- Speaker #0
Et si vous pouviez écouter les pensées qui permettent aux femmes les plus inspirantes de rester confiantes, résilientes et alignées avec leurs ambitions ? Moi, c'est Nejma. Dans ce podcast, j'explore le discours intérieur et les habitudes des femmes puissantes. Blandine, je suis ravie de t'accueillir sur Puissante.
- Speaker #1
Et ben moi aussi.
- Speaker #0
Je vais te présenter.
- Speaker #1
Vas-y.
- Speaker #0
Je vais expliquer comment on s'est connues.
- Speaker #1
Vas-y, c'est cool. Carrément.
- Speaker #0
Alors, Blandine, ce que je trouve absolument dingue, c'est la manière dont je t'ai rencontrée comme un signe. Ma meilleure pote Annabelle me parle de toi et me dit, Nejma, il faut absolument que tu l'aies comme invitée dans ton podcast. Et puis, deux jours après, il est 8h30 du matin, je suis dans un café à Paris, à deux pas de ma crèche dans mon quartier, et je te croise complètement par hasard. Vraiment. Et là, je me dis, quand la vie insiste autant, il faut y aller. Au début, j'ai hésité, parce que j'étais reconnue sans te reconnaître. J'ai vu que tu avais hésité. J'ai hésité, parce que je me suis dit, mais est-ce que j'y vais ? Et puis, en plus, tu étais au téléphone à moitié. Enfin, je me suis dit, voilà. Et après, j'y suis allée. Et c'était super cool, t'as accepté ce qui fait que t'es là aujourd'hui. Blandine, tu as ce truc rare, tu racontes la maternité, le couple, la charge mentale, le corps, les galères du quotidien, sans filtre, avec un franc-parler et une autodérision qui donnent l'impression de parler à une amie. Sauf que cette amie te fait pleurer de rire et te touche en plein cœur. Ton parcours n'a rien de lisse, médecine, expertise comptable, mille vies, et puis un déclic sur scène au Club Med en Guadeloupe. Tu as construit un univers qui explose sur Instagram, sur scène et dans un spectacle devenu culte, la vie de ta mère. Ce que j'ai envie d'explorer avec toi aujourd'hui, c'est ta zone de puissance, comment on transforme sa vie en matière à rire, comment on ose dire les choses et comment on fait du très intime quelque chose qui libère les femmes. Blandine, bienvenue dans Puissante.
- Speaker #1
Merci Nelma, ça me fait trop plaisir. C'est gentil. Déjà, je vois que tu as étudié.
- Speaker #0
Je les travaille.
- Speaker #1
Je vois qu'Annabelle a dû te donner deux, trois tips. et merci, ça me fait trop plaisir et oui, c'est pour ça que j'ai accepté le podcast d'ailleurs, c'est parce que moi je fais vachement confiance au signe de la vie et je me suis dit, c'est fou parce que ce que tu m'as dit c'est que tu m'avais écrit quelques jours avant 48 heures avant et du coup, moi je vois pas tous mes DM j'essaye de en fait j'aurais pu le voir mais j'essaye de moins regarder mes réseaux sociaux j'essaye d'être moins sur mon téléphone, tout simplement Ouais Parce que je passe beaucoup de temps sur mes réseaux sociaux et sur mon téléphone globalement. Et pas forcément que pour travailler, des fois juste pour scroller à l'infini et au-delà. Donc j'essaye de limiter. Et en fait, je t'ai vue, mais je ne savais pas que tu hésitais à me parler. C'est juste que j'avais vu que tu m'avais reconnue. Et donc du coup, j'ai fait, ah bon, elle doit faire partie de la clique.
- Speaker #0
Moi, en fait, pour tout te dire, j'ai trouvé ça tellement dingue que j'ai vérifié. Je me suis dit, attends, parce que pareil, moi, je ne passe pas autant sur mon téléphone. Des fois, il y a des trucs que j'oublie. On est un peu tous pareils, tu vois. Et donc je regarde, je fais, bah ouais, c'est bien Blandine, je lui ai écrit littéralement il y a 48 heures.
- Speaker #1
C'est drôle.
- Speaker #0
C'est un truc de ouf.
- Speaker #1
Ouais, c'est marrant, on était faites pour se rencontrer.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
En plus, t'es facialiste, et t'es passion pour les facialistes. Ah ouais ? J'en cherche une, oui. Voilà, tu vas trouver. Toi, tu pars.
- Speaker #0
Toi, tu pars. Je vais être entre les deux. Oui, non,
- Speaker #1
mais je veux quelqu'un de fidèle. Je veux que tu ailles dire que tu es tout le temps là.
- Speaker #0
En fait, du coup, Annabelle me dit, il paraît qu'un jour, ton mec te parlait de ta rédulion. Mais oui. Et te disait, mais en fait, là, qu'est-ce qui se passe ? Mais il croyait que c'était une cicatrice. Ouais, c'est une cicatrice.
- Speaker #1
Alors qu'en fait, c'est juste une mégaride. profonde face. Mais ça,
- Speaker #0
je te l'enlève.
- Speaker #1
Franchement,
- Speaker #0
je te l'enlève.
- Speaker #1
En faisant quoi ?
- Speaker #0
En massant avec mes doigts.
- Speaker #1
Je ne peux pas te croire.
- Speaker #0
Je te l'enlève et je t'explique comment faire pour entretenir. Je t'arrête vraiment.
- Speaker #1
Bon, ok. Choquant, mais ok. Ok,
- Speaker #0
pareil. Il faut le vivre pour le croire.
- Speaker #1
Tu fais quoi de moi ?
- Speaker #0
Blandine, quand je te dis femme puissante, qu'est-ce que ça vient toucher en toi ? C'est quoi pour toi la définition d'une femme puissante ?
- Speaker #1
Il y a plein de définitions de femmes puissantes. Comme ça, je pense à des mères de famille solo. Quand tu me dis une femme puissante, je pense aux femmes qui s'en sortent toutes seules. Je pense à des femmes genre Oprah Winfrey, à des femmes qui ont fait l'histoire un peu, tu vois, genre des Rosa Parks. Tu vois, ça c'est quand j'y pense comme ça, tu me dis, on est une famille en or. Si tu es une femme puissante, bon ben voilà, Rosa Parks. mais si dans le monde Mais de manière générale, si je pense à des femmes puissantes, je pense aussi à des self-made women, des femmes que tu croises au coin de la rue, une nana qui rêvait d'avoir un restaurant et qui a réussi à aller au bout du truc. Pour moi, une femme puissante, c'est ça.
- Speaker #0
Est-ce que cette définition de la puissance a évolué au fur et à mesure des années ? Si je t'avais posé la question il y a dix ans... Oui,
- Speaker #1
bien sûr. Peut-être qu'il y a dix ans, j'étais déjà assez mature. Mais quand j'étais une jeune femme, je n'aurais jamais dit qu'une femme puissante, c'était par exemple une femme qui élevait seule ses enfants. Alors que moi, j'ai été élevée par ma mère toute seule. Ma mère était toute seule. Je n'avais pas conscience que ma mère était une femme puissante. Je ne le savais pas.
- Speaker #0
Tu t'en es rendue compte après. Justement, quel genre d'enfance tu as eu ? Quel genre de petite fille tu étais déjà ?
- Speaker #1
Moi, j'étais une petite fille complexée. Parce que j'étais en surpoids, j'étais hyper complexée par ça. Mais sinon, j'étais...
- Speaker #0
T'étais plutôt entourée.
- Speaker #1
J'étais entourée, j'avais ma famille et tout. Mais à la maison, à l'école, c'était pas simple. Donc en fait, si tu veux, moi je trouve que selon les sensibilités des enfants, je pense que ça rayonne dans la vie personnelle. Parce que quand à l'école, ça se passe pas bien, si je regarde derrière moi, si je fais une brève conclusion de mon enfance, oui, j'étais un enfant entouré, j'avais quelques copines. fidèles d'ailleurs, qui sont restés mes amis et tout, mais sinon globalement j'étais quand même un enfant assez triste, assez complexé c'est pour ça d'ailleurs que j'essaye de faire en sorte que mes enfants ne soient pas complexés, mais pas de complexe parce qu'en fait, en réalité c'est le complexe qui crée la tristesse, les moqueries donc mais si t'es pas complexé s'il y a des moqueries, bon des fois c'est les moqueries qui créent le complexe, donc bon j'essaye de faire en sorte qu'il n'y ait pas de raison que mes enfants soient complexés même si des fois c'est juste un prénom, il y a quelqu'un qui va te dire Ma fille, elle a un prénom mixte. Ça peut ça. De toute façon, quand ta tête, elle revient pas à des têtes de cons, ça peut être absolument n'importe quoi. Et toi,
- Speaker #0
ça venait d'où, du coup, ces complexes ? De mon surpoids.
