- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Call Me Badass. Ici, nous mettons en lumière des femmes extraordinaires qui aspirent à une vie meilleure. Elles sont de véritables modèles de réussite grâce à leur parcours de vie. Chaque épisode de Call Me Badass vous plongera dans l'histoire de femmes audacieuses qui ont surmonté des obstacles, transformé leur échec en opportunité et embrassé le processus d'apprentissage pour devenir les meilleures versions d'elles-mêmes. Des badass quoi ! A tout de suite ! Bienvenue sur Comme une badass, bonjour ma chatte. Salut ! Je te dis bonjour ma chatte, salut ! On en parle de ça ?
- Speaker #1
Bonjour Carole ! Bonjour les chatounettes ! Parce qu'il ne faudrait pas oublier, s'il y a une chatte, ça fait des chatounettes. Ah, chatounettes !
- Speaker #0
Oui ! C'est pas mal ce petit surnom, chatounettes. Bon, comment tu vas
- Speaker #1
Carole ? Super bien. Super bien et merci les filles pour votre invitation.
- Speaker #0
Merci à toi d'être là.
- Speaker #1
Franchement, c'est top.
- Speaker #0
Tu sais pourquoi on a voulu t'inviter ? Parce que tu dégages ce qu'on peut appeler aujourd'hui une femme libre. On t'a déjà dit ça ?
- Speaker #1
C'est une liberté qui coûte cher, mais oui, on me le dit souvent.
- Speaker #0
Quels sont les rôles modèles féminins qui inspirent la liberté pour toi ?
- Speaker #1
Les rôles féminins qui inspirent la liberté, c'est la femme qui va déposer son enfant à l'école le matin. Et qu'elle soit coiffée ou complètement décoiffée et même en schlag. Et qu'elle embrasse son enfant avec beaucoup d'amour. Et ça, c'est les femmes qui m'inspirent. Parce qu'elles savent donner de l'amour et faire en sorte que cet enfant va aller chercher des résultats. Parce qu'il est dans un cadre merveilleux. Mes rôles modèles, ce n'est pas les gens connus. C'est les femmes de tous les jours. Celles qu'on côtoie, celles qu'on rencontre et celles qu'on observe aussi. Et elles nous apportent énormément, elles nous illuminent. D'accord. Oui.
- Speaker #0
Très bien. Que penses-tu du mot badass ?
- Speaker #1
J'adore. Parce que moi-même, je suis une badass. Moi-même, je suis une badass. Une badass, c'est la femme qui n'a peur de rien. C'est celle qui est en dehors des codes et elle s'en fout d'être en dehors des codes. C'est-à-dire qu'on est là pour vivre, on n'attend pas d'être validée par quelqu'un. Et c'est ça qui est super. C'est-à-dire que notre validation, on se l'autorise. On se l'autorise totalement, on se l'autorise sur sa manière de s'habiller, sur sa manière de se mouvoir, de sa manière de parler, sa manière d'avoir sa relation vis-à-vis des autres. Et celles qui ne sont pas à côté, parce qu'elles ne sont pas badass, elles n'ont pas encore compris.
- Speaker #0
Elles n'ont pas encore compris,
- Speaker #1
j'aime beaucoup. Elles n'ont pas encore compris.
- Speaker #2
Tu essaies de présenter maintenant, Carole ?
- Speaker #1
Alors, me présenter ? Alors, moi, je suis Carole Carrière. Alors, si je devais me définir, je suis à la croisée. À la croisée des chemins entre le soin, la tolérance, l'insertion, l'inclusion et la liberté de soi. Donc, à travers mon métier, puisqu'aujourd'hui, je suis docteur en médecine holistique. D'accord. Donc, je suis experte en neurosciences également et j'interviens auprès des femmes, des enfants, également des dirigeants, des chefs d'entreprise et des institutions.
- Speaker #0
Très bien. Quelles sont tes différentes activités plus précisément ?
- Speaker #1
Différentes activités. Donc j'ai tout d'abord mon entreprise À votre image, où sur cette entreprise, je fais du développement de stratégie pour les entreprises. Donc c'est aussi bien au niveau européen, sur la Caribe, également sur l'Afrique. D'accord. Donc ce qui me permet de travailler avec des institutions, des ministères, sur différents projets en termes de développement et l'écriture de projets. Ok. Et ensuite, à côté de ça, j'ai mon cabinet. Mon cabinet est un aîné que je suis sophrologue et thérapeute, qui me permet de rencontrer, de suivre des femmes, même suivre des femmes tout au long de leur PMA, parce que je fais également des PMA aujourd'hui. Singularité, j'ai également des enfants autistes. Ok. Voilà. Et à côté de ça, j'ai mis en place une association il y a six ans, qui s'appelle Au-delà de la résilience, Pense Outre-mer. Et cette association-là, elle est sur la lutte de toutes les violences. Quelles que soient les violences, que ce soit physiques, psychologiques, violences financières, la violence silencieuse, celle qu'on a au travail, que ce soit par un regard, une attitude, la manière de faire, qui pourrait nous sentir diminuées et penser qu'on n'est pas à notre place. Et ça, c'est hyper important. Donc, avec cette association, on intervient au sein des entreprises pour parler de cette violence qui, des fois, malheureusement, peut aboutir à un mal-être. et à la destruction d'une famille. Et là, je vais donner un exemple très concret, c'est-à-dire que je vais subir des primades au travail. Un soir, je vais rentrer à la maison, puis la petite blague que me fait ma fille, mon petit garçon. ce soir-là va mal passer. Et là, par contre, l'enfant, je veux le faire taire, même s'il crie, jusqu'à ce qu'il se taise. Mais le problème, c'est que ça peut aller très loin et ce jour-là, je peux perdre mon enfant. Je perds mon enfant, je perds mon identité. Et là, je vais dans la spirale qui est négative. Et c'est pour ça que cette violence silencieuse, c'est si important d'en parler aujourd'hui. On parle de santé au travail, mais la santé mentale, ça va également par rapport à la conscience de chacun, l'attitude de chacun, les uns vis-à-vis des autres. C'est très important. Un regard, une attitude peut détruire l'autre. Et là-dessus, il faut qu'on soit vraiment bienveillant. Et c'est vraiment là-dessus que je travaille avec l'association. On fait des interventions aussi au sein des établissements. Là, on va avoir un déplacement sur les Antilles-Guyanes, également à Saint-Martin. D'accord. Où là, on fera des interventions également dans les écoles, mais également pour les enfants de différentes entreprises qui nous ont demandé sur la discrimination à l'école.
- Speaker #0
Quel type d'entreprise vous visez ?
- Speaker #1
Je ne vise aucune entreprise, c'est les entreprises qui nous contactent parce que ce n'est pas une entreprise par rapport à sa taille. On a également des entreprises où ça peut être seulement une personne, mais que la personne a besoin de savoir également comment se comporter vis-à-vis de ses fournisseurs et ainsi de suite. Et que c'est important des fois de pouvoir s'asseoir et de se dire, je crois que j'ai loupé quelque chose avec tel fournisseur ou avec tel collaborateur et pouvoir mettre les mots sur les choses qu'on aurait pu dire. Et puis surtout, ce côté humain, on est toujours en quête de résultats. On ne se pose jamais la question, comment va la personne qu'en face de nous, la manière dont elle évolue. Et puis surtout, quel est son projet ? Elle est dans votre entreprise, mais quel est son projet personnel ? Son projet personnel, ce n'est pas que votre boîte.
- Speaker #2
Mais ça se développe, ça, depuis le Covid. Les entreprises se posent de plus en plus cette question. Moi, je suis sortie du monde corporate, mais je n'ai pas l'impression que les entreprises... se posaient vraiment ces questions ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, avec la QVCT, la qualité de vie au travail, énormément d'entreprises se penchent dessus parce que pendant la COVID, ce qui s'est passé, là, on a eu droit à tout et n'importe quoi. C'est-à-dire que les personnes qu'on voulait mettre au placard, ce n'était pas difficile. On faisait une réunion team, c'est bon, on oubliait de l'inviter. Donc la personne, là, c'était vraiment le placard absolu. Et c'est pour ça qu'on se retrouve avec des personnes. à la fin du Covid, des gens qui ne voulaient même pas remettre les pieds au sein d'entreprises ont demandé pour avoir vraiment un maximum de temps au domicile pour travailler, effectuer leur travail parce qu'ils n'avaient plus envie d'interaction sociale.
- Speaker #2
Ça les a isolés encore plus ?
