- Speaker #0
Mon papa est le cancéreux le plus rapide de Belgique.
- Speaker #1
Oui, j'ai dit ça, je m'en souviens. J'ai pris des coups suffisamment violents sur la gueule.
- Speaker #0
Est-ce que tu es content d'être né ?
- Speaker #1
Est-ce que je suis content d'être né ? Oui. Oh waouh, elle est belle cette question. Alors je vais faire une réponse vraiment de provincial sans ambition.
- Speaker #0
Quelle est la première fois qui t'a le plus marqué dans ta vie ?
- Speaker #1
La bifle. Reçu ou donné ? Ouais, sauf que c'était très rock'n'roll. Right now ?
- Speaker #0
Bien le bonjour, soyez les bienvenus dans Sans Filtre. Avant tout, permettez-moi de vous remercier parce que vous êtes de plus en plus nombreux à nous regarder ou à nous écouter. On est sur YouTube, on est aussi en audio sur Apple Podcast, sur Spotify et tout... toutes les autres plateformes que vous pouvez trouver. N'hésitez pas, je sais que c'est le bateau de vous dire ça, mais à suivre la chaîne YouTube de Streambox. Et comme ça, vous pourrez découvrir aussi d'autres podcasts. Et puis, à liker, à mettre des petits cœurs et des petits commentaires pour nous suivre. C'est important pour nous. Aujourd'hui, nous avons un invité spécial. L'homme est spécial. Monsieur Charlie Dupont,
- Speaker #1
bien le bonjour. Bonjour, M. Aspect. Comment est-il en nous ? Très bien, on va très bien et vous-même ?
- Speaker #0
Mais ça va. Et c'est ma première question. Comment ça va, toi, aujourd'hui, à l'instant T ?
- Speaker #1
Alors, je milite d'abord pour qu'on arrête de dire l'instant T, puisque le mot instant commence par un I.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
C'est le temps T, mais c'est l'instant I.
- Speaker #0
Voir l'instant café.
- Speaker #1
Ou l'instant café, bonsoir. Ça va très bien, merci. Je suis dans un moment, si vraiment je suis honnête, au-delà de la plaisanterie, où je vois un peu devant moi, j'ai vu une interview d'Orson Welles, baf, tout de suite, où il disait que la possibilité de création venait de la capacité à avoir devant soi un horizon libre.
- Speaker #0
Ouais
- Speaker #1
A clear horizon, qu'il disait en flamand. Et j'ai maintenant un petit moi devant moi de rien. Et ça, ça me réjouit énormément. Parce qu'on a répété une pièce de théâtre qui nous a quand même beaucoup mangé le cerveau. Je reviens un peu de l'autre bout du monde où on a tourné un joli film. Et ça fatigue à un moment donné. J'ai besoin de ce rien. Je sens que j'ai besoin de ce rien. Et je l'ai, donc je vais bien.
- Speaker #0
Tu as besoin de ce rien pour quoi ? pour justement créer et penser à la suite ou tu as besoin de ce rien juste pour éviter peut-être de penser un petit peu en avant ?
- Speaker #1
C'est les deux en même temps. Je crois que il y a, comme tous les gens qui travaillent beaucoup sont souvent des fainéants. Moi, je suis vraiment un contemplatif, mais sauf que à contempler, dès que la première mouche passe et qu'il me donne une idée, j'ai tendance à aboutir, s'installer ou essayer de faire quelque chose. J'ai du mal à ne rien faire, mais j'ai besoin. Il faut que je ne fasse rien. pour faire des choses bien.
- Speaker #0
C'est Jean-Pierre Mariet qui disait ça. Je suis un traînard.
- Speaker #1
Un traînard magnifique. J'adore cette interview.
- Speaker #0
Cette interview est formidable. Durant, justement, cette petite conversation, tu as droit à un mensonge. Il y a un moment, si tu as envie, tu fais ta réponse que tu veux et puis on verra à la fin.
- Speaker #1
Je suis très content d'être là.
- Speaker #0
Voilà. Tu as déjà menti ? Oui, je te remercie. Est-ce que tu te souviens de la première fois où on s'est rencontrés ? Oui.
- Speaker #1
Il y a bien longtemps, ça c'est sûr. Voilà, monsieur. Non ? J'ai envie de répondre pur FM, tu viens me demander de parler de musique, est-ce que c'est ça ? Non.
- Speaker #0
Moi je me souviens de la première fois où on a joué ensemble, mais c'est vraiment la première rencontre, et je me demande si c'est pas là, de Marvelous Flying Box, à l'époque où j'avais cette petite série que j'avais avec Jean-Luc Couchard, réalisée par Mickaël Avenit, et tu étais venu faire un guest, on était dans un ascenseur, et tu étais venu faire un guest. dans l'ascenseur.
- Speaker #1
Eh bien, j'ai un souvenir très vague. C'est très possible que ce soit ça. Tu as des images ? Oui. On va les voir et tout ça ? Non, mais on peut les retrouver
- Speaker #0
Internet doit les avoir.
- Speaker #1
Eh bien, c'est...
- Speaker #0
Le Marvelous Slangbox, c'est une petite série qui passait sur Club RT.
- Speaker #1
En 1928, oui. Voilà. Michael Avenit est maintenant retraité dans la Bretagne. Je crois qu'il boit, je crois que c'est ça qu'il fait.
- Speaker #0
Voilà, du cidre. Oui, je crois. Moi, j'avais envie de t'avoir dans son filtre parce que... alors sans flagornerie mais je trouve que tu es un gars bien t'es un type je te renvoie le compliment vous êtes sûr mais oui t'es quelqu'un d'attentif pour tes petits camarades t'es toujours là quand on en a besoin et Dieu sait s'il y a un moment j'en ai eu besoin et vous m'avez recueilli comme vous êtes en fait ça soulève quelque chose ça soulève une question parce que tu es toujours là donc positif pour accueillir... Et je crois que je ne t'ai jamais vu triste ou malheureux.
- Speaker #1
Oh, alors... Vu,
- Speaker #0
je ne sais pas, ça ne veut pas dire que tu ne l'as pas été.
- Speaker #1
Certes, non. Écoute, est-ce qu'on va très profondément dans tout ? Oui, allons-y si tu veux. Disons que... Pour faire simple, le clown est triste, ça tout le monde le sait, mais j'ai été éduqué dans un endroit à l'anglaise où on ne montrait pas du tout ses émotions. J'ai eu besoin de faire ce métier pour pouvoir les montrer, mes émotions. Mais j'ai gardé, donc ça c'est un volet de la réponse, une sorte de pudeur à essayer tant que c'est possible, à ne pas faire chier les autres avec mon malheur à moi. Ça, ça m'est resté. et à l'inverse, parce que comme tout le monde je suis pas moins triste qu'un autre mais j'ai pris des coups suffisamment violents sur la gueule en particulier il y en a un qui est le suicide de mon meilleur pote quand j'avais 17 ans, ce qui n'est pas un événement d'une jour incommensurable ce moment là est charnière tout simplement d'un point de vue vital tu te rends compte que Sartre, attention, deuxième citation, disait l'enfer c'est les autres, mais le paradis c'est aussi les autres. Et surtout, il y a les autres. Et à 17 ans, en sortie d'adolescence, etc., on a tendance à pas forcément considérer que les autres existent, et tout d'un coup, par le pleur et la violence, tu te rends compte que les autres existent aussi. Et donc soit tu décides de cracher dessus une bonne fois pour toutes, soit de faire avec. et j'ai choisi de faire avec et disons que je n'ai pas plus envie, peut-être que ça vient de là, monsieur le psychologue, merci de me faire accoucher de ça, je me rends compte en le disant, que du coup j'ai comme une sorte de mission à éviter qu'on se suicide autour de moi.
