- Speaker #0
Bienvenue dans Retour à Soi, l'espace où la spiritualité rencontre le quotidien. Mon nom est Émilie Dedecker et ici on explore comment revenir à soi. Pas en fiant le monde, mais en l'habitant pleinement. À travers des interviews, des histoires inspirantes, on va découvrir comment des êtres utilisent leur vie, leurs relations, leurs expériences pour toucher quelque chose de plus vaste. Comment développer certaines qualités, accéder à une spiritualité incarnée et devenir qui tu es vraiment. Pas en répondant aux demandes du monde, mais en honorant ton propre design.
- Speaker #1
Alors installe-toi confortablement et profite du voyage.
- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Retour à Soi. Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir Clotilde. Avec nous, qui a un profil vraiment, vraiment incroyable. Je pense que ça va vraiment vous plaire. On va parler d'Inbody Man, de son parcours, d'éveil spirituel, de IFS aussi. Je parle quand même pas mal aussi. Je me suis rendu compte que Clotilde, juste avant que j'appuie sur enregistrer, me disait « L'IFS, c'est la vie, donc on va vous parler de ça. » Clotilde va nous parler de ça. Donc déjà, merci d'avoir accepté l'invitation, Clotilde.
- Speaker #1
Merci à toi. Merci d'avoir pensé à moi.
- Speaker #0
Écoute, avec plaisir. Je crois beaucoup au hasard de la vie. J'ai quatre intervenantes québécoises et je ne sais même pas comment je suis tombée sur toi. Et en préparant l'épisode, je me suis dit « Ok, si, je comprends pourquoi je suis tombée sur toi. »
- Speaker #1
On a vraiment des choses qu'on sent des fois.
- Speaker #0
Oui, vraiment. Je pense qu'on a beaucoup de points communs. et puis j'adore, je serais vraiment ravie d'avoir. Ton point de vue aussi sur différentes choses dont moi, je parle aussi dans les podcasts. Donc, je pense que ça va être vraiment intéressant. J'aimerais commencer. Est-ce que tu pourrais me parler en deux mots déjà de qui tu es ?
- Speaker #1
En deux mots ? Ah oui,
- Speaker #0
en deux mots.
- Speaker #1
Oui, puis en même temps, je me dis, assumons qu'il y a une histoire. Moi, je suis coach professionnel certifié. J'ai commencé mon parcours, en fait, bon. pas du tout dans le domaine du développement spirituel et du développement personnel, mais en tout cas, depuis 2018, j'ai commencé en yoga et tranquillement, j'ai migré vers le coaching. Donc, j'ai une approche en coaching qui est à la fois spirituelle et corporelle, donc on pourra en parler un peu plus. Donc, j'ai surtout des programmes de formation. J'ai fondé l'Institut Ambodyment, donc pour moi, c'est le spirituel et... L'aspect d'embodiment qu'on amène ensemble dans cette Ausha. Donc, il y a des formations principalement en lecture akashique parce que c'est aussi un des outils principaux avec lesquels je travaille et que j'ai développé depuis 2019 déjà. Et il y a d'autres choses qui s'en viennent. Pour ça, l'Institut est en train de prendre un petit peu son essor cette année, en 2026.
- Speaker #0
Et qu'est-ce qui est fait selon toi quand tu penses à ton parcours personnel ? Qu'est-ce qui fait que t'es arrivée sur cette voie-là ? Est-ce qu'il y a des événements de vie qui t'ont vraiment... Voilà, qui ont été des moments pivots, en fait, dans ton parcours ?
