- Speaker #0
Une invitation à mieux se comprendre, à s'observer, à s'unir, pour avancer ensemble vers davantage de présence, de conscience et de joie. Bienvenue au nouvel épisode de votre podcast « Être en relation consciente à soi, à l'autre, à la vie » . Oh, on se gâte encore, Marjo. Aujourd'hui, on a une invitée. Vous savez, ceux qui nous écoutent depuis un bout de temps, que l'esprit de nos balados, nos podcasts, c'est des personnes comme vous et moi qu'on invite et qu'on partage, avec qui on a une connexion de cœur. Et puis, c'est une amie que tu connais depuis plus longtemps que moi, mais j'ai eu la chance, via toi, de faire sa connaissance. À toutes les fois, il y a quelque chose dans l'énergie, dans la chair de poule qui me... me pogne. Des frissons quand je la rencontre, mais il y a quelque chose de vrai, d'authentique. Alors, sans plus tarder, c'est Fanny qui est avec nous aujourd'hui. Elle va prendre le temps de t'introduire à l'équipe, à tout le monde.
- Speaker #1
Oui, bien en fait, je n'ai pas grand-chose à dire. Je suis contente d'être là avec vous autres. Marjolaine, ça fait dix ans que je la connais cette année.
- Speaker #2
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui, ça fait dix ans.
- Speaker #2
Je vais entendre quand ils me disent le chiffre.
- Speaker #1
Je n'étais pas sûre, je n'avais pas compté. Oui, ça fait dix ans. Puis, c'est ça, à chaque fois qu'on se rencontre, parce qu'on a travaillé ensemble, à chaque fois qu'on a été ensemble, il y a tout le temps quelque chose qui s'est passé.
- Speaker #2
Tout le temps.
- Speaker #1
Tout le temps, tout le temps, tout le temps. Il y a toujours de quoi qu'il y ait une petite lumière, une petite flamme, un petit quelque chose. Puis là, on repart avec ce bagage-là, je faisais de la route, puis...
- Speaker #2
Je te dirais même des fois des gros « wow » . Oui.
- Speaker #1
Hein ? Oui, des gros « wow » .
- Speaker #2
Je pense... Écoute, on... Ah oui Pis on se le disait là « Hey boy, on fly nous ensemble »
- Speaker #1
« On fly » C'était vraiment très enrichissant. Pis là, quand j'ai rencontré ton amoureux,
- Speaker #2
ton chum,
- Speaker #1
ben écoute, c'était ça C'était ça Quoi dire d'autre ? Non, mais c'était ça J'étais tellement contente pour toi, pis pour moi Ah, c'est beau ça Oui, parce que c'est comme si j'avais découvert un petit frère de... Ah oui Un frère de cœur à quelque part, là, tu sais ? C'est un bro
- Speaker #2
C'est beau la vie, hein ?
- Speaker #1
C'est mon petit bro Oui
- Speaker #0
Ah, c'est cute C'est tellement vrai Puis c'est rafraîchissant, tu sais, de nommer, d'exprimer ce qu'on ressent, tu sais, les émotions. Des fois, on se garde tellement de gêne, nous ou que ça va donner, qu'est-ce que ça va... Mais nous, en tout cas, je vais parler pour moi, je ne suis pas là-dedans. On dirait que c'est fluide, ça sort, parce qu'on sent qu'il y a un accueil inconditionnel. Il y a comme... On se rejoint dans un espace qui est impersonnel. Il n'y a pas comme de moi dans le chemin, puis là, l'ego... On dirait, regarde, dépouillé, sans masque, tellement léger, puis ça goûte bon.
- Speaker #1
Oui, oui. 100 % d'accord. Léger, puis c'est drôle parce que là, moi, je reviens souvent avec l'horoscope, puis je ne peux pas faire ça parce que de toute façon, mais je trouvais que c'était aérien comme connexion.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Oui, très aérien. Je te reconnais là-dedans, tu sais.
- Speaker #0
Exact. C'est vrai, il y a quelque chose qui se laisse porter.
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
souvent, il y a peut-être quelques jours, trois, quatre jours, on parlait de l'aigle. Vous savez, l'aigle, puis même Krishnamurti en parle. Pour ceux qui le connaissent, le penseur, il mentionne entre autres que l'aigle, il ne laisse pas d'empreintes ni de traces. Il y a quelque chose qui se laisse porter, puis à un moment, il ne se questionne pas sur l'instant d'avant ni l'instant d'après. Quelque chose de planant, de confiance en quelque chose qui est plus grand, tu sais. Donc c'est génial, tu sais. Chaque aigle ne peut pas, comment dire, occuper plus d'espace que tout l'air, tout le vent. On dirait qu'ils ont cette sagesse-là innée, tu sais, qu'on va se laisser porter par quelque chose qui est plus grand que nous.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc, ça me fait penser à ça,
- Speaker #1
oui. Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Puis là, moi, ça me fait penser à toi, quand tu parles de l'aigle qui se questionne pas par rapport à l'instant d'avant, l'instant d'après, puis qui fait juste se laisser porter. Tu sais, parce que récemment, tu me disais, je pense que c'était dans un cercle en plus qu'on avait parlé de ça, tu me disais, tu sais, moi, là, j'ai pas le goût de m'engager. beaucoup d'avance parce que je veux décider comme dans le moment comment je le sens. Fait que tu sais, t'es pas comme dans l'instant d'avant puis l'instant d'après puis qu'est-ce que les autres vont penser si je vais pas, si je vais, tu sais. Fait que je sais, ouais. Ouais.
- Speaker #1
Tu sais, il y en a pour qui ça a été facile de travailler. Moi, ça a été très difficile de me lever le matin, de faire des choses, tu sais, pour la société. C'était très exigeant pour moi, ça m'a demandé beaucoup. Puis à partir du moment où j'étais à la retraite, je me suis dit, je veux que chaque jour, ça soit un voyage. Puis en voyage, en tout cas de la façon que je voyage, j'aime bien être connectée avec ce qui se passe ici et maintenant. Puis ça, de cette partie-là, il y a des choix qui vont s'offrir à moi et je vais prendre le meilleur choix. du moment ou de qu'est-ce qui se passe. Et je me laisse porter comme ça, puis c'est fascinant. Je veux pas dire que j'ai perdu des années de ma vie à travailler, c'est pas ça que je veux dire, mais c'est fascinant à quel point qu'il y a plein de choses différentes qui s'offrent à nous, juste quand on est ouvert, puis qu'on n'a pas de cédule ou d'horaire à respecter. Quand on est dans juste accueillir qu'est-ce qui se passe, là, c'est capoté.