- Speaker #1
Oui, ça les a isolés encore plus et c'est pour ça qu'on parle de cette fameuse violence silencieuse. Aujourd'hui, il faut que les gens en sortent parce que ceux qui disent isolés restent à la maison, on rentre dans de la sédentarité. Quand on rentre dans la sédentarité, on voit de moins en moins de monde. Et puis, si on a des enfants, on n'a rien à leur raconter. Donc, à la maison, c'est vide. Et on invite les autres à rentrer le plus tard possible à la maison. Parce qu'ils savent que quand ils vont rentrer, ils vont être face à quelqu'un qui n'a rien à dire. Voir qu'il y a des reproches à faire parce que les autres ont une interaction sociale.
- Speaker #0
Donc, les entreprises, finalement, qui vous mandatent pour des interventions, ce sont des entreprises qui accordent beaucoup d'importance à la qualité de vie au travail pour leurs collaborateurs ou les partenaires ?
- Speaker #1
Oui, tout à fait. D'accord. énormément de... C'est les entreprises qui sont posées, qui ont un regard déjà d'une sur leur employé, mais également sur la qualité. Si leur employé travaille dans de bonnes conditions, les personnes qu'ils doivent recevoir seront reçues dans de bonnes conditions. Ce n'est pas ricochet en fin de compte. Et c'est là qu'il faut vraiment faire attention à toutes ces choses.
- Speaker #2
Combien de bénévoles travaillent dans ton association ? As-tu des bénévoles déjà ?
- Speaker #1
Alors, aujourd'hui, j'ai des bénévoles. OK. concernant les bénévoles c'est également pour une grande partie des intervenants également j'ai fait un rôle modèle au niveau de mon association où les intervenants lorsqu'ils se déplacent pour faire des interventions ils sont payés puisque les clients payent pour l'intervention je ne suis pas dans le rôle modèle où j'ai des bénévoles et les bénévoles je les fais courir partout à un moment donné on a des personnes qui sont en face de nous qui ont une expertise ils la mettent gracieusement pour l'association, pour qu'on puisse écrire des projets, pour qu'on puisse mettre des choses en place. Mais il s'agit aussi que lorsqu'ils se déplacent, et c'est pour une entreprise ou autre chose, qu'ils soient gratifiés, même si ce n'est pas au même montant que leur zone horaire, mais au moins, ça permet également aussi de valoriser leur présence et leur travail. Donc, par rapport au nombre de bénévoles qu'on a aujourd'hui, on est sur 20 bénévoles. Et là, ça va continuer. Carole ?
- Speaker #2
Qu'est-ce qui t'a poussée à créer cette association ?
- Speaker #1
Alors, ce qui m'a poussée à créer cette association, alors elle date de 2019. En 2019, on était juste avant le Covid. Mais vraiment, à six mois avant le Covid, j'ai créé l'association. Je crée l'association parce que je pars du constat où là, on a un souci. Les personnes âgées, on les met en EHPAD. La plupart, il y a celles qui n'ont pas les moyens. Et quand on les met en EHPAD, c'est la maison. La maison qui est prise en gain pour pouvoir payer l'EHPAD et ainsi de suite. Et on a des personnes qu'on déplace de chez eux, qui avaient leur petite vie, leurs petites habitudes. Et en fin de compte, on les met en prison. Je suis désolée, pour moi, c'est une prison. C'est une prison à partir du moment où cette personne, elle n'a pas libre cours de sa vie, où elle ne peut pas se payer un petit coiffeur. Elle ne peut pas se faire des petites emplettes et quand ce n'est pas un choix. Et de là, j'ai créé un projet. J'ai créé un projet d'insertion qui permet aux femmes sur l'insertion de faire une formation d'onco-esthétique. L'onco-esthétique, c'est ce qui permet, lorsqu'une personne a eu le cancer, elle ne peut pas être touchée par une esthéticienne lambda. Il faut que ce soit une onco-esthéticienne qui connaisse les mouvements. de massage, même par rapport au maquillage, les crèmes, tout ça, tous ces produits-là, c'est des produits bien spécifiques. Donc, tout ce qu'on avait dans le placard, on le fout à la poubelle. Les céticiennes qu'on avait l'habitude de voir, on lui dit bye-bye. Donc, j'ai écrit cette formation qui devait être dispensée au niveau de... par l'Institut Raphaël, par le docteur Toledano, cancérologue, puisque lorsque j'ai écrit le projet, je l'ai présenté à l'époque... époque, on avait l'opco qui s'appelait Opcalia, qui m'ont accompagnée avec France Travail, qui s'appelait L'Emploi, à l'époque. On va faire du lexique. Et en fin de compte, tous ensemble, on a commencé à travailler sur le projet. J'ai contacté l'ensemble des EHPAD du Val-de-Marne. Et l'idée, c'était quoi ? L'idée, c'était que toutes les personnes âgées qui, elles, ne peuvent pas se payer des soins, de la... de... J'ai oublié le terme. La réflexologie. Ah oui. Voilà. Ceux qui ne pouvaient pas se payer la réflexologie, le maquillage et ainsi de suite, un petit shampoing et tout à lécher le coiffeur. Dans cette formation d'onco-esthéticienne, il n'y avait qu'un jour de pratique. Et moi, j'ai dit les 15 jours de pratique et l'heure de question qu'on mette des annonces dans le journal.
- Speaker #2
Alors attends, rebobinons.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
La formation en costéticienne, c'est pour les personnes qui ont eu un cancer.
- Speaker #1
C'est pour les personnes qui sont à Pôle emploi et qui n'ont pas de métier. Donc, c'est pour leur apprendre un métier. Oui,
- Speaker #2
mais la spécificité de l'onco-esthétique, c'est pour un public qui a eu un cancer.
- Speaker #1
Oui. D'accord ? Oui.
- Speaker #2
Mais du coup, tu les envoyais en formation. Ça te permettait en fait d'allier, comment dire ?
- Speaker #1
La pratique.
- Speaker #2
La pratique, mais ce n'était pas sur des personnes qui avaient des cancers.
- Speaker #1
On a de tout dans les EHPAD. Donc, ça permettait de ne pas isoler une personne. Ça permettait de ne pas isoler une seule personne.
- Speaker #0
Je trouve ça smart parce que finalement, tu as répondu à deux problématiques en faisant ça.
- Speaker #1
Oui, parce que ça permettait en fin de compte de ne pas dire que vous avez eu le cancer, je vous mets de côté, vous ne pouvez pas. Donc, en fin de compte, ça permettait de répondre à toutes les problématiques. Donc, là-dessus, c'est super, ça a été validé, un projet de 80 000 euros. Patatrac, le Covid arrive, 80 000 euros, bye bye. Projet bye bye, puisqu'il ne fallait pas toucher les personnes âgées et on n'était plus en contact avec eux.
- Speaker #0
Parce que les 80 000 euros devaient être donnés par qui ?
- Speaker #1
Par la région Île-de-France et France Travail. C'est-à-dire que tout a été couplé, mais c'est ce qui permettait de financer la formation des demandeurs d'emploi. Ce n'était pas pour moi. Oui, oui, d'accord. C'était là. Ce n'était pas pour moi. C'est ce qui permettait de les financer. Et aujourd'hui, ce qui s'est passé, c'est que…
- Speaker #0
Je t'en retiens en deux minutes. Quand tu dis que ce n'était pas pour toi, c'est-à-dire que toi, comme tu agissais via ton association, donc effectivement c'était pas à but lucratif donc tu ne te fais pas payer pour ça non ok non non et pourtant tu as bossé dessus j'ai bossé dessus mais c'est comme tous les projets que j'ai écrits tout au long de ma vie il y
- Speaker #2
a des projets qu'on écrit mais on les écrit pour les autres et pas pour soi ok je veux dire maintenant moi c'est ça que je trouve hyper sexy chez toi hyper badass c'est cet engagement au delà de la liberté que tu dégages Mais c'est l'engagement que tu as, ce que tu fais pour les autres.
- Speaker #1
Tu sais que c'est sexy ou pas ? Oui, c'est super sexy. Totalement. C'est sexy, c'est bandon, c'est tout quoi. Franchement. Non, mais je le dis à chaque fois et à chaque fois que je vois les gens et que je peux prendre la parole, je leur dis mais vous ne pouvez pas vous lever le matin et vous dire que vous n'avez rien fait pour autrui. Rentrez dans une association, n'importe laquelle. Faites quelque chose, donnez deux minutes, trois minutes. et vous allez voir que vous donnez du bonheur aux gens. Et bonheur qu'on le donne, on le récupère aussi. Et c'est juste extraordinaire.
- Speaker #2
Je suis totalement d'accord. J'ai écrit un livre qui s'appelle La recette du bonheur. Il y a tout un chapitre sur l'engagement, sur le fait de partager son bonheur avec les autres, sur le fait de partager du temps, de donner du temps, de donner de l'engagement. Parce qu'en fait, ça te revient comme un boomerang. On ne le fait pas pour ça,
- Speaker #1
à la base.
