Description
Actualités, Histoire, Science et fictions radiophoniques : réécoutez vos émissions et chroniques préférées de Radio Péyi, la voix de la Guyane !
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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616 episodes
8 playlists
Season 4


Douze ans avant la mobilisation de lycéenne de 1996, Élie Castor et Georges Othily publiaient un livre : “La Guyane, les grands problèmes, les solutions possibles”. Le premier (Élie Castor) est à l’époque député et président du Conseil général, le second (Georges Othily) préside alors le Conseil régional. Et l’école occupe une large place dans ce livre. Leur constat : en moins de dix ans, le nombre d’élèves dans le secondaire avait augmenté de près de 70 %, et les établissements n’arrivaient plus à suivre. Ils estimaient même ce qu’il fallait pour rattraper le retard : 223 millions de francs. L’idée d’un rectorat propre à la Guyane était déjà sur la table. Mais ce rectorat, il faudra pourtant l’attendre douze ans pour l’obtenir. Et ce ne sont pas les élus qui vont l’arracher, ce sont les lycéens. En octobre 1996, ils se mettent en grève pour réclamer des profs et des salles de classe dignes de ce nom. Un mois plus tard, après plusieurs nuits d’émeutes à Cayenne, l’État cède : la Guyane aura son rectorat. Comment donc des lycéens ont-ils réussi là où des élus avaient échoué ? C’est ce qu’a étudié notre invité de ce matin. Et la question n’a rien d’un souvenir : puisqu’en septembre et en octobre derniers, des lycéens guyanais ont de nouveau bloqué leurs établissements. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on November 3, 2026


C’était il y a 30 ans. A la fin du mois d’octobre 1996, des lycéens guyanais se mettent en grève. Ils réclament des classes moins chargées et de meilleures conditions d’études. Le mouvement gagne tous les lycées, puis la rue. Dans la nuit du 8 novembre, devant la préfecture, les gendarmes chargent des élèves assis par terre. Un lycéen de 16 ans lâche cette phrase, restée dans les mémoires : « C’est le désespoir qui parle ce soir ». Suivent plusieurs nuits d’émeutes. Le 19 novembre, deux ministres arrivent à Cayenne pour négocier. Le lendemain, la Guyane obtient ce qu’elle réclamait depuis longtemps : son propre rectorat. Car jusque-là, tout se décidait en Martinique, à 2 000 km. Et 30 ans plus tard, l’histoire a comme un air de déjà-vu. Le 7 septembre dernier, c’est encore à Félix-Éboué que des élèves ont bloqué leur lycée, avec 17 revendications : des ventilateurs, des toilettes dignes de ce nom, une cantine moins chère. Alors qu’est-ce que 1996 a vraiment changé ? Et qu’est-ce que la génération d’hier a à dire à celle d’aujourd’hui ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on November 3, 2026


On parle cinéma ce matin, avec un anniversaire. Ceux qui ont connu Cinamazonia, dans les années 2000, s’en souviennent : en Guyane, un festival de cinéma peut naître avec beaucoup d’envie… mais finir par s’arrêter. La Toile des Palmistes, elle, a tenu. La première fois, c’était en 2012 : le rendez-vous devait avoir lieu tous les deux ans. Mais depuis 2020, il revient chaque année. Ce soir s’ouvre la 10e édition. Un festival qui ne fait pas que montrer des films, il en fait aussi naître. Chaque année, son concours lance un thème. Cette année, c’est « Contresens ». Tout le monde peut tenter sa chance, avec une seule règle : un film de 3 minutes maximum, tourné en Guyane. Les 10 meilleurs seront projetés sur place, puis diffusés à la télévision. Alors 10 éditions plus tard, le festival se pose lui-même la question : et maintenant ? Que reste-t-il à construire ? Les projections commencent ce soir, place des Palmistes et à l’Eldorado, jusqu’à samedi. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on October 30, 2026


