Description
Real cube est une histoire spéciale
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
Real cube est une histoire spéciale
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à tous. Aujourd'hui, on plonge dans une série de documents assez incroyables qui décrivent la naissance d'un univers à partir de rien. Il s'appelle RealCube.
Oui, on parle littéralement d'une page blanche, un seul blanc, infini et un créateur qu'on ne connaît pas.
Exactement. Et notre objectif, c'est de décortiquer les tout premiers jours de ce monde pour comprendre comment ces règles, ces premiers habitants et surtout ces premières grandes philosophies se sont affrontées.
Et tout commence avec un personnage. Thomas, il se retrouve là, dans ce vide, et il découvre sur sa main une interface, un logo marteau. Les sources l'appellent un OS, un système d'exploitation.
C'est la clé de tout en fait.
C'est la pierre angulaire. Et sa toute première action, c'est pas d'explorer, c'est de se créer lui-même, choisir son apparence, sa vitesse de marche. C'est vraiment l'acte de naissance de la conscience dans ce monde.
On va donc suivre cette genèse de cet acte un peu fou d'auto-création. à l'arrivée d'un second être et jusqu'au schisme. Le conflit philosophique qui va les séparer et définir deux avenirs complètement différents pour leur monde.
C'est une plongée fascinante dans la mécanique de la création et les dilemmes qui apparaissent, quasi immédiatement.
Alors, commençons par le début. Thomas est seul. Et ce logo marteau, ce premier outil, il l'utilise sur lui-même.
C'est ça.
Les notes sont d'ailleurs très précises. Il se fixe une vitesse V égale 34. Ce qui fait un peu plus de 6,5 km heure, une marche rapide quoi. Et il se donne une apparence, disons assez stylisée. Une grosse tête, un corps très fin.
Il ne se découvre pas, il s'invente. C'est un point de vue par-philosophique qui est majeur.
Bah oui.
Bah oui. Dans ce monde, l'existence ce n'est pas une donnée, c'est un choix. L'identité est une construction. La première loi de Real Cube, ça semble être tuer ce que tu décides d'être.
D'accord. Il s'est défini lui-même. C'est un bon début. Mais il est toujours, bah, complètement seul. C'est quoi l'intérêt de créer un monde si on est le seul habitant ? Qu'est-ce qu'il fait ensuite ?
C'est justement le problème qu'il résout. Immédiatement. Son action, juste après, c'est de ne plus être seul. Il utilise les paramètres avancés du même outil et il donne vie à un compagnon, Théo.
Ah voilà.
Il lui attribue la même vitesse de base. Le besoin de compagnie, d'altérité, c'est le deuxième moteur de la création, on dirait.
J'imagine que l'arrivée de ce deuxième personnage, ça change absolument tout. On n'est plus dans un monologue.
Exactement, c'est le début d'un dialogue. Et avec Théo, l'OS lui-même évolue. Un deuxième logo apparaît, un livre. Et là, ce n'est plus seulement un outil pour faire, mais un outil pour transmettre.
Transmettre quoi ? Le savoir ?
Le savoir et surtout les... permission d'utiliser l'OS. On quitte l'acte de création pure pour entrer dans les prémices d'une organisation, d'une structure sociale. Qui a le droit de faire quoi ? La question du pouvoir est déjà posée.
Donc on a deux êtres, des règles pour partager le pouvoir, mais on a l'impression qu'ils sont un peu comme des figurines dans une maquette immobile. Il manque quelque chose pour que ce monde vive vraiment, non ?
Il manque le temps. Et c'est précisément ce que Thomas crée juste après, via un troisième logo, une horloge. Il instaure un cycle de 26 unités, ce qui crée des jours et des nuits de 13 heures.
Et d'un coup, tout change.
L'univers passe d'un présent éternel à un monde dynamique, avec un hier et un demain. C'est ce qui permet à une histoire de commencer. Sans le temps, les actions n'ont pas vraiment de conséquences. Avec le temps, chaque choix devient une brique pour l'avenir.
Et cette histoire, elle ne tarde pas à devenir conflictuelle. On est à peine au jour 2 et déjà la première grosse divergence.
C'est ça. Théo utilise l'OS pour modifier son propre corps, le rendre plus normal. Mais surtout, il fait quelque chose qui va tout faire basculer, il crée une arme. Une épée.
Juste comme ça ?
Oui. Et il ne se contente pas de la créer, il la teste. Sur des mannequins en bois, des deux mises. De son point de vue, la démarche est parfaitement logique. Les sources le citent directement. Ce monde est un monde vide dont je peux bien le modifier à ma guise.
Pour lui, c'est un terrain de jeu, un bac à sable ?
C'est exactement ça. L'outil permet de faire une épée. Alors. Faisons une épée et voyons ce que ça donne. C'est l'esprit de l'expérimentateur pur, sans tabou.
Sauf que Thomas, lui, ne le voit pas du tout. Mais alors pas du tout comme ça. Il est horrifié.
La confrontation a lieu au jour 7 et les mots sont forts.
Il lui dit « Comment t'as pu créer une arme ? Tu n'es pas sérieux dans tes créations. Cette épée peut tuer tes créations. Même s'ils sont immortels tous les deux, ils pensent immédiatement aux conséquences pour ceux qui viendront après. »
C'est là que tout bascule. On a deux visions de la création qui sont fondamentalement incompatibles. D'un côté, on a le créateur qu'on pourrait appeler le gardien. Thomas est prudent, il pense système, stabilité, conséquences. Pour lui, le pouvoir de créer, ça implique une responsabilité immense.
Et de l'autre, Théo, le pionnier. Celui pour qui la seule limite, c'est la limite de l'outil. Il ne se demande pas « est-ce que je devrais le faire ? » mais juste « est-ce que je peux le faire ? »
C'est la parfaite analogie. On dirait deux systèmes d'exploitation incompatibles qui essayent de tourner sur la même machine. Et Théo le dit très bien.
Oui, il accuse Thomas d'être trop sérieux.
Et il annonce son projet, créer un système de combat pour s'amuser. C'est là qu'il lance une phrase qui est à la fois une pique et une sorte de prophétie. Tu savais que tes créations d'entités peuvent avoir des idéologies différentes de la tienne ?
C'est incroyable.
Il est en train de dire à Thomas, tu ne peux pas tout contrôler.
