- Speaker #0
Salut Prosmonautes ! Bienvenue à bord de cette nouvelle exploration. Son objectif, il est clair. T'inspirer à dépasser tes peurs et tes croyances limitantes pour enfin oser le projet qui te ressemble. Pour ça, on va parler de déclic, on va parler de reconversion, d'élan et on va surtout parler de comment passer à l'action tout en restant aligné avec toi-même. Chaque épisode sera comme une escale vers plus de clarté, vers plus de sens mais ce sera surtout une escale vers plus de toi. Alors enfile ta combinaison et viens explorer le Prosmos avec nous. Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle transmission des Prosmonautes dans laquelle on va aborder des sujets d'identité visuelle, d'images de marques, de graphismes, de design. On va essayer de le faire de manière la plus concrète possible pour que vous puissiez repartir avec un maximum de valeurs ajoutées à appliquer directement dans votre projet de reconversion ou d'entrepreneuriat. Et pour ça, je reçois aujourd'hui Margot. Bienvenue à bord.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Alors, avant que je te présente, toi, tu as une relation un petit peu spéciale, un peu particulière à Prosmonautes. Pourquoi ? Parce que... Tout cet univers-là que vous voyez, le logo, les t-shirts, les couleurs, tout l'univers, le site internet également, c'est Margot qui l'a conçu, qui l'a créé. Donc la première question que je voulais te poser avant que je te présente rapidement, c'est est-ce que toi tu peux me dire un petit peu quel a été ton processus pour passer de l'idée de mon podcast, je t'en ai parlé, je t'ai dit on va parler de croyances limitantes, on va parler de reconversion, d'entrepreneuriat, et comment tu as traduit tout ça, comment ça se passe dans ta tête pour le mettre en image ?
- Speaker #1
Ok, on rentre dans le vif du sujet du coup, carrément. Prosmonautes, en fait, je suis partie du nom déjà, parce que Prosmonautes, ça donnait déjà un peu l'univers spatial, cosmique, etc. Donc forcément, lié à cet univers, il y a tout un tas de codes avec lesquels on peut jouer. Les couleurs, forcément, il fallait jouer avec des couleurs qui allaient ressortir sur du noir, pour rappeler un peu l'espace. Et en même temps, il fallait que ça dise podcast. Donc, il fallait qu'il y ait quand même un élément dans le logo qui rappelle un peu ça. Mais ça a été surtout pas mal de recherches. En plus, le thème de l'espace, c'est un thème qui est assez sexy en ce moment. Il y a pas mal de marques qui s'en inspirent. Tout l'univers un peu cosmique et tout, ça fait un peu rêver surtout la jeune génération, les Gen Z. Donc, il y avait plein d'éléments à puiser un peu là-dedans pour créer l'univers. Et puis après, ça a été surtout une grosse collaboration avec toi. où on a fait plusieurs essais, quelques pistes, on a choisi ensemble, ça a été un échange.
- Speaker #0
Oui, ça s'est fait assez vite quand même, tu as assez vite sterné. De toute façon, on va rentrer dans le vif du sujet, tu vas pouvoir nous réexpliquer tout ça. Et ce qui est super cool, et même si vous qui nous regardez, vous avez eu ces questionnements sur votre image de marque, votre identité, je vais essayer de poser les questions que vous vous posez également ou que vous vous êtes posées. Et moi, ce qui est très drôle, c'est que je vais pouvoir te poser toutes les questions que j'avais en tête aussi tout au long de ce processus-là. Bon, je vais essayer de te présenter, j'essaie de ne pas me tromper, je me corrige si jamais il y a des erreurs. Donc toi, tu t'appelles Margot Soulacrou, tu as 33 ans, sans enfant, tu vis au Luxembourg, tu as fait un master en marketing, pour commencer, et ensuite tu as fait un an en tant que responsable de publicité chez BETC, qui est une grosse agence de communication. Tu as repris une école de graphisme pour te reconvertir, et tu as fait un peu plus de trois ans en tant que graphiste, puis directrice artistique dans une autre société. Et après 4 ans et demi de salariat et une réorientation, tu as décidé de te lancer à ton compte en tant que freelance dans ce domaine du graphisme et de l'illustration pour les entreprises, pour les particuliers. Tu travailles pour beaucoup de clients, clients de renom aussi, dans des univers différents, de la banque, des ministères, des associations, des start-up, etc. Donc des univers vraiment très variés. Et tu te définis comme visual problem solver, c'est-à-dire comme quelqu'un qui résout des problèmes visuels. Et d'ailleurs, ça m'amène à la première question, qui est une question clé à la fin de la présentation des invités. Qu'est-ce que c'est qu'une identité visuelle ? Justement, comment tu le définirais juste en quelques mots assez simples ? Et à quoi ça sert concrètement dans un business ?
- Speaker #1
Quelle grosse question ! Donc, l'identité visuelle, ça va être vraiment... C'est la personnalité de ta marque, en fait. Mais c'est la personnalité visuelle de ta marque. Donc ça va être tous les codes, le logo, la typographie, les couleurs, les symboles, l'univers, le type d'imagerie. C'est vraiment tout. C'est un petit peu comme si on imaginait une maison, c'est ta marque. Et bien, ta décoration, c'est ton identité visuelle, en fait. Donc c'est un peu le parallèle. Et à quoi ça sert ? Pour moi, c'est un des éléments les plus importants quand on crée une marque, parce que même si c'est quelque chose qui peut évoluer dans le temps... C'est vraiment ça qui va servir de lien entre toi et ton client ou tes clients. Alors forcément, c'est un petit peu différent qu'on fasse du B2B ou du B2C par exemple, mais ça va être un peu l'élément qui fait qu'on va te reconnaître, qui fait qu'on va retenir ton nom, qui fait qu'on va... Enfin voilà, quand on pense aux grandes marques aujourd'hui, Apple, tout le monde pense à la pomme, Nike, on pense tous aux souches. Donc forcément, c'est des choses, c'est des éléments comme ça qui... permettre de commencer à créer une communauté et qui peuvent commencer à faire parler d'une marque. Donc, plus il y a une réflexion dessus en amont, forcément, plus fort est le positionnement au moment où on se lance.
- Speaker #0
OK, ça répond déjà en partie un peu à la question que je voulais te poser. Et moi, j'ai été un peu dans ce cas-là aussi, pour écouter beaucoup de podcasts aussi d'autres entrepreneurs, pour discuter avec eux, pour discuter avec des amis qui se lancent également. Et moi, j'ai eu cette réflexion-là aussi. Tu as beaucoup de choses à gérer quand tu démarres un business, à chercher ta cible, ton positionnement, ta stratégie, tes outils, tout un tas de choses. Et pour beaucoup, on peut être tenté de se dire, bon, OK, l'identité visuelle, tout ça, je vais faire un logo comme ça. Et puis, ça attendra plus tard. Ce n'est pas l'essentiel. Je vais tout de suite sur le marché chercher des clients. Et puis, on verra après. Tu as commencé à y répondre, mais tu réponds quoi, toi, à ça ?