- Speaker #1
Ouais, mon surpoids. Tout simplement, j'étais hyper mal dans ma peau. Et là,
- Speaker #0
t'as quel âge ? Quand tu parles de... Assez jeune, moi.
- Speaker #1
J'ai commencé à grossir à l'âge de 6 ans. Et j'ai commencé à bien mincir vers 16.
- Speaker #0
Sauf que...
- Speaker #1
Donc, ça n'a pas été tant d'années que ça. Le pic, c'était vraiment de mes 7 à mes 12, on va dire. Ça, c'était vraiment le pic. Parce qu'après, je faisais des régimes, je regrossissais un peu, mais je faisais les feyoyos. Mais si tu veux, le pic, c'était vraiment à la primaire, on va dire primaire jusqu'à l'entrée au collège. Et à la primaire, les enfants...
- Speaker #0
C'est du sang-dur même encore aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, parce qu'en fait, ce n'est pas la société. Les enfants, c'est vraiment...
- Speaker #0
Du sang-filtre.
- Speaker #1
C'est du sans-fil, c'est des animaux, en fait. Donc, il y a un côté...
- Speaker #0
Je te balance mon truc. Je te balance.
- Speaker #1
Alors, les parents d'aujourd'hui sont beaucoup plus... Comment on dit ? Tu sais, quand ils font plus attention. Donc, en fait, on va plus les éduquer à faire attention. Mais il y a quand même des gosses...
- Speaker #0
Qui sont violents.
- Speaker #1
Ouais, de fous. Et donc, j'en ai chié. Et comme j'étais un enfant assez sensible, ça avait un vrai impact. Ça a eu un vrai impact sur moi.
- Speaker #0
Et pendant, justement, cette enfance, tout. ta mère, elle avait quel rôle ? Comment t'interagissais avec ta mère ? Est-ce que tu lui parlais de tes complexes ? Est-ce qu'elle avait conscience ? Elle avait conscience déjà que tu souffrais ?
- Speaker #1
Non, elle n'avait pas conscience. Parce qu'en fait, j'ai toujours caché.
- Speaker #0
Ok, mais elle ne voyait pas, par exemple, que tu arrivais à cacher suffisamment ?
- Speaker #1
Ouais, j'arrivais à cacher. Franchement, j'arrivais à cacher. Et parce qu'en fait, c'est ce que je fais d'ailleurs avec ma psy en ce moment, c'est comprendre pourquoi tu le tais, pourquoi tu tais à ta mère ça. Et en fait, parce que bref, je ne vais pas aller dans les détails, mais voilà, en fait, ma mère, je la voyais souffrir. Donc, je ne voulais pas rajouter de la souffrance à ma mère. C'est un schéma assez classique, finalement, que j'ignorais avant d'entamer une thérapie. Donc, en général, vos enfants, s'ils vous mentent, c'est parce qu'ils savent que vous souffrez déjà. Mais ça aurait été bien, mais en même temps, je ne sais pas ce qu'elle aurait pu faire. Elle aurait été voir les parents, ça aurait été encore pire.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
Elle aurait été voir directement l'enfant, ça aurait été une catastrophe. Non, mais c'est dur. En fait, ce que j'apprends, c'est qu'il faut... Parce que je lis un peu des trucs, tu vois, pour... C'est qu'il faut armer ses enfants.
- Speaker #0
Ouais, à fond.
- Speaker #1
C'est dur. Des petits innocents, très innocents comme ça.
- Speaker #0
Tu dis, je les arme, mais est-ce que c'est pas trop tôt ? Est-ce que de lui parler des trucs un peu durs, est-ce qu'il n'a pas tout le temps d'apprendre par lui-même ? Mais en même temps, tu sais qu'il peut y arriver.
- Speaker #1
Après, armer, c'est aussi dire, tous les jours que Dieu fait à tes enfants, t'es un être exceptionnel, t'es le plus beau, t'es le plus drôle, t'es le plus intelligent, t'es gentil. Moi, je dis autant à mes enfants qu'ils sont gentils, parce qu'ils le sont, et parce qu'aussi... Je les éduque à être gentils avec les autres aussi. Tu vois, on ne se moque pas. Il n'y a pas d'interdiction de se moquer. Mais je leur dis autant qu'ils peuvent être fiers d'eux, qu'ils sont intelligents, que c'est les plus drôles, c'est les plus courageux. Je ne pense pas qu'il y ait trop de compliments.
- Speaker #0
Non, pas trop de compliments, mais je pensais plutôt à ce qui peut t'arriver. Justement, à l'école, on peut se moquer de toi ou alors les adultes, ils peuvent te prendre. Une fois, je lui dis des trucs comme ça. Et il me dit « Maman, j'ai peur de rien, sauf qu'un adulte me prenne dans la rue. » Et je lui dis « Si moi, je ne lui avais pas dit ça. » ils se seraient pas mis ça dans la tête tu vois des fois je me dis tu vois donc j'ai du mal tu vois à jauger ce que je dois dire pas dire comment je dois le protéger etc je crois qu'il faut le dire bah maintenant je te dis j'ai tellement peur je suis désolée mais faut le dire du coup quand t'étais petite est-ce que t'avais des rêves de ce que tu voulais devenir plus tard je crois que vraiment je voulais avoir un mari et des enfants ah ouais oui une famille ouais je voulais trop avoir une famille ah oui donc très tôt t'avais ce truc mais oui et même tu sais je vais te dire genre
- Speaker #1
très tôt j'ai compris mais genre 9-10 ans Je me suis dit si... tu veux qu'on t'aime, mais genre, on m'aime, c'est-à-dire que les gens dans l'école m'aiment et tout et tout. Mais je l'avais même transposé à plus tard, un mari et tout, c'est qu'il fallait d'abord que moi, je m'aime.
- Speaker #0
Ah ça, tu te l'étais dit ?
- Speaker #1
Très tôt, sans qu'on me le dise. Non. Je te jure, c'est vrai. Je me suis dit, pour que les gens m'aiment, il faut que moi d'abord, je m'aime.
- Speaker #0
En plein moment où t'es complexée ? Ouais, de fou,
- Speaker #1
parce que je ne m'aimais pas du tout, je me détestais, ouais.
- Speaker #0
Parce que ça, c'est le genre de truc où... On comprend bien après. Tu as 20 ans. C'est déjà autant que tu as après avoir fait du coaching et tout.
- Speaker #1
Oui, toute seule. Vraiment, c'est un des premiers trucs que je me suis dit. Je me rappelle de ma con en ayant conscience.
- Speaker #0
Et tu te le dis et tu commences à l'alimenter un peu. Oui,
- Speaker #1
tous les jours, je me disais, tu es une meuf géniale. Je me disais, tu es une fille géniale. Tu es une fille géniale. Tous les jours. Je n'y croyais pas du tout.
- Speaker #0
Je te jure. Tu es une fille géniale.
- Speaker #1
Oui, ça a fini par marcher.
- Speaker #0
Est-ce qu'à ce moment-là de ta vie, tu échanges un peu avec tes amis sur ça ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Je crois que tu te parles à toi-même.
- Speaker #1
Ah oui, je ne veux pas dire à mes amis. Parce que tu sais, c'est l'âge où des fois, si tu répètes à des filles des trucs comme ça, elles peuvent aller répéter. Oui, bien sûr. Tu vois ? Oui, c'est vrai. Et donc, du coup, en fait, je crois que j'étais en CE1. J'étais amoureuse d'un mec et j'avais fait l'erreur de le dire à une copine. Un peu à un moment où physiquement, déjà, je savais que j'étais déjà différente et tout. Et en fait, c'était grave moqué de moi. Genre abusé. Et donc, en fait, ça a été l'un des premiers trucs où je me suis dit, déjà, en fait, tu ne pourras jamais rien te dire à personne. Tu vois, donc, avant que je dise des trucs très perso à des vrais amis à moi, il s'est passé à cause de cette histoire de Clément. J'étais amoureuse.
- Speaker #0
Et en fait,
- Speaker #1
je me rappelle, tu arrives dans la cour, vraiment en mode, quand on arrive en ville, il avait ses potes derrière lui et tout. Et je m'en voyais comme ça. Et t'es amoureuse. J'étais trop sème.
- Speaker #0
Ah ouais.
- Speaker #1
Mais bon.
- Speaker #0
Tu parlais à toi-même. Tu étais dans ta tête, vachement dans ta tête du coup.
- Speaker #1
Oui, j'étais avec moi-même.