Faisons une pause là-dessus. En sept jours, sept petits jours, les deux premiers êtres d'un univers, des sortes de dieux, en sont déjà à une rupture totale à cause d'une simple épée. C'est un départ incroyablement pessimiste pour un nouveau monde.
Ou réaliste, peut-être. Le conflit n'est pas une anomalie, c'est juste le résultat de la liberté de créer. Et cet événement, c'est le Big Bang idéologique de cet univers. Au jour 7, Thomas met fin à leur coopération. C'est le schisme. Le monde n'est plus un projet commun.
Et Théo, il ne perd pas une seconde, j'imagine.
Ah non. Dès le lendemain, jour 8, il met son plan à exécution. Il crée un troisième être, Richard. On a même ses specs dans les notes.
Oui. 1m82, 6,7 km heure, de grandes jambes, un profil plutôt athlétique.
Et leur premier projet commun, ce n'est pas un jardin ou une bibliothèque ?
Non, c'est le donjon. Un lieu entièrement dédié à la philosophie de Théo. L'affrontement, le défi, quoi. peuplé ce donjon, ils créent leur première créature hostile, les cinarades.
Et là encore, les détails sont d'une précision chirurgicale. Ce ne sont pas juste des monstres, ce sont des créatures spectrales de 2,56 m.
Qui courent à 18,8 km heure. C'est plus rapide qu'un sprinter olympique.
Absolument. Et ce n'est pas tout. Leur force de frappe, 34,6 kg par coup. Et pour les vintres, il faut appliquer une force de 233 kg. On n'est pas... pas du tout dans le concept flou.
Non, c'est de l'ingénierie.
Théo ne fait pas de la poésie. Il conçoit un adversaire redoutable avec un cahier des charges très précis. Il ne se contente pas de vouloir un système de combat. Il le construit, pièce par pièce.
D'accord. Donc, pendant que Théo et son nouvel allié Richard construisent leur arène et leur armée de monstres, que fait Thomas ? Il reste dans son coin à méditer.
Juste radicalement différente. L'univers lui donne un nouvel outil, un cinquième logo. La personnalisation.
C'est-à-dire ?
En l'activant, il découvre une interface qui ressemble à une boutique en ligne. Et cette boutique introduit un concept complètement nouveau dans ce monde. Une monnaie. Le bêta.
Une économie. Mais comment on gagne de l'argent dans un monde qui vient de naître ?
Et c'est là que réside toute l'ironie de la situation. Les sources sont très claires. Pour gagner des bêtas, il faut combattre et tuer des entités dites
« nuisibles » . C'est incroyable. Même le chemin de Thomas, le créateur de la bêta, qu'on pensait pacifistes, passe par une forme de conflit.
On dirait que le conflit est une loi fondamentale de cet univers, qu'on l'aborde par la porte du jeu, comme Théo, ou par celle de l'économie, comme Thomas.
Et dans cette boutique, il y a des objets qui coûtent une fortune. J'ai vu une voiture, la CT6 Volt, à presque 13 000 bêtas. Pour se payer ça, il va falloir en combattre des créatures.
Ça suggère que la progression, l'acquisition de biens, le développement, tout ça est lié à une forme de lutte. La grande différence, c'est l'intention. Pour Théo, le combat est une fin en soi, un divertissement. Pour Thomas, ça semble être un moyen, une sorte de travail, pour construire autre chose.
D'accord, la différence entre le combat pour le plaisir et le combat pour la prospérité.
C'est un peu ça.
Mais, apparellant, ce système économique n'est pas sa priorité immédiate. Il le met de côté pour se concentrer sur un autre projet, beaucoup plus étrange. Un projet qu'il avait commencé avec Théo avant leur dispute.
Oui, un projet nommé le Quantum. Il s'agit d'une ville miniature. Et quand on dit miniature, les dimensions sont dérivoires.
C'est minuscule, non ?
67,7 cm² de surface, 34 cm de haut. C'est à peine plus grand qu'une feuille de papier.
Une maquette, mais une maquette vivante.
Si Théo construit un donjon, un lieu de confrontation physique, Thomas, lui, il construit une société en miniature. Les notes parlent de 20 territoires, 25 personnages, et surtout d'un territoire central dédié à la discussion.
Il ne construit pas une arène, mais une agora ?
C'est exactement ça. Son intérêt, ce n'est pas le combat individuel, mais l'organisation collective, la gouvernance, la communauté. Les sources disent qu'il passe de simple explorateur à architecte d'un écosystème.
Il ne crée plus des individus. mais la dynamique d'une société.
Précisément. Et en observant cette micro-société, il fait une découverte qui pourrait bien être la plus importante de toutes.
Laquelle ?
Une découverte fondamentale. Il réalise que les petits habitants du Quantum, eh bien, ils commencent à développer une forme d'autonomie. Ils arrivent à construire des maisons par eux-mêmes, manuellement, sans utiliser l'OS.
Sans son intervention divine.
Exactement. La création est en train de lui échapper. Ce ne sont plus des marionnettes, ils deviennent un peuple.
Alors, si on fait le point, après une poignée de jours, cet univers n'a plus rien d'une toile blanche. Il est complètement fracturé. D'un côté, on a la faction de Théo et Richard qui bâtissent un monde sur le pouvoir, la compétition.
Avec un donjon et des créatures conçues pour le défi, oui.
Et de l'autre, on a Thomas, seul, penché sur sa fourmilière politique, le quantum. Il explore la complexité sociale, la gouvernance.
Mais on l'a vu. Son propre système de progression, avec les bêtas, repose lui aussi sur une forme de conflit. Tout à fait. Les deux voies, si opposées en apparence, semblent être les deux faces d'une même pièce où la lutte est un moteur inévitable.
Ce n'est donc pas juste l'histoire de deux immortels qui ne s'entendent pas, c'est une bataille pour définir l'âme de leur réalité. Une réalité où leurs créations, elles, ne sont pas immortelles.
C'est ça. Ce sont elles qui vont vivre ou mourir. selon les philosophies de leurs créateurs. Et c'est ce qui nous amène à la question que les sources laissent en suspens.
L'autonomie des habitants du quantum.
C'est une graine qui vient d'être plantée. Que se passera-t-il le jour où ces êtres, qu'ils soient les citoyens de Thomas ou les monstres de Théo, cesseront de les voir comme des dieux créateurs ?
S'ils commencent à les voir comme des administrateurs, des rois.
Ou peut-être même des tyrans. Et si dans cette quête d'autonomie, leur prochain objectif était de mettre la main pour eux-mêmes sur ce fameux logo Martin.