- Speaker #2
Puis dans le fond... L'horaire, la cédule, la to-do list, c'est comme un obstacle, des fois, à être là, présent, puis à accueillir. Qu'est-ce qui se passe ? C'est ça ?
- Speaker #1
Tout à fait, parce que quand t'as ton horaire, c'est ton cerveau qui va diriger qu'est-ce qui va se passer. T'es en contrôle de « je me lève, je prends mon café, je fais ci, je m'en vais travailler, c'est mon horaire, je fais ça, ça, ça, puis à la fin de la journée, je suis fatiguée, je m'en vais me coucher, puis bon. » Mais quand... Quand c'est pas le cerveau qui guide, puis que c'est les événements, bien là, t'es ouvert. C'est le cœur qui est ouvert. Et là, ouh, il y a un paquet d'affaires surprenantes qui se passent. Puis là, bien, tu te laisses aller. Puis comme moi, je suis une fille de parole, c'est pour ça qu'on jasait de ça, que t'amènes ça. Comme je suis une fille de parole, quand tu dis « je vais être là » , je suis là. Ça m'amenait beaucoup de contraintes parce que des fois, je me disais « ah oui, c'est vrai, j'avais dit que je n'étais pas là, je vais y aller, mais... » Sur le moment, je disais non à des choses qui se présentaient à moi là, là.
- Speaker #2
Hum, OK.
- Speaker #1
Fait que là, ça faisait que, oups, il y a des... Je ne me laisse pas porter par vraiment l'élan de ma vie. Je gère... Bon, si...
- Speaker #2
Tu veux rentrer dans la case de ton agenda. Oui, dans la case de mon agenda. Mais c'est correct,
- Speaker #1
je suis contente d'être ici ce matin. C'était dans mon agenda. Ce matin, c'est après-midi. Mais je veux dire, je suis contente. Mais il y a des choses où je sais que peut-être que c'est mieux de ne pas... J'essaie d'en faire le moins possible, dans le fond.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Du planning.
- Speaker #0
Du planning. Puis parce que nous, effectivement, le podcast... Il arrive quoi que ce soit qui se présente dans nos vies, une opportunité, quand tu es présent à ce qui est, le monde de toutes les possibles sont là, on se serait parlé et on l'aurait fait une autre fois. Tu comprends, ce n'est pas grave, ce n'est pas comme un tout doux pécunier, c'est-à-dire qu'on donne un rendement et en retour on reçoit un salaire. Il y a des choses plus engageantes ou des responsabilités, des fois face à des enfants que je suis obligé, il faut faire ça, Mais je comprends bien. C'est le fun. À nous, il y a de la vie ici. Il y a le berger australien, il y a Alexis, le plus vieux à Marjot, qui vient nous saluer. Ah, ils s'en vont tous ? Ah bon, écoute donc, ça va être tranquille. Là, il y a une chose que les gens qui nous écoutent ne savent pas, naturellement, à moins qu'ils le devinent, puis sont devins ou clairvoyants, c'est que Fanny, quand elle parle de ses voyages, c'est que là, toi, t'es à la retraite. Puis, tu es une personne plus de type nomade.
- Speaker #1
Oui, effectivement. Ça,
- Speaker #0
c'est le fun que nous en parle. Je pense que ça a débuté en 2018 pour toi.
- Speaker #1
Bien oui, puis même avant. Mais oui, en 2018, je vais y revenir. Mais même avant, c'était un rêve. Mettons que je faisais des igloos quand j'étais petite.
- Speaker #2
C'est trop cute.
- Speaker #1
J'avais 5-6 ans, je faisais des igloos. Et j'étais couchée dans mon igloo, puis je me disais, OK, là j'ai mon four, là j'ai ci. Tout était très, très proche. C'est fascinant. C'est comme dans ma vanne.
- Speaker #2
Tu ne rêvais pas d'un grand château, un grand palais, avec une table pour asseoir 20 personnes ? Non,
- Speaker #1
tout très, très proche, la paresse totale, tout vraiment là. Ça, c'était enfant. Puis plus tard, à l'adolescence, là, c'était, je voulais avoir une petite vanne au Westfalia, puis partir en voyage. Meeeeeeesss Ça coûtait cher à cette époque-là parce que je n'avais pas d'argent. Fait que c'était comme un rêve qui était là. Fait que puisque je ne pouvais pas me permettre, dans le fond, de m'acheter une vanne puis de partir en voyage, vers l'âge de 35 ans, en 2018, je ne sais pas quel âge que j'avais, je suis partie en voyage dans une petite vanne, une auto.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #1
Je suis partie toute seule. Puis là, je suis allée en Arizona, dans un certain parc. Et puis là, pour la première fois de ma vie, je ne savais pas, mais là, j'étais en train de faire de la méditation.
- Speaker #2
Wow
- Speaker #1
Et là, j'étais assise et c'était la première fois de ma vie où je ressentais une paix comme ça. Fait que là, étrangement, quand... Là, je ne savais pas ce qui se passait parce que là, je ressentais de la paix. C'était la première fois que je ressentais cette paix-là. Probablement que j'avais réussi à... calmé un peu mon esprit. Mais vu que je savais pas d'où ça venait, je pensais que c'était l'endroit.
- Speaker #2
Donc,
- Speaker #1
quand je suis retournée au Québec, la seule chose que je voulais, c'était de retourner à cet endroit-là. Je suis retournée à cet endroit-là. Oui, c'était le fun, mais j'étais avec quelqu'un, puis là, je ressentais pas nécessairement cette même paix-là. Donc, je cherchais d'où ça venait, la paix.
- Speaker #2
Intéressant Là, ça devenait pas là... Ça a pris du temps avant que tu te rendes compte que c'est à l'intérieur de toi Ah oui On est tellement conditionnés à... Tout est à l'extérieur, répondre à nos besoins par quelque chose qui est à l'extérieur tout le temps.
- Speaker #1
C'est vraiment bon ce que tu dis là.