- Speaker #0
Ce qui est plutôt sympa.
- Speaker #1
Ce qui est lourd. Oui, oui. Mais je crois qu'il y a quelque chose de ça dans la profession de foi qui a été la mienne.
- Speaker #0
Il y a deux solutions à ça.
- Speaker #1
Soit tu te suicides toi-même. Non, oui.
- Speaker #0
Tu vois beaucoup de gens et tu fais en sorte que tout se passe bien ou alors tu évites de voir des gens.
- Speaker #1
Alors, tu vas vite au bon endroit parce que je suis à la fois très sociable et j'ai besoin de ne voir personne. Parce que... Phrase de Robin Williams, paf ! Troisième phrase. Chaque personne que tu as en face de toi... Oui,
- Speaker #0
je l'aime beaucoup.
- Speaker #1
...a un combat dont tu n'as pas la moindre idée. Donc, sois gentil avec lui.
- Speaker #0
Et bien, souvent, elle me repasse dans le cerveau aussi. Quand tu rencontres quelqu'un où ça ne passe pas,
- Speaker #1
et tu te dis,
- Speaker #0
cette personne a un combat, une souffrance, tu ne sais pas ce que c'est.
- Speaker #1
Mais donc, à partir du moment où tu tiens pour vrai cette phrase-là, la relation est plus lourde. Oui. Parce que c'est Lévinas, quatrième citation, philosophe.
- Speaker #0
Ah, pas le type de la boisson ?
- Speaker #1
Non, pas la Vinas, sa femme. Non, Lévinas. tu as une responsabilité du coup dans la relation avec la personne que tu as en face de toi si tu le considères comme ton égal qui souffre et qu'il faut éviter qu'il souffre plus donc ça fatigue mais je crois que la relation est à ce prix oui
- Speaker #0
mais parfois il y a un moment où tu te dis bon en fait non je crois que c'est un con c'est possible c'est encore juste tu peux te dire ok la personne a une souffrance il y a quelque chose puis à un moment sérieux tu te dis
- Speaker #1
ouais c'est peut-être un con aussi oui oui bien sûr même le genre ça s'arrête un moment mais j'ai mis longtemps à accepter que j'avais le droit de dire c'est un con merci bonsoir parce que ça c'est artistiquement je dirais quand tu joues par contre tu dois enlever tout jugement même si l'acteur en face de toi est un con il faut l'écouter entièrement prendre entièrement tout ce qu'il te propose il prend son personnage pas le gars et donc cette écoute là Ça, c'est le danger. Je crois que c'est pour ça qu'il y a énormément de comédiens qui y vrillent, etc. C'est que si tu appliques dans la vie quotidienne les coups totals que tu as sur un plateau de théâtre ou de cinéma, c'est-à-dire l'épongage, ça fait mal au cul.
- Speaker #0
Donc il faut,
- Speaker #1
tu as raison, savoir dire « Hola » . C'est un coup. Attention.
- Speaker #0
Parce que peut-être que tu as bien un coup à partir du moment où tu dis « Ok, la question que je me pose, c'est de savoir si cette personne peut-être a une souffrance. Si elle, elle ne se pose jamais la question par rapport à toi. »
- Speaker #1
C'est peut-être là où tu dis que c'est complexe. En fait, c'est même un peu plus subtil que ça, parce que ce n'est pas forcément un con, mais c'est ça ne me convient pas. Là, ça me fait mal. Là, c'est trop.
- Speaker #0
C'est un con pour moi. Oui,
- Speaker #1
ou même son désarroi me coûte trop cher. Désolé, je me barre. Je ne suis pas une horbulence non plus.
- Speaker #0
On va revenir un petit peu dans le passé, parce qu'on a plein de points communs. On a celui-là, mais on en a d'autres, et on va les évoquer. Mais tu n'es pas bruxellois à la base. Non, toi ! Et moi non plus. Tu viens d'un milieu plutôt tranquille.
- Speaker #1
Je vais enfin te dire ça.
- Speaker #0
Tu étais sympa dans ton enfance. Qu'est-ce qui t'a poussé à se dire, tiens, je vais aller faire un tour du côté de la capitale ?
- Speaker #1
Je viens de ce merveilleux village qui s'appelle Elzel, j'aime à le reciter parce que c'est impossible de l'écrire. E-2-L-E-Z-E-2-L-E-S
- Speaker #0
Pas loin de René Tourné.
- Speaker #1
Exactement. Qui est une sorte de Toscano à Lonne, c'est très joli, la nature est très jolie, j'en ai gardé beaucoup de bonnes choses. Mais c'est le village le plus merveilleux pour apprendre à quitter ce village. il y a un moment donné où euh ssss Je crois que le... Bon, d'abord, il y avait l'épisode dont j'ai parlé là, qui a 17 ans, il faut tourner la page et sortir de... changer d'air. Mais je garde encore aujourd'hui, ça n'a rien à voir avec le village en soi, ni avec Bruxelles en soi, je crois qu'il faut bouger. Je crois que le... enfin, en tout cas, mon salut vient de... C'est... Attention, je crois que c'est Einstein, que la vie est un vélo, si on s'arrête, on tombe. Ça, je crois vraiment que le salut de notre âme passe par le mouvement. La découverte. La découverte, la remise en heureux qui communisent. Tac, Homer, quoi.
- Speaker #0
Si on est en quota de...
- Speaker #1
Attention,
- Speaker #0
mais en même temps, tu me fais penser, il y a... Alors, le soir, je vais faire ma petite balade vespérale. Et j'ai...
- Speaker #1
En vespas, ça veut dire qu'il balade ses balades vespas.
- Speaker #0
J'ai l'habitude de discuter avec un vieux monsieur sur un petit banc et on se retrouve. Eh bien, ce monsieur est agriculteur et il n'a jamais quitté le village.
- Speaker #1
Hein ?
- Speaker #0
Il n'est jamais... Il a peut-être été à Bruxelles. Mais il n'a jamais habité ailleurs. Il est né là et je pense qu'il finira ces jours-là. Et je n'ai pas l'impression qu'il soit moins heureux que...
- Speaker #1
C'est très intéressant. C'est vrai que le mouvement peut être intérieur ou faire 100 mètres et que ça marche aussi. Mais c'est plus une attitude qu'un déplacement géographique. Je crois que c'est vrai qu'il y a moyen de découvrir son salon en restant dans toute sa vie. Il y a un photographe, son nom m'échappe, qui n'est jamais sorti de chez lui et qui a fait des photos de dingue. New Yorkais, je ne sais plus comment il s'appelle. et donc en effet son univers mental bouge suffisamment pour qu'il n'y ait pas besoin de bouger physiquement mais il faut quand même bouger
- Speaker #0
T'as toujours eu envie d'être acteur, de faire ce métier ?
- Speaker #1
Néni, d'abord pilote de voiture d'abord pilote, pompier, pilote cascadeur à la base au plus loin que je me souvienne on avait un club avec des amis à 10 ans qui s'appelait les cascadeurs donc ça m'est resté je me sivère évidemment l'homme qui t'embarque je continue de faire mes cascades moi-même enfin je n'enlève pas beaucoup j'ai quand même j'ai craché un hydravion sur un pont il y a 10 jours au décollage c'était pas moi qui pilotais on va revenir là dessus tu reviens là d'Amazonie de Guyane française et t'as tourné quoi là-bas ? on peut le dire un film qui s'appelle l'Albatros c'est une sorte de court métrage d'auteur improbable un itinéraire d'un enfant gâté une histoire vraie de la réalisatrice qui a habiter là, à Régina, ce petit village de Guyane française qui est le dernier village avant la forêt primaire. C'est vraiment le bout du bout du bout du monde, fantastiquement inspirant. Et elle a vécu là sa jeunesse avec un père un peu aventurier, pote de Philippe de Dieu-le-Veu, l'espèce de baroudeur comme ça, qui s'est craché en hydravion la veille du jour où elle passait son bac. Et c'était un peu difficile pour lui, le père, de la voir partir à Paris, etc., faire ses études. Et ils étaient un peu en froid. Et donc, le film parle de ce paradoxe. où grâce au fait que son père est mort, elle a pu s'envoler et vivre la vie qu'elle a eue aujourd'hui.
