Speaker #0Et si Dieu n'était plus juste une case à cocher sur ta to-do list ? Bienvenue dans Psaume et Chocolat. Je suis Christine et chaque vendredi je t'ouvre les portes de notre salon chrétien, un espace de douceur où on ouvre la Bible ensemble, sans pression et sans performance. Ici, on ne cherche pas à faire plus pour Dieu, on cherche juste à être plus avec Lui. Alors prends ta boisson préférée. Et installe-toi. Imagine. Neuf mois. Neuf mois sans pouvoir prononcer un seul mot. Pas un bonjour, pas un je t'aime, pas un passe-moi le sel. Neuf mois à tout écrire sur une tablette, à voir la frustration monter, à garder en toi tout ce qui voudrait sortir. Et puis un matin, ta langue se délie, tu peux enfin parler. Quelle serait ta toute première phrase ? Aujourd'hui, on va rencontrer un homme qui a vécu exactement ça. Et ce qu'il a choisi de dire en premier va nous bouleverser et peut-être même changer notre manière de traverser nos propres doutes. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'études bibliques de Psaume et Chocolat. Installe-toi confortablement, prends ta boisson chaude préférée, ta Bible, tout ça si tu as le temps. Mais si tu fais ton ménage, ou si tu es en voiture, pas de souci. Prenons ce temps ensemble. Dans l'épisode précédent, on s'était arrêté sur le Magnificat de Marie, ce cantique magnifique qu'elle élève après sa visite à Elisabeth. Aujourd'hui, on continue dans Luc chapitre 1, versets 57 à 80. Ce sont les derniers versets de ce chapitre. Et ce passage, il est vraiment particulier, parce qu'il nous raconte deux choses en même temps. La naissance de Jean-Baptiste, bien sûr. mais aussi la libération de son père Zacharie, ce prêtre devenu muet depuis qu'un ange lui a annoncé qu'il allait avoir un fils dans sa vieillesse. Je te propose qu'on lise ensemble le passage, puis qu'on prenne trois temps pour l'explorer. Et à la fin, je te partagerai une invitation très concrète, très douce, qui est née dans mon cœur en préparant cet épisode. Je lis en semeur. Le moment arriva où Élisabeth devait accoucher. Elle donna naissance à un fils. Ses voisins et les membres de sa famille apprirent combien le Seigneur avait été bon pour elle, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour après sa naissance, ils vinrent pour la circoncision du nouveau-né. Tout le monde voulait l'appeler Zacharie, comme son père. Mais sa mère intervint et dit « Non, il s'appellera Jean » . Mais lui fait-on remarquer ? Personne dans ta famille ne porte ce nom-là. Alors ils interrogèrent le père par des gestes pour savoir quel nom il voulait donner à l'enfant. Zacharie se fit apporter une tablette et au grand étonnement de tous, il y traça ses mots. Son nom est Jean. À cet instant, sa bouche s'ouvrit et sa langue se délia. Il parlait et louait Dieu. Tous les gens du voisinage furent remplis de crainte. Ils l'ont parlé de tous ces événements dans toutes les montagnes de Judée. Tous ceux qui les apprenaient en étaient profondément impressionnés et disaient, « Que sera donc cet enfant ? » car le Seigneur était avec lui. Zacharie, son père, fut rempli de l'Esprit Saint et prophétisa en ces termes, « Loué soit le Seigneur, Dieu d'Israël, car il est venu prendre soin de son peuple et il l'a délivré. Pour nous, il a fait naître parmi les descendants du roi David, son serviteur, un libérateur plein de force. » Il vient d'accomplir la promesse qu'il avait faite depuis les premiers temps par la voix de ses saints prophètes, qu'il nous délivrerait de tous nos ennemis et du pouvoir de ceux qui nous haïssent. Il manifeste sa bonté à l'égard de nos pères et il agit conformément à son alliance sainte. Il accomplit pour nous le serment qu'il a fait à notre ancêtre Abraham de nous accorder la faveur, après nous avoir délivré de tous nos ennemis, de le servir sans crainte, en étant saint et juste. en sa présence tous les jours de la vie. