Description
Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui parlons bore out.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui parlons bore out.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Radio Chambly 2.0, le rendez-vous bien-être, c'est maintenant. Et si votre travail pouvait vous rendre malade ? Parce que vous en avez trop, mais aussi parce que vous n'en avez pas assez. On parle beaucoup du burn-out, on connaît cette image de la personne qui travaille énormément, qui ne s'arrête jamais, qui finit complètement épuisée. Mais il existe un autre phénomène dont on ne parle beaucoup moins, c'est le bore-out. Cette fois, ce n'est pas forcément la surcharge qui épuise, c'est l'ennui. Le manque de stimulation, la sensation de ne servir à rien et parfois, paradoxalement, on peut être épuisé de ne rien faire. Alors aujourd'hui, j'ai envie de vous expliquer très simplement la différence entre les deux et surtout, comment notre travail peut progressivement prendre toute notre énergie ou nous donner l'impression de nous vider de l'intérieur. Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons par le plus connu, le burn-out ou épuisement professionnel. C'est un état qui est lié à un stress professionnel chronique qui n'a pas été correctement géré. Et j'insiste sur le mot chronique. On ne parle pas simplement d'une grosse semaine. Tout le monde peut être fatigué après une période intense. Un projet important, une semaine avec beaucoup de travail, une période compliquée. le problème Il apparaît réellement lorsque la situation de stress, elle se prolonge et que les ressources de la personne ne suffisent plus à récupérer. Donc petit à petit, on s'épuise physiquement, mentalement et émotionnellement. Comment est-ce que ça peut commencer ? Et là, j'ai envie de casser une petite idée reçue. Quand on entend burn-out, on pense immédiatement au travail. mais l'épuisement elle peut être aussi liée à d'autres sphères de notre vie. On peut parler d'épuisement parental lorsqu'un parent est soumis pendant longtemps à une charge parentale intense avec peu de récupération et peu de ressources. Et ça peut aussi concerner des personnes qui accompagnent un proche malade ou dépendant, donc les aidants. Des personnes qui traversent une période de vie particulièrement éprouvante. Et parfois même, c'est l'accumulation de plusieurs choses. Un travail prenant, des enfants, la gestion de la maison, un proche à accompagner, des difficultés financières, des problèmes de couple, des responsabilités qui s'empilent, et très peu de temps pour récupérer. Et c'est là qu'il faut être attentif. Ce n'est pas forcément une seule chose qui nous épuise, c'est parfois l'accumulation. Et quand on est constamment en train de donner sans avoir suffisamment de temps pour récupérer, à un moment, le corps et l'esprit peuvent finir par dire Là, je n'ai plus de ressources. Et c'est plus compliqué avec le burn-out. Le plus compliqué, c'est qu'il ne commence pas forcément par je suis au bout de ma vie. Au contraire, il peut commencer par quelqu'un qui est très investi, qui veut bien faire, qui accepte une mission supplémentaire, qui répond à ses mails le soir, qui va travailler pendant sa pause, qui se dit allez, encore un petit effort. Puis encore un et encore un autre et on commence à dormir moins, à penser au travail en dehors du travail, à avoir du mal à décrocher. On devient irritable, on est moins patient, on récupère moins bien mais on continue parce qu'on se dit ça va passer. Et puis le corps commence à parler. Et là, on retrouve quelque chose dont on a parlé dans l'épisode sur l'intelligence du corps. Le corps, il peut commencer à envoyer des signaux, donc une fatigue persistante, des troubles du sommeil, des tensions dans le corps, des maux de tête, des difficultés à se concentrer aussi, l'irritabilité, un sentiment d'être constamment mais sous pression, une perte de motivation, et parfois même... On est dans le week-end, dans notre journée du dimanche, et en fait le comportement il devient difficile, nos pensées aussi, parce qu'on pense au lundi matin. Et le problème, c'est qu'on peut finir par s'habituer à cet état en se disant que on est comme ça, que c'est la vie. Et en fin de compte, c'est pas notre personnalité qui a changé, c'est pas juste la vie qui est comme ça, c'est juste notre niveau d'épuisement. sur ce qu'on est en train de vivre. Et le burn-out, ce n'est pas être... un peu fatiguée et je mets les limets. J'ai envie vraiment d'insister là-dessus. On utilise aujourd'hui le mot burn-out pour beaucoup de choses. Je suis crevée, je suis en burn-out, c'est ce qu'on utilise très souvent. Mais un épisode de fatigue n'est pas automatiquement un burn-out. Le burn-out c'est un état qui est sérieux et qui mérite une véritable évaluation et un accompagnement adapté. Donc si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de décrire, ne cherchez pas à vous diagnostiquer vous-même, parlez-en à un médecin ou un professionnel de santé, parce que parfois derrière une fatigue importante, il peut y avoir différentes causes. Et c'est justement pour ça qu'il est important de ne pas rester seul avec cette sensation. Et le bore out dans tout ça ? On va prendre le phénomène inverse, donc le bore out. Le mot, il vient de l'anglais. Attention, je prends mon plus bel accent. Boredom, qui signifie l'ennui. Ici, le problème n'est pas forcément j'ai trop de travail, mais plutôt je n'ai pas assez de travail ou pas assez de stimulation. Imaginez passer vos journées devant un ordinateur avec très peu de tâches, des missions répétitives. Aucune possibilité d'apprendre, aucun sentiment d'évolution, peu de reconnaissance, peu de sens. Et vous regardez l'heure, le matin, 9h12, vous avez l'impression qu'il est midi, vous regardez à nouveau, 9h17. Et là, vous savez que la journée, elle va être interminable. Et nombreux se disent, mais comment on peut être épuisé en ne faisant rien ? Et c'est justement... toute la particularité. On pourrait penser, tu as de la chance, tu n'as pas beaucoup de travail en fait, donc c'est tranquille pour toi. Mais l'absence de stimulation, elle peut aussi devenir très difficile à vivre. Parce qu'on a besoin, dans notre activité professionnelle, de pouvoir nous sentir un minimum utile, stimulé, compétent et engagé. Quand on passe ses journées à faire semblant de travailler, à attendre, à regarder l'heure, à se demander pourquoi on est là, ça peut générer une grosse frustration. Aussi une perte de confiance, de la démotivation, et pour finir, un mal-être. Et il y a parfois quelque chose de très difficile. On culpabilise d'être mal alors qu'on pense ne pas avoir de raison de l'être. Et c'est cette ambivalence qui vient créer un profond mal-être. Le burn-out et le bore-out sont deux extrêmes. D'un côté, on a le trop, donc trop de travail, trop de pression, trop de responsabilité, trop de sollicitation et trop peu de récupération. Et de l'autre, c'est le pas assez. Donc pas assez de stimulation, pas assez de responsabilité, pas assez de reconnaissance, pas assez de sens, pas assez de possibilité d'évolution. Et donc on est sur deux situations très différentes, mais qui peuvent... toutes les deux nous éloigner progressivement de notre bien-être. Donc là, on prend l'exemple du travail, mais comme je vous disais au début de ce podcast, ça peut toucher plusieurs sphères. Et il y a aussi le pourquoi. Parce que finalement, derrière ces deux phénomènes, il y a une question qui revient souvent. Et cette question, c'est est-ce que ce que je fais a du sens pour moi ? Et attention, je ne dis pas... Pas qu'il faut absolument avoir un métier passion. On peut parfaitement avoir un travail qui est simplement un travail. Voilà, on le vit comme ça. On travaille parce qu'on veut gagner sa vie. Et en même temps, on peut trouver son épanouissement ailleurs. Ça, c'est complètement possible. Et généralement, on a un besoin d'un minimum de cohérence entre ce qu'on fait et ce qu'on vit. On a besoin de se sentir utile aussi, de se sentir respecté, d'avoir des conditions de travail correctes, de pouvoir récupérer, d'avoir un minimum d'autonomie, de pouvoir dire quand quelque chose ne va pas. Parce que tout ça, ça participe aussi à notre équilibre. Il y a quelque chose que je trouve intéressant dans notre société, c'est qu'on valorise énormément. Les personnes qui travaillent beaucoup. Ah, elle est incroyable, elle travaille tout le temps. Oh, lui, il ne s'arrête jamais. Elle, elle gère tout. Mais depuis quand être épuisée est devenue une preuve de réussite ? On peut être très investi sans être constamment épuisé. On peut être ambitieux sans sacrifier complètement son travail. On peut aimer son travail sans qu'il occupe toute notre vie. Et surtout, faire une pause, c'est pas forcément être paresseux. Parfois, c'est simplement permettre à notre système de récupérer et c'est très important. Et je crois qu'il y a quelque chose d'encore plus important derrière tout ça. on a Tellement intégré l'idée qu'il faut travailler dur pour réussir, qu'on finit parfois par croire que si quelque chose est difficile, c'est forcément qu'on est sur la bonne voie. Comme si la fatigue était une preuve de mérite. Comme si le fait de ne jamais s'arrêter rendait notre travail plus respectable. Comme si réussir devait forcément nous coûter quelque chose. