- Speaker #0
La mise en fil, c'est maintenant sur Radio Chambly 2.0. Aujourd'hui, on se demande si être une femme, une maman et une entrepreneur, ça veut vraiment dire qu'il faut réussir à tout concilier. Parce qu'on nous parle énormément d'organisation, de charge mentale, de planning, de temps pour soi. Mais dans la vraie vie, il y a les enfants, le travail, les rendez-vous, les repas, le couple, la maison, les imprévus et parfois cette petite voix qui nous dit « tu pourrais quand même mieux faire » . Alors aujourd'hui... On va parler de cette fameuse volonté de tout gérer. Est-ce qu'on peut vraiment tout concilier ? Et surtout, est-ce qu'on est obligé de tout porter seul ? Bienvenue dans Famille Sans Filtre, l'émission où l'on parle de la famille comme elle est vraiment, avec ses joies, ses doutes, ses contradictions et ses difficultés, mais sans chercher à être parfait. Et aujourd'hui, je reçois deux femmes qui connaissent particulièrement bien cette réalité. Ludivine. Maman et entrepreneur dans l'univers Pokémon. Salut ! Salut ! Et Céline, à ma droite, maman et créatrice de la boutique Mamounette. Autour du jeu et de l'organisation en famille. Hello !
- Speaker #1
Hello !
- Speaker #0
Comment ça va les filles ?
- Speaker #1
Ça va bien et toi ? Ouais, ça va. Tiens.
- Speaker #0
Toutes les deux sont très actives professionnellement et dans leur famille. Alors forcément, j'avais envie de leur demander. Comment on fait pour tenir toutes ses vies dans une seule ? On commence très très fort, voilà. Je ne vais pas l'éménager, on va aller dans le concept famille sans filtre. Allez-y. On essaye.
- Speaker #1
Ouais, carrément, on essaye. On voudrait des journées de 32 heures mais on ne peut pas.
- Speaker #2
Non, pas du tout mais... Je pense qu'il faut avoir une approche de l'entrepreneuriat en étant maman, enfin en tout cas moi personnellement, tu diras toi Ludie, c'est hyper important ma vie de famille avant mon entrepreneuriat. Je m'épanouis dans l'entrepreneuriat mais parce que j'ai trouvé un équilibre avec ma vie de famille. Et je ne sais pas si je peux donner un exemple maintenant.
- Speaker #0
Ouais carrément, allez !
- Speaker #2
La première chose, quand j'ai créé ma boutique, j'ai créé mes horaires de boutique. En fonction de ce que j'étais capable de donner en fait. Et du coup, oui, je ne vois pas mes enfants le samedi et le mercredi, mais par contre, je vais les chercher tous les soirs à l'école. Je pense que quand on entreprend et qu'on est maman et qu'on veut s'investir dans sa vie de maman à 100%, parce qu'après on a tous des besoins et une recherche d'équilibre différente, il faut partir de sa possibilité, de sa disponibilité.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce que là, Céline, alias Mamounette, parce que sachez qu'il se peut qu'à certains moments, je l'appelle Mamounette. Je préfère vous le dire. Eh bien, elle a commencé un peu à nous spoiler le podcast parce que c'est un élément qui va être très très important et qu'on va vraiment revenir dessus. Là, avant toute chose, j'avais envie que vous vous présentiez. quand même pour que nos auditeurs puissent savoir à qui ils ont affaire, qui vont écouter, qui vont être dans leur oreille là pendant quelques minutes du coup si tu devais nous présenter Luditavie là en quelques mots qu'est-ce que tu nous dirais et à quoi ressemblent tes journées à quoi ressemblent mes journées moi Ludivine
- Speaker #1
Maman de deux enfants, j'ai monté ma boîte il y a moins d'un an, donc ça fait moins longtemps que toi, ça fait plus longtemps. Donc j'essaye d'être active aussi dans le milieu associatif, parents d'élèves, autres associations, etc. Donc j'essaye d'allier, je pense comme nous tous, tous les points de nos vies, que ce soit amical, social, le cours. La famille, le taf, les assos, donc je suis encore moi en chemin pour trouver mon organisation dans tout ça. Je ne me sens pas encore pleinement établie, là je sais que c'est ça, là c'est ça, j'ai encore mes horaires qui bougent un peu, je ne suis pas encore pleinement posée parce que ça ne fait pas très bien.
- Speaker #0
Et peut-être que aussi en fonction des métiers qu'on a, on ne peut pas aussi avoir cet horaire. Là par exemple, la monnaie est en boutique, c'est de la présence physique. Là par exemple, le divine dont on travaille, il y a des lives qui sont faits très souvent. Donc je pense aussi qu'il y a cette... c'est un autre état.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
à chaque discipline, chaque travail, on va dire, il y a ces défis qui vont avec. Et c'est justement pour ça qu'on est là, pour exposer toutes ces réalités. Et toi, du coup, Céline, tu peux te présenter.
- Speaker #2
Alors, moi, j'ai créé ma petite boutique qui s'appelle Mamounette. que j'incarne carrément et très très bien c'est le bon mot c'est vrai que même à la mairie à la communauté de communes je suis connue sous le nom de Mamounette et du coup t'es dans quelle commune ? alors je suis à Luzarch dans le 95 donc on n'est pas très loin de Chambly on est à 20 minutes voilà et donc j'ai créé ma petite boutique lieu de vie parce qu'il s'y passe beaucoup de choses dans cette petite boutique il y a deux ans et demi maintenant suite à une reconversion professionnelle Et je suis maman de deux enfants de 5 et 7 ans, qui me demandent énormément d'énergie, voilà, et je suis contente d'être là.
- Speaker #0
Et bien je suis ravie aussi de vous accueillir pour cette première de Famille Sans Filtre d'ailleurs. La première ? Ouais, c'est la toute première. C'est un honneur. Et bien merci, honneur partagé j'ai envie de vous dire. Et du coup toi comment tu occupes tes journées ? Dis-moi une journée type dans la vie de ma mounette. Oh my god !