Pour certains maires élus en mars dernier, ce sera une première : demain, ils vont découvrir le Salon des maires de Guyane. Pour sa troisième édition, l'événement quitte le PROGT de Matoury pour aller à Saint-Laurent. Un salon qui s’ouvre dans la foulée d’une élection décisive. Hier, l’Assemblée de Guyane a choisi Jean-Paul Fereira pour succéder à Gabriel Serville. Or c’est vers la CTG que les maires se tournent pour financer certains de leurs chantiers. À commencer par celui qui sera au cœur du salon : à savoir les déchets. L’urgence est réelle. Puisque la Guyane en produit environ 150 000 tonnes par an. La décharge des Maringouins doit fermer d’ici 2028 et le projet censé prendre le relais, à Wayabo, est bloqué par la justice. Sous Gabriel Serville, la CTG avait programmé plusieurs centaines de millions d’euros pour remettre la filière à niveau. Reste à savoir ce qu’en fera la nouvelle présidence, et ce que les communes pourront mettre sur la table. Car (nous le savons) leurs marges de manœuvre financières sont bien souvent minces. Et le projet de budget de l’État pour 2027 demande plus de 5 milliards d’euros d’efforts aux collectivités partout en France. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33min | Published on October 27, 2026


Emprunter de l’argent pour construire une école, ce n’est pas une faute. C’est même le meilleur usage qu’un État puisse faire de sa dette. Ce qui compte, ce n’est pas combien on doit, c’est ce qu’on fait de l’argent emprunté. Si on suit ce raisonnement, peu de territoires ont autant de raisons d’investir que la Guyane. La population augmente vite, il manque des classes, des logements et des équipements de santé. Seulement, à Paris, le mot d’ordre va dans l’autre sens. En cause : la dette du pays. Ministre après ministre, chaque budget se justifie de la même façon. L’État doit faire des économies. Car aujourd’hui, même si tous les Français donnaient l’intégralité de ce qu’ils produisent pendant un an, ça ne suffirait pas à rembourser la dette du pays. Comme n’importe quel emprunteur, la France paie des intérêts sur cette dette : près de 80 milliards d’euros par an. Et la facture s’alourdit, parce que l’État emprunte à des taux de plus en plus élevés. D’un côté donc, un territoire (la Guyane) qui a besoin d’investir. De l’autre, un État qui cherche à dépenser moins. Comment faire tenir les deux ? C’est la question qu’on va poser ce matin à nos deux invités. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on October 26, 2026


"On ne va pas rajouter de la crise à la crise." La phrase est de Michel-Ange Jérémie, élu de l’opposition, qui écartait vendredi dernier, sur l’antenne de Guyane la 1ère, toute candidature de son groupe à la présidence de la CTG. Pour lui, la collectivité traverse déjà assez de difficultés sans y ajouter une bataille de plus. Sans candidat, l’opposition garde pourtant 20 voix sur 55. Et lundi, il faudra bien en faire quelque chose : voter pour Jean-Paul Fereira, s’abstenir, ou se tourner vers un autre candidat. Car depuis mardi, il y en a une autre. Keena Léonce, qui a quitté la majorité en 2024, s’est déclarée à son tour. Elle affirme déjà travailler avec des élus de l’opposition pour bâtir une nouvelle majorité. Reste à savoir ce que décideront donc les 20 élus de l’opposition. Notre invitée en fait partie. Elle a été vice-présidente de la CTG jusqu’en 2021, et siège depuis dans les rangs du groupe Unis et engagés Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on October 23, 2026


On remonte le temps ce matin, jusque dans les années 30, à l’époque du bagne, un forçat peint le Maroni, les pirogues, les îles du Salut. Ses toiles, il les échange contre un repas ou un service rendu. Cet homme s'appelle Louis Grilly. Condamné à 18 ans, il arrive au bagne en 1922, s'évade 4 fois, puis se met à peindre. Libéré en 1936, il ne quittera plus la Guyane, jusqu'à sa mort à Cayenne en 1961. Aujourd'hui, ses œuvres sont dans certains musées (le musée Franconie en a acheté 3 en 1991) et passent régulièrement aux enchères. Mais de l'homme, on ignore encore beaucoup de choses. Raison pour laquelle son arrière-petite-nièce est en Guyane en ce moment. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 22, 2026


Qui, à l’Assemblée de Guyane, peut compter jusqu’à 28 ? 28 voix, c’est la barre à franchir lundi prochain pour être élu président de la CTG dès le premier tour et succéder à Gabriel Serville. Jusqu’ici, l’opposition n’a présenté personne, et un seul candidat s’était déclaré : le président par intérim, Jean-Paul Fereira, avec nous avait-il dit la semaine dernière, le soutien de la majorité. Mais cette majorité n’est plus tout à fait celle de 2021. Elle comptait alors 35 élus. Depuis, 5 ont pris leurs distances. Et parmi eux, une élue a décidé de se lancer. Élue pour la première fois en 2021, chargée du logement, elle avait créé en 2024 son propre groupe, Guyane sans limites. Elle vient nous dire comment elle compte, elle, arriver à 28 voix. Et ce qu’elle ferait d’un mandat de 17 mois à peine, avec des finances sous pression. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 21, 2026


