Speaker #0Pur, c'est votre podcast spirituel, un espace inspirant et sacré pour rappeler la pureté de l'âme, faire parler les étoiles, pour se reconnecter à une spiritualité incarnée. Je suis Aurore et je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode. Bonjour à tous, je suis ravie de vous retrouver pour ce nouvel épisode de PUR. Comme je suis contente de vous retrouver pour une nouvelle série d'épisodes qui, je l'espère, vont vous inspirer sur votre volonté de cheminement ascensionnel et spirituel, j'espère surtout qu'ils vous apporteront plus de discernement, plus de clarté, l'envie de vous interroger, l'envie de pousser un peu plus loin votre réflexion pour pouvoir peut-être toucher certaines formes de vérité. Il y a quelques années, j'étais assise sur le canapé d'une amie qui m'avait invitée à manger chez elle. Une amie enseignante spirituelle qui a beaucoup compté dans mon parcours à une certaine époque de ma vie. C'était une femme plus âgée que moi, avec une richesse d'expérience considérable, une richesse de connaissances aussi, et nos échanges à elle, son compagnon et moi, m'ont énormément apporté pendant plusieurs années. J'étais un peu leur canal quand ils en avaient besoin, et eux m'éveillaient de par leurs expériences aux énergies galactiques. Nous étions simplement en train de discuter et à un moment donné, elle s'est levée, elle est venue avec un livre qu'elle m'a apporté, un livre blanc et doré. Il s'agissait d'une très belle version du livre d'Enoch et je crois sincèrement que je me souviendrai toute ma vie de cet instant parce qu'il s'est passé quelque chose de très particulier à ce moment-là, quelque chose que je n'ai pas oublié, que je n'oublierai probablement jamais. Lorsque j'ai ouvert ce livre, j'ai senti une main se poser sur la mienne. Et je ne parle pas d'une image ni d'une intuition, je parle d'une sensation physique très claire, très dense et palpable. J'ai senti une présence densifiée, imposante, comme s'il y avait un vortex qui était en train de s'ouvrir, et il y a eu une espèce de pause dans le temps, et cette main qui était là, sur la mienne, c'était un langage qui exprimait un truc du genre « Ok, aurore, dans quelques années, la porte sera ouverte, tu comprendras, tu sauras, et tu sauras » . C'était une conscience supérieure qui accompagnait ce moment. J'ai vraiment avec beaucoup de clarté senti l'énergie d'un être de lumière, une présence qui était protectrice de dimensions élevées, une essence primordiale même que je pouvais ressentir dans cette présence galactique. C'était bienveillant et je peux vous assurer que c'était extrêmement dense et puissant. A l'époque, j'ai pensé qu'il pouvait s'agir d'Enoch lui-même, qu'on appelle aussi Métatron, j'en reparlerai un petit peu plus tard dans cet épisode, puisque Enoch en fait devient Métatron après son ascension. Il est le seul être humain connu dans les textes à avoir ascensionné au rang du Créateur. D'ailleurs, ne serait-ce que d'évoquer tout ça, là, me fait encore basculer sur de nouvelles fréquences. Je frissonne de partout et mon cœur est tellement rempli de gratitude pour... tous ces instants de grâce que j'ai vécu dans mon existence, tous ces moments densifiés, magiques, de présence pleinement manifestée devant moi, autour de moi et en moi. Aujourd'hui, lorsque je me reconnecte à cet instant, plus de 15 ans après, je ressens davantage une énergie qui me rappelle celle de Melchisedec et je pense vraiment que ça prend du sens puisque Melchisedec était forcément lié. dans ces histoires d'ascension qu'évoque Enoch dans son livre. Ce qui compte, c'est que quelque chose s'est ouvert ce jour-là. C'était une porte. C'était comme si ce livre n'était pas forcément qu'un livre. C'est comme s'il était un passage, peut-être même une clé, comme s'il attendait depuis longtemps que je le rencontre. D'ailleurs, c'est vrai que ça m'a fait cette sensation au moment où j'ai pris le livre dans mes mains. Un truc comme, ok, voilà, ça y est, on y est, tu es de retour. Et ce qui est étrange, c'est que cette rencontre, elle n'est pas arrivée par hasard. Vous vous doutez bien. Parce que bien avant cela, certaines questions vivaient déjà en moi. Et ça depuis très longtemps, depuis l'enfance, comme j'ai déjà pu l'évoquer dans les podcasts