- Speaker #1
Qu'est-ce qui fait que j'en suis venue là ? Je pense qu'à la base, je suis une personne qui est vraiment curieuse. Tu disais, quand t'es allée voir mon profil, t'as vu que j'avais comme beaucoup... J'ai beaucoup de champs de pratique. Je suis allée chercher beaucoup d'outils. Moi, je suis une curieuse à l'infini. Ça fait que... Je ne suis jamais satisfaite d'une seule formation. Je ne suis jamais satisfaite d'un enseignement. Je veux toujours aller chercher un peu plus loin, comprendre encore davantage. Je te dirais que ma curiosité, certainement, fait en sorte que je suis ici aujourd'hui. Mon amour de l'humain, ça, ça a toujours été. Moi, je suis une passionnée, une grande amoureuse de l'humain parce que, comme j'aime dire à la blague des fois, c'est comme, moi, mon amasté, c'est la licorne en moi, vois la licorne en toi. C'est-à-dire que moi, c'est ce que je vois chez les gens, c'est le potentiel, c'est la lumière, c'est tout ce qu'on possède finalement à l'intérieur de nous, puis qui attend juste notre autorisation pour prendre la place, pour briller. Ça fait qu'il y a mon amour de l'humain, puis après, bien oui, il y a mon parcours de vie, mais qui pour moi relève aussi un peu du... Moi, je crois beaucoup au destin. Je pense qu'on y vient, on est incarné avec une mission, et tôt ou tard, notre mission vient cogner à notre porte. Si nous, on ne suit pas notre chemin, notre vie s'organise toujours. pour que nous, on revienne sur notre propre chemin. Et je pense que j'ai été à l'écoute. de ces signes-là, de ces messages-là, de ces élans intérieurs-là aussi. Je n'ai pas toujours fait ce que je fais aujourd'hui. Moi, j'ai eu une carrière en développement économique avant de faire ce que je fais. J'ai travaillé dans le domaine municipal pendant 10 ans. Je le maîtrise en géographie. Ça, des fois, je le dis aux gens parce que les gens me voient beaucoup comme « Ah, avec les lectures akashiques, c'est très spirituel. » Mais moi, j'ai un parcours académique très cartésien. Oui, il y avait l'humain, il y avait l'aspect du développement économique, etc., etc. mais À la base, j'ai un parcours qui était un petit peu l'image de tout le monde. Puis à un moment donné, je pense que c'est ça, en étant à l'écoute des signes de la vie, moi, je me suis rendue compte très rapidement que je n'étais pas à la bonne place. Je n'étais pas du tout dans cette... Je dis que je n'étais pas du tout. J'avais quand même un emploi qui était intéressant, qui était stimulant, mais je n'étais pas dans le bon domaine. Ça, c'est clair. Je pense que j'ai été à l'écoute de... De ce s'élan-là, parce que dans le fond de notre vie et de notre destin, ils se révèlent tout le temps à nous. On a toujours tous les indices.
- Speaker #0
Je serais curieuse justement de ce moment pivot, justement quand tu travaillais en entreprise ou tu travaillais dans la municipalité. Ça a été quoi ? Par exemple, pour moi, mon corps à un moment donné a lâché. Ça devenait inévitable qu'il fallait que je fasse un changement et que je bascule vers le yoga. Est-ce que toi, tu as eu un moment comme ça radical où il fallait que tu choisisses autre chose pour toi-même en fait ?
- Speaker #1
Je ne l'ai pas eu dans mon corps, mais souvent quand ça arrive dans le corps, c'est parce qu'on a eu des messages avant, puis on est allé contre. On est allé contre le mouvement. Souvent, c'est que les gens, il y avait comme une intuition, il y avait déjà des choses qui étaient désalignées. Ou encore, on a appris à avancer en n'écoutant pas du tout ce qui était à l'intérieur de nous. Moi, ça a été plus, comment je peux dire, il y a eu deux, moi j'ai eu comme deux éveils dans mon parcours, deux, trois éveils. Le premier moment, je me souviens, quand j'ai commencé justement à travailler. Comme fonctionnaire dans une municipalité, je me souviens, un matin, d'être rentrée dans mon bureau. Évidemment, les murs sont toujours gris dans ces bureaux-là. D'avoir regardé autour de moi, puis je me suis dit, c'est clair que je suis pas à la bonne place. Puis c'était tellement frappant. Je me souviens même de m'être regardée dans le miroir cette journée-là. J'étais habillée, j'avais 25 ans, j'étais quand même jeune, mais d'être habillée un peu en madame avec un... Petit chemisier, je m'achetais des petits manteaux pour avoir l'air d'une professionnelle. Écoute, je me souviens de m'être regardée, de m'être dit, mais c'est qui cette personne-là ? Ce n'est pas moi. Ça fait que j'ai eu le déclic assez rapidement. Mon cheminement a été plus long après parce qu'il ne suffit pas d'avoir l'ouverture. Après, il y avait tout un chemin de