- Speaker #0
pour avancer ensemble vers davantage de présence, de conscience et de joie. Bonjour tout le monde ! C'est un plaisir de vous retrouver parce que les premiers balados podcast étaient sous l'intitulé de Pépite de conscience et de joie. Et puis là, on a fait peau neuve. Le podcast maintenant s'appelle Relations conscientes à soi. à l'autre, à la vie. Et puis aujourd'hui, je suis super heureux, après pratiquement trois ans. Eh oui, on a pris une pause de trois ans de balado. On a célébré le fait que les premiers épisodes ont été vus en Suisse, en Irlande, naturellement au Québec, au Canada, mais aussi au Gabon, aux États-Unis. Puis on s'est dit, tabarouette, si ça peut déjà rejoindre une personne puis l'inspirer pour elle, pour quelque chose, bien, let's go, on le fait. Alors aujourd'hui, je suis avec Marjo. Marjo, on a redébuté ou relancé tout ça ensemble, la nouvelle formule des podcasts. Ça fait que ça prend peut-être le temps de te présenter. T'es qui, comme ils disent au Saguenay, de que c'est ?
- Speaker #1
Allô, oui, Marjo. Je suis vraiment contente d'être ici et de pouvoir partager avec tout le monde ce matin. Puis de repartir sur cette nouvelle lancée-là. de relation à soi, à l'autre, à la vie. Fait qu'on va avoir beaucoup de choses à jaser.
- Speaker #0
Puis avec nous, on n'est pas en reste, là. Parce que là, on se gâte, on a Alexis qui est avec nous. Fait qu'Alexis prend le temps de te présenter,
- Speaker #2
de tout aussi, de que c'est. De que c'est. Donc, je suis Alexis, un jeune homme de 23 ans. Dans le fond, pour ceux qui ont écouté les autres podcasts, ma mère est venue il y a trois ans. Donc, je suis la suite logique de l'histoire. Donc, voilà comment j'ai connu Dimitri aussi. Je suis vraiment content d'être ici aujourd'hui. Merci beaucoup de l'invitation.
- Speaker #0
C'est un plaisir. Je prenais une gorgée de café. Non, non, non. Non, mais c'est un grand plaisir. Puis, ce que j'aime beaucoup, le fait... Puis, on peut faire le lien avec les cercles de partage parce que... On t'a rencontré, Alexis, pour la première fois au premier cercle de partage qui a eu lieu le 2 novembre dernier. Et puis peut-être pour les gens qui nous écoutent, les mettre un peu en contexte, les cercles de partage, c'est vraiment sur une base volontaire, participation gratuite, les gens viennent donc partager ensemble. Il n'y a pas d'enseignement, il n'y a pas rien à convaincre les personnes. C'est vraiment des thématiques autour d'être en relation consciente. à soi, aux autres, à la vie. Puis d'une rencontre à l'autre, on ne sait même pas quelle thématique on va aborder. Il n'est pas donc déterminé à l'avance. À l'émerge du groupe, puis on explore. On explore avec des yeux neufs, avec un cœur ouvert, avec des connaissances passées qu'on essaie de mettre de côté pour trouver du neuf, du frais. Donc, c'est l'esprit des cercles. Alors, ça a été une joie de te rencontrer là. On peut le dire, parce que les gens qui nous écoutent audio, ils n'ont malheureusement pas nos belles images. Mais ce qu'on peut dire, c'est qu'on peut déjà confirmer aux auditeurs qu'Alexis, tu fais baisser la moyenne d'âge du cercle. Oui, vraiment. C'est indiscret, je ne te l'ai jamais demandé. Quel âge as-tu ?
- Speaker #2
J'ai 23 ans.
- Speaker #0
Il l'a-tu dit ?
- Speaker #2
Je l'ai dit quand je me suis... Ah, excuse-toi,
- Speaker #0
je t'ai sous ma gorgée de café. Une chance, je l'ai dit, c'est ma bouée. Je me lance souvent des bouées de sauvetage à moi-même comme ça. Sauvetage de quoi ? Ça, c'est une autre affaire. Quel est cet océan ? Donc, 23 ans, c'est le fun. Parce qu'on a de tous les âges. Puis c'est tellement beau, la couleur, l'amalgame des vécus. C'est une bénédiction. On en a eu deux, ça, jusqu'à maintenant. Puis justement, les prochains épisodes du podcast. qu'on vous propose, c'est inspirer des thématiques de ces deux cercles. D'abord, ce que vous entendez présentement, ça va être sur le cercle, comme je disais, du 2 novembre. Puis, on verra par la suite quelle est l'autre thématique. Mais la thématique qu'on vous propose pour l'instant, c'est la reconnaissance envers l'ego. Donc, moi j'aimerais ça t'entendre Alexis là-dessus, parce que, sauf erreur, puis tu me corriges là, si je me trompe, mais le mot reconnaissance associé à égo, il me semble que c'était toi le 2 novembre qui l'avais apporté. J'aimerais ça t'entendre là-dessus, ça t'est venu de où, puis aujourd'hui, si t'en avais à nous en parler de la reconnaissance de l'égo, qu'est-ce que t'en dirais ?