- Speaker #2
Mais en fait, le résultat est là. en fait. Quand tu donnes du temps Quand tu t'impliques dans des associations, ça t'ouvre le cœur fois mille. Je suis tout à fait d'accord avec toi.
- Speaker #1
Pardon !
- Speaker #2
Reprenons le fil de notre histoire.
- Speaker #0
Tu disais que tu étais engagée dans...
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
pause, excuse-moi. Parce que du coup, j'étais en train de vous écouter et j'avais une question. Donc, quel... Quelles compétences tu mets en œuvre pour écrire des projets associatifs ? Tu vois, ce n'est pas banal d'écrire des projets associatifs. D'écrire un projet est tout court. Ça demande du temps, ça demande d'avoir des compétences. Je veux dire, parce que tu ne fais pas que ça, tu vas aussi chercher les financements de ces projets. Donc, ça demande de connecter avec des gens, de trouver les personnes pertinentes pour t'aider à faire fonctionner ce projet. Ça te demande d'une... Ça crée de doses de rédaction synthétique. Ça te demande pas mal de recherche, de l'audace, effectivement. De l'ambition, parce que tu as cette vision que tu nourris à travers ce projet. Je veux dire, comment tu fais, comment t'es venue l'idée de te dire, tiens, je vais écrire un projet ? Au-delà du projet en lui-même, tu vois, qu'importe tous les projets que tu as faits.
- Speaker #1
Tous les projets que j'ai faits sont autour de l'humain. À chaque fois, c'était face à un constat par rapport à quelque chose que j'ai vu. qui m'a irritée, qui m'a profondément blessée. Et là, on se dit, mince, là, il faut que ça change, quoi. Même si c'est à mon petit niveau. Mais le problème, à chaque fois que j'écris des projets, je dis que c'est petit, mais... Mais ça part toujours d'un truc où je me dis, il faut changer les choses. Et la première chose, c'est, bon, quelles sont les barrières que je vais avoir ? Parce que quand on rentre dans l'entreprenariat, on a toutes les barrières et ainsi de suite. Donc, le jour où on écrit des projets, On a toutes ces barrières qu'on a eues, qu'on énumère. Donc moi, je me mets comme la personne qui va être en face, qui va lire mon projet et qui va me dire, il y a ça qui ne va pas, il y a ça qui ne va pas. Et pourquoi ça ? Et pourquoi ça ? Et là, moi, je réponds à différentes questions, mais à chaque question posée, j'enrichis le projet de manière à lorsqu'il sera présenté, ça prend exactement l'ensemble des paramètres. Une fois que ça prend l'ensemble des paramètres, pour chaque projet, je sais quel partenaire je vais mettre en face. Je ne peux pas écrire le projet sans définir que je vais avoir... tel partenaire en face de telle chose. Et c'est ce qui permet vraiment de pouvoir se dire que, oui, là, on va pouvoir aller plus loin, on va pouvoir aller chercher les choses. Parce qu'il est important, écrire une belle histoire, c'est bien, mais si elle n'est pas chiffrée, elle n'est pas sur des chiffres concrets, sur une réalité terrain, ça ne veut rien dire. Et c'est pour ça qu'il y a beaucoup de personnes qui écrivent des projets. C'est beau, il y a des fois, il y en a même qui arrivent à nous faire pleurer en parlant de leurs projets. Mais dans les faits, moi, la plupart du temps, les gens m'expliquent leur projet. Je leur dis, ouais, et tu implémentes comment ? Parce que c'est ça l'histoire, c'est comment j'implémente, quelle est la vision, la vision à long terme et ainsi de suite. Et surtout, quels seront les résultats ? Comment on peut les chiffrer ? Et puis derrière, qu'est-ce que ça va apporter ? La plus-value pour les gens ? Et de quelle manière derrière, ça va être transmis ? Parce que c'est bien d'écrire un projet, mais derrière, il faut qu'il y ait des personnes après, qui soient les parrains, les marraines et qui, eux, le projet. C'est eux qui l'incarnent et c'est eux qui le développent.
- Speaker #0
C'est un véritable talent de pouvoir avoir une idée et de la construire autour d'une réflexion, de l'écrire, de donner vie dans la matière et tout. Ce n'est pas tout le monde qui peut le faire, en fait.
- Speaker #1
C'est-à-dire que c'est le cœur de mon métier depuis plus de 30 ans. À partir du moment qu'on fait tout ce qui est développement de stratégie, moi, quelqu'un va me parler d'une activité, je lui dis comment elle a développé.
- Speaker #0
Donc là, si on te dit comment on pourrait développer notre mouvement Calmi Badass, tu as des idées pour nous.
- Speaker #1
Oui, grave. On n'en parle pas. Ok. Grave.
- Speaker #0
Écoute, avec plaisir.
- Speaker #1
Grave. Avec plaisir. Oui.
- Speaker #2
Carole, as-tu toujours été cette femme libre et badass qu'on a devant nous ?
- Speaker #1
Alors, est-ce que j'ai toujours été cette femme ? Bien sûr que non. Bien sûr que non. Quand j'étais petite, j'étais très timide. Je ne parlais pas. Je ne parlais pas. et j'ai eu la chance que ma mère m'inscrive au théâtre à l'âge de 12 ans parce qu'elle en avait marre que je ne parle pas et j'ai commencé le théâtre et là en fin de compte je me suis libéré. C'est la première fois que j'entendais ma voix en écho et je l'ai trouvée jolie. C'est trop mignon. Et de là, je n'ai pas arrêté de parler. Donc, on m'a dit plusieurs fois, tais-toi. On m'a même dit beaucoup de fois, tais-toi. Mais voilà, c'est ça qui m'a aidée. Et ensuite, il y a plein d'événements dans ma vie. J'ai perdu mon grand frère quand j'avais 16 ans. ça m'a poussé à me dire tu sais quand avec ton frère il vient te chercher à l'école tout se passe bien, tu rentres à la maison il te dit va chercher un paquet de clopes et en fin de compte c'est les gendarmes qui viennent et que ton frère il est décédé et toi t'es par terre en train de le secouer tu lui dis Philippe lève ton on rentre à la maison et tu vois et là tu te dis ok donc la vie c'est ça, donc ça veut dire que moi demain je peux partir, à partir d'aujourd'hui je vais vivre chaque instant comme si c'était le dernier, parce que ce jour là on l'avait vécu intensément avec mon frère on avait rigolé dans la voiture et ainsi de suite et là je me suis dit Merci. Au moins, il est parti. T'avais quel âge ? J'avais 16 ans. Et là, je me suis dit, au moins, il est parti. Mais il a passé une super journée. Il est venu me chercher à l'école et ainsi de suite, tu vois. Et là, tu te dis, ces choses-là, il ne faut plus que ça bouge. Il ne faut plus que ça bouge. Après, j'ai rencontré mon premier mari. Donc, resserré parce que j'étais avec un ancien militaire. Et arrive ma fille philippine. Et là, on la pose sur mon ventre. Et là, je me dis, c'est reparti. C'est reparti. et là je me dis et là je me dis c'est pas parce que j'ai une grossesse de merde grossesse jumelaire j'en perds un pendant la grossesse Philippine obligée de rester allongée pendant 8 mois pour être sûre d'avoir ma fille un accouchement qui dure 8 heures et à la finale elles sont à 2 à sa cheval une de chaque côté en train d'appuyer sur mon ventre et on dit madame c'est la dernière là il faut pousser maintenant il n'y a plus d'oxygène pour votre fille à l'intérieur et j'ai poussé et j'ai poussé et j'ai poussé quand ils l'ont vu sur mon mode ils ont dit waouh c'est toi qui as fait ça ok elle fera ce qu'elle veut toi tu fais ce que tu veux on est reparti et c'était fini waouh voilà donc voilà voilà d'où ça vient ouais je suis trop touchée d'où là d'où ça vient c'est ouais ouais non mais c'est vrai que
- Speaker #2
Il y a des expériences de la vie qui...
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Alors, j'avais plusieurs questions à te poser, mais avec cet exemple, tu as illustré pas mal. Donc, on ne va pas revenir dessus.
