Description
Actualités, Histoire, Science et fictions radiophoniques : réécoutez vos émissions et chroniques préférées de Radio Péyi, la voix de la Guyane !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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613 episodes
8 playlists
Season 4


Pour certains maires élus en mars dernier, ce sera une première : demain, ils vont découvrir le Salon des maires de Guyane. Pour sa troisième édition, l'événement quitte le PROGT de Matoury pour aller à Saint-Laurent. Un salon qui s’ouvre dans la foulée d’une élection décisive. Hier, l’Assemblée de Guyane a choisi Jean-Paul Fereira pour succéder à Gabriel Serville. Or c’est vers la CTG que les maires se tournent pour financer certains de leurs chantiers. À commencer par celui qui sera au cœur du salon : à savoir les déchets. L’urgence est réelle. Puisque la Guyane en produit environ 150 000 tonnes par an. La décharge des Maringouins doit fermer d’ici 2028 et le projet censé prendre le relais, à Wayabo, est bloqué par la justice. Sous Gabriel Serville, la CTG avait programmé plusieurs centaines de millions d’euros pour remettre la filière à niveau. Reste à savoir ce qu’en fera la nouvelle présidence, et ce que les communes pourront mettre sur la table. Car (nous le savons) leurs marges de manœuvre financières sont bien souvent minces. Et le projet de budget de l’État pour 2027 demande plus de 5 milliards d’euros d’efforts aux collectivités partout en France. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33min | Published on October 27, 2026


Emprunter de l’argent pour construire une école, ce n’est pas une faute. C’est même le meilleur usage qu’un État puisse faire de sa dette. Ce qui compte, ce n’est pas combien on doit, c’est ce qu’on fait de l’argent emprunté. Si on suit ce raisonnement, peu de territoires ont autant de raisons d’investir que la Guyane. La population augmente vite, il manque des classes, des logements et des équipements de santé. Seulement, à Paris, le mot d’ordre va dans l’autre sens. En cause : la dette du pays. Ministre après ministre, chaque budget se justifie de la même façon. L’État doit faire des économies. Car aujourd’hui, même si tous les Français donnaient l’intégralité de ce qu’ils produisent pendant un an, ça ne suffirait pas à rembourser la dette du pays. Comme n’importe quel emprunteur, la France paie des intérêts sur cette dette : près de 80 milliards d’euros par an. Et la facture s’alourdit, parce que l’État emprunte à des taux de plus en plus élevés. D’un côté donc, un territoire (la Guyane) qui a besoin d’investir. De l’autre, un État qui cherche à dépenser moins. Comment faire tenir les deux ? C’est la question qu’on va poser ce matin à nos deux invités. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on October 26, 2026


"On ne va pas rajouter de la crise à la crise." La phrase est de Michel-Ange Jérémie, élu de l’opposition, qui écartait vendredi dernier, sur l’antenne de Guyane la 1ère, toute candidature de son groupe à la présidence de la CTG. Pour lui, la collectivité traverse déjà assez de difficultés sans y ajouter une bataille de plus. Sans candidat, l’opposition garde pourtant 20 voix sur 55. Et lundi, il faudra bien en faire quelque chose : voter pour Jean-Paul Fereira, s’abstenir, ou se tourner vers un autre candidat. Car depuis mardi, il y en a une autre. Keena Léonce, qui a quitté la majorité en 2024, s’est déclarée à son tour. Elle affirme déjà travailler avec des élus de l’opposition pour bâtir une nouvelle majorité. Reste à savoir ce que décideront donc les 20 élus de l’opposition. Notre invitée en fait partie. Elle a été vice-présidente de la CTG jusqu’en 2021, et siège depuis dans les rangs du groupe Unis et engagés Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on October 23, 2026


On remonte le temps ce matin, jusque dans les années 30, à l’époque du bagne, un forçat peint le Maroni, les pirogues, les îles du Salut. Ses toiles, il les échange contre un repas ou un service rendu. Cet homme s'appelle Louis Grilly. Condamné à 18 ans, il arrive au bagne en 1922, s'évade 4 fois, puis se met à peindre. Libéré en 1936, il ne quittera plus la Guyane, jusqu'à sa mort à Cayenne en 1961. Aujourd'hui, ses œuvres sont dans certains musées (le musée Franconie en a acheté 3 en 1991) et passent régulièrement aux enchères. Mais de l'homme, on ignore encore beaucoup de choses. Raison pour laquelle son arrière-petite-nièce est en Guyane en ce moment. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 22, 2026