- Speaker #0
Et tu incarnes...
- Speaker #1
Et je suis le père, oui.
- Speaker #0
Et on pourra voir ça...
- Speaker #1
Et on pourra voir ça bientôt, je ne peux pas te dire. L'Albatros, ça s'appelle.
- Speaker #0
Et donc, revenons au fait que tu... Voilà, pilote auto d'abord, mais ça, ça vient de... C'est encore un autre de nos points communs, c'est les vieux véhicules. Oui. Et ça, ça vient de ton papa.
- Speaker #1
Ça, ça vient clairement... Ça, c'est vraiment... les deux la connerie aussi vient de mon père qui était vraiment un fiefé fanfaron et je dis toujours ça comme ça il était dans le textile mon père donc c'était un métier très créatif il faisait des magnifiques fils improbables pour l'ameublement la haute couture etc des créateurs et tout ça en gros si vous avez des souvenirs des... des pulls des présentatrices télé d'RTL dans les années...
- Speaker #0
Et c'était coloré.
- Speaker #1
C'était ce genre de... Ça pouvait venir de chez mon père, ce genre de fil. Mon père ne tricotait pas les pulls, mais voilà. Et donc, il y avait un côté très créatif chez lui. Très bridé sur la fin de sa vie parce que ça devient compliqué de faire du textile en Belgique dans les années 80 parce que la concurrence fait rage et que c'est le drame de mon père à l'époque, mais soit. Et cette boîte, je dis toujours ça, s'appelait la Manufacture Belge de Phil Fantasy. Et ça ne vous aura pas échappé, ça s'écrit exactement comme Manufacture Belge de Phil Fantasy. Et ça j'ai gardé. J'ai jamais fait dans le textile parce que techniquement quand je rentrais dans l'usine de mon père... Je me mettais à pleurer physiquement parce que j'étais allergique aux produits. Ça n'a jamais été même pensable pour moi de faire ce métier-là. Et du reste, ce n'était pas du tout ma vocation.
- Speaker #0
Tant mieux, parce que tu ne serais pas là où tu es aujourd'hui. Tu serais complètement ailleurs.
- Speaker #1
Je ferais du fil à tricoter. C'était pourtant une histoire familiale et que je me plais à avoir transformée par le titre Fils Fantasy parce que j'avais quelque part... Ça venait du grand-père. Je ne sais pas si vous voyez ce que c'est qu'une chenille. Le fil chenille. Non. Qui est un fil à tricoter dont on faisait les petits gilets, qu'on aurait dit des gilets fabriqués par des... par des moutons, comment ils s'appellent ceux qui guérent les moutons ? Par des bergers. Par des bergers. Voilà, des petits gilets de bergers. Oui, oui, oui, tout à fait. Ça c'est mon grand-père qui a inventé ce fil. Le fil chenille. C'est un fil comme ça, avec plein de petits poils partout, tout autour.
- Speaker #0
Ok, oui, je vois.
- Speaker #1
Et une chenille. Voilà, donc mon grand-père Lucien, respect à lui. mon père ensuite et puis la faillite et merci, bonsoir
- Speaker #0
Et les voitures alors ?
- Speaker #1
Et ça, ça vient à la fois par mon père qui, dans les années 60, passe sa licence de pilote, fait un écolage avec Jacques Hicks, Willy Braillard, tous des gens dont les gens qui aiment bien les bagnoles se souviennent, qui sont des pilotes de l'époque. Il n'a jamais exercé professionnellement ce métier, mais il avait un petit coup de volant, comme on dit. Et du côté de ma mère, il y a un illustre ancêtre qui est André Pilette, qui a créé l'école de pilotage à Zolder et Francorchamps dans les années 60-50. André Pilette, c'est un des premiers pilotes belges de Formule 1 qui roulait pour Ferrari à l'époque. Et ça, on est dans les années... La vente, je me compte. Début 2. Qui a des histoires à bras cadabrantes pour réparer sa Ferrari à l'époque. Il fait Bruxelles-Modène. en Ferrari Formule 1 pour aller réparer la bagnole.
- Speaker #0
Impensable ce genre de truc.
- Speaker #1
Bref, voilà, donc il y a des espèces de un storytelling familial qui tourne autour du volant et puis surtout de nouveau, merci Elzel, une campagne environnante autour de chez moi où tu prends un volant, il ne faut le dire à personne, mais tu prends un volant à 14 ans et tu roules pendant 2 heures dans les prairies sans toucher la route. Et tu te mets en travers et tu finis dans les ruisseaux. Et tu apprends.
- Speaker #0
Et il y a toujours un copain qui a un tracteur et qui vient sortir de là. J'ai connu. Exactement. Je vois bien. Et d'ailleurs, jusqu'au bout, tu étais dans les voitures avec ton papa. Parce que tu m'as un jour dit un truc qui m'a toujours marqué, qui m'a toujours touché. Ton papa, quand il était en fin de vie, il était à l'hôpital. Tu allais avec sa Porsche. lui faire faire un petit tour et tu me disais que de la chambre d'hôpital ton père savait que t'arrivais parce que...
- Speaker #1
Septième étage, Erasmus. Ah, il m'appelait. Tu arrives là, non ? T'es le flat six qui tourne à 200 mètres et évidemment... Oui,
- Speaker #0
mais tu faisais...
- Speaker #1
Je le faisais un petit peu exprès, mais je croyais que t'allais dire une autre anecdote, mais peut-être que tu la connais pas. Mon père avait une MG aussi, MG A, que j'avais refaite de mes mains avec lui. quand j'avais 18 ans, qui est toujours là aujourd'hui.
- Speaker #0
Avec laquelle tu es venu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Qui est ici, vous pouvez la voir en prochain. Donc, on ne la voyait pas. Et qui est donc British Racing Green, qui est la couleur des voitures de course, des anglais, à l'époque. Et son cercueil fut peint de cette couleur.
- Speaker #0
Je ne la connaissais pas, celle-là. Par contre, je me souviens aussi d'une phrase, tu l'as dit, que tu avais décrétée, quand tu allais faire faire un tour avec ton papa, avec la Porsche. Mon papa est le cancéreux le plus rapide de Belgique.
- Speaker #1
J'ai dit ça ? Je ne m'en souviens pas. Mais ce n'est pas faux. Sauf que c'était très rock'n'roll. Il ne pouvait évidemment plus du tout conduire. Il était dans... Tu sais comment on est en fin de vie défoncé. Et il me faisait peur. Il me faisait vraiment peur. Ça ne roulait pas droit.
- Speaker #0
Parce que c'est lui que tu laissais conduire ?
- Speaker #1
Bien sûr, c'était sa balade. Mais c'était chaud. Parce qu'avec 300 chevaux sous le capot et un pied qui fait... Pas tout à fait la différence entre le frein et l'accélérateur. C'est chaud.
- Speaker #0
Mais d'ailleurs, tu peux peut-être la raconter aussi, parce que je trouve qu'elle est belle. C'est que ton papa sera, pour l'éternité, un petit peu dans sa voiture.
