais mais c'est comme si on disait pour quelqu'un ça te fait quoi toi d'être champion de France ouais mais moi je veux être champion du monde en fait donc voilà ok Merci.
- Speaker #1
Mais alors, c'est vrai, je suis d'accord avec toi, mais c'est parce qu'on a souvent tendance à se comparer aux autres. Et je pense que c'est important d'une certaine manière pour, comme tu disais, se positionner. Mais je pense qu'avant tout, cette question, c'est de se dire par rapport à là où j'étais il y a cinq ans, il y a quelques semaines, il y a quelques mois. Est-ce que j'ai avancé et du coup, est-ce que je suis badass pour ça ?
- Speaker #0
Hum... Ouais, après, je faisais pas la même chose il y a 5 ans, mais... En fait, c'est ça qui est marrant avec moi. Même moi, ça me fait souvent parce que... Comme je ne suis jamais la même personne, je suis un Pokémon, je ne suis jamais la même personne qu'il y a 5 ans. Il y a 5 ans, je m'occupais de mes enfants, d'avoir des jumeaux. Ça, c'était badass de m'occuper de mes deux enfants toutes seules.
- Speaker #1
Mais tu t'en occupes toujours. C'est clair,
- Speaker #0
mais ils sont vivants, donc ils ont survécu.
- Speaker #1
C'est du boulot.
- Speaker #0
Donc voilà, il y a ce truc-là. Là, je me suis renouvelée, je n'ai pas sombré. Donc c'est plus ce truc-là. Donc c'est juste par rapport à ça, parce que je ne suis jamais la même personne tous les 5 ans. Jusqu'à présent, j'ai jamais... J'ai toujours réussi à être dans une... Je ne suis pas la même personne, donc du coup, c'est comme le papillon se dire... Est-ce que tu te trouves bien par rapport au moment où tu étais chenille ? Ouais, mais je n'étais pas la même personne,
- Speaker #1
donc en fait, tu es badass ! Eh bien, ce n'est pas grave. Nous, on dit que tu es badass. Je ne suis pas badass !
- Speaker #0
C'est très,
- Speaker #1
très rare ! Après,
- Speaker #2
on comprend et on a souvent eu cette discussion aussi avec Priska, où effectivement, moi, une fois que j'ai coché une case, ça a l'air d'être derrière moi et je me fais un petit peu... Mais c'est vrai qu'avec le temps qui passe aussi, il faut réussir à se dire « Bah ouais, j'ai quand même fait le plus 1, j'ai quand même fait le plus 2. » Et ça compte en fait. Même si je change totalement de direction, totalement de pas, mais ce que j'ai fait avant l'expérience que j'ai prise, ben ouais, elle est quand même badass. Et je suis fière de ce que j'ai pu réaliser.
- Speaker #0
Non mais en fait, je suis toujours fière de moi. C'est encore pareil, c'est mes parents qui me l'ont inculqué. Pardon, je leur rends beaucoup hommage aujourd'hui. C'est vrai,
- Speaker #1
c'est vrai.
- Speaker #0
Mais parce que mes parents m'ont toujours appris. mes enfants je leur dis ma fille par exemple je lui dis tous les jours T'as donné le meilleur de toi, t'es fière de toi, et je suis toujours fière de moi.
- Speaker #1
C'est ça, être badass.
- Speaker #0
Je fais des trucs nuls, je suis quand même fière de moi, parce que j'ai donné le meilleur de moi.
- Speaker #1
T'as testé, c'est génial, on va te reposer la question, est-ce que tu te sens badass ?
- Speaker #0
Oui, lors d'un escalade, oui, oui, donc je me sens badass, j'en suis...
- Speaker #1
Parce qu'on n'aurait pas pu terminer l'émission comme ça. Merci beaucoup à Stéphanie pour cette interview. Merci Stéphanie.
- Speaker #0
Et à vous,
- Speaker #2
on vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Colmy Badass. En attendant, rendez-vous sur Instagram.
- Speaker #0
Des bisous.
- Speaker #1
Des bisous.
- Speaker #2
Les filles, un grand merci d'avoir écouté Colmy Badass. Si vous aussi, vous avez l'âme d'une badass, laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine. pour être inspiré, motivé, encouragé par ces histoires authentiques de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs, à surmonter des difficultés ou plus largement à vous épanouir dans toutes les sphères de votre vie, Connie Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi, vous êtes badass !