- Speaker #1
Comme quoi, quand même,
- Speaker #0
tu fais beaucoup de choses. Oui. OK. Ton fil rouge, on l'a compris, c'est les femmes. les enfants est-ce que tu as l'impression d'être multipotentiel est-ce que cette notion on te l'a déjà on a déjà évoqué cette notion en parlant de toi alors
- Speaker #1
au départ c'était le couteau suisse parce qu'avant c'était ouais t'as un couteau suisse c'est pas exactement ce que tu fais on te met là t'y arrives on te met là c'était le côté réduc... producteurs dont j'ai toujours gagné une affaire et j'ai continué à faire ma vie parce que voilà. Et ça ne m'empêchait pas de gagner ma vie. Et il y a surtout une chose lorsque quelqu'un nous fait une remarque, c'est la remarque de ce que lui ne pourra jamais atteindre. Donc, partant de là, je vais bien. Et après, aujourd'hui, multipotentiel, c'est un mot qu'on a mis à la mode. C'est un mot qu'on a trouvé pour dire aux gens que moi, je préférerais qu'on dise à une personne tu as plusieurs expertises Et ce serait plus joli. Tu as plusieurs expertises, tu es capable d'être expert dans tel et tel domaine, donc on peut faire appel à toi. Lorsqu'on dit à quelqu'un qu'elle est multipotentielle, c'est comme si la personne s'était perdue et qu'elle a réussi à se positionner dans ces multipotentielles. D'accord. Et il y a les mots où il faut vraiment faire attention, même par rapport à un enfant. Parce que lorsqu'on va lui dire qu'il est multipotentiel, qu'on prend le mot potentiel, c'est pas quelque chose d'abouti. oui effectivement ben oui c'est quelque chose de brut à travailler t'as du potentiel ouais ah oui il a du potentiel il court bien avec un peu d'entraînement il va y arriver et qu'on dit à quelqu'un il est multipotentiel donc ça veut dire que c'est quelqu'un qui n'est pas abouti t'as tout à fait raison il va dans tous les sens et en fait il faut faire l'analyse à chaque fois de chaque mot moi je préfère dire voilà qu'on dise à quelqu'un Tu as plusieurs expertises.
- Speaker #0
Mais tu vois, même, alors, je suis d'accord avec ce que tu dis. Je n'avais jamais pensé à ça, mais en t'écoutant, je suis complètement d'accord. Mais tu vois, même couteau suisse, moi, ça ne me plaît pas, ce mot. Couteau suisse, c'est en gros, tu peux faire plein de choses. Je veux dire, ça ne montre pas, ce mot ne montre pas l'excellence ou quelque chose qu'on fait très bien. Ça montre juste que tu peux dépanner là, Donc, c'est vrai qu'il faut faire attention aux mots qu'on emploie pour décrire les gens. Oui,
- Speaker #1
tout à fait.
- Speaker #0
Et pour se décrire soi.
- Speaker #1
Très important, oui. Mais de toute façon, c'est de la manière dont on parle de soi que les gens vont retenir.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
On n'attend pas que ce soit les autres qui parlent de nous. Oui.
- Speaker #0
C'est très intéressant, ça. Comment t'arrives ? T'as beaucoup d'énergie.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On te le dit, ça ?
- Speaker #1
Oui, mais j'aime ça.
- Speaker #0
Tu as beaucoup d'énergie. Comment arrives-tu à la canaliser afin d'être productive sur tes différentes activités ?
- Speaker #1
Être productive sur mes différentes activités, déjà, ça, c'est de l'organisation. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, je me consacre à ça, demain, ce sera ça, et ainsi de suite. Et s'il y a un coup de fil qui vient pour parasiter et pour me ramener au truc que je dois faire dans deux jours, je dis, on se donne rendez-vous dans deux jours. Mais en aucun cas, beaucoup de personnes se laissent perturber lorsqu'ils ont plusieurs choses à faire. Et quoi qu'il arrive, on aura toujours l'appel parasite. Soit c'est quelqu'un qui vient par rapport à ce qu'on a à faire dans deux jours, soit c'est la copine. Ouais, mais ça fait longtemps qu'on n'a pas vu. Viens, on va boire un verre. Il y a toujours un événement. Ben non, moi, j'ai un événement qui m'attend. C'est l'événement de ma vie. C'est bien dit. Parce que l'événement de notre vie, qu'on commence à travailler sur un dossier, lorsqu'on a cette vision et qu'on est en train de travailler dessus, automatiquement, on a déjà calculé tout ce qui va être autour, nos enfants, notre foyer, et ainsi de suite, de la manière dont on structure à partir de cet événement. Mais si derrière, on se laisse percuter, oui, il vient par-ci, il vient par-là, ben non, tu as ton heure, c'est telle date, on se prend un rendez-vous, et ainsi de suite. Ce n'est pas que je n'ai pas envie, mais là, personnellement, je n'ai pas le temps. Voilà.
- Speaker #0
Ça, ça demande de la discipline.
- Speaker #1
Ça demande de la discipline, ça demande de savoir aussi se séparer de beaucoup de personnes. Oui. Oui.
- Speaker #0
Comment on fait pour se séparer des personnes qui...
- Speaker #2
Qui parasitent. Qui parasitent.
- Speaker #1
C'est pas difficile. C'est pas difficile ? C'est pas difficile. Il y a deux. Il y a deux solutions. Il y a la première, on fait un groupe avec toutes les personnes qui nous entourent tous les jours et on dit j'ai besoin de 100 balles. Et tu vas te rendre compte que personne ne va te répondre. Et puis le lendemain, tu dis comme ça, c'est pas grave, j'ai trouvé la solution, merci les filles. Celles qui ont répondu, qui t'ont répondu en message privé, qui t'ont dit, je peux 10 balles, je peux 15 balles, tu vois. Voilà, celles-là, tu les gardes. Celles qui n'ont pas répondu, tu les bloques sur ton téléphone. Donc déjà, tu as déjà fait un travail.
- Speaker #0
Attends, tu vas nous faire nous fâcher là.
- Speaker #1
Donc ça veut dire que si je demande 1000 balles à Nelly,
- Speaker #0
et que dans un groupe, je mets Nelly avec d'autres copines, et que Nelly ne me répond pas.
- Speaker #1
Elle va te répondre en privé parce qu'elle est ton amie. En privé, elle te dira peut-être qu'elle ne peut pas.
- Speaker #2
Je te le dis par dior, par dior.
- Speaker #1
Mais elle va quand même te répondre. Et c'est là qu'on va voir parce que lorsqu'on fait un groupe et on fait exactement ce que je viens de dire, normalement, la personne qui est ton amie va tout de suite interloquer. Elle va dire pourquoi elle a fait un groupe, elle ne m'a pas appelé.
- Speaker #2
donc j'ai compris la première attention c'est je t'appelle allô qu'est-ce qui se passe mais oui qu'est-ce que tu as et en fait tu vois quand elle dit on va se fâcher je me suis dit mais en fait la première chose que je vais demander c'est quoi l'urgence en fait qu'est-ce qui se passe c'est
- Speaker #1
ça j'ai pensé à ça tout de suite alors c'est bon t'es une véritable amie alors voilà c'est bon en fin de compte la véritable amie doit prendre son téléphone et t'appeler et te dire c'est quoi le problème c'est quoi ce délire pourquoi tu as créé un groupe, pourquoi tu ne m'as pas appelé. On aurait pu s'organiser et ainsi de suite. Peut-être que là, je ne peux pas, mais dis-moi, c'est quoi le problème ? On se prend un café, on vient à la maison et ainsi de suite.
- Speaker #0
Mais je trouve ça tellement fort, cet exemple que tu donnes, parce que tu sais, quand j'étais plus jeune, donc tu fréquentes plein de gens, tu as plein de copines par-ci et par-là, et c'est vrai que des fois, tu as des parasites, mais tu ne sais pas vraiment, tu n'es pas sûre, tu doutes, etc. Et je me dis que ça peut être un bon exercice à faire quand on est plus jeune et qu'on a du mal à avancer dans sa vie pour pouvoir se débarrasser de...
- Speaker #1
On est plus jeune, on fait un groupe, on demande 15 balles à chaque personne. On demande 15 euros.
- Speaker #0
En fait, finalement, la somme n'est pas si importante que ça. C'est le fait de se dire...
- Speaker #1
C'est ce qui va arriver derrière. Je trouve ça trop smart. C'est ce qui va arriver derrière. Donc, en fin de compte, dans un premier temps, tu as ça. Et puis après, tu as une autre solution. Où là, tu... Regarde, tu notes le nom de toutes les personnes que tu as l'habitude d'appeler. Et puis tu restes une semaine sans les appeler. Tu vas voir si elles t'appellent. elle ne t'appellera pas. Je le dis tout de suite, elle ne t'appellera pas.
- Speaker #0
Parce que c'est toi qui appelles. Parce que dans notre comportement humain, on a toujours besoin de validation, d'attention, d'amour. Donc, il y a cette copine qu'on appelle tout le temps. Salut, comment ça va ? On discute, voire on ne discute même pas. Parce que dès qu'on dit allô, c'est elle qui raconte sa live. On se demande, mais on se dit, mais attends, c'est moi qui l'a appelée. C'est elle qui raconte sa vie. Elle ne me demande même pas comment je vais. Moi, la seule personne que je tolère qui fait ça, c'est ma maman. Tout le reste là, c'est moi j'appelle.