- Speaker #1
Pour l'avoir vu, alors forcément, encore une fois, ça dépend vraiment des industries parce que dans mon métier, il y a beaucoup de... cas où c'est au cas par cas, parce que forcément, on ne va pas traiter de la même manière quelqu'un qui se lance en indépendance sur un tout petit secteur que quelqu'un qui a déjà une grosse activité et qui voudrait en profiter pour vraiment positionner sa marque parce qu'il s'est déjà lancé. Donc forcément, les approches sont différentes. Je pense qu'on peut se lancer sans, mais je pense que c'est un peu dangereux. Et d'ailleurs, je pense que dans les premiers épisodes, tu expliques que tu n'avais même pas de nom, par exemple, à Prosmonautes, donc on va prendre ton cas. Je trouve que c'est risqué de se lancer tant qu'on n'a pas quand même un petit peu posé tout ça, parce que sinon, les gens, quand ils vont vouloir parler de toi, ils s'accrochent à quoi ? Donc je pense que c'est quand même un... C'est pas obligé d'être très abouti, ça peut commencer juste par un logo, ne serait-ce que pour avoir un élément de reconnaissance, et après, petit à petit, on peut construire les couleurs, la typographie, le site web, l'univers, ça peut vraiment être un processus par étapes, mais je pense que se lancer... sans rien, en se disant je lance mon service mais je ne sais même pas comment il s'appelle, je ne sais même pas quelle tête il doit avoir et comment je vais le communiquer parce qu'il faut quand même communiquer sur son produit surtout pour les produits, après pour les services ça peut être un peu différent mais si tu as déjà un nom tu peux juste faire un logo et tu peux avancer,
- Speaker #0
c'est pas nécessaire après j'imagine que ça doit avoir quand même un peu des coûts cachés ou ça doit être un peu que... C'est une vision très court terme, ça doit avoir des complications, ça va te poser des problèmes à plus long terme quand tu bricoles juste un peu ton identité au début, tu fais un petit logo comme ça. Toi, tu as des cas comme ça, des clients que tu as accompagnés qui ont bricolé un peu au départ et après, tu as des coûts cachés, tu perds du temps, de l'argent. En fait,
- Speaker #1
c'est même quelque chose qu'on peut ressentir assez vite. J'ai eu comme ça quelques cas des clients qui avaient fait un logo pour se lancer, ils avaient besoin de déposer un nom, ils ont bricolé un petit truc eux-mêmes. Déjà, dans la construction d'un logo, il y a quand même beaucoup de règles à prendre en compte pour que le logo soit pérenne, efficace, qui fonctionne sur tout support. Parce que quand on crée un logo, ce n'est pas juste on crée le logo pour créer le logo. C'est théoriquement quelque chose qui va servir sur tous vos supports publicitaires, que ce soit en très très grand, mais aussi peut-être en petit, sur des t-shirts, sur des goodies, sur des supports de toute taille. Donc le logo, s'il n'est pas pensé en amont, en noir, en blanc, puis en couleur, Parce que selon les cases, on va avoir besoin des trois versions, en grand, en petit, donc faire des logos trop complexes. Le problème, c'est que dès qu'ils sont tout petits, ça devient illisible. Donc il y a quand même pas mal de savoir-faire dans ça pour s'assurer qu'un logo déjà fonctionne bien. Donc choisir les bonnes épaisseurs, les bons symboles, la bonne typographie pour que le logo soit efficace. Et surtout, pas surfer sur juste des tendances de mode, parce que c'est ce qu'on aime bien aujourd'hui. Et après, peut-être que dans 10 ans, ça aura passé de mode. Et donc, du coup, l'image de marque qui va avec sera aussi passée de mode parce qu'il n'y aura pas eu toute la réflexion derrière un logo. Donc, j'ai eu des cas, par exemple, qui avaient bricolé des logos où très vite, quand ils ou elles ont voulu développer leur marque, par exemple, commencer à faire d'autres supports, du contenu sur les réseaux sociaux, en fait, ça les faisait stagner sur ces créations-là. Parce que comme l'univers de marque n'était pas créé, un coup ils se réveillaient, ils aimaient le rouge, donc ils mettaient du rouge sur leur support. Puis en fait, deux jours après, ils regrettent parce qu'ils n'aiment plus le rouge, ils veulent du bleu. Et comme rien n'a été établi à l'avance,
- Speaker #0
il n'y a pas de cohérence.
- Speaker #1
Et donc ça part dans tous les sens. Et donc du coup, on prend du retard parce qu'on ne poste pas ce qu'on avait envie de poster. On ne développe pas le merchandising qu'on avait envie de développer. On ne sait pas quel packaging choisir. Parce qu'il n'y a pas d'identité, donc on ne sait pas trop quoi choisir entre rouge, vert, bleu, rond, carré, triangle. Oui,
- Speaker #0
et toi, tu me disais d'ailleurs sur Prosmonaut, tu m'avais poussé aussi au début à avoir des templates, des modèles de publication, de communication, d'établir tout ça en amont, à la fois pour le sujet de cohérence, mais aussi pour gagner du temps après, pour déployer toute ta stratégie pour la phase d'exécution. En fait, tu perds un temps de dingue si tu n'as pas prévu à l'avance. Tel type de poste sera de tel format, de telle couleur, etc. Parce que tu te reposes à chaque fois toutes les questions en fait.
- Speaker #1
Et puis comme tu dis, quand on est entrepreneur, on a déjà 200 choses à gérer et auxquelles penser. Si en plus tu dois perdre du temps à chaque fois à réfléchir, bon là quelle composition je fais pour ce poste, machin et tout. Enfin c'est une perte de temps. Une perte de temps et qui dit perte de temps dit perte d'argent finalement. Et en fait l'idée d'avoir une belle charte graphique bien établie dès le début, c'est une charge mentale en moins pour la suite. Parce que du coup, il faut juste suivre cette charte et on ne se pose plus la question de quelle couleur, quel typeau, quelle forme.
- Speaker #0
Oui, ça déroule tout seul après. Et tu sens que tu as des clients pour lesquels tu dois faire un peu ce parcours presque pédagogique, je dirais, un client qui va te dire non, c'est tout mon logo, il faut que ce soit assez simple, il faut que ce soit ceci, cela, ou on fait juste un truc rapide. Est-ce que toi, tu as ce rôle d'éducation, de leur dire aussi, de les sensibiliser au risque que ça représente ?
- Speaker #1
Oui, 100%. Et surtout que, très honnêtement, je ne sais pas si tout le monde sera d'accord avec moi, mais moi, de mon expérience, les clients nous briefent tous de la même manière. Tous les clients veulent un truc moderne, dynamique, simple, pas trop complexe. Voilà, un truc vite fait. C'est souvent les briefings que je reçois, c'est ça. Et donc, c'est vraiment le rôle aussi du graphiste ou du designer de pousser la réflexion. À moins que ce soit un gros client qui ait fait ce boulot presque un peu plus marketing, d'ADN de marque, de valeur Tout ça, donc ils arrivent avec un brief qui est un peu plus précis. Voilà, le plus petit acteur qui va se lancer et qui n'a pas trop fait toutes ses réflexions, là, ça va être, je trouve, au rôle du graphiste de lui dire « Ok, qu'est-ce que tu cherches à véhiculer ? C'est quoi tes valeurs ? Qu'est-ce que tu veux que les gens ressentent quand ils voient ton logo ? C'est quoi le concept de ta marque ? Qu'est-ce qui fait que toi, tu es plus unique qu'un autre ? » C'est un peu toutes les questions que je pose pour essayer d'avoir un max d'informations pour créer un univers sur mesure et personnalisé, parce que c'est ça le but aussi à la fin.