- Speaker #2
C'est toi qui le dis Non,
- Speaker #1
non, c'est faux ce que tu dis là, parce que ça va aller avec ce que je vais vous dire plus tard. Mais là, bon, bref, là je commence à comprendre que j'ai fait de la méditation. Fait que là, je creuse un peu là-dessus. puis là j'essaye de... Mais jamais je retiens cette paix que j'ai eue là. Là, je fais comme des liens. J'étais toute seule, j'étais en voyage. Fait que là, je commence à voyager davantage seule et c'est ça. Et je m'en vais dans le désert. Je suis attirée par le désert. Fait que là, je m'en vais dans le désert et là, j'ai vécu des affaires complètement capotées. Je veux dire, je ne sais pas si je peux en parler ici. Êtes-vous assez ouverts de ça ? Parce que c'est fou, là Non, non, mais je veux dire, j'ai communiqué avec des cactus. Ouais. Non,
- Speaker #2
ne rie pas
- Speaker #1
Non, mais juste pour vous dire, j'ai été attirée. C'est bizarre. C'est qu'il y avait un cactus et qui m'a... Puis là, j'étais en marche. Ça faisait comme deux heures que je marchais. Donc, je marche, puis je vois un cactus, et là, je suis attirée vers le cactus. Puis là, je m'en vais proche du cactus, puis j'y parle, mais tu sais, je veux dire, je suis dans le désert, là. Peut-être qu'il me manquait d'eau, là. Fait que là, il y a quelque chose. Puis là, je me dis, wow, il y a quelque chose. C'est comme si c'était énergétique avec ce cactus-là. Fait que là, je continue ma marche, puis je veux juste vous dire que dans... Dans ce parc national-là, écoutez, des cactus comme ça, il y en avait des milliers, sinon des millions. OK ? C'est comme dans la forêt boréale, retrouver un arbre que tu as vu il y a deux heures, c'est pas pensable. Puis, tu sais, non, non, mais je veux dire... Puis là, il y avait comme un petit bébé cactus, puis je m'étais... Je l'avais spoté à côté du cactus qui m'avait appelé. Je l'avais spoté, tu sais, comme pour leur... connaître, je sais pas trop. En tout cas, je pars, je reviens, puis en revenant, je me dis « Hey, je sais pas si je suis capable de retrouver mon cactus. » Je me lance un défi comme ça, juste pour le fun. Eh bien, j'ai même pas eu besoin de penser. À un moment donné, je marchais, je marchais. Je suis appelée et je m'en vais vers le cactus. Et là, je vois le bébé cactus. Je me dis « Ayoye, c'est complètement fou » Aussi, j'étais encore dans le désert, puis j'ai rencontré des chevaux immenses qui sont venus me donner de l'amour.
- Speaker #2
Moi,
- Speaker #1
j'étais toute seule, ça faisait plusieurs mois, puis ils se sont avancés vers moi, puis là, j'étais comme prise, parce que je ne pouvais pas reculer, il y avait des cactus, je veux dire, j'étais prise. Puis, ils ont avancé, puis là, avec leur tête, ils me poussaient comme ça.
- Speaker #2
OK.
- Speaker #1
Comme pour me dire, hey, flaque-moi, ou tu sais. mais d'une façon douce avec tu sais, ah, écoute quand ils sont partis, là je suis partie à pleurer, là, c'est capoté aïe aïe hein juste pour finir là, c'est juste pour dire que pendant ces moments-là de, je pense encore que le fait d'être seule, bah sûrement ça d'être dans le désert, d'être connecté avec la nature. Il y a une connexion qui se fait, probablement que les Autochtones savaient. Il y a une connexion qui se fait, qui est touchée par le cœur, puis que le cerveau, il pense plus. Il pense plus, il n'interfère plus. C'est pur. C'est une connexion pure.
- Speaker #2
C'est ça que tu as ressenti là-bas. Oui,
- Speaker #1
c'est ça que j'ai ressenti. Puis je pleurais à tous les jours régulièrement de grâce. De grâce. J'ai été touchée par la grâce pendant tous ces mois-là. Puis c'était très le fun. Mais j'étais seule.
- Speaker #0
Écoute, d'un côté, j'entends, tu étais seule, puis en même temps, de la façon que tu nous parles de la grâce, puis de ce qui t'a touchée, l'énergie des cactus, les chevaux qui sont venus vers toi. l'énergie, on dirait que tout ça, peut-être seul dans, comme disait un peu Marjo tout à l'heure, par rapport à l'extérieur, par rapport aux humanoïdes, les humains, mais quelque part en énergie, en connexion, en contact, en lien, je t'entendais, puis je disais, mon Dieu, t'étais loin comme d'être seul, c'est comme spécial.
- Speaker #1
Oui, bon point.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
j'étais extrêmement connectée, puis tellement connectée. puis c'est pas c'était difficile pour moi de me reconnecter avec d'autres êtres humains en revenant parce que tu m'as vu comment j'étais flyée tu sais j'avais le chakra du coeur tellement ouvert j'aimais tellement tout le monde que ça en était un peu je trouve, j'étais décalée je trouvais pas ma place tu comprends ce que je veux dire ?
- Speaker #2
oui je comprends très bien puis ce que je suis en train de me dire c'est ça l'affaire, c'est pas que t'étais pas correct par rapport aux autres, puis c'est juste que t'étais décalée. Oui,
- Speaker #1
je t'ai décalée.
- Speaker #2
Mais est-ce que, dans le fond, ça serait pas intéressant si c'est tous les autres qui seraient dans le chakra du cœur, ouverts de même ? Puis pour aller te rejoindre où tu étais dans le fond, à ce moment-là.
- Speaker #0
Et si, en même temps, ça m'inspire, puis on fait juste explorer, on cherche pas à avoir les bonnes réponses, là, on est pas dans les réponses, on est plus dans les questions, mais ici, la grâce, c'était de pas avoir de place. On dit « chercher sa place » , mais chacun sa place, ça fait diviser, séparer. Si notre place, c'est l'instant où on est. À chaque instant, on est chez soi, qui est peut-être chez nous, parce qu'on n'est pas seul, on est dans un espace. En tout cas, moi, merci tellement de ton partage, Fanny. C'est tellement nourrissant, moi, je trouve, de t'entendre, parce que j'ai comme l'impression que... Moi, ce que ça a fait à l'intérieur de moi, en résonance de ce que tu partageais, c'est comme un espace qui s'est ouvert. Puis là, je n'étais pas dans le désert. Mais tu sais, quand Fanny nous a parlé des chevaux, ça me rappelait un voyage qu'on avait fait à Chypre avec mes fils. On avait loué une villa en montagne dans un village, les chemins de terre, les chefs qui traversent les rues, puis il faut t'attendre une demi-heure, trois quarts d'heure, en voiture pour pouvoir passer. Puis un matin, je me lève avant tout le monde, puis je vais à la fenêtre, puis là je vois l'équivalent de comme deux gros percherons. Tu sais les percherons, les gros là ? Oui, c'est magnifique. À la clôture de la villa, on était seul dans une... On était à l'extérieur du village, puis c'était la plaine tout le tour. Là, j'ai pris deux pommes, je suis sorti à l'extérieur. Le contact, je le dis, j'ai encore des frissons, c'est comme un espace de vrai qui s'ouvre, une connexion, c'est comme si c'était plus des chevaux, c'était plus l'image conceptuelle, mentale, intellectuelle des chevaux. Là, je nomme Percheron, mais à ce moment-là, je m'en foutais, c'était l'expérience, c'était d'être présent. Quand tu disais que le mental se calme, qu'il accepte de collaborer en restant immobile, il y a comme un autre espace qui s'ouvre. Ce n'est plus des chevaux, ce n'est plus Dimitri, ce n'est plus mon métier, ce n'est plus mon âge. C'est cet espace-là, cette grâce-là qui nous unit. Il y a comme au vivant. Au vivant,
- Speaker #2
oui. Oui, mais c'est ça, j'avais le goût de... On dirait que ce que ça me dit, ce n'est plus des chevaux, c'est juste la vie. C'est juste être en contact. Avec la vie, être connectée à la vie, c'est ça que je ressens dans ça.
