Speaker #0Tu te réveilles le matin, tu as une maison sublime, des enfants adorables, ton boulot tourne de l'extérieur, tu n'as rien pour te plaindre. Mais à l'intérieur, t'es fatigué d'une fatigue que personne ne voit. T'es héritable pour un rien, t'as plus envie de grand chose. Tu crois que c'est l'âge ? Que tu traverses une mauvaise passe ? C'est autre chose. Bienvenue dans Raise Your Fucking Life. Ici, on parle de transformation, de puissance et de reprendre ta fucking vie en main après 45 ans. Je suis Vanessa Reis, coach Mindset Transformationnel. Si tu en as marre du bullshit, du développement personnel et que tu es prête à passer à l'action, eh bien, tu es au bon endroit. Je vais te parler d'un matin. Pas un matin extraordinaire, un matin comme les autres. Tu te réveilles, le soleil rentre par ta fenêtre. La maison est là, autour de toi et toi, t'as pas envie. Pas envie de parler, pas envie de faire semblant que tout va bien, pas envie de recommencer une journée qui ressemble à celle d'avant. Et pourtant, de l'extérieur, ta vie est là, elle tient, t'as construit quelque chose, t'as géré, t'as assuré pour tout le monde, tout le temps. Mais à l'intérieur, ça ne suit plus. T'es plus irritable qu'avant, plus fatigué, d'une fatigue que le sommeil n'efface pas, plus sensible à des trucs qui avant te glissaient dessus. Un rien t'agace, un rien te touche. Un rien te fait exploser. Et après, tu culpabilises. Tu te dis, pourquoi je suis comme ça ? Avant, je n'étais pas comme ça. Qu'est-ce qui m'arrive ? Et là, je vais te dire quelque chose, tu n'as pas du tout changé. Tu ne fais juste plus semblant. Aujourd'hui, je vais te parler de ce moment précis. Ce moment où tout remonte. Pas juste un peu. Pas juste une mauvaise semaine. Tout. Le silence que tu as ignoré pendant des années, la colère que tu as ravalée pour ne pas faire de vaille, les choses que tu as acceptées parce que c'était plus simple comme ça, et surtout tout ce que tu as mis de côté pour que les autres aillent bien. Et la première chose qu'on se dit quand ça arrive, c'est « je suis en train de craquer, je fais une putain de dépression, il y a quelque chose qui ne va pas chez moi, non » . Ce n'est pas une crise, une crise avec des guillemets, c'est un réveil. Un réveil que tu n'as pas choisi, un réveil inconfortable, un réveil qui fait mal, mais un réveil nécessaire. Et aujourd'hui, je vais t'expliquer pourquoi. Pourquoi est-ce que ça arrive à ce moment-là de ta vie ? Pourquoi pas à 30 ans ? Quoi pas 35 ? Parce qu'avant, tu te tenais, tu faisais ce qu'il fallait, tu t'adaptais, tu passais au-dessus, même quand c'était dur, même quand tu étais épuisé, même quand t'avais envie de tout lâcher. T'as dit oui alors que tu avais envie de dire non. T'as souri alors que tu avais envie de pleurer. T'as géré alors que tu avais juste envie qu'on te demande comment toi tu allais. Et aujourd'hui ? Trois choses changent. La première, ton identité bouge. Pendant des années, tu savais qui tu étais parce que tu avais des rôles. Tu étais la mère de, la femme de, celle qui gère, celle sur qui on peut toujours compter. Et aujourd'hui, ces rôles évoluent. Tes enfants ont grandi. Peut-être même qu'ils ont quitté la maison ou qu'ils étudient très loin. Ton couple... Est-ce que c'est vraiment encore un couple ? Est-ce que c'est une habitude ? Est-ce qu'en fait vous êtes ensemble parce que vous êtes les parents d'eux ? Est-ce que finalement ce boulot te nourrit ? Est-ce que finalement c'était vraiment ça que tu avais envie de faire ? Et toi, tu ne sais plus trop qui tu es en dehors de tout ça. Et cette question-là, elle fait peur. Parce que si tu n'es plus juste la mère d'eux, la femme d'eux, Celle qui, quittez-toi, quittez-toi quand tu es seul. La deuxième, tu ressens un décalage. Ta vie est là, objectivement, elle