- Speaker #0
Et longtemps encore, pendant l'adolescence aussi ? Oui,
- Speaker #1
pendant l'adolescence. Même quand je n'y croyais plus, j'essayais de me dire que j'étais comme... En fait, j'ai toujours essayé de me raccrocher à mes qualités dans la vie. Toujours, toujours. Même encore aujourd'hui. J'essaie de m'accrocher à mes qualités, à me dire... Tu vois, quand je me trouve... Tu vois, par exemple, exemple. J'ai fait un programme là qui va sortir à la rentrée pour TF1. Et il y avait deux humoristes dans le programme. Et l'autre humoriste avec qui j'étais... C'est quelqu'un, tu sais, c'est des gens qui sont très très drôles naturellement. Mais tu sais, c'est des clowns. Mais moi, je suis fan de lui. Il s'appelle Yann Guillarme. Et genre, je suis fan de lui et hilarant et tout. Mais dans un programme télé où toi, t'es censé être le deuxième humoriste du truc, tu vois, il y avait rappeur, journaliste et tout machin. Et il y avait moi, tu vois. Et en fait, je sentais que j'étais grave moins drôle que lui. Tu vois, c'est parce que, bah en fait... Mais sauf que moi, je suis pas drôle comme ça dans la vie. C'est-à-dire que je suis marrante. mais lui c'est un clown excuse moi tu vois ce genre de personne des gens très drôles naturellement mais qui sont un peu Jonathan Cohen tu vois par exemple Jonathan Cohen dans LOL qui ressort méga marrant et à côté de ça t'avais Paul Mirabel mais attention je ne me compare pas à Paul Mirabel et je ne compare pas à Yann Guillaume à Jonathan Cohen mais ce que je veux dire c'est que Jonathan Cohen il va être drôle comme ça et Paul Mirabel bon ben pour c'est un mauvais exemple parce qu'il n'a pas été très drôle dans ce lol qui ressort mais ce que je veux dire c'est que moi je ne suis pas drôle comme un Jonathan Cohen quand je suis moi-même, quand on me demande à être moi-même et en fait je me disais mais non mais Blondine le soir je rentrais je me disais les gens vont croire que je ne suis pas marrante parce qu'à côté de Diane qui est trop marrante moi ils vont croire que je ne suis pas marrante et en fait je me suis dit, encore une fois je me suis accrochée à mes qualités, je me suis dit non mais toi t'es hyper bon public, t'es très investie dans la compète parce que t'es un truc de jeu de compète et tout t'es investie dans la compète Merci. T'es très naturelle. Et bah toi, t'as ces autres trucs, tu vois. Et hop, et après, hop, ça redescend. Tu sais, quand t'as un peu peur, ça redescend. Tu te dis, oui, oui, je m'accroche jamais. Et j'ai appris à m'accrocher à mes autres qualités.
- Speaker #0
Sans jamais être coachée, sans jamais qu'on t'explique. Parce que ça, c'est vraiment des techniques de... Ouais,
- Speaker #1
ah ouais. Tu vois,
- Speaker #0
vraiment switch de pensée. Ouais,
- Speaker #1
toute seule. C'est ouf.
- Speaker #0
Assez jeune.
- Speaker #1
Ouais, ouais, c'est mon petit truc à moi.
- Speaker #0
Juste pour revenir... T'as pas que celui-là. Pour revenir, du coup, à ton rêve. Donc, tu rêves d'avoir des enfants et une famille, quoi, en gros. Est-ce que d'un point de vue pro, t'es aussi dans ce truc de je veux qu'on m'aime, par exemple je veux être au... parce que du coup maintenant t'es sous les projecteurs, est-ce que tu te dis je veux que les gens m'aiment au-delà de ma famille, je veux faire un métier où je suis un peu... Oui,
- Speaker #1
bah oui, j'avais envie, en fait en tout cas j'avais envie de... j'avais un besoin de reconnaissance, ça c'est sûr.
- Speaker #0
Donc t'avais conscience déjà...
- Speaker #1
Non, ça c'est un truc... Oui, je pense que sur le moment... Mais en fait, je m'étais dit un truc, j'avais raconté ça en podcast une fois, ça avait fait marrer, mais c'était vrai. La folle, mais tu vas me dire. Je crois que j'étais très mature quand j'étais petite. Je pensais à plein de choses et tout. Et un jour, je me rappelle, il y a un petit, il se moquait de moi. Et j'ai dit, vas-y, moque-toi, un jour tu m'applaudiras.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais, dans la cour de primaire.
- Speaker #0
Tu l'as parlé, tu l'as parlé. Non,
- Speaker #1
je me suis dit à moi. Ah oui, encore une fois. Je me suis dit à moi, je me suis dit, vas-y, moque-toi, un jour tu m'applaudiras.
- Speaker #0
Et donc, un jour tu m'applaudiras, tu te disais, je vais devenir actrice, je vais faire rire. Tu faisais rire quand t'étais petite déjà ou pas ?
- Speaker #1
À la maison, ouais, j'étais marrante. Ouais, ouais, j'étais marrante. T'avais une frère et soeur ? Non, j'ai une grande soeur, mais en fait, je vivais avec mes grands-parents et tout. Enfin, t'sais, y avait plein de monde à la maison.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
T'avais un public. Ouais, j'avais un public, exactement. Je sais que j'étais marrante. Ouais. Voilà, j'étais vaneuse.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Bon, ça, OK. Mais sinon, moi, j'avais envie d'être danseuse.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc, j'avais envie de faire de la danse. Donc, j'avais envie d'être sur scène. J'étais admirative des gens sur scène. Voilà, mais c'est tout.
- Speaker #0
Et après, comment ça s'est passé ? Du coup, t'as arrêté. Donc, à l'école, ça se passait pas très bien d'un point de vue...
- Speaker #1
Mais ça allait quand même. C'est-à-dire que je souffrais beaucoup parce que je suis sensible. Mais j'avais quand même quelques copines. J'étais pas seule dans la cour de récré.
- Speaker #0
Et après, tu te diriges vers quoi ? Parce qu'on sait que tu as essayé médecine, que tu as fait l'expert comptable. Du coup, tu te cherchais ?
- Speaker #1
Oui, en fait, j'avais envie de faire de la scène.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais...
- Speaker #0
Assez tôt quand même, du coup, à quel âge ?
- Speaker #1
Non, mais j'ai toujours voulu faire de la danse. Je ressentais l'envie de faire de la scène, mais je ne savais pas comment. Et surtout, c'est une montagne. C'est-à-dire qu'imagine, tu as 17 ans, t'es qui en fait ? La montagne pour... Être tout en haut de la montagne, c'est démentiel. C'est-à-dire que t'es personne. Et moi, j'ai aucun contact. C'est-à-dire que j'ai même pas dans mon entourage, ne serait-ce qu'un mec qui écrit des articles dans un journal. J'ai personne dans mon entourage. Donc, qui je suis ? Comment je peux imaginer ? J'aimais beaucoup Florence Foresti, Gad Elmaleh et tout. Mais pour moi, c'était vraiment... Quand je dis « j'aimais beaucoup » , c'était genre... Je trouvais ça trop bien ce qu'il faisait. J'aimais trop, j'aimerais trop. Mais la montagne, elle est infranchissable. J'étais plutôt pas mauvaise à l'école. Je m'inscris en médecine. Je fais trois mois de médecine. Après, j'arrête parce que ce n'est pas du tout ma cam. Médecine, soit c'est ta cam, soit ce n'est pas ta cam. Je passe le permis pendant l'année qui reste. Je me renseigne sur des écoles. J'ai une copine qui était rentrée en expertise comptable qui m'avait dit franchement, c'est trop bien. C'est la planque. Tu vas bien gagner ta vie. L'école, ça va. C'est pas inaccessible. T'es dans un bête de quartier dans Paris. L'école, franchement, tu t'entends trop bien avec les autres élèves. Nous, on a fait un week-end à New York cette année. J'étais là, putain, mais j'ai trop envie d'aller à New York aussi. Expert comptable. Expert comptable, du coup. Non, mais donc, du coup, je m'inscris à l'école. Mais tu sais, je me dis plus, c'est un peu comme une école de commerce, mais un peu plus avec une option, on va dire, tu vois. Je déteste la compta. Vraiment, je déteste. Mais genre, je trouve ça nul. C'est un langage que je ne comprends pas. C'est vraiment pas ma cap. Et donc, du coup, je pars travailler au Club Med. Et en partant travailler au Club Med, je fais le café-théâtre. En faisant du café-théâtre, c'est des sketchs. C'est un petit spectacle pour le public. Et du coup,
- Speaker #0
tu les écris sur la base de ce que tu as vu ? Non,
- Speaker #1
c'est des sketchs qui ont 30 ans. Ok, que tu apprends. J'apprends, je monte sur scène. Et là, je me rends compte, putain, je fais rire les gens. D'un gris. Et surtout, en fait, tous les anciens du Club Med qui me voient...