précédents. Depuis mes 8 ou 10 ans, probablement. Des questions auxquelles personne ne pouvait répondre. Et je me souviens avoir ouvert tant de récits mythologiques, mais aussi des récits de l'Ancien Testament. Et ouais, c'est un peu bizarre. quand même d'ouvrir des textes de l'Ancien Testament à 10 ans, mais je me souviens surtout du trouble que ça provoquait en moi, des innombrables questions, parce que je trouvais qu'il y avait trop d'incohérences et bien trop de contradictions. Et en même temps, j'étais fascinée parce que dans certains passages de l'Ancien Testament, et même du Nouveau d'ailleurs, il y a tellement de détails, il y a quelque chose de tellement... passionnant de comprendre l'histoire de la Genèse, tout ce passage de l'Exode avec Moïse, etc. Je trouve ça tellement enrichissant. Mais surtout, il y a des détails qui comptent et je pense qu'il y a beaucoup de choses aussi qui ont peut-être échappé à ceux qui ont pris les plumes pour pouvoir rédiger ces textes parce qu'il y a certains détails qui finalement amènent des contradictions par rapport à d'autres choses qui sont dites. Mais bon, bref. C'est pas vraiment le sujet là tout de suite. Lorsqu'on lit l'épisode du sacrifice d'Isaac, il y a une question fondamentale qui commence à émerger. Comment un dieu d'amour pourrait-il demander à un père de sacrifier son propre enfant afin de prouver sa foi ? Et ça, ça a toujours été une interrogation que j'ai ressentie lorsque j'étais enfant et qui est revenue taper à la porte il y a... pas si longtemps que ça. Une interrogation qui, à mon sens, est vraiment légitime et qu'on pourrait vraiment tous se poser. Alors, beaucoup, beaucoup de personnes, bien évidemment, se sont posées cette question. Une interrogation qui traverse les siècles. Dans le récit, en fait, Abraham s'apprête à accomplir un acte. Le couteau levé, l'enfant est sur l'autel. Il est sur le point de tuer son fils parce que Dieu lui a demandé. Enfin, Dieu. Est-ce qu'on doit dire vraiment Dieu ? Ou est-ce qu'on doit, comme dans l'Ancien Testament, dire plutôt Yahvé ? Et qui y avait finalement ? Et donc à ce moment, quand l'enfant est sur l'autel et qu'Abraham a pris le couteau dans les mains pour pouvoir sacrifier l'enfant afin de prouver sa foi envers cet Elohim, il y a une voix qui vient l'interrompre, une voix qui vient du ciel. Abraham, Abraham. n'étant pas la main sur l'enfant. Et c'est peut-être là que se trouve le véritable cœur du récit, parce qu'au-delà des interprétations religieuses, on peut se poser une question. Qu'est-ce qui reflète le plus profondément la nature du divin ? La voie qui exige le sacrifice ? La voie qui l'arrête ? La voie qui réclame l'obéissance absolue ? Ou la voie qui préserve la vie innocente ? Vous doutez bien que j'ai tout retourné dans tous les sens, entre ce qui est écrit et ce que je ressens, les informations en tout cas qu'on peut me transmettre. Et ça, ça a toujours été parfois toujours assez inconfortable pour certaines personnes, parce que ça nous met face à certaines interrogations ou à certaines vérités qui peuvent déranger. Par exemple, pour cet épisode, il y a une chose dont je suis certaine, c'est que... L'archange qui se présente ici n'est pas l'archange de Yahvé tel que c'est écrit dans les textes. Pour moi ce serait plus un archange de lumière là pour le coup qui vient clairement sauver Abraham, son enfant et sa descendance. Donc j'aurais tendance ici à percevoir plutôt deux entités assez distinctes. L'une qui va demander le sacrifice pour pouvoir soumettre l'humanité. et l'autre qui va au contraire l'éveiller. Les traditions institutionnelles ont souvent mis l'accent sur l'obéissance d'Abraham. Les traditions gnostiques quant à elles ont parfois déplacé le regard vers un autre aspect, le discernement de la nature même, de la voix qui s'exprime. Toutes les voix qui prétendent parler au nom du divin, est-ce qu'elles expriment en fait la même réalité ? Est-ce que toutes conduisent au même but ? aux mêmes conséquences. Car si on commence à observer l'ensemble des grandes traditions spirituelles, il y a une constance qui semble apparaître tout le temps. La véritable lumière conduit à la vie, à la compassion, à l'éveil de la conscience et surtout à la préservation de l'innocence, même