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas changer un peu de perspective ? Est-ce qu'on ne pourrait pas envisager qu'on puisse réussir ? sans s'épuiser. Qu'on puisse être ambitieux sans être constamment sous pression. Qu'on puisse construire de beaux projets sans sacrifier sa vie personnelle. Qu'on puisse aimer son métier, être investi, avoir des objectifs et malgré tout, préserver son énergie. Personnellement, j'ai longtemps fonctionné dans cette logique du toujours plus. Toujours une chose à faire, un projet à avancer, une idée à concrétiser. Quelque chose à anticiper. Et je crois que j'avais presque fini par considérer que c'était normal finalement de vivre dans cette espèce de course permanente. Puis à un moment, j'ai appris à ralentir. Pas nécessairement à faire moins de choses, mais à faire les choses différemment. À laisser plus d'espace entre les projets par exemple. À ne plus chercher à remplir chaque minute finalement que j'avais de libre. A accepter que tout ne soit pas urgent. A comprendre aussi que je pouvais avancer sans être constamment dans le feu de l'action. Et finalement, je me suis rendue compte que je travaillais beaucoup plus sereinement quand je ralentissais. Avec davantage de plaisir, de recul et de clarté. Ça c'est quelque chose qui était très important, la clarté que j'ai gagnée en ralentissant. Et surtout, j'ai réalisé quelque chose, c'est que quand on est constamment dans le travail, dans l'urgence et dans la sollicitation, avec son téléphone qui sonne dans tous les sens, que ça ne s'arrête pas, et bien ça ne s'arrête pas à la porte du bureau. On ramène cette tension à la maison. On est physiquement présent, mais mentalement encore au travail. On a parfois du coup moins de patience. Moins de disponibilité pour ses proches, moins d'énergie pour les choses qui nous faisaient du bien pourtant. Et c'est là que l'engrainage, il devient vraiment intéressant. On travaille pour construire une vie, mais on finit parfois par ne plus avoir le temps de profiter de cette vie. Alors, je ne dis pas que ralentir, c'est toujours facile. On a tous des contraintes, des responsabilités, des réalités professionnelles différentes. Mais je pense qu'on sous-estime énormément le pouvoir des petites choses. Parce qu'en réalité, se ressourcer, ça ne demande pas forcément de partir en vacances trois semaines, de s'inscrire à une retraite de méditation ou de bouleverser complètement son quotidien. Parfois, ça commence par cinq petites minutes. Voilà, cinq petites minutes où on va respirer. Si on prend l'exemple des pauses au travail. Dans certaines entreprises, les personnes qui fument, elles ont naturellement leur petit moment de pause. Elles sortent quelques minutes, plusieurs fois dans la journée. Et celles qui ne fument pas, elles restent parfois devant leur ordinateur et elles enchaînent en fait toutes les tâches. Et elles ne s'autorisent même pas ces 5 minutes. Mais pourquoi ? On n'a pas besoin de fumer pour avoir le droit de faire une pause. En fait, on peut aller, on peut se lever, on peut aller prendre l'air. On peut boire un verre d'eau, regarder par la fenêtre, on peut marcher quelques minutes ou simplement profiter de 100 minutes pour ne rien faire. On peut aussi décider de couper les notifications de son téléphone pendant un moment, de ne pas être constamment joignable, de s'accorder une vraie coupure, que ce soit pendant le déjeuner ou en rentrant à la maison. Et puis il y a ce moment aussi de transition entre le travail et la maison si vous l'avez. Il n'est pas à négliger parce que ce trajet qu'on peut faire parfois en voiture... les transports et pendant lequel on va continuer finalement soit à travailler mentalement ou alors on peut même se poser, scroller pour anesthésier son cerveau. Mais pourquoi ne pas en faire un stade de décompression à ce moment-là ? En écoutant de la musique, une musique qu'on aime, en chantant à gorge déployée. en écoutant un podcast aussi qui va nous inspirer, qui va nous calmer, en appelant une personne avec qui on se sent bien, où on va pouvoir rigoler, partager des anecdotes de notre journée, ou alors simplement profiter du silence. Et puis il y a toutes ces choses qui paraissent tellement évidentes qu'on finit par les négliger. Dormir suffisamment, boire de l'eau régulièrement, Manger correctement, bouger un peu, faire quelque chose qui va nous procurer du plaisir. Des choses aussi qui peuvent nous reconnecter à ce qu'on faisait enfant, adolescent, je sais pas, comme dessiner, peindre, de la poterie. Parfois c'est des petites choses qui viennent vraiment nourrir quelque chose à l'intérieur de nous et qui font du bien. Ce sont des choses simples mais ce sont de véritables ressources. Et je crois qu'on devrait arrêter de les considérer comme des récompenses qu'on s'accorde une fois que tout est terminé. Parce que tout ne sera jamais terminé. Il y aura toujours un dossier à traiter, un message auquel répondre, une maison à ranger, une lessive à faire, un projet à avancer, quelque chose à prévoir. Alors si on attend d'avoir tout accompli pour prendre soin de soi, on risque d'attendre très longtemps. et finalement je crois que C'est peut-être ça le vrai changement de regard. Ne plus attendre d'être épuisé pour s'autoriser à récupérer. Ne plus attendre d'avoir mérité son repos. Ne plus considérer les moments de plaisir comme du temps perdu. Ne plus culpabiliser de prendre soin de soi, alors même que c'est ce qui nous permet de continuer à avancer. Parce qu'on peut construire quelque chose de grand sans se détruire en chemin. On peut être ambitieux Merci. et serein, investi et disponible. On peut être productif et heureux. Et surtout, on peut réussir sans avoir à prouver combien on a souffert pour y arriver. Alors la prochaine fois que vous aurez envie de remplir les 5 prochaines minutes avec une tâche supplémentaire, posez-vous peut-être cette question. Est-ce que j'ai vraiment besoin de faire davantage ? Ou est-ce que j'ai simplement besoin ? de me donner un peu d'espace. Parce que parfois, ce n'est pas en ajoutant quelque chose à notre journée qu'on avance mieux. C'est justement en acceptant de ne rien y ajouter. Alors, je vous propose un petit moment introspection à tester. Cette semaine, prenez 5 minutes et répondez à ces 3 questions. Qu'est-ce qui me donne de l'énergie dans mon travail ? Qu'est-ce qui m'en enlève ? Et surtout, qu'est-ce qui pourrait être différent ? Attention, pas comment est-ce que je vais changer toute ma vie lundi matin, juste quelle est la première petite chose sur laquelle j'ai réellement du pouvoir. Et ça peut être demander de l'aide, clarifier une mission, poser une limite, parler à son responsable, prendre sa pause, arrêter de consulter ses mails le soir, ou simplement prendre rendez-vous avec un professionnel pour parler de ce que vous vivez. Si vous êtes dans une situation de souffrance importante, surtout ne restez pas seul avec ça. Burnout, bore out, deux réalités très différentes. L'une peut venir d'un trop plein, l'autre d'un vide. Mais derrière les deux, il y a une chose commune, notre travail a un impact sur notre bien-être. Alors non, vous n'avez pas besoin d'attendre de vous écrouler pour prendre votre santé mentale au sérieux. Et vous n'avez pas non plus besoin de culpabiliser parce que vous vous ennuyez. Votre mal-être mérite d'être entendu, quelle qu'en soit la forme. Et si quelque chose ne va pas, parlez-en, demandez de l'aide, parce que prendre soin de soi, ce n'est pas attendre d'être au bout pour réagir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être. Et n'oublie pas, prendre soin de toi, c'est écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 RAD CHAMBRI 2.0, l'ADN de votre ville.
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Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui parlons bore out.