découverte et d'exploration que j'ai eu besoin de faire. Mais il y a eu cet éveil-là. Ça, ça a été indéniable. Je me suis dit, ça ne marchera pas. Je ne pourrais pas continuer là-dedans toute ma vie. Et quand j'ai eu ma fille en 2016, parce que le premier déclic, je l'ai eu, c'était en quelle année ? Je pense rapidement parce que j'ai commencé à travailler en 2008. Déjà en 2009, je savais que je n'étais pas à ma place. Puis j'ai quand même persisté assez longtemps. Et quand j'ai eu ma fille en 2015, je travaillais encore en développement économique. Je persistais, je persistais. Mais je sentais que ça perdait du sens pour moi de plus en plus. Puis c'était pendant mon congé de maternité. Je me souviens d'être retournée faire un cours de yoga. parce que j'avais déjà fait du yoga par le passé. Je me souviens d'être arrivée sur mon tapis et je me souviens d'avoir pleuré, de me dire, on dirait que j'ai toujours su que c'était cette voie-là, dans le fond, qui m'appelait. C'était drôle parce que moi, j'étais en développement économique, donc j'aidais des collectivités à développer des projets de développement, à développer des visions, à travailler ensemble. Et j'avais l'intuition qu'on ne pouvait pas changer le monde si on ne changeait pas les individus. Je l'ai eu, ce déclic-là, à peu près dans ces années-là. Puis à travers le yoga, puis la recherche personnelle, puis le travail sur soi, moi, j'ai eu aussi un déclic. C'était comme un appel du cœur. Je le savais. Je le savais que mon rôle, ça ne serait pas à une échelle municipale. Quoique, toutes les échelles sont importantes, mais par rapport à moi, mon rôle, qu'est-ce que moi, j'avais à faire dans ma contribution, je le savais que c'était beaucoup plus au niveau des individus. Je savais que c'était là. J'ai eu ce déclic-là en 2015, puis c'est là que j'ai commencé ma première formation de yoga. Donc, tranquillement, après, ça m'a pris quelques années avant de faire ma transition, mais je te dirais que le déclic a été aussi, à ce moment-là, pour moi.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est sûr que les enfants sont un énorme déclencheur, j'ai l'impression, pour beaucoup de femmes. Je parle pour les femmes, parce que je travaille avec les femmes. Moi, c'est mon deuxième enfant aussi, où ça a été radical. C'est plus possible de continuer comme ça. Et donc, toi, tu t'es formée en yoga. J'ai vu que tu avais plusieurs types de yoga, Atta, Kundalini.
- Speaker #1
C'est ça, moi, comme je te disais, je suis curieuse, puis je ne suis jamais satisfaite, je n'en ai jamais assez. Je veux toujours aller apprendre, puis quand j'aime quelque chose, je suis vraiment passionnée de mon sujet. J'ai commencé en yoga Kundalini. Parce que c'est le yoga que j'ai découvert en 2010. J'essaie de me retrouver dans ma chronographie, mais quand j'ai eu mon premier wake-up call en tant que fonctionnaire, je n'allais pas bien, j'étais stressée, je faisais de l'anxiété. Et il y a une collègue en ce moment-là qui m'a recommandé une école de yoga. Je me souviens, on était dans la salle d'employés, puis j'avais dit aux filles, je disais, connaissez-vous une école de yoga ? J'aimerais ça faire un petit peu de yoga. J'en avais fait à l'université, puis je suis tombée sur un cours de yoga Kundalini en 2010. C'était alors que c'était comme pas du tout connu. Ça fait qu'arrive, là, ils sont tous habillés en blanc. Puis je me souviens, ma collègue avait dit, ça se peut que tu sois surprise, ils sont tous habillés en blanc, puis on chante. Ils ont l'air un peu bizarres, mais ils sont vraiment gentils. Je me souviens qu'elle m'a dit ça. Ça fait que moi, c'est le yoga qui m'avait vraiment touchée à ce moment-là, avec lequel j'ai eu un éveil de conscience aussi, pas très longtemps après. Donc oui, j'ai commencé par Kundalini. Après ça, je suis allée chercher Atta Yoga. J'avais vraiment envie de poursuivre, de comprendre encore mieux la technologie du yoga, les enseignements du yoga. Puis l'Atta Yoga, pour moi, était comme l'espèce de fondation, la structure même du yoga dans sa forme la plus classique. J'ai été là-dedans jusqu'en 2019 à peu près. J'ai eu plein d'autres petits outils aussi, prénatales, yoga de hydra. Je suis allée chercher plusieurs outils. Plusieurs approches au scénario yoga.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu, comme la plupart des gens, parce que je me reconnais dans le besoin de toujours se former. En fait, c'est sans fin. Tout est tellement accessible aujourd'hui que tu peux te former en tout. D'ailleurs, j'ai vu une des formations que tu avais, le Body Intelligence de Hendrix Institute.