de la pureté surtout. Et je crois que cette question a beaucoup traversé les prophètes, elle a traversé les mystiques, elle a traversé aussi les évangiles. En tout cas, pour moi, c'est vraiment là que je commence à m'interroger, pas vraiment sur les raisons spirituelles pour lesquelles il est demandé à Abraham de faire ça, mais surtout qui est vraiment encore une fois l'Élohim qui demande à Abraham de le faire, le Dieu créateur, le Dieu qui est amour et qui donc va créer toute chose en ce monde, dont nous, les humains. Ou bien un des mûrges. Et forcément, je me suis posé la question d'identité de cet être de lumière là qui intervient et qui empêche cette action sacrificielle. Et même quand c'est écrit dans les textes, on ressent qu'il n'y a pas du tout la même vibration. Ce n'est pas la même énergie, ça ne vient pas de la même source. C'est quelque chose qui m'appartient, c'est mon, on va dire, ce n'est même pas un raisonnement, c'est une intuition vraiment très, très, très profonde. mais j'avais quand même envie de l'évoquer ici justement encore une fois peut-être pour ouvrir au discernement et surtout au questionnement mais il y a ce truc en moi là qui est quand même assez formel là-dessus parce que je ne connais que trop bien la puissance de l'amour divin et je sais ô combien le créateur absolu de l'univers ne viendrait jamais semer le trouble, la peur, l'angoisse ou l'agonie pour être rassuré de la foi que lui porte un être humain. Dieu ne teste pas de cette façon-là. Ce sont nos peurs qui nous testent. Et ce n'est pas la même chose. Et si le véritable discernement spirituel commençait justement là. Et je tiens encore une fois bien à préciser que je ne parle pas ici de rébellion, je ne parle pas de rejet, de quoi que ce soit, de texte, d'institution, etc. Je ne parle pas de colère non plus, je ne parle... que d'un questionnement qui est sincère. Je me demande simplement pourquoi. Pourquoi un Dieu d'amour demanderait-il cela ? Pourquoi un Dieu créateur aurait-il besoin de la peur ? Pourquoi un Dieu a priori infini aurait-il besoin de soumission ? Pourquoi faudrait-il prouver son amour à Dieu en étant prêt à sacrifier ce que l'on a de plus précieux ? Pendant très longtemps, j'ai gardé ces questions en moi, et puis ces dernières années, c'est vraiment ressorti de façon... puissante et je crois que c'est à partir de là que quelque chose a commencé à venir me chercher et pas pour contredire pas pour aller dans le sens inverse de tout ce qui a été écrit mais c'est juste pour comprendre parce que je cherchais non pas une religion mais surtout de la cohérence spirituelle Je cherchais une vision du divin ici capable de résonner avec ce que mon cœur reconnaissait déjà intuitivement. Et je crois sincèrement que c'est pour cette raison que la vie a placé certains textes sur mon chemin, comme le livre des noctes bien sûr que j'ai déjà évoqué, que je réévoquerai aussi un petit peu plus tard, mais aussi les textes retrouvés de Nag Hammadi, l'évangile de Thomas, l'évangile de Philippe, l'évangile de Marie, celle de la pistisse Sophia, l'apocryphon de Jean, des textes qui ont été... Écarter volontairement, oui, oui, oui, volontairement oublié, caché, mis de côté, écarté par les institutions. Et c'est pour ça d'ailleurs que ça s'appelle des textes apocryphes. Ils ne rentrent pas dans les textes canoniques parce qu'ils ne sont pas reconnus par l'Église. Lorsque j'ai commencé à les lire, il y a quelque chose qui est devenu tellement évident. Mais tellement, tellement évident. J'avais le sentiment de retrouver une voix que je connaissais déjà. Comme si derrière les siècles, derrière les traductions, derrière les institutions et derrière les multiples interprétations qui se sont accumulées au fil du temps, il y avait une autre parole qui cherchait encore à nous atteindre. Et quand j'ai lu ce texte, ces textes, parce qu'ils sont nombreux, j'avais vraiment la sensation que là on parlait le même langage. même si je vous avoue que Il y a des choses qu'il faut vraiment réussir à traduire parce que tout est symbolisme et qu'il faut vraiment savoir lire entre les lignes. C'est presque un langage puissamment intuitif. D'ailleurs, c'était tout l'avantage des paraboles de Yeshua parce que ça touchait directement l'âme. C'était