- Speaker #0
Tu as presque le rôle d'un coach aussi, tu as challengé un peu les idées, poussé l'entrepreneur vraiment dans sa vision et la retranscrire en images. C'est marrant ce que tu dis sur le fait que tout le monde te brise un peu pareil, dynamisme, moderne, sobre, etc. Parce que j'imagine que c'est ce que la plupart des gens mettent dans leur prompte à leur IA aujourd'hui. Tiens, tchat, fais-moi un logo moderne, machin, bleu, qui rappelle ceci, cela. Et en fait, c'est pour ça que tu as beaucoup de logos qui sont faits en IA, qui se ressemblent. Et c'est quoi ton point de vue d'ailleurs là-dessus ? Est-ce que pour toi, l'IA, ça peut être une bonne solution pour démarrer ? Est-ce que tu penses que l'IA peut en partie remplacer le rôle d'un... Si on cherche à remplacer les graphistes en profondeur, tu vois, mais est-ce que quand tu n'as peut-être pas les moyens au début ou que tu veux aller vite, l'IA, ça peut te dépanner ? C'est vraiment la dernière solution.
- Speaker #1
Je pense qu'on y arrivera à un moment, parce que l'IA, forcément, c'est un outil qui est extrêmement puissant et qui est de plus en plus utilisé par tous. On peut créer des choses efficaces avec l'IA. Encore une fois, il va y avoir quand même des grosses limitations, notamment par exemple, quand on crée un logo, c'est important de l'avoir en format vectoriel, parce que c'est ce qui permet au logo d'être plus ou moins élargi, sans perdre en qualité. Aujourd'hui, l'IA, par exemple, ce qui génère en vectoriel, j'ai fait deux, trois tests, c'est une catastrophe. Donc, ça va plus être dans des limitations un peu techniques où ça ne va pas être top. Il y a aussi savoir quoi prompter. Il faut savoir que si c'est, par exemple, quelqu'un qui est un peu expert dans le métier, un graphiste, un designer, qui va prompter, va sûrement savoir utiliser des meilleurs termes pour avoir quelque chose d'un peu plus personnalisé, d'un peu plus intéressant, d'un peu plus riche. Quelqu'un qui a... pas baigné dans cette culture graphique et qui ne s'est pas entraîné dans la créativité, etc., comme tu dis, ils vont taper logo moderne pour boîte de machins et là, tu vas tomber sur un truc qui n'a vraiment pas d'âme et...
- Speaker #0
Qui ne véhicule aucune valeur, aucune idée. Non,
- Speaker #1
et qui va être vraiment un truc très littéraire. Et je trouve que l'IA, aujourd'hui, a quand même pas mal de limites. Pareil, pour l'avoir testée, sa palette de connaissances en type de typographie, elle est quand même assez légère. On tombe vite sur des trucs super clichés. C'est tout ce qu'on nous apprend de ne pas faire en école de graphisme. Qui ressort en fait dans l'IA.
- Speaker #0
Sauf si peut-être tu arrives à la prompter de manière un peu plus technique, comme pourrait le faire un photographe. J'avais vu d'ailleurs ça, j'avais vu quelqu'un sur internet qui montrait la différence entre un prompt simple de dire je veux une image. d'un chat en noir et blanc décrit de manière très générale et quelqu'un qui utilisait un vocabulaire très précis, je veux une photo d'un chat à contre-jour avec tel grain, telle quantité de pixels tel ceci, tel cela, avec les termes techniques, tu as une vraie différence alors après ça ne remplace pas le travail d'un vrai photographe mais tu vois quand même en fonction de l'utilisation et des connaissances techniques que tu peux avoir une vraie différence dans le rendu
- Speaker #1
J'ai un très bon ami photographe, justement, petit shout-out à Mathieu de Prima de Photographie. Lui, il se lance beaucoup dans l'IA, justement. Et lui, j'ai déjà vu sa manière de pronter, c'est comme tu dis, c'est vraiment... Il a des termes très techniques, très précis, que voilà, si tu ne fais pas de la photo, tu ne peux pas savoir qu'il faut mettre ça pour avoir des rendus vraiment un peu exceptionnels et où ça devient vraiment de la création par l'IA, parce qu'il y a beaucoup d'artistes aujourd'hui qui font des choses vraiment formidables. avec l'IA, mais voilà, il faut avoir un peu de compétence. Et je pense que quand on se lance, pareil, on est concentré sur son activité. Si son activité n'a aucun rapport avec la création, j'ai eu plein de clients qui étaient, par exemple, avocats ou des choses comme ça. Eux, le premier truc qu'ils me disent, c'est « Moi, je compte sur toi, j'ai zéro créativité, je n'ai jamais été créatif, donc tout ça, je ne sais pas faire. » Et c'est là où notre rôle prend tout son sens.
- Speaker #0
Bien sûr, et ce n'est pas d'ailleurs une... Croyance limitante, c'est un peu de se dire qu'on n'est pas créatif, est-ce qu'on n'est pas tous un peu créatifs ? Pas forcément dans l'exécution, parce que comme tu dis, c'est des techniques. D'ailleurs, ça me fait penser avec l'IA, ce qui est intéressant, c'est que c'est un vrai miroir, pour digresser un petit peu là-dessus, mais tu as le résultat qui correspond à la qualité de ton prompt. C'est-à-dire que si tu as un prompt qui est très pauvre, très généraliste, tu as un résultat qui est assez pauvre, assez banal en fait. Mais si tu as un prompt qui est bien travaillé, qui a ses techniques assez précis, là tu vas avoir un rendu qui est à la hauteur. Pour un avocat, par exemple, que tu aurais en client, lui, il n'est pas créatif dans l'exécution parce qu'il n'a pas cette technique, mais il a peut-être une forme de créativité dans sa vision, dans ce qu'il veut faire, dans ce qu'il veut apporter de différent. Et toi, j'imagine que ton rôle, c'est aussi de traduire visuellement ce que lui n'a pas les capacités de faire, parce qu'il l'a dans la tête, mais après,
- Speaker #1
il faut le sortir. Du coup, je te réponds deux temps parce que sur cette histoire de créativité, ça, c'est clair. J'ai animé des ateliers, par exemple, de peinture. Et c'est trop marrant parce que c'est des gens qui avaient vraiment tout niveau. Donc t'en avais qui n'avaient jamais tenu un pinceau jusqu'au mec qui taquine un peu et qui aime bien peindre. Mais tous, à chaque fois, il y a cette phrase. Franchement, à chaque fois que je l'entendais, ça me rendait folle parce qu'il y a beaucoup de gens qui ont cette croyance que parce qu'ils ne savent pas dessiner, ils ne sont pas créatifs. Et je pense que ça, c'est un truc, je ne sais pas si c'est les écoles qui mettent ça dans la tête des enfants, j'en sais rien. La créativité, ça s'apprend en fait. C'est comme un sport, c'est comme apprendre à dessiner. Tout le monde peut le faire. Moi, j'ai vu en école justement des gens qui arrivaient au premier jour qui ne savaient pas dessiner, mais ils avaient envie de faire un métier créatif. À la fin de l'année, avec du taf, avec des cours, avec tout ça, ils savaient super bien dessiner. Donc, tu as des gens, bien sûr, qui vont avoir un talent peut-être un peu plus inné ou qui vont peut-être un peu plus baigner dedans, petit, etc. Mais c'est vraiment quelque chose qui se travaille et qui se développe. Quelqu'un qui va dire je ne suis pas créatif, c'est juste qu'il n'a pas voulu s'investir là-dedans. C'est comme quelqu'un qui dit je ne suis pas sportif, mais demain s'il se chauffait à s'entraîner, aller à la salle et se développer, il pourrait très bien devenir sportif. Il n'y a pas de fatalité,
- Speaker #0
ça dépend dans quoi tu décides d'investir ton énergie, ton temps et la confiance que tu t'accordes aussi,
- Speaker #1
mais ça serait un vaste sujet. Pour rebondir à ce que tu disais, effectivement, ma partie préférée dans ce métier, c'est qu'il y a beaucoup de gens... J'adore leur livrer les premières pistes, les premiers logos, etc. Parce que c'est vraiment ça. C'est-à-dire que je crée ce qu'ils... Il faut que j'arrive à me mettre dans leur tête et que j'arrive à leur livrer quelque chose où c'est comme ça qu'ils l'imaginaient. Et moi, quand on me dit « C'est exactement ce que j'avais en tête, c'est exactement ce que j'imaginais, t'as trop géré » , moi, c'est le plus beau compliment parce que ça veut dire que j'ai très bien compris le client et que... Et que j'ai réussi à retranscrire vraiment ce qu'il y avait dans son cerveau.