- Speaker #1
Oui. Puis je pense que la nature, le contact avec la nature... Moi, je suis une fille, je suis dans la ville, mais j'ai vécu quand même beaucoup en campagne. Puis je pense que c'est vraiment important. Puis on le sous-estime, on ne sait pas à quel point on a perdu quelque chose. J'ai juste comme une anecdote qui me vient en tête, parce que j'écoute beaucoup de télé-réalité. Puis il y a une télé-réalité qui envoie du monde, mettons, en Alaska, puis il faut qu'ils survivent. Puis quand t'es en survie, c'est sûr que c'est plus dur d'être connecté, on va se le dire, parce qu'on est beaucoup dans nos pensées, puis on essaye de réagir pour manger, pour dormir, puis tout ça. On essaie de solutionner des problèmes. De solutionner, donc on est dans le mental, on n'est pas dans... Mais il y a quelque chose qui m'a fascinée, c'est qu'il y en a un qui était vraiment bon, le gars. Il était bon, il ne savait pas qu'il était bon de même, mais il avait des habiletés pour pêcher, pour tout faire. Donc lui, il n'était plus tellement en survie. Il était comme connecté avec la nature. Puis là, il se demandait qu'est-ce qui se passait avec lui parce qu'à la fin, il n'arrêtait pas de pleurer. mais il pleurait pas de désespoir il était dans la grâce il était connecté avec le vivant. Il était connecté. Puis moi, il m'a parlé parce que je me suis dit, ah, c'est ça que j'ai vécu un peu, cette espèce de connexion-là avec le vivant qui peut se faire quand on... qui peut se faire si on vit en ville ou tout ça, mais il faut vraiment aller le chercher ou mettre l'intention.
- Speaker #0
Fanny, là, en t'écoutant, il m'est revenu dans le cœur un état que j'avais ressenti dans le mini-compostelle de Mégantic. Là, je pars tout seul, neuf jours, et puis je marche avec tout mon stock, tu sais, puis... À un moment donné, toujours tout seul. Moi, je me dis, je vais croiser d'autres marcheurs. Mais je vais être au début de la saison. Je ne me souviens pas d'une personne. Là, je suis peut-être au quatrième jour, je ne croise personne. Je parle un peu dans les refuges en forêt où je dormais à chaque soir avec le ou la propriétaire ou les propriétaires. Mais pas plus. À un moment donné, je marche, je marche. Puis là, j'avais beaucoup d'ampoules. Puis, on dirait que ça prenait tout l'espace. Puis, tout d'un coup, il n'y avait aucun vent. Mais là, je m'arrête pour donner une pause à mes pieds. Il n'y a aucun vent. Il fait terriblement chaud. Puis là, j'entends comme des applaudissements. Ça m'est facile d'entendre les gens m'applaudir. Non, mais je veux dire, ça sonnait comme des applaudissements. Puis là, je lève la tête, à peu près 30 pieds, un immense arbre derrière des sapins qui dépassait. Puis c'est l'arbre que, je suis désolé, je ne connais pas le nom, mais tu sais, les petites feuilles rondes qui applaudissent au vent. Fait que dans les 30 premiers pieds du sol, il n'y avait aucun vent. À partir de 35 pieds, il y avait du vent. Puis là, je me suis arrêté, j'ai regardé ces feuilles-là, les ampoules, c'était fini. Complètement dissipé. Comme quoi la matière, le corps, c'est un voile. Il y a quelque chose de tellement plus profond, immense. En parallèle, pas au-delà pour le séparer, le diviser, mais quand on unit tout ça, quand on l'unit, ce que ça me servit, à quoi ça m'a été utile d'unir tout ça et de ne pas dire « Ah, je suis donc bien mieux quand je vois ça que quand j'ai mal aux pieds. » Le fait d'unir tout ça, ça m'a habité les cinq jours qui ont suivi. Les feuilles n'étaient plus là, j'étais sur de l'asphalte, par bout. J'étais dans du brouhaha au restaurant le soir. Mais cet état intérieur-là ne m'a jamais lâché. Comme sans le vouloir, comme si l'être était présent dans le fer par la suite. C'était spécial. Je n'avais pas besoin de dire, il faut que je retourne là nécessairement. Comme s'il y a une grâce qui continue à m'habiter. C'est sûr que là, je ne pensais pas à ma visa à payer. Tu fais une méga antique, c'est sûr, mais on dirait que le fait d'unir ça, de ne pas le séparer, puis de dire, j'aime mieux ça que ça. Le fait de dire, regarde, c'est l'instant. J'ai 14 ampoules. Puis il y a ça qui danse au vent, alors qu'il n'y en a pas. Puis ça m'a fait comme une présence qui me dit « je ne suis pas tout seul » puis ça m'a donné du gaz pour continuer.
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
c'est juste cet effet-là, ces petites feuilles-là au vent.
- Speaker #1
Mais pour ça, il fallait aussi, il fallait que l'esprit se calme. Ça me fait penser à l'hypnose, tu sais. Quand j'ai fait mon cours d'hypnose, Il y avait notre professeur, il disait que lui, quand il allait chez le dentiste, il n'avait pas besoin de se faire geler, tout ça. Il rentrait en transe et là, il imaginait qu'il faisait de la moto.
- Speaker #2
Oh, OK Oui.