un langage qui était encodé pour pouvoir toucher l'âme des êtres humains. Une parole qui pour moi semblait beaucoup plus proche donc de l'esprit des enseignements de Yeshua. Oui, oui, j'appelle au fait le Christ Yeshua plutôt que Jésus parce que Jésus vient de Yesus qui est le nom grec qui lui a été attribué parce qu'en grec il n'y avait pas le son che et Yesus donc c'est devenu Jésus. Donc en gros c'est comme si tu t'appelais Mickaël et que je t'appelais Michel, c'est pas trop la même vibration et surtout Ça ne respecte pas trop l'origine de ta culture. Donc aujourd'hui, c'est précisément de ça que j'ai envie de parler. Je ne suis pas là pour vous dire ce que vous devez croire, ni même pour remplacer un dogme par un autre. Je ne suis pas là pour vous demander ce que vous devez croire. d'adhérer à ma vision, ni pour essayer de vous convaincre de quoi que ce soit, mais simplement pour partager ces questionnements que je me pose depuis tellement d'années et surtout pour vous inviter à exercer votre propre discernement parce que quand on commence à comparer certains textes institutionnels avec d'autres textes gnostiques, il devient difficile de ne pas s'interroger. Difficile. De ne pas se demander quels sont les textes qui nous rapprochent le plus des paroles de Yeshua. De ne pas se demander ce qui a été conservé, ce qui a été écarté et surtout pourquoi. Lorsque j'ai commencé à lire ces textes, ce qui m'a frappée, c'est pas seulement leur contenu. D'ailleurs je pense qu'il est important de les lire avec énormément de détachement encore une fois parce que c'est comme si l'âme devait traduire quelque chose. Donc il ne faut pas les lire de façon littérale, sinon ça n'aurait vraiment pas de sens. Parce que si l'on reste bloqué sur une lecture qui est littérale, on va passer à côté d'une immense partie de la richesse, et surtout on va passer à côté d'une vérité cachée qui pouvait même échapper à la perception de ceux qui les écrivaient directement. Et c'est pour ça que les relire aujourd'hui à notre époque, je pense que ça prend de toute évidence une toute autre dimension. Ces textes sont remplis de symboles, ils sont remplis de métaphores, ils sont remplis de différents niveaux de lecture, de conscience. Et c'est vraiment ça qui les rend fascinants. Et puis, il y a cette façon dont l'humain est considéré. Et ça, c'est vraiment la chose qu'on va retenir aussi à travers ces textes. Parce que plus je les lisais, plus quelque chose me sautait aux yeux. J'avais le sentiment d'être face à deux voix, mais vraiment bien différentes. D'un côté, il y a la voix institutionnelle et de l'autre, donc la voix agnostique. Alors bien sûr, je ne suis pas en train de dire que l'une est meilleure que l'autre. que l'autre, c'est pas le but ça je vous laisserai avoir votre propre discernement par rapport à ça je dis simplement qu'il y a quand même certaines choses qui me semblent profondément incohérentes dans le fait que d'un côté on a un humain qui est présenté comme un être qui doit continuellement chercher Dieu à l'extérieur de lui-même parce qu'il y a une distance et surtout parce qu'on vient creuser nourrir à appuyer sur l'énergie de la séparation et parfois même comme si l'on appuyait continuellement sur une forme de division, la séparation qui mène à la division et c'est dans la division qu'on va pouvoir régner. Il y a comme ce truc où il faut mériter Dieu, mériter d'aller au paradis, mériter le salut, la lumière et puis obéir, suivre. Faire ce qu'il faut faire pour espérer peut-être se rapprocher du divin et pour pas sombrer dans les enfers. Lorsque j'ouvre certains textes gnostiques, il y a comme quelque chose qui est complètement différent. Là c'est plus comment atteindre Dieu, la question c'est plutôt comment se souvenir de ce que nous sommes réellement. Comment avancer sur notre cheminement d'ascension ? Comment nous donner la possibilité à nous aussi ? comme Enoch, de pouvoir ascensionner. Et ça, ça, ça change vraiment, vraiment tout. Parce qu'à l'intérieur de tout ça, il y a un mot qui est fondamental, c'est la liberté. La liberté d'être affranchi d'un système. La liberté d'être affranchi d'une totale simulation. Ça change notre rapport à la spiritualité, notre rapport à nous-mêmes. notre rapport à la responsabilité