- Speaker #2
Le matin, on réveille tout le monde à la maison.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #2
c'est le bazar. Clairement, il faut des stratagèmes. La négociation, c'est beaucoup plus dur les ventes à la maison qu'à la boutique. Voilà, ensuite on dépose les enfants à l'école. Ensuite, j'ai un petit temps. Ça c'est cool, comme je commence à 10h. J'ai ce temps pour moi, alors c'est pas beaucoup, mais ça me permet de souffler, de prendre un petit café. En vrai de vrai, je travaille déjà, parce que je suis déjà sur les réseaux, à répondre aux messages, à penser à mes postes, à faire de la veille concurrentielle, voir les nouveautés produits. Donc en vrai de vrai, j'ai pas un temps 100% pour moi, mais quand même. Ensuite, il y a l'ouverture de la boutique. Et alors là, on me dit, mais tu t'ennuies pas ? C'est une petite ville. Ah bah non, en fait, il y a toujours des clients, des copines. des copines entrepreneurs c'est hyper important, tu as souligné tout à l'heure mon entourage d'être entourée de copines et copains entrepreneurs en plus de sa famille donc ça ne s'arrête pas la journée, je n'ai pas le temps de faire ce que j'ai à faire je passe mes commandes, je reçois les clients je saisis internet parce que j'ai aussi un site c'est double fonction et puis une fois que la journée de travail se finit On est parti pour récupérer les enfants, puis le tunnel du soir, pour tous ceux qui nous connaissent. Alors j'ai la chance moi de les récupérer à 4h30. Alors la chance, je ne sais pas, parce que les décharges émotionnelles...
- Speaker #1
J'en ai une belle ce soir, moi disons. Voilà !
- Speaker #2
Voilà donc les émotions. Et ensuite, une fois qu'ils sont couchés, on travaille encore en fait. Pareil, c'est reparti pour les réseaux. Qu'est-ce que je fais demain ? Les to-do list qu'on n'a pas eu le temps de finaliser le jour. Il faut que ça sorte de la tête, sinon on ne dort pas. Voilà.
- Speaker #0
J'entends. Et du coup, ce que vous venez finalement de décrire l'une et l'autre, je pense qu'il y a beaucoup de femmes qui vont se reconnaître dedans. Parce qu'en réalité, le problème, ce n'est pas forcément qu'on n'est pas organisé ou qu'il y a mille choses. C'est juste qu'on a énormément de rôles à tenir en même temps. Et donc ? J'ai aussi une question parce que du coup, il va y en avoir quand même pas mal. Ce serait de savoir, est-ce que vous pensez aujourd'hui qu'on peut réellement tout concilier ? Ok, c'est très honnête.
- Speaker #2
Oui, mais il faut accepter qu'on ne le fait pas forcément bien. Ok. Ça se rejoint en fait !
- Speaker #0
En fait t'as pas voulu dire non mais c'était un petit non quoi !
- Speaker #2
Disons que quand tu t'investis à fond dans le boulot, bah t'as tes enfants qui sont demandeurs, ton mari, parce qu'il ne faut pas oublier le mari et c'est vrai que c'est difficile d'être présent quand t'as fait ta journée de boulot, t'as fait ta journée d'enfant, ta soirée d'enfant, qu'après tu devais être disponible pour ton mari, c'est pas facile.
- Speaker #0
Et bah ouais carrément parce que du coup je me demandais dans... dans vos activités, est-ce que ça vous est déjà arrivé de culpabiliser d'être à un endroit pour son entreprise et de délaisser votre famille ? Est-ce que vous l'avez déjà ressenti comme ça ?
- Speaker #1
Moi, je bosse le dimanche. Donc, je sais que le dimanche, j'ai mon mari et mes enfants chez moi et moi, je ne suis pas là. Je travaille, je te rejoins. Moi le samedi,
- Speaker #2
et quand je fais des salons dimanche, je pars pas tout le week-end. Et là je m'en veux. Et je m'en veux parce que mes enfants me disent « Maman t'es pas là » . Mon mari me dit « Ouais bon là, c'est lourd et puis je te vois pas » . Et puis en fait on est épuisé, mais on n'a pas le droit d'être épuisé parce qu'en fait le foyer il attend pas. Et l'entreprise non plus.
- Speaker #0
Et est-ce qu'inversement du coup ? où vous avez déjà été à la maison avec cette culpabilité qu'il y a du travail qui vous attend derrière et qui ne va pas se faire tout seul et donc du coup vous vous dites mince là en fait j'ai mille choses à faire et donc on ne profite pas réellement de ce qui se passe à la maison moi ça me le fait surtout en vacances parce que là je reviens une semaine
- Speaker #1
de vacances la tête sous l'eau quand tu reviens parce que quand tu es à ton compte si toi tu n'es pas là ça ne tourne pas fois. Donc le truc c'est que bon moi j'ai c'est un peu différent parce qu'on est deux donc je suis avec mon frère on est associés mais quand même chacun a ses parts de voilà chacun ses choses à faire et donc quand il y en a un des deux qui est pas là on voit bien que c'est compliqué quoi donc moi c'est surtout le côté vacances ou déjà tu en fait on te dit que quand tu es à ton compteur c'est bien tu fais comme tu veux machin mais en fait on se donne pas le droit de faire comme on veut parce que si t'es pas là ta boîte tourne pas et en plus quand tu te dis bon allez là je prends une semaine machin à mon sens tu déconnectes jamais vraiment parce que t'es tout le temps là en te disant ah bah je vais devoir faire ça, faut que je pense à ça la to do list qui se rallonge et après tu te dis mais quand je vais revenir va y avoir tout ça à faire et après t'as la tête sous l'eau donc en fait ta semaine de vacances finalement tu reprends presque comme si t'avais pas eu de vacances donc je trouve que c'est réussir à vraiment couper Merci.
- Speaker #2
qui est hyper dur surtout avec les réseaux je trouve c'est vrai tu dois être dans l'entretien de la relation constamment au fait et pendant tes vacances moi j'ai fermé un mois en août parce qu'il se passe rien mais pendant un mois j'étais sur mes réseaux à faire des postes parce que je me suis dit si je reviens j'aurai plus de clients faut pas qu'on m'oublie et puis on est dans un monde où il faut être présent tout le temps c'est vrai et
- Speaker #0
on se rend pas compte mais c'est vrai que très souvent quand on est entrepreneur les gens ont cette sensation qu'on a tout notre temps, qu'on peut gérer notre emploi du temps en commun. comme on veut, et c'est vrai, on peut placer nos rendez-vous, etc., mais il y a tellement d'obligations derrière, ils ne se rendent pas compte de la pression que ça peut être aussi, d'être à son compte, de tenir des sociétés comme vous, parce que c'est vrai qu'il y a des micro-entrepreneurs aussi, et c'est un petit peu plus léger en gestion, mais quand on a des structures telles que les vôtres, c'est vrai qu'il y a un sérieux poids qui est présent, et donc du coup, Du coup, oui, vous avez fait ce choix-là. C'est un choix très courageux d'être entrepreneuse. Mais ça ne veut pas dire que vous pouvez faire ce que vous voulez de votre emploi du temps, que vous êtes libre de tout engagement, bien au contraire.
