Speaker #0Toutes les réponses à vos questions sur votre livre, c'est maintenant dans Chambly Historic ! Bonjour à toutes et à tous, c'est Laurent de l'association Chambly Histoire et Patrimoine. Alors, en cette période de la Toussaint, je vous propose de parler de la mort. Rassurez-vous, rien de morbide, simplement un petit voyage dans notre histoire locale. Vous le savez... Le 1er novembre, c'est la Toussaint, la fête de tous les saints. Et si l'on remonte aux origines, certains ont connu une fin particulièrement tragique puisqu'ils ont été martyrisés. La veille, le 31 octobre, on célèbre Halloween. Son nom vient de l'anglais ancien All Hallows Eve, autrement dit la veille de tous les saints. Et le 2 novembre, place à la commémoration des défunts. Justement, parlons un peu de nos cimetières. Comment enterraient-on les morts autrefois ? Dans l'Antiquité, les défunts étaient généralement enterrés à l'extérieur des villes, notamment au bord des routes. Au Moyen-Âge, les cimetières apparaissent autour des églises, souvent protégées par des murs. À partir du XIIe siècle, certaines personnes sont même inhumées à l'intérieur des édifices religieux. Puis, au XVIIIe siècle, Les cimetières commencent progressivement à être déplacées à l'extérieur des villes. Mais alors à Chambly, où enterraient-on nos ancêtres ? Eh bien les archives et les fouilles archéologiques ont permis d'identifier pas moins de 7 zones funéraires. Remontons le temps. La première date de l'époque gauloise, l'Athènes ancienne, entre moins 450 et moins 350 avant Jésus-Christ. Au lieu d'Île-à-Rotonde, entre l'Èche et le Chemin Herbu, près de la zone commerciale actuelle, 58 sépultures ont été découvertes. Autre époque, à la Marnière, une nécropole mérovingienne datant des 5e au 7e siècle a livré plus de 1300 sépultures. Imaginez un peu l'ampleur de cette découverte ! Une autre zone funéraire médiévale a également été mise à jour entre l'Èche et le Chemin Herbu. Puis, au XIIe siècle, l'église Saint-Martin est construite dans le secteur de l'actuelle rue Émile de Courtret, au bout de la rue André Caron, qui s'appelle alors rue Saint-Martin. Comme c'était l'usage à l'époque, le cimetière paroissial s'y trouvait juste autour de l'église. A la même période, le priori Saint-Aubin s'installe au cœur de la ville. Là encore, des fidèles sont enterrés à proximité. Au XIIIe siècle, débute la construction de Notre-Dame de Chambly. Et bien sûr, un cimetière est aménagé juste à côté. Les tombes y resteront jusqu'en 1850, car dès 1830, un nouveau cimetière est créé à l'extérieur de la ville. Vous l'avez deviné, c'est notre cimetière actuel. Mais ce n'est pas tout. A partir du XIIe siècle, être enterré à l'intérieur même d'une église devient pour certains un signe de prestige. On espère ainsi favoriser le salut de son âme, mais aussi pour la reconnaissance sociale et la postérité, en d'autres termes, pour laisser une trace dans l'histoire. Cette pratique est réservée aux seigneurs, aux membres du clergé et plus tard à certains bourgeois. En 1776, le roi Louis XVI réglemente cette pratique, mais elle perdure encore dans certains cas. jusqu'au 19e et 20e siècle. Et si vous entrez dans l'exuise Notre-Dame de Chambly, ouvrez l'œil, vous pourrez y observer des dalles et des plaques funéraires. Malheureusement, les siècles de passage des fidèles ont progressivement effacé une partie des inscriptions. Cinq d'entre elles sont encore en place et conservent bien des secrets. Alors, si les vieilles pierres vous passionnent, gardez l'œil ouvert lors de votre prochaine visite. L'histoire de Chambly se cache parfois là où on ne l'attend pas. C'était Laurent de l'association Chambly Histoire et Patrimoine. Merci de votre écoute et à très bientôt sur Radio Chambly 2.0 pour des sujets cette fois un peu plus joyeux. Radio Chambly 2.0,