- Speaker #2
Parfait. Bon, on va commencer. Premièrement, Dimitri. Je te reprends, c'était la gratitude envers les gars. Merci. C'est une petite nuance très importante pour moi, parce que ce mot-là, gratitude, fait partie de ma vie à tous les jours. Donc, peu importe ce que je vis, que ce soit bon ou mauvais, mais surtout quand c'est moins bon, justement, la gratitude prend toute la place, parce que ça me permet d'ajouter une certaine légèreté. Puis, dans le cercle de partage, on a parlé de beaucoup de choses. C'était... Comme on dit, il n'y avait rien de seté, c'était plus vague, puis ça m'a amené à penser à ça. Puis on parlait, justement, je pense qu'on parlait de l'ego, on parlait de comment ça pouvait nous amener à faire certains choix de mémoire. Il y avait un petit sujet autour de ça. Puis moi, quand il y a un sujet un peu plus... Parce que l'ego, pour moi, je le vois quand même d'une façon un peu plus négative, je pense, comme tout le monde. Mais je voulais amener la gratitude là-dedans, je voulais voir où est-ce qu'on s'en allait aussi. Fait que j'ai juste lancé ça au courant de la discussion pour... voir où est-ce que ça l'amène, puis je pense que ça l'a bien débouché aussi, là, puis on a été capables d'avoir des très belles discussions par rapport à ça, honnêtement.
- Speaker #1
Oui, j'aime ça, puis ça donne le ton, je trouve, ce que tu dises. La plupart du monde, puis là, je dis la plupart parce que je sais pas si tout le monde, mais on voit l'égo de façon négative, puis c'est peut-être là, puis c'est avec la gratitude quand t'as amené ça, c'est là que ça a un peu déboussolé tout le monde, tu sais, parce que... Comment on fait pour être en gratitude envers quelque chose qu'on trouve négatif, tu sais ?
- Speaker #0
Mais justement, parce que quand j'entends le mot négatif, quelque part, ça se peut-tu que ce soit de façon compulsive qu'on met des étiquettes ? Et où ça vient aussi de notre éducation, de la société ? Pourquoi égo, à prime abord ? On y mettrait une connotation plutôt négative.
- Speaker #2
Personnellement, tu m'amènes à une place qu'on n'a même pas discutée vraiment, ça c'est le fun. Mais moi je pense que, premièrement, j'ai vraiment dit le mot négatif, puis ça a une raison, parce que j'ai pas dit que c'était mal, j'ai pas dit que c'était mauvais. Il y a deux pôles, il y a le pôle positif, puis il y a le pôle négatif. Donc, selon moi, l'ego penche quand même plus de ce côté-là, parce que ça en prend pour avoir l'autre côté aussi. Tu sais, tout est une question d'équilibre. Je crois que les gens, on le voit négativement, mais c'est pour une raison aussi. Il est dans son pôle, en fait, mais il nous sert à quelque chose. De là vient la gratitude envers ce pôle-là parce que sans le négatif, il n'y aurait pas de positif, donc il n'y aurait rien qui se retrouve entre les deux non plus.
- Speaker #0
Ah, ça, j'adore. J'adore cette tangente-là pour en parler. Pardon, parce que le fait de dire qu'il y a une raison d'être... le pôle négatif, peut-être qu'on pourrait explorer ça, justement, on ne sait pas où on va se rendre, c'est le but, on ne le sait pas. C'est un chemin sans destination qu'on vit. On savoure, je pense, tu disais déjà ça, on savoure le voyage plus que la destination finale. Quel pourrait-être, tu sais, Marjo, je t'envoie ça, je t'envoie la patate, la patate chaude, là. Moi, j'ai ce genre de courage-là. Quelle pourrait être une piste pour toi de la bonne intention ou la raison d'être de l'ego ?