- Speaker #0
Et oui, c'est que lui, il a été aussi en capacité de transmettre correctement sa vision et ce qu'il attendait. Et d'ailleurs, pour les personnes qui nous écoutent, qui veulent faire appel ou pas à un graphiste en fonction du temps, des moyens, etc. Mais c'est quoi les questions que tu vas te poser avant, que ce soit d'essayer de faire ton logo ou d'appeler un graphiste ou une graphiste pour déléguer cette partie-là ? Quelles questions tu dois te poser ? Quels éléments tu dois préparer pour que le graphiste soit... justement, comme tu disais, comprennent bien ta vision ?
- Speaker #1
Alors là, c'est un vrai travail de réflexion sur ta marque déjà en elle-même. Donc déjà, qu'est-ce que tu vends ? Pour qui ? Établir une cible précise, parce qu'on ne va pas communiquer de la même manière à une cible de jeunes ados que à des personnes de 50 ans. Donc la cible, ce que tu fais, qu'est-ce qui te démarque un peu des autres ? Parce que nous, après, dans tout ce vocabulaire, on va piocher des éléments qui... peuvent se retranscrire après graphiquement. Quelle valeur tu cherches à véhiculer, ça c'est hyper important. Une boîte de sport forcément, qui travaille dans le sport va probablement vouloir véhiculer des choses autour du mouvement, du dynamisme, de la vitesse et tout ça graphiquement il y a des codes qui peuvent exprimer ces nuances-là alors qu'un avocat par exemple ou quelqu'un qui travaille dans des secteurs plus sérieux, ça sera peut-être plus la fiabilité, la confiance, l'humain. Donc, vraiment, les valeurs, c'est hyper important. Parce que nous, on va beaucoup se baser sur ces mots-clés-là pour développer des concepts. C'est un peu le début de la création de marque et de l'univers de marque. Après, se poser la question, c'est toujours... Moi, j'aime toujours demander à mes clients s'il y a des choses qu'ils aiment et s'il y a des identités qu'ils aiment, même si c'est dans des secteurs qui n'ont rien à voir avec ce qu'ils font. Ce n'est pas parce qu'on va travailler dans... Par exemple, le secteur de la finance, que moi, je vais me renseigner que sur ce qui se fait dans la finance et sur des logos de finance. Ça peut être parfois super intéressant d'aller piocher dans d'autres industries qui ont les mêmes valeurs ou qui cherchent à véhiculer les mêmes valeurs pour justement trouver de l'inspiration aussi dans autre chose et du coup, possiblement apporter un petit twist ou un petit edge dans une industrie qui va peut-être suivre tous un peu les mêmes codes. Là, ça peut être la manière de se démarquer.
- Speaker #0
Oui, de faire une différence, qu'il n'y a pas que la différence commerciale sur le prix, sur les fonctionnalités, sur le service. Tu peux faire une grosse différence sur l'univers. J'imagine que ça doit toucher aussi l'émotionnel des gens. C'est-à-dire que quand tu achètes, c'est une décision qui est parfois rationnelle, parfois moins rationnelle. Tu as toujours de l'émotionnel. En tout cas, on est des humains pour l'instant et j'espère que ça continuera comme ça. Mais tu prends aussi beaucoup de décisions à l'émotion. Donc, il faut que l'univers de la marque te parle. Oui, résonne.
- Speaker #1
Donc tout ça, c'est important de savoir. Moi, j'aime bien savoir ce que les clients aiment bien. Ça me permet aussi d'apprendre à les connaître et de voir un peu ce qu'ils ont dans la tête. Et aussi ce qu'ils n'aiment pas. Ça, c'est hyper important, parce qu'on oublie peut-être parfois un peu de poser cette question. Mais moi, j'aime bien demander à mes clients est-ce qu'il y a des choses que vous voulez absolument éviter, que vous détestez, des couleurs, des typos, des clichés peut-être. Parce qu'après, théoriquement, c'est eux qui savent mieux aussi leur marché que moi presque. Donc même si moi, je vais faire beaucoup de recherches à côté. le client, si demain la cliente elle veut lancer son studio de yoga j'imagine qu'elle a dû poncer tous les autres studios de yoga dans le coin qu'elle a dû regarder celle qui marche celle qui marche moins bien, les identités des unes des autres, donc là aussi je peux tirer des infos qui sont assez précieuses dans le développement d'une identité.
- Speaker #0
Ça c'est le rôle parce que t'en as qui doivent le faire, je pense que t'en as aussi qui le font pas forcément, qui se lancent et qui étudient pas assez leur marché ça fait partie du rôle d'un graphiste duc comprendre aussi le marché ou si le client ne le fait pas, finalement, tu passes un peu à côté et tu perds un peu d'infos.
- Speaker #1
Je ne voudrais pas me mettre à dos mes potes graphistes qui ne le font peut-être pas, mais ce n'est pas forcément quelque chose qu'on nous apprend à faire en école de graphisme. Je pense que moi, je vais beaucoup poser cette question parce que j'ai le parcours aussi marketing et business, donc c'est toujours des choses qui étaient importantes. Et pour avoir été de ce côté-là aussi, par exemple, de la pub, quand j'étais chef de pub, on regardait beaucoup ces côtés-là. Donc, je ne sais pas si c'est le rôle précis du créa de le faire, mais je pense que c'est une bonne chose.
