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Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui partons à la rencontre de nos émotions.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Calme-toi. Combien de fois est-ce qu'on a entendu cette phrase ? Quand on est en colère, quand on pleure, quand on est anxieux, quand on est triste, on nous apprend très tôt qu'il faudrait savoir gérer nos émotions. Mais aujourd'hui, j'ai envie de vous poser plusieurs questions. Est-ce que nos émotions ont vraiment besoin d'être gérées ? Est-ce que la colère doit forcément disparaître ? Est-ce qu'il faut arrêter de pleurer ? Est-ce qu'il faut réussir à rester positif quand on traverse quelque chose de difficile ? Et si le problème n'était pas d'avoir des émotions, mais de ne pas savoir quoi en faire ? Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons simplement. Une émotion, c'est une réaction de notre organisme face à une situation. à une pensée, face à un souvenir ou à quelque chose qu'on est en train de percevoir à la main. Une émotion peut provoquer des changements dans notre corps. Le cœur qui s'accélère, la respiration qui change, les muscles qui vont se contracter, les larmes qui vont monter, on peut avoir une sensation de chaleur et rougir, ou même avoir une boule dans le ventre. Et puis, il y a ce qui se passe aussi dans notre tête. On va interpréter, on pense, on peut se répéter certaines choses en boucle dans notre tête. On va chercher en tout cas à donner du sens à ce qui nous arrive. Et une émotion, c'est donc pas simplement je suis en colère, c'est tout un ensemble de réactions qui se produisent à l'intérieur de nous. Et surtout, une émotion, c'est pas une décision. Et ça pour moi c'est important qu'on en parle aujourd'hui. Parce qu'on peut ressentir de la colère sans décider de crier. On peut ressentir de la peur sans être obligé de fuir. On peut ressentir de la tristesse sans être obligé de s'isoler. Et c'est justement là que ça devient très intéressant. Pourquoi on a des émotions ? Tout simplement parce qu'elles ont une fonction. Elles peuvent nous aider à nous adapter à ce qu'on est en train de vivre. Par exemple, si on prend la peur, si tu te retrouves face à un danger, ton organisme va rapidement se mobiliser. Donc tes muscles vont être sur le qui-vive, il va y avoir ta respiration qui va s'accélérer ou qui va ralentir. Ça dépend en fait de ce que tu vas être en train de vivre. En principe, la peur, il y a tout ton organisme qui se mobilise. Mais la peur, du coup, elle mobilise ton organisme de cette façon-là pour la simple et bonne raison qu'elle veut te protéger. La colère, elle, elle va mobiliser ton organisme pour te signaler qu'une limite a été franchie ou que quelque chose te semble injuste. La tristesse, elle, elle va accompagner une perte, un changement ou même un besoin de soutien. La joie, parce qu'elle est très importante, cette émotion, et que là on ne va pas parler que des émotions qui sont inconfortables, mais elle va nous permettre de vivre pleinement l'expérience qu'on est en train de vivre et noter que cette expérience, en fait, elle est hyper agréable pour nous et elle va nous permettre de créer du lien à la joie. Donc quand on dit qu'on ne veut plus ressentir une émotion, en fait on va chercher parfois à supprimer quelque chose qui a une réelle fonction pour nous. Et c'est là que j'aime faire une distinction. Une émotion, elle peut être inconfortable sans être mauvaise. Je donne souvent cette image, surtout quand je travaille avec mes ados en atelier. Les émotions, c'est comme des notifications que notre corps nous envoie. Donc quand on a une notification qui arrive sur notre téléphone, elle va attirer notre attention. On va soit l'ouvrir et faire ce qu'il y a à faire, soit on va juste regarder, soit on va carrément la laisser de côté, ou on peut même la supprimer. Mais si... on ne l'ouvre jamais, ça veut pas forcément dire que le message il n'existe plus. Eh bien nos émotions, elles vont fonctionner un peu de la même manière. manière. Quand la colère, elle arrive, hop, notification, quelque chose ne me convient pas. Voilà. La peur, hop, elle t'envoie une notification pour dire quelque chose là me semble plutôt menaçant. La tristesse, elle, elle t'envoie une notification, quelque chose a été perdu, j'ai été blessée ou là j'ai besoin d'être accueillie. Et parfois, la joie, elle nous envoie aussi une notification, genre et ça c'est... hyper stylé pour moi, j'aime trop ! Mais, attention à une chose. Une notification nous donne une information mais pas forcément toute la vérité. Et ça, c'est essentiel. Si ton téléphone à un moment donné, il affiche trois appels manqués, tu ne sais pas encore pourquoi la personne, elle t'a appelé. Tu dois ouvrir la notification pour comprendre et avec une émotion, c'est un peu la même chose. Si je ressens de la colère, très bien. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a été touché chez moi ? Est-ce qu'une limite a été dépassée ? Est-ce que je suis simplement fatiguée ? Est-ce que cette situation me rappelle quelque chose ? Est-ce que je suis simplement en train de réagir beaucoup plus fort parce que j'ai déjà accumulé énormément de choses ? L'émotion, elle vient attirer votre attention. Et ensuite, c'est... à vous d'aller regarder le message. Et c'est justement là que commence du coup le travail avec nos émotions. Donc l'idée c'est pas de les supprimer, c'est pas de les faire taire, mais apprendre à lire les notifications que notre corps nous envoie. Alors, faut-il gérer ses émotions ? De mon côté, je préfère dire qu'il vaut mieux... apprendre à les traverser. Parce que gérer ses émotions, ça peut parfois donner l'impression qu'il faudrait réussir à les contrôler parfaitement, à être en maîtrise de ses émotions. Et franchement, qui réussit ça ? Personne. On aura toujours des moments où on sera en colère, des moments où on va pleurer, des moments où on aura peur, des moments où on sera submergé. Et l'objectif, c'est pas de devenir une personne qui ne ressent plus rien. L'objectif, c'est plutôt d'apprendre à reconnaître ce qu'on est en train de ressentir, à comprendre ce qui se passe, à laisser l'émotion exister, et ensuite choisir ce qu'on va faire de cette émotion. Parce qu'il y a une différence énorme entre ressentir l'émotion et agir sous le coup de cette émotion. Prenons un exemple. Quelqu'un qui te parle archi mal. Tu sens immédiatement la colère monter. Ton cœur va accélérer, ton corps va se tendre, tu peux ressentir ta mâchoire se serrer, tu peux avoir les points qui vont se former, t'as envie de répondre et peut-être même très fort. La colère, elle est là clairement. On est d'accord sur le fait que tu n'as pas forcément choisi de la ressentir. Elle vient de façon impromptue. Mais tu peux avoir un espace entre eux. Je ressens de la colère et je vais maintenant hurler sur cette personne en face de moi qui est en train de me taper sur le système. Et cet espace, il est minuscule au départ, mais il peut devenir de plus en plus grand quand on commence à maîtriser, par exemple, une petite respiration entre je ressens la colère et je vais maintenant hurler. Voilà, une petite respiration, un silence. Parfois, quelques secondes, on peut aussi sortir de la pièce et carrément faire quelque chose comme boire un verre d'eau pour court-circuiter, entre guillemets, l'émotion. Et une fois que c'est fait, on pourra dire, là je suis trop énervée pour en parler correctement, on en reparlera plus tard. Et ça, c'est pas nier sa colère, c'est prendre la responsabilité de ce qu'on en fait. Donc on peut ressentir cette colère, créer un espace. avant de pouvoir réagir sous le coup de la colère. Et donc, c'est prendre sa responsabilité de ce qu'on fait de cette émotion qui arrive sans prévenir. C'est pareil avec la tristesse. On vit dans une société où on cherche souvent à aller mieux et très vite. On peut entendre des choses comme « allez, ça va passer, pense positif, c'est bon, il faut rebondir, sois fort, sois forte » . Mais parfois, on a simplement besoin d'être triste, en fait. Pleurer, c'est... C'est pas forcément un problème à résoudre. La tristesse, elle peut juste avoir besoin d'être accueillie. Et parfois, la meilleure chose qu'on puisse dire à quelqu'un qui est en train de pleurer, c'est pas « ne pleure pas » , mais simplement « je suis là » . Et ça vaut aussi pour nous-mêmes. Le piège du « je dois rester positif » . Et j'avais envie de parler de ça parce que le développement personnel... Il crée parfois cette nouvelle pression, où il faudrait être positif, reconnaissant, aligné, calme, zen, et surtout ne jamais laisser une émotion négative nous envahir. Mais une vie sans émotions inconfortables, ça n'existe pas. Et chercher à supprimer systématiquement ce qui nous