Qui, à l’Assemblée de Guyane, peut compter jusqu’à 28 ? 28 voix, c’est la barre à franchir lundi prochain pour être élu président de la CTG dès le premier tour et succéder à Gabriel Serville. Jusqu’ici, l’opposition n’a présenté personne, et un seul candidat s’était déclaré : le président par intérim, Jean-Paul Fereira, avec nous avait-il dit la semaine dernière, le soutien de la majorité. Mais cette majorité n’est plus tout à fait celle de 2021. Elle comptait alors 35 élus. Depuis, 5 ont pris leurs distances. Et parmi eux, une élue a décidé de se lancer. Élue pour la première fois en 2021, chargée du logement, elle avait créé en 2024 son propre groupe, Guyane sans limites. Elle vient nous dire comment elle compte, elle, arriver à 28 voix. Et ce qu’elle ferait d’un mandat de 17 mois à peine, avec des finances sous pression. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 21, 2026


Nous avons tous désormais dans nos poches, un mini studio de télévision. Aujourd’hui, un téléphone suffit pour filmer et publier une vidéo qui peut faire le tour de la Guyane en une soirée. Conséquence : l’information ne nous arrive plus seulement par les journalistes. La mairie annonce elle-même ses travaux sur Facebook, la collectivité a son propre service de communication, et sur TikTok, des créateurs de contenus racontent la Guyane à leur manière. Chacun avec son objectif : le journaliste cherche à informer, le communicant à convaincre, et beaucoup de créateurs naviguent entre les deux. Tous ces métiers, on les apprend souvent sur le tas. Et c’est justement à ceux qui les exercent déjà que s’adresse un nouveau diplôme que l’Université de Guyane ouvre le mois prochain : le DUJAC (pour Journalisme, Audiovisuel et Communication). Objectif : professionnaliser celles et ceux qui fabriquent l’information et les contenus ici en Guyane. Leur donner des bases solides, sur la technique comme sur l’éthique, pour produire un travail de qualité, adapté au territoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 20, 2026


Le mois dernier à l'ONU, 164 pays se sont prononcés pour l’abandon de la projection de Mercator. Cette carte du monde, dessinée en 1569 pour les navigateurs, étire les terres à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. Résultat : le Groenland y paraît presque aussi vaste que l’Afrique, qui est en réalité quatorze fois plus grande. La résolution, portée par le Togo, recommande aux écoles, aux gouvernements et aux organisations internationales d’adopter une autre projection. Le même jour, à Paris, la diplomatie française annonçait qu’elle faisait de même. Mais remplacer une carte par une autre ne règle pas tout. Car n’importe quelle carte du monde est le résultat d’un calcul, et donc d’un choix. C’est ce que nous explique ce matin Matthieu Noucher, géographe et directeur de recherche au CNRS. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 19, 2026


Il y a 40 ans, apprendre qu’on avait le sida, c’était presque toujours apprendre qu’on allait mourir. Aujourd’hui, un traitement permet de vivre avec le virus et une personne bien soignée ne le transmet plus. Alors oui, la médecine a gagné une bataille. Mais l’épidémie, elle, n’est pas terminée. En Guyane, plus d’une personne sur 100 vit avec le VIH. Le paradoxe, c’est que la Guyane est aussi le département qui dépiste le plus. Les tests se multiplient, et pourtant le virus continue de circuler. Et ce qui est vrai ici l’est aussi, à une autre échelle, partout dans le monde. L’an dernier, plus d’un million de personnes ont été contaminées, 570 000 sont mortes du sida. C’est deux fois moins qu’il y a 15 ans. Mais avec la baisse des financements internationaux (en particulier américains), l’ONUSIDA parle de la crise la plus grave depuis le début de la mobilisation mondiale. L’objectif fixé pour 2030 (d’en finir avec l’épidémie) paraît de plus en plus loin. Y compris en France, où l’on découvre encore environ 5 000 séropositivités chaque année. Notre invité, lui, veut encore y croire. Ces 40 dernières années de lutte, il les a traversées comme militant, comme élu, et à titre personnel. Il est en Guyane cette semaine, et participe cet après-midi à une table ronde avec des élus et des associations, à la mairie de Cayenne. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33min | Published on October 16, 2026