et aussi notre rapport au sacré. C'est peut-être pour cette raison que certains de ces textes m'ont autant bouleversée, parfois je pense notamment à l'évangile de Marie ou de Philippe, parce que j'avais le sentiment d'y retrouver une cohérence que je cherchais depuis vraiment longtemps, une cohérence entre ce que je ressentais depuis toujours concernant Yeshua et de ses textes, de ses paroles qui sont bien sûr écrites dans... le Nouveau Testament et ce que je lisais dans les textes gnostiques il y avait vraiment quelque chose ici qui rentrait en concordance et parmi tous ces textes, il y en a certains qui m'ont peut-être un petit peu plus touchée, je pense notamment aussi à l'évangile de Thomas, je parlais de l'évangile de Philippe et de Marie avant, mais l'évangile de Thomas est vraiment avec ses logions d'une profondeur extrême avec quelque chose peut-être de plus accessible que les précédentes Parce que lorsqu'on ouvre l'évangile de Thomas, on découvre un texte très différent de ce que la plupart des gens imaginent lorsqu'ils pensent au christianisme. On n'y trouve vraiment pas une religion, on y trouve plutôt un enseignement spirituel, on y trouve un maître. Ici, Yeshua, donc, qui cherche constamment à amener ses disciples vers une forme de connaissance intérieure. Et certaines phrases sont tellement extraordinaires. Il y en a une notamment qui m'a accompagnée pendant assez longtemps, qui dit que si ceux qui vous guident vous disent le royaume est dans le ciel, alors les oiseaux vous auront précédé. S'ils vous disent il est dans la mer, alors les poissons vous auront précédé. Mais le royaume est à l'intérieur de vous et il est à l'extérieur de vous. Lorsque j'ai lu ça, je me suis arrêtée un instant et j'ai vraiment ressenti toute la puissance, la richesse immense de ces mots parce qu'elle vient complètement renforcer notre foi en nous-mêmes déjà et puis elle vient renverser notre manière de chercher. Elle nous dit que ce que nous cherchons, c'est pas l'extérieur. Et que ça... ne vient pas de quelconque mérite aussi. Et ça c'est important parce que ça a forgé beaucoup de croyances sur ce qu'on peut vivre présentement aussi. Comme s'il fallait toujours batailler, comme s'il fallait toujours se battre, lutter, être dans la labeur pour pouvoir obtenir quelque chose. Il y a beaucoup de croyances qui se sont cristallisées depuis justement ces textes institutionnels. Et ce qui est intéressant, c'est que cette vision ne se retrouve pas uniquement dans l'évangile de Thomas, on la retrouve dans de nombreux autres textes découverts à Nag Hammadi. Alors pour celles et ceux qui ne connaissent pas cette découverte, en 1945 en Égypte, près de Nag Hammadi, il y a une bibliothèque entière de textes anciens, de textes sacrés qui ont été retrouvés, des manuscrits, qui ont été retrouvés dans des jars enfouis dans le désert. Autant vous dire que j'aurais adoré, que j'aurais rêvé. de faire partie de l'équipe archéologique le jour de cette découverte parce que je pense que ça devait être tellement, mon dieu, tellement incroyable, tellement merveilleux d'avoir des textes d'une telle richesse qui remettent en question tout ce qui a été inculqué auparavant. Et donc, parmi eux, l'évangile de Thomas, de Philippe, l'évangile de vérité, l'apocryphon de Jean et de nombreux autres écrits qui vont profondément bouleverser notre compréhension des... premiers courants chrétiens. Et quand on commence à les lire les uns après les autres, on va réaliser qu'il y a toujours cette même idée qui revient constamment, encore et encore, parmi tous ces textes. C'est que l'être humain n'est pas présenté comme un être qui est fondamentalement séparé du divin, il est présenté comme un être qui a oublié sa véritable nature. Et cette nuance, forcément, elle est immense. Parce qu'elle change complètement la direction du chemin spirituel. Et par contre, dans l'approche institutionnelle, l'accent est souvent mis sur ce qu'il faut faire ou pas faire pour rejoindre Dieu et lui obéir. Dans les textes gnostiques, tout ouvre à la liberté et permet de répondre à cette question. Qu'est-ce qui nous empêche de reconnaître que le divin est déjà présent ? Et plus j'avançais dans toutes ces lectures et plus je retrouvais toujours cette même cohérence. C'est