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Radio Chambly 2.0, le rendez-vous bien-être, c'est maintenant. Et si votre travail pouvait vous rendre malade ? Parce que vous en avez trop, mais aussi parce que vous n'en avez pas assez. On parle beaucoup du burn-out, on connaît cette image de la personne qui travaille énormément, qui ne s'arrête jamais, qui finit complètement épuisée. Mais il existe un autre phénomène dont on ne parle beaucoup moins, c'est le bore-out. Cette fois, ce n'est pas forcément la surcharge qui épuise, c'est l'ennui. Le manque de stimulation, la sensation de ne servir à rien et parfois, paradoxalement, on peut être épuisé de ne rien faire. Alors aujourd'hui, j'ai envie de vous expliquer très simplement la différence entre les deux et surtout, comment notre travail peut progressivement prendre toute notre énergie ou nous donner l'impression de nous vider de l'intérieur. Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons par le plus connu, le burn-out ou épuisement professionnel. C'est un état qui est lié à un stress professionnel chronique qui n'a pas été correctement géré. Et j'insiste sur le mot chronique. On ne parle pas simplement d'une grosse semaine. Tout le monde peut être fatigué après une période intense. Un projet important, une semaine avec beaucoup de travail, une période compliquée. le problème Il apparaît réellement lorsque la situation de stress, elle se prolonge et que les ressources de la personne ne suffisent plus à récupérer. Donc petit à petit, on s'épuise physiquement, mentalement et émotionnellement. Comment est-ce que ça peut commencer ? Et là, j'ai envie de casser une petite idée reçue. Quand on entend burn-out, on pense immédiatement au travail. mais l'épuisement elle peut être aussi liée à d'autres sphères de notre vie. On peut parler d'épuisement parental lorsqu'un parent est soumis pendant longtemps à une charge parentale intense avec peu de récupération et peu de ressources. Et ça peut aussi concerner des personnes qui accompagnent un proche malade ou dépendant, donc les aidants. Des personnes qui traversent une période de vie particulièrement éprouvante. Et parfois même, c'est l'accumulation de plusieurs choses. Un travail prenant, des enfants, la gestion de la maison, un proche à accompagner, des difficultés financières, des problèmes de couple, des responsabilités qui s'empilent, et très peu de temps pour récupérer. Et c'est là qu'il faut être attentif. Ce n'est pas forcément une seule chose qui nous épuise, c'est parfois l'accumulation. Et quand on est constamment en train de donner sans avoir suffisamment de temps pour récupérer, à un moment, le corps et l'esprit peuvent finir par dire Là, je n'ai plus de ressources. Et c'est plus compliqué avec le burn-out. Le plus compliqué, c'est qu'il ne commence pas forcément par je suis au bout de ma vie. Au contraire, il peut commencer par quelqu'un qui est très investi, qui veut bien faire, qui accepte une mission supplémentaire, qui répond à ses mails le soir, qui va travailler pendant sa pause, qui se dit allez, encore un petit effort. Puis encore un et encore un autre et on commence à dormir moins, à penser au travail en dehors du travail, à avoir du mal à décrocher. On devient irritable, on est moins patient, on récupère moins bien mais on continue parce qu'on se dit ça va passer. Et puis le corps commence à parler. Et là, on retrouve quelque chose dont on a parlé dans l'épisode sur l'intelligence du corps. Le corps, il peut commencer à envoyer des signaux, donc une fatigue persistante, des troubles du sommeil, des tensions dans le corps, des maux de tête, des difficultés à se concentrer aussi, l'irritabilité, un sentiment d'être constamment mais sous pression, une perte de motivation, et parfois même... On est dans le week-end, dans notre journée du dimanche, et en fait le comportement il devient difficile, nos pensées aussi, parce qu'on pense au lundi matin. Et le problème, c'est qu'on peut finir par s'habituer à cet état en se disant que on est comme ça, que c'est la vie. Et en fin de compte, c'est pas notre personnalité qui a changé, c'est pas juste la vie qui est comme ça, c'est juste notre niveau d'épuisement. sur ce qu'on est en train de vivre. Et le burn-out, ce n'est pas être... un peu fatiguée et je mets les limets. J'ai envie vraiment d'insister là-dessus. On utilise aujourd'hui le mot burn-out pour beaucoup de choses. Je suis crevée, je suis en burn-out, c'est ce qu'on utilise très souvent. Mais un épisode de fatigue n'est pas automatiquement un burn-out. Le burn-out c'est un état qui est sérieux et qui mérite une véritable évaluation et un accompagnement adapté. Donc si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de décrire, ne cherchez pas à vous diagnostiquer vous-même, parlez-en à un médecin ou un professionnel de santé, parce que parfois derrière une fatigue importante, il peut y avoir différentes causes. Et c'est justement pour ça qu'il est important de ne pas rester seul avec cette sensation. Et le bore out dans tout ça ? On va prendre le phénomène inverse, donc le bore out. Le mot, il vient de l'anglais. Attention, je prends mon plus bel accent. Boredom, qui signifie l'ennui. Ici, le problème n'est pas forcément j'ai trop de travail, mais plutôt je n'ai pas assez de travail ou pas assez de stimulation. Imaginez passer vos journées devant un ordinateur avec très peu de tâches, des missions répétitives. Aucune possibilité d'apprendre, aucun sentiment d'évolution, peu de reconnaissance, peu de sens. Et vous regardez l'heure, le matin, 9h12, vous avez l'impression qu'il est midi, vous regardez à nouveau, 9h17. Et là, vous savez que la journée, elle va être interminable. Et nombreux se disent, mais comment on peut être épuisé en ne faisant rien ? Et c'est justement... toute la particularité. On pourrait penser, tu as de la chance, tu n'as pas beaucoup de travail en fait, donc c'est tranquille pour toi. Mais l'absence de stimulation, elle peut aussi devenir très difficile à vivre. Parce qu'on a besoin, dans notre activité professionnelle, de pouvoir nous sentir un minimum utile, stimulé, compétent et engagé. Quand on passe ses journées à faire semblant de travailler, à attendre, à regarder l'heure, à se demander pourquoi on est là, ça peut générer une grosse frustration. Aussi une perte de confiance, de la démotivation, et pour finir, un mal-être. Et il y a parfois quelque chose de très difficile. On culpabilise d'être mal alors qu'on pense ne pas avoir de raison de l'être. Et c'est cette ambivalence qui vient créer un profond mal-être. Le burn-out et le bore-out sont deux extrêmes. D'un côté, on a le trop, donc trop de travail, trop de pression, trop de responsabilité, trop de sollicitation et trop peu de récupération. Et de l'autre, c'est le pas assez. Donc pas assez de stimulation, pas assez de responsabilité, pas assez de reconnaissance, pas assez de sens, pas assez de possibilité d'évolution. Et donc on est sur deux situations très différentes, mais qui peuvent... toutes les deux nous éloigner progressivement de notre bien-être. Donc là, on prend l'exemple du travail, mais comme je vous disais au début de ce podcast, ça peut toucher plusieurs sphères. Et il y a aussi le pourquoi. Parce que finalement, derrière ces deux phénomènes, il y a une question qui revient souvent. Et cette question, c'est est-ce que ce que je fais a du sens pour moi ? Et attention, je ne dis pas... Pas qu'il faut absolument avoir un métier passion. On peut parfaitement avoir un travail qui est simplement un travail. Voilà, on le vit comme ça. On travaille parce qu'on veut gagner sa vie. Et en même temps, on peut trouver son épanouissement ailleurs. Ça, c'est complètement possible. Et généralement, on a un besoin d'un minimum de cohérence entre ce qu'on fait et ce qu'on vit. On a besoin de se sentir utile aussi, de se sentir respecté, d'avoir des conditions de travail correctes, de pouvoir récupérer, d'avoir un minimum d'autonomie, de pouvoir dire quand quelque chose ne va pas. Parce que tout ça, ça participe aussi à notre équilibre. Il y a quelque chose que je trouve intéressant dans notre société, c'est qu'on valorise énormément. Les personnes qui travaillent beaucoup. Ah, elle est incroyable, elle travaille tout le temps. Oh, lui, il ne s'arrête jamais. Elle, elle gère tout. Mais depuis quand être épuisée est devenue une preuve de réussite ? On peut être très investi sans être constamment épuisé. On peut être ambitieux sans sacrifier complètement son travail. On peut aimer son travail sans qu'il occupe toute notre vie. Et surtout, faire une pause, c'est pas forcément être paresseux. Parfois, c'est simplement permettre à notre système de récupérer et c'est très important. Et je crois qu'il y a quelque chose d'encore plus important derrière tout ça. on a Tellement intégré l'idée qu'il faut travailler dur pour réussir, qu'on finit parfois par croire que si quelque chose est difficile, c'est forcément qu'on est sur la bonne voie. Comme si la fatigue était une preuve de mérite. Comme si le fait de ne jamais s'arrêter rendait notre travail plus respectable. Comme si réussir devait forcément nous coûter quelque chose. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas changer un peu de perspective ? Est-ce qu'on ne pourrait pas envisager qu'on puisse réussir ? sans s'épuiser. Qu'on puisse être ambitieux sans être constamment sous pression. Qu'on puisse construire de beaux projets sans sacrifier sa vie personnelle. Qu'on puisse aimer son métier, être investi, avoir des objectifs et malgré tout, préserver son énergie. Personnellement, j'ai longtemps fonctionné dans cette logique du toujours plus. Toujours une chose à faire, un projet à avancer, une idée à concrétiser. Quelque chose à anticiper. Et je crois que j'avais presque fini par considérer que c'était normal finalement de vivre dans cette espèce de course permanente. Puis à un moment, j'ai appris à ralentir. Pas nécessairement à faire moins de choses, mais à faire les choses différemment. À laisser plus d'espace entre les projets par exemple. À ne plus chercher à remplir chaque minute finalement que j'avais de libre. A accepter que tout ne soit pas urgent. A comprendre aussi que je pouvais avancer sans être constamment dans le feu de l'action. Et finalement, je me suis rendue compte que je travaillais beaucoup plus sereinement quand je ralentissais. Avec davantage de plaisir, de recul et de clarté. Ça c'est quelque chose qui était très important, la clarté que j'ai gagnée en ralentissant. Et surtout, j'ai réalisé quelque chose, c'est que quand on est constamment dans le travail, dans l'urgence et dans la sollicitation, avec son téléphone qui sonne dans tous les sens, que ça ne s'arrête pas, et bien ça ne s'arrête pas à la porte du bureau. On ramène cette tension à la maison. On est physiquement présent, mais mentalement encore au travail. On a parfois du coup moins de patience. Moins de disponibilité pour ses proches, moins d'énergie pour les choses qui nous faisaient du bien pourtant. Et c'est là que l'engrainage, il devient vraiment intéressant. On travaille pour construire une vie, mais on finit parfois par ne plus avoir le temps de profiter de cette vie. Alors, je ne dis pas que ralentir, c'est toujours facile. On a tous des contraintes, des responsabilités, des réalités professionnelles différentes. Mais je pense qu'on sous-estime énormément le pouvoir des petites choses. Parce qu'en réalité, se ressourcer, ça ne demande pas forcément de partir en vacances trois semaines, de s'inscrire à une retraite de méditation ou de bouleverser complètement son quotidien. Parfois, ça commence par cinq petites minutes. Voilà, cinq petites minutes où on va respirer. Si on prend l'exemple des pauses au travail. Dans certaines entreprises, les personnes qui fument, elles ont naturellement leur petit moment de pause. Elles sortent quelques minutes, plusieurs fois dans la journée. Et celles qui ne fument pas, elles restent parfois devant leur ordinateur et elles enchaînent en fait toutes les tâches. Et elles ne s'autorisent même pas ces 5 minutes. Mais pourquoi ? On n'a pas besoin de fumer pour avoir le droit de faire une pause. En fait, on peut aller, on peut se lever, on peut aller prendre l'air. On peut boire un verre d'eau, regarder par la fenêtre, on peut marcher quelques minutes ou simplement profiter de 100 minutes pour ne rien faire. On peut aussi décider de couper les notifications de son téléphone pendant un moment, de ne pas être constamment joignable, de s'accorder une vraie coupure, que ce soit pendant le déjeuner ou en rentrant à la maison. Et puis il y a ce moment aussi de transition entre le travail et la maison si vous l'avez. Il n'est pas à négliger parce que ce trajet qu'on peut faire parfois en voiture... les transports et pendant lequel on va continuer finalement soit à travailler mentalement ou alors on peut même se poser, scroller pour anesthésier son cerveau. Mais pourquoi ne pas en faire un stade de décompression à ce moment-là ? En écoutant de la musique, une musique qu'on aime, en chantant à gorge déployée. en écoutant un podcast aussi qui va nous inspirer, qui va nous calmer, en appelant une personne avec qui on se sent bien, où on va pouvoir rigoler, partager des anecdotes de notre journée, ou alors simplement profiter du silence. Et puis il y a toutes ces choses qui paraissent tellement évidentes qu'on finit par les négliger. Dormir suffisamment, boire de l'eau régulièrement, Manger correctement, bouger un peu, faire quelque chose qui va nous procurer du plaisir. Des choses aussi qui peuvent nous reconnecter à ce qu'on faisait enfant, adolescent, je sais pas, comme dessiner, peindre, de la poterie. Parfois c'est des petites choses qui viennent vraiment nourrir quelque chose à l'intérieur de nous et qui font du bien. Ce sont des choses simples mais ce sont de véritables ressources. Et je crois qu'on devrait arrêter de les considérer comme des récompenses qu'on s'accorde une fois que tout est terminé. Parce que tout ne sera jamais terminé. Il y aura toujours un dossier à traiter, un message auquel répondre, une maison à ranger, une lessive à faire, un projet à avancer, quelque chose à prévoir. Alors si on attend d'avoir tout accompli pour prendre soin de soi, on risque d'attendre très longtemps. et finalement je crois que C'est peut-être ça le vrai changement de regard. Ne plus attendre d'être épuisé pour s'autoriser à récupérer. Ne plus attendre d'avoir mérité son repos. Ne plus considérer les moments de plaisir comme du temps perdu. Ne plus culpabiliser de prendre soin de soi, alors même que c'est ce qui nous permet de continuer à avancer. Parce qu'on peut construire quelque chose de grand sans se détruire en chemin. On peut être ambitieux Merci. et serein, investi et disponible. On peut être productif et heureux. Et surtout, on peut réussir sans avoir à prouver combien on a souffert pour y arriver. Alors la prochaine fois que vous aurez envie de remplir les 5 prochaines minutes avec une tâche supplémentaire, posez-vous peut-être cette question. Est-ce que j'ai vraiment besoin de faire davantage ? Ou est-ce que j'ai simplement besoin ? de me donner un peu d'espace. Parce que parfois, ce n'est pas en ajoutant quelque chose à notre journée qu'on avance mieux. C'est justement en acceptant de ne rien y ajouter. Alors, je vous propose un petit moment introspection à tester. Cette semaine, prenez 5 minutes et répondez à ces 3 questions. Qu'est-ce qui me donne de l'énergie dans mon travail ? Qu'est-ce qui m'en enlève ? Et surtout, qu'est-ce qui pourrait être différent ? Attention, pas comment est-ce que je vais changer toute ma vie lundi matin, juste quelle est la première petite chose sur laquelle j'ai réellement du pouvoir. Et ça peut être demander de l'aide, clarifier une mission, poser une limite, parler à son responsable, prendre sa pause, arrêter de consulter ses mails le soir, ou simplement prendre rendez-vous avec un professionnel pour parler de ce que vous vivez. Si vous êtes dans une situation de souffrance importante, surtout ne restez pas seul avec ça. Burnout, bore out, deux réalités très différentes. L'une peut venir d'un trop plein, l'autre d'un vide. Mais derrière les deux, il y a une chose commune, notre travail a un impact sur notre bien-être. Alors non, vous n'avez pas besoin d'attendre de vous écrouler pour prendre votre santé mentale au sérieux. Et vous n'avez pas non plus besoin de culpabiliser parce que vous vous ennuyez. Votre mal-être mérite d'être entendu, quelle qu'en soit la forme. Et si quelque chose ne va pas, parlez-en, demandez de l'aide, parce que prendre soin de soi, ce n'est pas attendre d'être au bout pour réagir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être. Et n'oublie pas, prendre soin de toi, c'est écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 RAD CHAMBRI 2.0, l'ADN de votre ville.