- Speaker #1
Mais ça arrive. Attends, si c'est toi qui appelles et que je te... Attends, attends, dans quel sens ? Si tu reçois un appel d'une copine, d'une amie, parce que c'est une distinction entre copine et amie. Si tu reçois un appel d'une amie et qu'elle ne te demande pas si ça va et qu'elle commence à te raconter sa vie.
- Speaker #0
Ce n'est pas ça le truc. Ah non, ce n'est pas ça. Par exemple, je t'appelle.
- Speaker #1
Oui, tu m'appelles Carole.
- Speaker #0
C'est moi qui t'appelle. Oui. Mais tu... tu me dis, ouais, salut, ça va. Alors moi, j'ai fait ci, demain, je fais ça. J'ai une formation, j'ai des trucs. Ah, au fait, bon, je te laisse, j'ai un coup de fil à passer. Ah,
- Speaker #1
d'accord.
- Speaker #0
Toi, t'es là, avec ton téléphone, mais là, t'es plus une badass. T'es une badass off. Parce que, en fait, toi, t'as fait avec ton énergie, t'as envie de te passer un truc, un super feeling. T'as envie de faire passer une énergie partout. partager un moment avec cette personne. Et cette personne-là, ben non, elle n'a pas envie de passer un moment avec toi. Tu l'appelles, elle est contente. Elle a une approbation sur tous ces délires qu'elle tape et elle te dit au revoir. Tu vois ? Donc, mettre le nom de ces personnes-là sur une feuille et vérifier si elle t'appelle. Et tu te rendras compte que si elle t'appelle, c'est dans 10 jours pour te dire, mais qu'est-ce qui se passe ? T'appelles plus. Parce que ces gens-là ont oublié que leur téléphone était également en appel sortant. Il n'est pas qu'en appel entrant. c'est clair voilà c'est clair et celle-là tu les mets de côté aussi
- Speaker #1
Très bien. Mais Carole, tu sais que j'adore.
- Speaker #0
Carole, on va revenir sur les projets associatifs que tu as écrits. Est-ce que tu pourrais nous dire quelles sont les 3-4 grandes étapes, une fois que tu as écrit le projet ? D'accord. Quelles sont les 3-4 grandes étapes pour donner vie à ce projet et notamment pour lever des fonds ? Alors, la première étape, ça va être l'humain, les personnes qui vont être au centre du projet. Parce que lorsque tu écris le projet, tu es obligé de définir la typologie des gens et ainsi de suite. Donc derrière, avant d'aller chercher des fonds ou quoi que ce soit, il faut que tu puisses dire quelles sont les personnes qui seront à l'intérieur. Et à partir de là, tu vas pouvoir commencer à faire tes levées de fonds parce que tu vas expliquer quelles sont les personnes, quelles améliorations ça va apporter dans leur vie et derrière, avoir quelque chose de chiffré. Donc, t'es obligé de faire des recherches démographiques et ainsi de suite. Et après, qu'ils soient vraiment très centrés sur les personnes. Si c'est sur des pathologies, par exemple, un événement sur le cancer et ainsi de suite, pour pouvoir apporter des éléments probants. Si t'as pas ces éléments probants, tu peux pas lever des fonds. C'est impossible. Donc, à partir de là, on va sur la levée de fonds. La levée de fonds, une fois qu'elle est faite, après, il y a le staff. Et là, c'est très important. C'est le staff qui va être dedans, qui va être sur le projet. Le pilotage du projet, l'écriture des rapports d'activité. Les rapports d'activité, vous avez des personnes qui vous font des rapports d'activité sur leur association. Une fois par an, je trouve ça aberrant. Moi, un rapport d'activité, lorsqu'on est sur des choses et qu'on est sur l'humain, il devra avoir lieu normalement une fois tous les deux mois. Pourquoi ? Parce que ça permet de mettre un coup de frein à main et de se dire, là-dessus, on a merdé, là, ça, c'est pas bon, ça, c'est pas bon. On a une bénéficiaire où là, il s'est passé ça, ça, ça. qu'est-ce qu'on peut réécrire, qu'est-ce qu'on peut faire si demain On se retrouve encore dans cette situation. Et là, c'est des choses qui sont très importantes. On ne peut pas être juste à faire des rapports d'activité, clamer des résultats. Oui, on a fait ci, on a fait ça, en attendant que les autres subventions tombent. Non, parce que lorsque l'on fait un arrêt sur image tous les deux mois, ça permet de voir sur quoi on peut aller chercher aussi d'autres fonds, sur quoi on peut rajouter des formations, rajouter également des accompagnements pour que les gens se sentent mieux au sein de la structure. Et ça, c'est primordial pour moi. Donc, s'il y avait des éléments, c'est cela. Ok, super, merci pour cette masterclass. Tu as écrit deux livres, Carole, notamment « Maman solo, la force d'être inébranlable » , c'est quand même très fort. Qu'est-ce qui t'a poussé à écrire ce livre ? Alors, « Maman solo, la force inébranlable » , ce livre-là, il était important pour moi. Il était important pour moi parce que d'une part, je suis une maman solo, élevée par une maman solo. oui élevée par une maman solo moi je remercie ma mère on était 6 enfants elle nous a élevés seules moi je me suis mariée 17 ans de mariage mais il a préféré une autre femme que moi grave j'ai continué toute seule avec Philippine mais il était important qu'on mette des mots sur à quel moment on se sent maman solo à quel moment qu'on se met avec un autre homme et qu'on a déjà notre enfant, qu'on est toujours maman solo. Parce qu'on a tendance à l'oublier. Parce qu'on fait attention, quand c'est une famille recomposée, à comment notre enfant doit se comporter avec les autres enfants et ainsi de suite, pour pas qu'il y ait de heurts et ainsi de suite. Et des fois, il s'avère que cet enfant-là, on le met dans une petite prison et que lui ne peut pas avoir son expansion totale. Il était très important de faire ce livre parce que... Maman solo, ce n'est pas seulement la femme où on a dit « Ah, elle est seule, elle s'est fait larguer et ainsi de suite. » Ce n'est pas ça, maman solo. On peut être marié et être maman solo. Lorsque notre époux nous dit « Ça, tu peux gérer, ça, tu peux faire toute seule. » C'est de la confiance qu'il nous donne. Mais à ce moment-là, on se sent isolé. On se sent seul face à la responsabilité qu'il nous a donnée. Donc, il était important d'écrire ces différentes étapes parce que ça va du plus jeune âge jusqu'au plus grand. Donc là, on est au tome 1. Mais à chaque chapitre, il y a une semaine d'exercice. pour pouvoir rectifier le tir soi-même. C'est-à-dire qu'en fin de compte, ce livre, chaque personne qui va l'acheter va être l'héroïne. Ça veut dire que je suis maman solo, mais je suis mon héroïne parce que j'ai un exercice par jour en développement personnel, en respiration, comment gérer mon stress, comment faire pas mal de choses. Et à la fin, on a 21 jours d'exercice pour changer sa vie. Pour ton Christ. Voilà. Et en fin de compte, il y a des pages blanches où on écrit dedans. En fin de compte, c'est un livre dans lequel on gribouille et ainsi de suite. C'est un vrai outil de développement personnel. Et c'est surtout qu'à travers ce livre, ce n'est pas un livre qu'on va lire en une journée. Parce que tant qu'on n'a pas fini les exercices, un tome, un chapitre, c'est une semaine d'exercice. Il y en a neuf. Donc, ça nous donne exactement le nombre de semaines d'exercice. Et derrière, on a 21 jours. Donc, on est sur un livre qui se lit en trois mois. OK. Voilà. Donc, ça change complètement par rapport à ce qu'on a l'habitude de lire, l'habitude de faire.
- Speaker #1
C'est bien pour l'intégration parce que, tu vois, moi, j'aime beaucoup lire. Et je me suis rendu compte, il y a quelques années, que tu pouvais très bien avoir lu, pris connaissance d'une notion, d'un système. Et qu'il y avait une différence entre avoir lu, avoir compris et intégrer.
- Speaker #0
et surtout la mise en application.
- Speaker #1
C'est ça. Oui, l'intégration permet cette mise en application. Et je pense qu'on ne sait rien véritablement tant qu'on ne l'a pas intégré.