En 2021, selon l’IEDOM, les entreprises guyanaises ont exporté moins d’1 million d’euros de marchandises vers le Brésil et le Suriname. L’an dernier, la Guyane a importé pour plus de 2 milliards d’euros, en grande partie depuis l’Hexagone. 1 million d’un côté, 2 milliards de l’autre : nos voisins pèsent bien peu dans l’économie guyanaise. Mais depuis quelques mois, le contexte bouge. Depuis le mois de mai, l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur (le marché commun sud-américain, Brésil en tête) commence à faire tomber des droits de douane. En juillet, la Guyane est devenue membre associé de la CARICOM, où siègent déjà le Suriname, le Guyana ou Trinidad. Et puis fin juillet enfin, côté brésilien, la frontière s’est assouplie : à titre expérimental, les Brésiliens peuvent désormais venir en Guyane sans visa pour un court séjour. De quoi donner des idées aux chefs d’entreprise. L’Ordre des experts-comptables dit être de plus en plus sollicité par des patrons qui veulent savoir ce qu’ils pourraient développer chez nos voisins. Sa réponse : une conférence ce soir à l’Université, pour faire le point sur ces marchés, sur le financement et sur la logistique. Avec, demain, la signature d’un accord avec ses homologues brésiliens de l’Amapá. Pour en parler, Naïké Bouchaut est notre invitée ce matin. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
21min | Published on October 15, 2026


Samedi, la Guyane disait adieu à Gabriel Serville. Et déjà, il faut lui trouver un successeur : la loi laisse un mois aux élus de la collectivité pour le faire. Ce sera finalement dans moins de 2 semaines, le 26 octobre. Cette fois : pas d’élection au suffrage universel. Ce sont les 55 conseillers de l’Assemblée de Guyane qui choisiront, à bulletin secret. Aux deux premiers tours, il faudra 28 voix pour l’emporter. Et en cas de troisième, la majorité relative suffira. C’est donc un examen pour la majorité de 2021. Son premier sans Gabriel Serville, l’homme qui l’avait cousue entre les deux tours, il y a 5 ans. Depuis, quelques coutures ont déjà craqué. Des élus ont perdu leurs délégations, d’autres ont fait bande à part. En face, l’opposition fait bloc. Quoiqu’il arrive, le vainqueur héritera d’un mandat court (jusqu’en mars 2028) mais de dossiers lourds. Depuis le 30 septembre, c’est le premier vice-président qui tient la maison. Il est notre invité ce matin. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on October 14, 2026
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Pour certains maires élus en mars dernier, ce sera une première : demain, ils vont découvrir le Salon des maires de Guyane. Pour sa troisième édition, l'événement quitte le PROGT de Matoury pour aller à Saint-Laurent. Un salon qui s’ouvre dans la foulée d’une élection décisive. Hier, l’Assemblée de Guyane a choisi Jean-Paul Fereira pour succéder à Gabriel Serville. Or c’est vers la CTG que les maires se tournent pour financer certains de leurs chantiers. À commencer par celui qui sera au cœur du salon : à savoir les déchets. L’urgence est réelle. Puisque la Guyane en produit environ 150 000 tonnes par an. La décharge des Maringouins doit fermer d’ici 2028 et le projet censé prendre le relais, à Wayabo, est bloqué par la justice. Sous Gabriel Serville, la CTG avait programmé plusieurs centaines de millions d’euros pour remettre la filière à niveau. Reste à savoir ce qu’en fera la nouvelle présidence, et ce que les communes pourront mettre sur la table. Car (nous le savons) leurs marges de manœuvre financières sont bien souvent minces. Et le projet de budget de l’État pour 2027 demande plus de 5 milliards d’euros d’efforts aux collectivités partout en France. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33min | Published on October 27, 2026


Emprunter de l’argent pour construire une école, ce n’est pas une faute. C’est même le meilleur usage qu’un État puisse faire de sa dette. Ce qui compte, ce n’est pas combien on doit, c’est ce qu’on fait de l’argent emprunté. Si on suit ce raisonnement, peu de territoires ont autant de raisons d’investir que la Guyane. La population augmente vite, il manque des classes, des logements et des équipements de santé. Seulement, à Paris, le mot d’ordre va dans l’autre sens. En cause : la dette du pays. Ministre après ministre, chaque budget se justifie de la même façon. L’État doit faire des économies. Car aujourd’hui, même si tous les Français donnaient l’intégralité de ce qu’ils produisent pendant un an, ça ne suffirait pas à rembourser la dette du pays. Comme n’importe quel emprunteur, la France paie des intérêts sur cette dette : près de 80 milliards d’euros par an. Et la facture s’alourdit, parce que l’État emprunte à des taux de plus en plus élevés. D’un côté donc, un territoire (la Guyane) qui a besoin d’investir. De l’autre, un État qui cherche à dépenser moins. Comment faire tenir les deux ? C’est la question qu’on va poser ce matin à nos deux invités. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on October 26, 2026