est magnifique, elle est là. Tu as un super logement, tu as une famille, tu as un travail, tu es en place. Tu as même peut-être plus que la plupart des gens autour de toi. Mais toi, tu n'es plus. dedans. Comme si tu regardais tout ça. de l'extérieur. Comme si tu jouais un rôle dans une pièce de théâtre et que tu t'attendais à ce que quelqu'un crie « Coupé ! » T'es là, au repas de famille, mais tu es ailleurs. Tu acquiesces, tu souris au bon moment, mais à l'intérieur, tu te demandes si c'est vraiment ça ta vie. Est-ce que tu fais vraiment ce que tu avais toujours envie de faire ? Est-ce que Tu as laissé passer des choses au détriment de tout le reste. Est-ce que finalement tes passions, ce qui t'animait quand tu avais 15 ans, 18 ans, 20 ans, t'anime encore ou est-ce que tu les as juste laissées mourir au fond de toi ? Est-ce que tu n'as pas fait passer tes enfants la carrière de ton mari avant ta propre carrière, avant tes propres... propres envies ? Est-ce que si tu te retrouves seule au moment où les enfants sont en sortie et que ton mari regarde le foot, tu sais qui tu es ? Est-ce que tu sais même ce que tu peux faire en dehors de tes enfants et de ton mari ? Et la troisième, tu ne peux plus encaisser pareil. Ce que tu supportais avant, aujourd'hui, ça te bloque. Ça... C'est pas de la faiblesse. C'est pas que t'as régressé. C'est pas que tu vieillis mal. C'est une limite qui se réveille. Et cette limite-là, elle est toujours là. Elle a toujours été là. Tu ne l'as juste pas écoutée. Tu t'es juste conformée à ce qu'on attendait de toi. Tu as... pris le rôle que la société t'a donné. Et même si tu étais rebelle quand tu étais plus jeune, tu es devenue une mère de famille. Tu es devenue l'employée du mois, la mère de l'année, la femme du siècle. Tu vois ? Mais tout ça, c'est... Quelque chose qui s'explique, qui s'explique parce que ça ne vient pas de nulle part. Ce que tu vis aujourd'hui, ça vient de tout ce que tu as construit pour tenir. Depuis l'enfance, depuis l'adolescence, depuis toutes ces années où tu as appris comment survivre dans ta propre famille, dans tes relations. Et même dans ton esprit, tu as construit des armures, des comportements, des réflexes qui t'ont protégé. Mais qui aujourd'hui t'étouffe ? Je vais te parler des 5 blessures, les 5 blessures de l'âme de Lise Bourbeau. C'est une femme qui a vraiment réussi à décrypter le pourquoi du comment. Et je te parie que tu vas te reconnaître dans au moins deux de ces blessures. Sur les cinq, on en a tous un peu des cinq, mais il y a vraiment des blessures qui sont prédominantes chez toi. Écoute tout ce que je vais te dire, écoute avec vraiment beaucoup d'attention et je suis sûre que tu vas reconnaître des schémas et que tu vas pouvoir réfléchir. au pourquoi du comment. Je commence par la première blessure, c'est la blessure du rejet. Celle-ci, c'est quand tu as appris très tôt que tu n'étais peut-être pas assez. Pas assez intéressante, pas assez bien, pas assez légitime pour prendre de la place. Alors tu as appris à faire attention, à peser chaque mot avant de parler, à te retenir, à douter. En réunion, par exemple, tu as une idée. Une bonne idée. Et tu le sais que c'est une bonne idée. Mais tu la gardes pour toi. Parce que, et si elle était nulle ? Et si les autres me regardaient ? Et si les autres même se regardaient ensemble ? Tu vois ce que je veux dire ? Tu vois cette scène ? Alors tu te tais. Et l'idée meurt à cet instant. Après quelqu'un d'autre. Dis la même idée, tout le monde applaudit. Et toi, tu restes avec ce goût amer de t'être tu. Une fois de plus, peut-être une fois de trop. On a ensuite la blessure de l'abandon. Tu as appris qu'on pouvait partir, que les gens qu'on aime peuvent disparaître. Ils peuvent disparaître physiquement, émotionnellement. Et