- Speaker #0
C'est hyper important que la personne... De toute façon, ça fait aussi partie du parcours. Je trouve que ça, c'est un message qu'il faut que tout le monde ait bien en tête quand tu te reconvertis pour te lancer à ton compte, que tu lances ton business, etc. C'est hyper important de prendre du temps pour travailler aussi en hauteur, de prendre du recul sur ton marché. de manière macro, pas que d'être micro, je veux ouvrir un studio de yoga à côté de chez moi parce que ça me fait plaisir et c'est pratique. C'est aussi, est-ce qu'il va y avoir de la demande ? Comment je l'amène stratégiquement ? Est-ce qu'il y a des douleurs spécifiques de clients dans tel ou tel endroit ? Donc, toute cette étude de marché, elle est hyper importante. Et pour faire le lien avec la partie graphisme et identité visuelle, ça sert sur tout un tas de sujets. Quand tu veux faire un emprunt à la banque, par exemple, quand tu veux créer un site ou quoi que ce soit, mais elle sert aussi beaucoup pour cette partie graphisme et identité visuelle. Donc une bonne étude de marché, c'est jamais...
- Speaker #1
Et le graphiste a quand même un rôle de faire quand même un minimum de recherche parce que l'idée, c'est de créer aussi des choses qui existent pas déjà, parce que nous, on a... La question des droits, des droits d'image, etc. C'est un gros sujet quand même dans notre métier. Et donc, c'est très important quand même, quand tu fais un logo, de faire aussi un peu tes recherches de ton côté pour être sûr que tu n'es pas en train de faire un gros plagiat d'un logo qui existe déjà. Donc, tu es quand même obligé de faire un minimum de recherches, ne serait-ce que pour te sécuriser un petit peu aussi sur cet aspect-là.
- Speaker #0
Le but de cette transmission, c'est aussi de donner un maximum de concret aux personnes qui nous écoutent. pour qu'ils puissent, eux, avoir peut-être quelques bases aussi avant de faire appel à un graphiste ou une graphiste. Est-ce que tu peux nous donner quelques clés, quelques codes même d'ailleurs, des règles simples pour quelqu'un qui voudrait se lancer et qui se dit « Ok, j'ai un peu de temps, j'ai envie de faire mon logo ou j'ai envie de choisir mes couleurs, choisir ma typo. » C'est quoi les règles un peu basiques, des choses qui fonctionnent, qui ne fonctionnent pas ?
- Speaker #1
Alors, dans la création d'un logo, on essaye de faire toujours... Le plus simple, le mieux. Dans la créa, il y a toujours cette grande phrase « Lass is more » , donc le moins on en fait, le plus ça véhicule. Il n'y a pas besoin de faire un logo super complexe pour que ça marche. Ça peut être juste une typographie bien choisie, par exemple. Et ça, c'est un logo. L'idée, c'est de réfléchir à ce qui est cohérent. Par exemple, il n'y a pas toujours besoin d'avoir une icône. Ça peut être parfois juste une typographie. Donc déjà, il y a la réflexion de est-ce que je veux qu'il y ait un symbole associé à ma marque ? Est-ce que ça fait sens qu'il y ait un symbole associé à ma marque ? Ou est-ce que juste du texte, ça suffit ? Veillez à la scalability. Est-ce que le logo puisse être agrandi facilement et fonctionne aussi en tout petit ? Donc testez chez vous de le mettre en grand et en petit, voir si c'est toujours aussi lisible. Quand on crée une icône, par exemple, un symbole, il faut vachement veiller à ça.
- Speaker #0
Oui, que ce soit lisible. La plupart des gens regardent sur leur téléphone. Sur le mobile, par exemple. Donc, il faut être sûr que quand tu crées sur ton grand écran d'ordi, que ce soit bien lisible sur ton écran de téléphone.
- Speaker #1
Donc, ça, c'est important. Il n'y a pas besoin d'être... Souvent, les gens, quand ils veulent mettre une icône à leur nom de marque, ils vont être très littéraires. Je ne sais pas, on ouvre un café, ils vont mettre une tasse de café, par exemple. Mais quand on regarde toutes les grandes marques, McDo n'a pas mis un burger en logo marque, Nike n'a pas mis une basket, Starbucks n'a pas mis une tasse de café. Ils ont tous des symboles qui représentent leurs marques, mais qui ont une histoire derrière, qui pousse un peu plus à réfléchir à pourquoi c'est comme ça que texto, je fais du café, donc je vais mettre un truc de café, je fais du yoga, donc je mets une nana en position yoga. Il faut être plus subtil un peu. Voilà, il faut être plus subtil. Et c'est pour ça que la notion de se poser sur quelle valeur on cherche à véhiculer, c'est ce qui peut donner des codes. Quelqu'un qui a besoin de véhiculer, qui veut véhiculer la vitesse, une typo écrite en italique, par exemple, il n'y a pas de symbole et tout, mais ça va donner cet élan un peu de... ça va vers l'avant. Donc il y a des petits codes graphiques comme ça qu'on peut utiliser. Les couleurs, c'est le plus dur parce que les couleurs, je pense que ça, c'est... Une vraie règle aussi que les clients parfois ont du mal à, quand ils doivent choisir des pistes par exemple, des choses comme ça, il faut arriver à mettre ses propres goûts personnels un peu de côté et penser vraiment à la marque. Donc c'est pas parce qu'on déteste le vert que le vert serait pas la bonne couleur pour sa marque. Et les couleurs ont toutes des significations. Donc par exemple si on veut une marque qui va véhiculer la paisibilité, la confiance, on va partir plutôt sur du bleu. Si on veut véhiculer quelque chose plus proche de la nature, De la richesse, de l'argent, on va être plutôt sur du vert. Si on veut évoquer l'amour, on sera plus sur du rouge. Il y a des codes associés aux couleurs qui font que telle ou telle couleur sera plus juste pour son projet. On peut aussi ne pas mettre de couleur. Les clients, parfois, il y a des stratégies où ça peut être très bien de faire qu'en noir et blanc parce que le noir et blanc véhicule aussi un côté élégant, un peu classe. On le retrouve souvent dans les marques de luxe, par exemple, des choses comme ça. Ce que tu veux dire,
- Speaker #0
c'est qu'il ne faut pas faire le logo que pour soi. Pas chercher à se faire que plaisir, mais essayer de se placer du côté client aussi. Qu'est-ce qui va attirer ? Toujours dans cette histoire de prendre un peu de recul.
- Speaker #1
C'est ça. Et il faut, idéalement, c'est ce qu'on nous apprend aussi en créa, c'est que tous tes choix doivent être justifiés. C'est-à-dire que si tu mets un truc juste parce que c'est beau, forte chance que ça ne sert à rien dans ton logo.
- Speaker #0
Et on retombe dans l'effet de mode dont tu parlais. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Donc, si chaque élément que tu as choisi a une explication derrière, logique, liée à ta marque et à ton produit ou ton service, c'est que tu fais plutôt bonne route, je pense.