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car devant le Seigneur tu marcheras en précurseur pour préparer sa route, en faisant savoir à son peuple que Dieu lui donne le salut et qu'il pardonne ses péchés. Car notre Dieu est plein de compassion et de bonté, et c'est pourquoi l'astre levant viendra pour nous d'en haut, pour éclairer tous ceux qui habitent dans les ténèbres et l'ombre de la mort. et pour guider nos pas sur la voie de la paix. Le petit enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Plus tard, il vécut dans des lieux déserts, jusqu'au jour où il se manifesta publiquement au peuple d'Israël. Alors je te dis qu'on allait prendre trois temps pour explorer ce passage. Et le premier temps, on va explorer l'obéissance. L'obéissance qui délie les langues. Ce qui me frappe d'abord, c'est ce moment un peu cocasse, presque familial, autour du nom de l'enfant. Tout le voisinage est là, toute la famille, tout le monde se réjouit. Et c'est beau d'ailleurs. J'ai envie de m'arrêter un moment là-dessus. Ses voisins et les membres de sa famille apprirent combien le Seigneur avait été bon pour elle et ils se réjouissaient avec elle. Ça me touche, parce que, avouons-le, dans notre monde aujourd'hui de 2026, quand quelque chose de beau arrive à quelqu'un, ben on n'est pas toujours les premiers à se réjouir sincèrement. Il y a... parfois cette petite voix au fond de nous qui dit, et moi ? Pourquoi pas moi ? On se réjouit, mais il y a une petite partie de nous quand même qui en vit. Et ici, non. Ici, c'est une joie partagée, communautaire, et ça fait du bien de lire ça. Mais très vite, la joie laisse place à une petite controverse. Tout le monde va appeler l'enfant Zacharie, comme son père. C'est la tradition. C'est comme ça qu'on fait. Et là, Élisabeth se lève et dit « Non, il s'appellera Jean » . Imagine la scène, une femme à l'époque qui contredit publiquement toute l'assemblée familiale. Franchement, il faut du courage. Et pourquoi elle dit ça ? Parce que certainement que pendant neuf mois, même si Zacharie est muée, ils ont dû communiquer tous les deux. Peut-être par écrit, sur des tablettes. Et à mon avis, enfin... Je suis persuadée qu'il lui a raconté, c'est obligé, pendant neuf mois avec sa femme en face. Il a dû lui raconter ce que l'ange lui avait dit au temple. « Tu l'appelleras Jean. » Alors on va voir le père. On lui demande par geste. Et là, regarde ce que fait Zacharie. Il ne tergiverse pas. Il ne doute pas un instant, comme il l'avait fait dans le temple. Il prend sa tablette et il écrit son nom et Jean. Pas « Je l'appellerai Jean » , on va l'appeler Jean. Son nom et Jean. C'est comme ça. Et à l'instant même, sa bouche s'ouvre, sa langue se délie, il peut enfin parler. Tu vois ce qui s'est passé ? L'obéissance a précédé la libération. Zacharie ne retrouve pas la parole parce qu'il a assez attendu. Il la retrouve au moment précis où il choisit d'obéir à Dieu contre la pression de sa propre culture, de sa propre famille, de sa propre tradition. Et je crois que ça nous parle aujourd'hui. Parce que nous aussi on vit dans un monde qui a ses traditions, ses conformismes. Pense au milieu du travail par exemple, pense aux conversations en famille, pense Ausha de vie qu'on fait. Être chrétienne, c'est parfois devoir dire doucement mais fermement « Non, pour moi ce sera Jean. » « Non, je ne vendrai pas ce qui n'est pas nécessaire à ce client. » « Non, je ne m'exhiberai pas de cette manière, même si c'est ce que tout le monde fait. » parce que Dieu a parlé. et