- Speaker #0
En fait,
- Speaker #1
ils voient qu'il y a un truc. Ils sentent qu'il y a un truc. Sauf que c'est vraiment à l'état fétal, puisque moi, j'ai jamais appris à faire rire les gens sur scène. Donc voilà, mais je me dis... T'as quel âge à ce moment-là ? J'ai 21 ans.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et donc je me dis, je vais rentrer, je vais essayer de faire ça. Je rentre en août. En septembre, je perds quelqu'un de très proche de moi, de ma famille. Et donc ça me termine. Et donc je me dis, je repousse à l'année prochaine. J'ai pas la force, j'avais pas la force. Et l'année passe, enfin cette année passe, ma mère, elle s'inquiète. Là, ma mère, elle s'inquiète. Elle se dit, je t'ai laissé arrêter médecine. Je t'ai laissé arrêter comptage. Je t'ai laissé partir au Club Med. Et là, tu as fait une année...
- Speaker #0
Sabbatique.
- Speaker #1
Sabbatique. Genre, ça ne va pas du tout, tu vois. Par contre, j'ai toujours travaillé pour gagner de l'argent. Je faisais du babysitting. J'étais partie travailler un mois au Club Med avec mon ancienne chef du mini-club pour la sauver dans le sud de la France. J'étais partie en février. Enfin, tu vois, j'avais fait des trucs dans l'optique, à la rentrée, de faire quelque chose.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
une école de théâtre. Et donc, au mois de juillet, je me fais chier. Je suis avec une copine. Je me fais chier à Paris et je suis un peu perdue. Je suis un peu perdue. Pendant cette année-là aussi, je fais des stages de théâtre aussi. En fait, je ne fais pas rien. Mais ce que je veux dire, c'est que je ne fais rien qui me fait vraiment avancer. On se dit, vas-y, tu sais quoi, on va sur Bière-et-Duc. C'est un site pour réserver des places de théâtre, soi-disant moins chères. Faux. Bière-et-Duc, c'est faux. C'est juste une technique.
- Speaker #0
Je crois qu'à une époque, c'était vrai. Oui,
- Speaker #1
mais plus aujourd'hui. Arnaque. Allez sur la FNAC. C'est mieux. Je vais sur Bière-Éduc et je vois concours d'humoriste. Machin et tout. Et j'y vais. C'est un tout petit théâtre à Pigalle. Et je vois... 6 humoristes que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve. Et puis pour moi, à l'époque, c'est con, mais les humoristes, c'est des gens connus. Tu ne dis pas...
- Speaker #0
Tu es obligée de passer par là pour justement devenir un grand. Oui,
- Speaker #1
ce n'est pas des inconnus.
- Speaker #0
Tu découvres le monde du truc.
- Speaker #1
Et donc, je vois. Et donc, c'est des méchants inconnus. Genre, tu les connais, mais pas du tout. Ils ont la tête giga du bar d'à côté. Et je les trouve drôles. Vraiment, je les trouve très drôles. Et je ne comprends pas qu'ils ne soient pas connus, puisqu'ils sont drôles et ils sont humoristes, donc je ne comprends pas. Et en fait, à la fin, ils disent Voilà, on fait partie d'une école d'humour où on apprend à être humoriste. Et donc voilà. Et là, je me dis, attends, il y a une école qui peut t'apprendre à être humoriste dinguerie. Et tu peux être drôle comme eux à la fin. Folie quoi. Sachant que moi, je suis dans l'état d'esprit, mais très sincèrement, j'ai tellement vécu des trucs. J'ai eu une année un peu compliquée sur le plan personnel. Tellement, en fait, moi, j'ai envie de faire de la scène. Depuis que j'ai découvert que faire rire les gens, ça remplissait de joie au Club Med. Je me dis, moi, je veux juste gagner 1200 euros par mois, en fait. Je me dis, si j'arrive à avoir un SMIC en faisant ça, je suis heureuse, en fait. Et puis après, tu sais, même si tu n'es pas connue, mais que tu fais un peu carrière, c'est-à-dire que j'imagine que ton salaire, il augmente. Mais ça sera jamais rocambolesque, mais c'est OK. J'appelle cette école le lendemain. Bonjour, j'ai été voir un spectacle hier. Ils ont parlé de vous. Oui, oui, c'est sur audition. Venez, si vous voulez passer l'audition, il nous reste des places. Machin. Donc, apprends un texte et va faire ton audition et tout. Donc, j'apprends un texte de Bérangère-Crièf à l'époque. C'était un peu la meuf à cette époque et tout. J'apprends son sketch. Je fais l'audition. À la fin, il me dit, c'est bon, t'es prise, machin et tout. Je dis, OK, dinguerie, je suis là. Putain, je suis une meuf de ouf. Je suis drôle de ouf parce qu'ils les prennent comme ça. Sauf qu'en fait, c'était payant. C'est juste vraiment, ils m'ont pris parce que je pouvais payer l'année.
- Speaker #0
C'était une école payante, ok. Bah oui, c'était payant,
- Speaker #1
c'était une arnaque. Enfin, une arnaque. Non, mais bon. Donc, je fais l'école. Et l'école, en réalité, ne m'apporte rien. C'est-à-dire, en fait, ça ne me donne aucun type d'écriture. Moi, je suis allée pour apprendre à écrire des sketchs et pour apprendre à les jouer.
- Speaker #0
Du coup, ça apprend quoi ?
- Speaker #1
Et donc, en fait, honnêtement, ça ne m'a rien appris en écriture. Rien. du tout, ça t'apprend rien. En interprétation, apprendre à jouer sur scène, ça ne m'a rien appris en toute objectivité. La seule chose que ça m'a appris, et c'est pas négligeable, c'est que ça m'a donné le courage de monter sur scène. C'est-à-dire qu'après, j'ai eu le courage une fois d'aller faire un plateau. Je ne serais jamais allée faire un plateau toute seule comme les gens font aujourd'hui. C'est-à-dire genre, tu vas m'habiter mon couteau et je monte sur scène. ça me donne la nausée que d'imaginer j'aurais écrit dans mon livre comme ça et puis je serais allée jamais je l'aurais fait oui là tu te sentais accompagnée le courage tu te sentais crédible voilà en tout cas j'avais travaillé pendant une année un sketch à moi donc tu vois y aller j'avais bidé j'étais pas bien mais ça m'avait donné ce courage ça m'a fait un réseau parce qu'en fait j'ai connu des potes là-bas qui sont toujours humoristes aujourd'hui j'ai rencontré mon mari à cette école. Ok. Donc en fait,
- Speaker #0
j'allais te demander, c'était une de mes questions. Lui, il est humoriste ? Il a été humoriste. Il l'est plus ?
- Speaker #1
On s'est passé le flambeau quand après cette école, j'ai été comédienne. Je n'avais pas eu le courage de faire du stand-up.
- Speaker #0
Pas tout de suite en tout cas.
- Speaker #1
Pas le courage. Je n'ai jamais eu le courage.
- Speaker #0
Mais pourquoi du coup ?
- Speaker #1
Pas le courage. Trop peur. Ah ouais ? On n'a pas le courage. Pas le courage. Trop la montagne encore. La montagne est longue et comme ça, il faut regarder. Et en fait... Mais là,
- Speaker #0
tu commences à avancer par petits pas quand même.
- Speaker #1
Le conseil que je donne aux gens, regarde tes pieds. Quand il y a une montagne, tu te fais un pas par pas. Tu fais comme ça. Moi, je regardais comme ça. Je regardais comme ça. Comme ça, tu ne te dis pas « Oh là là, avant de mettre à l'Olympia ! » Non, tu te dis « Là, je remplis une salle de 20 places. Je vais aller chercher tous mes contacts pour aller remplir la salle de 20 places. »
- Speaker #0
On les voit, ils font tout ça. Petit à petit, on en voit monter.
- Speaker #1
Déjà, oui, les réseaux à l'époque, tu ne voyais pas les gens. Ce n'était pas inspirant, les gens à l'époque. Il n'y a que éprouver. et donc voilà donc Matt me dit Blandine il faut que t'écrives ton spectacle à ce moment là il a son spectacle et Mathieu il a un spectacle de patate de forain très drôle, humour noir, très bien écrit incroyable et il me dit il faut que t'écrives il me dit tu peux pas être drôle comme t et ne pas écrire de spectacle Blandine et en fait j'écris 5 minutes ça marche bien sauf qu'on est à la petite on a pas d'argent Et il me dit, on ne peut pas partir tous les deux le soir en plateau. Et en fait, il m'a dit... Il a renoncé à son cri. Oui, il a renoncé. Il m'a donné son spectacle. Il m'a dit, prends ce que tu veux là-dedans. Et moi, je me reconvertis. Sérieux ? Il m'a dit, je crois plus en toi qu'en moi.