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Real cube est une histoire spéciale
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Bonjour à tous. Aujourd'hui, on plonge dans une série de documents assez incroyables qui décrivent la naissance d'un univers à partir de rien. Il s'appelle RealCube.
Oui, on parle littéralement d'une page blanche, un seul blanc, infini et un créateur qu'on ne connaît pas.
Exactement. Et notre objectif, c'est de décortiquer les tout premiers jours de ce monde pour comprendre comment ces règles, ces premiers habitants et surtout ces premières grandes philosophies se sont affrontées.
Et tout commence avec un personnage. Thomas, il se retrouve là, dans ce vide, et il découvre sur sa main une interface, un logo marteau. Les sources l'appellent un OS, un système d'exploitation.
C'est la clé de tout en fait.
C'est la pierre angulaire. Et sa toute première action, c'est pas d'explorer, c'est de se créer lui-même, choisir son apparence, sa vitesse de marche. C'est vraiment l'acte de naissance de la conscience dans ce monde.
On va donc suivre cette genèse de cet acte un peu fou d'auto-création. à l'arrivée d'un second être et jusqu'au schisme. Le conflit philosophique qui va les séparer et définir deux avenirs complètement différents pour leur monde.
C'est une plongée fascinante dans la mécanique de la création et les dilemmes qui apparaissent, quasi immédiatement.
Alors, commençons par le début. Thomas est seul. Et ce logo marteau, ce premier outil, il l'utilise sur lui-même.
C'est ça.
Les notes sont d'ailleurs très précises. Il se fixe une vitesse V égale 34. Ce qui fait un peu plus de 6,5 km heure, une marche rapide quoi. Et il se donne une apparence, disons assez stylisée. Une grosse tête, un corps très fin.
Il ne se découvre pas, il s'invente. C'est un point de vue par-philosophique qui est majeur.
Bah oui.
Bah oui. Dans ce monde, l'existence ce n'est pas une donnée, c'est un choix. L'identité est une construction. La première loi de Real Cube, ça semble être tuer ce que tu décides d'être.
D'accord. Il s'est défini lui-même. C'est un bon début. Mais il est toujours, bah, complètement seul. C'est quoi l'intérêt de créer un monde si on est le seul habitant ? Qu'est-ce qu'il fait ensuite ?
C'est justement le problème qu'il résout. Immédiatement. Son action, juste après, c'est de ne plus être seul. Il utilise les paramètres avancés du même outil et il donne vie à un compagnon, Théo.
Ah voilà.
Il lui attribue la même vitesse de base. Le besoin de compagnie, d'altérité, c'est le deuxième moteur de la création, on dirait.
J'imagine que l'arrivée de ce deuxième personnage, ça change absolument tout. On n'est plus dans un monologue.
Exactement, c'est le début d'un dialogue. Et avec Théo, l'OS lui-même évolue. Un deuxième logo apparaît, un livre. Et là, ce n'est plus seulement un outil pour faire, mais un outil pour transmettre.
Transmettre quoi ? Le savoir ?
Le savoir et surtout les... permission d'utiliser l'OS. On quitte l'acte de création pure pour entrer dans les prémices d'une organisation, d'une structure sociale. Qui a le droit de faire quoi ? La question du pouvoir est déjà posée.
Donc on a deux êtres, des règles pour partager le pouvoir, mais on a l'impression qu'ils sont un peu comme des figurines dans une maquette immobile. Il manque quelque chose pour que ce monde vive vraiment, non ?
Il manque le temps. Et c'est précisément ce que Thomas crée juste après, via un troisième logo, une horloge. Il instaure un cycle de 26 unités, ce qui crée des jours et des nuits de 13 heures.
Et d'un coup, tout change.
L'univers passe d'un présent éternel à un monde dynamique, avec un hier et un demain. C'est ce qui permet à une histoire de commencer. Sans le temps, les actions n'ont pas vraiment de conséquences. Avec le temps, chaque choix devient une brique pour l'avenir.
Et cette histoire, elle ne tarde pas à devenir conflictuelle. On est à peine au jour 2 et déjà la première grosse divergence.
C'est ça. Théo utilise l'OS pour modifier son propre corps, le rendre plus normal. Mais surtout, il fait quelque chose qui va tout faire basculer, il crée une arme. Une épée.
Juste comme ça ?
Oui. Et il ne se contente pas de la créer, il la teste. Sur des mannequins en bois, des deux mises. De son point de vue, la démarche est parfaitement logique. Les sources le citent directement. Ce monde est un monde vide dont je peux bien le modifier à ma guise.
Pour lui, c'est un terrain de jeu, un bac à sable ?
C'est exactement ça. L'outil permet de faire une épée. Alors. Faisons une épée et voyons ce que ça donne. C'est l'esprit de l'expérimentateur pur, sans tabou.
Sauf que Thomas, lui, ne le voit pas du tout. Mais alors pas du tout comme ça. Il est horrifié.
La confrontation a lieu au jour 7 et les mots sont forts.
Il lui dit « Comment t'as pu créer une arme ? Tu n'es pas sérieux dans tes créations. Cette épée peut tuer tes créations. Même s'ils sont immortels tous les deux, ils pensent immédiatement aux conséquences pour ceux qui viendront après. »
C'est là que tout bascule. On a deux visions de la création qui sont fondamentalement incompatibles. D'un côté, on a le créateur qu'on pourrait appeler le gardien. Thomas est prudent, il pense système, stabilité, conséquences. Pour lui, le pouvoir de créer, ça implique une responsabilité immense.
Et de l'autre, Théo, le pionnier. Celui pour qui la seule limite, c'est la limite de l'outil. Il ne se demande pas « est-ce que je devrais le faire ? » mais juste « est-ce que je peux le faire ? »
C'est la parfaite analogie. On dirait deux systèmes d'exploitation incompatibles qui essayent de tourner sur la même machine. Et Théo le dit très bien.
Oui, il accuse Thomas d'être trop sérieux.
Et il annonce son projet, créer un système de combat pour s'amuser. C'est là qu'il lance une phrase qui est à la fois une pique et une sorte de prophétie. Tu savais que tes créations d'entités peuvent avoir des idéologies différentes de la tienne ?
C'est incroyable.
Il est en train de dire à Thomas, tu ne peux pas tout contrôler.
Faisons une pause là-dessus. En sept jours, sept petits jours, les deux premiers êtres d'un univers, des sortes de dieux, en sont déjà à une rupture totale à cause d'une simple épée. C'est un départ incroyablement pessimiste pour un nouveau monde.