- Speaker #0
C'est ça. Et en fin de compte, ces exercices, c'est là que c'était important. Parce que moi aussi, j'en ai plein de bouquins, de livres sur les ventes personnelles. À chaque fois qu'on demande à quelqu'un, surtout des thérapeutes, quel livre, alors on va vous citer telle personne, telle personne, les gens pourraient acheter le livre. Oui, mais il a été écrit à quelle période ? On était... On était en 1800, on était en 1900, on était en 2000. La population n'était pas les mêmes, les mœurs n'étaient pas les mêmes. Est-ce que ça, tu peux l'appliquer aujourd'hui ? Ça a été écrit dans quel pays ? Aussi. Comme tout le monde dit oui, acheter le livre, devenir riche. Mais le mec qui l'écrit, il n'est pas en Europe. On est dans une autre sémantique. Et c'est là que c'est hyper important. Dernièrement, je me suis engueulée avec une nénette parce qu'elle m'a dit oui, je te fais ta numérologie. J'ai fait oui, mais ça vient d'où ? Elle me dit, ben non, mais ça a été fait un truc en Orient. J'ai fait, oui, mais si je te donne ma date de naissance, il faut qu'on calcule par rapport à Lorient le décalage horaire pour que j'ai la vraie date, ma date de naissance. Donc, en numérologie, ce que tu es en train de me dire, c'est bidon ce que tu as fait. Faut que tu le refasses. Mais oui, mais quand on réfléchit... Quelle date, cette carotte ? Quand on réfléchit à ce que j'ai dit, ce n'est pas con. Du coup, je ne suis plus née le 29 janvier, mais je suis née le 28. Parce que s'il faut faire ma numérologie... Et en fait, quoi ?
- Speaker #1
Tu sais que j'avais jamais pensé à ça. C'est vrai que ça change forcément. C'est hyper intéressant. Mais comment tu t'es rendu compte de ça ?
- Speaker #0
Parce que moi, je réfléchis. Non, mais ça, en avant. Tu sais, à chaque fois que quelqu'un vient me voir avec une idée, moi, je vais plus loin. L'autre, elle me dit, je vais en faire mon métier, tout et tout. Elle me dit, ouais, je m'entraîne sur toi. Allez, on y va. je lui dis là c'est un service que je te rends je lui dis tu te rends compte que même dans ta com si tu mets ça les gens ils vont dire ah ouais mais moi je l'avais déjà fait donc ce que j'ai fait c'est pas bon donc ils vont venir te voir parce que t'apportes une réalité absolue la fille est fâchée avec moi non arrête attends tu lui as donné un argument de vente incroyable la fille ne m'en a plus parlé elle m'a dit elle m'a écrit bon écoute tu as fait tes recherches de ton côté, c'est bien, c'est super. Aïe, aïe, aïe !
- Speaker #1
Pardon ! Quand on a envie de challenger nos idées,
- Speaker #0
on t'appelle.
- Speaker #1
Tu as un don, un talon de positivisme. qui est assez incroyable chez toi. On t'a déjà dit, tu as une faculté à voir les choses de manière positive.
- Speaker #0
C'est essentiel et il faudrait que tout le monde puisse le faire. Ça, je l'ai mis dans mon premier livre, Au-delà de la résilience. C'est important. C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on va avoir quelque chose de négatif qui va arriver, il faut prendre le truc dans l'autre sens. Il faut toujours prendre de la hauteur et le regarder dans l'autre sens et en quoi ça nous aide positive ce qui vient de se passer.
- Speaker #1
Mais tu arrives à l'instant T ?
- Speaker #0
Maintenant, oui. Avec la pratique ? Oui, avec la pratique. Mais c'est vraiment de la pratique et il faut le pratiquer tous les jours. Et on peut commencer à le pratiquer dès maintenant. C'est-à-dire que moi, il m'arrive d'avoir des femmes qui viennent à mon cabinet et qui me disent « oui, ça ne va plus avec mon mari, il ne m'aime plus » et ainsi de suite. et euh Et la première question que je pose, j'ai fait... Parce que j'ai envie de dire, bravo chérie, la liberté !
- Speaker #1
Oui, mais pas pour toutes les femmes.
- Speaker #0
Et là, je lui dis, mais est-ce qu'il vous arrive lorsque vous voulez prendre le sel, qu'il vous le tende ? Et là, elle me dit, oui, alors je ne vois pas le rapport. J'ai fait, vous savez, quand vous n'avez plus rien à foutre de quelqu'un, l'attention qu'il a, vous ne la voyez même pas et vous n'y répondez pas. J'ai fait, donc vous avez des gestes d'amour au quotidien que vous ne voyez pas.
- Speaker #1
Mais du coup, moi, il ne me tient pas le sel ni le poivre. Il a fait ce que je dois dire.
- Speaker #0
Ah ben après, je ne sais pas. Vous mangez ensemble ou pas ?
- Speaker #1
Oui, non.
- Speaker #0
Il lui fait des super plats. Donc, c'est son langage de l'amour à lui. Oui, oui, oui. Donc, si c'est lui qui cuisine, il y a de l'amour, oui. Bon,
- Speaker #1
pas besoin de sel. Je ne vais pas rentrer comme une furet à la maison en lui disant « Au fait, on m'a dit que tu ne m'aimais pas parce que tu me donnes pas le sel. »
- Speaker #0
Ce n'est pas ce que j'ai dit. Non, non,
- Speaker #1
non. Non, mais tu as raison. En fait, excuse-moi. Je ne sais pas si c'est ce que tu voulais dire, mais il y a quelque chose de... très important, c'est qu'on a tendance à banaliser aujourd'hui un peu tout ce qu'on voit, tout ce qu'on entend et puis toujours en vouloir plus. Et moi, je trouve que c'est beau de s'arrêter, de prendre le temps, de ralentir et de voir les petites manifestations d'amour comme tiens, chérie, donc là, on parle de couple, mais même dans l'amitié, au sein des relations fraternelles, etc. Un appel, proposer de l'aide, ouvrir la porte d'une voiture, demander qu'est-ce que tu veux manger. Je ne sais pas si tu partages ça, mais je trouve qu'on a tendance à avoir des exigences sur c'est quoi un acte d'amour et ne pas voir toute l'affection qui est donnée, qui est là en permanence.
- Speaker #0
Parce que vous avez beaucoup de personnes qui se nourrissent des réseaux sociaux et qui estiment qu'il y a quelque chose de réel. Sauf que ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, on n'est pas chez les gens. On voit des images, on voit un bout de quelque chose, des fois quelque chose qui dure 10 secondes, 20 secondes. Est-ce qu'aujourd'hui, on va se dire, mon cerveau va se nourrir de ces 10 secondes et c'est ce que je veux être ? Mais pour être ça, quel est le parcours qui a été fait par rapport à la personne qu'on vient de regarder 10 secondes ? On ne l'a pas ce parcours-là. Et là, ce qui est intéressant de se poser comme question, pendant que je me tape à regarder 10 secondes, et puis après, je vais dire à mon mec, tu ne m'as pas payé ça. Est-ce que le téléphone que j'ai entre les mains, c'est lui qui paye le forfait ?
- Speaker #1
Oui, on est dans un système de comparaison qui est...
- Speaker #0
Non, non, mais c'est vrai. Il me paye un forfait pour que je puisse se critiquer. Ça va très loin. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, oui, et c'est vraiment ça que je voulais dire. Aujourd'hui, c'est savoir regarder les gens, savoir être reconnaissante. Aujourd'hui, je vous suis reconnaissante et je vous dis merci. il y a la reconnaissance quand on t'appelle et qu'on demande est-ce que tu veux partager quelque chose oui je suis heureuse de le partager parce qu'en même temps on m'a donné la possibilité et quand je vais le partager, je le partage à d'autres personnes qui elles aussi pourront aussi partager cette vision et ça c'est super important et les gens ne se rendent pas compte mais donner du temps donner un regard, donner un sourire et puis le sourire c'est notre plus grande arme c'est notre plus grande arme C'est vrai.
- Speaker #1
Vas-y,
- Speaker #0
Carole, c'est quoi ta plus grosse ambition ? Ma plus grosse ambition ? Oui. Waouh ! Alors, si Bill Gates me donnait sa fortune, je crois que je passerais mon temps à faire que du bien partout. Ça veut dire quoi, faire que du bien partout ? C'est-à-dire qu'au niveau des ambitions que j'ai pour les femmes, pour les enfants, au niveau de l'éducation, toutes ces choses-là, je ferais en sorte que ce soit accessible à tous. je connais plein de personnes avec des projets avec des trucs magnifiques qu'ils ont mis en place qui aujourd'hui par manque de fonds ne peuvent pas les mettre à disposition que ce soit pour l'école que ce soit pour pas mal de choses Et s'il y avait des fous, on ferait des choses merveilleuses. Mais vraiment. Donc, s'il y avait une plus grosse ambition, elle serait celle-là. Mais déjà, là, je suis heureuse parce que je fais ce que j'aime. Ouais. Je fais vraiment ce que j'aime.