- Speaker #0
Ok. Ok, donc si je résume... Pas forcément de logo ou d'icône, pas forcément d'image ou d'icône pour faire un logo. La typo peut suffire, il faut essayer d'être un peu subtil et pas forcément juste de mettre une tasse de café, si c'est un café c'est ce que tu disais tout à l'heure. Les couleurs, pas chercher à se faire que plaisir à soi, qu'est-ce qui nous plaît, mais aussi les couleurs qui parlent au secteur et aux clients qu'on vise. Voilà, c'est un peu les grandes... Les grandes règles, il y a des choses que tu veux dire.
- Speaker #1
Et lisibles dans toutes les tailles. Oui, lisibles.
- Speaker #0
Essayer aussi de l'agrandir, de le rapetissir. Penser aux différents formats, voire même, tu as beaucoup de marques qui se créent d'ailleurs en mobile first, qui sont déjà pensées pour le téléphone et ensuite qui se dupliquent sur le site internet parce qu'aujourd'hui, tu as beaucoup de gens qui consomment sur smartphone.
- Speaker #1
Et dernière règle, commencez toujours par faire son logo en noir et blanc parce que ce qui fonctionne en noir et blanc fonctionnera toujours en couleur. L'inverse n'est pas toujours vrai. Donc, c'est important qu'un logo fonctionne déjà en noir ou blanc. Et après, s'il faut rajouter la couleur, là, on peut voir où est-ce qu'on met de la couleur dans les éléments.
- Speaker #0
OK, ça marche. Message qu'on veut véhiculer, noir et blanc, la taille et la subtilité. Est-ce qu'il y a une erreur spécifique de débutant, une erreur de débutant pour un graphiste que tu remarques souvent chez tes clients ? Parce que j'imagine qu'on peut faire appel à un graphiste, on approfondira dans une question juste après, mais j'imagine que tu peux aussi venir voir un graphiste pour refaire Ton image de marque, t'as démarré, t'as bricolé quelque chose, tu veux refaire quelque chose de plus professionnel. Est-ce qu'il y a des erreurs que tu remarques tout le temps, en plus de ce que t'as déjà dit, le fait de ne pas avoir pensé à la taille ?
- Speaker #1
Non, la grosse erreur, c'est de vouloir être trop littéraire dans ton logo. Tu as ouvert une marque de café, tu mets un café en icône et c'est ça ton logo. C'est l'erreur qu'on voit souvent en fait, parce que je pense que les gens ont tellement peur qu'on ne comprenne pas qui ils sont. Et du coup, ils veulent mettre trop d'informations dans le logo. Mais il ne faut pas oublier aussi que le logo ne fait pas tout. Ce n'est pas le logo qui va raconter toute l'histoire d'une marque juste à lui tout seul. C'est tout le reste aussi qui va jouer. Ça va être la manière dont on communique, ça va être les visuels qu'on choisit, ça va être la publicité qu'on fait, ça va être les flyers, ça va être le storytelling aussi autour. Le logo, c'est vraiment un élément, c'est le petit tampon pour qu'on reconnaisse, ok, ah oui, ça c'est telle marque, mais je veux dire, Apple, encore une fois, c'est la pomme, mais la pomme, on ne la voit pas partout, il n'y a pas que la pomme, c'est eux, c'est toute leur expérience aussi autour qui raconte la marque, donc je pense qu'il ne faut pas non plus trop se stresser sur un logo. Souvent, je vois les clients, ils arrivent, ils sont toujours un peu paniqués de « Ah, j'ai pensé à plein de trucs, je ne sais pas quoi choisir » . Je suis un peu perdue, un coup j'ai envie de ça, un coup j'ai envie de ça. Et en fait, je pense qu'ils se mettent juste trop de pression sur ça. Et donc là, c'est pareil, ça va être un peu au graphiste de canaliser un peu tout ça, de faire le tri entre ce qui est important, pas important. Et voilà, quoi.
- Speaker #0
Mais c'est sûr qu'en tout cas, prendre du temps là-dessus, c'est pas du temps de perdu. Non. Ça, on le répète encore une fois, se poser, réfléchir, la subtilité, essayer de se mettre à la place du client, ce sera d'autant plus de... de facilité pour aller délivrer ensuite ton offre auprès de ta cible. Est-ce que pour, toujours dans cet esprit de faire un début d'identité visuelle soi-même, avant de le développer un peu plus, est-ce que tu as des petites recos d'outils spécifiques, qu'ils soient gratuits ou pas, qui sont assez faciles à maîtriser ? Tu en as beaucoup qui utilisent Canva, par exemple, pour faire des visuels. Est-ce que tu as une petite boîte à outils que tu peux conseiller à ceux qui nous écoutent ?
- Speaker #1
Alors moi, je suis un peu une puriste, donc hormis mes logiciels Adobe sur lesquels je travaille beaucoup. En fait, en tant que créa, nous, on est vite frustrés par les outils qui sont plus accessibles pour tout le monde, parce qu'en fait, on est vite limité par certaines choses qu'on peut faire, par contre, avec des logiciels plus poussés. Mais pour quelqu'un qui n'a pas les budgets, parce que toute la suite Adobe, elle est quand même assez chère, et en plus, elle est assez technique à prendre en main. Effectivement, Canva, c'est un super outil de plus en plus. C'est vraiment un outil qui s'est vu grandir et qui permet d'être au client, d'être assez autonome. Moi, je demande toujours aussi au client jusqu'où il veut l'être autonome dans leur charte. Parce que là, c'est pareil, on peut décider de déléguer complètement toute sa création à un graphiste, mais ça, du coup, ça a un coût. Alors qu'il y a des choses, c'est vrai qu'on peut faire seul, la création de contenus sur les réseaux, des choses comme ça. Le graphiste peut faire des templates et puis après... le client peut un peu se débrouiller tout seul. Et là, il faut que le client, par contre, demande au graphiste de travailler sur des outils qu'il connaît, type Canva. Il y a Figma aussi, qui est, je trouve, un petit peu plus poussé et qui n'est pas trop dur à prendre en main, honnêtement. Puis, il y a une version gratuite qui est déjà plutôt élaborée. Moi, c'est les deux seuls outils. Après, ce sera des outils plus complexes. Mais déjà, rien qu'entre Figma et Canva, franchement, on peut faire beaucoup de choses. On peut bricoler déjà pas mal de trucs.
- Speaker #0
Et on ne fait pas ça sur PowerPoint ?
- Speaker #1
On va éviter. J'ai eu des cas où les clients ne savaient rien utiliser d'autre. Donc forcément, on s'adapte et on peut faire des choses sur PowerPoint. Mais franchement, ce ne sont vraiment pas des outils qui ont été conçus pour de la création. Donc même si on peut réussir à bricoler des jolies choses, ça reste des outils vraiment pour faire des documents et pas pour faire du contenu de réseaux sociaux il y a des outils vraiment qui sont plus simples à prendre en main en plus et qui donnent une meilleure qualité qu'un PowerPoint ou qu'un Word c'est clair
- Speaker #0
comme les montages qu'on faisait quand on était au collège un peu et d'ailleurs je me posais la question je ne sais pas si tu as des chiffres comme ça ou un ressenti est-ce que tu as des clients qui t'ont déjà fait des retours après qu'ils aient refait leur image de marque ou qu'ils aient créé leur identité visuelle, de l'impact que ça a eu sur leur business. Tu sais, toi dire, je ne sais pas, j'ai refait mon logo ou j'ai fait un logo, je fais 15, 20, 30, 50 % de vente en plus parce que les clients accrochent.