que sa voix prime sur celle de la foule, même quand la foule est a priori bienveillante. Dans un deuxième temps, je voudrais qu'on s'arrête sur les premiers mots d'un homme qui se tait depuis neuf mois. Revenons à ce moment incroyable où Zacharie retrouve la parole. Neuf mois de silence. Neuf mois de frustration. Et je ne sais pas toi, mais moi je suis bavarde. Je dois l'avouer, parler, partager, réagir, c'est un réflexe presque vital. Je pense que je saoule mon mari des fois. Alors imagine le silence pendant neuf mois. Compliqué quand même. Et quand on se pose la question, quels seraient mes premiers mots ? On peut s'imaginer des choses. Mais honnêtement, on ne sait jamais tant qu'on ne l'a pas vécu. Peut-être qu'on se jetterait sur notre mari pour lui raconter tout ce qu'on a gardé. Peut-être qu'on pleurerait. Peut-être qu'on rirait. Mais Zacharie, lui, le texte, il est très clair. Il parlait et louait Dieu. Sa première phrase, c'est une louange. Et ça, ce n'est pas anodin. Ça raconte quoi ? Ça raconte une transformation intérieure. Pendant ces neuf mois de silence forcé, quelque chose s'est passé en lui. Le doute qu'il avait eu dans le temple, tu te souviens, il avait demandé à l'ange comment le saurais-je ? Ce doute, il a été remplacé par une certitude émerveillée. Alors je te pose la question, et je me la pose à moi-même. Quand Dieu agit dans ma vie, quelle est ma première réaction ? Est-ce que je le loue ou est-ce que je raconte ? Est-ce que je remercie ou est-ce que je m'approprie cela ? Il n'y a pas de jugement dans cette question, c'est juste une invitation à regarder notre cœur avec douceur. Et enfin, dans un troisième temps, j'aimerais qu'on regarde le Bénédictus, un acte de mémoire. Parce que vient ce cantique extraordinaire, qu'on appelle le Bénédictus. On connaît très bien le Magnificat de Marie, il est connu de partout. Mais le Bénédictus de Zacharie, c'est un petit peu son petit frère oublié. Et pourtant, il est bouleversant. Regarde comment Zacharie structure sa prophétie. Il ne commence pas par son fils. Il ne commence pas par dire « Regardez mon petit Jean » . Non, il commence par Dieu, par l'Alliance, par Abraham, par David, par les prophètes. Il remonte des siècles en arrière pour inscrire ce qui se passe aujourd'hui dans une histoire qui dure depuis des milliers d'années. Et seulement ensuite, il se tourne vers son fils et lui dit « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut » . Tu vois ce qu'il fait ? Il se souvient. Il connecte son miracle personnel au grand plan de Dieu. Et c'est exactement ce que faisait Marie dans son Magnificat. Ces deux quantiques nous disent la même chose. Ce qui t'arrive n'est pas isolé. Dieu agit sur plusieurs générations et toi, tu fais partie de cette histoire. Et ça mes amis, c'est vertigineux quand on y pense. Le plan que Dieu avait pour sauver l'humanité, Il l'a mis en route il y a des milliers d'années. Et ce plan nous atteint. Nous, aujourd'hui. Toi, moi. Le pardon dont nous bénéficions. La proximité avec Dieu que nous pouvons vivre. Cette possibilité de ne plus être séparés de lui. Tout cela vient d'une lignée de promesses tenues, une par une, par un Dieu fidèle. Waouh ! Et c'est là que je voudrais te partager quelque chose de très personnel. En préparant cet épisode, j'ai été rattrapée. par un souvenir, par un conseil que mon pasteur m'avait donné il y a quelques années. Il m'avait dit, Christine, note. Note chaque miracle que Dieu t'accorde, chaque intervention divine, chaque moment de grâce, note-les. Et il m'avait donné deux raisons que je veux te partager parce qu'elles m'ont marquées. La première, il m'a dit, tu vas oublier. Ça paraît impossible dans l'instant. On se dit, jamais