Pascale D’Erm : « Nous avons perdu le lien sensible, poétique, organique avec la nature. » cover
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Radio REcyclerie

Pascale D’Erm : « Nous avons perdu le lien sensible, poétique, organique avec la nature. »

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23min |30/12/2020|

402

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Description

Tête-à-tête enregistré le 27 novembre à La REcyclerie avec Pascale D’Erm, journaliste, réalisatrice et autrice du livre Natura, pourquoi la nature nous soigne et nous rend plus heureux (Les Liens qui Libèrent, 2019). Cet ouvrage a été nominé pour l’édition 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Avec son dernier livre Natura, Pascale D’Erm part d’une intuition simple et communément admise : la nature nous fait du bien. « Intuitivement, nous savons que notre sentiment de bien-être est plus grand lorsque nous effectuons une marche en montagne, une promenade dans un parc ou quelques pas dans la garrigue » écrit-elle. Mais Natura ne se contente pas d’une excursion poétique et sensible : ce livre-enquête regorge d’études scientifiques qui, depuis une trentaine d’années, établissent des liens entre nature et santé – les « bains de forêt » sont étudiés par les japonais depuis les années 1990.

« Nous n’avons jamais vécu aussi éloignés de la nature, déplore l’autrice. Nous avons perdu le lien sensible, poétique, organique avec la nature. Et nous n’avons jamais autant souffert autant de maladie dites de civilisation, comme le diabète de type 2, la dépression, les maladies cardio-vasculaires. Ce qui nous tue à petit feu, c’est l’éloignement avec la nature » affirme l’autrice qui nous encourage, dès que nous pouvons, à marcher en conscience dans la nature – même urbaine –, à respirer avec les arbres. 

L’extrait choisi par l’autrice

Retrouver le chemin de « l’expérience de nature » peut rééquilibrer nos organismes saturés de stress, de pollutions synthétiques et d’ondes négatives, dissoudre fatigues et troubles anxieux – pensons au simple pouvoir d’un chant d’oiseau contre une pensée ruminée en boucle… –, nous rendre plus épanouis, plus heureux. Nous pouvons modifier la chimie de nos existences, préférer la sérotonine libérée dans la forêt à la dopamine secrétée dans la jungle des villes. Plus de 400 recherches sont déjà publiées sur le sujet, qui restituent la nature au cœur de la santé humaine, mentale et physique. Le changement de perspective est considérable.

La nature nous relie à la meilleure partie de nous-mêmes, celle qui croit en elle, celle qui est optimiste, motivée, empathique, celle qui croit en l’Autre. D’elle dépendent nos équilibres physiologiques, la régulation de nos émotions, notre capacité à nous régénérer, mais aussi la réactivation de nos liens humains, l’altérité. Elle nous ouvre au sens de la diversité, de la communauté et, plus avant, à la quête de sens, du beau et du merveilleux. Et cet attachement émotionnel génère, en retour, des comportements plus respectueux du vivant.


Ressources

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau (1854).

Printemps Silencieux, Rachel Carson (1962).

The sens of wonder, Rachel Carson (1965).


L’équipe

Production : La REcyclerie.

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

Sound design : JFF.

Illustration : Belen Fernandez – Olelala.

Description

Tête-à-tête enregistré le 27 novembre à La REcyclerie avec Pascale D’Erm, journaliste, réalisatrice et autrice du livre Natura, pourquoi la nature nous soigne et nous rend plus heureux (Les Liens qui Libèrent, 2019). Cet ouvrage a été nominé pour l’édition 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Avec son dernier livre Natura, Pascale D’Erm part d’une intuition simple et communément admise : la nature nous fait du bien. « Intuitivement, nous savons que notre sentiment de bien-être est plus grand lorsque nous effectuons une marche en montagne, une promenade dans un parc ou quelques pas dans la garrigue » écrit-elle. Mais Natura ne se contente pas d’une excursion poétique et sensible : ce livre-enquête regorge d’études scientifiques qui, depuis une trentaine d’années, établissent des liens entre nature et santé – les « bains de forêt » sont étudiés par les japonais depuis les années 1990.