- Speaker #1
On va passer au ritual badass.
- Speaker #0
Ah, oui.
- Speaker #1
Où tu avais... Excusez-moi, j'ai mon ventre qui gargouille. Tu avais d'autres questions, toi ?
- Speaker #0
Non, non. On passe au rituel badass. Wow.
- Speaker #1
Avant qu'on passe au rituel badass, est-ce qu'il y a un sujet que tu aimerais aborder, un message que tu aimerais faire passer, quelque chose que tu as envie de transmettre ?
- Speaker #0
Alors, si j'ai un message à faire transmettre, je vais le faire transmettre aussi bien aux hommes qu'aux femmes et aux enfants. Là, je ne m'adresse pas qu'aux femmes. Prenez le temps. Prenez le temps chaque matin. Vous regardez dans le miroir et vous dire « Tu sais, toi, je t'aime. Tu sais, toi, je t'aime parce que tu as compris des choses. Quand on est le temps, chaque matin, de vous dire « t'es une maman merveilleuse » parce que regarde, ton enfant il se réveille, il est en bonne santé. Tu as pu le déposer à l'école et peu importe ce qui se passe dans la journée, tu as mis au monde quelque chose de merveilleux. C'est très beau. Merci.
- Speaker #1
Merci. Alors, on va passer maintenant au rituel badass. Wow.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
quel type de chaussures tu te sens le plus badass ?
- Speaker #0
Les baskets.
- Speaker #1
Moi aussi. Non,
- Speaker #0
non, mais alors, il m'est arrivé de faire des événements au SEDA avec une robe de soirée et des baskets aux pieds. Non. Bien sûr que si. En fait, carrément. Non. Si, sérieux. Et en plus, les agents de sécurité, ils arrivent, ils me voient, ils me font, ah là là, madame, votre robe, elle est belle. Je fais oui. Et puis, je lève la robe, je dis, vous avez vu les chaussures ? Ils me disent comme ça, ah non, par contre, vous auriez pu faire un effort. Et là, ils me disent, ah ouais, vous auriez pu faire un effort. Je fais, ouais, mais je cours partout.
- Speaker #1
mais tu sais moi il y a quelques années on m'aurait posé la question j'aurais dit des talons parce que franchement je trouve que les talons ça rend magnifique une femme ça habille une tenue ça fait tout sur la posture et tout mais aujourd'hui depuis que je suis maman moi franchement pour moi l'accessoire en fait la meilleure paire de chaussures que je peux avoir c'est une paire de baskets mais pour ne pas que ça soit trop... Parce que des fois, les baskets, ça peut...
- Speaker #0
Il y a basket et basket. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Oui. Il faut choisir une belle paire de baskets et surtout, il faut adopter la posture qui va avec.
- Speaker #0
Et la posture et la démarche de la femme avec les baskets. C'est ça. Attention. Attention. C'est pas parce qu'on parle de baskets qu'on marche mal. On marche bien. C'est ça. On reste... On a le tronc droit et ainsi de suite. Exactement. Ah ouais. Non. Carole, quel est l'accessoire féminin avec lequel tu ne sortirais Merci. jamais de chez toi. Mes colliers de taille. Des colliers de ? Taille.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
tu ne sors pas de chez toi avec, tu restes pour la maison. Je ne sors pas de chez moi avec, pardon.
- Speaker #1
Avec lequel tu ne sortirais pas de chez toi. Oui, oui, c'est ça. En fait, l'accessoire que tu n'as même pas chez toi, peut-être, que tu aies chez toi cet accessoire ou pas, mais avec lequel tu ne sortirais pas parce qu'en fait, tu le trouves, je ne sais pas, has been, parce que tu n'aimes pas.
- Speaker #0
Ben, je n'ai pas ça. ok mais un truc que t'as même si que tu n'as pas un truc que tu vois des femmes porter ça peut être un chapeau ça peut être une écharpe ça peut être n'importe quoi non parce qu'après je ne peux pas prendre l'exemple sur les autres parce que les autres ils ont chacun leur singularité donc bah oui bah toi et moi tout ce que j'aime plus je le jette c'est quoi le dernier truc que t'as jeté là ? le dernier truc que j'ai jeté c'était l'élastique pour faire du sport tu sais le truc c'est ça
- Speaker #1
Pourquoi tu l'as jeté ?
- Speaker #0
Parce que... Comment t'expliquer que je suis là, je fais mon truc, je ne sais pas ce qui s'est passé. Mon pied, il a ripé, je me suis pris le truc dans la tronche. J'ai dit, tu sais quoi ? T'es arrivé en fin de vie. Je l'ai pris. Salut, poubelle. Je me suis dit, la prochaine fois, c'est le coca. Donc, avant que tu me fasses du mal, je l'ai pris. C'est...
- Speaker #1
C'est trop élastique.
- Speaker #0
Non, non, il est bien là où il est. Non, j'avais trop... Tu sais, j'étais à fond, quoi. Vas-y, on se regarde pour la prochaine question.
- Speaker #1
T'es une super belle femme, Carole. Je pense que tu le sais, qu'on te l'a déjà dit. Non, non.
- Speaker #0
C'est une question ?
- Speaker #1
Non, non. Tu es une super belle femme. Non, ce n'est pas une question.
- Speaker #0
Elle va te poser la question.
- Speaker #1
Tu es une super belle femme. Mais déjà, c'est pour que tu puisses...
- Speaker #0
Ouais, tu veux que je fasse ça ? Ça y est, je touche plus seul. Allez, on y va. Tu sais,
- Speaker #1
je fais draguer combien de fois par jour ?
- Speaker #0
Je ne me fais pas draguer. je me fais draguer par personne. Non. Non, sérieux. Que ce soit sur les réseaux sociaux et ainsi de suite. Et c'est marrant parce qu'à chaque fois que je vais discuter avec un homme, il va me dire, ouais, mais attends, t'es belle, tu te fais draguer tous les jours. Il n'y a pas un jour où tu ne te fais pas draguer. Non, mais ça, c'est le truc. Non, mais c'est insupportable, sérieux. Et je ne me fais pas draguer. Et comme un tas Je me fais pas draguer
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais parce qu'en fait, tu sais quoi ? Parce qu'en fait, tu fais peur aux hommes. Non, c'est ça aussi. Moi, je suis sûre que c'est ça.
- Speaker #1
Pourquoi selon toi, Carole ?
- Speaker #0
Je ne suis pas dans leur tête. Mais oui, dans leur tête. Non, sérieusement, je ne me fais pas draguer. Et je pense aussi peut-être parce que je suis affirmée dans ce que je fais, sur les réseaux. Même sur Instagram, on me voit des fois, je suis dans la bagnole en train de chanter, faire ma folasse, faire mes trucs. Je n'ai pas de filtre. Avant d'être avec la personne avec qui je suis aujourd'hui, je rentrais sur un site de rencontre.
- Speaker #1
Moi aussi.
- Speaker #0
Et sur le site de rencontre, alors moi, je crois que je suis la seule, je dois être... Non, je ne suis pas la seule, mais je fais partie des femmes qui se sont fait bannir de Tinder. je le dis haut et fort je me suis fait bannir c'est sur Tinder je me suis fait bannir je me suis fait bannir de chez Tinder non je me suis fait bannir pourquoi pourquoi tu veux te faire bannir de chez Tinder parce qu'il y a des personnes qui y sont qui veulent pas que tu sois qui veulent pas que tu saches qu'ils y sont donc ils vont te signaler parce qu'ils ont tout de suite vu ta tête de t'en faire compte j'ai même pas fait une demi-heure sur Tinder comment t'expliquer je fais mon truc tout je fais mon profil tout je suis super OP je vais pour commencer à regarder je reçois un mail vérification de mon profil comme en prison avec le passeport tu fais la photo t'envoies par mail et après je reçois un mail de Tinder qui me dit bah non vous êtes banni à vie non parce qu'il se dit que t'as pas besoin d'eux merci pour m'aider mais non parce qu'il se dit que t'as pas besoin d'eux c'est tout ouais je pense que c'est plus ça bah oui non parce que quand je me suis mis sur l'outil Vous avez dégagé trop de sex-hapie, vous avez perdu de nombreux autres femmes.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
À chaque fois, c'est un vrai profil. On peut s'appeler en visio si vous voulez. Donc, non, tu vois, la beauté n'est pas une fin en soi. Voilà.
- Speaker #1
Mais quand on a la beauté intérieure et extérieure, quand même.