- Speaker #0
Mais non.
- Speaker #1
Je te jure.
- Speaker #0
Ah oui,
- Speaker #1
c'est ça l'histoire.
- Speaker #0
Parce que nous, on savait. Quand j'ai regardé, j'avais su qu'il avait été humoriste à un moment. Mais je m'étais demandé pourquoi il s'était arrêté. La vraie histoire, c'est ça.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et il le regrette aujourd'hui ?
- Speaker #1
Pas du tout. Il te voit... Surtout que c'est mon auteur. Il est auteur, Mathieu. Donc, il continue à écrire des blagues.
- Speaker #0
C'est un travail d'équipe, en vrai.
- Speaker #1
Ah oui. Là, sur France Inter, tu vois, j'ai des chroniques pour l'été. J'étais dans le taxi pour venir te rejoindre. Il m'a envoyé ta chronique pour France. Il me l'a écrit. Il me l'a écrit. C'est un gros travail d'équipe. Même à la vie personnelle. Je pars en tournée, il garde les enfants. C'est un travail d'équipe.
- Speaker #0
Rétropédale du coup. J'ai envie de comprendre. Tu rencontres ton mec. Pourquoi comédienne ? Pas tout de suite de scène ?
- Speaker #1
Je deviens comédienne. Je joue dans des pièces de théâtre. Et tu kiffes ? Moi, je kiffe pas. En fait, j'aurais kiffé jouer dans des pièces de ouf. Mais sauf que moi, je cache tonne. Je fais pour avoir des cachets et je suis personne. Et donc, je suis prise dans des pièces, notamment une. Je vivais un enfer. Je me suis dit, Blandine. Des fois, j'allais avec la boule au ventre. Je me dis, waouh, t'as fait. Par exemple, cette pièce dont je te parle, j'étais prise dans cette pièce par un mec extraordinairement misogyne, mais vraiment une ordure. Un mec très, très toxique qui avait écrit cette pièce. pièce parce qu'en fait, c'était un raté du stand-up. Et donc, en fait, il avait pris son spectacle et il l'avait écrit pour deux pour que la fille lui serve la soupe pour que lui puisse faire les vannes de son spectacle. Et sauf qu'en fait, sur ce spectacle, moi, c'était très mal écrit. C'est vraiment écrit, mais vraiment, mais mal... Quand je dis que c'est mal écrit, c'est des vannes Père Castor. Enfin, je ne sais pas comment expliquer. C'est des blagues, mais de 1990, tu vois. Pas marrante, que porter. Pour... moi je m'en fous des blagues de cul et tout mais quand c'est écrit comme dans les années 90 sur le cul c'est vraiment un enfer sur terre et en fait moi du coup je m'étais donné la mission artistique mais juste pour la comédienne que j'étais pour le souffrir le moins possible de réussir à être le plus drôle possible avec cette partition qui t'empêchait d'être drôle puisque c'est vraiment tu serres la soupe c'est vraiment nanana bah parce que machin machin et donc en fait Savane c'était ça pas marrant mais bon ok mais moi c'est impossible C'était un vrai succès. Je ne l'explique pas. Le titre était un très bon titre. C'était quoi ? La guerre des sexes.
- Speaker #0
Il a cartonné le truc.
- Speaker #1
C'est extrêmement mauvais.
- Speaker #0
Il a duré
- Speaker #1
7 ans ce truc. 7 jours sur 7, ça a joué. Le samedi, ça a joué 3 fois. De l'argent, mais à en pleuvoir pour lui. Il est devenu richissime. C'est les nouveaux riches qui s'achètent des baskets Hugo Boss. Ce qu'il ne sait pas. Ce n'est pas moi.
- Speaker #0
Tu as joué dans ce truc ?
- Speaker #1
Oui. J'ai vraiment vécu l'enfer. J'ai essayé d'être drôle. Du coup, je faisais tout pour être drôle. Le jour où il a vu que j'étais plus drôle, que j'arrivais à une représentation, j'ai fait plus rire que lui. Sauf que mathématiquement, c'était impossible. Parce qu'en fait, moi, j'avais travaillé pour être drôle. Mais en fait, si tu es quelqu'un de normal, la fille qui a un rôle, qui est censée... Alors, attention, elle n'était pas censée être pas marrante. Mais c'est juste que... mathématiquement, c'est factuel. Elle ne pouvait pas faire rire parce qu'elle n'avait pas de blague. Mais je la rendais golerie, tu vois. Et le jour où il a vu que moi, j'avais fait rire plus que lui, avec toutes ses vannes de merde, il s'est dit c'est l'heure de me séparer d'elle. Après, tu vois, j'allais te dire il a plein de qualités ce mec. Parce que pour rebalancer tout ce que je dis, mais il n'a aucune qualité humaine. Il est... C'est un mec, il est horrible. Il est horrible. Et puis, tu sais, le vice, toute la pièce, je me dis, on est un couple. Et je vois, il n'y a rien écrit. On ne se touche pas, on ne s'embrasse pas. Bon, ben, c'est cool. Je me dis, c'est cool de ne pas être obligée de faire des choses gros dégueulasses. Et en fait, le jour de la première, juste avant, il me dit, en fait, je t'ai oublié de te dire. On avait répété. On avait répété, Il aurait dû me le dire. À la fin, juste avant de monter sur une piste. En fait, je ne t'ai pas dit. Pourquoi il ne l'a pas dit ?
- Speaker #0
C'est volontaire ?
- Speaker #1
Tu ne veux pas que tu lui dises non ?
- Speaker #0
Oui. Donc en fait,
- Speaker #1
tac, il me prend. Il me dit, t'inquiète, je te prends. Je t'envoie, t'inquiète, t'inquiète. C'était horrible.
- Speaker #0
Horrible. Et du coup, à toutes les représentations...
- Speaker #1
Oui, on devait se smacker à la fin.
- Speaker #0
À la fin.
- Speaker #1
Horrible. Et puis de la gueule en plus. Il a vraiment la laine de son physique.
- Speaker #0
Oh là là ! Tu l'as détesté.
- Speaker #1
Ouais, je l'ai détesté. Non, mais parce qu'en fait, tu sais ce qu'il a fait ? Il m'a fait perdre confiance en moi. J'ai remis en question mes décisions du passé. Je me suis dit, Blandine, t'as arrêté tes études, t'as fait des gros choix dans ta vie, t'as décidé que t'allais être pauvre, entre guillemets. Parce que tu avais envie de vivre de ça. Et lui, en fait, il était en train de me faire rendre tout ce métier.
- Speaker #0
Enlever tout le bonheur. Parce que le seul kiff qu'il y avait dans ce métier, c'est d'être heureux. C'est de faire ce métier en étant heureux. Si t'es malheureux, t'as envie de vomir avant d'aller jouer. C'est pour ça que je l'ai détesté.
- Speaker #1
Et à quel moment ça bascule ? À quel moment tu te dis, je veux plus être comédienne, je veux vraiment monter sur scène et je veux faire du stand-up ?
- Speaker #0
Quand je tombe enceinte d'Elie, il y a une espèce d'urgence. Je me dis, putain, tu vas jamais le faire en fait. C'est ton vrai rêve, tu vas jamais le faire en fait. Confinement, et en fait... Je commence à avoir une petite communauté. Pas grand monde, mais j'ai 3000 personnes à la fin du confinement qui me disent qu'est-ce que t'es drôle, le monde sur scène. Et en fait, ça me motive. Sauf qu'en fait, eux, quand ils me disent ça, ils ne savent pas qu'en vrai, il y a tout ce passif d'une meuf qui a envie de monter sur scène et faire du stand-up. Et donc,
- Speaker #1
ça te motive ?
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment ma communauté qui me donne la force. Et Mathieu, quand il me dit « Prends mon spectacle, prends ce que tu veux. » Sachant que...
- Speaker #1
c'est une pépinière à vannes de ouf sauf que malheureusement je vais pas plus tout prendre parce que c'est un mec et qui dit plein de trucs qu'une femme peut pas dire et justement parce que t'es assez proche on se sent assez proche de toi rapidement quand on te regarde notamment quand on te découvre par Instagram ce truc un peu de je suis proche de ma communauté c'est ta nature ? ou c'est un truc que t'entretiens volontairement, consciemment ?