- Speaker #1
Ouais, autre anecdote. En effet, on a dispersé ses cendres dans sa voiture en les jetant par le dessus du toit ouvert. Et l'aérodynamique Porsche est très bien faite, puisque, évidemment, l'air est aspiré vers le moteur. Imbécile que je suis. Et donc, en fin de ligne droite, j'ai été vérifier deux, trois trucs qui seraient éventuellement tombés dans le moteur. Je ne sais même pas ce que j'ai vu voler dans le rétro en pleurant, parce que tout était dans ce putain de carter. Trois centimètres de cendres à l'intérieur même du moteur. Ici repose en paix mon père, là où il aurait voulu terminer.
- Speaker #0
Exactement. Qu'est-ce qui te décide, donc,
- Speaker #1
textile,
- Speaker #0
voiture, t'es à la campagne, qu'est-ce qui te décide à vouloir être acteur ?
- Speaker #1
Eh bien, je fais des études de droit. Et ça, ça donne vraiment envie de faire autre chose. J'imagine. En fait,
- Speaker #0
le texte, la tête est déjà apprise.
- Speaker #1
La mémoire. Retenir des longues phrases avec plein de virgules. Il y a un moment assez précis que je cite toujours, parce qu'il est vrai. Je suis à Saint-Louis, je fais mes candies en droit et il y a, comme souvent, une pièce universitaire qui est montée, qui est un... Je rote un petit peu, ça fait du bien. Qui est un Capitaine Fracas, mis en scène par Jean-Daniel Nicodème, que je salue. et qui... Je fais l'audition parce que j'aime encore bien de fanfaronner. C'est drôle parce que je dois rendre hommage de nouveau. Il faudrait faire un contre-champ à un mec qui est derrière cette caméra ici même. C'est la même année. Moi, j'ai vraiment des moteurs de révélation, je dirais, du métier. C'est les Monty Python et les SNUL. L'idée, quand j'ai 16 ans, que ça puisse être un métier de faire ça, Ça me bouleverse. Donc, pendant que je fais ces études de droit, dont je parle et j'y reviendrai, il y a une bande d'ahuris qui s'appelle les Snuls qui fêtent leurs 10 ans, je crois. Donc, on est vraiment... Il y a longtemps. Et ils font ça aux botaniques. Et c'est pendant que je passe mes examens de droit et j'ai décidé vraiment que ce serait ma pause. Et à ce moment-là, j'ai une trottinette à moteur, moteur de trottinette, ça n'existe pas, c'est avant que les bobos roulent en trottinette. Et je décide de faire ce geste artistique. Je vais offrir, et je me souviens, c'est Chris et c'est Steph, en tout cas je me souviens que Chris était là, et que c'est à lui que je fais ce geste, je lui offre 100 grammes de filet américain préparé, en lui disant, si c'est pas ta taille, tu peux changer. Ça, j'étais très fier de ma blague, je fais ça, j'arrive en trottinette avec mon béret, je délivre mon filet américain et je me barre. C'était mon geste. Et donc je... On ne peut pas dire que je rentre dans le métier. Je ne sais même pas s'il s'en souvient.
- Speaker #0
C'est Chris qui réalise cette émission. Et il est là, derrière, en technique. Est-ce que tu t'en souviens, Chris ? Je m'en souviens très bien.
- Speaker #1
C'était de l'américain préparé. De l'américain préparé, voilà, exactement. Avec un chouïa de mayonnaise. Tout à fait. Je te remercie encore. Je t'en prie. La réunion était parfaite.
- Speaker #0
Je t'en prie. Tout est dans tout.
- Speaker #1
C'était Fred et toi à qui j'ai remis ça. Bref. Et donc il y a cette époque-là où je suis déjà dans ce... Ce rêve-là, mais c'est pas encore quelque chose d'accessible, c'est juste un fantasme. Je fais pas des études d'acteur, je considère pas ça comme quelque chose de possible. Parce qu'en fait, on est à peine deux ans après cette arrivée près de chez vous. En tant que Belge,
- Speaker #0
on se dit, c'est pas possible.
- Speaker #1
Non, ça n'existe pas. Mais il y a cette pièce de théâtre où je suis pris, je joue un rôle muet. C'est Scapin, c'est un rôle très présent, mais le mec n'a plus de voix, et donc il doit m'exprimer par toute autre chose que la voix. Et comme je suis plutôt une grande gueule et que j'ai plutôt une capacité à faire des phrases d'habitude, ne pas en faire du tout, c'est pas mal pour moi. Et surtout, il y a un mec formidable qui s'appelle Arnaud Van Skivenstein, qui est aussi pilote d'ailleurs, c'est drôle, qui a entre autres le talent d'être unijambiste. et après, il joue le rôle principal. Et après... 10 minutes, le fait qu'il n'ait qu'une jambe, tu ne le vois plus. Ça n'existe plus.
- Speaker #0
Son personnage prend le dessus.
- Speaker #1
Son personnage prend tellement le dessus, ça joue tellement. Et ça, c'est une révélation pour moi. Je me dis, s'il y a un métier qui peut faire oublier qu'on n'a qu'une jambe, ça, c'est de la magie, ça, je veux faire. Et là, je commence à gratter un peu, voir ce qu'on peut faire, impro, stage, machin. Je continue les études de droit, mais ça commence à... à devenir plus importants, enfin les études de droit, tout le monde sait bien que c'est deux mois d'études et que le temps, on boit des bières, à la place de boire des bières, moi je suis...
- Speaker #0
Hommage à toutes les personnes qui...
- Speaker #1
Maître... ...sont du droit. Maître Brulante. Maître Ruban, bonsoir. Et donc moi je ne faisais rien que bloquer quand il fallait bloquer, selon la technique du jackpot, tant que je gagne je joue, et le reste du temps je fumais des pétards et j'étudiais l'idée de devenir acteur.
- Speaker #0
Et t'as fait la Klein Academy ?
- Speaker #1
La Klein Academy après. Donc j'ai commencé à jouer déjà pendant, avec une troupe improbable qui s'appelait Les Improvistes, qui était quand même composée à l'époque de Manu Thoreau, Stéphane de Grote, Odile Mathieu, Michel Delonnois, et moi-même sur le tard, j'ai intégré ce truc-là. Mais on rigole beaucoup, et surtout je rencontre toutes ces demandes-là, qui est encore... qui est encore à quel niveau aujourd'hui ? Et Michel est toujours mon... Pas moins de Manu. Manu, alors pour des raisons techniques, en effet, ne donne pas signe de vie, au fond, mais il est quand même toujours là.
- Speaker #0
Et puis, Faux Contact, ça arrive un peu...
- Speaker #1
Pas loin plus tard, deux ans après, genre, oui.
- Speaker #0
Agent Verbeek ?
- Speaker #1
Sergent Verbeek, tout à fait, tout à fait. Ça c'est aussi une vraie belle histoire. Il faut rendre hommage à l'ultime... Lui l'essentiel de ce projet, c'est Fred Eterlin, Manu Taureau et moi-même, qui pendant six mois, sans même y penser... En fait, moi j'aime bien quand les projets viennent quand ils ne sont pas...
- Speaker #0
On ne cherche pas.
- Speaker #1
Pendant six mois, on parle comme ça entre nous pendant toute la journée. Et ce fait qu'on aime relativement bien cruiser, toujours une histoire de bagnole. Manu, à l'époque, possède une merveilleuse DS Palace 1971. Et nous cruisons, on a énormément de temps à perdre, on fait des études de droit, il n'y a vraiment rien à foutre. Je répète une deuxième fois, pour ceux qui se targuent de ce diplôme, qui ne savent qu'en cadrer quelque chose dans des toilettes. Et donc on fait rouge, je stoppe, je redémarre, et ça suffit à nous faire rire pendant six mois. Et puis, à un moment donné, on se dit, mais quand même, il y a peut-être quelque chose. On intègre le délicieux Benoît Forget, l'homme au parcours le plus improbable du monde qui arrive à l'écriture avec nous.