Nous avons tous désormais dans nos poches, un mini studio de télévision. Aujourd’hui, un téléphone suffit pour filmer et publier une vidéo qui peut faire le tour de la Guyane en une soirée. Conséquence : l’information ne nous arrive plus seulement par les journalistes. La mairie annonce elle-même ses travaux sur Facebook, la collectivité a son propre service de communication, et sur TikTok, des créateurs de contenus racontent la Guyane à leur manière. Chacun avec son objectif : le journaliste cherche à informer, le communicant à convaincre, et beaucoup de créateurs naviguent entre les deux. Tous ces métiers, on les apprend souvent sur le tas. Et c’est justement à ceux qui les exercent déjà que s’adresse un nouveau diplôme que l’Université de Guyane ouvre le mois prochain : le DUJAC (pour Journalisme, Audiovisuel et Communication). Objectif : professionnaliser celles et ceux qui fabriquent l’information et les contenus ici en Guyane. Leur donner des bases solides, sur la technique comme sur l’éthique, pour produire un travail de qualité, adapté au territoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 20, 2026


Le mois dernier à l'ONU, 164 pays se sont prononcés pour l’abandon de la projection de Mercator. Cette carte du monde, dessinée en 1569 pour les navigateurs, étire les terres à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. Résultat : le Groenland y paraît presque aussi vaste que l’Afrique, qui est en réalité quatorze fois plus grande. La résolution, portée par le Togo, recommande aux écoles, aux gouvernements et aux organisations internationales d’adopter une autre projection. Le même jour, à Paris, la diplomatie française annonçait qu’elle faisait de même. Mais remplacer une carte par une autre ne règle pas tout. Car n’importe quelle carte du monde est le résultat d’un calcul, et donc d’un choix. C’est ce que nous explique ce matin Matthieu Noucher, géographe et directeur de recherche au CNRS. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 19, 2026
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Actualités, Histoire, Science et fictions radiophoniques : réécoutez vos émissions et chroniques préférées de Radio Péyi, la voix de la Guyane !
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Douze ans avant la mobilisation de lycéenne de 1996, Élie Castor et Georges Othily publiaient un livre : “La Guyane, les grands problèmes, les solutions possibles”. Le premier (Élie Castor) est à l’époque député et président du Conseil général, le second (Georges Othily) préside alors le Conseil régional. Et l’école occupe une large place dans ce livre. Leur constat : en moins de dix ans, le nombre d’élèves dans le secondaire avait augmenté de près de 70 %, et les établissements n’arrivaient plus à suivre. Ils estimaient même ce qu’il fallait pour rattraper le retard : 223 millions de francs. L’idée d’un rectorat propre à la Guyane était déjà sur la table. Mais ce rectorat, il faudra pourtant l’attendre douze ans pour l’obtenir. Et ce ne sont pas les élus qui vont l’arracher, ce sont les lycéens. En octobre 1996, ils se mettent en grève pour réclamer des profs et des salles de classe dignes de ce nom. Un mois plus tard, après plusieurs nuits d’émeutes à Cayenne, l’État cède : la Guyane aura son rectorat. Comment donc des lycéens ont-ils réussi là où des élus avaient échoué ? C’est ce qu’a étudié notre invité de ce matin. Et la question n’a rien d’un souvenir : puisqu’en septembre et en octobre derniers, des lycéens guyanais ont de nouveau bloqué leurs établissements. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
30min | Published on November 3, 2026


C’était il y a 30 ans. A la fin du mois d’octobre 1996, des lycéens guyanais se mettent en grève. Ils réclament des classes moins chargées et de meilleures conditions d’études. Le mouvement gagne tous les lycées, puis la rue. Dans la nuit du 8 novembre, devant la préfecture, les gendarmes chargent des élèves assis par terre. Un lycéen de 16 ans lâche cette phrase, restée dans les mémoires : « C’est le désespoir qui parle ce soir ». Suivent plusieurs nuits d’émeutes. Le 19 novembre, deux ministres arrivent à Cayenne pour négocier. Le lendemain, la Guyane obtient ce qu’elle réclamait depuis longtemps : son propre rectorat. Car jusque-là, tout se décidait en Martinique, à 2 000 km. Et 30 ans plus tard, l’histoire a comme un air de déjà-vu. Le 7 septembre dernier, c’est encore à Félix-Éboué que des élèves ont bloqué leur lycée, avec 17 revendications : des ventilateurs, des toilettes dignes de ce nom, une cantine moins chère. Alors qu’est-ce que 1996 a vraiment changé ? Et qu’est-ce que la génération d’hier a à dire à celle d’aujourd’hui ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on November 3, 2026