« Nous n’avons jamais vécu aussi éloignés de la nature, déplore l’autrice. Nous avons perdu le lien sensible, poétique, organique avec la nature. Et nous n’avons jamais autant souffert autant de maladie dites de civilisation, comme le diabète de type 2, la dépression, les maladies cardio-vasculaires. Ce qui nous tue à petit feu, c’est l’éloignement avec la nature » affirme l’autrice qui nous encourage, dès que nous pouvons, à marcher en conscience dans la nature – même urbaine –, à respirer avec les arbres. 

L’extrait choisi par l’autrice

Retrouver le chemin de « l’expérience de nature » peut rééquilibrer nos organismes saturés de stress, de pollutions synthétiques et d’ondes négatives, dissoudre fatigues et troubles anxieux – pensons au simple pouvoir d’un chant d’oiseau contre une pensée ruminée en boucle… –, nous rendre plus épanouis, plus heureux. Nous pouvons modifier la chimie de nos existences, préférer la sérotonine libérée dans la forêt à la dopamine secrétée dans la jungle des villes. Plus de 400 recherches sont déjà publiées sur le sujet, qui restituent la nature au cœur de la santé humaine, mentale et physique. Le changement de perspective est considérable.

La nature nous relie à la meilleure partie de nous-mêmes, celle qui croit en elle, celle qui est optimiste, motivée, empathique, celle qui croit en l’Autre. D’elle dépendent nos équilibres physiologiques, la régulation de nos émotions, notre capacité à nous régénérer, mais aussi la réactivation de nos liens humains, l’altérité. Elle nous ouvre au sens de la diversité, de la communauté et, plus avant, à la quête de sens, du beau et du merveilleux. Et cet attachement émotionnel génère, en retour, des comportements plus respectueux du vivant.


Ressources

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau (1854).

Printemps Silencieux, Rachel Carson (1962).

The sens of wonder, Rachel Carson (1965).


L’équipe

Production : La REcyclerie.

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

Sound design : JFF.

Illustration : Belen Fernandez – Olelala.

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Tête-à-tête enregistré le 27 novembre à La REcyclerie avec Pascale D’Erm, journaliste, réalisatrice et autrice du livre Natura, pourquoi la nature nous soigne et nous rend plus heureux (Les Liens qui Libèrent, 2019). Cet ouvrage a été nominé pour l’édition 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Avec son dernier livre Natura, Pascale D’Erm part d’une intuition simple et communément admise : la nature nous fait du bien. « Intuitivement, nous savons que notre sentiment de bien-être est plus grand lorsque nous effectuons une marche en montagne, une promenade dans un parc ou quelques pas dans la garrigue » écrit-elle. Mais Natura ne se contente pas d’une excursion poétique et sensible : ce livre-enquête regorge d’études scientifiques qui, depuis une trentaine d’années, établissent des liens entre nature et santé – les « bains de forêt » sont étudiés par les japonais depuis les années 1990.

« Nous n’avons jamais vécu aussi éloignés de la nature, déplore l’autrice. Nous avons perdu le lien sensible, poétique, organique avec la nature. Et nous n’avons jamais autant souffert autant de maladie dites de civilisation, comme le diabète de type 2, la dépression, les maladies cardio-vasculaires. Ce qui nous tue à petit feu, c’est l’éloignement avec la nature » affirme l’autrice qui nous encourage, dès que nous pouvons, à marcher en conscience dans la nature – même urbaine –, à respirer avec les arbres. 

L’extrait choisi par l’autrice

Retrouver le chemin de « l’expérience de nature » peut rééquilibrer nos organismes saturés de stress, de pollutions synthétiques et d’ondes négatives, dissoudre fatigues et troubles anxieux – pensons au simple pouvoir d’un chant d’oiseau contre une pensée ruminée en boucle… –, nous rendre plus épanouis, plus heureux. Nous pouvons modifier la chimie de nos existences, préférer la sérotonine libérée dans la forêt à la dopamine secrétée dans la jungle des villes. Plus de 400 recherches sont déjà publiées sur le sujet, qui restituent la nature au cœur de la santé humaine, mentale et physique. Le changement de perspective est considérable.