- Speaker #0
C'est lui qui écrit vos idées de Marvelous Flying Box. Exact.
- Speaker #1
On revient au truc. Exact. Et qui était, en fait, lui, le compars de création scout avec Manu. Donc, il me le présente. Lui, c'est un cervelet complètement loufoque. Il est à la fois marathonien, ornithologue. et au service, et à la défense. Oui, oui. Improbable.
- Speaker #0
Il fait un CV unique.
- Speaker #1
Unique en son genre. Et donc, on commence à écrire, et on écrit en fait quatre épisodes, qui sont les quatre saisons. Que faire en automne, que faire en hiver, que faire au printemps, bon. Et on a quatre fois trois minutes, et je te jure que c'est vrai, on se dit, merde, on a fait les quatre saisons, on a tout fait, quoi. On ne sait pas. Et puis... Parce qu'en fait, on n'a pas encore l'idée de décaler.
- Speaker #0
C'est déclinable.
- Speaker #1
Oui, mais on n'a pas encore l'idée de sortir de la sécurité routière. Et donc, on se dit, on ne va quand même pas parler de cric, de pneus. Bon, c'est ridicule. Donc, on est dans un cul-de-sac. Et puis, révélation. Mais en fait, on peut parler de la vie quotidienne avec ce mec-là. Et là, c'est parti pour 160 épisodes, je crois.
- Speaker #0
Et chaque année, il y a celui sur l'heure d'hiver et l'heure d'été qui ressort.
- Speaker #1
Il y en a quelques-uns, il y a les oeufs de Pâques, il y a quelques marronniers qui sortent tous les ans.
- Speaker #0
Qui reviennent. Et puis de là, ça commence à bien partir pour toi. Tu vas jouer au théâtre s'il y a un an après ?
- Speaker #1
En vrai, à ce moment-là, ça ne décolle pas encore pour moi parce que moi, je suis vraiment au service de Manu. qui est non seulement mon meilleur pote, ça en fait quand même un deuxième qui s'en va. Depuis j'évite d'avoir un meilleur pote, c'est dangereux pour eux. Mais c'est drôle parce que je dis ça en rigolant, mais je me suis rendu compte que j'avais un syndrome psychologique qui va mieux maintenant, mais quand quelqu'un commençait à devenir trop proche de moi, j'avais peur pour lui. Mais bon, ça va mieux maintenant, j'arrive de nouveau à avoir des amis. Mais donc c'était pour Manu que je travaillais et je faisais mes études de... Je faisais la Kleine Académie, donc trois ans de formation d'actora en même temps. Et moi, je n'étais pas encore prêt à jouer. Je faisais le sergent Verbeek, mais techniquement, je n'étais pas vraiment au top encore. Le suis-je aujourd'hui ? Je voulais répondre chez vous. Lait-on un jour ? Jamais. Mais par contre, j'apprenais de Manu parce que lui sortait déjà du conservatoire. Il avait trois ans, quatre ans de plus que moi. parce qu'il avait aussi fait des études universitaires avant le bon vieux Manu mais bon il avait quand même quelques années d'avance et c'était un technicien fantastique c'était en connerie en humour Gad Elmaleh et donc même sa mort était drôle c'est à dire et donc j'apprenais en fait autant le regard c'est après que en fait paradoxalement, c'est dans la merde que fleurit le lotus puisqu'il n'y avait plus Manu pour être ma voix. Oui, oui, oui. Finalement.
- Speaker #0
De driver.
- Speaker #1
Non seulement me driver.
- Speaker #0
mais jouer mieux que moi ce qu'on écrivait ensemble, j'étais obligé de le faire moi-même. Et c'est en fait...
- Speaker #1
Quel coup de pied au cul !
- Speaker #0
Ça et la rencontre de mon épouse aussi, qui était une technicienne de théâtre bien plus que moi, qui a fait qu'on a commencé à s'apporter... Moi je lui apportais la... C'était la rencontre un peu d'un jazzman et d'un... et d'un musicien classique. Musicienne classique, notre amour était ça aussi, et toujours d'ailleurs. Et donc voilà, tout ça faisait qu'à ce moment-là, tout d'un coup, deux, trois ans après la mort de Manu, j'ai commencé à me dire que j'avais les armes pour faire moi-même ce qu'il fallait faire et aller au front.
- Speaker #1
Est-ce que tu penses qu'on peut, dans ce milieu, se faire de véritables amis ?
- Speaker #0
C'est une excellente question. On peut se faire et se défaire de véritables amis. Parce que... Qu'est-ce que je pourrais faire comme réponse intelligente là-dessus ? Je crois que quand on est acteur, on laisse ouverte la porte à... Citation de Jim Morrison, The changeling, see me change. You gotta see me change. Alan Watts. Ne m'oblige pas à être maintenant la personne que j'étais il y a cinq minutes. Et donc, on a cette... souplesse, je dirais, pour le vendre positivement, en tout cas cette obligation d'être une éponge et de s'autoriser à changer. Et donc si c'est à la fois positif et parfois, pour répondre à ta question, négatif dans la relation, c'est-à-dire que quelqu'un qui était mon ami il y a 10 ans, sans vouloir le juger lui, j'ai changé, il a changé, peut-être qu'on s'est perdus. Et donc c'est pas grave, c'est comme ça, mais c'est peut-être un peu peu accélérée pour cette raison-là. Après, ça c'est le côté artistiquement positif, parce qu'on change tous et qu'on doit changer, on peut se perdre, mais on peut en trouver... Je me faisais cette réflexion, je me targue de pouvoir me faire encore de nouveaux vrais amis à 50 ans. Et je ne vois pas beaucoup de gens autour de moi qui, en tout cas... Il y a une rigidité dans beaucoup de métiers qui fait que, en fait, tu as tes vrais amis à 20 ans et puis tu n'en as plus d'autres. Pourquoi ? Ce n'est pas logique, il n'y a pas de raison.
- Speaker #1
Non, on peut faire de... et surtout, comme tu dis, dans le mouvement et en allant à la rencontre de nouvelles personnes, on peut se rendre compte qu'on se fait des amis tardivement.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
Et qui peuvent être tout à fait vrais, parce qu'il y a des gens que tu peux rencontrer très tard et tu as l'impression que tu les connais depuis plus longtemps.
- Speaker #0
Je crois que peut-être un des secrets, c'est de ne pas trop travailler avec les amis qu'on a dans ce métier. Faire les deux en même temps, ça c'est très compliqué. Ça je le fais avec ma femme par exemple, et ça marche très très bien, et je touche du bois, et je le fais vraiment. On en parlait tout à l'heure, Jérémy Régnier est vraiment devenu un frérot, mais on ne travaille pas ensemble, on ne réfléchit pas comme ça, et peut-être qu'on est mieux amis parce qu'on réfléchit. Parce que je ne te reflais pas. On s'en fout, en fait.
- Speaker #1
T'as fait un téléfilm avec François-Xavier Demaison, qui est quand même quelqu'un de très proche pour toi. Vrai.