- Speaker #1
Fait que probablement, le fait de faire, tu sais, quand on fait compostelle, pour en avoir fait, quand tu marches, tu es déjà comme dans un état. état. C'est sûr, si t'as mal, puis tu mets ton attention sur la douleur, ça va continuer d'avoir mal, mais vu que t'étais comme... t'avais probablement aussi un état d'esprit... l'esprit en transe, un peu,
- Speaker #2
tu sais ?
- Speaker #1
Les pensées étaient pas comme en écureuil solide, là, ils étaient... fait que là, ça t'a permis de mettre ton attention ailleurs, puis de choisir ça. C'est magnifique, là. Oui.
- Speaker #2
Puis,
- Speaker #0
par la suite... Par la suite, c'est comme si je me suis amusé. Tu sais, j'ai dit souvent, moi, je suis comme un explorateur amusé.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Je me préoccupe pas de si je vais trouver de quoi ou pas. Parce que moi, c'est le chemin de recherche, pas recherche de trouver, mais d'exploration qui me fascine. Fait qu'après ça, j'essayais d'emmener dans mes stress, dans mes peurs, cet état-là. Que moi, Marjo m'entend souvent parler que j'appelle des moments de grâce ou des moments wow. Des moments, fait que pourquoi ce moment-ci là, là, ça s'en serait pas un ? Pas, je veux le créer, mais me rendre disponible à quelque chose. Là, c'est comme si... Le fait d'avoir une exploration amusée, pour moi, ça déjouait le mental. Même s'il y a des peurs. Des fois, j'ai des grosses affaires à livrer à des clients. J'avais un gros rapport. Je vais-tu arriver ? 140 pages. Il y a une affaire. Mais là, je dis, voyons, ça fait 28 ans que j'arrive, c'est quoi l'affaire au coproso montage monstre ? J'ai dit, mais c'est quoi l'affaire ? D'où ça sort ça ? Ça fait 28 ans, pis là, c'est pas manquer de modestie, mais il n'y avait aucune substance à cette crainte, inquiétude, peur de l'incertitude, qu'est-ce qui va arriver ? Là, je me suis dit, ben voyons, ici, maintenant, je suis capable de... connecté à ce qui est là. M'asseoir dans l'instant puis l'honorer tel qu'il est. Il n'avait pas de peur là. C'est fascinant.
- Speaker #2
Puis ce que j'entends, c'est aussi, est-ce que dans chaque moment, dans le fond, si on s'arrête, on peut-tu justement le vivre ça, cet état-là puis de voir le beau, le merveilleux ? dans un instant qui pourrait nous apparaître juste bien ordinaire, tu sais. Parce qu'il y en a tout le temps, partout. Du beau, du wow, du merveilleux, du, tu sais, où est-ce qu'on peut se sentir connecté. Mais est-ce qu'il faut absolument, tu sais, aller faire compostelle ou aller dans le désert, ou tu sais. C'est ça, là ? Oui Oui, oui, allez dans le désert Oui Oui On a un voyage organisé N'empêche que ce serait vraiment bien.
- Speaker #1
Ce matin, Christine et moi, on s'en va à Compostelle.
- Speaker #2
C'est vrai ? Oui. Comment ce matin ?
- Speaker #1
Quand on a décidé, on a pris un café.
- Speaker #2
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
Vous allez faire Compostelle ? Oui. Wow OK.
- Speaker #1
Une partie que je n'ai pas faite, puis qui est sur le bord de l'océan.
- Speaker #2
Ok. Ah oui, c'est ça. Et là, dans le fond, c'est ça. Parce que c'est sûr que ces moments-là en voyage, comme tu dis, c'est parce que ça donne une pause au mental, ça donne une pause à la routine, il faut que je fasse ça, je dois faire, je devrais. Bon, là, c'est juste être là puis profiter, tu sais. Fait que c'est juste être là et profiter. Est-ce que c'est possible de l'amener de plus en plus dans notre quotidien ? Bien,
- Speaker #1
je te pose la question. Assis sur ta chaise, là.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Puis on n'est pas là, là. Tu peux-tu profiter ?
- Speaker #2
Bien oui. Bien, même quand vous êtes là. Oui. Même quand vous êtes là, je profite. Là, je vous écoutais, puis en même temps, je regardais le vent, là, en haut, dans... OK. Bien là, t'es connectée dehors, là. Oui. Bien, en même temps, je suis là, là.
- Speaker #1
Oui, je sais. Mais en tout cas, moi, pour ma part, c'est plus facile dans la nature.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Tu sais, mettons que je suis dans du béton, là, c'est mon esprit qui va être capable de m'amener dehors, puis que je vais méditer, puis je vais être sur des tops de montagne ou sur le bord de l'océan, je suis comme, tu comprends ? Puis là, mon mental, il va se calmer, là, mais sinon, on dirait qu'il faut que j'imagine ça, mais là, c'est le mental qui imagine, là, c'est pas... Tu comprends ce que je veux dire ? Mais là,
- Speaker #2
tu te serres de... de ton mental pour te faire vivre des états de calme, de paix et de grâce.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Ok. Et ça fonctionne ?
- Speaker #1
Ben oui, ça fonctionne. Ok.
- Speaker #2
Oui, ça fonctionne. Oui.