- Speaker #1
Moi, j'ai le sentiment depuis que je suis à mon compte qu'au contraire, je me charge deux fois plus. J'ai l'impression d'en faire deux fois plus. Parce que justement, on parlait de est-ce que c'est possible de tout concilier ? Je ne pense pas. Je pense que t'es obligé de faire des sacrifices sur quelque chose à un moment donné, que ce soit sur une période définie ou pas. Mais on sait que quand on monte une boîte, les 5 premières années, elles sont décisives. Tu sais très bien que si ton business, il n'est pas dans ton top 3 priorité, t'as très peu de chances que ta boîte, elle fonctionne en fait. Donc t'es obligé de faire des concessions et c'est là où l'entourage est hyper important. Parce que d'avoir un bon entourage, un mari, des amis qui savent... dans quoi tu es en train de t'embarquer et qui te soutiennent et qui te disent ok je sais que ça va être dur, on va en baver ensemble mais ça vaut tout l'or du monde en fait et je pense que ça t'enlève une grosse part de culpabilité parce que tu sais très bien que tu ne pourras pas être disponible partout et c'est exactement là-dessus que j'avais envie de rebondir c'est que j'ai l'impression qu'il y a quelque chose d'important quand même à distinguer c'est que concilier ça ne veut pas forcément dire égalité
- Speaker #0
En fait, on imagine parfois qu'il faudrait donner exactement la même quantité de temps à nos enfants, à notre couple, à notre travail ou même à nous-mêmes parce qu'on est important aussi dans notre propre vie. Mais la vie, en fait, ce n'est pas une question d'égalité. En fait, tous les jours, il va y avoir des périodes où le professionnel va prendre davantage de place comme d'autres moments où vraiment notre... famille va avoir besoin de nous et donc du coup il va falloir un petit peu décrocher et donc en fait je pense que c'est un équilibre à aller chercher dans ce qu'on va prioriser en fonction de ce qui... qui se dessinent finalement. Et est-ce que vous avez appris à accepter qu'à certains moments, quelque chose soit moins bien fait, du coup ?
- Speaker #2
C'est dur, c'est dur quand on a une nature exigée à soi, plus qu'envers les autres d'ailleurs. On est de plus en plus, en vieillissant. Moi, j'arrive à accepter de me dire, bon, OK, là, aujourd'hui, tu n'as pas réussi. Là, avec les enfants, tu avais trop de fatigue, tu n'as pas pu gérer cette situation. C'est OK. En fait, pardonne-toi de ne pas avoir réussi ça. Ou pardonne-toi, aujourd'hui, tu n'as pas pu faire cette vente parce que tu n'as pas répondu à ce que la cliente t'a demandé. Et c'est OK, en fait. Mais c'est un travail à faire sur soi.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Et c'est ça que je trouve beau aussi dans l'entreprise. c'est que c'est un voyage vers soi. Parce que oui, tu travailles, tu déploies ton entreprise, mais toi aussi, tu viens chercher tes peurs, comment tu réagis face à des obstacles, face à tes pires craintes, etc. Et ça demande un courage de dingue. déplucher les couches d'oignon qui nous entravent la plupart du temps. Et j'avais aussi envie de parler un peu de la culpabilité et de la charge mentale et j'avais envie de vous mettre dans une position, dans une condition on va dire plutôt, une situation comme ça les auditeurs, auditrices vont pouvoir se rendre compte C'est quel bon ! tous, on vit tous sensiblement la même chose et qu'on pourrait avoir des façons différentes de les aborder. L'idée, c'est que vous imaginez que vous avez une grosse journée de travail. Les enfants, ils ont besoin de vous. La maison, elle est en bordel. Enfin, elle est en bas. Votre mari, ils attendent encore du temps pour eux qui n'ont pas eu de la semaine. Et vous, vous avez estimé que vous avez encore deux heures de travail à faire devant vous. Qu'est-ce que vous faites ? Il est quelle heure quand tu dis ça ? Tu t'en rends compte à quelle heure ? Je me rends compte, il est 19h. Ah c'est chaud !
- Speaker #2
Ah c'est chaud !
- Speaker #0
Ouais, parce que du coup, nous on parle là d'entrepreneuse, maman, avec plusieurs casquettes. Mais ça peut être aussi des personnes qui ont des postes à responsabilité aussi, qui peuvent se retrouver dans cette même situation. C'est pour ça que je trouvais ça intéressant d'aller découvrir comment vous allez...
- Speaker #1
Je pense que je vais prioriser par ordre de ce qui doit se terminer en priorité. Genre les enfants, il faut les coucher à 20h, machin. Donc je pense que j'aurais été priorité à mes enfants. Genre 20h, machin, comme ça, eux, c'est bon. Après, bon bah, tu... La maison, je vais pareil, je vais la prioriser. S'il y a des trucs, il faut faire une machine parce que c'est la galère, on va aller là-dessus. Mais si le petit truc de machin n'est pas rangé, ce n'est pas grave, tant pis, on le fera demain. Après, mon mari, je pense que c'est quelqu'un d'assez grand et compréhensible pour comprendre que là, j'ai la tête foulée. Au contraire, aide-moi pour ranger la maison parce que là, je vais en avoir besoin. Aide-moi. Et je pense que par contre, je sais que ma nuit, elle va être courte. Le taf, je vais l'enchaîner. Si je dois le faire, je vais l'enchaîner de, tant pis, de minuit à 2h du matin. Et le lendemain, à 7h, je vais me lever. Et je sais que la nuit, elle aurait été très courte. Mais je pense que, comme disait Céline tout à l'heure, quand tu as une grosse... De toute façon, si je sais que j'ai plein de choses à faire, je ne vais pas réussir à dormir. La charge mentale, elle va tellement être dans ma tête que tant pis, je préfère me coucher tard. Et me coucher en me disant, ok, tu as fait tout ce que c'est bon, tout ce que c'est fait. que de ruminer toute la nuit et finalement tu as un sommeil catastrophique et finalement ton réveil le lendemain il est aussi catastrophique que si tu avais bossé quoi. Moi je l'aurais joué comme ça.
- Speaker #0
Ok. Et toi alors ma mounette ?