- Speaker #0
Oui, mais pour connaître l'intérieur, il faut déjà qu'on veuille bien te rencontrer. Et tu sais, je vais vous dire une chose, les filles. Moi, quand j'étais célibataire, je me souviens d'un mec en Guadeloupe. Donc, le mec, on se voit tout et tout. Et puis il m'invite à déjeuner, deux jours après. Et là, j'arrive au déjeuner, il me dit, je t'ai demandé de venir, c'est parce que c'est fini entre nous. Parce que quoi ? C'est fini entre nous. Et là, je lui dis, ah bon, pourquoi ? Il me dit, t'as besoin de rien. Il me dit, t'as pas de problème. Il me dit, t'as pas de problème. Il me dit, qu'est-ce que je fais avec toi ? Mais tant mieux qu'il t'ait dit ça, en vrai. Il m'a dit, moi, je ne peux pas être ton âge bisexuel. Je lui ai dit, mais... Et moi, à la peau fille, je suis là, je lui dis comme ça, mais non, mais j'ai besoin d'affection, j'ai besoin de quelqu'un qui m'écoute, j'ai besoin que quand je lance un projet, qu'il relise ce projet, qu'il me dise ce qui va, ce qui ne va pas. Il m'a dit, tu attends un secrétaire et un mec qui te donne la commission. Et le mec, il s'est levé, il m'a dit, t'inquiète pas, Oh, putain ! J'espère vivre des instants comme ça plus tard. Non, mais attends. Si, si, si.
- Speaker #1
Je suis tellement puissante, mon pote.
- Speaker #0
J'ai appelé des copines. J'ai appelé ma copine Agnès. J'ai fait, Agnès, il faut que je te voie. Je crois qu'on m'a jeté un sang. J'ai fait, même pour la commission, les mecs, ils veulent... J'ai dit, c'est bon.
- Speaker #1
Mais ça, c'est une réelle difficulté aujourd'hui. C'est-à-dire que je pense que dans la société, les hommes comme les femmes n'arrivent pas à trouver leur place dans la formation d'un couple, d'une relation. C'est difficile. Il y a des hommes qui se sont, j'ai oublié le nom, démasculinisés. Moi,
- Speaker #0
je pense qu'ils ont surtout un petit syndrome du super-héros. Ils veulent sauver tout le monde. Ils commencent déjà à sauver eux. Pardon, excusez-moi, c'est la féministe radicale qui... C'est-à-dire qu'au prochain date, il faut y aller avec une cape trouée. Et là, tu dis, je cherche ma complémentarité, tu sais, et là, le mec, il va te dire, mais c'est l'espace que je peux prendre. Oui, enfin, je recevais quelqu'un. Bon, en tout cas,
- Speaker #1
pour nous remettre d'accord, on va dire qu'on a besoin, les femmes ont besoin des hommes, les hommes ont besoin des femmes. Bien sûr. Moi, je rêve quand même de... d'un monde où, en fait, chacun pourrait trouver sa place sans complexe, sans se dire, je ne sais pas ce que je peux lui apporter. Je trouve ça triste qu'un homme dise ça à une femme, ou qu'une femme ressente ça, se dise, je ne peux pas être avec lui parce que je ne sais pas ce que je pourrais lui apporter. Parce qu'il y a aussi ça de l'autre côté.
- Speaker #0
Je pense que ce qu'il faudrait que les hommes et les femmes fassent aujourd'hui, c'est d'avoir un regard vers le futur et se dire que... Si je me mets avec quelqu'un, c'est que moi, je cherche mon binôme pour pouvoir avancer. C'est-à-dire que l'un et l'autre s'appuient l'un sur l'autre pour pouvoir avancer. Et on est sur un projet de vie. Nos parents, les anciens, ils avaient des projets de vie quand ils se mettaient ensemble. Les mecs, ils se mettaient ensemble. Ils disaient, ouais, on a une maison. Et si demain, on a des enfants, l'enfant, il faut qu'il fasse telle école, telle école, telle école. Elle ne savait même pas si elle était fertile ou pas, la nénette. Et aujourd'hui, on est sur... ouais la voiture le ceci mais on s'en fout de la voiture en fin de compte parce que la voiture elle t'amène d'un point A au point B tu prends les transports ça va être pareil aujourd'hui la seule chose que tu dois savoir c'est est-ce que quand tu te lèves le matin il y a quelqu'un qui est heureux quand il ouvre les yeux et te voit à côté de lui et ça si tu l'as pas bah t'es pauvre ça c'est hyper important est-ce que lorsque ton enfant quand tu le réveilles le matin il te regarde et tu vois un regard d'amour ça c'est hyper important c'est clair tu as raison Merci.
- Speaker #1
C'est quoi la dernière fois, Carole, que tu t'es sentie la plus badass, à part aujourd'hui ?
- Speaker #0
La dernière fois que je me suis sentie la plus badass, c'est tous les matins. C'est tous les matins. C'est tous les matins. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison. Moi, on me dit tout le temps, ouais, Carole, t'es maquillée, mais même quand t'es chez toi et que tu reçois ton cabinet, vous voulez quoi ? J'ai fait, moi, je me prépare tous les jours comme si c'était le dernier jour. Et je vous l'ai dit tout à l'heure. Je me prépare comme si c'était tous les jours le dernier jour. J'ai un malaise ou j'ai quoi que ce soit. Tu as une culotte trouée, tu es dépareillée. Tu as le soutif écrit dimanche et la culotte écrit mercredi. Après, tu es joussée avec le pompier. Oups, c'est ça, tu es célibataire et les beaux étaient là. J'ai loupé une occasion. Donc non, j'estime qu'en tant que femme, on doit se glorifier chaque jour. On doit se glorifier, on doit se faire plaisir. Et on doit se mettre en avant. On ne se met pas en avant pour les autres, on se met en avant pour soi. À partir du moment où je vais dire à mon corps je t'aime et que je m'aime, automatiquement, me maquillant, je vais s'en chercher, je vais trouver les couleurs, je vais trouver les trucs qui vont aller avec mes vêtements et ainsi de suite. Et c'est pour ça que je me maquille avant de m'habiller. Je me maquille à poil, en fin de compte, et après, je m'habille. c'est une fois que je suis maquillée Là, je me trouve bonne. Tu vois,
- Speaker #1
je me sens moins complexée quand je dis aux gens que dès que je sors de la douche...
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
mais tu as raison. Tu vois, moi, je me sens moins complexée quand tu dis ça. Quand je dis aux gens que dès que je sors de ma douche, je m'essuie et je mets mon rouge à lèvres, ils me disent, tu ne t'habilles pas.
- Speaker #0
Et moi, je trouve ça normal.
- Speaker #1
Mais ton rouge à lèvres, après la sortie de douche...
- Speaker #0
De toute façon, les vêtements et le maquillage, c'est la même chose, c'est un accessoire. Exactement. Moi, je sors de la salle de bain une fois que je suis complètement finie. Donc, je me maquille, je me coiffe. et là je me dis putain t'es bonne et là je vous la revois je fais bon on met quoi là-dessus j'adore tu devrais faire des conférences j'en
- Speaker #1
fais parce que moi je te vois là quand tu as dit ça je te voyais trop là j'adore j'adore j'adore Carole merci beaucoup merci à vous mes filles c'était canon merci pour cette interview c'était vraiment canon ... je pense que ton interview va impacter beaucoup de femmes et en tout cas on le souhaite avec tout ce qu'on a entendu Caroline est-ce qu'on peut dire que t'es badass ?
- Speaker #0
mais grave mais de toute façon je suis une badass et n'oubliez pas une chose les filles le mot badass je le connaissais avant que vous soyez nées j'ai 53 ans
- Speaker #1
Oui, en plus.
- Speaker #0
Donc, ça fait longtemps que je suis badass.
- Speaker #1
D'accord, très bien. Mais de toute façon, ce mouvement, il n'a pas été créé pour faire des badass, il a été créé pour rassembler des badass.
- Speaker #0
C'est ça, et les mettre en lumière.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Bon, on vous dit à la semaine prochaine pour un nouvel épisode de Call Me Badass. En attendant, rendez-vous sur Instagram. Des bisous. Des bisous. Au revoir. Eh bien, les filles, un grand merci d'avoir écouté Call Me Badass. Si vous aussi. vous avez l'âme d'une badass, laissez-nous 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute afin que notre vision du monde soit plus largement répandue. Rejoignez-nous chaque semaine pour être inspiré, motivé, encouragé par ces histoires authentiques de courage et de résilience. Que vous cherchiez à atteindre vos propres objectifs, à surmonter des difficultés, ou plus largement à vous épanouir dans tous les sphères de votre vie, Call Me Badass est tout simplement là pour vous rappeler que vous aussi, Vous êtes badass !