La nature nous relie à la meilleure partie de nous-mêmes, celle qui croit en elle, celle qui est optimiste, motivée, empathique, celle qui croit en l’Autre. D’elle dépendent nos équilibres physiologiques, la régulation de nos émotions, notre capacité à nous régénérer, mais aussi la réactivation de nos liens humains, l’altérité. Elle nous ouvre au sens de la diversité, de la communauté et, plus avant, à la quête de sens, du beau et du merveilleux. Et cet attachement émotionnel génère, en retour, des comportements plus respectueux du vivant.


Ressources

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau (1854).

Printemps Silencieux, Rachel Carson (1962).

The sens of wonder, Rachel Carson (1965).


L’équipe

Production : La REcyclerie.

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

Sound design : JFF.

Illustration : Belen Fernandez – Olelala.

Description

Tête-à-tête enregistré le 27 novembre à La REcyclerie avec Pascale D’Erm, journaliste, réalisatrice et autrice du livre Natura, pourquoi la nature nous soigne et nous rend plus heureux (Les Liens qui Libèrent, 2019). Cet ouvrage a été nominé pour l’édition 2020 du Prix du Livre Environnement de la Fondation Veolia.

Avec son dernier livre Natura, Pascale D’Erm part d’une intuition simple et communément admise : la nature nous fait du bien. « Intuitivement, nous savons que notre sentiment de bien-être est plus grand lorsque nous effectuons une marche en montagne, une promenade dans un parc ou quelques pas dans la garrigue » écrit-elle. Mais Natura ne se contente pas d’une excursion poétique et sensible : ce livre-enquête regorge d’études scientifiques qui, depuis une trentaine d’années, établissent des liens entre nature et santé – les « bains de forêt » sont étudiés par les japonais depuis les années 1990.

« Nous n’avons jamais vécu aussi éloignés de la nature, déplore l’autrice. Nous avons perdu le lien sensible, poétique, organique avec la nature. Et nous n’avons jamais autant souffert autant de maladie dites de civilisation, comme le diabète de type 2, la dépression, les maladies cardio-vasculaires. Ce qui nous tue à petit feu, c’est l’éloignement avec la nature » affirme l’autrice qui nous encourage, dès que nous pouvons, à marcher en conscience dans la nature – même urbaine –, à respirer avec les arbres. 

L’extrait choisi par l’autrice

Retrouver le chemin de « l’expérience de nature » peut rééquilibrer nos organismes saturés de stress, de pollutions synthétiques et d’ondes négatives, dissoudre fatigues et troubles anxieux – pensons au simple pouvoir d’un chant d’oiseau contre une pensée ruminée en boucle… –, nous rendre plus épanouis, plus heureux. Nous pouvons modifier la chimie de nos existences, préférer la sérotonine libérée dans la forêt à la dopamine secrétée dans la jungle des villes. Plus de 400 recherches sont déjà publiées sur le sujet, qui restituent la nature au cœur de la santé humaine, mentale et physique. Le changement de perspective est considérable.

La nature nous relie à la meilleure partie de nous-mêmes, celle qui croit en elle, celle qui est optimiste, motivée, empathique, celle qui croit en l’Autre. D’elle dépendent nos équilibres physiologiques, la régulation de nos émotions, notre capacité à nous régénérer, mais aussi la réactivation de nos liens humains, l’altérité. Elle nous ouvre au sens de la diversité, de la communauté et, plus avant, à la quête de sens, du beau et du merveilleux. Et cet attachement émotionnel génère, en retour, des comportements plus respectueux du vivant.


Ressources

Walden ou la vie dans les bois, Henry David Thoreau (1854).

Printemps Silencieux, Rachel Carson (1962).

The sens of wonder, Rachel Carson (1965).


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Production : La REcyclerie.

Programmation : Les Filles sur le Pont.

Interview & mise en ondes : Simon Beyrand.

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