- Speaker #2
Pareil, les enfants priorité. Ouais. Voilà on les couche. Déjà ça c'est fait. Ouais. La maison je pense que voilà le lendemain ça peut attendre. Voilà. C'est pas grave. À moins qu'il y ait de la vaisselle qui date de ça de la veille.
- Speaker #0
Ouais. Le sentiment d'être complètement dépassée. Mais ça arrive quand on a des gros moments de rush. Quand t'es sur des salons. Voilà, des salons, etc. Moi, je sais que le dernier salon, j'ai mis deux jours déjà avant de tout ranger dans mon espace. Oui, puis ta maison,
- Speaker #1
elle vit. Même si toi, t'es en train de bosser,
- Speaker #0
t'as les enfants qui continuent de vivre et tout. Donc du coup, la maison, elle peut attendre.
- Speaker #2
Je pense qu'après, j'aurais fait ce que j'ai à faire au travail. Parce qu'en fait, si je ne suis pas dispo dans ma tête, je ne peux pas être dispo pour mon mari.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Voilà, donc moi, je l'aurais fait dans ce temps-là. Et je crois que mon mari va t'attendre.
- Speaker #1
Ok. Voilà, il est assez grand et machin. Voilà, tu comprends.
- Speaker #2
J'aurais fait d'abord mes tâches. Parce que sinon, je serais...
- Speaker #1
Moi je me serais posée avec lui en mode là j'ai la tête sous l'eau, t'es au courant de pourquoi j'ai la tête sous l'eau Aide-moi Moi je l'aurais plus joué en mode on avance ensemble, j'ai besoin que tu m'aides Moi je sais qu'on fonctionne comme ça parce que je suis d'accord avec toi, sinon t'es pas dispo, dans ta tête tu l'es pas
- Speaker #0
Et c'est là où c'est hyper précieux finalement d'avoir des avis qui se confrontent parce que ça permet de se rendre compte aussi de ce qui est possible Et du coup, là quand même, on a touché quelque chose d'important, c'est la charge mentale. Ça a été posé quand même plusieurs reprises parce que c'est pas forcément parfois la quantité de choses qu'on... fait qui nous épuise, c'est le fait d'être celle aussi qui pense à tout. Parce qu'au-delà de notre entreprise qui nous demande beaucoup, on va penser aux rendez-vous médicaux, on va penser aux cadeaux d'anniversaire, aux courses, aux dossiers d'école, à ce qu'il faut commander pour l'entreprise. Du coup, il y a tout qui va se mélanger et une des premières pistes que j'ai envie d'adresser aussi aussi aux auditeurs, aux auditrices, c'est c'est peut-être sortir du « je demande de l'aide quand je n'en peux plus » pour aller vers « on est plusieurs responsables de cette organisation » . Parce que finalement, notre famille, on ne l'a pas créée seule en fait, elle concerne notre conjoint et nous-mêmes, et que du coup, on a le droit aussi de leur demander de l'aide. Et est-ce que vous, vous déléguez facilement à votre conjoint, à votre entourage, ou même professionnels. professionnellement à des collègues ?
- Speaker #1
Moi, j'ai appris à le faire. Au début, c'était très difficile parce que j'avais ce côté de si ce n'est pas fait comme moi, ce n'est pas bien fait. Et je pense que quand je discute avec des mamans, généralement, on se retrouve un peu là. là-dedans, c'est que généralement si le linge il est pas plié comme nous on le plie, c'est qu'il est pas bien plié c'est pas rangé au machin et tout et en fait j'ai appris à lâcher prise là-dessus aussi et je pense que pour un peu vider cette charge mentale qui est hyper importante, il faut aussi apprendre à lâcher prise sur certaines choses Le t-shirt, il n'est pas plié en deux comme toi, tu le fais, mais en trois, ce n'est pas grave en soi. Et donc, je pense que ça, ça aide aussi. Et donc, pour déléguer, de dire, OK, il va faire. Alors peut-être au début, je vais devoir peut-être répéter plusieurs fois, mais après, à un moment donné, ça s'ancre. Et ce n'est pas forcément fait comme moi, je l'aurais fait, mais c'est fait, en fait. C'est OK. C'est OK. Et toi, du coup ?
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #2
C'est pas facile de déléguer, encore une fois, quand t'as une petite jante avec toi.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Parce que du coup, tu l'es avec les autres aussi.
- Speaker #2
Même si je suis plus douce avec les autres qu'avec moi-même. Dans le boulot, pour moi, c'est difficile parce que je suis dans mon boulot. C'est un peu tout seul quand même. Mon mari m'aide sur des salons. Il va m'aider sur des choses logistiques. Je vais le solliciter aussi, par exemple, pour des achats, si je ne suis pas sûre de moi, savoir ce qu'il en pense. Mais après, dans le quotidien, je ne vais pas lui demander de mettre à jour mon site Internet. J'ai ma sœur aussi qui m'a aidée. J'ai réussi à déléguer un petit peu ça. Quand j'ai des stagiaires, j'essaye aussi de travailler sur moi parce que ça, c'est vraiment faire confiance. Donc j'essaie de travailler. sur moi, de les responsabiliser, de les amener à m'aider. J'essaye, mais je pense qu'il faudrait que je lâche plus prise encore, comme tu l'as dit. Après, personnellement, à la maison, j'ai fait le choix parce que là, ce n'était plus possible. Aujourd'hui, ça se démocratise beaucoup de prendre une aide ménagère. Et je vous recommande, mesdames, faites-le. Parce qu'avec les avances de crédit d'impôt, les choses comme ça, aujourd'hui, je ne sais pas, ça revient à 15, 17 euros l'heure. Moi, je me dis, aujourd'hui, je préfère
- Speaker #1
faire l'impasse sur de l'esthétique et me dire je suis en mode survie et à la maison au moins c'est propre je me sens bien généralement même des fois quand t'es à ton compte une heure de business où tu peux travailler va payer et en plus faire grandir ta société que une heure où tu passes à faire du ménage faut pas tout voir en économie faut voir en investissement aussi faut parler investissement et je suis d'accord avec toi quand t'es entrepreneur tu penses différemment tu te dis bon bah là ok
- Speaker #2
Par exemple, j'ai investi dans un logiciel. Ça me coûte, je ne sais pas, 100 euros par mois. Ok, mais ça me fait gagner quoi ?