comme si tous ces textes racontaient finalement... Le même fond, avec des formes un peu différentes, parce qu'elles sont propres à ceux qui ont écrit les évangiles. C'est l'histoire d'une conscience, en fait, qui a oublié son origine, l'histoire d'une humanité qui a oublié sa nature profonde, sa nature originelle. L'histoire d'une lumière qui cherche à se rappeler d'elle-même, et c'est probablement pour cette raison que des textes comme la Pistis Sophia sont tellement... Wow ! Je n'ai pas d'autre mot que wow ! Parce que derrière les récits, derrière les symboles, derrière les différentes figures qui apparaissent dans les textes, je retrouve toujours cette même idée du souvenir originel. Il y a quelque chose dans la Pistis Sophia de puissamment originel. On va dans la profondeur de la profondeur de la profondeur avec cette idée que le chemin spirituel, ce n'est pas une course vers quelque chose d'extérieur, c'est une reconnexion à quelque chose qui est déjà là. en nous, ancrée dans notre ADN, ancrée dans nos cellules, ancrée dans notre origine humaine. Dans notre origine humaine. Et puis il y a aussi un truc super important dans tout ça, c'est la plasie féminin. Pour faire la transition aussi avec la pistisse Sophia. Parce que lorsqu'on observe la grande partie de la tradition religieuse institutionnelle, quasiment tout, peu importe les cultures, Dieu est très souvent présenté comme une forme masculine. L'autorité est masculine, le pouvoir est masculin, la transmission est masculine. Mais quand on ouvre certains textes gnostiques, on découvre une vision un petit peu plus vaste, une vision dans laquelle le féminin et le masculin apparaissent comme deux principes complémentaires, comme deux polarités qui participent ensemble à l'expression du divin. Et c'est là que l'évangile de Philippe, qui est exceptionnel, devient particulier. ...intéressante, parce que l'Évangile va nous présenter Marie-Madeleine très différente de celle qui a été popularisée au fil des siècles. Et là, on n'est pas une Marie-Madeleine qui est marginale, on n'est pas face à une Marie-Madeleine qui est pécheresse, parce qu'elle n'avait pas des démons sur elle, d'ailleurs il n'y a que dans l'Évangile de Luc où c'est évoqué. Et encore... C'est peut-être pas exprimé, il faut le comprendre différemment. Mais ça, j'y reviendrai un petit peu plus tard. J'ai envie de vous garder un petit peu de suspense. Je reviendrai sur ces notions des sept démons sur elle. Nous sommes face donc à une femme, en fait, en vrai, en vérité, Marie-Madeleine, qui détient une connaissance. C'est une initiée qui a probablement reçu des enseignements alchimiques de l'Égypte ancestrale, parce que Marie-Madeleine, en fait, était... Une mirofore. Et ça, j'en parlerai avec une immense joie dans un autre épisode de Pure. Donc, une femme qui reçoit des enseignements, une femme qui occupe une place centrale, une femme qui était là avec Yeshua à la croix. Elle était là au moment où il a résurrectionné. C'est à elle qu'il a parlé. en premier. Elle était l'apôtre des apôtres. Elle était, selon l'évangile de Philippe, la préférée de Yeshua, parce qu'ils avaient cette intimité tous les deux et qu'ils pouvaient parler de choses très spirituelles ensemble. Et bien sûr que tout ça, c'est pas anodin. Et puis c'est la première aussi. Et puis c'est elle qui va windre Jésus. Et ça aussi, c'est un rituel, un geste. qui est très très sacré, très important. Donc tout ça nous montre qu'à l'origine, certaines traditions portaient probablement une vision beaucoup plus équilibrée du féminin et du masculin que celle qui s'est imposée par la suite. Et on ne peut pas s'empêcher de se poser cette question aussi, c'est-à-dire comment sommes-nous passés d'une vision dans laquelle l'union des polarités semble essentielle à une vision du sacré presque exclusivement masculine ? comment sommes-nous passés d'un divin qui semble contenir les deux principes, à la base, à une représentation où l'un d'eux finit par disparaître presque totalement, jusqu'à il n'y a pas si longtemps que ça quand même. Là encore, je ne prétends pas de détenir la réponse, et je pense que la question, par contre, elle mérite vraiment d'être posée, parce qu'elle nous parle autant de spiritualité que de notre propre histoire