- Speaker #0
Et ça s'est très bien passé. Tout à fait. Mais c'était... Je sais pas... Oui. J'ai senti que c'était possible de le faire avec lui, parce qu'il y a aussi un entrepreneur derrière, qui sait cadrer les choses, et que le côté entrepreneur... Oui. prime chez lui et chez moi aussi sur ce genre de projet je sais que c'est pas l'ego qui va venir nous foutre en l'air non c'est bien cadré et alors ça peut marcher et ça s'est très bien passé et j'espère d'ailleurs que ça va se repasser et voilà mais c'est risqué il y a des potes avec qui j'ai essayé de travailler en Belgique et avec qui ça s'est pas passé et du coup l'amitié c'est un peu alors que c'est la faute à personne mais bon voilà ça dépend euh... Il y a un truc que j'ai appris qui est horrible, mais qui est très vrai dans ce métier, c'est que les gens te reprocheront toujours de les avoir aidés. C'est très psychologiquement compréhensible quand tu aides quelqu'un. Et dans ce métier, ça prend une ampleur plus grande parce que c'est visible, parce que c'est bon. Mais quand tu aides quelqu'un, psychologiquement, si tu lui tends la main vers le bas, et donc quand ça va mieux... Il va plus haut ? Il va plus haut, oui. Tu lui rappelles qu'il était en bas. Et c'est pas toujours facile à gérer, ça. Et je ne me mets pas en haut en disant ça, mais j'ai constaté que j'ai pris des boomerangs dans la tronche de gens à qui je ne voulais que du bien.
- Speaker #1
Mais c'est ce que je disais en ouverture.
- Speaker #0
Mais que je n'ai pas réussi à amener où je voulais amener, et donc patate dans ma gueule.
- Speaker #1
Mais on rejoint ce que je disais en ouverture de cette petite conversation, c'est que t'es quelqu'un d'attentif et quelqu'un qui va aider... tes proches.
- Speaker #0
Mais je ne suis pas non plus un Saint-Bernard. Non. Mais ça m'énerve. Si je vois un talent de ne pas jouer avec, donc j'essaye. Mais ça ne marche pas. Tu en es le meilleur exemple. J'aurais adoré que tu joues avec nous dans une pièce.
- Speaker #1
On avait tenté.
- Speaker #0
Oui, ça ne s'est pas mis. J'espère que tu ne m'en veux pas. J'espère que ça se fera à un moment. Voilà, mais bon... Et c'était drôle.
- Speaker #1
En tout cas, ces essais ont été...
- Speaker #0
Raphaël qui jouait, qui eut pu jouer mon fils. Malheureusement, on n'a pas vraiment... On a ces bonnes écartages.
- Speaker #1
Et même physiquement, c'était très drôle. Mais on s'est bien mariés à faire les affaires.
- Speaker #0
C'était formidable.
- Speaker #1
Je vous remercie. Tu l'as évoqué, mais j'allais y venir. Il y a quelque chose qui me fascine chez toi, je dirais même chez vous, c'est ton couple avec Tania, parce que vous êtes mariés depuis...
- Speaker #0
24 ans. Nos de glaire, je crois. Nos de glaire ? Nos de rongle. Au-delà de la plaisanterie, c'est nos de satin.
- Speaker #1
Nos de satin.
- Speaker #0
Non, c'est 25. Vous allez y arriver. On est à 25. Oui, on est à 25. Ici, on est à 25.
- Speaker #1
Mais donc, vous êtes un couple. Vous vivez ensemble. Vous jouez beaucoup ensemble. Comment vous faites pour gérer ça ? D'exemple, j'en ai pas d'autres. Et bêtement, quand vous êtes toute la journée à répéter un texte, est-ce que vous faites la part des choses quand vous rentrez le soir et qu'autour du gigot...
- Speaker #0
Déjà, qui fait le gigot ?
- Speaker #1
Qui fait le gigot ? Mais ça me fascine !
- Speaker #0
En fait, c'est à l'inverse que ça s'est produit. Ça n'a jamais été une complication en plus dans notre métier à tous les deux, mais au contraire une simplification pour que le couple fonctionne. quand on fait nos métiers de merde, c'est pas mal de se voir de temps en temps. Et donc on a trouvé, depuis 12 ans maintenant je crois, on s'est obligé à au moins une pièce de théâtre ensemble tous les ans, ou un projet. Mais donc, et ça nous a donné une une soupe à part un but d'air pour se voir simplement et pouvoir s'aimer au quotidien et donc c'est je crois que c'est parce qu'on l'a on l'a approché comme ça souhaite on va se voir tous les jours pendant deux mois pour faire un projet que ce que ça ça a gardé une positivité et une fraîcheur et après il ya un truc qui est génial c'est que je dis toujours en blagant mais c'est Les pièces qu'on crée généralement sont plutôt... Il n'y a pas énormément de personnages et souvent c'est centré sur nos deux personnages à nous. C'est nous qui les choisissons, qui parfois les coproduisons, etc. Mais donc on se raconte une belle histoire et généralement même une histoire d'amour, tous les soirs, tous les deux. Et ça, pour la libido et l'entretien de l'amour à chage, c'est pas mal. Parfois,
- Speaker #1
vous rentrez avec vos personnages à la maison.
- Speaker #0
Oui. Masterclass. Comment il s'appelait ce personnage qui posait les questions ? Actor studio, tu vois, l'américain.
- Speaker #1
Oui, qui fait toutes ses interviews.
- Speaker #0
Oui, lui, c'est américain. Préparé. Mais donc, jouer ensemble nous a... Parce qu'on l'a pris par cette porte-là. et qu'on est vraiment au même endroit en théâtre. On a autant à sa portée que l'autre, c'est très sain.
- Speaker #1
Mais monter une pièce, faire des répètes, parfois c'est aussi entrer en conflit. Et donc, comment tu fais pour le laisser au théâtre ? Parce qu'être collègue, amant, parent, c'est quand même... Je suis très admiratif de votre mode de fonctionnement.
- Speaker #0
Je n'ai pas de recette autre que... Enfin, je ne sais pas. j'accepte de ne pas savoir et je crois peut-être que c'est ça qui fait que ça marche on s'amuse on continue à se surprendre et à s'apporter quelque chose techniquement c'est tellement un métier de merde il faut dire ce qu'il y a avoir des partenaires agréables des gens avec qui tu as envie de passer deux mois de ta vie, il n'y en a pas beaucoup Et il y en a beaucoup avec qui, heureusement, il y en a très peu avec qui ça se passe mal. Mais il y en a, il y en a deux, ça s'est bien passé, et il se reconnaîtra, et je le salue. Et donc, au moins quand c'est ta femme, tu sais, c'est un métier où tu dois t'abandonner, où t'es à poil tout le temps, quoi. Et quand t'es à poil face à quelqu'un qui a envie de te tirer sur les couilles...
- Speaker #1
Parce que tu choisis pas de partenaire, ça. Non,
- Speaker #0
tu sais quoi, justement, j'ai décidé maintenant que je choisis...
- Speaker #1
Tu dois tirer tes partenaires.
- Speaker #0
Toujours. Enfin, toujours.
- Speaker #1
Au théâtre,
- Speaker #0
c'est plus facile. Au théâtre, oui. Je ne vais pas faire le malin au cinéma. Je ne peux pas dire, virez-moi Brad Pitt. J'aime bien Brad Pitt. Pourquoi je pense à cet exemple-là ?
- Speaker #1
Peut-être parce que Brad Pitt a dit, virez-moi Charlie Dupont.
- Speaker #0
Non, c'est-à-dire que le film qui vient de faire un gros blockbuster, une saison entière sur la F1 avec des bagnoles, ça, c'est vraiment rigolo.
- Speaker #1
et puis le gars maintenant apparemment il a eu son petit coup de volant et on l'appelle pour faire des vraies courses et il était appelé pour faire les 24 heures du Mans l'année prochaine c'est comme ça c'est vrai ?