- Speaker #1
le temps derrière pour mes campagnes marketing ou autre donc ouais je suis très d'accord avec ça tu vois nous on a pris quelqu'un qui gère notre com donc en fait qui nous fait les montages qui nous fait les en gros c'est du consulting quoi il va te dire machin et tout alors bah oui tu verses tant par mois machin bah ouais mais derrière tout le temps que je passe pas à faire ma com c'est du temps que je passe ailleurs qui va rapporter tu vois et donc c'est une autre façon de fonctionner de péper chat Au-delà du fait de déléguer, il faut investir. Mais complètement. Pour voir ça, pas comme de l'argent perdu, mais comme un investissement.
- Speaker #0
C'est vrai. Et finalement, je trouve que ça va un peu dans ce... La question qu'on va se poser tout le temps, ça va être comment réussir à tout faire. Alors que finalement, ça va plutôt être... On devrait plutôt se dire comment construire autour de soi une vie dans laquelle on n'a pas besoin de tout faire. Et donc, c'est là que finalement... Ouais, j'ai fait le bruit. C'est dépe...
- Speaker #2
très bon, j'ai kiffé.
- Speaker #0
Moi aussi. Du coup, c'est là où l'investissement, finalement, a toute sa place, en tout cas, de changer son état d'esprit là-dessus. C'est très, très précieux. Et j'avais aussi envie de passer un peu à une issue quand même positive pour les mamans entrepreneurs qui nous écoutent aujourd'hui, ou même les messieurs qui peuvent du coup mieux comprendre aussi ce qui se joue chez ces dames. si vous avez une maman entrepreneur qui vient vous voir pour vous dire je suis épuisée, je veux continuer mon activité, mais je n'en peux plus de tout porter. Qu'est-ce qu'on peut lui conseiller ?
- Speaker #2
Déjà de ne pas rester seule, d'en parler. que ce soit à des copines entrepreneurs parce qu'on peut se booster se faire du partage d'expérience pour se faciliter le quotidien ou le business et aussi toute la notion de bien-être, mieux-être prend sa place parce que parfois on est tellement dans cette spirale que le fait d'aller voir des professionnels pour nous aider à nous apaiser de la sophrologie de la réflexion à plus nous aider à prendre du recul parce que c'est aussi une question de prise de recul moi je dirais prendre du temps justement pour reculer pour mieux sauter je crois qu'on dit ça c'est vrai aussi et dans ce que tu dis,
- Speaker #0
ce que j'aime bien c'est vraiment, moi j'appelle ça un peu genre construire son village tu vois ou même ou même en pro j'aime bien l'expression de Napoléon qui est le cerveau collectif tu vois où à un moment donné tu peux pas tout porter et donc du coup tu dois bah en fait tu vas t'associer avec des personnes etc qui vont avoir des casquettes que toi tu n'as pas mais qui vont te permettre une expansion et du coup ça je trouve que c'est hyper important d'avoir parce que ça peut être professionnel mais ça peut être dans notre famille aussi il y a des personnes qui vont avoir des appétences des compétences que nous on n'a pas Merci. Merci. qui peut nous aider, qui peut nous servir. Et c'est vrai que très souvent, on voit vraiment les femmes comme très indépendantes. Il y a beaucoup d'injonctions là-dessus. Il faut vraiment qu'on soit hyper fortes, hyper performantes, hyper lâchantes. Et donc, désolée pour le gnagnagnin, vous comprendrez que ça m'agace. Et donc, en fait, ce que j'aimerais aussi rappeler, Merci. derrière beaucoup de ces femmes qui réussissent, il y a des personnes derrière. Il y a ses amis qui vont l'écouter beaucoup. C'est là où vous parliez d'entourage tout à l'heure. C'est hyper important. Il va y avoir des pros avec lesquels on va pouvoir travailler. Il va y avoir surtout nos familles qui ne vont pas juger notre nombre d'heures et qui vont être derrière notre dos, qui vont nous encourager. Il y a surtout nos... au conjoint parce que toutes les deux, plus moi je m'inclus dedans, en fait ils sont très souvent là du coup même si parfois ils n'ont pas beaucoup de temps j'avais fait un poste en ce sens où j'avais mis derrière chaque grand homme il y a une femme mais derrière ma mounette il n'y a pas Pounet j'adore c'est excellent c'est excellent mais c'est une réalité Et je pense que ça aussi, pour les femmes qui n'en peuvent plus de tout porter, vérifiez votre écosystème. Regardez toutes les personnes qui sont autour de vous et comment ils apparaissent.
- Speaker #1
avance avec vous et voilà ça veut pas forcément dire faire le tri ne soyez pas radicales c'est dur que ton entourage il est à chier c'est pas non plus le raccourci qu'il faut avoir mais parce que je pense que t'auras des moments où ce sera dur genre faut pas se voiler la face je pense qu'aucun entrepreneur tu lui parles de ses 5 premières années il va dire c'est les meilleures années de ma vie j'ai kiffé c'était trop bien bien sûr que quand tu penses à ton compte tu vas quand même dans un truc que t'aimes mais tu sais d'office qu'en lançant ta société tu vas va en chier, genre c'est un fait et donc c'est normal d'avoir des moments de bas etc mais pour moi il faut aussi l'objectif c'est de croire en toi du futur, tu vois il faut un peu croire en soi tu vois, en disant ok pourquoi je fais ça maintenant, pourquoi je galère maintenant bah c'est parce que dans 10 ans je me vois là en fait et je pense qu'il faut quand même pas perdre de vue, l'objectif c'est facile là comme ça avec du recul poser avec vous mais quand t'as la tête sous l'eau et que tu te noies c'est plus difficile donc je pense encore une fois l'entourage qui va te répéter de dire ok mais tu fais ça parce que tu te souviens une fois on a parlé tu m'as dit moi dans tant d'années je veux être là je veux faire ça,
- Speaker #0
bah regarde pourquoi tu le fais tu vois et des fois il faut réussir à se le rappeler et ça c'est pas évident ouais donc du coup soigner son état d'esprit finalement et c'est ce qu'on disait tout à l'heure où l'entrepreneuriat c'est vraiment un voyage vers soi et donc du coup ça aussi ça rentre vraiment en ligne de compte d'aller puiser à l'intérieur de soi pour se rappeler pourquoi on fait ça, pourquoi on est là et pourquoi Pourquoi on y va ?
- Speaker #1
Si jamais tu doutes, je trouve en plus la force des réseaux sociaux, tu as énormément de gens autour de toi où tu peux t'inspirer de personne en te disant « eux, ils l'ont fait, ce n'est pas impossible » . Tu as des gens qui partaient de zéro, ils ont réussi à faire des trucs de fous.