dérange, ça peut parfois nous éloigner de ce qu'on est. qu'on ressent réellement et surtout de notre réalité. On peut être reconnaissant et triste. On peut aimer profondément sa famille et être en colère contre elle. On peut aimer son travail et être épuisé. On peut avoir une belle vie et traverser une période difficile. Les émotions, elles ne sont pas toujours cohérentes et nous non plus. Et c'est un peu la beauté et à la fois la complexité de l'être humain. C'est qu'on peut être tout et son contraire. Et c'est beau. Je vais vous proposer quelque chose de très simple. Quand tu sens une émotion forte arriver, essaie de passer par quatre petites étapes. La première, c'est je remarque. Donc là, je suis en colère. ou là j'ai peur, là je suis triste. Voilà, la seule chose que vous avez à faire, c'est juste de remarquer l'émotion qui est en train de s'inviter. En fait, la petite notif là, qui est en train de s'inviter dans votre corps. Remarquez-la, c'est tout. Quand vous êtes en capacité de le faire, ça peut prendre du temps parce que ce n'est pas facile de découvrir. l'univers des émotions parce qu'on vit très souvent en pilote automatique et vous verrez que c'est pas naturel, pas forcément instinctif. Donc ça peut mettre quelques temps et là l'idée c'est qu'on se mette absolument pas la pression. Là je vais vous donner du coup les quatre petites étapes qui peuvent vous permettre justement d'aller consolider cet espace entre je suis en colère et je vais hurler. Donc du coup l'idée première c'est qu'on remarque. qui... l'émotion qui arrive, la petite notif. Ensuite, le deuxième point, c'est je ressens. Donc, qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Dans ma poitrine, dans mon ventre, dans ma mâchoire, ma respiration ? Est-ce qu'elle s'accélère ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est en train de se serrer dans mon corps ? À quel endroit c'est ? Voilà. En fait, quand l'émotion, elle vient, à partir du moment où vous êtes en capacité de la nommer, C'est comme si ça baissait un petit peu le volume parce que du coup elle est visible. Ensuite quand vous vous recentrez sur vous et que vous cherchez à ressentir ce que ça fait à l'intérieur de vous, et bien le volume se baisse encore plus. Donc du coup ça va être beaucoup plus facile en fait à la ressentir, à la laisser traverser. Et du coup vous allez gagner du temps dans cet espace. Ensuite le troisième point ça va être de chercher... à comprendre si c'est possible pour vous à ce moment-là. Qu'est-ce qui vient de se passer là ? Qu'est-ce qui a déclenché cette émotion ? Quelle est la chose en fait qui a été touchée chez moi ? Voilà, est-ce que c'est injuste ? Est-ce que là ça vient toucher quelque chose de mon histoire, etc. ? Voilà, vous pouvez, ou même juste, vous dire là il vient de se passer ça en fait. Il y a ça, il y a ça, il y a ça, et ça va vous permettre en fait complètement de vous rendre compte aussi de ce que vous êtes en train de vivre. Parce que très souvent, si on prend par exemple les violences conjugales, on est en fait dans un enchaînement. C'est tous les jours et très souvent la même façon de faire, etc. Et on en vient au point où on ne comprend plus ce qui est en train de se passer. Donc l'idée, voilà, c'est on fait un petit récap. de la situation et de ce qui a déclenché notre émotion. La colère, la peur, etc. Ensuite, une fois que vous êtes en capacité de comprendre ça, vous allez pouvoir choisir. Donc maintenant, c'est le point numéro 4, et maintenant, qu'est-ce que je décide de faire de cette émotion ? Parce que cette dernière étape, elle est essentielle. Mon émotion, elle peut être légitime, mais elle ne justifie pas forcément tous mes comportements. Donc vous êtes en droit de crier si vous avez peur et que vous êtes face à quelqu'un, voilà, c'est important, là, il faut absolument hurler. Mais peut-être que si on est face à notre enfant qui a eu une maladresse, on peut se rendre compte que là, on est juste fatigué ou alors que là, on est dans une sorte d'accumulation et on n'est pas obligé de venir à l'extrême de lui hurler dessus ou avoir un autre comportement qui serait condamnable. Donc je répète. La première, on remarque l'émotion. La deuxième étape, on ressent ce qui se passe à l'intérieur de nous pour revenir complètement à nous-mêmes. La troisième, on cherche à comprendre ce qui est en train de se passer. La quatrième, on choisit la réaction appropriée. Et justement, pour vous familiariser avec ces quatre étapes, j'ai envie de vous proposer une petite expérience. Je vais vous inviter à penser à une émotion que vous avez ressentie récemment. Pas forcément quelque chose de très intense, juste une émotion. Et je vais vous demander de vous demander ce que vous avez ressenti à ce moment-là. Donc qu'est-ce que vous avez ressenti ? Une tension ? Quelque chose de lourd ? Quelque chose de léger ? Parce que ça peut être aussi une émotion qui est très positive. Et ensuite je vais vous demander... de regarder où est-ce que vous avez ressenti ça dans votre corps. Est-ce que c'est dans votre poitrine où ça a serré ? Est-ce que vous avez eu des guilis dans le ventre ? Est-ce que c'est la gorge qui s'est nouée ? Est-ce que la lourdeur que vous ressentiez, elle était au niveau de vos épaules ou de vos chevilles ? Et une fois que vous êtes en capacité de vous rappeler, de l'endroit où votre corps a été sollicité pendant cette émotion, je vais vous inviter à vous demander ce qui s'est passé juste avant. Avant que cette émotion ne se déclenche, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Essayez de recontextualiser un petit peu. Et enfin, vous allez pouvoir juste vous demander de quoi vous aviez besoin à ce moment-là. Peut-être que vous aviez besoin d'être entendu. Peut-être que vous aviez besoin d'être rassuré. de poser une limite, de vous reposer, d'être seul, ou alors simplement de laisser passer l'émotion. Ou ça peut être aussi de garder un souvenir de ce que vous étiez en train de vivre. Essayez cette petite expérience avec une ou plusieurs situations où vous avez vécu une émotion, le plus simple possible, pour que vous puissiez faire connaissance avec ce travail. à l'intérieur de vous. Et je te laisse avec une petite astuce aussi à tester cette semaine. La prochaine fois que tu ressens une émotion forte, cette fois-ci, essaye de ne pas commencer par qu'est ce que je peux faire pour qu'elle disparaisse parce qu'elle m'insupporte, je supporte plus ressentir cette émotion. Commence simplement par qu'est ce que cette émotion vient me montrer et observe. En fait, si tu mets de la conscience dans ton émotion, sans la juger, son intensité va diminuer. Tu n'as pas besoin de trouver immédiatement de réponse aux questions que tu vas te poser. Essaye d'y aller étape par étape. Et ce qui peut aussi pas mal aider, c'est prendre quelques respirations avant de chercher aussi. Et surtout, surtout, surtout, ne vous jugez pas quand vous ressentez une émotion. C'est hyper important parce qu'une émotion, c'est pas une faute. Voilà, ce qui compte, c'est ce que vous choisissez d'en faire. Alors testez tous ces petits tips que je vous ai donnés là aujourd'hui et vous m'en direz des nouvelles. Et évidemment, on peut continuer la conversation sur Instagram. Parce que j'ai envie de vous poser quand même une question, quelle émotion vous avez le plus de mal à accueillir ? Est-ce que c'est la colère ? Est-ce que c'est la tristesse ? Est-ce que c'est la peur ? Est-ce que c'est la culpabilité ? Ou peut-être même la joie parce que c'est vrai qu'il y a des émotions d'expansion qu'on culpabilise d'avoir. Donc voilà. parce que même la joie peut être difficile à accueillir et j'ai vraiment envie de partager votre réponse donc si vous avez envie de me répondre ce serait avec un véritable plaisir que je vous accueillerai du coup sur le compte Insta Radio Chambly 2.0 pour qu'on puisse poursuivre cette conversation Merci. Et pour cette conclusion de podcast, est-ce qu'il faut vraiment gérer ses émotions ? Peut-être pas au sens où on l'entend habituellement. On ne va pas réussir à empêcher notre corps et notre cerveau de ressentir. Et heureusement. Parce que nos émotions font partie de nous. Peut-être que notre travail n'est donc pas de les faire taire, mais d'apprendre à les écouter, à les traverser, et choisir ce qu'on en fait. Et surtout, souvenez-vous. Vous n'êtes pas votre émotion, vous êtes la personne qui la ressent. Et entre ce que vous ressentez et ce que vous faites, il y a toujours un petit espace, parfois minuscule, mais cet espace, c'est là que commence notre liberté de choisir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être sur Radio Chambly 2.0 et n'oubliez pas, prendre soin de toi, c'est t'écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 Radio Chambly 2.0, l'ADN de votre ville.