Ou réaliste, peut-être. Le conflit n'est pas une anomalie, c'est juste le résultat de la liberté de créer. Et cet événement, c'est le Big Bang idéologique de cet univers. Au jour 7, Thomas met fin à leur coopération. C'est le schisme. Le monde n'est plus un projet commun.
Et Théo, il ne perd pas une seconde, j'imagine.
Ah non. Dès le lendemain, jour 8, il met son plan à exécution. Il crée un troisième être, Richard. On a même ses specs dans les notes.
Oui. 1m82, 6,7 km heure, de grandes jambes, un profil plutôt athlétique.
Et leur premier projet commun, ce n'est pas un jardin ou une bibliothèque ?
Non, c'est le donjon. Un lieu entièrement dédié à la philosophie de Théo. L'affrontement, le défi, quoi. peuplé ce donjon, ils créent leur première créature hostile, les cinarades.
Et là encore, les détails sont d'une précision chirurgicale. Ce ne sont pas juste des monstres, ce sont des créatures spectrales de 2,56 m.
Qui courent à 18,8 km heure. C'est plus rapide qu'un sprinter olympique.
Absolument. Et ce n'est pas tout. Leur force de frappe, 34,6 kg par coup. Et pour les vintres, il faut appliquer une force de 233 kg. On n'est pas... pas du tout dans le concept flou.
Non, c'est de l'ingénierie.
Théo ne fait pas de la poésie. Il conçoit un adversaire redoutable avec un cahier des charges très précis. Il ne se contente pas de vouloir un système de combat. Il le construit, pièce par pièce.
D'accord. Donc, pendant que Théo et son nouvel allié Richard construisent leur arène et leur armée de monstres, que fait Thomas ? Il reste dans son coin à méditer.
Juste radicalement différente. L'univers lui donne un nouvel outil, un cinquième logo. La personnalisation.
C'est-à-dire ?
En l'activant, il découvre une interface qui ressemble à une boutique en ligne. Et cette boutique introduit un concept complètement nouveau dans ce monde. Une monnaie. Le bêta.
Une économie. Mais comment on gagne de l'argent dans un monde qui vient de naître ?
Et c'est là que réside toute l'ironie de la situation. Les sources sont très claires. Pour gagner des bêtas, il faut combattre et tuer des entités dites
« nuisibles » . C'est incroyable. Même le chemin de Thomas, le créateur de la bêta, qu'on pensait pacifistes, passe par une forme de conflit.
On dirait que le conflit est une loi fondamentale de cet univers, qu'on l'aborde par la porte du jeu, comme Théo, ou par celle de l'économie, comme Thomas.
Et dans cette boutique, il y a des objets qui coûtent une fortune. J'ai vu une voiture, la CT6 Volt, à presque 13 000 bêtas. Pour se payer ça, il va falloir en combattre des créatures.
Ça suggère que la progression, l'acquisition de biens, le développement, tout ça est lié à une forme de lutte. La grande différence, c'est l'intention. Pour Théo, le combat est une fin en soi, un divertissement. Pour Thomas, ça semble être un moyen, une sorte de travail, pour construire autre chose.
D'accord, la différence entre le combat pour le plaisir et le combat pour la prospérité.
C'est un peu ça.
Mais, apparellant, ce système économique n'est pas sa priorité immédiate. Il le met de côté pour se concentrer sur un autre projet, beaucoup plus étrange. Un projet qu'il avait commencé avec Théo avant leur dispute.
Oui, un projet nommé le Quantum. Il s'agit d'une ville miniature. Et quand on dit miniature, les dimensions sont dérivoires.
C'est minuscule, non ?
67,7 cm² de surface, 34 cm de haut. C'est à peine plus grand qu'une feuille de papier.
Une maquette, mais une maquette vivante.
Si Théo construit un donjon, un lieu de confrontation physique, Thomas, lui, il construit une société en miniature. Les notes parlent de 20 territoires, 25 personnages, et surtout d'un territoire central dédié à la discussion.
Il ne construit pas une arène, mais une agora ?
C'est exactement ça. Son intérêt, ce n'est pas le combat individuel, mais l'organisation collective, la gouvernance, la communauté. Les sources disent qu'il passe de simple explorateur à architecte d'un écosystème.
Il ne crée plus des individus. mais la dynamique d'une société.
Précisément. Et en observant cette micro-société, il fait une découverte qui pourrait bien être la plus importante de toutes.
Laquelle ?
Une découverte fondamentale. Il réalise que les petits habitants du Quantum, eh bien, ils commencent à développer une forme d'autonomie. Ils arrivent à construire des maisons par eux-mêmes, manuellement, sans utiliser l'OS.
Sans son intervention divine.
Exactement. La création est en train de lui échapper. Ce ne sont plus des marionnettes, ils deviennent un peuple.
Alors, si on fait le point, après une poignée de jours, cet univers n'a plus rien d'une toile blanche. Il est complètement fracturé. D'un côté, on a la faction de Théo et Richard qui bâtissent un monde sur le pouvoir, la compétition.
Avec un donjon et des créatures conçues pour le défi, oui.
Et de l'autre, on a Thomas, seul, penché sur sa fourmilière politique, le quantum. Il explore la complexité sociale, la gouvernance.
Mais on l'a vu. Son propre système de progression, avec les bêtas, repose lui aussi sur une forme de conflit. Tout à fait. Les deux voies, si opposées en apparence, semblent être les deux faces d'une même pièce où la lutte est un moteur inévitable.
Ce n'est donc pas juste l'histoire de deux immortels qui ne s'entendent pas, c'est une bataille pour définir l'âme de leur réalité. Une réalité où leurs créations, elles, ne sont pas immortelles.
C'est ça. Ce sont elles qui vont vivre ou mourir. selon les philosophies de leurs créateurs. Et c'est ce qui nous amène à la question que les sources laissent en suspens.
L'autonomie des habitants du quantum.
C'est une graine qui vient d'être plantée. Que se passera-t-il le jour où ces êtres, qu'ils soient les citoyens de Thomas ou les monstres de Théo, cesseront de les voir comme des dieux créateurs ?
S'ils commencent à les voir comme des administrateurs, des rois.
Ou peut-être même des tyrans. Et si dans cette quête d'autonomie, leur prochain objectif était de mettre la main pour eux-mêmes sur ce fameux logo Martin.