- Speaker #1
Je reviens à ce qu'on a déjà discuté dans le fond plus tôt ou dans le cercle, je ne sais plus quand, on discute beaucoup, mais la raison d'être de l'ego, en disant que bon, ça serait plutôt le pôle négatif. Ben moi, la raison d'être de l'ego, j'ai l'impression que c'est vraiment pour se protéger. Bon, se protéger de quoi ? Bon, de choses qui... d'illusions, en fait, parce qu'au final, on... L'ego se protège pas de quelque chose, d'une vraie menace. Donc, mais en même temps, se protéger ou vivre ou survivre, ben, c'est pour aller peut-être dans le positif, tu sais. Justement, le vivre serait le positif, puis l'ego Ce serait plutôt l'autre pôle, mais en même temps, ça fait un équilibre, tout ça.
- Speaker #0
J'ai eu une image parce que, Marjo, tu nommais « survie » . Puis dans ma tête, j'ai vu le mot « sûr » , trait d'union vie. C'est comme, tu sais, en mettre peut-être trop pour prévenir des choses, éviter peut-être de revivre une souffrance passée ou pour survivre, pour atteindre quelque chose, tu sais, donc les idéaux, la survie. Mais quelque part, c'est intéressant parce que tu dis, s'il n'y a pas le pôle, aussi pour reprendre l'expression d'Alexis, de survie. Où est le pôle de la vie ?
- Speaker #2
Oui. Puis comment Marjol l'a dit, tu sais, comment je l'ai vu, ce qu'elle vient de dire, c'est que c'est comme une genre de transition aussi, si tu veux. Tu sais, tu dois passer par ton égo pour justement te rendre dans ce qui est plus... dans ce qui est dans le cœur, en fait. Fait que tu sais, c'est peut-être justement un pont, si tu veux.
- Speaker #0
Ah, intéressant. Intéressant. Un pont. L'égo serait un pont peut-être en... la survie psychologique, se protéger de... Comme tu disais, il n'y a pas une menace, il n'y a pas un mammouth, un ours là, mais notre cœur palpite parce qu'on appréhende quelque chose. L'hamster, le discours intérieur, ça spinne dans la tête. Donc...
- Speaker #2
Le pont te permet de traverser une rivière, mais après, tu n'en as plus besoin du pont. Certains moments dans notre vie, je pense qu'on a besoin de notre égo à différents degrés, puis à un moment donné, il faut laisser tomber des couches.
- Speaker #0
Exact, exact. Donc, l'ego pourrait avoir différentes couches.
- Speaker #2
Ben oui, comme un oignon. Comme un oignon.
- Speaker #0
Et puis ces pleurs-là, ça serait-tu, je lance ça comme ça, ça serait-tu des masques, des images ? Une image de nous en famille, une image de nous avec nous-mêmes, une histoire qu'on s'est racontée de comment on est au travail ou comment les autres nous voient, puis il faut se conformer à ça. C'est-tu une question, je dis de masque, mais encore là, c'est pas négatif, là, mais ça serait-tu une question d'image, l'image que j'ai de moi-même, l'image que j'aimerais que les autres aient de moi, ça se peut-tu qu'il y ait de ça en termes de couche d'égo, là ?
- Speaker #1
Moi, je pense que oui, là, en tout cas, je le vois, ouais, je le comprendrais bien comme ça, moi, comment je m'impose d'être, comment je devrais être selon mes conditionnements, mais par exemple comme mère. au travail, comme conjointe, c'est probablement différentes couches d'égo. Puis comme tu disais tantôt, Alexis, peut-être bien que ça m'a aidée dans ma vie des fois, mais là, c'est de voir, est-ce que ça m'aide encore ou est-ce que ça me fait souffrir ? Et c'est peut-être d'être capable de voir ça, ces costumes-là ou ces couches-là. et les effets que ça a dans ma vie.
- Speaker #0
Est-ce possible qu'on est tellement bombardé d'informations, on est tellement dans un élan d'action pour être un actif pour la société ou pour nous-mêmes, pour subvenir à ses besoins ou atteindre un plus, plus, plus, un devenir quelqu'un ? Ça se peut-tu justement que l'ego, à travers tous ces défis-là, qu'on s'impose ou inspiré par la société ou l'éducation ou la religion, peu importe, donc des condiments extérieurs, mais aussi peut-être des condiments intérieurs, le devenir un idéal, ça se peut-tu que l'ego nous aide à filtrer, à dire je suis cette image-là dans ce tourbillon-là, puis quelque part ça m'aide à ne pas me perdre dans la tempête, donc il peut être aidant. Mais à un moment donné, il y a un autre penchant qui l'accompagne.