- Speaker #2
Ça me fait penser à un sujet qu'on aborde beaucoup en entrepreneuriat, c'est les croyances civilisantes. En fait, tu parlais d'état d'esprit, c'est vraiment là et je pense que quand on le comprend, il faut... De mettre aucune barrière, c'est-à-dire que tu dois penser que tout est possible. Et comme tu l'as dit, pourquoi eux ils y sont arrivés et pas moi ? Ils nous pètent à leur dos et ne veulent pas se dire « Oui, mais si je fais ça, on va me juger. Oui, mais si je fais ça, on va me fermer une porte, c'est obligé. » oui mais si je fais ça et ça ne correspond pas non en fait vas-y ouvre les portes tu verras ce qu'il se passe c'est clair entrepreneur ça veut dire entre et prend j'adore je ne l'avais jamais vu
- Speaker #0
donc faut y aller faut lever les barrières tellement tellement et je dirais aussi dans le mindset dans l'état d'esprit c'est vraiment d'accepter le suffisamment bien parce que je sais que moi c'est un piège dans lequel je suis d'attendre toujours que tout soit parfait d'avoir tout en main avant de se lancer et qu'en fait et bien on peut On peut juste accepter que c'est juste bien et ça va faire l'affaire. Et il ne faut pas attendre. Vous avez envie de donner un cours de yoga et il vous faut un tapis. N'attendez pas d'avoir un local. Vous avez envie...
- Speaker #2
Je vais reprendre un truc. Vas-y, vas-y. Avant d'avoir ouvert ma boutique, en fait, ça a pris plus de temps avec les travaux et tout. J'ai commencé sur les marchés de mode.
- Speaker #0
Mais oui. Sur les marchés,
- Speaker #2
je me suis fait connaître. J'ai commencé à créer une base de clients. Comme ça, quand j'ai ouvert, je les ai invités. Merci.
- Speaker #0
c'est génial et tu vois ça illustre complètement en fait tout est suffisamment bien il n'y a pas besoin d'attendre que ce soit parfait pour y aller et pareil à la maison en fait c'est pas parce que vous êtes une femme que votre foyer il doit être parfait en tout temps et c'est là aussi que l'entourage est important, c'est qu'ils vont comprendre si il y a une vaisselle de laveuse qui n'est pas faite parce que vous avez passé un week-end en salon c'est ok, il n'y a personne qui va qui est censé vous critiquer Et si ça pose problème, du coup, vous avez le droit aussi à ce moment-là de poser des limites claires et de dire stop. Et voilà, c'est normal en fait que vous ne puissiez pas être partout. Et voilà, il faut accepter que les choses parfois, elles seront bien faites. Et d'autres fois, ce sera... Ce sera... Approximatif. Approximatif, voilà, c'est ça. Ce sera un peu moins calme. Mais voilà, ça fait partie du jeu. Et dans deux jours, ce sera parfait. Et dans trois jours, un petit peu moins. Et ça fait partie, en fait, justement, de ce qu'on disait tout à l'heure, où tout ne peut pas être à une égalité parfaite, en fait, et constante, en fait. C'est vraiment un équilibre à chaque fois à aller chercher et à prioriser. Et pareil, du coup, n'hésitez pas à déléguer, à impliquer votre partenaire, à lui dire aussi quand ça ne va pas, Merci. souvent en fait on s'isole dans notre truc et on leur dit pas et on leur proche de pas deviner mais spoiler alert ils ne sont pas devant peut-être que ça peut arriver là une personne qui va me dire bah si moi le mien mais non du coup vraiment ne pas hésiter à parler à dire ce que vous ressentez ce que vous pensez c'est hyper important pour que votre entourage puisse savoir où vous vous positionnez J'ai envie de vous poser deux questions, vraiment sans filtre, donc allez-y. T'es sûre ? Ouais, j'ai peur ! On s'est regardé genre... Alors, la première, si vous pouviez enlever une seule injonction au maman entrepreneur, laquelle ce serait ?
- Speaker #2
Tu dois choisir. Mais c'est une injonction. On te dit, il va falloir que tu choisisses, tu ne peux pas tout gérer. Pas ? Oui. La réponse ? Moi, on me l'a dit. Quand j'ai voulu créer ma monnaie, on m'a dit « Aide tes proches. » Alors déjà, comment tu vas gérer ça ? Tu as une famille, tu ne vas pas gagner d'argent. Ah oui, aussi, ça. Ça, j'ai beaucoup. C'est vrai que moi, j'ai été à contre-courant en plus de créer une boutique. Créer une boutique, ce n'est pas la tendance actuelle. Physique, pardon. Dans un petit village, encore moins. Et puis, comment dire, les naissances sont en chute. Enfin, voilà, la conjonction. fait que la conjoncture, pardon, pas conjonction. Et moi, j'ai eu beaucoup de... Non, mais tu ne vas pas y arriver, tu ne peux pas te lancer là-dedans. Voilà. Donc, moi, ça m'arrive quand même. Je peux donner un exemple. J'ai plusieurs femmes qui veulent se lancer dans l'entreprenariat, qui sont des clientes ou des copines et qui passent à la boutique, qui viennent me voir et qui me disent à ton avis, est-ce que je le fais ? Et moi, je n'ai jamais découragé quelqu'un sur l'entreprenariat. Et parfois, je m'étonne. mais juste des bémols sur le fait d'avoir un lieu physique, parce que c'est hyper lourd en charge. Et je dis toujours, essaye de commencer sans lieu physique d'abord.
- Speaker #0
Un peu comme tu as fait au départ.
- Speaker #2
Mais je ne dirais jamais à quelqu'un, tu dois choisir entre ta vie pro ou perso et tu ne vas pas y arriver. Donc ça se passe.