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Real cube est une histoire spéciale
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à tous. Aujourd'hui, on plonge dans une série de documents assez incroyables qui décrivent la naissance d'un univers à partir de rien. Il s'appelle RealCube.
Oui, on parle littéralement d'une page blanche, un seul blanc, infini et un créateur qu'on ne connaît pas.
Exactement. Et notre objectif, c'est de décortiquer les tout premiers jours de ce monde pour comprendre comment ces règles, ces premiers habitants et surtout ces premières grandes philosophies se sont affrontées.
Et tout commence avec un personnage. Thomas, il se retrouve là, dans ce vide, et il découvre sur sa main une interface, un logo marteau. Les sources l'appellent un OS, un système d'exploitation.
C'est la clé de tout en fait.
C'est la pierre angulaire. Et sa toute première action, c'est pas d'explorer, c'est de se créer lui-même, choisir son apparence, sa vitesse de marche. C'est vraiment l'acte de naissance de la conscience dans ce monde.
On va donc suivre cette genèse de cet acte un peu fou d'auto-création. à l'arrivée d'un second être et jusqu'au schisme. Le conflit philosophique qui va les séparer et définir deux avenirs complètement différents pour leur monde.
C'est une plongée fascinante dans la mécanique de la création et les dilemmes qui apparaissent, quasi immédiatement.
Alors, commençons par le début. Thomas est seul. Et ce logo marteau, ce premier outil, il l'utilise sur lui-même.
C'est ça.
Les notes sont d'ailleurs très précises. Il se fixe une vitesse V égale 34. Ce qui fait un peu plus de 6,5 km heure, une marche rapide quoi. Et il se donne une apparence, disons assez stylisée. Une grosse tête, un corps très fin.
Il ne se découvre pas, il s'invente. C'est un point de vue par-philosophique qui est majeur.
Bah oui.
Bah oui. Dans ce monde, l'existence ce n'est pas une donnée, c'est un choix. L'identité est une construction. La première loi de Real Cube, ça semble être tuer ce que tu décides d'être.
D'accord. Il s'est défini lui-même. C'est un bon début. Mais il est toujours, bah, complètement seul. C'est quoi l'intérêt de créer un monde si on est le seul habitant ? Qu'est-ce qu'il fait ensuite ?
C'est justement le problème qu'il résout. Immédiatement. Son action, juste après, c'est de ne plus être seul. Il utilise les paramètres avancés du même outil et il donne vie à un compagnon, Théo.
Ah voilà.
Il lui attribue la même vitesse de base. Le besoin de compagnie, d'altérité, c'est le deuxième moteur de la création, on dirait.
J'imagine que l'arrivée de ce deuxième personnage, ça change absolument tout. On n'est plus dans un monologue.
Exactement, c'est le début d'un dialogue. Et avec Théo, l'OS lui-même évolue. Un deuxième logo apparaît, un livre. Et là, ce n'est plus seulement un outil pour faire, mais un outil pour transmettre.
Transmettre quoi ? Le savoir ?
Le savoir et surtout les... permission d'utiliser l'OS. On quitte l'acte de création pure pour entrer dans les prémices d'une organisation, d'une structure sociale. Qui a le droit de faire quoi ? La question du pouvoir est déjà posée.
Donc on a deux êtres, des règles pour partager le pouvoir, mais on a l'impression qu'ils sont un peu comme des figurines dans une maquette immobile. Il manque quelque chose pour que ce monde vive vraiment, non ?
Il manque le temps. Et c'est précisément ce que Thomas crée juste après, via un troisième logo, une horloge. Il instaure un cycle de 26 unités, ce qui crée des jours et des nuits de 13 heures.
Et d'un coup, tout change.
L'univers passe d'un présent éternel à un monde dynamique, avec un hier et un demain. C'est ce qui permet à une histoire de commencer. Sans le temps, les actions n'ont pas vraiment de conséquences. Avec le temps, chaque choix devient une brique pour l'avenir.
Et cette histoire, elle ne tarde pas à devenir conflictuelle. On est à peine au jour 2 et déjà la première grosse divergence.
C'est ça. Théo utilise l'OS pour modifier son propre corps, le rendre plus normal. Mais surtout, il fait quelque chose qui va tout faire basculer, il crée une arme. Une épée.
Juste comme ça ?
Oui. Et il ne se contente pas de la créer, il la teste. Sur des mannequins en bois, des deux mises. De son point de vue, la démarche est parfaitement logique. Les sources le citent directement. Ce monde est un monde vide dont je peux bien le modifier à ma guise.
Pour lui, c'est un terrain de jeu, un bac à sable ?
C'est exactement ça. L'outil permet de faire une épée. Alors. Faisons une épée et voyons ce que ça donne. C'est l'esprit de l'expérimentateur pur, sans tabou.
Sauf que Thomas, lui, ne le voit pas du tout. Mais alors pas du tout comme ça. Il est horrifié.
La confrontation a lieu au jour 7 et les mots sont forts.
Il lui dit « Comment t'as pu créer une arme ? Tu n'es pas sérieux dans tes créations. Cette épée peut tuer tes créations. Même s'ils sont immortels tous les deux, ils pensent immédiatement aux conséquences pour ceux qui viendront après. »
C'est là que tout bascule. On a deux visions de la création qui sont fondamentalement incompatibles. D'un côté, on a le créateur qu'on pourrait appeler le gardien. Thomas est prudent, il pense système, stabilité, conséquences. Pour lui, le pouvoir de créer, ça implique une responsabilité immense.
Et de l'autre, Théo, le pionnier. Celui pour qui la seule limite, c'est la limite de l'outil. Il ne se demande pas « est-ce que je devrais le faire ? » mais juste « est-ce que je peux le faire ? »
C'est la parfaite analogie. On dirait deux systèmes d'exploitation incompatibles qui essayent de tourner sur la même machine. Et Théo le dit très bien.
Oui, il accuse Thomas d'être trop sérieux.
Et il annonce son projet, créer un système de combat pour s'amuser. C'est là qu'il lance une phrase qui est à la fois une pique et une sorte de prophétie. Tu savais que tes créations d'entités peuvent avoir des idéologies différentes de la tienne ?
C'est incroyable.
Il est en train de dire à Thomas, tu ne peux pas tout contrôler.
Faisons une pause là-dessus. En sept jours, sept petits jours, les deux premiers êtres d'un univers, des sortes de dieux, en sont déjà à une rupture totale à cause d'une simple épée. C'est un départ incroyablement pessimiste pour un nouveau monde.