- Speaker #2
Oui, probablement surtout dans des situations de nouveauté. Je n'ai pas d'exemple concret présentement qui me vient, mais j'imagine qu'il y a certaines situations que ton égo t'aide à t'intégrer dans un milieu, ton égo va t'aider à t'acclimater et à ne pas frire certaines choses. À un certain moment, comme on dit, il y a certains masques que tu laisses tomber. Mais ça m'amène quand même... à parler d'authenticité, je sais pas pourquoi, mais t'sais, on parle de situations extérieures et tout, je pense que peu importe la situation, même si ton égo peut justement te sauver certaines peurs, certains comportements, si on veut, ben d'un autre côté, ton authenticité peut beaucoup te sauver aussi, pis les choses vont se placer comme elles se doivent si t'es authentique, je crois.
- Speaker #0
Mais là, c'est intéressant !
- Speaker #1
J'aimais ça que tu dises les choses vont se placer comme elles se doivent, mais souvent quand on est un peu contrôlé par notre égo, on veut placer les choses comme on pense qu'elles doivent se placer.
- Speaker #2
Tellement !
- Speaker #1
C'est comme un... Il y a une différence là, puis là, peut-être qu'on est dans la lutte à forcer, à faire des efforts.
- Speaker #0
Mais en même temps... Ce que vous ajoutez, ce que ça m'amène, c'est que là, je vois trois éléments. Il y a l'élément de l'ego dont on a parlé, il y a l'élément de la gratitude et non pas la reconnaissance. La gratitude, puis il y a l'élément de l'authenticité. Là, on disait que l'ego peut servir de pont. Là, encore là, je ne sais pas où je m'en vais. Mais on disait que l'ego peut servir de pont entre... Une survie imaginaire ou psychologique, puis la vie, l'authenticité, elle, elle se place de quelle façon ? Est-ce que c'est une fois que j'ai traversé le pont, comme disait si bien Alexis tantôt, que j'ai peut-être moins besoin de cette pleure-là ou cette partie de pont-là que je découvre une authentité ? Ou c'est quoi ? Elle se place où l'authenticité ? Parce que j'imagine qu'elle a toujours été là, mais elle est peut-être cachée en dessous des pleurs.
- Speaker #2
Voilà. J'aurais pas dit mieux, tu réponds à ta question en fait Dimitri, pour vrai, c'est ce que j'allais dire. Je pense qu'on l'a tout le temps au fond de nous, on a tout le temps cette nature bienveillante, cette authenticité, on a notre personnalité, on a tout ça. Puis l'ego c'est des pleurs justement, c'est un oignon, ce que tu veux, qu'on rajoute par-dessus. Mais je pense que d'un coup que tu traverses le pont, puis que t'es de l'autre côté, puis que t'en as plus nécessairement de besoin, puis que tu réalises que t'en as plus de besoin. C'est là que ton authenticité, tu la redécouvres peut-être aussi. Parce que quand tu es dans ton égo, tu penses même que tu es authentique, mais tu ne l'es pas. C'est ça.
- Speaker #0
Tu es fidèle à l'image que tu as de toi-même. Mais l'image que tu as de toi-même, c'est toi-même dans le sens qui est probablement limité quelque part. Parce que l'image qu'on a de nous-mêmes, c'est notre histoire, c'est nos souvenirs. Donc, c'est à partir de notre mémoire. Notre mémoire, c'est en fonction de ce qu'on a vécu, de nos connaissances, de nos expériences. Mais y'a-tu quelqu'un, un humain, un être vivant sur Terre qui a toutes les connaissances ? Fait que si par définition, y'est pas de l'ordre du réaliste d'avoir l'ensemble des connaissances, ça veut dire que la mémoire de laquelle viennent les images qu'on a de nous-mêmes, des autres, nos histoires, l'histoire que j'ai avec ma conjointe, l'histoire que j'ai avec mon patron, l'histoire que j'ai avec tel collègue, ça veut dire que ces histoires-là, quelque part... sont limitées. Elles ne sont pas toujours factuelles à part entière. Elles ont été filtrées à travers nos perceptions, etc. Donc, quelque part, ce qui est limité, ça se peut-tu que, inévitablement, ce qui est limité porte un germe de conflit ?
- Speaker #2
Clairement. Je pense que oui, honnêtement. Ce que tu viens de dire, en fait.
- Speaker #0
De division.