collective. Et puis, comme je l'ai évoqué au départ, il y a Enoch. Bien sûr, le livre d'Enoch est absolument fascinant. Pas forcément toujours confortable à la lecture, parce qu'il y a des choses parfois qui semblent être assez denses, un peu lourdes parfois, ça évoque des sujets quand même qui sont... Enfin en tout cas, moi avec ma sensibilité qui vient me chambouler aussi pas mal, parce que ça nous plonge quand même dans une atmosphère de l'époque qui n'est pas doucereuse. Mais par contre, je précise bien aussi que... On est dans un langage qui peut sembler un peu primitif et qui est très éloigné de notre manière moderne de penser. Donc il faut savoir lire entre les lignes, il faut aussi percevoir les symboles. Il faut bien comprendre qu'Enoch est probablement dans un état modifié de conscience quand il a ses visions et quand il va nous décrire tous ses principes d'ascension. C'est bien prendre en considération tout ça aussi. Parce que sinon, on passe à côté de la profondeur du texte. Bon bref, dans le livre d'Enoch, on comprend qu'Enoch, en fait, est un être humain. C'est un être humain qui va vivre un cheminement ascensionnel, qui va traverser différentes étapes de conscience, qui va progressivement, dans des niveaux de compréhension qui sont toujours plus vastes, c'est comme s'il remontait les différentes strates de la conscience jusqu'à rentrer au... cœur même du divin. Et ça, c'est vraiment, vraiment fascinant. Vous vous rendez compte qu'Enoch, de par sa nature, est le premier être humain qui va ascensionner au rang de Dieu, au rang du Créateur, et va donc devenir Métatron. C'est exceptionnel en fait. Mais ce qui est encore plus exceptionnel, c'est qu'à travers son récit, Métatron nous dit que c'est possible. Mais bien évidemment, il faut aussi comprendre que ça demande un chemin de purification extrême pour pouvoir permettre cette ascension et activer le corps de lumière de cette façon-là. Et toucher Dieu. En tout cas, s'en rapprocher un maximum. Le créateur. Alors attention, quand j'évoque Dieu, quand j'évoque le créateur, vous n'allez pas visualiser, s'il vous plaît, un homme avec une barbe blanche, s'il vous plaît. On va peut-être le faire autrement. Parce que là aussi, je pense que... Voilà, il y aura peut-être des surprises aussi au fur et à mesure de notre évolution terrestre, bien évidemment, surtout sur les questions angéliques. J'y reviendrai un petit peu plus tard et je ferai, je pense, un épisode assez passionnant sur tout ça. Donc voilà, Enoch ici nous dit... nous dit que nous sommes une conscience bien plus vaste que nous le pensons, bien plus vaste que tout ce qu'on nous a fait croire. Que nous ne sommes pas simplement un corps 3D, un corps physique, et que nous avons une pure conscience, un esprit divin incarné dans la matière, que nous sommes une fréquence capable d'évoluer, de grandir, de nous souvenir, d'ascensionner. Oui, on est capable d'ascensionner. Et quand je me connecte aux enseignements qui sont attribués justement à Yeshua, eh bien, ça rappelle évidemment que Yeshua était un sage, un initié, un être divin incarné dans la matière. Et Yeshua invitait exactement à la même chose. Il nous invitait au travers de ses enseignements à ce qu'on puisse ascensionner, à ce qu'on puisse se souvenir que nous sommes cette énergie divine, cette énergie originelle, pure, et que nous pouvons nous aussi rejoindre le royaume quand on le trouve à l'intérieur de nous. Une invitation à l'éveil, à la connaissance intérieure, à retrouver notre nature profonde. Et bien ça, ça vraiment, c'est la plus grande différence entre la voie institutionnelle et la voie gnostique. Parce qu'il y en a une qui nous dit, suivez-moi, obéissez-moi. Et puis il y en a une autre qui vous dit « Hey, hey ho, réveillez-vous, souvenez-vous et regardez en vous » . Il y en a une qui semble placer l'autorité à l'extérieur, et l'autre qui nous invite à découvrir ce qui existe déjà à l'intérieur de nous. Et c'est pour ça que j'ai la sensation que les textes gnostiques ont préservé quelque chose de profondément vivant dans les enseignements de Yeshua. Mais attention, encore une fois, je peux vous assurer, parce que j'ai relu la Bible il n'y a pas si longtemps que ça, parce que j'avais besoin d'analyser des trucs, d'analyser des