Ou réaliste, peut-être. Le conflit n'est pas une anomalie, c'est juste le résultat de la liberté de créer. Et cet événement, c'est le Big Bang idéologique de cet univers. Au jour 7, Thomas met fin à leur coopération. C'est le schisme. Le monde n'est plus un projet commun.
Et Théo, il ne perd pas une seconde, j'imagine.
Ah non. Dès le lendemain, jour 8, il met son plan à exécution. Il crée un troisième être, Richard. On a même ses specs dans les notes.
Oui. 1m82, 6,7 km heure, de grandes jambes, un profil plutôt athlétique.
Et leur premier projet commun, ce n'est pas un jardin ou une bibliothèque ?
Non, c'est le donjon. Un lieu entièrement dédié à la philosophie de Théo. L'affrontement, le défi, quoi. peuplé ce donjon, ils créent leur première créature hostile, les cinarades.
Et là encore, les détails sont d'une précision chirurgicale. Ce ne sont pas juste des monstres, ce sont des créatures spectrales de 2,56 m.
Qui courent à 18,8 km heure. C'est plus rapide qu'un sprinter olympique.
Absolument. Et ce n'est pas tout. Leur force de frappe, 34,6 kg par coup. Et pour les vintres, il faut appliquer une force de 233 kg. On n'est pas... pas du tout dans le concept flou.
Non, c'est de l'ingénierie.
Théo ne fait pas de la poésie. Il conçoit un adversaire redoutable avec un cahier des charges très précis. Il ne se contente pas de vouloir un système de combat. Il le construit, pièce par pièce.
D'accord. Donc, pendant que Théo et son nouvel allié Richard construisent leur arène et leur armée de monstres, que fait Thomas ? Il reste dans son coin à méditer.
Juste radicalement différente. L'univers lui donne un nouvel outil, un cinquième logo. La personnalisation.
C'est-à-dire ?
En l'activant, il découvre une interface qui ressemble à une boutique en ligne. Et cette boutique introduit un concept complètement nouveau dans ce monde. Une monnaie. Le bêta.
Une économie. Mais comment on gagne de l'argent dans un monde qui vient de naître ?
Et c'est là que réside toute l'ironie de la situation. Les sources sont très claires. Pour gagner des bêtas, il faut combattre et tuer des entités dites
« nuisibles » . C'est incroyable. Même le chemin de Thomas, le créateur de la bêta, qu'on pensait pacifistes, passe par une forme de conflit.
On dirait que le conflit est une loi fondamentale de cet univers, qu'on l'aborde par la porte du jeu, comme Théo, ou par celle de l'économie, comme Thomas.
Et dans cette boutique, il y a des objets qui coûtent une fortune. J'ai vu une voiture, la CT6 Volt, à presque 13 000 bêtas. Pour se payer ça, il va falloir en combattre des créatures.
Ça suggère que la progression, l'acquisition de biens, le développement, tout ça est lié à une forme de lutte. La grande différence, c'est l'intention. Pour Théo, le combat est une fin en soi, un divertissement. Pour Thomas, ça semble être un moyen, une sorte de travail, pour construire autre chose.
D'accord, la différence entre le combat pour le plaisir et le combat pour la prospérité.
C'est un peu ça.
Mais, apparellant, ce système économique n'est pas sa priorité immédiate. Il le met de côté pour se concentrer sur un autre projet, beaucoup plus étrange. Un projet qu'il avait commencé avec Théo avant leur dispute.
Oui, un projet nommé le Quantum. Il s'agit d'une ville miniature. Et quand on dit miniature, les dimensions sont dérivoires.
C'est minuscule, non ?
67,7 cm² de surface, 34 cm de haut. C'est à peine plus grand qu'une feuille de papier.
Une maquette, mais une maquette vivante.
Si Théo construit un donjon, un lieu de confrontation physique, Thomas, lui, il construit une société en miniature. Les notes parlent de 20 territoires, 25 personnages, et surtout d'un territoire central dédié à la discussion.
Il ne construit pas une arène, mais une agora ?
C'est exactement ça. Son intérêt, ce n'est pas le combat individuel, mais l'organisation collective, la gouvernance, la communauté. Les sources disent qu'il passe de simple explorateur à architecte d'un écosystème.
Il ne crée plus des individus. mais la dynamique d'une société.
Précisément. Et en observant cette micro-société, il fait une découverte qui pourrait bien être la plus importante de toutes.
Laquelle ?
Une découverte fondamentale. Il réalise que les petits habitants du Quantum, eh bien, ils commencent à développer une forme d'autonomie. Ils arrivent à construire des maisons par eux-mêmes, manuellement, sans utiliser l'OS.
Sans son intervention divine.
Exactement. La création est en train de lui échapper. Ce ne sont plus des marionnettes, ils deviennent un peuple.
Alors, si on fait le point, après une poignée de jours, cet univers n'a plus rien d'une toile blanche. Il est complètement fracturé. D'un côté, on a la faction de Théo et Richard qui bâtissent un monde sur le pouvoir, la compétition.
Avec un donjon et des créatures conçues pour le défi, oui.
Et de l'autre, on a Thomas, seul, penché sur sa fourmilière politique, le quantum. Il explore la complexité sociale, la gouvernance.
Mais on l'a vu. Son propre système de progression, avec les bêtas, repose lui aussi sur une forme de conflit. Tout à fait. Les deux voies, si opposées en apparence, semblent être les deux faces d'une même pièce où la lutte est un moteur inévitable.
Ce n'est donc pas juste l'histoire de deux immortels qui ne s'entendent pas, c'est une bataille pour définir l'âme de leur réalité. Une réalité où leurs créations, elles, ne sont pas immortelles.
C'est ça. Ce sont elles qui vont vivre ou mourir. selon les philosophies de leurs créateurs. Et c'est ce qui nous amène à la question que les sources laissent en suspens.
L'autonomie des habitants du quantum.
C'est une graine qui vient d'être plantée. Que se passera-t-il le jour où ces êtres, qu'ils soient les citoyens de Thomas ou les monstres de Théo, cesseront de les voir comme des dieux créateurs ?
S'ils commencent à les voir comme des administrateurs, des rois.
Ou peut-être même des tyrans. Et si dans cette quête d'autonomie, leur prochain objectif était de mettre la main pour eux-mêmes sur ce fameux logo Martin.