ça, tu l'as compris et tu t'es construit comme ça, peut-être avec un père qui est parti trop tôt. un petit ami ou un fiancé qui t'a quitté et peut-être même tes enfants qui sont partis ailleurs et qui ne t'ont jamais reparlé. Donc tu as appris à donner plus, à faire plus, à devenir indispensable, à rester même quand ça te coûte. Dans une relation, tu portes tout. La charge mentale, les plannings, que ce soit l'organisation des anniversaires, l'organisation des barbecues, l'organisation même du baptême de la petite sœur de ton cousin. Tu vas même gérer les émotions des autres. Parce que si tu lâches, peut-être que l'autre va partir. Alors tu restes et tu t'oublies. On a la blessure de l'humiliation. La blessure de l'humiliation, en règle générale, tu as eu des parents, pendant des repas de famille, qui se sont peut-être moqués de toi, même gentiment, entre guillemets. Même si ce n'était pas pour se faire du mal. Tu es celle qui se blesse tout le temps, celle qui n'a pas le meilleur note à l'école. Tu vois ce que je veux dire ? Donc tu as appris à avoir honte. Tu as appris à avoir honte de ce que tu voulais, mais surtout de ce que tu ressentais, et encore pire, de qui tu étais. Tu vas apprendre à te censurer. Tu te juges avant que les autres ne le fassent à ta place. Tu as un rêve, un projet, un désir. Et la première voix que tu entends, ce n'est pas du tout l'enthousiasme, c'est... Qui tu es pour vouloir ça ? Tu exagères ! Et cette voix-là, ce n'est pas la tienne, c'est la blessure. Nous avons aussi la blessure de la trahison. Tu as appris que tu ne pouvais pas vraiment compter sur les autres, qu'on te laisserait tomber, qu'on ne tiendrait pas ses promesses. Ça, ça peut être aussi bien une meilleure amie qui... dès que tu arrêtes de sortir avec quelqu'un que tu as pourtant aimé à la folie, elle va coucher avec. Ça, c'est une vraie trahison dans ta tête. Peut-être que la personne qui fait ça, elle ne pense pas qu'elle te trahit. Une amie qui tout d'un coup va fréquenter quelqu'un d'autre dans ton dos, tu vas peut-être avoir l'impression qu'elle te trahit parce qu'elle voit quelqu'un derrière. Tu as l'impression du coup d'être bafouée. Pour gérer cette blessure, tu vas apprendre à gérer seul et tout. Tu vas tout contrôler, tout vérifier. Tu refais ce que les autres ont fait. Tu t'épuises dans une hyper vigilance permanente. Et tu ne peux pas te reposer. Tu ne te reposes jamais vraiment. Ensuite, on a la blessure de l'injustice. La blessure de l'injustice, ça peut être par exemple, tu es dans une famille avec... plusieurs enfants et tu as l'impression que tu n'es pas du tout la préférée. Qu'il y a une préférée. Que même si tu fais tout bien, c'est toujours ta soeur ou ton frère qui vont avoir les lauriers de toi ce que tu as fait par exemple. Donc, tu as appris que si tu as le droit d'exister, c'est parce que tu dois être parfaite. Tu dois être parfaite pour mériter ta place. Tu dois être parfaite pour être aimée. Alors, Tu ne lâches rien, tu fais 10 choses bien et la seule chose que tu vois, c'est celle que tu as raté. Tu n'arrives pas à te féliciter sans immédiatement trouver ce qu'il manque. Tu peux faire un anniversaire pour 60 personnes, un anniversaire surprise pour ta collègue qui vient de fêter ses 40 ans de carrière. Tout le monde est hyper content, il y a tout ce qu'il faut, mais toi, tu vas voir... que les verres, au lieu d'être dorés, ils sont champagne. Et tu vas te le reprocher. Parce que dans ta tête, être parfaite, c'est survivre. Et ne pas l'être. C'est mérité d'être rejeté. Et le problème avec tout ça, c'est que toutes ces blessures, tu les as normalisées. T'as normalisé de ne pas prendre ta place, t'as normalisé de tout porter, t'as normalisé de ne jamais te reposer, t'as normalisé de ne jamais être assez. Parce que c'est