- Speaker #1
Ça, c'est super dur à quantifier. Je ne suis même pas certaine que... On peut quantifier, par exemple, si un poste sur les réseaux a plus ou moins bien marché, parce que ça, on peut regarder dans les stats et les analytics. On peut se dire que le design joue un rôle. Plus il y a eu de clics ou de vues, forcément, c'est parce que le poste était attrayant, pas que par son contenu, mais aussi par sa forme. Donc ça, on peut traquer un petit peu. Mais par exemple, un logo... C'est très compliqué de dire que parce que tu as changé de logo, ça a augmenté tes ventes à mort. Parce que je pense que les gens, à la fin, il y a quand même ton produit. C'est-à-dire qu'on peut avoir une identité magnifique, super bien élaborée, etc. Si derrière, notre communication, elle est claquée au sol, qu'on ne fait pas ce qu'il faut pour attirer des clients, qu'on ne fait aucun démarchage, que le produit en lui-même n'est pas top. que les avis clients sont nuls, que l'identité, elle a beau être aussi sexy qu'on veut, forcément, les ventes ne vont pas suivre. Oui,
- Speaker #0
ça fait partie d'un tout, c'est sûr. Mais après, je pense qu'il y a quand même un sujet, quand tu arrives, par exemple, c'est comme le trafic Internet, par exemple, ou le SEO, si tu n'as pas, et moi, je pense ça aussi à titre personnel pour le business que j'ai, le podcast, etc., c'est que tu peux travailler aussi beaucoup ton trafic si les gens arrivent sur ton site Internet, avec ton site internet. ne donne pas envie, que tu n'as pas une belle identité, un bel univers, tu ne vas pas convertir forcément ce client-là, parce que ce client peut repartir ou ne va pas avoir confiance. Je suis d'accord avec toi, c'est dur à quantifier, mais grosso modo, ça fait partie d'un tout qui s'ajoute à plein d'autres choses et qui peut aider aussi à rassurer le client, à transmettre des valeurs, à donner envie de cliquer ou à donner envie d'acheter.
- Speaker #1
Et on est tous sensibles à ça, quelque part, parce qu'il y a juste à voir, l'exemple typique, c'est quand on va faire ses courses. tes faces au rayon jambon ? Pourquoi tu vas choisir telle marque versus une autre ? Pourquoi tu vas choisir tel paquet versus un autre ? Et ça, in fine, je suis désolée, mais je pense que quand même, l'identité visuelle joue un grand rôle là-dedans. Et les gens sont sensibles à ça. Alors, ils vont être sensibles au prix, bien sûr. C'est sûr qu'on va tous préférer acheter le produit le moins cher. Mais sur certains types de produits, sur... des produits plaisir sur des choses comme ça là le packaging joue énormément moi je sais que je suis ultra victime de ça je suis prête à payer un peu plus cher si je trouve que le paquet est beau par exemple ouais tu fais moins attention au prix ouais je vais faire moins attention parce que je vais me dire ouais ok ça a l'air ça a l'air bien ça a l'air mieux ça donne envie ça donne envie en fait tout simplement voilà c'est clair ça attire ton attention et tu parlais de prix d'ailleurs sur
- Speaker #0
les aliments là tu faisais le parallèle sans donner de prix qui soit t'as pas un prix t'as plein de prix différents j'imagine t'as plein de prestations aussi différentes de qualité de ce que ça inclut ou pas mais grosso modo « Moi, demain, je veux refaire mon identité visuelle. » C'est quoi ? C'est 500 euros ? C'est 10 000 euros ? C'est 5 000 euros ?
- Speaker #1
Alors, en fait, ça, c'est super dur à quantifier parce qu'honnêtement, aujourd'hui, sur le marché, tu peux trouver tout. Tu vas trouver l'étudiant qui commence et qui sera prêt à te faire un logo à 50 balles. Tout comme tu vas passer par une agence, elle va te facturer peut-être 10 000 euros pour la même chose, in fine. Donc, c'est...
- Speaker #0
Ça dépend où tu en es peut-être dans ton business.
- Speaker #1
Ça dépend vraiment où tu en es. Moi, j'encourage toujours, comme d'hab, de demander plusieurs devis, tester plusieurs prestataires. C'est hyper important qu'il y ait quand même un bon feeling avec votre créa, parce qu'il y aura quand même sûrement pas mal d'aller-retour et tout. Donc, c'est quand même important que ce soit quelqu'un que vous sentez va bien vous comprendre, qui a un peu un bon fit. C'est presque un peu comme choisir son psy, par exemple. Il vaut mieux que ce soit quelqu'un avec qui le courant passe bien. Et après, l'idée, c'est de... Moi, je ne suis jamais fermée sur un prix. Si un projet va m'intéresser, je serai plus prête peut-être à faire des efforts sur les prix. On peut toujours trouver un arrangement où chacun est content. Il y a d'autres façons de rémunérer que juste l'argent aussi. Si vous vendez des produits, tout ça, on peut aussi penser à être payé en produits de la marque en question.
- Speaker #0
En tout cas, il faut questionner le marché. Il faut questionner le marché. Parce que vraiment,
- Speaker #1
on peut trouver de tout. Ce n'est pas parce qu'on va mettre très cher qu'on aura forcément un meilleur résultat que d'autres qui vont mettre peut-être moins cher. Demandez les portfolios des créatifs. Si vous êtes content des exemples que le créa vous présente, allez vers ce créatif. Si vous n'aimez pas les projets passés qu'il a fait, ne perdez pas votre temps.
- Speaker #0
Oui, j'allais te demander comment... D'ailleurs, je n'avais pas prévu cette question-là, mais... Comment tu choisis ? Parce que comme tu disais, tu as un marché qui est énorme d'offres de création de contenu, de designers, de graphistes. Comment tu sais si cette personne peut te correspondre ? Tu parlais de demander le portfolio. Est-ce qu'il y a d'autres choses sur lesquelles tu dois faire attention ?
- Speaker #1
Ça va être surtout le portfolio. Tu peux regarder un peu si la personne est un peu sur les réseaux sociaux et qu'elle a un peu travaillé sa page. Tu peux avoir des infos via ça. Mais c'est surtout le portfolio et les projets passés ou un site web. T'en as plein aujourd'hui qui ont leur propre site aussi avec les projets qu'ils ont pu faire. Et beaucoup de designers ont un peu leur spécialité quand même. T'en as qui vont être justement vraiment orientés illustration. Donc si t'as envie de mettre une touche illustrative dans ton projet, ça peut être cool d'aller vers quelqu'un qui a cette spécialité-là. T'en as d'autres qui vont être plus orientés FinTech et cet univers-là. Donc tu peux aussi choisir un peu ton créa en fonction de sa spécialité. Et après, c'est un peu une question d'autorité. Forcément, tu vas payer plus cher un créatif qui est un peu connu, qui a peut-être pas mal de followers, qui commence à se faire un nom un peu comme un artiste, que quelqu'un qui vraiment vient de se lancer et du coup n'a pas forcément...
