Speaker #0Bienvenue dans Chimène Attitude, le podcast où l'art millénaire du Chimène Dunja rencontre la vie réelle et soutient notre développement personnel. Je suis Sylvia Cordonnier, installe-toi confortablement, c'est parti ! Bienvenue pour ce dernier soir sous la grande ours. Le voyage touche à sa fin, mais quelque chose en vous ne fait que commencer. Ce soir, nous n'écoutons plus seulement le sage, ce soir nous prions avec lui. Nous nous tournons vers la déité chef, la présence qui dirige la ronde des étoiles, celle qui demeure au centre quand tout bouge autour. Alors, levez les yeux et laissez votre cœur s'ouvrir une dernière fois à la grande nuit. Ô grand ours, vieille amie des montagnes et des mers, gardienne silencieuse des saisons, Char lumineux du grand mystère Depuis les commencements du monde, tu veilles, tu accompagnes les migrations, tu guides les voyageurs, tu éclaires les nuits des pêcheurs, tu tiens compagnies aux solitaires, tu contemples l'éveil du printemps comme le sommeil de l'hiver. Toujours, tu poursuis ta ronde, patiente, fidèle, silencieuse, sans rien attendre en retour. Alors, en cette nuit paisible, nous te saluons avec gratitude, non comme des maîtres, ni comme des propriétaires du monde. mais comme de simples enfants de la terre, assis entre les montagnes et les étoiles. Merci pour le souffle qui nous anime, pour l'eau vive, les arbres, les mousses et les pierres anciennes, pour les oiseaux, les insectes et tous les autres qui partagent cette demeure. Merci pour les montagnes et les océans, pour la pluie, la neige et le soleil, pour le cycle des saisons, nos ancêtres et les enfants à venir. Merci pour les joies, comme pour les épreuves, et pour le mystère infini qu'est la vie. Ô grand mystère, source invisible avant les étoiles, la rose sans nom, centre immobile, autour duquel dansent les mondes, par la lumière de la grande ours, ouvre aujourd'hui le chemin du chef. Que descendent jusqu'à nous l'esprit du chef céleste. Celui qui demeure au centre lorsque tout est en mouvement, qui voit ce qui doit être vu, comprend ce qui doit être compris et agit au moment juste. Que nous apprenions à nous relier à cette présence invisible, non pour exercer un pouvoir sur les autres, mais pour gouverner avec sagesse notre propre cœur. Accorde-nous la clarté du discernement, la stabilité de l'étoile qui ne dévie jamais de sa course, la force tranquille qui rassure, le courage qui avance sans violence, la confiance qui naît de l'alignement avec le Tao. Que notre esprit devienne vaste comme la voûte de la nuit. Que notre souffle retrouve le rythme des étoiles. Que notre cœur demeure immobile au milieu des changements. Lorsque nous parlerons, que nos paroles soient justes. Lorsque nous agirons, que nos gestes soient inspirés. Lorsque nous guiderons, que ce soit par notre présence, plus que par nos mots, que le chef céleste éveille en nous la vision qui perçoit au-delà des apparences, l'intelligence qui sait choisir le mieux. Le meilleur chemin, la noblesse qui protège sans dominer, la patience qui laisse mûrir les saisons, et l'humilité de reconnaître que le véritable guide est toujours le Tao. Apprenons à marcher sans blesser et parler sans diviser. à agir sans dominer, à recevoir avec gratitude et à donner avec générosité. Que nos mains prennent soin de ce qui est fragile, que nos paroles sèment la paix, que nos pensées deviennent vastes comme le ciel d'automne et nos cœurs doux comme la pluie de printemps. Et tant à bénédiction sur la terre entière, sur les forêts, les montagnes, les déserts, les rivières et les océans, sur les arbres anciens, les fleurs sauvages et les pierres silencieuses, sur les animaux, visibles ou cachés, qui peuplent les eaux, Les terres et les terres, bénis tous les peuples, ceux qui souffrent, ceux qui espèrent encore, ceux qui cherchent leur chemin, ceux qui prennent soin des autres, cultivent la terre, enseignent, guérissent ou protègent la vie, les enfants, les anciens. nos ancêtres et ceux qui viendront longtemps après nous. Que jamais nous n'oublions que nous sommes parents des oiseaux, des rivières, des montagnes et des étoiles. Que nous ne possédons pas la terre, mais que nous sommes accueillis par elle. Lorsque notre chemin touchera à son terme, comme les feuilles retournent à l'humus, Comme les rivières rejoignent la mer, comme les nuages reviennent au sien, permets-nous de retrouver paisiblement la grande harmonie. Et si un jour nos enfants lèvent les yeux vers la nuit, que le grand boisseau réveille en eux une mémoire ancienne, celle de n'avoir jamais été séparés, d'avoir toujours été guidés par la lumière, et de faire, eux aussi, partie de la grande danse. Alors, dans le ciel des étoiles, au souffle des montagnes, dans le parfum des pins, le chant des grillons, et jusque dans les profondeurs secrètes de la terre, que le Tao continue de sourire, que la grande ours demeure notre repère. que le chef céleste nous rappelle sans cesse le chemin du centre, sous le regard du ciel, dans l'étreinte de la terre, au milieu des dix mille êtres, ainsi tourne la roue du ciel. et que la grande ourse poursuive éternellement sa ronde, éveillant en chacun le chef sage et bienveillant qui sommeille dans son cœur pour la paix des vivants, l'harmonie entre le ciel et la terre et la beauté du monde. Le silence Maintenant, restez. Ne le remplissez pas tout de suite. Notre voyage de six nuits s'achève ici. Vous êtes allé des origines du monde jusqu'au cœur du chef. Ce guide tranquille qui veille au centre de toute chose. Cette présence, désormais, vous la portez. Les prochaines nuits, quand vous lèverez les yeux et que vous trouverez la grande ours, souvenez-vous, vous n'avez jamais été séparés. Elle veille, le chef veille, et le chemin du centre est toujours là, à un souffle de vous. Belle nuit et que le Tao continue de sourire.