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Calme-toi. Combien de fois est-ce qu'on a entendu cette phrase ? Quand on est en colère, quand on pleure, quand on est anxieux, quand on est triste, on nous apprend très tôt qu'il faudrait savoir gérer nos émotions. Mais aujourd'hui, j'ai envie de vous poser plusieurs questions. Est-ce que nos émotions ont vraiment besoin d'être gérées ? Est-ce que la colère doit forcément disparaître ? Est-ce qu'il faut arrêter de pleurer ? Est-ce qu'il faut réussir à rester positif quand on traverse quelque chose de difficile ? Et si le problème n'était pas d'avoir des émotions, mais de ne pas savoir quoi en faire ? Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons simplement. Une émotion, c'est une réaction de notre organisme face à une situation. à une pensée, face à un souvenir ou à quelque chose qu'on est en train de percevoir à la main. Une émotion peut provoquer des changements dans notre corps. Le cœur qui s'accélère, la respiration qui change, les muscles qui vont se contracter, les larmes qui vont monter, on peut avoir une sensation de chaleur et rougir, ou même avoir une boule dans le ventre. Et puis, il y a ce qui se passe aussi dans notre tête. On va interpréter, on pense, on peut se répéter certaines choses en boucle dans notre tête. On va chercher en tout cas à donner du sens à ce qui nous arrive. Et une émotion, c'est donc pas simplement je suis en colère, c'est tout un ensemble de réactions qui se produisent à l'intérieur de nous. Et surtout, une émotion, c'est pas une décision. Et ça pour moi c'est important qu'on en parle aujourd'hui. Parce qu'on peut ressentir de la colère sans décider de crier. On peut ressentir de la peur sans être obligé de fuir. On peut ressentir de la tristesse sans être obligé de s'isoler. Et c'est justement là que ça devient très intéressant. Pourquoi on a des émotions ? Tout simplement parce qu'elles ont une fonction. Elles peuvent nous aider à nous adapter à ce qu'on est en train de vivre. Par exemple, si on prend la peur, si tu te retrouves face à un danger, ton organisme va rapidement se mobiliser. Donc tes muscles vont être sur le qui-vive, il va y avoir ta respiration qui va s'accélérer ou qui va ralentir. Ça dépend en fait de ce que tu vas être en train de vivre. En principe, la peur, il y a tout ton organisme qui se mobilise. Mais la peur, du coup, elle mobilise ton organisme de cette façon-là pour la simple et bonne raison qu'elle veut te protéger. La colère, elle, elle va mobiliser ton organisme pour te signaler qu'une limite a été franchie ou que quelque chose te semble injuste. La tristesse, elle, elle va accompagner une perte, un changement ou même un besoin de soutien. La joie, parce qu'elle est très importante, cette émotion, et que là on ne va pas parler que des émotions qui sont inconfortables, mais elle va nous permettre de vivre pleinement l'expérience qu'on est en train de vivre et noter que cette expérience, en fait, elle est hyper agréable pour nous et elle va nous permettre de créer du lien à la joie. Donc quand on dit qu'on ne veut plus ressentir une émotion, en fait on va chercher parfois à supprimer quelque chose qui a une réelle fonction pour nous. Et c'est là que j'aime faire une distinction. Une émotion, elle peut être inconfortable sans être mauvaise. Je donne souvent cette image, surtout quand je travaille avec mes ados en atelier. Les émotions, c'est comme des notifications que notre corps nous envoie. Donc quand on a une notification qui arrive sur notre téléphone, elle va attirer notre attention. On va soit l'ouvrir et faire ce qu'il y a à faire, soit on va juste regarder, soit on va carrément la laisser de côté, ou on peut même la supprimer. Mais si... on ne l'ouvre jamais, ça veut pas forcément dire que le message il n'existe plus. Eh bien nos émotions, elles vont fonctionner un peu de la même manière. manière. Quand la colère, elle arrive, hop, notification, quelque chose ne me convient pas. Voilà. La peur, hop, elle t'envoie une notification pour dire quelque chose là me semble plutôt menaçant. La tristesse, elle, elle t'envoie une notification, quelque chose a été perdu, j'ai été blessée ou là j'ai besoin d'être accueillie. Et parfois, la joie, elle nous envoie aussi une notification, genre et ça c'est... hyper stylé pour moi, j'aime trop ! Mais, attention à une chose. Une notification nous donne une information mais pas forcément toute la vérité. Et ça, c'est essentiel. Si ton téléphone à un moment donné, il affiche trois appels manqués, tu ne sais pas encore pourquoi la personne, elle t'a appelé. Tu dois ouvrir la notification pour comprendre et avec une émotion, c'est un peu la même chose. Si je ressens de la colère, très bien. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a été touché chez moi ? Est-ce qu'une limite a été dépassée ? Est-ce que je suis simplement fatiguée ? Est-ce que cette situation me rappelle quelque chose ? Est-ce que je suis simplement en train de réagir beaucoup plus fort parce que j'ai déjà accumulé énormément de choses ? L'émotion, elle vient attirer votre attention. Et ensuite, c'est... à vous d'aller regarder le message. Et c'est justement là que commence du coup le travail avec nos émotions. Donc l'idée c'est pas de les supprimer, c'est pas de les faire taire, mais apprendre à lire les notifications que notre corps nous envoie. Alors, faut-il gérer ses émotions ? De mon côté, je préfère dire qu'il vaut mieux... apprendre à les traverser. Parce que gérer ses émotions, ça peut parfois donner l'impression qu'il faudrait réussir à les contrôler parfaitement, à être en maîtrise de ses émotions. Et franchement, qui réussit ça ? Personne. On aura toujours des moments où on sera en colère, des moments où on va pleurer, des moments où on aura peur, des moments où on sera submergé. Et l'objectif, c'est pas de devenir une personne qui ne ressent plus rien. L'objectif, c'est plutôt d'apprendre à reconnaître ce qu'on est en train de ressentir, à comprendre ce qui se passe, à laisser l'émotion exister, et ensuite choisir ce qu'on va faire de cette émotion. Parce qu'il y a une différence énorme entre ressentir l'émotion et agir sous le coup de cette émotion. Prenons un exemple. Quelqu'un qui te parle archi mal. Tu sens immédiatement la colère monter. Ton cœur va accélérer, ton corps va se tendre, tu peux ressentir ta mâchoire se serrer, tu peux avoir les points qui vont se former, t'as envie de répondre et peut-être même très fort. La colère, elle est là clairement. On est d'accord sur le fait que tu n'as pas forcément choisi de la ressentir. Elle vient de façon impromptue. Mais tu peux avoir un espace entre eux. Je ressens de la colère et je vais maintenant hurler sur cette personne en face de moi qui est en train de me taper sur le système. Et cet espace, il est minuscule au départ, mais il peut devenir de plus en plus grand quand on commence à maîtriser, par exemple, une petite respiration entre je ressens la colère et je vais maintenant hurler. Voilà, une petite respiration, un silence. Parfois, quelques secondes, on peut aussi sortir de la pièce et carrément faire quelque chose comme boire un verre d'eau pour court-circuiter, entre guillemets, l'émotion. Et une fois que c'est fait, on pourra dire, là je suis trop énervée pour en parler correctement, on en reparlera plus tard. Et ça, c'est pas nier sa colère, c'est prendre la responsabilité de ce qu'on en fait. Donc on peut ressentir cette colère, créer un espace. avant de pouvoir réagir sous le coup de la colère. Et donc, c'est prendre sa responsabilité de ce qu'on fait de cette émotion qui arrive sans prévenir. C'est pareil avec la tristesse. On vit dans une société où on cherche souvent à aller mieux et très vite. On peut entendre des choses comme « allez, ça va passer, pense positif, c'est bon, il faut rebondir, sois fort, sois forte » . Mais parfois, on a simplement besoin d'être triste, en fait. Pleurer, c'est... C'est pas forcément un problème à résoudre. La tristesse, elle peut juste avoir besoin d'être accueillie. Et parfois, la meilleure chose qu'on puisse dire à quelqu'un qui est en train de pleurer, c'est pas « ne pleure pas » , mais simplement « je suis là » . Et ça vaut aussi pour nous-mêmes. Le piège du « je dois rester positif » . Et j'avais envie de parler de ça parce que le développement personnel... Il crée parfois cette nouvelle pression, où il faudrait être positif, reconnaissant, aligné, calme, zen, et surtout ne jamais laisser une émotion négative nous envahir. Mais une vie sans émotions inconfortables, ça n'existe pas. Et chercher à supprimer systématiquement ce qui nous dérange, ça peut parfois nous éloigner de ce qu'on est. qu'on ressent réellement et surtout de notre réalité. On peut être