- Speaker #2
Oui, en vrai, tu viens chercher d'autres... de pôle, ça vient faire une certaine contradiction en quelque part aussi puis peut-être même une dissonance des fois, tu te demandes qu'est-ce qui se passe peut-être
- Speaker #1
Exact, mais quand tu dis c'est limité je vois ça comme si j'étais, mettons, un petit bonhomme, puis qu'autour de moi il y a un cadre puis que c'est ça mon histoire, puis mes illusions puis ce que je me fais croire, puis ça serait mon égo maintenant, mon petit cadre Là, tout le monde serait séparé avec leur petit cadre, tu sais. Là, c'est ça, ça fait conflit parce qu'on est tous dans un petit cadre différent. Tu comprends ?
- Speaker #0
Exact. Exact. Ça se peut-tu que des fois, à l'intérieur de notre cadre, qui encore là a sa raison d'être parce qu'il nous permet de voir la vie puis passer le pont puis aller vers l'authentité, on va le creuser. Mais ça se peut-tu qu'à l'intérieur de chacun de nos cadres, il apparaît aussi parfois un autre cadre. C'est-à-dire l'ego, on avait parlé au cercle, l'ego qui en veut à l'ego. Ça peut-être avant de retourner de l'autre côté du pont vers l'authentité, notre état naturel qui est toujours là, de souligner plus. Ça serait le fun d'en parler. Quand on avait emmené ça dans le cercle, en partageant ensemble spontanément que l'ego... arrive un moment où il peut en vouloir à lui-même, ça nous emmène où ? Puis sans essayer de se souvenir de ce qui avait été dit, mais nous, live, ici, maintenant, l'ego en veut à l'ego.
- Speaker #1
Moi, je vois ça comme t'es pris dans une spirale, parce que si l'ego te fait souffrir, là, tu t'en veux parce que t'étais dans ton ego, puis là... « Ah, bien, j'aurais pas dû » ou « Bien, ça, c'est pas beau » , bien là, t'es encore en train de te juger et t'es encore, comme tu dis, tu mets une autre boîte, un autre cadre dans ton cadre, puis là, c'est comme si tu rapetisses ta prison, là.
- Speaker #0
Comme un discours intérieur qui nous diminue. Tu sais, « Comment ça ? Je suis pas, je commence ça, j'ai encore peur de demain, comment ça ? Je me crie du stress ou de l'angoisse ou de l'anxiété avec ça, ça devrait pas être là. » Bien ça, c'est soit avec soi. C'est comme si nous-mêmes, en se jugeant, on crée une division, d'où le conflit que je parlais tout à l'heure. Mais quand on dit limité, c'est... Et où la place à ce moment-là ? Que le ciel est bleu, que les oiseaux chantent, que la terre flotte dans l'univers. Tu sais, on est dans notre petit cadre. Puis on survit là-dedans.
- Speaker #2
Puis à ce moment-là, tu sais, quand justement ton égo, qui en veut à ton égo, bien premièrement... Tu le vois pas, le beau petit ciel bleu pis les oiseaux qui chantent, t'es tellement dans tes œillères. Puis, je trouve aussi que t'en veux à ton égo. Mais en faisant ça, tu le nourris. Tu le nourris à grande bouchée à part de ça, fait qu'il fait juste grossir. Donc, tu sais, c'est vraiment ça, en fait. Grossir, ça veut-tu dire, Alexis, qu'il y aurait comme des couches qui s'ajouteraient ? Oui, je pense que oui. Tu peux autant en enlever qu'en rajouter, tout dépendant de si tu nourris ou si tu t'avances vers ce que t'es en dedans. Puis, tu sais, ça m'amène à dire à la phrase, puis on en a parlé au cercle de partage d'hier, mais ce à quoi tu résistes persiste.
- Speaker #0
C'est ça, exact.
- Speaker #2
Si tu résistes à ton égo et que tu y en veux, ben lui, il est content. Lui, il grossit, ben il est content. On s'entend que c'est pas une personne en part entière. Mais quand même qu'il vient se nourrir de ça et c'est plus difficile après de défaire les couches. Est-ce que c'est impossible ? Non, vraiment pas. Je pense qu'on en a tous voulu à notre égo et on l'a tous grossi à un certain moment en faisant ça. Mais ça me vient parler de la gratitude envers l'égo que maintenant, on peut en avoir de la gratitude envers ça parce que ça nous permet d'avoir premièrement cette discussion-là. Deuxièmement, ça nous permet aussi de réaliser certaines perturbations, puis certains comportements, certaines choses qu'on peut penser aussi. Donc, ça peut vraiment, avec du recul, quand t'es dedans, tu dois le vivre. Mais quand tu le regardes d'un point de vue extérieur après, puis tu te recules de la situation, ton égo peut être ton meilleur enseignant, je pense.