Description
Real cube est une histoire spéciale
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Bonjour à tous. Aujourd'hui, on plonge dans une série de documents assez incroyables qui décrivent la naissance d'un univers à partir de rien. Il s'appelle RealCube.
Oui, on parle littéralement d'une page blanche, un seul blanc, infini et un créateur qu'on ne connaît pas.
Exactement. Et notre objectif, c'est de décortiquer les tout premiers jours de ce monde pour comprendre comment ces règles, ces premiers habitants et surtout ces premières grandes philosophies se sont affrontées.
Et tout commence avec un personnage. Thomas, il se retrouve là, dans ce vide, et il découvre sur sa main une interface, un logo marteau. Les sources l'appellent un OS, un système d'exploitation.
C'est la clé de tout en fait.
C'est la pierre angulaire. Et sa toute première action, c'est pas d'explorer, c'est de se créer lui-même, choisir son apparence, sa vitesse de marche. C'est vraiment l'acte de naissance de la conscience dans ce monde.
On va donc suivre cette genèse de cet acte un peu fou d'auto-création. à l'arrivée d'un second être et jusqu'au schisme. Le conflit philosophique qui va les séparer et définir deux avenirs complètement différents pour leur monde.
C'est une plongée fascinante dans la mécanique de la création et les dilemmes qui apparaissent, quasi immédiatement.
Alors, commençons par le début. Thomas est seul. Et ce logo marteau, ce premier outil, il l'utilise sur lui-même.
C'est ça.
Les notes sont d'ailleurs très précises. Il se fixe une vitesse V égale 34. Ce qui fait un peu plus de 6,5 km heure, une marche rapide quoi. Et il se donne une apparence, disons assez stylisée. Une grosse tête, un corps très fin.
Il ne se découvre pas, il s'invente. C'est un point de vue par-philosophique qui est majeur.
Bah oui.
Bah oui. Dans ce monde, l'existence ce n'est pas une donnée, c'est un choix. L'identité est une construction. La première loi de Real Cube, ça semble être tuer ce que tu décides d'être.
D'accord. Il s'est défini lui-même. C'est un bon début. Mais il est toujours, bah, complètement seul. C'est quoi l'intérêt de créer un monde si on est le seul habitant ? Qu'est-ce qu'il fait ensuite ?
C'est justement le problème qu'il résout. Immédiatement. Son action, juste après, c'est de ne plus être seul. Il utilise les paramètres avancés du même outil et il donne vie à un compagnon, Théo.
Ah voilà.
Il lui attribue la même vitesse de base. Le besoin de compagnie, d'altérité, c'est le deuxième moteur de la création, on dirait.
J'imagine que l'arrivée de ce deuxième personnage, ça change absolument tout. On n'est plus dans un monologue.
Exactement, c'est le début d'un dialogue. Et avec Théo, l'OS lui-même évolue. Un deuxième logo apparaît, un livre. Et là, ce n'est plus seulement un outil pour faire, mais un outil pour transmettre.
Transmettre quoi ? Le savoir ?
Le savoir et surtout les... permission d'utiliser l'OS. On quitte l'acte de création pure pour entrer dans les prémices d'une organisation, d'une structure sociale. Qui a le droit de faire quoi ? La question du pouvoir est déjà posée.
Donc on a deux êtres, des règles pour partager le pouvoir, mais on a l'impression qu'ils sont un peu comme des figurines dans une maquette immobile. Il manque quelque chose pour que ce monde vive vraiment, non ?
Il manque le temps. Et c'est précisément ce que Thomas crée juste après, via un troisième logo, une horloge. Il instaure un cycle de 26 unités, ce qui crée des jours et des nuits de 13 heures.
Et d'un coup, tout change.
L'univers passe d'un présent éternel à un monde dynamique, avec un hier et un demain. C'est ce qui permet à une histoire de commencer. Sans le temps, les actions n'ont pas vraiment de conséquences. Avec le temps, chaque choix devient une brique pour l'avenir.
Et cette histoire, elle ne tarde pas à devenir conflictuelle. On est à peine au jour 2 et déjà la première grosse divergence.
C'est ça. Théo utilise l'OS pour modifier son propre corps, le rendre plus normal. Mais surtout, il fait quelque chose qui va tout faire basculer, il crée une arme. Une épée.
Juste comme ça ?
Oui. Et il ne se contente pas de la créer, il la teste. Sur des mannequins en bois, des deux mises. De son point de vue, la démarche est parfaitement logique. Les sources le citent directement. Ce monde est un monde vide dont je peux bien le modifier à ma guise.
Pour lui, c'est un terrain de jeu, un bac à sable ?
C'est exactement ça. L'outil permet de faire une épée. Alors. Faisons une épée et voyons ce que ça donne. C'est l'esprit de l'expérimentateur pur, sans tabou.
Sauf que Thomas, lui, ne le voit pas du tout. Mais alors pas du tout comme ça. Il est horrifié.
La confrontation a lieu au jour 7 et les mots sont forts.
Il lui dit « Comment t'as pu créer une arme ? Tu n'es pas sérieux dans tes créations. Cette épée peut tuer tes créations. Même s'ils sont immortels tous les deux, ils pensent immédiatement aux conséquences pour ceux qui viendront après. »
C'est là que tout bascule. On a deux visions de la création qui sont fondamentalement incompatibles. D'un côté, on a le créateur qu'on pourrait appeler le gardien. Thomas est prudent, il pense système, stabilité, conséquences. Pour lui, le pouvoir de créer, ça implique une responsabilité immense.
Et de l'autre, Théo, le pionnier. Celui pour qui la seule limite, c'est la limite de l'outil. Il ne se demande pas « est-ce que je devrais le faire ? » mais juste « est-ce que je peux le faire ? »
C'est la parfaite analogie. On dirait deux systèmes d'exploitation incompatibles qui essayent de tourner sur la même machine. Et Théo le dit très bien.
Oui, il accuse Thomas d'être trop sérieux.
Et il annonce son projet, créer un système de combat pour s'amuser. C'est là qu'il lance une phrase qui est à la fois une pique et une sorte de prophétie. Tu savais que tes créations d'entités peuvent avoir des idéologies différentes de la tienne ?
C'est incroyable.
Il est en train de dire à Thomas, tu ne peux pas tout contrôler.
Faisons une pause là-dessus. En sept jours, sept petits jours, les deux premiers êtres d'un univers, des sortes de dieux, en sont déjà à une rupture totale à cause d'une simple épée. C'est un départ incroyablement pessimiste pour un nouveau monde.