- Speaker #1
Mais c'est ça. C'est ça. Oui.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Écoute, à un moment donné, j'avais fait deux sessions de constellation familiale. Bon, la première que j'avais faite... Il y a très longtemps, j'étais quelqu'un de très cartésien, rationnel, je le suis encore, mais je m'étais identifié à ça. Je suis conscient que je suis identifié à ça, mais là j'étais inconscient que je suis identifié à ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Disons-le comme ça. Et puis, pour ceux qui nous écoutent, qui savent un peu de quoi il en retourne l'inconstellation familiale, il faut vraiment... S'abandonner, là. S'abandonner à l'instant, à l'énergie. Là, moi, j'étais beaucoup dans le regard des autres. On parle d'il y a 25 ans. Là, le regard des autres, c'est quoi ? Là, il y a une personne qui, c'est sa constellation à elle, elle me choisit pour aller jouer un personnage au centre. Puis moi, je sens, en me laissant porter par l'énergie, une envie irrésistible de me pencher vers l'avant. Là, je dis... Que c'est qui t'arrive, petit gars ? Voyons, pourquoi tu te penches pas bien avant ? Mais là, ils ont dit de ne pas penser. J'arrête de penser, j'arrête de penser. Là, je suis venu par me retrouver à terre toute recroquevillée. Puis la personne pour qui sa constellation pleure à chaudes larmes pour apprendre par la suite que jouait le rôle de son père, une chose que je savais, mais que son père avait eu un accident puis qu'il était resté gravement paralysé. Donc, c'est un moment pour moi d'un point de bascule. Là, ma tête d'ingénieur, de scientifique, là, j'ai compris qu'il y avait autre chose en parallèle, qu'il existait autre chose. Donc, ça m'a comme dit, OK, dans chaque instant, si je m'abandonne à ressentir, il y a un espace qui peut s'ouvrir. Ça a commencé comme ça. Donc, on dirait que je suis en gratitude parce que le fait d'avoir vécu ça, ça m'amène beaucoup plus à à le vivre n'importe où. Je te donne un exemple. Bon, là, ça donne que j'étais dehors, mais le matin, nous, au lieu de commencer, il faut être un actif pour la société. Puis là, moi, je travaille 25 heures semaine, Marjo est à la retraite, mais on se levait, puis on travaillait comme des fonctionnaires. Puis on se dit, mais on travaille plus que quand on... C'était pas normal. On s'est dit, on va se donner nos avant-midi de présence. On se choisit pour encore mieux redonner. C'est pas quelque chose d'égocentrique, c'est ça que je me suis rendu compte. Je pensais ça au départ. Un avant-midi, je m'en vais à l'extérieur, puis là, je m'assois sur une chaise tout près du spa. Là, le spa, il fait un bourdonnement, parce que les pompes fonctionnaient. Puis là, à un moment donné, j'ai dit, ben là, les pompes fonctionnent. Je suis pas vraiment dans la nature, à entendre les feuilles des arbres et les oiseaux, là, dans mes oreilles. Là, j'ai dit, Dimitri, arrête. Tasse-toi du chemin pour choisir ce qui devrait être ou ne devrait pas être. Laisse-toi porter. Mais là, c'était rendu... Bon, moi aussi, on peut le dire. À l'instar que t'as compté le cactus, je peux tout te compter. Merci Fanny Allô, voilà Là, moi, j'étais rendu que le vrombissement... J'étais rendu dans mes... dans mes vaisseaux sanguins, pis c'était mes globules rouges, mes globules blancs. Y'avait plus de support, y'avait plus de pompe. Là, j'étais... T'sais, je le dis, j'ai des frissons. C'est parce que, autrement dit, c'est ce qui est, c'est ça, là. Si j'juge que « Ah, j'aurais mieux pas aimé entendre ça, ça devrait être très différent, je me coupe de la vie » C'est ça qui est là Donc, moi, le cadeau de la constellation familiale, ce point de bascule-là, il y a 25 ans, qui me dit, à travers tout le matériel, même entouré que de béton, c'est vrai que c'est beaucoup plus facile, je suis d'accord, en nature, tout ça, parce qu'on dirait qu'en nature, il n'y a pas de regard sur soi, puis il n'y a pas de « je veux changer quelque chose » . Tandis que là, je voulais changer le bruit du spa. Je voulais aller m'asseoir. Mais quand je vais en forêt, je ne cherche pas à changer la couleur de la feuille. Donc, le « ce qui devrait être » est moins présent pour moi. Le « ce qui est » est plus facile. Mais le « ce qui est » , la beauté de ça, c'est la conciération de me montrer qu'il est là tout le temps. C'est capoté. Oui,
- Speaker #1
et pour faire 10 pouces, en disant que c'est plus facile en nature, Est-ce que c'est-tu relié à l'énergie dans le fond, les vibrations ? C'est sûr qu'entouré d'humains, il y a plus de gens autour qui souffrent, les vibrations sont peut-être plus basses. Les pensées de tout le monde, tant qu'à être flyé à matin, je veux dire, c'est ça, ça nous affecterait-tu ça dans le fond ? Ça nous rendrait-tu ça des fois un peu plus, peut-être, difficile de calmer le mental, tandis qu'en nature, la vibration, la fréquence est peut-être plus élevée, elle est peut-être plus pure, il y a quelque chose qui nous porte justement plus facilement, un genre de vague sur laquelle on peut surfer et embarquer. Il n'y a peut-être pas la même vague ici, peut-être downtown.
- Speaker #2
En fait, c'est super bon ce que tu dis. Moi aussi, je vais en profiter pour continuer mon explication avec le voyage. Qu'est-ce que j'ai découvert dernièrement ? Pourquoi je voulais tout le temps partir seule ? Moi, je suis une fille sociale. J'aime le monde. Je suis bien avec le monde. Pourquoi je voulais partir seule ? C'est qu'à un moment donné, mon égo est tellement... pesant. Il était tellement pesant. Tout ce à quoi je dois être, là, mettons, là, comment il faut que je sois, parce que c'est dans ma tête, là. Tu sais ? Là, t'as aucune idée, là, que j'ai plus d'égo au niveau du sport, là, toi, là. Tu me vois pas différente, là.
- Speaker #1
Non ? Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Speaker #2
Bien, je veux dire, je l'ai plus, mon égo, je l'ai lâché.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #2
Oui. Je l'ai lâché.
- Speaker #1
T'as plus d'égo de sport, là. Oh
- Speaker #2
À peine.
- Speaker #1
Hein ? C'est bon ?
- Speaker #2
Oui, mais tu vois, tu le vois pas. Fait que ça a aucun rapport avec les autres. C'est moi qui avais ce poids-là, pis là, c'est pas juste au sport, c'est tout comment il faut que je sois en société. Le rôle que j'avais était tellement pesant, tellement quand même décollé de moi, que quand je partais tout seule en voyage, je me rasais les cheveux, j'étais comme, aïe, je peux être... N'importe quoi. Ils s'en foutent,
- Speaker #1
ils me connaissent pas.
- Speaker #2
C'est vraiment le fun comme conception. Parce que moi, c'est sûr que je m'en vais faire un petit voyage, je vais avoir des amis, mais je suis disposée d'en refaire un autre. Et là, je me suis rendue compte, je me suis dit, « Hey Fanny, si tu lâches ton égo ici, es-tu obligée de t'en aller en voyage ? »
- Speaker #1
C'est une bonne question.
- Speaker #2
Parce que, oui, j'en fais plein de voyages, je suis une aventurière, là. Mais il y a peut-être des voyages que je suis pas obligée de faire non plus, tu sais, parce que l'appel est différent.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
Tu sais, comme là, Christine Pimonde a planifié deux, là.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
Deux écoeurants, là. On va aller à Terre-Neuve en van, puis tout, là.
- Speaker #1
Wow Ouais,
- Speaker #2
faire des marches, puis tout ça. Fait que les voyages restent, mais la... Dans le fond, le besoin que j'avais de laisser mon égo, puis de me sentir libre de moi-même, je veux le faire. En fait, je veux pratiquer ça maintenant.