choses, que ce soit dans l'Ancien Testament ou dans le Nouveau Testament, il y a des choses extraordinaires, extraordinaires, mais il faut savoir lire à travers les lignes. J'ai trouvé notamment... Une parole de Yeshua dans le Nouveau Testament qui pour moi vient tellement corroborer ce que j'essaie aussi de vous dire à travers cet épisode et que j'ai évoqué avec l'exemple d'Abraham, c'est qu'il va falloir qu'on arrive à faire une distinction entre Yahvé et le Créateur. Parce que si on continue d'associer les deux en pensant que c'est la même entité, le même Elohim, je pense qu'on se trompe littéralement. Et c'est là où justement je vous invite à vous interroger aussi. Parce que je pense que ça peut amener à beaucoup de compréhension de beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses. Voilà. Donc tout ça pour dire que oui, quand je relis les enseignements d'Yishua et que je vois que tout est concordant, forcément ça ne peut que créer de l'émotion, je ne peux qu'éprouver des choses tellement conscientes, tellement vivantes. Et je pense que c'est probablement pour cette raison. qu'aujourd'hui, ça continue tellement à toucher autant de personnes, parce que ça nous parle de ce qu'on est capable de devenir. Et cette différence, elle est d'une extrême importance, parce qu'elle vient replacer la responsabilité spirituelle entre nos mains. Elle nous invite à chercher, à continuer d'explorer, à ressentir, à vérifier par nous-mêmes. Et encore une fois, c'est ce que Yeshua venait enseigner. Est-ce que vous vous êtes posé la question de pourquoi ces textes ont été écartés ? Pourquoi ces textes ont été cachés dans des jars ? Dans des grottes ? Pourquoi est-ce qu'ils ont disparu pendant des siècles avant d'être retrouvés dans ces jars enfouis dans le désert égyptien ? Et pourquoi des morceaux ont clairement disparu ? Comme si là, il y avait des codes à certains moments qui, je pense, ont été kidnappés par les élites. Très certainement, pour en faire je ne sais quoi. Ou, j'espère, avec un petit peu plus de chance, ont été peut-être... récupérés peut-être par les cathares, par les templiers qui voulaient peut-être préserver certaines connaissances. Je pense que c'est tout à fait probable aussi. Ce sont des choses à explorer peut-être un petit peu plus tard. Mais ouais, posons-nous cette question de pourquoi c'était caché. Parce que quand on découvre les textes de Nag Hammadi, lorsqu'on découvre Thomas, Philippe, Marie, l'apocryphon de Jean, la pistisse Sophia, ça devient difficile franchement de ne pas remettre en question des choses. Difficile de ne pas se demander ce qu'aurait été notre rapport au spirituel si ces textes avaient occupé une place plus importante dans notre histoire. Difficile de ne pas se demander ce qu'aurait été notre rapport à nous-mêmes, à la connaissance, à la responsabilité, à la liberté intérieure. Parce qu'il ne demande pas d'abandonner notre discernement, il nous demande justement de l'exercer et de ne plus croire aveuglément, de ne plus se laisser driver par un dogme, mais d'aller explorer. Et c'est pour ça que je continue de m'en inspirer profondément aujourd'hui, ça m'apporte énormément et j'espère que potentiellement ça pourrait vous apporter aussi. Parce qu'il nous donne vraiment cette sensation d'être encore dans un enseignement vivant. Et c'est rigolo parce que quand on lit ces textes, en tout cas moi c'est la sensation que ça me donne, c'est comme si j'avais Yeshua qui était en face de moi. Par contre quand je lis des textes beaucoup plus serrés, parce que potentiellement ils ont peut-être au cours de l'histoire, longue, longue histoire entre l'époque de Yeshua et le Moyen-Âge, et ensuite notre époque, Je pense qu'à plusieurs reprises, ils ont dû être un petit peu rafficotés, ces textes bibliques. Pas tout, parce que c'est un sacré pavé, donc je pense que ça a demandé peut-être un petit peu trop de travail. Mais peut-être certaines parties, ça assurément. C'était chouette de parler de tout ça avec vous aujourd'hui. On aura bien l'occasion de retracer d'autres passages, je l'espère, d'autres épisodes aussi. sur des thématiques similaires ou en tout cas qui vont rentrer en convergence avec celles-ci. Merci de m'avoir écoutée et je vous dis à bientôt pour un nouvel épisode.