"On ne va pas rajouter de la crise à la crise." La phrase est de Michel-Ange Jérémie, élu de l’opposition, qui écartait vendredi dernier, sur l’antenne de Guyane la 1ère, toute candidature de son groupe à la présidence de la CTG. Pour lui, la collectivité traverse déjà assez de difficultés sans y ajouter une bataille de plus. Sans candidat, l’opposition garde pourtant 20 voix sur 55. Et lundi, il faudra bien en faire quelque chose : voter pour Jean-Paul Fereira, s’abstenir, ou se tourner vers un autre candidat. Car depuis mardi, il y en a une autre. Keena Léonce, qui a quitté la majorité en 2024, s’est déclarée à son tour. Elle affirme déjà travailler avec des élus de l’opposition pour bâtir une nouvelle majorité. Reste à savoir ce que décideront donc les 20 élus de l’opposition. Notre invitée en fait partie. Elle a été vice-présidente de la CTG jusqu’en 2021, et siège depuis dans les rangs du groupe Unis et engagés Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on October 23, 2026


On remonte le temps ce matin, jusque dans les années 30, à l’époque du bagne, un forçat peint le Maroni, les pirogues, les îles du Salut. Ses toiles, il les échange contre un repas ou un service rendu. Cet homme s'appelle Louis Grilly. Condamné à 18 ans, il arrive au bagne en 1922, s'évade 4 fois, puis se met à peindre. Libéré en 1936, il ne quittera plus la Guyane, jusqu'à sa mort à Cayenne en 1961. Aujourd'hui, ses œuvres sont dans certains musées (le musée Franconie en a acheté 3 en 1991) et passent régulièrement aux enchères. Mais de l'homme, on ignore encore beaucoup de choses. Raison pour laquelle son arrière-petite-nièce est en Guyane en ce moment. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 22, 2026


Qui, à l’Assemblée de Guyane, peut compter jusqu’à 28 ? 28 voix, c’est la barre à franchir lundi prochain pour être élu président de la CTG dès le premier tour et succéder à Gabriel Serville. Jusqu’ici, l’opposition n’a présenté personne, et un seul candidat s’était déclaré : le président par intérim, Jean-Paul Fereira, avec nous avait-il dit la semaine dernière, le soutien de la majorité. Mais cette majorité n’est plus tout à fait celle de 2021. Elle comptait alors 35 élus. Depuis, 5 ont pris leurs distances. Et parmi eux, une élue a décidé de se lancer. Élue pour la première fois en 2021, chargée du logement, elle avait créé en 2024 son propre groupe, Guyane sans limites. Elle vient nous dire comment elle compte, elle, arriver à 28 voix. Et ce qu’elle ferait d’un mandat de 17 mois à peine, avec des finances sous pression. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 21, 2026


Nous avons tous désormais dans nos poches, un mini studio de télévision. Aujourd’hui, un téléphone suffit pour filmer et publier une vidéo qui peut faire le tour de la Guyane en une soirée. Conséquence : l’information ne nous arrive plus seulement par les journalistes. La mairie annonce elle-même ses travaux sur Facebook, la collectivité a son propre service de communication, et sur TikTok, des créateurs de contenus racontent la Guyane à leur manière. Chacun avec son objectif : le journaliste cherche à informer, le communicant à convaincre, et beaucoup de créateurs naviguent entre les deux. Tous ces métiers, on les apprend souvent sur le tas. Et c’est justement à ceux qui les exercent déjà que s’adresse un nouveau diplôme que l’Université de Guyane ouvre le mois prochain : le DUJAC (pour Journalisme, Audiovisuel et Communication). Objectif : professionnaliser celles et ceux qui fabriquent l’information et les contenus ici en Guyane. Leur donner des bases solides, sur la technique comme sur l’éthique, pour produire un travail de qualité, adapté au territoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 20, 2026