- Speaker #0
non non non c'est ma nature profonde d'être comme je suis
- Speaker #1
Après, moi, je l'ai senti quand on s'est croisés, comment t'as été et comme t'es là. Je l'ai senti, mais quand même, ça valait le coup, je pense, de te poser la question parce que je pense qu'il y en a... Oui, il y en a qui font semblant. Non,
- Speaker #0
il y en a qui font...
- Speaker #1
Et justement, en parlant de ça, ça m'intéresse que tu nous aies parlé de ce gars-là, mais il y en a probablement d'autres. Un peu les guerres d'égo dans ce milieu-là. Comment tu le vis ?
- Speaker #0
Alors moi, assez mal parce que c'est quand même un milieu très compétitif et moi, naturellement... je ne suis pas dans la compète. Moi, je suis dans la compète avec moi-même, mais jamais, par exemple, je n'ai pas envie d'être la plus drôle du plateau. Moi, j'ai envie, par exemple, qu'il y ait quatre nanas qui se soient dit « elle m'a arrachée » . Vraiment, c'était vraiment... Une meuf qui me dit « je n'arrive pas à reprendre ma respiration » , c'est bon, le taf, il est fait. S'il y en a 200 autres qui ont trouvé ça bien, moi, je m'en fous d'être la plus drôle officiellement du plateau. Il y a un truc naturel. C'est vraiment ça, mon fond de pensée. Moi, s'il y a dix personnes dans le public qui ont l'impression d'avoir vu le meilleur humoriste de leur vie, c'est ça que je veux. Je m'en fous que le plus grand nombre trouve que je suis extraordinaire. Mais ce n'est pas du tout le cas pour les autres. Pas tout le monde, attention. Mais il suffit que tu sois huit sur un plateau et qu'il y en ait un qui a un mauvais esprit, ça rayonne sur toi. Moi, ça me parasite. Ma chance, c'est que comme je suis souvent absente, de chez moi. Et donc, souvent en tournée, quand je suis chez moi, je ne vais plus en plateau. Donc, en fait, je fréquente moins les gens comme ça. Oui, oui, oui. Donc, c'est ça qui me protège un peu de tout ça. Oui,
- Speaker #1
ça te coupe un peu du tout de ce... Oui,
- Speaker #0
mais ça me protège parce que moi, c'est un truc qui me fait du mal.
- Speaker #1
Oui, oui. Et pourquoi ça te fait du mal ?
- Speaker #0
Parce que je suis hyper sensible et que je trouve que c'est des sentiments très négatifs. Les gens, ce qu'ils font exprès de rentrer dans une loge et de ne pas te dire bonjour. Tu vois ? C'est des trucs comme ça. Alors moi, je...
- Speaker #1
Un peu en mode chaud au-dessus ?
- Speaker #0
Bah alors... Il y a ce profil des gens qui ne te calculent pas parce qu'ils sont au-dessus, à leurs yeux. Qui ne se prennent pas pour de la merde. Parce qu'ils ont un peu une carrière. Oui, mais c'est naze. Mais ça existe. Ah oui, ça existe. Même si, en réalité, les plus sympas, ce sont ceux qui ont une carrière parce qu'ils n'ont un peu rien à prouver. Mais tu sais, c'est un peu l'entre-deux. C'est des gens qui se croient au-dessus, alors qu'en fait, mec, je remplis plus de salles que toi. Tu vois, il y en a plein des comme ça. Des gens, ouais, il y en a même... En réalité, d'ailleurs, les gens toxiques, c'est ceux-là. C'est ceux qui ont un peu un nom, mais qui ne remplissent pas les salles. Qui galèrent même à remplir.
- Speaker #1
Qui veulent prouver.
- Speaker #0
Qui veulent prouver. Et qui donc, du coup, toi, te prennent un peu pour... Toi, tu parles comme un maman. Ah ouais. Je ne parle pas comme un maman. Mais tu vois, ils aiment bien. Tu vois, ils aiment bien te dire ça.
- Speaker #1
Mais tu disais, et ça, ça m'intéresse beaucoup. Tu l'as dit en intro et après, je ne suis pas revenue dessus. Que du coup, tu avais commencé une analyse avec un psy. Quand est-ce que tu as ressenti le besoin d'aller voir un psy ?
- Speaker #0
Il y a plus d'un an, oui. En vrai, un petit peu avec le succès.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Un petit peu avec le succès. Parce que le succès, comme dirait mon metteur en scène, c'est du sel sur les plaies. Moi, par exemple, j'ai des copines. J'ai un groupe de copines. Moi, je ne suis pas de celle qui, quand j'arrive quelque part, malgré ma gentillesse, malgré le fait que je sois drôle et sympathique, je ne suis pas celle... qu'on aime naturellement, à la base.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Non. Parce que tu sais, les gens sont toujours attirés par la belle nana, la meuf qui a un look. Les gens sont très attirés par l'apparence.
- Speaker #1
Tu es d'accord avec ça ?
- Speaker #0
Oui, oui. Les gens, naturellement, moi je suis l'inverse de ça, mais parce que mon histoire. Les gens sont naturellement attirés plus par un physique. Donc quand il y a un groupe de meufs ou un groupe de machins, les gens vont être attirés par la plus jolie, celle qui est la mieux sapée. en premier lieu, on est d'accord. Et en fait, le truc, c'est qu'avec le succès, ça m'a fait changer de catégorie. C'est-à-dire que les gens, ils sont attirés par moi, naturellement. Sauf que moi, c'est pas un truc normal pour moi.
- Speaker #1
Ouais, genre ton cerveau, il comprend pas.
- Speaker #0
Pour moi, c'est pas normal. Parce que moi, je suis dans la position de toujours de celle qui fait ses preuves pour être aimée. Je comprends pas qu'on puisse m'aimer naturellement. Tu vois, c'est un truc bon de psy, tu vois. Mais donc, le succès, ça m'a un peu perdue. Enfin, pas perdue avec les gens, avec les miens et tout, pas du tout. Mais ça m'a perdu... Avec moi-même.
- Speaker #1
Et comment ça s'est matérialisé ? C'était des moments où tu t'en tais moins bien ? Non,
- Speaker #0
mais c'est par des insomnies, par des choses de la vie qui ont beaucoup d'impact sur moi. Je suis très sensible aux histoires des gens. Sur les réseaux, tu es confrontée aux histoires du monde. Tu n'étais pas censée voir que ta voisine, son enfant, il est malade. Tout prenait une ampleur. Plus rien n'avait de sens. Pourquoi le succès ? Le succès, tu as compris, c'est un truc qui m'est... Mais pourquoi ça marche bien ? C'est ça l'important. Non, ce n'est pas ça l'important. L'important, c'est que tu sois avec tes enfants. Ah, tu n'es pas avec tes enfants parce que regarde, tu es en tournée. Donc,
- Speaker #1
il y avait ce truc-là. Et qu'est-ce que ça t'a permis de comprendre, du coup, depuis toute cette année sur toi, ce début d'analyse ?
- Speaker #0
Ça m'a permis de comprendre que je n'étais pas solide. Je n'avais pas de fondation solide. Je me suis toujours accrochée à quelqu'un pour aller bien. Tu vois, ma mère, après mon mari. Sauf que quand tu es tout seul face à des choses qui marchent bien pour toi, c'est toi tout seul. Et donc, au moins, à ce moment-là, il y a des choses qui m'ont trop impactée parce que j'étais trop fragile.
- Speaker #1
Oui, d'accord. Tu vois ? Tu sens que ça te renforce ?
- Speaker #0
Oui, la thérapie. Ah, vous êtes fous.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ah oui, j'invite tous les gens à faire une thérapie, même si vous croyez que vous n'en avez pas besoin. On a toujours besoin. Même si tout va bien. Même si papa, maman, tout va bien. Scolarité exemplaire, vie exemplaire, mari, enfant, tout va bien. Vous allez péter un plomb. Allez voir. Faites une thérapie maintenant. Oui, la thérapie, ça m'a consolidée. Ça me consolide.
- Speaker #1
Pourtant, tu vois, tout à l'heure, tu disais, j'étais quand même mature, assez jeune. J'arrivais à me dire des choses quand même à 9, 10 ans. Oui,
- Speaker #0
parce que j'étais au pied du mur.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Ça, c'est des réactions.
- Speaker #0
Oui, c'est quand j'allais super mal. J'aurais adoré d'ailleurs voir un psy à cet âge-là. Ça aurait été bien. Ça ne m'aurait peut-être pas aidée avec les autres.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Mais en tout cas... Après, j'en m'en sors très bien.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Oui, je m'en sors.
- Speaker #1
Et sur la confiance en toi, du coup, tu dirais juste... Justement, que c'est venu avec le succès ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Ou que déjà, avant, tu avais consolidé ? Quand c'est venu ?
