Jean Haëntjens : « La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions. » cover
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Radio REcyclerie

Jean Haëntjens : « La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions. »

Jean Haëntjens : « La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions. »

22min |23/12/2020|

381

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Description

Tête-à-tête enregistré le 16 novembre 2020 avec Jean Haëntjens, économiste et urbaniste, auteur de l’ouvrage Comment l’écologie réinvente la politique (Rue de l’Échiquier, 2020), lauréat 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Comment sortir de la fausse controverse économique qui oppose croissance et décroissance ? Par l’économie des satisfactions, répond Jean Haëntjens. Ce concept, « assez peu exploré sur un plan économique et politique », nous invite — et invite les décideurs — à regarder au-delà des indicateurs classiques, à rechercher des satisfactions plutôt que du pouvoir d’achat « à tout prix. »

De ce point de vue, « l’expérience du confinement a été très un intéressante », analyse l’auteur. « On s’est rendus compte que l’on avait des satisfactions professionnelles, des satisfactions familiales, et que la consommation n’était qu’un élément du jeu. Quand on s’est retrouvés confinés, on a réduit certaines consommations sans forcément s’en porter plus mal, et on les a reporté sur d’autres sources de satisfactions, comme la liberté de travailler sans avoir une hiérarchie qui vous oppresse. »

L’extrait choisi par l’auteur

Proposer la décroissance, c’est se mettre dans le piège de raisonnements économiques produits par des experts ou des modèles mathématiques comptant plusieurs milliers d’équations.

Pour sortir de cette nasse idéologique, il faut pouvoir s’appuyer sur un autre mode de raisonnement. Penser non pas « contre l’économie », mais « hors de l’économie ». S’obliger, au moins pendant un moment, à raisonner « hors de la boîte ». Lorsque l’on fait ce choix, la notion de satisfaction s’impose assez vite : en effet, la finalité majeure de la plupart des activités humaines n’est pas d’accumuler des euros, des dollars ou des yuans, mais bien de procurer des satisfactions. La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions, marchandes et non-marchandes, matérielles et immatérielles, individuelles et collectives. 


Ressources

La convivialité, Ivan Illich (1973).

Effondrement, Jared Diamond (2004).

Conférence : Chercher du sens au travail, Céline Julien et Julian Guerin (La REcyclerie, 2020).


L’équipe

Production : La REcyclerie

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

Sound design : JFF.

Illustration : Belen Fernandez – Olelala.

Description

Tête-à-tête enregistré le 16 novembre 2020 avec Jean Haëntjens, économiste et urbaniste, auteur de l’ouvrage Comment l’écologie réinvente la politique (Rue de l’Échiquier, 2020), lauréat 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Comment sortir de la fausse controverse économique qui oppose croissance et décroissance ? Par l’économie des satisfactions, répond Jean Haëntjens. Ce concept, « assez peu exploré sur un plan économique et politique », nous invite — et invite les décideurs — à regarder au-delà des indicateurs classiques, à rechercher des satisfactions plutôt que du pouvoir d’achat « à tout prix. »

De ce point de vue, « l’expérience du confinement a été très un intéressante », analyse l’auteur. « On s’est rendus compte que l’on avait des satisfactions professionnelles, des satisfactions familiales, et que la consommation n’était qu’un élément du jeu. Quand on s’est retrouvés confinés, on a réduit certaines consommations sans forcément s’en porter plus mal, et on les a reporté sur d’autres sources de satisfactions, comme la liberté de travailler sans avoir une hiérarchie qui vous oppresse. »

L’extrait choisi par l’auteur

Proposer la décroissance, c’est se mettre dans le piège de raisonnements économiques produits par des experts ou des modèles mathématiques comptant plusieurs milliers d’équations.

Pour sortir de cette nasse idéologique, il faut pouvoir s’appuyer sur un autre mode de raisonnement. Penser non pas « contre l’économie », mais « hors de l’économie ». S’obliger, au moins pendant un moment, à raisonner « hors de la boîte ». Lorsque l’on fait ce choix, la notion de satisfaction s’impose assez vite : en effet, la finalité majeure de la plupart des activités humaines n’est pas d’accumuler des euros, des dollars ou des yuans, mais bien de procurer des satisfactions. La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions, marchandes et non-marchandes, matérielles et immatérielles, individuelles et collectives. 


Ressources

La convivialité, Ivan Illich (1973).