On parle cinéma ce matin, avec un anniversaire. Ceux qui ont connu Cinamazonia, dans les années 2000, s’en souviennent : en Guyane, un festival de cinéma peut naître avec beaucoup d’envie… mais finir par s’arrêter. La Toile des Palmistes, elle, a tenu. La première fois, c’était en 2012 : le rendez-vous devait avoir lieu tous les deux ans. Mais depuis 2020, il revient chaque année. Ce soir s’ouvre la 10e édition. Un festival qui ne fait pas que montrer des films, il en fait aussi naître. Chaque année, son concours lance un thème. Cette année, c’est « Contresens ». Tout le monde peut tenter sa chance, avec une seule règle : un film de 3 minutes maximum, tourné en Guyane. Les 10 meilleurs seront projetés sur place, puis diffusés à la télévision. Alors 10 éditions plus tard, le festival se pose lui-même la question : et maintenant ? Que reste-t-il à construire ? Les projections commencent ce soir, place des Palmistes et à l’Eldorado, jusqu’à samedi. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on October 30, 2026


Pour certains maires élus en mars dernier, ce sera une première : demain, ils vont découvrir le Salon des maires de Guyane. Pour sa troisième édition, l'événement quitte le PROGT de Matoury pour aller à Saint-Laurent. Un salon qui s’ouvre dans la foulée d’une élection décisive. Hier, l’Assemblée de Guyane a choisi Jean-Paul Fereira pour succéder à Gabriel Serville. Or c’est vers la CTG que les maires se tournent pour financer certains de leurs chantiers. À commencer par celui qui sera au cœur du salon : à savoir les déchets. L’urgence est réelle. Puisque la Guyane en produit environ 150 000 tonnes par an. La décharge des Maringouins doit fermer d’ici 2028 et le projet censé prendre le relais, à Wayabo, est bloqué par la justice. Sous Gabriel Serville, la CTG avait programmé plusieurs centaines de millions d’euros pour remettre la filière à niveau. Reste à savoir ce qu’en fera la nouvelle présidence, et ce que les communes pourront mettre sur la table. Car (nous le savons) leurs marges de manœuvre financières sont bien souvent minces. Et le projet de budget de l’État pour 2027 demande plus de 5 milliards d’euros d’efforts aux collectivités partout en France. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
33min | Published on October 27, 2026


Emprunter de l’argent pour construire une école, ce n’est pas une faute. C’est même le meilleur usage qu’un État puisse faire de sa dette. Ce qui compte, ce n’est pas combien on doit, c’est ce qu’on fait de l’argent emprunté. Si on suit ce raisonnement, peu de territoires ont autant de raisons d’investir que la Guyane. La population augmente vite, il manque des classes, des logements et des équipements de santé. Seulement, à Paris, le mot d’ordre va dans l’autre sens. En cause : la dette du pays. Ministre après ministre, chaque budget se justifie de la même façon. L’État doit faire des économies. Car aujourd’hui, même si tous les Français donnaient l’intégralité de ce qu’ils produisent pendant un an, ça ne suffirait pas à rembourser la dette du pays. Comme n’importe quel emprunteur, la France paie des intérêts sur cette dette : près de 80 milliards d’euros par an. Et la facture s’alourdit, parce que l’État emprunte à des taux de plus en plus élevés. D’un côté donc, un territoire (la Guyane) qui a besoin d’investir. De l’autre, un État qui cherche à dépenser moins. Comment faire tenir les deux ? C’est la question qu’on va poser ce matin à nos deux invités. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
37min | Published on October 26, 2026