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Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui parlons bore out.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Radio Chambly 2.0, le rendez-vous bien-être, c'est maintenant. Et si votre travail pouvait vous rendre malade ? Parce que vous en avez trop, mais aussi parce que vous n'en avez pas assez. On parle beaucoup du burn-out, on connaît cette image de la personne qui travaille énormément, qui ne s'arrête jamais, qui finit complètement épuisée. Mais il existe un autre phénomène dont on ne parle beaucoup moins, c'est le bore-out. Cette fois, ce n'est pas forcément la surcharge qui épuise, c'est l'ennui. Le manque de stimulation, la sensation de ne servir à rien et parfois, paradoxalement, on peut être épuisé de ne rien faire. Alors aujourd'hui, j'ai envie de vous expliquer très simplement la différence entre les deux et surtout, comment notre travail peut progressivement prendre toute notre énergie ou nous donner l'impression de nous vider de l'intérieur. Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons par le plus connu, le burn-out ou épuisement professionnel. C'est un état qui est lié à un stress professionnel chronique qui n'a pas été correctement géré. Et j'insiste sur le mot chronique. On ne parle pas simplement d'une grosse semaine. Tout le monde peut être fatigué après une période intense. Un projet important, une semaine avec beaucoup de travail, une période compliquée. le problème Il apparaît réellement lorsque la situation de stress, elle se prolonge et que les ressources de la personne ne suffisent plus à récupérer. Donc petit à petit, on s'épuise physiquement, mentalement et émotionnellement. Comment est-ce que ça peut commencer ? Et là, j'ai envie de casser une petite idée reçue. Quand on entend burn-out, on pense immédiatement au travail. mais l'épuisement elle peut être aussi liée à d'autres sphères de notre vie. On peut parler d'épuisement parental lorsqu'un parent est soumis pendant longtemps à une charge parentale intense avec peu de récupération et peu de ressources. Et ça peut aussi concerner des personnes qui accompagnent un proche malade ou dépendant, donc les aidants. Des personnes qui traversent une période de vie particulièrement éprouvante. Et parfois même, c'est l'accumulation de plusieurs choses. Un travail prenant, des enfants, la gestion de la maison, un proche à accompagner, des difficultés financières, des problèmes de couple, des responsabilités qui s'empilent, et très peu de temps pour récupérer. Et c'est là qu'il faut être attentif. Ce n'est pas forcément une seule chose qui nous épuise, c'est parfois l'accumulation. Et quand on est constamment en train de donner sans avoir suffisamment de temps pour récupérer, à un moment, le corps et l'esprit peuvent finir par dire Là, je n'ai plus de ressources. Et c'est plus compliqué avec le burn-out. Le plus compliqué, c'est qu'il ne commence pas forcément par je suis au bout de ma vie. Au contraire, il peut commencer par quelqu'un qui est très investi, qui veut bien faire, qui accepte une mission supplémentaire, qui répond à ses mails le soir, qui va travailler pendant sa pause, qui se dit allez, encore un petit effort. Puis encore un et encore un autre et on commence à dormir moins, à penser au travail en dehors du travail, à avoir du mal à décrocher. On devient irritable, on est moins patient, on récupère moins bien mais on continue parce qu'on se dit ça va passer. Et puis le corps commence à parler. Et là, on retrouve quelque chose dont on a parlé dans l'épisode sur l'intelligence du corps. Le corps, il peut commencer à envoyer des signaux, donc une fatigue persistante, des troubles du sommeil, des tensions dans le corps, des maux de tête, des difficultés à se concentrer aussi, l'irritabilité, un sentiment d'être constamment mais sous pression, une perte de motivation, et parfois même... On est dans le week-end, dans notre journée du dimanche, et en fait le comportement il devient difficile, nos pensées aussi, parce qu'on pense au lundi matin. Et le problème, c'est qu'on peut finir par s'habituer à cet état en se disant que on est comme ça, que c'est la vie. Et en fin de compte, c'est pas notre personnalité qui a changé, c'est pas juste la vie qui est comme ça, c'est juste notre niveau d'épuisement. sur ce qu'on est en train de vivre. Et le burn-out, ce n'est pas être... un peu fatiguée et je mets les limets. J'ai envie vraiment d'insister là-dessus. On utilise aujourd'hui le mot burn-out pour beaucoup de choses. Je suis crevée, je suis en burn-out, c'est ce qu'on utilise très souvent. Mais un épisode de fatigue n'est pas automatiquement un burn-out. Le burn-out c'est un état qui est sérieux et qui mérite une véritable évaluation et un accompagnement adapté. Donc si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de décrire, ne cherchez pas à vous diagnostiquer vous-même, parlez-en à un médecin ou un professionnel de santé, parce que parfois derrière une fatigue importante, il peut y avoir différentes causes. Et c'est justement pour ça qu'il est important de ne pas rester seul avec cette sensation. Et le bore out dans tout ça ? On va prendre le phénomène inverse, donc le bore out. Le mot, il vient de l'anglais. Attention, je prends mon plus bel accent. Boredom, qui signifie l'ennui. Ici, le problème n'est pas forcément j'ai trop de travail, mais plutôt je n'ai pas assez de travail ou pas assez de stimulation. Imaginez passer vos journées devant un ordinateur avec très peu de tâches, des missions répétitives. Aucune possibilité d'apprendre, aucun sentiment d'évolution, peu de reconnaissance, peu de sens. Et vous regardez l'heure, le matin, 9h12, vous avez l'impression qu'il est midi, vous regardez à nouveau, 9h17. Et là, vous savez que la journée, elle va être interminable. Et nombreux se disent, mais comment on peut être épuisé en ne faisant rien ? Et c'est justement... toute la particularité. On pourrait penser, tu as de la chance, tu n'as pas beaucoup de travail en fait, donc c'est tranquille pour toi. Mais l'absence de stimulation, elle peut aussi devenir très difficile à vivre. Parce qu'on a besoin, dans notre activité professionnelle, de pouvoir nous sentir un minimum utile, stimulé, compétent et engagé. Quand on passe ses journées à faire semblant de travailler, à attendre, à regarder l'heure, à se demander pourquoi on est là, ça peut générer une grosse frustration. Aussi une perte de confiance, de la démotivation, et pour finir, un mal-être. Et il y a parfois quelque chose de très difficile. On culpabilise d'être mal alors qu'on pense ne pas avoir de raison de l'être. Et c'est cette ambivalence qui vient créer un profond mal-être. Le burn-out et le bore-out sont deux extrêmes. D'un côté, on a le trop, donc trop de travail, trop de pression, trop de responsabilité, trop de sollicitation et trop peu de récupération. Et de l'autre, c'est le pas assez. Donc pas assez de stimulation, pas assez de responsabilité, pas assez de reconnaissance, pas assez de sens, pas assez de possibilité d'évolution. Et donc on est sur deux situations très différentes, mais qui peuvent... toutes les deux nous éloigner progressivement de notre bien-être. Donc là, on prend l'exemple du travail, mais comme je vous disais au début de ce podcast, ça peut toucher plusieurs sphères. Et il y a aussi le pourquoi. Parce que finalement, derrière ces deux phénomènes, il y a une question qui revient souvent. Et cette question, c'est est-ce que ce que je fais a du sens pour moi ? Et attention, je ne dis pas... Pas qu'il faut absolument avoir un métier passion. On peut parfaitement avoir un travail qui est simplement un travail. Voilà, on le vit comme ça. On travaille parce qu'on veut gagner sa vie. Et en même temps, on peut trouver son épanouissement ailleurs. Ça, c'est complètement possible. Et généralement, on a un besoin d'un minimum de cohérence entre ce qu'on fait et ce qu'on vit. On a besoin de se sentir utile aussi, de se sentir respecté, d'avoir des conditions de travail correctes, de pouvoir récupérer, d'avoir un minimum d'autonomie, de pouvoir dire quand quelque chose ne va pas. Parce que tout ça, ça participe aussi à notre équilibre. Il y a quelque chose que je trouve intéressant dans notre société, c'est qu'on valorise énormément. Les personnes qui travaillent beaucoup. Ah, elle est incroyable, elle travaille tout le temps. Oh, lui, il ne s'arrête jamais. Elle, elle gère tout. Mais depuis quand être épuisée est devenue une preuve de réussite ? On peut être très investi sans être constamment épuisé. On peut être ambitieux sans sacrifier complètement son travail. On peut aimer son travail sans qu'il occupe toute notre vie. Et surtout, faire une pause, c'est pas forcément être paresseux. Parfois, c'est simplement permettre à notre système de récupérer et c'est très important. Et je crois qu'il y a quelque chose d'encore plus important derrière tout ça. on a Tellement intégré l'idée qu'il faut travailler dur pour réussir, qu'on finit parfois par croire que si quelque chose est difficile, c'est forcément qu'on est sur la bonne voie. Comme si la fatigue était une preuve de mérite. Comme si le fait de ne jamais s'arrêter rendait notre travail plus respectable. Comme si réussir devait forcément nous coûter quelque chose. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas changer un peu de perspective ? Est-ce qu'on ne pourrait pas envisager qu'on puisse réussir ? sans s'épuiser. Qu'on puisse être ambitieux sans être constamment sous pression. Qu'on puisse construire de beaux projets sans sacrifier sa vie personnelle. Qu'on puisse aimer son métier, être investi, avoir des objectifs et malgré tout, préserver son énergie. Personnellement, j'ai longtemps fonctionné dans cette logique du toujours plus. Toujours une chose à faire, un projet à avancer, une idée à concrétiser. Quelque chose à anticiper. Et je crois que j'avais presque fini par considérer que c'était normal finalement de vivre dans cette espèce de course permanente. Puis à un moment, j'ai appris à ralentir. Pas nécessairement à faire moins de choses, mais à faire les choses différemment. À laisser plus d'espace entre les projets par exemple. À ne plus chercher à remplir chaque minute finalement que j'avais de libre. A accepter que tout ne soit pas urgent. A comprendre aussi que je pouvais avancer sans être constamment dans le feu de l'action. Et finalement, je me suis rendue compte que je travaillais beaucoup plus sereinement quand je ralentissais. Avec davantage de plaisir, de recul et de clarté. Ça c'est quelque chose qui était très important, la clarté que j'ai gagnée en ralentissant. Et surtout, j'ai réalisé quelque chose, c'est que quand on est constamment dans le travail, dans l'urgence et dans la sollicitation, avec son téléphone qui sonne dans tous les sens, que ça ne s'arrête pas, et bien ça ne s'arrête pas à la porte du bureau. On ramène cette tension à la maison. On est physiquement présent, mais mentalement encore au travail. On a parfois du coup moins de patience. Moins de disponibilité pour ses proches, moins d'énergie pour les choses qui nous faisaient du bien pourtant. Et c'est là que l'engrainage, il devient vraiment intéressant. On travaille pour construire une vie, mais on finit parfois par ne plus avoir le temps de profiter de cette vie. Alors, je ne dis pas que ralentir, c'est toujours facile. On a tous des contraintes, des responsabilités, des réalités professionnelles différentes. Mais je pense qu'on sous-estime énormément le pouvoir des petites choses. Parce qu'en réalité, se ressourcer, ça ne demande pas forcément de partir en vacances trois semaines, de s'inscrire à une retraite de méditation ou de bouleverser complètement son quotidien. Parfois, ça commence par cinq petites minutes. Voilà, cinq petites minutes où on va respirer. Si on prend l'exemple des pauses au travail. Dans certaines entreprises, les personnes qui fument, elles ont naturellement leur petit moment de pause. Elles sortent quelques minutes, plusieurs fois dans la journée. Et celles qui ne fument pas, elles restent parfois devant leur ordinateur et elles enchaînent en fait toutes les tâches. Et elles ne s'autorisent même pas ces 5 minutes. Mais pourquoi ? On n'a pas besoin de fumer pour avoir le droit de faire une pause. En fait, on peut aller, on peut se lever, on peut aller prendre l'air. On peut boire un verre d'eau, regarder par la fenêtre, on peut marcher quelques minutes ou simplement profiter de 100 minutes pour ne rien faire. On peut aussi décider de couper les notifications de son téléphone pendant un moment, de ne pas être constamment joignable, de s'accorder une vraie coupure, que ce soit pendant le déjeuner ou en rentrant à la maison. Et puis il y a ce moment aussi de transition entre le travail et la maison si vous l'avez. Il n'est pas à négliger parce que ce trajet qu'on peut faire parfois en voiture... les transports et pendant lequel on va continuer finalement soit à travailler mentalement ou alors on peut même se poser, scroller pour anesthésier son cerveau. Mais pourquoi ne pas en faire un stade de décompression à ce moment-là ? En écoutant de la musique, une musique qu'on aime, en chantant à gorge déployée. en écoutant un podcast aussi qui va nous inspirer, qui va nous calmer, en appelant une personne avec qui on se sent bien, où on va pouvoir rigoler, partager des anecdotes de notre journée, ou alors simplement profiter du silence. Et puis il y a toutes ces choses qui paraissent tellement évidentes qu'on finit par les négliger. Dormir suffisamment, boire de l'eau régulièrement, Manger correctement, bouger un peu, faire quelque chose qui va nous procurer du plaisir. Des choses aussi qui peuvent nous reconnecter à ce qu'on faisait enfant, adolescent, je sais pas, comme dessiner, peindre, de la poterie. Parfois c'est des petites choses qui viennent vraiment nourrir quelque chose à l'intérieur de nous et qui font du bien. Ce sont des choses simples mais ce sont de véritables ressources. Et je crois qu'on devrait arrêter de les considérer comme des récompenses qu'on s'accorde une fois que tout est terminé. Parce que tout ne sera jamais terminé. Il y aura toujours un dossier à traiter, un message auquel répondre, une maison à ranger, une lessive à faire, un projet à avancer, quelque chose à prévoir. Alors si on attend d'avoir tout accompli pour prendre soin de soi, on risque d'attendre très longtemps. et finalement je crois que C'est peut-être ça le vrai changement de regard. Ne plus attendre d'être épuisé pour s'autoriser à récupérer. Ne plus attendre d'avoir mérité son repos. Ne plus considérer les moments de plaisir comme du temps perdu. Ne plus culpabiliser de prendre soin de soi, alors même que c'est ce qui nous permet de continuer à avancer. Parce qu'on peut construire quelque chose de grand sans se détruire en chemin. On peut être ambitieux Merci. et serein, investi et disponible. On peut être productif et heureux. Et surtout, on peut réussir sans avoir à prouver combien on a souffert pour y arriver. Alors la prochaine fois que vous aurez envie de remplir les 5 prochaines minutes avec une tâche supplémentaire, posez-vous peut-être cette question. Est-ce que j'ai vraiment besoin de faire davantage ? Ou est-ce que j'ai simplement besoin ? de me donner un peu d'espace. Parce que parfois, ce n'est pas en ajoutant quelque chose à notre journée qu'on avance mieux. C'est justement en acceptant de ne rien y ajouter. Alors, je vous propose un petit moment introspection à tester. Cette semaine, prenez 5 minutes et répondez à ces 3 questions. Qu'est-ce qui me donne de l'énergie dans mon travail ? Qu'est-ce qui m'en enlève ? Et surtout, qu'est-ce qui pourrait être différent ? Attention, pas comment est-ce que je vais changer toute ma vie lundi matin, juste quelle est la première petite chose sur laquelle j'ai réellement du pouvoir. Et ça peut être demander de l'aide, clarifier une mission, poser une limite, parler à son responsable, prendre sa pause, arrêter de consulter ses mails le soir, ou simplement prendre rendez-vous avec un professionnel pour parler de ce que vous vivez. Si vous êtes dans une situation de souffrance importante, surtout ne restez pas seul avec ça. Burnout, bore out, deux réalités très différentes. L'une peut venir d'un trop plein, l'autre d'un vide. Mais derrière les deux, il y a une chose commune, notre travail a un impact sur notre bien-être. Alors non, vous n'avez pas besoin d'attendre de vous écrouler pour prendre votre santé mentale au sérieux. Et vous n'avez pas non plus besoin de culpabiliser parce que vous vous ennuyez. Votre mal-être mérite d'être entendu, quelle qu'en soit la forme. Et si quelque chose ne va pas, parlez-en, demandez de l'aide, parce que prendre soin de soi, ce n'est pas attendre d'être au bout pour réagir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être. Et n'oublie pas, prendre soin de toi, c'est écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 RAD CHAMBRI 2.0, l'ADN de votre ville.
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Bonjour et bienvenue sur le RDV bien être, aujourd'hui parlons bore out.