- Speaker #1
Wow OK.
- Speaker #2
Tu sais ?
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
Fait que c'est ça. Maintenant ? Là,
- Speaker #1
Pendant que t'es dans un environnement, un contexte où ça titille ton égo, Parce que la pression par rapport aux autres, tu sais, d'être qui tu penses que les gens pensent que t'es pis qu'ils attendent de toi, là, tu sais, blablabla, là, toutes ces histoires-là.
- Speaker #2
Ouais, c'est fini.
- Speaker #1
C'est fini Non,
- Speaker #2
mais c'est fini dans le sens où c'est inutile. Check la carte que j'ai pigée hier. C'est tellement ça, là, de transcender tout ça. de savoir qu'il est là, l'ego il va me protéger pis tout ça ou cette espèce d'idée que je pense que les autres ont pis faut que je maintienne qui est complètement,
- Speaker #1
t'sais t'as aucune fucking idée de que j'ai lâché mon ego de sport ça paraît pas comment tu veux je le sache je joue pas.
- Speaker #2
Moi, on fait que le balle. Mais je veux dire, même si tu jouais, tu le verrais même pas. C'est ma pression à moi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #2
Dans l'intérieur de toi.
- Speaker #0
Puis ce qui est beau, c'est qu'effectivement, moi, Fanny, tu es arrivée tout à l'heure pour nous rejoindre. J'ai pas vu dans ton physique, dans quoi que ce soit qui émane que t'étais plus libre de ton égo dans le sport. En même temps, quand je te mentionnais qu'il y a une connexion du cœur, On dirait que... Quand ? On oublie l'idée qu'on doit être. Moi aussi, les rôles, les rôles, c'est incroyable. Les rôles de père, je ne voulais pas être comme mon père. Rôles de consultant d'entreprise qui charge des gros salaires. Tu sais, des gros montants. Je commençais, il y a 28 ans, je commençais. Ils me donnaient 20 piastres et ils en chargeaient 100. Moi, j'avais le syndrome de l'imposteur terrible. 100 piastres de valeur pour les clients. Je commence, je n'ai même pas d'expérience. Imagine-tu, il y a 28 ans. Là, c'est un rôle. Tu sais, là... Dans toute relation, il y avait un rôle. L'image de moi que j'avais de moi-même, ça faisait en sorte que j'avais les images des autres aussi. Mais il n'y avait pas de connexion d'énergie. Il y avait comme les images de moi et les images que j'ai des autres entre nous deux, tout le temps. Fait que quand je disais, moi, quand je vois Fanny, il y a comme une connexion du cœur, tu sais, bro, cis, cis, non, est-ce qu'on peut ? C'est comme si on est dépouillé, veut-veut pas, de quelque chose qui, dans le physique, paraît pas que l'ego accepte d'être utile à sa place. Ouais, ouais. Dans le monde technique, pratique, nous sauver la vie, un ours, relié au système nerveux central, merci la vie. Mais dans le domaine des relations, des émotions, de la psychologie, il n'est pas à sa place. Le fait qu'on est dépouillé de plus en plus de ça, on dirait que ça ne se voit pas physiquement, mais qu'en énergie, il y a quelque chose qui se connaît. Ça,
- Speaker #2
c'est vrai. L'énergie, elle circule. déjà. Fait que là, si l'énergie circule, que le chakra, il est ouvert, le chakra du coeur, t'es en ouverture, les connexions, elles sont... C'est capoté, là. C'est capoté, là. Le flash que je viens d'avoir, je peux-tu y aller ? Tu t'en allais dire de quoi ? Non, vas-y, vas-y. Non, c'est que quand on a fait Saint-Jacques-de-Compostelle, ma soeur pis moi, il y a une journée, tu sais que... elle se fie beaucoup sur moi, sur l'orientation c'est rare que je me perde puis là à un moment donné on est allé, on était dans un village on est allé aux toilettes mais on a perdu la trail puis là moi ça doit être par là fait que là on y va, on marche mais tu sais les heures, puis c'était une grosse journée cette journée-là en plus puis là on marche mais on n'est pas dans la bonne direction puis là ma soeur elle commence à je la bouille, la bouille puis je dis voyons, inquiète-toi pas là c'est pas grave « C'est pas grave, je m'en occupe, inquiète-toi pas. » Et là, à un moment donné, je vois un gars, je dis, en route, je fais signe, puis là, je dis, on s'en va vers telle place-là, vous n'êtes pas du tout dans la bonne direction. Il dit, il faut retourner à Saoche, où est-ce qu'on était. Fait que là, ça faisait à peu près deux heures qu'on marchait. Puis sur une journée de dix heures de marche, deux heures de plus, c'est beaucoup. C'était trop, là.
- Speaker #1
C'était trop.
- Speaker #2
C'était trop pour la journée. Puis là, je dis à Sylvie, inquiète-toi pas. Fait que là, on repart, on revient, ils nous ramènent à la ville, on repart dans la direction qu'on devait, puis là, à un moment donné, après un autre deux heures, ça fait quatre heures de marche, on n'est pas rendu loin, tout le monde est parti déjà, eux autres, depuis longtemps, puis ils sont loin, là. Puis là, je me disais, moi, je pourrais pas t'offrir, là. Tu sais, ma journée, me connaissant, puis là, Sylvie, elle a commencé à... Fait que là, je dis, inquiète-toi pas, Sylvie, je te dis, là, il y a quelque chose qui va se passer. Écoute, je le savais. je le savais écoute on a vécu une journée de rêve ah non c'est vrai oui Là, un moment donné, il y a une auto qui arrive, un village, il n'y a pas de char qui passe tellement c'est un vieux village, puis loin, il y a une auto qui passe, je ne le sens pas, je ne fais rien. Là, j'entends un vrombissement qui est de loin, je dis « ok, là, c'est là » . Là, je me mets dans le milieu de la route, puis je fais signe. Là, le monsieur, il arrive, c'est le directeur du musée Gréguin à Paris.