- Speaker #0
Absolument. Puis là, tu vois, on a parlé de résister, parce qu'on résiste. Là, je me mets à la place des personnes qui nous écoutent et qui vont dire « Bien, beau pas résister, mais... » Non, mais puis là, c'est pas négatif, là. Moi-même, je me le dis, « Bien, tu sais, OK, ne résiste pas, OK ? Tu devrais pas résister, tu sais ? » Mais encore là, c'est quoi la bonne intention de résister, tu sais ? Est-ce que... Comment gratitude envers la résistance ? Tu sais, parce que gratitude envers l'ego, c'est une chose, mais là, on dirait qu'on est rendu à la gratitude envers la résistance. Je ne sais pas, je ne l'avais pas vu venir. Mais ça se peut-tu qu'il y ait de ça ? Dans le fond, c'est quoi la bonne intention de résister ? Ça se peut-tu, j'envoie la piste, que le cadre dans lequel on est, le terrain de jeu de l'ego, c'est le terrain de jeu de la pensée, le système de la pensée. Puis le système de la pensée, lui, ce qu'il veut, quelque part, c'est avoir raison pour se protéger. Fait que s'il y a quelque chose contraire à ce que... Ce qui fait du sens pour moi, puis que je ne suis pas d'accord, je vais résister. Je suis pris dans mon système de pensée. Peut-être en dehors des cadres, en dehors des pleurs du cadre, où ce qui est l'authenticité, c'est quelque chose qui n'est pas de l'ordre des pensées. Je ne sais pas, là.
- Speaker #1
Bien là, j'ai des images qui me viennent. Quand on parle de résister à l'ego, c'est comme si je vois, comme on disait, un autre cadre qui se dessine dans ton cadre, ou un autre pleur que tu rajoutes. Mais dans la bonne intention de vouloir sortir de ce cadre-là, tu t'en rajoutes. Puis quand on dit gratitude à l'égo, on dirait que je me dis que c'est peut-être en étant en gratitude plutôt qu'en résistance. Mais là, vraiment avec le cœur, dire que c'est correct, tout est beau, merci. Peut-être que l'on réussit à ouvrir un côté de ce cadre-là ou à enlever une pleure, puis à être plus dans le... dans ce qui est, puis être plus libre, tu sais.
- Speaker #0
J'étais quasiment, excuse, arraché le micro des mains, mais c'est parce que les gens ne nous voient pas, j'étais quasiment enlevé le micro, excuse, j'avais une bonne intention. Non, mais c'est que t'as dit vouloir sortir du cadre, OK ? En ajoute. Puis c'est peut-être ça, peut-être, c'est de pas vouloir en sortir, pas de dire, il est mauvais, parce que quand t'es dans la gratitude, T'essaies pas de l'éliminer, t'essaies pas de le transformer, t'essaies pas de le transcender. Non mais, plus tu veux sortir du cadre, plus tu luttes, plus tu résistes, plus tu travailles fort pour atteindre quelque chose, plus tu restes dans la pensée, plus tu restes dedans. Dans le fond, être en gratitude, c'est être en gratitude de vivre, du ciel bleu, des oiseaux, puis après ça, de tout ce qui est. incluant l'ego aussi. Dans Gratitude à l'ego, peut-être qu'il y a une ouverture dans le cadre qui se crée tout seul. C'est pas toi qui la crée. La porte va se révéler d'elle-même.