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Radio Chambly 2.0, le rendez-vous bien-être, c'est maintenant. Et si votre travail pouvait vous rendre malade ? Parce que vous en avez trop, mais aussi parce que vous n'en avez pas assez. On parle beaucoup du burn-out, on connaît cette image de la personne qui travaille énormément, qui ne s'arrête jamais, qui finit complètement épuisée. Mais il existe un autre phénomène dont on ne parle beaucoup moins, c'est le bore-out. Cette fois, ce n'est pas forcément la surcharge qui épuise, c'est l'ennui. Le manque de stimulation, la sensation de ne servir à rien et parfois, paradoxalement, on peut être épuisé de ne rien faire. Alors aujourd'hui, j'ai envie de vous expliquer très simplement la différence entre les deux et surtout, comment notre travail peut progressivement prendre toute notre énergie ou nous donner l'impression de nous vider de l'intérieur. Bienvenue dans le rendez-vous bien-être ! Commençons par le plus connu, le burn-out ou épuisement professionnel. C'est un état qui est lié à un stress professionnel chronique qui n'a pas été correctement géré. Et j'insiste sur le mot chronique. On ne parle pas simplement d'une grosse semaine. Tout le monde peut être fatigué après une période intense. Un projet important, une semaine avec beaucoup de travail, une période compliquée. le problème Il apparaît réellement lorsque la situation de stress, elle se prolonge et que les ressources de la personne ne suffisent plus à récupérer. Donc petit à petit, on s'épuise physiquement, mentalement et émotionnellement. Comment est-ce que ça peut commencer ? Et là, j'ai envie de casser une petite idée reçue. Quand on entend burn-out, on pense immédiatement au travail. mais l'épuisement elle peut être aussi liée à d'autres sphères de notre vie. On peut parler d'épuisement parental lorsqu'un parent est soumis pendant longtemps à une charge parentale intense avec peu de récupération et peu de ressources. Et ça peut aussi concerner des personnes qui accompagnent un proche malade ou dépendant, donc les aidants. Des personnes qui traversent une période de vie particulièrement éprouvante. Et parfois même, c'est l'accumulation de plusieurs choses. Un travail prenant, des enfants, la gestion de la maison, un proche à accompagner, des difficultés financières, des problèmes de couple, des responsabilités qui s'empilent, et très peu de temps pour récupérer. Et c'est là qu'il faut être attentif. Ce n'est pas forcément une seule chose qui nous épuise, c'est parfois l'accumulation. Et quand on est constamment en train de donner sans avoir suffisamment de temps pour récupérer, à un moment, le corps et l'esprit peuvent finir par dire Là, je n'ai plus de ressources. Et c'est plus compliqué avec le burn-out. Le plus compliqué, c'est qu'il ne commence pas forcément par je suis au bout de ma vie. Au contraire, il peut commencer par quelqu'un qui est très investi, qui veut bien faire, qui accepte une mission supplémentaire, qui répond à ses mails le soir, qui va travailler pendant sa pause, qui se dit allez, encore un petit effort. Puis encore un et encore un autre et on commence à dormir moins, à penser au travail en dehors du travail, à avoir du mal à décrocher. On devient irritable, on est moins patient, on récupère moins bien mais on continue parce qu'on se dit ça va passer. Et puis le corps commence à parler. Et là, on retrouve quelque chose dont on a parlé dans l'épisode sur l'intelligence du corps. Le corps, il peut commencer à envoyer des signaux, donc une fatigue persistante, des troubles du sommeil, des tensions dans le corps, des maux de tête, des difficultés à se concentrer aussi, l'irritabilité, un sentiment d'être constamment mais sous pression, une perte de motivation, et parfois même... On est dans le week-end, dans notre journée du dimanche, et en fait le comportement il devient difficile, nos pensées aussi, parce qu'on pense au lundi matin. Et le problème, c'est qu'on peut finir par s'habituer à cet état en se disant que on est comme ça, que c'est la vie. Et en fin de compte, c'est pas notre personnalité qui a changé, c'est pas juste la vie qui est comme ça, c'est juste notre niveau d'épuisement. sur ce qu'on est en train de vivre. Et le burn-out, ce n'est pas être... un peu fatiguée et je mets les limets. J'ai envie vraiment d'insister là-dessus. On utilise aujourd'hui le mot burn-out pour beaucoup de choses. Je suis crevée, je suis en burn-out, c'est ce qu'on utilise très souvent. Mais un épisode de fatigue n'est pas automatiquement un burn-out. Le burn-out c'est un état qui est sérieux et qui mérite une véritable évaluation et un accompagnement adapté. Donc si vous vous reconnaissez dans ce que je viens de décrire, ne cherchez pas à vous diagnostiquer vous-même, parlez-en à un médecin ou un professionnel de santé, parce que parfois derrière une fatigue importante, il peut y avoir différentes causes. Et c'est justement pour ça qu'il est important de ne pas rester seul avec cette sensation. Et le bore out dans tout ça ? On va prendre le phénomène inverse, donc le bore out. Le mot, il vient de l'anglais. Attention, je prends mon plus bel accent. Boredom, qui signifie l'ennui. Ici, le problème n'est pas forcément j'ai trop de travail, mais plutôt je n'ai pas assez de travail ou pas assez de stimulation. Imaginez passer vos journées devant un ordinateur avec très peu de tâches, des missions répétitives. Aucune possibilité d'apprendre, aucun sentiment d'évolution, peu de reconnaissance, peu de sens. Et vous regardez l'heure, le matin, 9h12, vous avez l'impression qu'il est midi, vous regardez à nouveau, 9h17. Et là, vous savez que la journée, elle va être interminable. Et nombreux se disent, mais comment on peut être épuisé en ne faisant rien ? Et c'est justement... toute la particularité. On pourrait penser, tu as de la chance, tu n'as pas beaucoup de travail en fait, donc c'est tranquille pour toi. Mais l'absence de stimulation, elle peut aussi devenir très difficile à vivre. Parce qu'on a besoin, dans notre activité professionnelle, de pouvoir nous sentir un minimum utile, stimulé, compétent et engagé. Quand on passe ses journées à faire semblant de travailler, à attendre, à regarder l'heure, à se demander pourquoi on est là, ça peut générer une grosse frustration. Aussi une perte de confiance, de la démotivation, et pour finir, un mal-être. Et il y a parfois quelque chose de très difficile. On culpabilise d'être mal alors qu'on pense ne pas avoir de raison de l'être. Et c'est cette ambivalence qui vient créer un profond mal-être. Le burn-out et le bore-out sont deux extrêmes. D'un côté, on a le trop, donc trop de travail, trop de pression, trop de responsabilité, trop de sollicitation et trop peu de récupération. Et de l'autre, c'est le pas assez. Donc pas assez de stimulation, pas assez de responsabilité, pas assez de reconnaissance, pas assez de sens, pas assez de possibilité d'évolution. Et donc on est sur deux situations très différentes, mais qui peuvent... toutes les deux nous éloigner progressivement de notre bien-être. Donc là, on prend l'exemple du travail, mais comme je vous disais au début de ce podcast, ça peut toucher plusieurs sphères. Et il y a aussi le pourquoi. Parce que finalement, derrière ces deux phénomènes, il y a une question qui revient souvent. Et cette question, c'est est-ce que ce que je fais a du sens pour moi ? Et attention, je ne dis pas... Pas qu'il faut absolument avoir un métier passion. On peut parfaitement avoir un travail qui est simplement un travail. Voilà, on le vit comme ça. On travaille parce qu'on veut gagner sa vie. Et en même temps, on peut trouver son épanouissement ailleurs. Ça, c'est complètement possible. Et généralement, on a un besoin d'un minimum de cohérence entre ce qu'on fait et ce qu'on vit. On a besoin de se sentir utile aussi, de se sentir respecté, d'avoir des conditions de travail correctes, de pouvoir récupérer, d'avoir un minimum d'autonomie, de pouvoir dire quand quelque chose ne va pas. Parce que tout ça, ça participe aussi à notre équilibre. Il y a quelque chose que je trouve intéressant dans notre société, c'est qu'on valorise énormément. Les personnes qui travaillent beaucoup. Ah, elle est incroyable, elle travaille tout le temps. Oh, lui, il ne s'arrête jamais. Elle, elle gère tout. Mais depuis quand être épuisée est devenue une preuve de réussite ? On peut être très investi sans être constamment épuisé. On peut être ambitieux sans sacrifier complètement