Le mois dernier à l'ONU, 164 pays se sont prononcés pour l’abandon de la projection de Mercator. Cette carte du monde, dessinée en 1569 pour les navigateurs, étire les terres à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. Résultat : le Groenland y paraît presque aussi vaste que l’Afrique, qui est en réalité quatorze fois plus grande. La résolution, portée par le Togo, recommande aux écoles, aux gouvernements et aux organisations internationales d’adopter une autre projection. Le même jour, à Paris, la diplomatie française annonçait qu’elle faisait de même. Mais remplacer une carte par une autre ne règle pas tout. Car n’importe quelle carte du monde est le résultat d’un calcul, et donc d’un choix. C’est ce que nous explique ce matin Matthieu Noucher, géographe et directeur de recherche au CNRS. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 19, 2026


Il y a 40 ans, apprendre qu’on avait le sida, c’était presque toujours apprendre qu’on allait mourir. Aujourd’hui, un traitement permet de vivre avec le virus et une personne bien soignée ne le transmet plus. Alors oui, la médecine a gagné une bataille. Mais l’épidémie, elle, n’est pas terminée. En Guyane, plus d’une personne sur 100 vit avec le VIH. Le paradoxe, c’est que la Guyane est aussi le département qui dépiste le plus. Les tests se multiplient, et pourtant le virus continue de circuler. Et ce qui est vrai ici l’est aussi, à une autre échelle, partout dans le monde. L’an dernier, plus d’un million de personnes ont été contaminées, 570 000 sont mortes du sida. C’est deux fois moins qu’il y a 15 ans. Mais avec la baisse des financements internationaux (en particulier américains), l’ONUSIDA parle de la crise la plus grave depuis le début de la mobilisation mondiale. L’objectif fixé pour 2030 (d’en finir avec l’épidémie) paraît de plus en plus loin. Y compris en France, où l’on découvre encore environ 5 000 séropositivités chaque année. Notre invité, lui, veut encore y croire. Ces 40 dernières années de lutte, il les a traversées comme militant, comme élu, et à titre personnel. Il est en Guyane cette semaine, et participe cet après-midi à une table ronde avec des élus et des associations, à la mairie de Cayenne. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33min | Published on October 16, 2026


En 2021, selon l’IEDOM, les entreprises guyanaises ont exporté moins d’1 million d’euros de marchandises vers le Brésil et le Suriname. L’an dernier, la Guyane a importé pour plus de 2 milliards d’euros, en grande partie depuis l’Hexagone. 1 million d’un côté, 2 milliards de l’autre : nos voisins pèsent bien peu dans l’économie guyanaise. Mais depuis quelques mois, le contexte bouge. Depuis le mois de mai, l’accord de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur (le marché commun sud-américain, Brésil en tête) commence à faire tomber des droits de douane. En juillet, la Guyane est devenue membre associé de la CARICOM, où siègent déjà le Suriname, le Guyana ou Trinidad. Et puis fin juillet enfin, côté brésilien, la frontière s’est assouplie : à titre expérimental, les Brésiliens peuvent désormais venir en Guyane sans visa pour un court séjour. De quoi donner des idées aux chefs d’entreprise. L’Ordre des experts-comptables dit être de plus en plus sollicité par des patrons qui veulent savoir ce qu’ils pourraient développer chez nos voisins. Sa réponse : une conférence ce soir à l’Université, pour faire le point sur ces marchés, sur le financement et sur la logistique. Avec, demain, la signature d’un accord avec ses homologues brésiliens de l’Amapá. Pour en parler, Naïké Bouchaut est notre invitée ce matin. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Samedi, la Guyane disait adieu à Gabriel Serville. Et déjà, il faut lui trouver un successeur : la loi laisse un mois aux élus de la collectivité pour le faire. Ce sera finalement dans moins de 2 semaines, le 26 octobre. Cette fois : pas d’élection au suffrage universel. Ce sont les 55 conseillers de l’Assemblée de Guyane qui choisiront, à bulletin secret. Aux deux premiers tours, il faudra 28 voix pour l’emporter. Et en cas de troisième, la majorité relative suffira. C’est donc un examen pour la majorité de 2021. Son premier sans Gabriel Serville, l’homme qui l’avait cousue entre les deux tours, il y a 5 ans. Depuis, quelques coutures ont déjà craqué. Des élus ont perdu leurs délégations, d’autres ont fait bande à part. En face, l’opposition fait bloc. Quoiqu’il arrive, le vainqueur héritera d’un mandat court (jusqu’en mars 2028) mais de dossiers lourds. Depuis le 30 septembre, c’est le premier vice-président qui tient la maison. Il est notre invité ce matin. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on October 14, 2026