reconnaissant et triste. On peut aimer profondément sa famille et être en colère contre elle. On peut aimer son travail et être épuisé. On peut avoir une belle vie et traverser une période difficile. Les émotions, elles ne sont pas toujours cohérentes et nous non plus. Et c'est un peu la beauté et à la fois la complexité de l'être humain. C'est qu'on peut être tout et son contraire. Et c'est beau. Je vais vous proposer quelque chose de très simple. Quand tu sens une émotion forte arriver, essaie de passer par quatre petites étapes. La première, c'est je remarque. Donc là, je suis en colère. ou là j'ai peur, là je suis triste. Voilà, la seule chose que vous avez à faire, c'est juste de remarquer l'émotion qui est en train de s'inviter. En fait, la petite notif là, qui est en train de s'inviter dans votre corps. Remarquez-la, c'est tout. Quand vous êtes en capacité de le faire, ça peut prendre du temps parce que ce n'est pas facile de découvrir. l'univers des émotions parce qu'on vit très souvent en pilote automatique et vous verrez que c'est pas naturel, pas forcément instinctif. Donc ça peut mettre quelques temps et là l'idée c'est qu'on se mette absolument pas la pression. Là je vais vous donner du coup les quatre petites étapes qui peuvent vous permettre justement d'aller consolider cet espace entre je suis en colère et je vais hurler. Donc du coup l'idée première c'est qu'on remarque. qui... l'émotion qui arrive, la petite notif. Ensuite, le deuxième point, c'est je ressens. Donc, qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Dans ma poitrine, dans mon ventre, dans ma mâchoire, ma respiration ? Est-ce qu'elle s'accélère ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est en train de se serrer dans mon corps ? À quel endroit c'est ? Voilà. En fait, quand l'émotion, elle vient, à partir du moment où vous êtes en capacité de la nommer, C'est comme si ça baissait un petit peu le volume parce que du coup elle est visible. Ensuite quand vous vous recentrez sur vous et que vous cherchez à ressentir ce que ça fait à l'intérieur de vous, et bien le volume se baisse encore plus. Donc du coup ça va être beaucoup plus facile en fait à la ressentir, à la laisser traverser. Et du coup vous allez gagner du temps dans cet espace. Ensuite le troisième point ça va être de chercher... à comprendre si c'est possible pour vous à ce moment-là. Qu'est-ce qui vient de se passer là ? Qu'est-ce qui a déclenché cette émotion ? Quelle est la chose en fait qui a été touchée chez moi ? Voilà, est-ce que c'est injuste ? Est-ce que là ça vient toucher quelque chose de mon histoire, etc. ? Voilà, vous pouvez, ou même juste, vous dire là il vient de se passer ça en fait. Il y a ça, il y a ça, il y a ça, et ça va vous permettre en fait complètement de vous rendre compte aussi de ce que vous êtes en train de vivre. Parce que très souvent, si on prend par exemple les violences conjugales, on est en fait dans un enchaînement. C'est tous les jours et très souvent la même façon de faire, etc. Et on en vient au point où on ne comprend plus ce qui est en train de se passer. Donc l'idée, voilà, c'est on fait un petit récap. de la situation et de ce qui a déclenché notre émotion. La colère, la peur, etc. Ensuite, une fois que vous êtes en capacité de comprendre ça, vous allez pouvoir choisir. Donc maintenant, c'est le point numéro 4, et maintenant, qu'est-ce que je décide de faire de cette émotion ? Parce que cette dernière étape, elle est essentielle. Mon émotion, elle peut être légitime, mais elle ne justifie pas forcément tous mes comportements. Donc vous êtes en droit de crier si vous avez peur et que vous êtes face à quelqu'un, voilà, c'est important, là, il faut absolument hurler. Mais peut-être que si on est face à notre enfant qui a eu une maladresse, on peut se rendre compte que là, on est juste fatigué ou alors que là, on est dans une sorte d'accumulation et on n'est pas obligé de venir à l'extrême de lui hurler dessus ou avoir un autre comportement qui serait condamnable. Donc je répète. La première, on remarque l'émotion. La deuxième étape, on ressent ce qui se passe à l'intérieur de nous pour revenir complètement à nous-mêmes. La troisième, on cherche à comprendre ce qui est en train de se passer. La quatrième, on choisit la réaction appropriée. Et justement, pour vous familiariser avec ces quatre étapes, j'ai envie de vous proposer une petite expérience. Je vais vous inviter à penser à une émotion que vous avez ressentie récemment. Pas forcément quelque chose de très intense, juste une émotion. Et je vais vous demander de vous demander ce que vous avez ressenti à ce moment-là. Donc qu'est-ce que vous avez ressenti ? Une tension ? Quelque chose de lourd ? Quelque chose de léger ? Parce que ça peut être aussi une émotion qui est très positive. Et ensuite je vais vous demander... de regarder où est-ce que vous avez ressenti ça dans votre corps. Est-ce que c'est dans votre poitrine où ça a serré ? Est-ce que vous avez eu des guilis dans le ventre ? Est-ce que c'est la gorge qui s'est nouée ? Est-ce que la lourdeur que vous ressentiez, elle était au niveau de vos épaules ou de vos chevilles ? Et une fois que vous êtes en capacité de vous rappeler, de l'endroit où votre corps a été sollicité pendant cette émotion, je vais vous inviter à vous demander ce qui s'est passé juste avant. Avant que cette émotion ne se déclenche, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Essayez de recontextualiser un petit peu. Et enfin, vous allez pouvoir juste vous demander de quoi vous aviez besoin à ce moment-là. Peut-être que vous aviez besoin d'être entendu. Peut-être que vous aviez besoin d'être rassuré. de poser une limite, de vous reposer, d'être seul, ou alors simplement de laisser passer l'émotion. Ou ça peut être aussi de garder un souvenir de ce que vous étiez en train de vivre. Essayez cette petite expérience avec une ou plusieurs situations où vous avez vécu une émotion, le plus simple possible, pour que vous puissiez faire connaissance avec ce travail. à l'intérieur de vous. Et je te laisse avec une petite astuce aussi à tester cette semaine. La prochaine fois que tu ressens une émotion forte, cette fois-ci, essaye de ne pas commencer par qu'est ce que je peux faire pour qu'elle disparaisse parce qu'elle m'insupporte, je supporte plus ressentir cette émotion. Commence simplement par qu'est ce que cette émotion vient me montrer et observe. En fait, si tu mets de la conscience dans ton émotion, sans la juger, son intensité va diminuer. Tu n'as pas besoin de trouver immédiatement de réponse aux questions que tu vas te poser. Essaye d'y aller étape par étape. Et ce qui peut aussi pas mal aider, c'est prendre quelques respirations avant de chercher aussi. Et surtout, surtout, surtout, ne vous jugez pas quand vous ressentez une émotion. C'est hyper important parce qu'une émotion, c'est pas une faute. Voilà, ce qui compte, c'est ce que vous choisissez d'en faire. Alors testez tous ces petits tips que je vous ai donnés là aujourd'hui et vous m'en direz des nouvelles. Et évidemment, on peut continuer la conversation sur Instagram. Parce que j'ai envie de vous poser quand même une question, quelle émotion vous avez le plus de mal à accueillir ? Est-ce que c'est la colère ? Est-ce que c'est la tristesse ? Est-ce que c'est la peur ? Est-ce que c'est la culpabilité ? Ou peut-être même la joie parce que c'est vrai qu'il y a des émotions d'expansion qu'on culpabilise d'avoir. Donc voilà. parce que même la joie peut être difficile à accueillir et j'ai vraiment envie de partager votre réponse donc si vous avez envie de me répondre ce serait avec un véritable plaisir que je vous accueillerai du coup sur le compte Insta Radio Chambly 2.0 pour qu'on puisse poursuivre cette conversation Merci. Et pour cette conclusion de podcast, est-ce qu'il faut vraiment gérer ses émotions ? Peut-être pas au sens où on l'entend habituellement. On ne va pas réussir à empêcher notre corps et notre cerveau de ressentir. Et heureusement. Parce que nos émotions font partie de nous. Peut-être que notre travail n'est donc pas de les faire taire, mais d'apprendre à les écouter, à les traverser, et choisir ce qu'on en fait. Et surtout, souvenez-vous. Vous n'êtes pas votre émotion, vous êtes la personne qui la ressent. Et entre ce que vous ressentez et ce que vous faites, il y a toujours un petit espace, parfois minuscule, mais cet espace, c'est là que commence notre liberté de choisir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être sur Radio Chambly 2.0 et n'oubliez pas, prendre soin de toi, c'est t'écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 Radio Chambly 2.0, l'ADN de votre ville.
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Description
Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui partons à la rencontre de nos émotions.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Calme-toi. Combien de fois est-ce qu'on a entendu cette phrase ? Quand on est en colère, quand on pleure, quand on est anxieux, quand on est triste, on nous apprend très tôt qu'il faudrait savoir gérer nos émotions. Mais aujourd'hui, j'ai envie de vous poser plusieurs questions. Est-ce que nos émotions ont vraiment besoin d'être gérées ? Est-ce que la colère doit forcément disparaître ? Est-ce qu'il faut arrêter de pleurer ? Est-ce qu'il faut réussir à rester positif quand on traverse quelque chose de difficile ? Et si le problème n'était pas d'avoir des émotions, mais de ne pas savoir quoi en faire ? Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons simplement. Une émotion, c'est une réaction de notre organisme face à une situation. à une pensée, face à un souvenir ou à quelque chose qu'on est en train de percevoir à la main. Une émotion peut provoquer des changements dans notre corps. Le cœur qui s'accélère, la respiration qui change, les muscles qui vont se contracter, les larmes qui vont monter, on peut avoir une sensation de chaleur et rougir, ou même avoir une boule dans le ventre. Et puis, il y a ce qui se passe aussi dans notre tête. On va interpréter, on pense, on peut se répéter certaines choses en boucle dans notre tête. On va chercher en tout cas à donner du sens à ce qui nous arrive. Et une émotion, c'est donc pas simplement je suis en colère, c'est tout un ensemble de réactions qui se produisent à l'intérieur de nous. Et surtout, une émotion, c'est pas une décision. Et ça pour moi c'est important qu'on en parle aujourd'hui. Parce qu'on peut ressentir de la colère sans décider de crier. On peut ressentir de la peur sans être obligé de fuir. On peut ressentir de la tristesse sans être obligé de s'isoler. Et c'est justement là que ça devient très intéressant. Pourquoi on a des émotions ? Tout simplement parce qu'elles ont une fonction. Elles peuvent nous aider à nous adapter à ce qu'on est en train de vivre. Par exemple, si on prend la peur, si tu te retrouves face à un danger, ton organisme va rapidement se mobiliser. Donc tes muscles vont être sur le qui-vive, il va y avoir ta respiration qui va s'accélérer ou qui va ralentir. Ça dépend en fait de ce que tu vas être en train de vivre. En principe, la peur, il y a tout ton organisme qui se mobilise. Mais la peur, du coup, elle mobilise ton organisme de cette façon-là pour la simple et bonne raison qu'elle veut te protéger. La colère, elle, elle va mobiliser ton organisme pour te signaler qu'une limite a été franchie ou que quelque chose te semble injuste. La tristesse, elle, elle va accompagner une perte, un changement ou même un besoin de soutien. La joie, parce qu'elle est très importante, cette émotion, et que là on ne va pas parler que des émotions qui sont inconfortables, mais elle va nous permettre de vivre pleinement l'expérience qu'on est en train de vivre et noter que cette expérience, en fait, elle est hyper agréable pour nous et elle va nous permettre de créer du lien à la joie. Donc quand on dit qu'on ne veut plus ressentir une émotion, en fait on va chercher parfois à supprimer quelque chose qui a une réelle fonction pour nous. Et c'est là que j'aime faire une distinction. Une émotion, elle peut être inconfortable sans être mauvaise. Je donne souvent cette image, surtout quand je travaille avec mes ados en atelier. Les émotions, c'est comme des notifications que notre corps nous envoie. Donc quand on a une notification qui arrive sur notre téléphone, elle va attirer notre attention. On va soit l'ouvrir et faire ce qu'il y a à faire, soit on va juste regarder, soit on va carrément la laisser de côté, ou on peut même la supprimer. Mais si... on ne l'ouvre jamais, ça veut pas forcément dire que le message il n'existe plus. Eh bien nos émotions, elles vont fonctionner un peu de la même manière. manière. Quand la colère, elle arrive, hop, notification, quelque chose ne me convient pas. Voilà. La peur, hop, elle t'envoie une notification pour dire quelque chose là me semble plutôt menaçant. La tristesse, elle, elle t'envoie une notification, quelque chose a été perdu, j'ai été blessée ou là j'ai besoin d'être accueillie. Et parfois, la joie, elle nous envoie aussi une notification, genre et ça c'est... hyper stylé pour moi, j'aime trop ! Mais, attention à une chose. Une notification nous donne une information mais pas forcément toute la vérité. Et ça, c'est essentiel. Si ton téléphone à un moment donné, il affiche trois appels manqués, tu ne sais pas encore pourquoi la personne, elle t'a appelé. Tu dois ouvrir la notification pour comprendre et avec une émotion, c'est un peu la même chose. Si je ressens de la colère, très bien. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a été touché chez moi ? Est-ce qu'une limite a été dépassée ? Est-ce que je suis simplement fatiguée ? Est-ce que cette situation me rappelle quelque chose ? Est-ce que je suis simplement en train de réagir beaucoup plus fort parce que j'ai déjà accumulé énormément de choses ? L'émotion, elle vient attirer votre attention. Et ensuite, c'est... à vous d'aller regarder le message. Et c'est justement là que commence du coup le travail avec nos émotions. Donc l'idée c'est pas de les supprimer, c'est pas de les faire taire, mais apprendre à lire les notifications que notre corps nous envoie. Alors, faut-il gérer ses émotions ? De mon côté, je préfère dire qu'il vaut mieux... apprendre à les traverser. Parce que gérer ses émotions, ça peut parfois donner l'impression qu'il faudrait réussir à les contrôler parfaitement, à être en maîtrise de ses émotions. Et franchement, qui réussit ça ? Personne. On aura toujours des moments où on sera en colère, des moments où on va pleurer, des moments où on aura peur, des moments où on sera submergé. Et l'objectif, c'est pas de devenir une personne qui ne ressent plus rien. L'objectif, c'est plutôt d'apprendre à reconnaître ce qu'on est en train de ressentir, à comprendre ce qui se passe, à laisser l'émotion exister, et ensuite choisir ce qu'on va faire de cette émotion. Parce qu'il y a une différence énorme entre ressentir l'émotion et agir sous le coup de cette émotion. Prenons un exemple. Quelqu'un qui te parle archi mal. Tu sens immédiatement la colère monter. Ton cœur va accélérer, ton corps va se tendre, tu peux ressentir ta mâchoire se serrer, tu peux avoir les points qui vont se former, t'as envie de répondre et peut-être même très fort. La colère, elle est là clairement. On est d'accord sur le fait que tu n'as pas forcément choisi de la ressentir. Elle vient de façon impromptue. Mais tu peux avoir un espace entre eux. Je ressens de la colère et je vais maintenant hurler sur cette personne en face de moi qui est en train de me taper sur le système. Et cet espace, il est minuscule au départ, mais il peut devenir de plus en plus grand quand on commence à maîtriser, par exemple, une petite respiration entre je ressens la colère et je vais maintenant hurler. Voilà, une petite respiration, un silence. Parfois, quelques secondes, on peut aussi sortir de la pièce et carrément faire quelque chose comme boire un verre d'eau pour court-circuiter, entre guillemets, l'émotion. Et une fois que c'est fait, on pourra dire, là je suis trop énervée pour en parler correctement, on en reparlera plus tard. Et ça, c'est pas nier sa colère, c'est prendre la responsabilité de ce qu'on en fait. Donc on peut ressentir cette colère, créer un espace. avant de pouvoir réagir sous le coup de la colère. Et donc, c'est prendre sa responsabilité de ce qu'on fait de cette émotion qui arrive sans prévenir. C'est pareil avec la tristesse. On vit dans une société où on cherche souvent à aller mieux et très vite. On peut entendre des choses comme « allez, ça va passer, pense positif, c'est bon, il faut rebondir, sois fort, sois forte » . Mais parfois, on a simplement besoin d'être triste, en fait. Pleurer, c'est... C'est pas forcément un problème à résoudre. La tristesse, elle peut juste avoir besoin d'être accueillie. Et parfois, la meilleure chose qu'on puisse dire à quelqu'un qui est en train de pleurer, c'est pas « ne pleure pas » , mais simplement « je suis là » . Et ça vaut aussi pour nous-mêmes. Le piège du « je dois rester positif » . Et j'avais envie de parler de ça parce que le développement personnel... Il crée parfois cette nouvelle pression, où il faudrait être positif, reconnaissant, aligné, calme, zen, et surtout ne jamais laisser une émotion négative nous envahir. Mais une vie sans émotions inconfortables, ça n'existe pas. Et chercher à supprimer systématiquement ce qui nous dérange, ça peut parfois nous éloigner de ce qu'on est. qu'on ressent réellement et surtout de