- Speaker #0
Complètement, je te rejoins. Il faut creuser un peu le marché, il faut demander plusieurs devis, regarder les portfolios et se faire son propre avis. Je voulais qu'on fasse un petit jeu avant de finir le podcast. Je me suis noté des éléments visuels qui composent l'identité ou l'image de marque. Et juste en un mot, tu vas me dire, est-ce que c'est quelque chose qu'on peut déléguer ou est-ce que c'est quelque chose qu'on doit faire soi-même ? Trouver le nom de sa marque.
- Speaker #1
Tu peux le faire toi-même. Mais tu peux aussi... Moi, on m'a déjà demandé de penser à des noms, à aider à trouver des noms, des idées de noms. Donc un créatif peut le faire, mais... C'est un truc que tu peux faire tout seul aussi.
- Speaker #0
Faire son mood board, sa planche d'ambiance, d'inspiration ?
- Speaker #1
Pareil, tu peux le faire toi-même. Là, pour le coup, l'IA est vraiment top pour ça. Parce que, autant pour créer des choses, ce n'est pas top, mais pour faire de la recherche, ça peut vraiment aider. Donc, c'est quelque chose que le client peut totalement faire lui-même s'il a déjà une idée très précise de ce qu'il veut. Moi, j'ai eu beaucoup de cas de clients qui me disent « Je veux que ça véhicule ça, mais je n'ai aucune idée. » Et donc là, c'est moi qui vais devoir faire les moodboards pour présenter différents concepts.
- Speaker #0
Sur la partie création de logo et déclinaison, est-ce que toi, tu recommandes de le déléguer ou tu recommandes de le faire soi-même ?
- Speaker #1
Je recommande de le déléguer à un expert. Ce n'est pas une dépense, c'est un investissement. Oui, franchement. Tu vas moins te prendre la tête et au moins, tu es sûr d'avoir tous les formats. Ce sera exploitable dans tous les sens. C'est mieux.
- Speaker #0
Choisir la palette de couleurs.
- Speaker #1
Ça va ensemble. Si tu délègues pour le logo, autant déléguer pour toute la charte. C'est plus simple. Mais après, pareil, j'ai eu des clients qui savaient déjà. Moi, j'aime le bleu, je veux qu'il y ait du bleu. Ok, on s'adapte aussi.
- Speaker #0
Ok. Et pour finir, tout ce qui est les posts sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Ça, on peut faire soi-même, honnêtement. Canva, pour le coup, a quand même beaucoup aidé à ça. Après, c'est plus une question. toutes ces choses, on a l'impression que c'est facile. Il y a un peu ce cliché de les réseaux, machin, mais ça prend un temps fou, en fait, quand on doit le faire.
- Speaker #0
Essayez par vous-même et vous verrez. Oui, franchement,
- Speaker #1
même mes propres réseaux, j'ai du mal à prendre le temps de les alimenter tellement c'est quand même un job à part entière. S'il y a les moyens de déléguer, franchement, déléguez.
- Speaker #0
Et on se concentre sur l'essentiel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On va arriver sur la fin du podcast. Il nous reste exactement trois minutes. pour être dans le timing quand c'est fixé. C'est passé super vite. Il y a plein de sujets qu'on n'a pas pu aborder. On avait prévu plein d'autres choses aussi. Mais ce qui pourrait être super cool, c'est soit qu'on refasse en fonction de ce que vous avez pensé de l'épisode aussi, qu'on puisse refaire un complément, une partie 2, qu'on fasse un webinaire, par exemple. Il y a plein de formats qu'on pourrait faire aussi pour aller plus loin. Si ces sujets vous intéressent, vous nous le direz en commentaire. Si vous voulez qu'on approfondisse ces sujets d'images de marge, d'identité visuelle avec Margot, on... On le fera, je pense que tu le feras avec plaisir aussi.
- Speaker #1
Je serai ravie de répondre.
- Speaker #0
Allez, trop bien. Pour clôturer le podcast, t'as 1 minute 30 maximum. Ok, très bien. Dans les publications, après l'épisode, il y a un format qui s'appelle le petit pas. C'est un premier conseil, une première action qu'on va recommander à tous ceux qui nous suivent. C'est quelque chose de vraiment très concret que tu peux faire en 10-15 minutes maximum. juste après l'écoute de l'épisode, tout de suite, tu te lances, tu le fais, et ça t'aide à faire justement un petit pas en plus vers ton projet. Ce serait quoi, toi, ce petit pas que tu recommanderais ?
- Speaker #1
On va prendre le cas de la personne qui a son produit, a son service, et là, il en est au stade où il veut développer sa marque. Je dirais que le premier tip ce soir, tu prends une feuille et tu fais un brainstorm, tu notes tout ce que ta marque t'évoque sur une grande feuille. tous les mots qui te passent par la tête, que des mots-clés. Et tu prends, tu les ranges ensuite par ordre d'importance et tes trois premiers, c'est un peu les trois mots-clés que tu pourras donner à ton graphiste pour qu'il sache comment faire ton logo, par exemple.
- Speaker #0
Ok, intéressant.
- Speaker #1
Parce que ce seraient tes trois grandes valeurs que tu cherches à véhiculer.
- Speaker #0
Ok, intéressant. Merci pour le partage, en tout cas. Toi, on peut te retrouver sur LinkedIn. on peut te retrouver sur Instagram il y a ton portfolio d'ailleurs aussi je crois sur Instagram sur demande je ne le publie pas publiquement mais si on me le demande je le partage en fonction des missions etc et dernière petite info en 30 secondes donc toi tu vas arrêter ton activité de freelance au moment où on va sortir l'épisode tu auras déjà commencé tu as une super opportunité de pouvoir reprendre un CDI dans un poste qui correspond à ce que tu fais et à tes compétences euh Voilà, je ne sais pas trop. Est-ce que les gens peuvent quand même te contacter ? Est-ce que les gens peuvent te retrouver, donc quand même te suivre sur Instagram peut-être pour avoir de l'inspiration ? 100%. Et puis, tout ce qui est conseils, etc., on verra si on organise une deuxième partie. Si vous avez, vous, des questions ou des choses que vous voulez qu'on aborde en commentaire, ce sera peut-être sympa de faire ça. Ou alors un webinaire, un live, quelque chose sur lequel on pourra interagir avec vous directement et vous apporter un maximum de concret.
- Speaker #1
Après, je reste ouverte aux conseils. Donc, s'il y en a qui ont vraiment des questions ou veulent un avis sur un logo qu'ils ont créé ou quoi que ce soit, qu'ils n'hésitent pas, je trouverai le temps de répondre aussi.
- Speaker #0
Ok. N'hésitez pas à envoyer Margot Soulacrou sur LinkedIn, sur Instagram.
- Speaker #1
Margot Soulac. Margot Soulac.
- Speaker #0
De toute façon, on mettra le lien dans la description de l'épisode, forcément. Merci pour le partage. Merci à toi. Et puis, on se revoit bientôt. Merci à tous de nous avoir suivis jusque-là. Et je vous dis à très vite sur la prochaine transmission.