- Speaker #0
Ok. Et d'ailleurs, j'ai envie de rebondir là-dessus, parce que très souvent, on est confronté à ça, à des personnes qui vont projeter leur propre peur sur notre réalité alors que en fait demain si tu gagnes moins d'argent ça va absolument rien changer à leur vie parce qu'ils iront acheter leurs petites baguettes comme d'habitude ils vont faire leur vie financière comme d'habitude en fait c'est juste que toi là ta réalité est en train de leur faire hyper peur parce que ils projettent leur vie sur la tienne mais en fait c'est pas ça qu'on leur demande donc n'hésitez pas à recadrer les personnes quand ils font ça en disant là tu es en train de me parler de ta peur mais moi j'ai pas peur,
- Speaker #2
j'y vais en fait et je t'ai pas demandé ton avis mais merci quand même voilà je te rends ton cadeau voilà mais je le je le porte pas j'avais beaucoup de gens qui me disaient ça va, c'est pas trop dur vraiment Vraiment inquiet pour moi comment vous allez faire mais des gens que je ne connaissais même pas quoi. Ils t'apportent du négatif comme quoi tu vas pas y arriver et j'avais envie de dire mais tout va très bien je vais y arriver. Mais par contre ce qui est dur c'est que quand t'as des périodes de doute quand t'es entrepreneur ça c'est une certitude et quand en face de toi t'as que des gens qui te disent t'es pas dans la bonne direction tu vas pas y arriver c'est pas possible ça ça peut être difficile à vivre parce que t'as beau... croire en ton projet, il y a des moments où tu es done en fait. J'allais dire si tu n'es pas solide avec toi-même,
- Speaker #0
tu vas lâcher. Et donc là, on en revient vraiment à l'état d'esprit qui est vraiment important, ce voyage vers soi-même qui en fait, je pense que c'est le bagage d'un entrepreneur. Tu ne peux pas les dissocier en fait. Si tu veux entreprendre, il va falloir que tu aies un sacré mental en fait. Et c'est pour ça aussi que l'entrepreneuriat c'est pas pour tout le monde. Et qu'il y a beaucoup de personnes qui arrêtent au bout de la première année parce qu'en fait c'est... Enfin voilà, faut y aller quoi, faut avoir envie d'y aller. C'est pas échoué,
- Speaker #1
t'as arrêté au bout, t'as essayé.
- Speaker #0
Et tu te rends compte que c'est pas pour toi. Mais du coup ouais, ça demande quand même beaucoup de courage. Et toi du coup, quelle injonction ?
- Speaker #1
Du coup j'allais l'aller m'esquiver, je me suis fait tout petit !
- Speaker #0
Bah tu choisis soit ça, soit tu chantes, parce que du coup...
- Speaker #1
Oh je la déteste !
- Speaker #0
Pour que vous sachiez, avant de commencer, on a pris le temps de se servir un petit thé pour chauffer nos voix. Puis on a une petite ambiance de bouger et j'ai ramené des petites cartes. Et donc Ludie a pioché la carte chante.
- Speaker #1
Après je peux vous lire toute la page du livre là si vous voulez, ça peut occuper un peu. Non mais je vais trouver, t'inquiète. Non, moi je suis pas dans le même domaine que Céline, mais moi tout de suite, par rapport à moi personnellement, le premier truc qu'on m'a dit c'est « Attends, t'es sûre ? Parce que moi je vends quand même des bouts de carton quand tu regardes sur un papier comme ça. » Est-ce que tu peux nous expliquer du coup ? Alors moi je fais des lives sur une plateforme où je vends des cartes Pokémon. Donc en fait, tu vois ? premier truc c'est attend meuf on gagne pas des sous avec des cartes Pokémon genre c'est quoi ça et si vous saviez genre et en fait t'as ce côté pareil où tu pars de zéro on parlait des réseaux faut te donner une image et t'arrives dans un monde où t'as déjà plein de gros qui sont installés c'est comme toi tu disais ma petite boutique dans mon village c'est pareil moi c'était pareil mais sur les réseaux et donc là faut te faire un nom et c'est là où tu dis faut pas lâcher c'est dur et tout et en fait Bah voilà, de fil en aiguë, moi ça a été le début en mode, t'es sûr de ce que tu fais, tu vois, genre attends, après j'ai quand même une base qui était différente, c'est que moi j'ai enchaîné après mon congé maths. Donc en fait j'étais pas salariée, ou j'ai quitté mon CDI, ou j'ai dit tiens je monte ma boîte, en mode et tout le monde aurait peut-être un peu mis les hauts là. Là, c'est pas que j'avais pas grand-chose à perdre, mais un peu, genre, tente, meuf, si tu le tentes pas maintenant, tu vas le tenter quand ? Et t'as beaucoup de personnes qui se mettent à leur compte après le Covid, par exemple, chômage, machin, etc., où les gens, ils se sont dit, c'est maintenant, j'ai quoi à perdre ? Et je pense que t'as des trucs comme ça dans ta vie, où tout de suite, tu te dis, je suis licenciée, peut-être que c'était le tremplin pour autre chose. Moi, c'était une occasion, je pense que les... Les boîtes aussi, c'est aussi des occasions qu'il faut savoir saisir. Et puis voilà, il faut se faire confiance, comme tu disais, il faut y aller.
- Speaker #2
La confiance, c'est un vrai sujet. Moi, il faut savoir que j'ai toujours voulu créer ma société, mon lieu de vie. Alors, je n'étais pas encore sur la parentalité, mais j'étais sur mon lieu de vie. Puis, je n'ai jamais vraiment osé. Et en fait, c'est quelqu'un qui m'a donné confiance. Donc j'ai fait une rupture conventionnelle parce que je ne me sentais plus de voyager partout. Je ne me sentais plus de voyager partout tout le temps. J'avais envie d'être avec mes enfants quand j'ai eu mes enfants. Et en fait, un an après ma rupture, j'ai redéjeuné avec mon... mon ancien PDG. Et en fait, il me dit, mais Céline, qu'est-ce que tu as envie de faire maintenant de ta vie ? Et en fait, je lui dis, et puis en plus, en mode burn-out, au spartum, j'étais plus de confiance. Et là, je me dis, j'aimerais avoir mon lieu, mais je ne sais pas. Je lui dis, j'aimerais faire un truc autour de l'enfant. En fait, il m'a regardée, mon PDG, il m'a dit, mais vas-y Céline, je te fais ton business plan. Et en fait, c'est lui, c'est cette rencontre. Parce que la vie est faite de rencontres et dans l'entrepreneuriat, c'est hyper important. Et c'est lui, mine de rien, comme ça, lors d'un déjeuner, qui m'a lancé sur ce projet. Je me suis dit, lui, il croit en moi, mais pas en moi. Je ne crois pas en moi, j'en sais quand même. Mais ça,
- Speaker #0
souvent, ça arrive. Il y a des personnes, parce qu'il a vu ton potentiel. Merci Benoît, si tu m'écoutes. Non, mais carrément. C'est que nous, des fois, on a la tête dans le guidon, on ne voit plus rien, on est hyper triste, on est dans notre bad mood. mais en fait il y a des personnes en face de nous qui nous voient et qui parfois peuvent même nous trouver hyper inspirants alors que nous on est en pleine phase de doute mais ça fait partie du jeu et je trouve que c'est génial parce que comme tu dis, il n'y a pas de hasard il n'y a que des rendez-vous à chaque fois et toujours une personne va t'amener à un autre point qui va t'amener à un autre point et c'est hyper précieux et bravo de t'être lancée et à toutes les deux parce que vraiment vous faites du bien autour de vous Ready ?