notre réalité. On peut être reconnaissant et triste. On peut aimer profondément sa famille et être en colère contre elle. On peut aimer son travail et être épuisé. On peut avoir une belle vie et traverser une période difficile. Les émotions, elles ne sont pas toujours cohérentes et nous non plus. Et c'est un peu la beauté et à la fois la complexité de l'être humain. C'est qu'on peut être tout et son contraire. Et c'est beau. Je vais vous proposer quelque chose de très simple. Quand tu sens une émotion forte arriver, essaie de passer par quatre petites étapes. La première, c'est je remarque. Donc là, je suis en colère. ou là j'ai peur, là je suis triste. Voilà, la seule chose que vous avez à faire, c'est juste de remarquer l'émotion qui est en train de s'inviter. En fait, la petite notif là, qui est en train de s'inviter dans votre corps. Remarquez-la, c'est tout. Quand vous êtes en capacité de le faire, ça peut prendre du temps parce que ce n'est pas facile de découvrir. l'univers des émotions parce qu'on vit très souvent en pilote automatique et vous verrez que c'est pas naturel, pas forcément instinctif. Donc ça peut mettre quelques temps et là l'idée c'est qu'on se mette absolument pas la pression. Là je vais vous donner du coup les quatre petites étapes qui peuvent vous permettre justement d'aller consolider cet espace entre je suis en colère et je vais hurler. Donc du coup l'idée première c'est qu'on remarque. qui... l'émotion qui arrive, la petite notif. Ensuite, le deuxième point, c'est je ressens. Donc, qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Dans ma poitrine, dans mon ventre, dans ma mâchoire, ma respiration ? Est-ce qu'elle s'accélère ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est en train de se serrer dans mon corps ? À quel endroit c'est ? Voilà. En fait, quand l'émotion, elle vient, à partir du moment où vous êtes en capacité de la nommer, C'est comme si ça baissait un petit peu le volume parce que du coup elle est visible. Ensuite quand vous vous recentrez sur vous et que vous cherchez à ressentir ce que ça fait à l'intérieur de vous, et bien le volume se baisse encore plus. Donc du coup ça va être beaucoup plus facile en fait à la ressentir, à la laisser traverser. Et du coup vous allez gagner du temps dans cet espace. Ensuite le troisième point ça va être de chercher... à comprendre si c'est possible pour vous à ce moment-là. Qu'est-ce qui vient de se passer là ? Qu'est-ce qui a déclenché cette émotion ? Quelle est la chose en fait qui a été touchée chez moi ? Voilà, est-ce que c'est injuste ? Est-ce que là ça vient toucher quelque chose de mon histoire, etc. ? Voilà, vous pouvez, ou même juste, vous dire là il vient de se passer ça en fait. Il y a ça, il y a ça, il y a ça, et ça va vous permettre en fait complètement de vous rendre compte aussi de ce que vous êtes en train de vivre. Parce que très souvent, si on prend par exemple les violences conjugales, on est en fait dans un enchaînement. C'est tous les jours et très souvent la même façon de faire, etc. Et on en vient au point où on ne comprend plus ce qui est en train de se passer. Donc l'idée, voilà, c'est on fait un petit récap. de la situation et de ce qui a déclenché notre émotion. La colère, la peur, etc. Ensuite, une fois que vous êtes en capacité de comprendre ça, vous allez pouvoir choisir. Donc maintenant, c'est le point numéro 4, et maintenant, qu'est-ce que je décide de faire de cette émotion ? Parce que cette dernière étape, elle est essentielle. Mon émotion, elle peut être légitime, mais elle ne justifie pas forcément tous mes comportements. Donc vous êtes en droit de crier si vous avez peur et que vous êtes face à quelqu'un, voilà, c'est important, là, il faut absolument hurler. Mais peut-être que si on est face à notre enfant qui a eu une maladresse, on peut se rendre compte que là, on est juste fatigué ou alors que là, on est dans une sorte d'accumulation et on n'est pas obligé de venir à l'extrême de lui hurler dessus ou avoir un autre comportement qui serait condamnable. Donc je répète. La première, on remarque l'émotion. La deuxième étape, on ressent ce qui se passe à l'intérieur de nous pour revenir complètement à nous-mêmes. La troisième, on cherche à comprendre ce qui est en train de se passer. La quatrième, on choisit la réaction appropriée. Et justement, pour vous familiariser avec ces quatre étapes, j'ai envie de vous proposer une petite expérience. Je vais vous inviter à penser à une émotion que vous avez ressentie récemment. Pas forcément quelque chose de très intense, juste une émotion. Et je vais vous demander de vous demander ce que vous avez ressenti à ce moment-là. Donc qu'est-ce que vous avez ressenti ? Une tension ? Quelque chose de lourd ? Quelque chose de léger ? Parce que ça peut être aussi une émotion qui est très positive. Et ensuite je vais vous demander... de regarder où est-ce que vous avez ressenti ça dans votre corps. Est-ce que c'est dans votre poitrine où ça a serré ? Est-ce que vous avez eu des guilis dans le ventre ? Est-ce que c'est la gorge qui s'est nouée ? Est-ce que la lourdeur que vous ressentiez, elle était au niveau de vos épaules ou de vos chevilles ? Et une fois que vous êtes en capacité de vous rappeler, de l'endroit où votre corps a été sollicité pendant cette émotion, je vais vous inviter à vous demander ce qui s'est passé juste avant. Avant que cette émotion ne se déclenche, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Essayez de recontextualiser un petit peu. Et enfin, vous allez pouvoir juste vous demander de quoi vous aviez besoin à ce moment-là. Peut-être que vous aviez besoin d'être entendu. Peut-être que vous aviez besoin d'être rassuré. de poser une limite, de vous reposer, d'être seul, ou alors simplement de laisser passer l'émotion. Ou ça peut être aussi de garder un souvenir de ce que vous étiez en train de vivre. Essayez cette petite expérience avec une ou plusieurs situations où vous avez vécu une émotion, le plus simple possible, pour que vous puissiez faire connaissance avec ce travail. à l'intérieur de vous. Et je te laisse avec une petite astuce aussi à tester cette semaine. La prochaine fois que tu ressens une émotion forte, cette fois-ci, essaye de ne pas commencer par qu'est ce que je peux faire pour qu'elle disparaisse parce qu'elle m'insupporte, je supporte plus ressentir cette émotion. Commence simplement par qu'est ce que cette émotion vient me montrer et observe. En fait, si tu mets de la conscience dans ton émotion, sans la juger, son intensité va diminuer. Tu n'as pas besoin de trouver immédiatement de réponse aux questions que tu vas te poser. Essaye d'y aller étape par étape. Et ce qui peut aussi pas mal aider, c'est prendre quelques respirations avant de chercher aussi. Et surtout, surtout, surtout, ne vous jugez pas quand vous ressentez une émotion. C'est hyper important parce qu'une émotion, c'est pas une faute. Voilà, ce qui compte, c'est ce que vous choisissez d'en faire. Alors testez tous ces petits tips que je vous ai donnés là aujourd'hui et vous m'en direz des nouvelles. Et évidemment, on peut continuer la conversation sur Instagram. Parce que j'ai envie de vous poser quand même une question, quelle émotion vous avez le plus de mal à accueillir ? Est-ce que c'est la colère ? Est-ce que c'est la tristesse ? Est-ce que c'est la peur ? Est-ce que c'est la culpabilité ? Ou peut-être même la joie parce que c'est vrai qu'il y a des émotions d'expansion qu'on culpabilise d'avoir. Donc voilà. parce que même la joie peut être difficile à accueillir et j'ai vraiment envie de partager votre réponse donc si vous avez envie de me répondre ce serait avec un véritable plaisir que je vous accueillerai du coup sur le compte Insta Radio Chambly 2.0 pour qu'on puisse poursuivre cette conversation Merci. Et pour cette conclusion de podcast, est-ce qu'il faut vraiment gérer ses émotions ? Peut-être pas au sens où on l'entend habituellement. On ne va pas réussir à empêcher notre corps et notre cerveau de ressentir. Et heureusement. Parce que nos émotions font partie de nous. Peut-être que notre travail n'est donc pas de les faire taire, mais d'apprendre à les écouter, à les traverser, et choisir ce qu'on en fait. Et surtout, souvenez-vous. Vous n'êtes pas votre émotion, vous êtes la personne qui la ressent. Et entre ce que vous ressentez et ce que vous faites, il y a toujours un petit espace, parfois minuscule, mais cet espace, c'est là que commence notre liberté de choisir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être sur Radio Chambly 2.0 et n'oubliez pas, prendre soin de toi, c'est t'écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 Radio Chambly 2.0, l'ADN de votre ville.