- Speaker #0
on lui a proposé mes gossips sont exacts ah bah je te crois à l'agent Louis Trintignant oui Paul Newman enfin oui Steve McQueen mais évidemment Ronny Coutteux il a moins un roulet il a moins son écharpe sa bosse mais
- Speaker #1
Oui, donc voilà, c'est le fait de s'amuser ensemble et c'est comme ça que ça fonctionne.
- Speaker #0
Oui, ça s'appelle jouer à notre métier.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
C'est aussi con que ça à un moment donné. Et tout ce qui éloigne de ça, tout ce qui va vers l'ego, tout ce qui va vers l'argent, tout ce qui va vers la fame, tout ça c'est un ex autre chose et un mauvais chemin.
- Speaker #1
J'ai entendu une question récemment. et elle m'est restée dans le cerveau.
- Speaker #0
Peut-on concilier religion et laïcité dans une Europe moderne ?
- Speaker #1
Vous avez une. Est-ce que tu es... Est-ce que tu es content d'être né ?
- Speaker #0
Est-ce que je suis content d'être né ? Ouais. Oh, elle est belle cette question. Je suis aujourd'hui très content d'être né et je crois que je suis d'autant plus content d'être né que je n'ai vraiment pas toujours été content d'être né.
- Speaker #1
Et justement, quand tu n'es pas content d'être né, qu'est-ce qui t'apaise ? C'est quoi ton truc à toi ?
- Speaker #0
Le kitesurf. La méditation par l'océan.
- Speaker #1
Et ça, qui l'a cité ?
- Speaker #0
Qui ?
- Speaker #1
Tu cites toi-même !
- Speaker #0
Jean-Jacques Cousteau, chauffagiste. Dans la nature, en général, pour être plus large, la nature, là, justement, je reviens de cette forêt amazonienne. Là, t'es vraiment rien qu'un petit papillon de merde au milieu d'un énorme machin qui te mange, quoi. Ça fait du bien. Ça m'a donné envie d'ailleurs pas plus tard que hier soir de dormir dans mon hamac, dans mon jardin. Mais à un moment donné, j'avais fait. Là tu fais. Mais je suis rentré quand même dans ma chambre avec mon petit oreiller. Mais ça, ça me... Quand ça ne va pas, ça va toujours.
- Speaker #1
Est-ce que tu es là où tu avais envie d'être aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors je vais faire une réponse vraiment de provincial sans ambition. Je suis beaucoup plus loin que là où j'avais envie d'être. C'est-à-dire qu'à 19 ans, intégrer la Ligue d'impro, je vois déjà ça comme un rêve ultime. Et puis à un moment, tu y es. Donc, il faut bien upgrader le truc. Sinon, ça ne va rien. Franck Dubosc, que j'ai interviewé, j'étais à ta place dans notre émission. Oui,
- Speaker #1
tu es sur incognito, sur la 3. Et on va au moins jusqu'à la fin de saison, tu m'as dit.
- Speaker #0
Jusqu'en décembre, oui. Il m'a fait cette même réponse et je la trouvais très juste en fait. La difficulté à un moment donné c'est d'upgrader le rêve. Parce que je m'en... C'est quoi le verbe ? Je m'enorgueille d'avoir des rêves à ma hauteur en fait. Si j'avais rêvé tout de suite Hollywood et que j'y étais jamais arrivé. je serais très triste.
- Speaker #1
Oui, mais tu continues à aller. C'est le même cas. Mais tu continues à avoir envie d'y aller. Allons-y pour les citations encore. Cette citation de Oscar Wilde. Il faut rêver les étoiles pour être... Non.
- Speaker #0
Attends, j'ai la fait. Ayez des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue en les poursuivant.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et donc, ça, c'est vrai. Mais c'est le contraire, comme moi, je dis, en fait. Ayez quand même des rêves suffisamment petits. pour pouvoir y arriver aussi. Et être content d'en avoir accompli un. Mais une fois qu'il l'ait fait, tu vois, il y a des rêves dont la réalisation est quand même envisageable avec ce que vous avez dans les mains au moment où vous les rêvez. Mais après, la boîte à outils, ça grandit. Jamais j'aurais pu imaginer... À un moment donné, t'as fait la Ligue d'impro comme un imbécile, t'as pris ta petite médaille et on t'a applaudi. Qu'est-ce que tu fais ? Donc tu rêves de faire un truc en télé. Puis tu fais un truc en télé. Puis tu rêves de faire un film. Et puis t'en fais 20. Mais par contre, je n'ai pas perdu contact avec celui qui rêvait en moi à 18 ans.
- Speaker #1
D'être à la Ligue d'impro.
- Speaker #0
C'est quoi le prochain rêve ? Qu'est-ce qu'on fait ? Là maintenant par exemple, puisque tu ne me poses pas la question. J'allais y arriver. comme on a justement avec Tania quelque part réussi à... créer une marque Tania Charlie que les gens aiment bien voir ensemble on upgrade le concept avec mes deux filles puisque j'ai raté totalement mon éducation et mes deux filles sont comédiennes et donc on espère créer une série dans laquelle on jouerait donc on est à l'écriture de ça dans laquelle on jouera ensemble j'enlève ce qu'on dit si on l'aime et ça par exemple ça me fait kiffer 2000 et ça c'est le prochain step
- Speaker #1
Et la réalisation aussi, t'as envie ?
- Speaker #0
Réalisation, ça j'ai un peu fait. Et franchement, j'ai beaucoup d'admiration. J'y reviendrai peut-être, mais pour l'instant, c'est tellement de compromis, tellement de fatigue, tellement de... En fait, il faudrait, pour que je le fasse bien, que je n'ai rien à foutre d'autre pendant au moins deux ans. Et j'ai pas envie de ça, pour l'instant. J'ai essayé, j'avais un projet de long métrage, etc. justement qui a été aussi compliqué parce que j'ai perdu des amis et c'est un moment fou là
- Speaker #1
Je laisse les autres le faire c'est quoi l'objectif de tout ça est ce qu'il ya un but depuis le début
- Speaker #0
Le présent ouais un rapport au présent de plus en plus Kiffant moi je suis un surfeur à moins de du temps donc qu'on m'emmerde le moins possible pour que je me sente bien ici maintenant ça c'est mon objectif.
- Speaker #1
Et en étant dans ce métier, en ayant à chaque fois des saisons avec un projet qui va arriver, une pièce qui va arriver donc il faut répéter machin mais on n'est pas toujours dans le concret très vite, est-ce que tu arrives à être dans ce présent ou pas tout le temps être dans la projection ?
- Speaker #0
Non non je suis beaucoup dans Je suis très emmerdé pendant des semaines entières à devoir retenir un putain de texte qui veut pas rentrer dans ma tête je suis très contrarié de jouer une pièce qui fait mourir de rire des gens mais avec un imbécile, je le salue une deuxième fois qui j'ai pas envie de voir sa gueule en arrivant au théâtre c'est difficile des fois mais il y a le sourire de nos enfants, le kitesurf et l'amitié pour faire que ça aille mais c'est un putain de métier d'être ici et maintenant là.
- Speaker #1
on arrive tout doucement à la fin de notre petite... Au revoir ! Et de poser des petites questions pour me répondre assez rapidement. Ok. Quel est ton endroit préféré au monde ?
- Speaker #0
Oui. Ouais. Ici. Là.
- Speaker #1
Maintenant. Ici. Tu veux dire que c'est le... Ici change,
- Speaker #0
hein ? Ouais. Ici.
- Speaker #1
C'est joli. Parce que le ici, ce ne sera plus le même dans cinq minutes.
- Speaker #0
Exactement. Exactement.
- Speaker #1
Avec qui aimerais-tu être ami ?
- Speaker #0
Paul McCartney.