"On ne va pas rajouter de la crise à la crise." La phrase est de Michel-Ange Jérémie, élu de l’opposition, qui écartait vendredi dernier, sur l’antenne de Guyane la 1ère, toute candidature de son groupe à la présidence de la CTG. Pour lui, la collectivité traverse déjà assez de difficultés sans y ajouter une bataille de plus. Sans candidat, l’opposition garde pourtant 20 voix sur 55. Et lundi, il faudra bien en faire quelque chose : voter pour Jean-Paul Fereira, s’abstenir, ou se tourner vers un autre candidat. Car depuis mardi, il y en a une autre. Keena Léonce, qui a quitté la majorité en 2024, s’est déclarée à son tour. Elle affirme déjà travailler avec des élus de l’opposition pour bâtir une nouvelle majorité. Reste à savoir ce que décideront donc les 20 élus de l’opposition. Notre invitée en fait partie. Elle a été vice-présidente de la CTG jusqu’en 2021, et siège depuis dans les rangs du groupe Unis et engagés Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
29min | Published on October 23, 2026


On remonte le temps ce matin, jusque dans les années 30, à l’époque du bagne, un forçat peint le Maroni, les pirogues, les îles du Salut. Ses toiles, il les échange contre un repas ou un service rendu. Cet homme s'appelle Louis Grilly. Condamné à 18 ans, il arrive au bagne en 1922, s'évade 4 fois, puis se met à peindre. Libéré en 1936, il ne quittera plus la Guyane, jusqu'à sa mort à Cayenne en 1961. Aujourd'hui, ses œuvres sont dans certains musées (le musée Franconie en a acheté 3 en 1991) et passent régulièrement aux enchères. Mais de l'homme, on ignore encore beaucoup de choses. Raison pour laquelle son arrière-petite-nièce est en Guyane en ce moment. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 22, 2026


Qui, à l’Assemblée de Guyane, peut compter jusqu’à 28 ? 28 voix, c’est la barre à franchir lundi prochain pour être élu président de la CTG dès le premier tour et succéder à Gabriel Serville. Jusqu’ici, l’opposition n’a présenté personne, et un seul candidat s’était déclaré : le président par intérim, Jean-Paul Fereira, avec nous avait-il dit la semaine dernière, le soutien de la majorité. Mais cette majorité n’est plus tout à fait celle de 2021. Elle comptait alors 35 élus. Depuis, 5 ont pris leurs distances. Et parmi eux, une élue a décidé de se lancer. Élue pour la première fois en 2021, chargée du logement, elle avait créé en 2024 son propre groupe, Guyane sans limites. Elle vient nous dire comment elle compte, elle, arriver à 28 voix. Et ce qu’elle ferait d’un mandat de 17 mois à peine, avec des finances sous pression. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 21, 2026


Nous avons tous désormais dans nos poches, un mini studio de télévision. Aujourd’hui, un téléphone suffit pour filmer et publier une vidéo qui peut faire le tour de la Guyane en une soirée. Conséquence : l’information ne nous arrive plus seulement par les journalistes. La mairie annonce elle-même ses travaux sur Facebook, la collectivité a son propre service de communication, et sur TikTok, des créateurs de contenus racontent la Guyane à leur manière. Chacun avec son objectif : le journaliste cherche à informer, le communicant à convaincre, et beaucoup de créateurs naviguent entre les deux. Tous ces métiers, on les apprend souvent sur le tas. Et c’est justement à ceux qui les exercent déjà que s’adresse un nouveau diplôme que l’Université de Guyane ouvre le mois prochain : le DUJAC (pour Journalisme, Audiovisuel et Communication). Objectif : professionnaliser celles et ceux qui fabriquent l’information et les contenus ici en Guyane. Leur donner des bases solides, sur la technique comme sur l’éthique, pour produire un travail de qualité, adapté au territoire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
22min | Published on October 20, 2026


Le mois dernier à l'ONU, 164 pays se sont prononcés pour l’abandon de la projection de Mercator. Cette carte du monde, dessinée en 1569 pour les navigateurs, étire les terres à mesure qu’on s’éloigne de l’équateur. Résultat : le Groenland y paraît presque aussi vaste que l’Afrique, qui est en réalité quatorze fois plus grande. La résolution, portée par le Togo, recommande aux écoles, aux gouvernements et aux organisations internationales d’adopter une autre projection. Le même jour, à Paris, la diplomatie française annonçait qu’elle faisait de même. Mais remplacer une carte par une autre ne règle pas tout. Car n’importe quelle carte du monde est le résultat d’un calcul, et donc d’un choix. C’est ce que nous explique ce matin Matthieu Noucher, géographe et directeur de recherche au CNRS. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
27min | Published on October 19, 2026