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Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui partons à la rencontre de nos émotions.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Calme-toi. Combien de fois est-ce qu'on a entendu cette phrase ? Quand on est en colère, quand on pleure, quand on est anxieux, quand on est triste, on nous apprend très tôt qu'il faudrait savoir gérer nos émotions. Mais aujourd'hui, j'ai envie de vous poser plusieurs questions. Est-ce que nos émotions ont vraiment besoin d'être gérées ? Est-ce que la colère doit forcément disparaître ? Est-ce qu'il faut arrêter de pleurer ? Est-ce qu'il faut réussir à rester positif quand on traverse quelque chose de difficile ? Et si le problème n'était pas d'avoir des émotions, mais de ne pas savoir quoi en faire ? Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons simplement. Une émotion, c'est une réaction de notre organisme face à une situation. à une pensée, face à un souvenir ou à quelque chose qu'on est en train de percevoir à la main. Une émotion peut provoquer des changements dans notre corps. Le cœur qui s'accélère, la respiration qui change, les muscles qui vont se contracter, les larmes qui vont monter, on peut avoir une sensation de chaleur et rougir, ou même avoir une boule dans le ventre. Et puis, il y a ce qui se passe aussi dans notre tête. On va interpréter, on pense, on peut se répéter certaines choses en boucle dans notre tête. On va chercher en tout cas à donner du sens à ce qui nous arrive. Et une émotion, c'est donc pas simplement je suis en colère, c'est tout un ensemble de réactions qui se produisent à l'intérieur de nous. Et surtout, une émotion, c'est pas une décision. Et ça pour moi c'est important qu'on en parle aujourd'hui. Parce qu'on peut ressentir de la colère sans décider de crier. On peut ressentir de la peur sans être obligé de fuir. On peut ressentir de la tristesse sans être obligé de s'isoler. Et c'est justement là que ça devient très intéressant. Pourquoi on a des émotions ? Tout simplement parce qu'elles ont une fonction. Elles peuvent nous aider à nous adapter à ce qu'on est en train de vivre. Par exemple, si on prend la peur, si tu te retrouves face à un danger, ton organisme va rapidement se mobiliser. Donc tes muscles vont être sur le qui-vive, il va y avoir ta respiration qui va s'accélérer ou qui va ralentir. Ça dépend en fait de ce que tu vas être en train de vivre. En principe, la peur, il y a tout ton organisme qui se mobilise. Mais la peur, du coup, elle mobilise ton organisme de cette façon-là pour la simple et bonne raison qu'elle veut te protéger. La colère, elle, elle va mobiliser ton organisme pour te signaler qu'une limite a été franchie ou que quelque chose te semble injuste. La tristesse, elle, elle va accompagner une perte, un changement ou même un besoin de soutien. La joie, parce qu'elle est très importante, cette émotion, et que là on ne va pas parler que des émotions qui sont inconfortables, mais elle va nous permettre de vivre pleinement l'expérience qu'on est en train de vivre et noter que cette expérience, en fait, elle est hyper agréable pour nous et elle va nous permettre de créer du lien à la joie. Donc quand on dit qu'on ne veut plus ressentir une émotion, en fait on va chercher parfois à supprimer quelque chose qui a une réelle fonction pour nous. Et c'est là que j'aime faire une distinction. Une émotion, elle peut être inconfortable sans être mauvaise. Je donne souvent cette image, surtout quand je travaille avec mes ados en atelier. Les émotions, c'est comme des notifications que notre corps nous envoie. Donc quand on a une notification qui arrive sur notre téléphone, elle va attirer notre attention. On va soit l'ouvrir et faire ce qu'il y a à faire, soit on va juste regarder, soit on va carrément la laisser de côté, ou on peut même la supprimer. Mais si... on ne l'ouvre jamais, ça veut pas forcément dire que le message il n'existe plus. Eh bien nos émotions, elles vont fonctionner un peu de la même manière. manière. Quand la colère, elle arrive, hop, notification, quelque chose ne me convient pas. Voilà. La peur, hop, elle t'envoie une notification pour dire quelque chose là me semble plutôt menaçant. La tristesse, elle, elle t'envoie une notification, quelque chose a été perdu, j'ai été blessée ou là j'ai besoin d'être accueillie. Et parfois, la joie, elle nous envoie aussi une notification, genre et ça c'est... hyper stylé pour moi, j'aime trop ! Mais, attention à une chose. Une notification nous donne une information mais pas forcément toute la vérité. Et ça, c'est essentiel. Si ton téléphone à un moment donné, il affiche trois appels manqués, tu ne sais pas encore pourquoi la personne, elle t'a appelé. Tu dois ouvrir la notification pour comprendre et avec une émotion, c'est un peu la même chose. Si je ressens de la colère, très bien. Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui a été touché chez moi ? Est-ce qu'une limite a été dépassée ? Est-ce que je suis simplement fatiguée ? Est-ce que cette situation me rappelle quelque chose ? Est-ce que je suis simplement en train de réagir beaucoup plus fort parce que j'ai déjà accumulé énormément de choses ? L'émotion, elle vient attirer votre attention. Et ensuite, c'est... à vous d'aller regarder le message. Et c'est justement là que commence du coup le travail avec nos émotions. Donc l'idée c'est pas de les supprimer, c'est pas de les faire taire, mais apprendre à lire les notifications que notre corps nous envoie. Alors, faut-il gérer ses émotions ? De mon côté, je préfère dire qu'il vaut mieux... apprendre à les traverser. Parce que gérer ses émotions, ça peut parfois donner l'impression qu'il faudrait réussir à les contrôler parfaitement, à être en maîtrise de ses émotions. Et franchement, qui réussit ça ? Personne. On aura toujours des moments où on sera en colère, des moments où on va pleurer, des moments où on aura peur, des moments où on sera submergé. Et l'objectif, c'est pas de devenir une personne qui ne ressent plus rien. L'objectif, c'est plutôt d'apprendre à reconnaître ce qu'on est en train de ressentir, à comprendre ce qui se passe, à laisser l'émotion exister, et ensuite choisir ce qu'on va faire de cette émotion. Parce qu'il y a une différence énorme entre ressentir l'émotion et agir sous le coup de cette émotion. Prenons un exemple. Quelqu'un qui te parle archi mal. Tu sens immédiatement la colère monter. Ton cœur va accélérer, ton corps va se tendre, tu peux ressentir ta mâchoire se serrer, tu peux avoir les points qui vont se former, t'as envie de répondre et peut-être même très fort. La colère, elle est là clairement. On est d'accord sur le fait que tu n'as pas forcément choisi de la ressentir. Elle vient de façon impromptue. Mais tu peux avoir un espace entre eux. Je ressens de la colère et je vais maintenant hurler sur cette personne en face de moi qui est en train de me taper sur le système. Et cet espace, il est minuscule au départ, mais il peut devenir de plus en plus grand quand on commence à maîtriser, par exemple, une petite respiration entre je ressens la colère et je vais maintenant hurler. Voilà, une petite respiration, un silence. Parfois, quelques secondes, on peut aussi sortir de la pièce et carrément faire quelque chose comme boire un verre d'eau pour court-circuiter, entre guillemets, l'émotion. Et une fois que c'est fait, on pourra dire, là je suis trop énervée pour en parler correctement, on en reparlera plus tard. Et ça, c'est pas nier sa colère, c'est prendre la responsabilité de ce qu'on en fait. Donc on peut ressentir cette colère, créer un espace. avant de pouvoir réagir sous le coup de la colère. Et donc, c'est prendre sa responsabilité de ce qu'on fait de cette émotion qui arrive sans prévenir. C'est pareil avec la tristesse. On vit dans une société où on cherche souvent à aller mieux et très vite. On peut entendre des choses comme « allez, ça va passer, pense positif, c'est bon, il faut rebondir, sois fort, sois forte » . Mais parfois, on a simplement besoin d'être triste, en fait. Pleurer, c'est... C'est pas forcément un problème à résoudre. La tristesse, elle peut juste avoir besoin d'être accueillie. Et parfois, la meilleure chose qu'on puisse dire à quelqu'un qui est en train de pleurer, c'est pas « ne pleure pas » , mais simplement « je suis là » . Et ça vaut aussi pour nous-mêmes. Le piège du « je dois rester positif » . Et j'avais envie de parler de ça parce que le développement personnel... Il crée parfois cette nouvelle pression, où il faudrait être positif, reconnaissant, aligné, calme, zen, et surtout ne jamais laisser une émotion négative nous envahir. Mais une vie sans émotions inconfortables, ça n'existe pas. Et chercher à supprimer systématiquement ce qui nous dérange, ça peut parfois nous éloigner de ce qu'on est. qu'on ressent