- Speaker #0
J'ai énormément confiance en moi. Depuis toute petite ? Depuis le travail que je fais toute seule sur moi, depuis, je dirais, la vingtaine, le début de la vingtaine. J'ai énormément confiance en moi, mais pas confiance en moi, je suis un avion, pas du tout. Pas du tout. Pas du tout. Non, mais plus, tu sais, j'ai énormément confiance en moi parce que je sais ce que je vaux. En fait, je sais que... Je sais que je suis gentille, je sais que je suis marrante. Je sais que... En fait, encore une fois, je prends mes qualités et je me dis que ça, c'est mon atout. Je sais que j'ai des qualités et donc je me dis que... Voilà, je me dis ça. Par exemple, tu sais quand quelqu'un est antipathique avec moi, quand j'arrive dans une pièce et qu'il est antipathique, je ne me remets jamais moi en question. Je me dis que c'est lui le problème.
- Speaker #1
Ça, c'est une force, ça, quand même.
- Speaker #0
Oui, parce que j'ai confiance en moi.
- Speaker #1
j'ai aucune raison qu'il soit méchant avec moi s'il est méchant avec moi c'est qu'il a un problème lui c'est un truc qu'il m'a pas avec lui il peut être timide,
- Speaker #0
ça n'a rien à voir mais si t'es antipathique ou sinon t'as passé une mauvaise journée t'as compris, genre je mets tout ça de côté évidemment, mais si t'es froid c'est que c'est toi le problème,
- Speaker #1
c'est pas moi cette confiance finalement tu l'as construite petit à petit avec ton travail en fait, ta confiance dans ton travail en ce que t'es capable de faire en toi
- Speaker #0
En qui je suis. Non, en qui je suis.
- Speaker #1
Et en son travail ?
- Speaker #0
Non, je n'ai pas confiance en moi à 100%.
- Speaker #1
Mais c'est très lié quand même. Ce que tu produis et qui tu es.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois ? Dans ces métiers-là. Je sais te comprendre. C'est vachement lié. Est-ce que les moments... Après, on en a reçu d'autres aussi. J'ai reçu une autre humoriste qui disait que des fois, c'était dans les pires moments de sa vie où elle sortait les meilleurs... Elle écrivait le mieux.
- Speaker #0
Non, moi, je sors les meilleurs moments quand je me mets à fond à travailler.
- Speaker #1
Ok. Toi, c'est vraiment un bouton que tu as sur lequel... Oui,
- Speaker #0
oui. C'est si je travaille, Mais par contre, beaucoup... Je me donne beaucoup de travail pour sortir une bonne manne. Mais je travaille pour beaucoup, beaucoup, beaucoup travailler. C'est là où je suis genre, non, je ne suis pas l'artiste torturée. Ouais, ouais, ok. T'as besoin d'être dans les émotions. Ouais, au bout du tout.
- Speaker #1
Et t'arrives à préserver un genre d'équilibre un peu entre justement ton pro, ton perso, ta santé mentale.
- Speaker #0
Comment je fais ? Tu sais, je me suis mise au sport cette année. Tu vois, en fait, je fais du sport juste pour évacuer. Parce qu'en fait, j'ai des journées très denses. Et en fait, la seule soupape, ça a été le sport. Cette année, ça m'a grave aidée.
- Speaker #1
c'est un truc de fou je savais pas je fais du sport en plus pour manger tu sens que ça te fait du bien tu as d'autres habitudes comme ça ?
- Speaker #0
ma seule habitude cette année que j'ai développée c'est le sport c'est déjà incroyable à chaque fois que je joue mon spectacle c'est sûr que je fais du sport une séance de sport je fais aussi du sport mais c'est le truc qui m'a permis de pfff
- Speaker #1
T'as pas d'autres habitudes de... Des habitudes de skincare ? T'aimes pas la skincare ? Non.
- Speaker #0
J'aimerais bien.
- Speaker #1
Tu te masses pas le visage ? Non. T'as ri de Julien ?
- Speaker #0
Un peu, vite fait, mais mal. Mal, très mal. Regarde, j'ai une cicatrice. Non, je fais rien de tout ça. Non, mais...
- Speaker #1
Mais t'as un glow, par contre.
- Speaker #0
Ah bon ?
- Speaker #1
Je te jure. Ah non,
- Speaker #0
c'est bon.
- Speaker #1
En faisant... Non, t'as bronzé un peu.
- Speaker #0
Un peu, bah, il fait beau, quoi. Ouais, ouais. Mais c'est tout.
- Speaker #1
Mais t'as un glow. On pourrait se dire que tu... Tu vois ? Que tu fais des soins, que tu fasses le visage.
- Speaker #0
Arrête. Pas du tout.
- Speaker #1
Mais pas du tout. Pas du tout.
- Speaker #0
Non, moi, mon rituel que j'adore, c'est d'aller chercher mes enfants à 16h30.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Avec le goûter. Ça, c'est vraiment mon dream absolu. C'est, je vais chercher le goûter, je vais chercher mes enfants à 16h30. Et j'ai même préparé un manger pour le soir. Ça m'arrive tellement rarement que j'aime énormément ça. Mais je le fais très rarement.
- Speaker #1
Et la maternité, parce qu'on n'en a pas trop parlé, mais tu en parles beaucoup. Il y a beaucoup de femmes qui se reconnaissent là-dedans. Qu'est-ce que, toi, ça a changé ? Parce que déjà, toute petite, tu disais, je veux un mari des enfants. C'est pas quelque chose qui t'est arrivé par hasard.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais qu'est-ce que ça a changé en toi, notamment la première fois ?
- Speaker #0
En vrai, la maternité, honnêtement, ça n'a pas changé grand-chose.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Je suis vraiment restée blandine qu'a eu un enfant. C'est juste un peu de fatigue. Et puis en plus, avec mon mari, on s'est toujours tout partagé. Donc, ce n'est pas non plus je me suis mangée une charge de l'espace. Ça m'a encore plus ancrée dans ma vie. Mais c'est tout. Ça n'a pas tout redistribué. Pas du tout. Juste le seul truc, c'est qu'il faut gagner de l'argent. Ouais, c'est ça. Je me suis dit... Parce que moi, j'ai vécu d'amour et d'eau fraîche avec mon mari. Sauf qu'à un moment donné, ça a vraiment posé problème.
- Speaker #1
Ouais, d'accord. Plus le sens de responsabilité.
- Speaker #0
Ouais, c'est juste ça. Mais franchement, ça n'a rien changé.
- Speaker #1
Et comment tu expliques ton succès ?
- Speaker #0
Après, succès, en plus, c'est subjectif.
- Speaker #1
Comment tu expliques l'engouement autour de tes contenus ?
- Speaker #0
Non, je crois que les gens ont capté que j'étais sur les réseaux, que j'étais la vraie. Et je pense que c'est ça que les gens aiment. Parce qu'aujourd'hui, avec les réseaux sociaux, il y a beaucoup de faux semblants. Mais il y a beaucoup aussi, je trouve, moi, je la vois, parce que je vois, mais c'est de fausses authenticités que beaucoup ont. Faire semblant d'être vraiment naturelle. Même des fois, on voit que tu as fait semblant de te décoiffer. On le sent, tu vois. Et donc, je pense que c'est ça que les gens, ils aiment bien. C'est qu'en fait, ils sentent que c'est vraiment aligné. Ils sentent que je suis la vraie meuf, tu vois.
- Speaker #1
Ils t'envoient des messages. Quel genre de messages ? Le plus... J'imagine que tu envoies des messages, mais ce qui t'envoie le plus, c'est quoi ?
- Speaker #0
Ah ! Quand je fais des stories rigoleries, je reçois beaucoup ça.
- Speaker #1
Mais t'as pas de gens qui te demandent des conseils ?
- Speaker #0
Bah si, j'ai toujours... Moi, par exemple, comme je suis une meuf... Moi, je dis toujours que je suis une meuf normale, lambda de ouf. Par exemple, quand j'ai un vêtement qui me va bien, tout de suite, il faut les voir. C'est quoi la ref ? Bah oui, parce que si ça me va bien, ça va bien leur aller à elle, tu vois.
- Speaker #1
Non, mais t'es pas une meuf lambda, si tu peux me permettre.
- Speaker #0
Ah si, de fou, moi je suis une meuf lambda. Moi j'ai un corps normal, j'ai une tête normale. Moi je suis madame tout le monde. Ah bah attends tu rigoles j'ai une tête normale. Attends moi je suis normale. Toi t'es pas normale, moi je suis normale. Faut l'avouer. Mais non moi je suis normale. T'es quoi la ref ?
- Speaker #1
T'es ton make-up ?