- Speaker #1
Ah ouais ? Oh,
- Speaker #0
dis ! Lui, il est bien assez.
- Speaker #1
Je ne sais pas.
- Speaker #0
C'est un génie musical. En fait, j'étais dans la guerre Stones-Beatles, j'étais plutôt Stone. Et je suis devenu Beatles avec le documentaire Get Back que je vous conseille à tous, qui est une leçon de musique, d'amitié et de management. Et McCartney, dans la gestion de ça, comment il regarde Lennon et Yoko Ono, qu'il a fait chier avec amour et gestion. J'ai envie qu'il soit mon tonton.
- Speaker #1
Quelle est la première fois qui t'a le plus marqué dans ta vie ?
- Speaker #0
La bifle.
- Speaker #1
Reçu ou donné ?
- Speaker #0
La première fois, il m'a plus marqué dans la vie. Ça, c'est vraiment une bonne question. La rencontre avec un cachalot. Ok. Nager avec un cachalot, ça, ça calme. Et je ne l'ai fait qu'une fois. Et c'était il n'y a pas si longtemps.
- Speaker #1
Est-ce que le cachalot s'en souvient ?
- Speaker #0
J'espère, je crois. Je veux dire que la manière dont il te regarde et qu'il vient te scanner entièrement. J'ai envie de faire un documentaire là-dessus pour ne rien te cacher. Si tu as des producteurs de podcast, tu n'hésites pas à leur en parler. La manière dont cet animal te regarde comme un acteur te regarde. Il vient vraiment... Ton œil gigantesque avec un cerveau qui s'y voit plus grand que le tien derrière, il vient te comprendre. Je ne sais pas t'expliquer. Te jauger. Il joue avec toi comme un acteur joue avec toi. C'est ça là. Mais sauf que c'est un acteur, c'est De Niro, Depardieu, Sean Penn...
- Speaker #1
C'est vrai qu'on imagine plus Depardieu.
- Speaker #0
Tout ça en même temps qui te comprend.
- Speaker #1
Et c'est arrivé quand ?
- Speaker #0
Nemo 33, Dragon Boss. Qu'elle ne fut pas mon surprise. Non, non.
- Speaker #1
Taux, la baleine.
- Speaker #0
Lac de l'eau. Non, à l'île Maurice, c'est chic évidemment. Et on ne peut pas faire ça. Mais je suis seul dans un bateau et ce n'est pas la saison. Et il y a un cachalot. Et entre pêcheurs, il se passe les...
- Speaker #1
Le petit message.
- Speaker #0
Il y a un cachalot, tu vois, le cachalot, tu penses bien. Je peux plonger ? Non, je peux plonger. Allez, vas-y.
- Speaker #1
Et t'as vu...
- Speaker #0
À 2 mètres, 20 tonnes, le plus grand prédateur denté de l'océan. 25 mètres. Bon. Voilà, je vous le dis franchement.
- Speaker #1
Est-ce que tu as une question à me poser ?
- Speaker #0
Ça va ? Ça va. Est-ce que les gens vont se rendre compte de ton talent une bonne fois pour toutes ? Oh, dis-tu ! Et mettre à l'honneur ce podcast, par exemple, sur une chaîne nationale ? De toute façon, non, les chaînes nationales vont plus exister très bientôt. Tu vas être une chaîne...
- Speaker #1
On est nos chaînes nationales.
- Speaker #0
On est. Non, est-ce que tu es content de ce produit ?
- Speaker #1
Oui, parce que je...
- Speaker #0
Parce qu'on dirait que oui. Je t'ai rarement senti aussi enthousiaste. Oui,
- Speaker #1
je suis. Je reçois des gens que j'apprécie puisque c'est moi qui les choisis. Donc c'était encore plus sympathique. On passe des bons moments entre bons camarades.
- Speaker #0
Maitre du jeu.
- Speaker #1
Et on se raconte des choses qu'on ne sait pas raconter dans la vie.
- Speaker #0
Exact. C'est vrai.
- Speaker #1
Deux fois, on a bouffé des sushis et qu'on n'a pas dit tout ça. Est-ce que tu as raconté un petit mensonge ?
- Speaker #0
Ah non, j'ai oublié.
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Merde alors.
- Speaker #1
Ah bah non, c'est très bien.
- Speaker #0
Je dois en pondre un comme ça ?
- Speaker #1
Ah non, c'est trop tard.
- Speaker #0
Ah ok,
- Speaker #1
c'est trop tard. C'est comme ça. Est-ce que... C'est quoi la suite pour toi, là, maintenant, des choses qui arrivent ?
- Speaker #0
Alors, nous avons l'écriture d'une série en famille qui s'appellera Seul contre tous, qui est une cavale en famille, un Thelma et Louise en famille.
- Speaker #1
je travaille à l'écriture d'une suite de L'Aventure c'est l'Aventure de Claude Louch un de mes films cultes aussi je sais qu'on a La Clarté dans la Confusion c'était ma petite phrase sur Whatsapp mais non
- Speaker #0
La Clarté dans la Confusion Charles Desneuves mais qui a fait la Ferrari mais donc il n'y a rien de plus 2025 que La Clarté dans la Confusion le grand bordel il n'a jamais été autant là donc j'ai été voir Claude Louch
- Speaker #1
C'est vrai ? Donc t'as clairement l'aval du monsieur ?
- Speaker #0
Jusqu'à ce qu'on lui revienne avec un synopsis qui tient la route, mais oui, le feu est vert. Donc voilà, on va voir. Oublie-moi une pièce multimoliérisée dont on a été... On s'est fait mettre en scène. On s'est fait mettre en scène, attention où tu mets la virgule. Oui, bien sûr. Par Thierry Lopez, merveilleux metteur en scène français qui a créé ce spectacle à Paris, qui nous a mis en scène, Justania et moi. Merveilleuse histoire d'amour à partir de fin août au théâtre public. on reprend encore en attendant Bojangles aussi et on a été acheter, figurez-vous, les droits d'une pièce américaine qui s'appelle Traitor for a French Republic qui est un pamphlet anti-Marine Le Pen qu'on va créer au théâtre de Nice mis en scène par Muriel Maillette qui est l'ancienne directrice de la comédie française et ça va chier des bâtons de fraises, comme on dit, je crois nulle part Non mais c'est pas mal et vraiment ça va buter du Le Pen à la Kalachnikov 6 mois avant les élections en France à Nice Merci. dans un Fief FN. On va bien rigoler.
- Speaker #1
Drôle et engagé.
- Speaker #0
Drôle et engagé. On dirait que c'est écrit par Vakri Ejaoui, sauf que c'est un auteur américain. Et l'histoire se passe à Paris. Et ça a été nominé au Tony Awards l'année passée à Broadway. Et pourtant, ça parle de France. C'est très curieux.
- Speaker #1
Donc, on note. Merci Charlie Dupont d'être venu faire un petit tour dans Raph's Enfils.
- Speaker #0
C'était vraiment beaucoup de plaisir, il faut dire ce qui est.
- Speaker #1
On aime ça le plaisir.
- Speaker #0
Voter Charlier. Allez-y.
- Speaker #1
Merci à vous de nous avoir regardés, de nous avoir écoutés. N'hésitez pas à cliquer sur le petit pouce, à partager évidemment si vous avez apprécié et puis à suivre la chaîne YouTube de Streambox.
- Speaker #0
A vos applaudissements.
- Speaker #1
Très bientôt avec un ou une autre invitée. Merci.
- Speaker #0
Oui, on est sur le nez. C'est mieux pris. C'était chouette ? Oui,
- Speaker #1
tu peux. Allez.
- Speaker #0
C'est... ... ... ... ... ... ...