- Speaker #2
Oui. Puis, en plus de ça, je trouve que ça fait... Tu sais, ça me met... En fait, j'avais l'image dans ma tête d'un chien qui court après sa queue. T'essayes de sortir du cadre. Tu vas en dépenser de l'énergie, là. Mais ça m'amène beaucoup au lâcher-prise. À seconde que tu lâches prise... Les choses se placent réellement, pis je l'ai dit hier, pis je le crois fondamentalement parce que je le vis, mais honnêtement... Puis quand tu arrêtes justement de vouloir sortir du cadre tout le temps, puis quand on dit « c'est à quoi tu résistes, persiste » , ben c'est vraiment ça en fait, que quand tu arrêtes de résister, les choses se placent. Puis c'est pas en disant « faut que j'arrête de résister que ça va se faire » , c'est juste en le faisant. Ça a l'air si simple, mais c'est quand même compliqué. Mais peu importe quelle situation qui s'est réglée en lâche-emprise, j'ai résisté, j'ai résisté, j'ai bûché, J'ai couru après ma queue en rond pendant une demi-heure, deux heures. deux ans, si tu veux, tu sais, tout dépendant des situations, puis à un moment donné, quand tu réalises que tu dépenses de l'énergie pour rien à chercher partout, puis que tu te dis vraiment, bien, qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus ? Est-ce que j'ai du contrôle là-dessus, là, trois quarts du temps ? La réponse, c'est non. À partir de ce moment-là, tu prends une grande respiration, puis les choses se placent,
- Speaker #0
je trouve. J'adore, j'adore. Tu sais, quand tu disais, Alexis, que pour toi, dans le quotidien... Tu vas avoir de plus en plus le réflexe justement à lâcher prise. Il y a-tu quelque chose, puis là je ne veux pas te prendre au dépourvu, mais un cas récent, quelque chose qu'à un moment donné tu t'es dit « Ah là, j'avais des palpitations, je m'en faisais, je m'inquiétais, mon hamster spinnait, puis il s'est fait comme un changement. »
- Speaker #2
J'ai un exemple concret qui est l'hiver passé. J'étais à l'école. J'avais pas de travail à ce moment-là, puis c'était plus difficile pour moi, c'était vraiment financièrement, c'était vraiment difficile. Puis, je voulais vraiment travailler, mais je trouvais pas, puis là, c'était l'hiver, j'avais décidé, j'avais contacté en fait une compagnie pour aller pelleter, faire de la pelle. Puis, je m'étais tout préparé, j'étais prêt, j'avais, je pense que j'avais deux piastres dans mon compte. Pour vrai, là. Puis là, ça me prenait du gaz pour aller à l'école. Puis là, je voulais pas demander au monde autour de moi, tu sais, je voulais être capable de faire mes affaires tout seul parce que les gens autour de moi m'ont beaucoup aidé aussi. À un moment donné, j'étais tanné, tu sais. Je me suis dit, il faut que je fasse de quoi par moi-même. Donc, je me prépare. Il est 5h du matin. J'avais fait rentrer un de mes chums avec moi. J'arrive chez eux. Oh que là, à ce moment-là, je me suis dit « T'es avarouette, là. » J'étais content, je m'en allais travailler, puis là, je commence, je résiste, je me dis « Ben non, ça se peut pas. » Là, il faut que je trouve de quoi. Là, je cherchais partout. Là, j'essayais de trouver du monde. Puis là, ça ne marchait pas. Puis là, il n'y avait rien qui marchait. Puis là, un moment donné, je me suis juste déposé et j'ai dit « Ok, qu'est-ce que tu veux que je fasse ? » Rien à faire. Au moment que je me suis déposé, j'ai fait « Hey, il y en a de la neige dehors. » Il y en a du monde qui ont de la neige sur leur toit. Moi, je vais y aller, cogner à des portes. pis pelleter, juste à monter les pelles, pas besoin de personne, je suis allé, pis ça a marché, pis cette journée-là, j'ai fait X nombre d'argent, mais en masse pour être capable de mettre mon gaz pour aller à l'école, faire toutes mes affaires, toffer ma semaine, pis pas avoir de stress, ça fait que ça, c'est un exemple concret que cette journée-là, en plus, au moment, c'est ça, je m'en rappelle, pis ça m'a marqué, c'est le moment que je me suis dit, laisse tomber, laisse faire, qu'est-ce que tu veux faire, ça sera pour une autre fois, la vie a un meilleur plan pour toi, ben... Bam ! L'illumination dans ma tête, littéralement, de genre, hey, t'es capable par toi-même, vas-y. Ça fait que, tu sais, ça a l'air bénin, ça a l'air niaiseux, mais pour moi, je trouve que c'est un exemple, puis c'est parmi tant d'autres.
- Speaker #0
Puis, c'est intéressant, quand tu nous nommes, Alexis, merci beaucoup du partage, c'est inspirant. Tu sais, les gens qui nous écoutent par analogie, ils ont sûrement plein de cas aussi, là, qu'ils ont vécu, là. Mais quand on dit la vie a un plan plus grand pour toi, par rapport à notre cadre, On est où, là ? Le plan de la vie, la vie a un plan plus grand pour toi. C'est-tu ça, à l'extérieur du cadre, c'est-tu ça ? Toucher à son authentité, c'est parce que tu sais quoi ? Tu me fais allumer. Ça arrive une fois par année. Tu me fais allumer que l'authenticité sonne avec... En anglais, il y a un mot, il est difficile à traduire en français, c'est « empowerment » .