- Speaker #2
Toi-même.
- Speaker #0
La dernière petite question, ce serait si vous pouviez donner une seule permission à une maman qui nous écoute aujourd'hui, ce serait laquelle ?
- Speaker #1
Vas-y. J'allais dire, permets-toi d'échouer. C'est bizarre dit comme ça. Mais genre... Tu vois, il y a des moments où tu vas peut-être tenter un truc et ça ne va pas y aller. Tu vas peut-être commander des trucs en disant ça je suis sûr et en fait pas du tout. Ou moi pareil, tu vas miser sur un truc en disant ça je le sens trop bien et en fait pas du tout. Et au contraire, des fois tu vas avoir des belles surprises et genre, bah permets-toi d'échouer quoi. Genre juste tu vas... Tu vas apprendre, tu vas grandir et comme tu disais, il n'y a pas besoin que ce soit parfait pour y aller. Et c'est pareil dans tout le long que tu vas avancer.
- Speaker #0
Et je pense même que l'échec fait partie du process. Tu apprends encore mieux dans l'échec. 100 à 1000%. Ça te met des grosses claques mais qui te ramènent encore plus à toi parce que du coup, à ce moment-là, tu n'as pas le choix que d'être ton meilleur pote. Donc ouais, franchement, bravo. Et toi Céline ? Alors, on est trop mamounettes.
- Speaker #2
Non mais en fait, permets-toi aussi de... d'avoir des moments où ça ne va pas. Tu vois ? Moi, j'ai des moments où je suis hyper euphorique, même très souvent. Puis d'un coup, ça peut retomber. Après, je me dis, c'est pas moi. Pourquoi je fais ça ? Tu n'as pas le droit d'être... Non, en fait, j'ai le droit. Ça ne va pas. Là, en ce moment, je n'ai pas le flux client que je veux. Je n'arrive pas à trouver l'inspiration dans mes achats. Enfin, non. Tu as le droit de ne pas aller bien.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #2
Alors, il ne faut pas rester dans le mal. Oui.
- Speaker #0
t'as le droit à des moments donnés d'être dans le down oui et du coup t'as pas cette obligation de résultat qu'elle soit au travail comme de résultat émotionnel face aux gens pour sécuriser les autres on a le droit aussi par moment comme tu dis d'avoir des moments de down ça veut pas dire de rester à l'intérieur effectivement mais juste d'accepter que là c'est pas ok et moi j'avoue que dans mon rythme perso, je suis très très up-down, en fait. C'est les montagnes russes. Un sens émotionnel de l'entreprenariat. Ah ouais, mais du coup, mon fonctionnement est comme ça aussi, par défaut, donc c'est pas évident. Mais du coup, j'ai appris quelque chose la saison dernière, qui était hyper importante et que j'ai appliqué depuis, c'est que quand il y a des moments de down, je ne cherche plus à aller hyper bien. Je ne cherche plus et à trouver la solution qui va faire que je vais aller mieux c'est à dire que je l'accepte et je vais me poser sur mon canard et me dire aujourd'hui ça va pas ok alors je fais rien ou je vais faire des choses qui me font du bien mais voilà et en fait bizarrement quand je ne lutte pas pour chercher à aller bien ou trouver ce qui va pas etc parce que je suis très dans l'analyse aussi ah bon et ben figurez-vous que genre le lendemain Avant, ça mettait deux jours. Maintenant, c'est le lendemain. Je pense que bientôt, ça prendra quelques heures. J'ai cet espoir-là. Tout revient. C'est hyper bien. C'est comme si mon corps avait besoin que je comprenne, que j'assimile, que j'incarne à l'intérieur de moi que là, stop. On n'est pas des machines. Je trouve que tu as complètement raison dans le sens où on a le droit d'aller. et donc franchement j'espère que pour les auditrices qui vont nous écouter et qui peuvent se retrouver dans nos situations que ça pourra vraiment leur apporter quelque chose d'entendre ces nos discours voilà toutes ces paroles incarnées qu'on vit et qu'on partage et d'ailleurs merci de les partager, de partager un petit morceau de vous avec nous aujourd'hui Finalement, je crois qu'on est parti aujourd'hui avec une question. Est-ce qu'on peut vraiment tout concilier ? Et peut-être que la réponse est qu'on ne peut pas tout faire, tout le temps, parfaitement, mais ce n'est pas grave. Parce que réussir sa vie de femme, de maman ou d'entreprise, ne devrait pas être un concours de performance. On a le droit de demander de l'aide, on a le droit de déléguer, on a le droit d'investir, on a le droit d'utiliser des outils pour nous simplifier la vie. On a le droit de dire à son conjoint « j'ai besoin de vous » . que tu prennes le volet. On a le droit de faire moins, on a le droit d'accepter les moments de down et surtout on a le droit de ne pas être seul parce qu'une vie riche ne se construit pas forcément qu'en faisant plus. Elle se construit aussi en étant bien entouré. Et peut-être que la vraie réussite finalement ce n'est pas de réussir à tout porter, c'est de savoir construire autour de soi suffisamment de soutien pour pouvoir porter tout ce qui compte vraiment. Il n'y a pas de famille parfaite, il y a des familles qui cherchent, qui essayent, qui se trompent, qui recommencent, et c'est ça aussi une famille sans filtre. Merci Ludivine.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Merci Céline, Alias, la mounette qu'on aime. Merci. Bisous. Merci d'avoir partagé votre réalité avec nous. J'aimerais avant qu'on se quitte, savoir ce qu'on peut vous souhaiter. là maintenant pour votre vie d'entrepreneuse, votre vie de maman. La sérénité.
- Speaker #2
La sérénité. L'équilibre.
- Speaker #0
Et toi, l'équilibre. Un peu le même mood. Eh bien, c'est tout ce qu'on vous souhaite, et encore plus avec plein plein de pognon. Merci à vous de nous avoir écoutés. On se retrouve très bientôt pour un nouveau Famille Sans Filtre sur Radio Chambly 2.0. Radio Chambly 2.0, votre ville, votre vie.