je n'oublierai ce moment-là. Jamais je n'oublierai ce que Dieu vient de faire. Et puis la vie reprend son cours. Le travail, la famille, les soucis, le quotidien. Et doucement, sans qu'on s'en rende compte, le souvenir devient flou. La deuxième raison, il m'a dit, parce que tu vas en avoir besoin. Et oui, toi et moi on le sait, dans nos vies de chrétiennes, il y a des jours de lumière, des jours d'abondance, où on se sent si... proche de Dieu qu'on pourrait déplacer des montagnes. On sent concrètement sa présence à côté de nous. On a l'impression qu'on marche avec lui. C'est waouh, c'est puissant. Et puis il y a les autres jours, les jours où on doute, où on se demande est-ce que tout ça s'est vraiment arrivé ? Est-ce qu'il est encore là ? Est-ce qu'il agit encore dans ma vie ? Est-ce qu'il m'a oublié ? Est-ce que je l'ai oublié ? Est-ce que tout ça c'est réel ? Et ces jours-là, prier, lire la parole, ce sont des réflexes essentiels. Mais il peut y avoir un autre outil, une autre aide, tout doux, tout simple. Ouvrir ton cahier des miracles, le relire et voir noir sur blanc tout ce que Dieu a fait dans ta vie, les petites choses et les grandes choses. Personnellement, Dieu a agi dans ma vie à plusieurs égards. Mais il a agi de manière absolument extraordinaire dans la vie de mon mari. Ça a été un long combat, une longue route, que j'ai fini par déposer entièrement dans les mains du Seigneur. Et ce qu'il a fait, je te la raconterai plus en détail un jour dans un épisode témoignage. Mais sache simplement que quand je doute, quand je me sens loin, il me suffit de regarder ce miracle-là, cette libération concrète pour que tout doute s'évapore. Alors voilà, cette semaine, c'est décidé. Je crée mon cahier des miracles. Pour moi, d'abord. Parce que j'en ai besoin et parce que ça fait trop longtemps que je repousse et que j'aurais dû écouter les conseils de mon pasteur. Et parce que c'est important. Dès que je l'ai préparé pour moi, je te l'envoie avec joie. Laisse-moi juste ton prénom et ton mail dans le lien en description et tu le recevras dans les tout prochains jours. Et puis quand tu l'auras dans les mains ou sur ton écran, commence. Commence par noter un seul miracle. Un seul. Grand, petit, ancien, récent, peu importe. Un moment où tu as senti sa présence. Une prière exaucée, une paix reçue dans la tempête, ou une porte qui s'est ouverte quand tout semblait fermé. Et puis continue. À ton rythme, à ta manière, comme Zacharie, comme Marie, tu poseras par écrit ta propre ligne dans cette immense histoire de fidélité que Dieu écrit depuis Abraham. Avant de te laisser, je te propose qu'on prie ensemble. Seigneur, merci pour ta fidélité. Merci parce que tu agis dans nos vies, hier, aujourd'hui, et tu agiras encore demain. Aide-nous, Seigneur, à nous souvenir. Aide-nous, comme Zacharie, à faire de la louange notre premier réflexe. Et quand le doute viendra frapper à notre porte, ramène à notre mémoire tout ce que tu as fait pour nous. Au nom de Jésus. Amen. Voilà pour aujourd'hui. On se retrouve vendredi prochain pour un nouvel épisode. D'ici là, je te souhaite une semaine douce, sous le regard bienveillant de notre Père. Sois béni et à très vite. Si cet épisode t'a fait du bien, partage-le à une amie qui en a besoin. C'est la plus belle façon de l'aider à continuer. On se retrouve vendredi prochain dans le salon. Dites-y-la, souviens-toi, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour venir à Dieu, ni de chercher à faire plus pour lui. Cherche juste à être plus avec lui. Que tu aies cinq minutes ou une heure devant toi. Que tu sois en pleine forme ou au bout du rouleau. Que Dieu te retrouve et te bénisse là où tu es, exactement tel que tu es.