Effondrement, Jared Diamond (2004).

Conférence : Chercher du sens au travail, Céline Julien et Julian Guerin (La REcyclerie, 2020).


L’équipe

Production : La REcyclerie

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

Sound design : JFF.

Illustration : Belen Fernandez – Olelala.

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Tête-à-tête enregistré le 16 novembre 2020 avec Jean Haëntjens, économiste et urbaniste, auteur de l’ouvrage Comment l’écologie réinvente la politique (Rue de l’Échiquier, 2020), lauréat 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Comment sortir de la fausse controverse économique qui oppose croissance et décroissance ? Par l’économie des satisfactions, répond Jean Haëntjens. Ce concept, « assez peu exploré sur un plan économique et politique », nous invite — et invite les décideurs — à regarder au-delà des indicateurs classiques, à rechercher des satisfactions plutôt que du pouvoir d’achat « à tout prix. »

De ce point de vue, « l’expérience du confinement a été très un intéressante », analyse l’auteur. « On s’est rendus compte que l’on avait des satisfactions professionnelles, des satisfactions familiales, et que la consommation n’était qu’un élément du jeu. Quand on s’est retrouvés confinés, on a réduit certaines consommations sans forcément s’en porter plus mal, et on les a reporté sur d’autres sources de satisfactions, comme la liberté de travailler sans avoir une hiérarchie qui vous oppresse. »

L’extrait choisi par l’auteur

Proposer la décroissance, c’est se mettre dans le piège de raisonnements économiques produits par des experts ou des modèles mathématiques comptant plusieurs milliers d’équations.

Pour sortir de cette nasse idéologique, il faut pouvoir s’appuyer sur un autre mode de raisonnement. Penser non pas « contre l’économie », mais « hors de l’économie ». S’obliger, au moins pendant un moment, à raisonner « hors de la boîte ». Lorsque l’on fait ce choix, la notion de satisfaction s’impose assez vite : en effet, la finalité majeure de la plupart des activités humaines n’est pas d’accumuler des euros, des dollars ou des yuans, mais bien de procurer des satisfactions. La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions, marchandes et non-marchandes, matérielles et immatérielles, individuelles et collectives. 


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La convivialité, Ivan Illich (1973).

Effondrement, Jared Diamond (2004).

Conférence : Chercher du sens au travail, Céline Julien et Julian Guerin (La REcyclerie, 2020).


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Production : La REcyclerie

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

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Comment sortir de la fausse controverse économique qui oppose croissance et décroissance ? Par l’économie des satisfactions, répond Jean Haëntjens. Ce concept, « assez peu exploré sur un plan économique et politique », nous invite — et invite les décideurs — à regarder au-delà des indicateurs classiques, à rechercher des satisfactions plutôt que du pouvoir d’achat « à tout prix. »

De ce point de vue, « l’expérience du confinement a été très un intéressante », analyse l’auteur. « On s’est rendus compte que l’on avait des satisfactions professionnelles, des satisfactions familiales, et que la consommation n’était qu’un élément du jeu. Quand on s’est retrouvés confinés, on a réduit certaines consommations sans forcément s’en porter plus mal, et on les a reporté sur d’autres sources de satisfactions, comme la liberté de travailler sans avoir une hiérarchie qui vous oppresse. »

L’extrait choisi par l’auteur

Proposer la décroissance, c’est se mettre dans le piège de raisonnements économiques produits par des experts ou des modèles mathématiques comptant plusieurs milliers d’équations.

Pour sortir de cette nasse idéologique, il faut pouvoir s’appuyer sur un autre mode de raisonnement. Penser non pas « contre l’économie », mais « hors de l’économie ». S’obliger, au moins pendant un moment, à raisonner « hors de la boîte ». Lorsque l’on fait ce choix, la notion de satisfaction s’impose assez vite : en effet, la finalité majeure de la plupart des activités humaines n’est pas d’accumuler des euros, des dollars ou des yuans, mais bien de procurer des satisfactions. La monnaie n’est qu’un moyen ; le but, ce sont les satisfactions, marchandes et non-marchandes, matérielles et immatérielles, individuelles et collectives. 


Ressources

La convivialité, Ivan Illich (1973).

Effondrement, Jared Diamond (2004).

Conférence : Chercher du sens au travail, Céline Julien et Julian Guerin (La REcyclerie, 2020).


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