- Speaker #0
C'est ça, c'est qu'en fait s'ils parlent d'un truc, et en plus ils savent que je mente pas. Tu vois genre c'est quoi ce mascara, t'as fait un rehaussement, si j'ai pas fait de rehaussement je vais leur dire que j'ai pas fait de rehaussement, que c'est vraiment le mascara. Genre voilà ref. Et voilà, et en fait elles savent que je mente pas. Pourquoi je dis je ne mente pas ? Elles savent que je ne mens pas.
- Speaker #1
J'ai des petites questions de fin d'épisode. Qui sont des questions que je pose un peu à tous mes invités.
- Speaker #0
J'adore.
- Speaker #1
Qu'est-ce que le beau pour toi ? Je vais la reposer autrement. Je dois donner des exemples ? Qu'est-ce qui te fait ressentir le plus d'émotion ?
- Speaker #0
Manger. Mais manger un truc extraordinaire. Quand je mange un truc extraordinaire, je peux pousser des cris à chaque bouchée. On est pareil.
- Speaker #1
La nourriture est une place essentielle dans ta vie. Elle est de ouf. Je comprends.
- Speaker #0
Vraiment. J'adore manger, j'adore bien manger. J'adore faire découvrir des bons restaurants des potes. Bonne vie. J'adore, j'adore, j'adore.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui t'émeut le plus profondément ?
- Speaker #0
C'est quand je donne, sans faire exprès, que je donne de la force aux gens. Ou que je donne de l'espoir. Ou des fois, je reçois des messages. Merci de m'avoir fait rire aujourd'hui. En ce moment, la vie, pour moi, c'est dur.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Ça, ça me touche.
- Speaker #1
Tu vois, pour moi, c'est exactement ça, la puissance. C'est les gens. On parle de femmes ici, mais pour moi, de méridien, c'est vraiment les gens qui donnent de la force aux autres sans s'en rendre compte.
- Speaker #0
Ouais, grave. Ça, c'est un cadeau. Bien sûr, c'est vrai.
- Speaker #1
Et je l'ai compris à travers, tu vois, des femmes que j'interview comme ça. Il y en a quand même pas mal qui donnent de la force sans s'en rendre compte. Juste, elles te donnent.
- Speaker #0
C'est fort.
- Speaker #1
Comme un cadeau. Ce n'est pas matériel, ce n'est pas de l'argent, ce n'est pas une ref. C'est juste qu'elles te donnent une force que tu ne peux pas expliquer toi-même et tu as envie de passer à l'action.
- Speaker #0
Tu as raison. Moi, j'ai un podcast aussi. C'est souvent ce que me font ressentir mes invités. Il y a des filles, vraiment, et c'est ce que... Des fois, je leur dis merci, tu m'as donné trop de force. Ah bon ? Tu ne t'en rends même pas compte. Tu m'as donné trop de force.
- Speaker #1
Tu changes le monde, en fait. Je peux vraiment faire des trucs de ouf. Est-ce qu'il y a un mantra qui te guide ? Une phrase que t'aimes bien ? À part, si tu veux, que les autres t'aiment, il faudra t'aimer toi-même.
- Speaker #0
C'est vrai que ça devrait être ça. Pense bien et tout se passera bien. Un petit peu. En fait, je me force à penser comme ça. Je n'y arrive pas encore. Mais je suis un peu superstitieuse. J'ai tous les trucs. J'ai peur de tout. J'ai peur... Voilà. Je pense malheureusement... trop que ça n'arrive pas qu'aux autres. Mais tout. C'est pour ça que je suis très touchée par tout ce qui est actualité et tout. Mais comme vraiment plein de gens, ça ne peut pas être quelqu'un d'extraordinaire. Mais du coup, parce qu'en fait, j'ai vraiment la conscience forte que ça n'arrive pas qu'aux autres. Donc j'essaye de me dire, pense bien. J'essaye.
- Speaker #1
Si tu pouvais parler à la Blandine d'il y a dix ans, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Suis ton chemin. Je sais que des fois, tu as l'impression que c'est des gros échecs. Mais en réalité, c'est ton chemin.
- Speaker #1
Quelle femme tu verrais bien au micro de ce podcast ?
- Speaker #0
Sarah, ma meilleure amie. Sarah Degelt.
- Speaker #1
Elle fait quoi ?
- Speaker #0
Sarah, elle est très inspirante parce que... Déjà, elle est très drôle. C'est quelqu'un de très drôle. Elle est juive, son mari est musulman. Et ils ont réussi à bâtir quelque chose. Elle est l'ouverture d'esprit incarné. Voilà, ils ont deux garçons, ils attendent une petite fille. Elle est très inspirante et elle croit qu'elle ne l'est pas.
- Speaker #1
Elle donne de la force. Alors, j'ai mon ciel actuel du miroir. Je te tends le miroir, tu te regardes dedans, mais tu te regardes vraiment.
- Speaker #0
Même s'il y a autant de traces que ça. Même si je ne peux pas me voir, c'est que moi, il y a des traces.
- Speaker #1
Et tu me dis ce que tu vois.
- Speaker #0
Alors, ce que je vois, c'est que j'ai besoin d'une facialiste un peu. Je vois que j'ai... pas pris rendez-vous avec mon esthéticienne et que j'ai de la moustache grave et je ne me regarde pas de près. Je me rends compte que ça, je ne me rends pas compte, je le sais, mais c'est toujours un plaisir de voir que j'ai une couleur d'yeux incroyable. J'ai vraiment une couleur d'yeux magnifique. Là, tu ne te rends pas compte parce qu'on n'est pas à la lumière du jour, mais j'ai vraiment une couleur d'yeux incroyable. Que, depuis quelques temps, j'ai de nouveau de l'acné parce que je sens que je suis un peu trop fatiguée. Un peu fatiguée, un peu... En bout de course, j'ai l'espoir qu'après les vacances, tout redevienne normal. J'ai des belles dents. Mais parce que j'ai une dentiste incroyable. Un Geneviève Sultan, dans le 11e. Oh là là !
- Speaker #1
Ah, dans le 11e !
- Speaker #0
Elle est incroyable. Incroyable. Ça, c'est elle, c'est pas moi. Et il faut que je fasse un truc pour mes cheveux, parce que je perds mes cheveux. Et que ça, c'est une catastrophe.
- Speaker #1
Et attends, reprends le miroir. Et qu'est-ce que t'as envie de te dire pour les dix prochaines années ?
- Speaker #0
Pas d'injection, s'il te plaît. Pas d'injection.
- Speaker #1
Tu pourrais craquer ?
- Speaker #0
De toute façon, j'ai déjà été voir un médecin esthétique qui m'a dit, jamais je te touche à ton visage, t'es humoriste.
- Speaker #1
Ah ouais ? J'ai dit,
- Speaker #0
putain, il va falloir que j'arrête d'être humoriste.
- Speaker #1
Ah ouais ? Pourquoi il t'a dit ça ?
- Speaker #0
Moi, je suis très expressive sur scène. Elle m'a dit, si je t'enlève tes expressions...
- Speaker #1
Mais c'est honnête de dire ça. On est mort dans le film.
- Speaker #0
Elle est très forte, d'ailleurs. Christine Magné.
- Speaker #1
Je suis allée la voir.
- Speaker #0
Tu as tous les tips. Bah oui, je suis allée la voir parce que c'est la meilleure. C'est la meilleure de... J'ai vu son travail. Et en fait... Moi, tu sais ce que j'aime ? C'est qu'elle fait du... On le voit pas qu'elle a fait. Quand tu vas chez elle, on ne voit pas que t'as fait, t'as juste bonne mine. C'est ça que j'aime. Parce que moi, j'aime pas quand... Il y a d'autres qui disent, je veux pas aller chez elle parce que moi,
- Speaker #1
je veux que ça se voit.
- Speaker #0
Mais moi, je trouve que ce qui est beau, c'est quand ça se voit pas.
- Speaker #1
Et donc, elle t'a quand même dit non, je touche pas.
- Speaker #0
Elle m'a dit non, je te touche pas. Il faut surtout pas que tu fasses d'injection. Il faut que... Du coup, une facialiste. Mais bon, tu t'en vas. Arrête de croire que tu restes. Voilà. et pas d'injection et cran total. écran total tout le temps. Je vais de l'écran total.
- Speaker #1
Merci, magnifique. Merci beaucoup Blandine.
- Speaker #0
Merci à toi. Prends soin de toi. Merci toi aussi.
- Speaker #1
Vraiment, prends soin de toi.
- Speaker #0
Kiff au Maroc.
- Speaker #1
Et puis, à très vite.
- Speaker #0
Avec plaisir. Merci beaucoup,
- Speaker #1
vraiment.
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Merci pour votre écoute. Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à rejoindre ma newsletter. Le lien est juste dans la description. Et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.