tout ce que tu as connu. Ça te semble juste ? normal, inévitable. Mais ce n'est pas toi. C'est ce que tu as appris. Survive. Et la différence, elle est énorme. Et là, il y a un truc essentiel à comprendre. Ce qui remonte aujourd'hui, cette irritabilité, cette fatigue, ce ras-le-bol, ce n'est pas le problème. C'est la vérité. La vérité de ce que tu as porté pendant trop longtemps. La vérité de ce que tu as accepté alors que ça te coûtait. La vérité de ce que tu ne veux plus. Et moi, je l'ai compris. Bien sûr, pas du jour au lendemain. J'avais une vie qui, de l'extérieur, était magnifique. Un pavillon, deux enfants, un chien. On avait tous les deux de... bon salaire, donc un très bon niveau de vie. Et personne n'aurait pu imaginer que je vivais à l'intérieur. J'étais en train de disparaître. Mon couple en était devenu des colocataires. Ma charge mentale m'écrasait totalement. Je me perdais dans le boulot. Je travaillais 10, 12, 13 heures. Mais j'avais honte de ce boulot-là. J'étais assistante maternelle, j'avais juste mon petit CAP et mes « amis » , surtout les amis de mon ex, avaient tous fait des super études. Ils étaient tous préparateurs en pharmacie, opticiens, voilà. Et ils étaient en début de carrière et donc je gagnais plus qu'eux, voire pour certains comme eux. Et on me le reprochait souvent. Du coup, j'avais l'impression que je ne méritais pas ce que je gagnais. J'avais l'impression que j'enlevais quelque part de la splendeur à leur boulot à eux. Un jour, je regardais ma vie et je me suis dit, c'est pas ça que je veux. C'est pas ça que je veux. Il n'y avait pas une accusation particulière. Juste une vérité. Et cette vérité-là m'a coûté très très cher. Parce que j'ai traversé une période sans mes enfants. J'ai même encore un enfant que je ne vois plus. Je me suis brouillée avec une bonne partie de ma famille. J'ai eu énormément de nuits où je me suis demandé si j'avais bien fait d'avoir tout quitté et d'être partie à 400 bornes. Mais de l'autre côté, l'autre côté de tout ça, c'est que je me suis retrouvée. Et je pense franchement que si on m'avait donné les outils pour comprendre ce qui se passait à ce moment-là dans ma vie, ça m'aurait évité énormément de drame. C'est pour ça que ce podcast existe. Alors si aujourd'hui tu t'es reconnue dans ce que j'ai décrit, si cette fatigue, cette... irritabilité, ce sentiment de disparaître résonne, je veux que tu retiennes ça. Tu n'es pas en train de t'effondrer, tu es en train de te réveiller. Et ce réveil, il va te déranger. Il va remettre des choses en question. Il va demander du courage. Mais il va te permettre une chose, te retrouver. Avant de fermer cet épisode, je t'invite à te poser Merci. Trois questions, juste trois questions. La première, quelle est la blessure dans laquelle tu t'es reconnue aujourd'hui ? La deuxième, comment est-ce qu'elle se manifeste concrètement dans ta vie en ce moment ? Et la dernière, est-ce qu'il y a une situation, une relation, un endroit dans ta vie où tu sens que tu te perds ? T'as pas besoin de tout changer aujourd'hui, t'as besoin de comprendre d'un coup. Ça c'est pareil, tu n'as pas besoin. Tu as juste besoin de voir. Parce que ce qu'on voit, on peut le transformer. Si tu as besoin de soutien, si tu as un peu de curiosité, je t'invite à rejoindre mon school. Raise Your Life, c'est une communauté de femmes qui sont ensemble. pour s'élever. Tu auras aussi des formations, du contenu gratuit et plein d'échanges avec moi en privé si tu le veux. Je te souhaite une excellente journée. Voilà, cet épisode est fini. Si ça t'a parlé, viens me rejoindre sur Instagram Vanessa Reyes et partage-moi en story ce que tu as retenu. Abonne-toi ! qui ont bien raté et n'oublie jamais, la transformation c'est maintenant, pas demain. As your fucking life. À très, très vite.