Ou réaliste, peut-être. Le conflit n'est pas une anomalie, c'est juste le résultat de la liberté de créer. Et cet événement, c'est le Big Bang idéologique de cet univers. Au jour 7, Thomas met fin à leur coopération. C'est le schisme. Le monde n'est plus un projet commun.
Et Théo, il ne perd pas une seconde, j'imagine.
Ah non. Dès le lendemain, jour 8, il met son plan à exécution. Il crée un troisième être, Richard. On a même ses specs dans les notes.
Oui. 1m82, 6,7 km heure, de grandes jambes, un profil plutôt athlétique.
Et leur premier projet commun, ce n'est pas un jardin ou une bibliothèque ?
Non, c'est le donjon. Un lieu entièrement dédié à la philosophie de Théo. L'affrontement, le défi, quoi. peuplé ce donjon, ils créent leur première créature hostile, les cinarades.
Et là encore, les détails sont d'une précision chirurgicale. Ce ne sont pas juste des monstres, ce sont des créatures spectrales de 2,56 m.
Qui courent à 18,8 km heure. C'est plus rapide qu'un sprinter olympique.
Absolument. Et ce n'est pas tout. Leur force de frappe, 34,6 kg par coup. Et pour les vintres, il faut appliquer une force de 233 kg. On n'est pas... pas du tout dans le concept flou.
Non, c'est de l'ingénierie.
Théo ne fait pas de la poésie. Il conçoit un adversaire redoutable avec un cahier des charges très précis. Il ne se contente pas de vouloir un système de combat. Il le construit, pièce par pièce.
D'accord. Donc, pendant que Théo et son nouvel allié Richard construisent leur arène et leur armée de monstres, que fait Thomas ? Il reste dans son coin à méditer.
Juste radicalement différente. L'univers lui donne un nouvel outil, un cinquième logo. La personnalisation.
C'est-à-dire ?
En l'activant, il découvre une interface qui ressemble à une boutique en ligne. Et cette boutique introduit un concept complètement nouveau dans ce monde. Une monnaie. Le bêta.
Une économie. Mais comment on gagne de l'argent dans un monde qui vient de naître ?
Et c'est là que réside toute l'ironie de la situation. Les sources sont très claires. Pour gagner des bêtas, il faut combattre et tuer des entités dites
« nuisibles » . C'est incroyable. Même le chemin de Thomas, le créateur de la bêta, qu'on pensait pacifistes, passe par une forme de conflit.
On dirait que le conflit est une loi fondamentale de cet univers, qu'on l'aborde par la porte du jeu, comme Théo, ou par celle de l'économie, comme Thomas.
Et dans cette boutique, il y a des objets qui coûtent une fortune. J'ai vu une voiture, la CT6 Volt, à presque 13 000 bêtas. Pour se payer ça, il va falloir en combattre des créatures.
Ça suggère que la progression, l'acquisition de biens, le développement, tout ça est lié à une forme de lutte. La grande différence, c'est l'intention. Pour Théo, le combat est une fin en soi, un divertissement. Pour Thomas, ça semble être un moyen, une sorte de travail, pour construire autre chose.
D'accord, la différence entre le combat pour le plaisir et le combat pour la prospérité.
C'est un peu ça.
Mais, apparellant, ce système économique n'est pas sa priorité immédiate. Il le met de côté pour se concentrer sur un autre projet, beaucoup plus étrange. Un projet qu'il avait commencé avec Théo avant leur dispute.
Oui, un projet nommé le Quantum. Il s'agit d'une ville miniature. Et quand on dit miniature, les dimensions sont dérivoires.
C'est minuscule, non ?
67,7 cm² de surface, 34 cm de haut. C'est à peine plus grand qu'une feuille de papier.
Une maquette, mais une maquette vivante.
Si Théo construit un donjon, un lieu de confrontation physique, Thomas, lui, il construit une société en miniature. Les notes parlent de 20 territoires, 25 personnages, et surtout d'un territoire central dédié à la discussion.
Il ne construit pas une arène, mais une agora ?
C'est exactement ça. Son intérêt, ce n'est pas le combat individuel, mais l'organisation collective, la gouvernance, la communauté. Les sources disent qu'il passe de simple explorateur à architecte d'un écosystème.
Il ne crée plus des individus. mais la dynamique d'une société.
Précisément. Et en observant cette micro-société, il fait une découverte qui pourrait bien être la plus importante de toutes.
Laquelle ?
Une découverte fondamentale. Il réalise que les petits habitants du Quantum, eh bien, ils commencent à développer une forme d'autonomie. Ils arrivent à construire des maisons par eux-mêmes, manuellement, sans utiliser l'OS.
Sans son intervention divine.
Exactement. La création est en train de lui échapper. Ce ne sont plus des marionnettes, ils deviennent un peuple.
Alors, si on fait le point, après une poignée de jours, cet univers n'a plus rien d'une toile blanche. Il est complètement fracturé. D'un côté, on a la faction de Théo et Richard qui bâtissent un monde sur le pouvoir, la compétition.
Avec un donjon et des créatures conçues pour le défi, oui.
Et de l'autre, on a Thomas, seul, penché sur sa fourmilière politique, le quantum. Il explore la complexité sociale, la gouvernance.
Mais on l'a vu. Son propre système de progression, avec les bêtas, repose lui aussi sur une forme de conflit. Tout à fait. Les deux voies, si opposées en apparence, semblent être les deux faces d'une même pièce où la lutte est un moteur inévitable.
Ce n'est donc pas juste l'histoire de deux immortels qui ne s'entendent pas, c'est une bataille pour définir l'âme de leur réalité. Une réalité où leurs créations, elles, ne sont pas immortelles.
C'est ça. Ce sont elles qui vont vivre ou mourir. selon les philosophies de leurs créateurs. Et c'est ce qui nous amène à la question que les sources laissent en suspens.
L'autonomie des habitants du quantum.
C'est une graine qui vient d'être plantée. Que se passera-t-il le jour où ces êtres, qu'ils soient les citoyens de Thomas ou les monstres de Théo, cesseront de les voir comme des dieux créateurs ?
S'ils commencent à les voir comme des administrateurs, des rois.
Ou peut-être même des tyrans. Et si dans cette quête d'autonomie, leur prochain objectif était de mettre la main pour eux-mêmes sur ce fameux logo Martin.
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