réellement et surtout de notre réalité. On peut être reconnaissant et triste. On peut aimer profondément sa famille et être en colère contre elle. On peut aimer son travail et être épuisé. On peut avoir une belle vie et traverser une période difficile. Les émotions, elles ne sont pas toujours cohérentes et nous non plus. Et c'est un peu la beauté et à la fois la complexité de l'être humain. C'est qu'on peut être tout et son contraire. Et c'est beau. Je vais vous proposer quelque chose de très simple. Quand tu sens une émotion forte arriver, essaie de passer par quatre petites étapes. La première, c'est je remarque. Donc là, je suis en colère. ou là j'ai peur, là je suis triste. Voilà, la seule chose que vous avez à faire, c'est juste de remarquer l'émotion qui est en train de s'inviter. En fait, la petite notif là, qui est en train de s'inviter dans votre corps. Remarquez-la, c'est tout. Quand vous êtes en capacité de le faire, ça peut prendre du temps parce que ce n'est pas facile de découvrir. l'univers des émotions parce qu'on vit très souvent en pilote automatique et vous verrez que c'est pas naturel, pas forcément instinctif. Donc ça peut mettre quelques temps et là l'idée c'est qu'on se mette absolument pas la pression. Là je vais vous donner du coup les quatre petites étapes qui peuvent vous permettre justement d'aller consolider cet espace entre je suis en colère et je vais hurler. Donc du coup l'idée première c'est qu'on remarque. qui... l'émotion qui arrive, la petite notif. Ensuite, le deuxième point, c'est je ressens. Donc, qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Dans ma poitrine, dans mon ventre, dans ma mâchoire, ma respiration ? Est-ce qu'elle s'accélère ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est en train de se serrer dans mon corps ? À quel endroit c'est ? Voilà. En fait, quand l'émotion, elle vient, à partir du moment où vous êtes en capacité de la nommer, C'est comme si ça baissait un petit peu le volume parce que du coup elle est visible. Ensuite quand vous vous recentrez sur vous et que vous cherchez à ressentir ce que ça fait à l'intérieur de vous, et bien le volume se baisse encore plus. Donc du coup ça va être beaucoup plus facile en fait à la ressentir, à la laisser traverser. Et du coup vous allez gagner du temps dans cet espace. Ensuite le troisième point ça va être de chercher... à comprendre si c'est possible pour vous à ce moment-là. Qu'est-ce qui vient de se passer là ? Qu'est-ce qui a déclenché cette émotion ? Quelle est la chose en fait qui a été touchée chez moi ? Voilà, est-ce que c'est injuste ? Est-ce que là ça vient toucher quelque chose de mon histoire, etc. ? Voilà, vous pouvez, ou même juste, vous dire là il vient de se passer ça en fait. Il y a ça, il y a ça, il y a ça, et ça va vous permettre en fait complètement de vous rendre compte aussi de ce que vous êtes en train de vivre. Parce que très souvent, si on prend par exemple les violences conjugales, on est en fait dans un enchaînement. C'est tous les jours et très souvent la même façon de faire, etc. Et on en vient au point où on ne comprend plus ce qui est en train de se passer. Donc l'idée, voilà, c'est on fait un petit récap. de la situation et de ce qui a déclenché notre émotion. La colère, la peur, etc. Ensuite, une fois que vous êtes en capacité de comprendre ça, vous allez pouvoir choisir. Donc maintenant, c'est le point numéro 4, et maintenant, qu'est-ce que je décide de faire de cette émotion ? Parce que cette dernière étape, elle est essentielle. Mon émotion, elle peut être légitime, mais elle ne justifie pas forcément tous mes comportements. Donc vous êtes en droit de crier si vous avez peur et que vous êtes face à quelqu'un, voilà, c'est important, là, il faut absolument hurler. Mais peut-être que si on est face à notre enfant qui a eu une maladresse, on peut se rendre compte que là, on est juste fatigué ou alors que là, on est dans une sorte d'accumulation et on n'est pas obligé de venir à l'extrême de lui hurler dessus ou avoir un autre comportement qui serait condamnable. Donc je répète. La première, on remarque l'émotion. La deuxième étape, on ressent ce qui se passe à l'intérieur de nous pour revenir complètement à nous-mêmes. La troisième, on cherche à comprendre ce qui est en train de se passer. La quatrième, on choisit la réaction appropriée. Et justement, pour vous familiariser avec ces quatre étapes, j'ai envie de vous proposer une petite expérience. Je vais vous inviter à penser à une émotion que vous avez ressentie récemment. Pas forcément quelque chose de très intense, juste une émotion. Et je vais vous demander de vous demander ce que vous avez ressenti à ce moment-là. Donc qu'est-ce que vous avez ressenti ? Une tension ? Quelque chose de lourd ? Quelque chose de léger ? Parce que ça peut être aussi une émotion qui est très positive. Et ensuite je vais vous demander... de regarder où est-ce que vous avez ressenti ça dans votre corps. Est-ce que c'est dans votre poitrine où ça a serré ? Est-ce que vous avez eu des guilis dans le ventre ? Est-ce que c'est la gorge qui s'est nouée ? Est-ce que la lourdeur que vous ressentiez, elle était au niveau de vos épaules ou de vos chevilles ? Et une fois que vous êtes en capacité de vous rappeler, de l'endroit où votre corps a été sollicité pendant cette émotion, je vais vous inviter à vous demander ce qui s'est passé juste avant. Avant que cette émotion ne se déclenche, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Essayez de recontextualiser un petit peu. Et enfin, vous allez pouvoir juste vous demander de quoi vous aviez besoin à ce moment-là. Peut-être que vous aviez besoin d'être entendu. Peut-être que vous aviez besoin d'être rassuré. de poser une limite, de vous reposer, d'être seul, ou alors simplement de laisser passer l'émotion. Ou ça peut être aussi de garder un souvenir de ce que vous étiez en train de vivre. Essayez cette petite expérience avec une ou plusieurs situations où vous avez vécu une émotion, le plus simple possible, pour que vous puissiez faire connaissance avec ce travail. à l'intérieur de vous. Et je te laisse avec une petite astuce aussi à tester cette semaine. La prochaine fois que tu ressens une émotion forte, cette fois-ci, essaye de ne pas commencer par qu'est ce que je peux faire pour qu'elle disparaisse parce qu'elle m'insupporte, je supporte plus ressentir cette émotion. Commence simplement par qu'est ce que cette émotion vient me montrer et observe. En fait, si tu mets de la conscience dans ton émotion, sans la juger, son intensité va diminuer. Tu n'as pas besoin de trouver immédiatement de réponse aux questions que tu vas te poser. Essaye d'y aller étape par étape. Et ce qui peut aussi pas mal aider, c'est prendre quelques respirations avant de chercher aussi. Et surtout, surtout, surtout, ne vous jugez pas quand vous ressentez une émotion. C'est hyper important parce qu'une émotion, c'est pas une faute. Voilà, ce qui compte, c'est ce que vous choisissez d'en faire. Alors testez tous ces petits tips que je vous ai donnés là aujourd'hui et vous m'en direz des nouvelles. Et évidemment, on peut continuer la conversation sur Instagram. Parce que j'ai envie de vous poser quand même une question, quelle émotion vous avez le plus de mal à accueillir ? Est-ce que c'est la colère ? Est-ce que c'est la tristesse ? Est-ce que c'est la peur ? Est-ce que c'est la culpabilité ? Ou peut-être même la joie parce que c'est vrai qu'il y a des émotions d'expansion qu'on culpabilise d'avoir. Donc voilà. parce que même la joie peut être difficile à accueillir et j'ai vraiment envie de partager votre réponse donc si vous avez envie de me répondre ce serait avec un véritable plaisir que je vous accueillerai du coup sur le compte Insta Radio Chambly 2.0 pour qu'on puisse poursuivre cette conversation Merci. Et pour cette conclusion de podcast, est-ce qu'il faut vraiment gérer ses émotions ? Peut-être pas au sens où on l'entend habituellement. On ne va pas réussir à empêcher notre corps et notre cerveau de ressentir. Et heureusement. Parce que nos émotions font partie de nous. Peut-être que notre travail n'est donc pas de les faire taire, mais d'apprendre à les écouter, à les traverser, et choisir ce qu'on en fait. Et surtout, souvenez-vous. Vous n'êtes pas votre émotion, vous êtes la personne qui la ressent. Et entre ce que vous ressentez et ce que vous faites, il y a toujours un petit espace, parfois minuscule, mais cet espace, c'est là que commence notre liberté de choisir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être sur Radio Chambly 2.0 et n'oubliez pas, prendre soin de toi, c'est t'écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 Radio Chambly 2.0, l'ADN de votre ville.
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