- Speaker #1
Tu sais,
- Speaker #0
prendre la pleine responsabilité de sa joie, qui n'est peut-être pas juste la sienne d'ailleurs, mais en tout cas, tu sais, prendre la pleine responsabilité, ne pas avoir un bonheur conditionnel. Si, dans mon cadre, si je suis d'accord avec ce que les autres vont dire, si je ne rencontre pas la même blessure qu'hier, si les autres sont d'accord avec mes croyances, si les gens sont gentils avec moi, là, je vais être heureux. Mais on dirait que ce que tu dis, quand tu dis « la vie a un plan plus grand pour moi, je me dépose » , il y a comme un lâcher-prise qui se fait tout seul. Tu n'as pas couru après le lâcher-prise. Tu t'es juste dit « en toute conscience, je n'ai pas pleinement le contrôle là-dessus, puis là, je spin en dissipant mon énergie dans mon mental » . Mais à un moment donné, si au lieu de continuer à la perdre là, ton énergie, ou à l'investir là, la dissiper là… Ta garde, ça se peut qu'à un moment donné, tu ailles plus grand et tu puisses sortir du cadre.
- Speaker #1
Ben oui, parce que tu la condenses à une seule place aussi, ton énergie. Quand tu la mets à 50 places différentes et que tu essaies de tourner en rond pour sortir du cadre et que tu essaies
- Speaker #0
3 millions de choses différentes, tu la dépenses toute. Tandis que si tu la mets à une place, comme tu dis, ça peut t'amener à quelque chose de pas mal plus grand. Non, mais là, ça me dit, y'a-tu un lien entre... Tu sais, l'empowerment, prendre la responsabilité de son bonheur et l'attention. Parce qu'Alexis nous suggère, quand on met son énergie toute à la même place, mais encore là, de cosser, comment ? Tu sais, c'est peut-être une question de l'attention, d'être conscient de mon attention. Et autrement dit, ça se peut-tu que quand je spinne dans ma tête, moi ça m'arrive, je spinne dans ma tête, je m'envoie chez un client. Je suis dans l'auto, je ne vous compterai pas celle que j'ai comptée hier, parce que ça va être redondant pour vous autres. Mais, tu sais, puis là, ça spin dans ma tête. Aussitôt que je me rends compte que je suis comme sur un pilotage automatique, les pensées arrivent une après l'autre, je ne contrôle plus rien. Aussitôt que je me rends compte que je suis sur un pilotage automatique, je ne me rends même pas compte que je tiens la route, là. Je me dis que je suis dans l'inattention. Puis aussitôt qu'on dirait que je me rends compte que je suis dans l'inattention, je tombe attentif. si je tombe attentif mon énergie est à un point Et t'es ici maintenant. Si je suis ici maintenant, ça se peut-tu que ça aide à ce que la porte du cadre se révèle ? Oui.
- Speaker #2
Ben oui, c'est ça que j'allais dire. Dans le fond, c'est comme si on parle de gratitude. En même temps, est-ce que cette gratitude-là, ça peut être simplement d'être attentif, à reconnaître, à voir que, ah, tu sais, je spin, c'est l'égo, je suis dans ma petite cage, je suis dans mon cadre, là. Et puis là, juste en étant là, puis sans résister, sans lutter contre, juste le voir, ben là, bang, ça peut ouvrir.
- Speaker #0
C'est de toute beauté. Moi, ça n'arrive pas souvent que je reste sans mots, mais là, c'est le cas. C'est une étiquette que je me mets, puis qu'on m'a mis que j'étais verbomoteur. Fait que tu sais, je l'ai accepté, puis ça m'a empêché peut-être d'enlever des pleurs. Écoutez, le temps passe tellement vite. On est au-delà de 10 minutes du temps qu'on voulait se donner pour ne pas avoir des épisodes trop longs en pensant aux auditeurs. Donc, ce que je proposerais, c'est qu'on prenne le temps d'atterrir le Boeing, qu'on en reste là, puis par la suite, on a parlé d'authenticité, de lâcher prise. Il y a peut-être quelque chose de l'autre côté du pont à prendre quelques minutes pour continuer à explorer. On ne sait pas encore où est-ce qu'on va arriver. C'est ça le... la beauté. Alors, on vous invite au prochain épisode pour la suite de la thématique Gratitude envers l'ego. Ce podcast est une initiative de Wowmanité, une contribution à davantage de relations conscientes et de joie à la portée de tous.
- Speaker #2
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