- Speaker #1
Bon Dieu
- Speaker #2
Non, mais écoute, non, non, non, non, non, mais c'est parce que... Son rêve dans sa vie, là, c'était, qu'il n'avait jamais réussi à faire, là, c'était d'aider des gens de Saint-Jacques-de-Compostelle, des pèlerins, des aider puis de leur donner un livre. Arrête Je te jure. Fait que là, on approchait sur l'heure du midi, toi, là, là, ça faisait quatre heures de route qu'on faisait, puis tout ça, fait que là, il nous amène dans un restaurant, là, il nous a payé la retraite. C'était capoté Écoute-moi, là Moi, là, j'étais dans l'ouverture, je me dis, je peux pas croire qu'on vit ça. Et là, sa fille la plus grande, qui étudie en psychologie, et qui capote sur les téléréalités, moi j'aime ça parce que j'aime le psychologique, tu sais, de regarder les psychologiques, tout ça. Écoute, on jase, nous autres, on vibre haut dans le char tout le long, là, tu sais, on capote, blablabla, on parle. Il nous invite à manger, moi, on était prêts, nous autres, à payer. Bien non, il nous a tous payé ça, puis après ça, il nous a... amené où est-ce qu'il fallait qu'on soit. Fait que cette journée-là, on a marché jusqu'à 1h. Sylvie a pensé qu'on était perdus. Mais c'est comme si j'avais la confiance totale.
- Speaker #1
Ah, c'est beau.
- Speaker #2
Écoute, c'était... Je sais pas comment expliquer ça.
- Speaker #1
La vie,
- Speaker #2
elle se fend le cul.
- Speaker #1
elle est là pour toi elle est là pour moi c'est comme j'ai le goût de le dire en anglais universe has my back puis le pire c'est qu'on a juste en étant de même on a réussi à
- Speaker #2
à réaliser un rêve d'un gars.
- Speaker #1
D'un autre C'est magnifique C'est capoté C'est vraiment, vraiment magnifique Ah oui
- Speaker #0
Ça, quelle année C'est rafraîchissant C'est savoureux Ça me fait comme penser, on dirait, c'est comme un cas concret, puis que là, c'est un fait, et non pas un concept ou une idée que ce à quoi on vibre. Quand le mental n'interfère pas trop et qu'on vibre du cœur, ce à quoi on vibre, la conviction que tout va être OK, on l'attire. Puis l'autre monsieur qui vibrait, qui voulait aider des... Fait que là, dans le fond, vous vous êtes attirés. Ah oui, tu sais,
- Speaker #2
Sylvie, elle était gênée parce qu'elle ne voulait pas déranger personne, mais lui, c'était son rêve. Non, non, mais sérieux, là. Faut-tu laisser les gens vivre ? Oui Ah, tabaouette
- Speaker #1
Tu vois,
- Speaker #2
t'es super Oui.
- Speaker #1
C'est ça quand on n'est pas, comme tu dis, quand on enlève les voiles, l'ego, et qu'on est dans l'énergie du cœur, magnifique Wow,
- Speaker #0
c'est de toute beauté C'est de toute beauté, c'est comme... Écoute, tout à l'heure Fanny disait, ton amoureux Dimitri, c'est fou Nous, ça a commencé comme ça. Il y a quelque chose d'inexplicable. Moi, c'est libéré pendant deux ans et demi. Là, je vais écrire et je vais envoyer à l'univers. Il y a une flamme à l'intérieur qui est impersonnelle, qui brûle tout le temps. Puis la foi en l'amour, l'amour, mais pas romanesque, romantique, Roméo et Juliette. L'amour dans l'unité, il est tout le temps là. Puis là, j'envoie à l'univers que la personne que j'ai rencontrée, j'ai rencontrée, mais pas pour qu'elle contribue à quoi que ce soit de moi. C'est, je suis dans la joie, je suis présent au bonheur. Mais j'ai le goût de le partager avec quelqu'un qui va aussi prendre soin de son propre bonheur. Pas quelque chose de conditionnel.
- Speaker #2
Voilà, avec des attentes. Fait que là,
- Speaker #0
moi, je vibre à ça. Et puis, c'était peut-être dans le cadre de rencontres sportives, imagine, mais je vibre à ça pareil. Marjo, je pense que c'est sa dernière journée dans le groupe de rencontres sportives. Puis, une amie, à un moment donné, elle dit « Ah, ben, pourquoi tu ne s'attrapes pas avec telle personne ? » Là, regarde ça, ah ben... Crémé, il reste à 5 minutes de chez nous. On reste à 5 minutes. Là, écoute, c'est... Puis toi aussi, c'est pas stolélant d'en parler, mais il y a comme quelque chose où on vibrait. La vie, c'est le monde de tous les possibles. Quand on vibre en énergie, le champ magnétique du cœur qui va jusqu'à 3 mètres autour de nous, puis que le champ électrique du mental, du cerveau, qui va jusqu'à 1 mètre, interfère moins. Le 3 mètres du champ magnétique est au maximum. C'est démontré.
- Speaker #2
Et il est plus rapide.
- Speaker #0
Plus rapide. On dirait que dans le champ de tous les possibles, Le fait de s'ouvrir, lui, il veut juste répondre.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #0
Mais on dirait que là, l'antenne est ouverte. Oui. Tu t'abandonnes à la confiance en le plus grand, tu sais. Oui. Puis écoute, il se produit des choses extraordinaires, là,
- Speaker #1
tu sais. Oui. Oui, mais même chose, c'est ça. Moi aussi, j'étais complètement en confiance avec ce que la vie m'apportait. Je suis à zéro dans mon mental, puis dans les réactions, là, tu sais. « Oh mon Dieu, s'il dit ça, c'est-tu parce que ça ? » Puis tu sais, des fois, la première rencontre avec quelqu'un, puis là, le jauger, puis le juger, puis pas du tout, tu sais, j'étais dans une ouverture totale du cœur, puis en plus, dans une certaine joie de vivre, là, tu sais, « Ah, ben là, tu sais, je m'en vais rencontrer quelqu'un, c'est le fun, c'est nouveau, je joue avec la vie, tu sais, c'est ça. » Mais quand je suis dans cet état-là, Et voilà, j'attire plein de choses, des belles surprises ou tout cool, on dirait, tu sais, tout se met en place pour que ça fonctionne, peu importe ce qui a fonctionné, mais pour que la vie suive son cours, tu sais. Ouais,
- Speaker #2
c'est beau, hein ?
- Speaker #0
moi j'ai été témoin de ça oui wow nous on regardait pas le temps on se lançait écoute peut-être qu'on fera deux épisodes on le sait pas combien parce que moi j'avais d'autres choses j'aurais aimé parler ce qu'on peut faire c'est peut-être juste atterrir de notre épisode pour l'instant, remercier les gens qui nous écoutent pis on les invite au prochain épisode on verra, la durée c'est pas important mais on les invite parce qu'on a encore des choses à échanger avec Fanny, alors à tout de suite Bye Ce podcast est une initiative de WowManité, une contribution à davantage de relations conscientes et de joie, à la portée de tous.
- Speaker #1
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