son travail. On peut aimer son travail sans qu'il occupe toute notre vie. Et surtout, faire une pause, c'est pas forcément être paresseux. Parfois, c'est simplement permettre à notre système de récupérer et c'est très important. Et je crois qu'il y a quelque chose d'encore plus important derrière tout ça. on a Tellement intégré l'idée qu'il faut travailler dur pour réussir, qu'on finit parfois par croire que si quelque chose est difficile, c'est forcément qu'on est sur la bonne voie. Comme si la fatigue était une preuve de mérite. Comme si le fait de ne jamais s'arrêter rendait notre travail plus respectable. Comme si réussir devait forcément nous coûter quelque chose. Mais est-ce qu'on ne pourrait pas changer un peu de perspective ? Est-ce qu'on ne pourrait pas envisager qu'on puisse réussir ? sans s'épuiser. Qu'on puisse être ambitieux sans être constamment sous pression. Qu'on puisse construire de beaux projets sans sacrifier sa vie personnelle. Qu'on puisse aimer son métier, être investi, avoir des objectifs et malgré tout, préserver son énergie. Personnellement, j'ai longtemps fonctionné dans cette logique du toujours plus. Toujours une chose à faire, un projet à avancer, une idée à concrétiser. Quelque chose à anticiper. Et je crois que j'avais presque fini par considérer que c'était normal finalement de vivre dans cette espèce de course permanente. Puis à un moment, j'ai appris à ralentir. Pas nécessairement à faire moins de choses, mais à faire les choses différemment. À laisser plus d'espace entre les projets par exemple. À ne plus chercher à remplir chaque minute finalement que j'avais de libre. A accepter que tout ne soit pas urgent. A comprendre aussi que je pouvais avancer sans être constamment dans le feu de l'action. Et finalement, je me suis rendue compte que je travaillais beaucoup plus sereinement quand je ralentissais. Avec davantage de plaisir, de recul et de clarté. Ça c'est quelque chose qui était très important, la clarté que j'ai gagnée en ralentissant. Et surtout, j'ai réalisé quelque chose, c'est que quand on est constamment dans le travail, dans l'urgence et dans la sollicitation, avec son téléphone qui sonne dans tous les sens, que ça ne s'arrête pas, et bien ça ne s'arrête pas à la porte du bureau. On ramène cette tension à la maison. On est physiquement présent, mais mentalement encore au travail. On a parfois du coup moins de patience. Moins de disponibilité pour ses proches, moins d'énergie pour les choses qui nous faisaient du bien pourtant. Et c'est là que l'engrainage, il devient vraiment intéressant. On travaille pour construire une vie, mais on finit parfois par ne plus avoir le temps de profiter de cette vie. Alors, je ne dis pas que ralentir, c'est toujours facile. On a tous des contraintes, des responsabilités, des réalités professionnelles différentes. Mais je pense qu'on sous-estime énormément le pouvoir des petites choses. Parce qu'en réalité, se ressourcer, ça ne demande pas forcément de partir en vacances trois semaines, de s'inscrire à une retraite de méditation ou de bouleverser complètement son quotidien. Parfois, ça commence par cinq petites minutes. Voilà, cinq petites minutes où on va respirer. Si on prend l'exemple des pauses au travail. Dans certaines entreprises, les personnes qui fument, elles ont naturellement leur petit moment de pause. Elles sortent quelques minutes, plusieurs fois dans la journée. Et celles qui ne fument pas, elles restent parfois devant leur ordinateur et elles enchaînent en fait toutes les tâches. Et elles ne s'autorisent même pas ces 5 minutes. Mais pourquoi ? On n'a pas besoin de fumer pour avoir le droit de faire une pause. En fait, on peut aller, on peut se lever, on peut aller prendre l'air. On peut boire un verre d'eau, regarder par la fenêtre, on peut marcher quelques minutes ou simplement profiter de 100 minutes pour ne rien faire. On peut aussi décider de couper les notifications de son téléphone pendant un moment, de ne pas être constamment joignable, de s'accorder une vraie coupure, que ce soit pendant le déjeuner ou en rentrant à la maison. Et puis il y a ce moment aussi de transition entre le travail et la maison si vous l'avez. Il n'est pas à négliger parce que ce trajet qu'on peut faire parfois en voiture... les transports et pendant lequel on va continuer finalement soit à travailler mentalement ou alors on peut même se poser, scroller pour anesthésier son cerveau. Mais pourquoi ne pas en faire un stade de décompression à ce moment-là ? En écoutant de la musique, une musique qu'on aime, en chantant à gorge déployée. en écoutant un podcast aussi qui va nous inspirer, qui va nous calmer, en appelant une personne avec qui on se sent bien, où on va pouvoir rigoler, partager des anecdotes de notre journée, ou alors simplement profiter du silence. Et puis il y a toutes ces choses qui paraissent tellement évidentes qu'on finit par les négliger. Dormir suffisamment, boire de l'eau régulièrement, Manger correctement, bouger un peu, faire quelque chose qui va nous procurer du plaisir. Des choses aussi qui peuvent nous reconnecter à ce qu'on faisait enfant, adolescent, je sais pas, comme dessiner, peindre, de la poterie. Parfois c'est des petites choses qui viennent vraiment nourrir quelque chose à l'intérieur de nous et qui font du bien. Ce sont des choses simples mais ce sont de véritables ressources. Et je crois qu'on devrait arrêter de les considérer comme des récompenses qu'on s'accorde une fois que tout est terminé. Parce que tout ne sera jamais terminé. Il y aura toujours un dossier à traiter, un message auquel répondre, une maison à ranger, une lessive à faire, un projet à avancer, quelque chose à prévoir. Alors si on attend d'avoir tout accompli pour prendre soin de soi, on risque d'attendre très longtemps. et finalement je crois que C'est peut-être ça le vrai changement de regard. Ne plus attendre d'être épuisé pour s'autoriser à récupérer. Ne plus attendre d'avoir mérité son repos. Ne plus considérer les moments de plaisir comme du temps perdu. Ne plus culpabiliser de prendre soin de soi, alors même que c'est ce qui nous permet de continuer à avancer. Parce qu'on peut construire quelque chose de grand sans se détruire en chemin. On peut être ambitieux Merci. et serein, investi et disponible. On peut être productif et heureux. Et surtout, on peut réussir sans avoir à prouver combien on a souffert pour y arriver. Alors la prochaine fois que vous aurez envie de remplir les 5 prochaines minutes avec une tâche supplémentaire, posez-vous peut-être cette question. Est-ce que j'ai vraiment besoin de faire davantage ? Ou est-ce que j'ai simplement besoin ? de me donner un peu d'espace. Parce que parfois, ce n'est pas en ajoutant quelque chose à notre journée qu'on avance mieux. C'est justement en acceptant de ne rien y ajouter. Alors, je vous propose un petit moment introspection à tester. Cette semaine, prenez 5 minutes et répondez à ces 3 questions. Qu'est-ce qui me donne de l'énergie dans mon travail ? Qu'est-ce qui m'en enlève ? Et surtout, qu'est-ce qui pourrait être différent ? Attention, pas comment est-ce que je vais changer toute ma vie lundi matin, juste quelle est la première petite chose sur laquelle j'ai réellement du pouvoir. Et ça peut être demander de l'aide, clarifier une mission, poser une limite, parler à son responsable, prendre sa pause, arrêter de consulter ses mails le soir, ou simplement prendre rendez-vous avec un professionnel pour parler de ce que vous vivez. Si vous êtes dans une situation de souffrance importante, surtout ne restez pas seul avec ça. Burnout, bore out, deux réalités très différentes. L'une peut venir d'un trop plein, l'autre d'un vide. Mais derrière les deux, il y a une chose commune, notre travail a un impact sur notre bien-être. Alors non, vous n'avez pas besoin d'attendre de vous écrouler pour prendre votre santé mentale au sérieux. Et vous n'avez pas non plus besoin de culpabiliser parce que vous vous ennuyez. Votre mal-être mérite d'être entendu, quelle qu'en soit la forme. Et si quelque chose ne va pas, parlez-en, demandez de l'aide, parce que prendre soin de soi, ce n'est pas attendre d'être au bout pour réagir. Merci d'avoir partagé ce moment avec moi, on se retrouve très bientôt pour un nouveau rendez-vous bien-être. Et n'oublie pas, prendre soin de toi, c'est écouter avant de t'oublier. A très bientôt sur Radio Chambly 2.0 RAD CHAMBRI 2.0, l'ADN de votre ville.
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