- Speaker #1
J'ai dit,
- Speaker #0
oh my God, ça, je ne l'ai pas. Ça a l'air bien, je vais aller voir. Je me dis, c'est sans fin. Tu n'as pas eu ces moments où... Ou tu te dis, OK, mais non, il faut que ça s'arrête. Tu vois, il faut que j'arrête de courir tout le temps derrière le nouveau truc et que j'y aille à fond avec ce que j'ai parce que c'est éternel. Tu sais,
- Speaker #1
c'est une réflexion intéressante. Puis je l'ai souvent eu pour moi, cette réflexion-là, à savoir, bien, tu sais, est-ce que je suis en train de combler un manque, finalement, d'aller tout le temps chercher des formations ? Puis, tu sais, est-ce que c'est ancré dans le fait que je ne me sens pas suffisante telle que je suis ? Puis je te dirais que je suis... partager un peu là-dedans dans le sens que, pour moi, quand on oeuvre et qu'on travaille dans ce domaine-là, il y a aussi un aspect de professionnalisme et d'expertise à aller chercher. J'ai un institut, j'offre des formations. Je valorise beaucoup l'acquisition de connaissances, l'acquisition de compétences. Pour moi, il y a un côté où c'est important de continuer de me former, d'aller chercher les meilleurs outils, les meilleures compétences, mais je ne peux pas y aller pour compenser un manque intérieur que j'ai. Donc, peut-être qu'à certains moments, ça n'a pas toujours été conscient comme ça, mais je te dirais que maintenant, je choisis avec beaucoup de précaution mes formations. Fait que tu sais, j'ai des critères maintenant. Fait que tout ce qui n'est pas, c'est basé sur un cadre théorique qui est solide. Tout ce qui n'a pas une renommée, tout ce qui n'a pas une réputation, c'est des formations où je n'y vais plus. Moi, je choisis, comme tu dis, Hendrix, le Body Intelligence, c'est gay Hendrix. Gay Hendrix, c'est extrêmement connu dans son domaine. Ça, c'est, ah oui, cet homme-là, j'ai envie d'aller apprendre de lui. Je sais qu'il a une expertise, ça, je vais aller le chercher. Quand j'ai choisi mon école de breathwork, même chose. C'est comme, je ne vais pas chercher n'importe quelle école. Je veux choisir une école qui est vraiment, qui est ancrée dans les connaissances, qui est ancrée dans un champ de pratique qui est reconnu. Donc, oui, j'ai beaucoup de formation, mais je vais chercher. Je vais chercher vraiment avec précaution, si je peux dire. Mais après, moi, je ne sais pas pour toi, mais moi, j'ai fait la paix avec ma curiosité infini.
- Speaker #0
On pourrait t'en faire autrement, quoi qu'il en soit.
- Speaker #1
Exactement. Moi, j'ai un peu fait la paix avec cet aspect-là de moi, dans le sens que j'aime apprendre. J'aime ça, ça me rend heureuse. J'aime aller chercher des connaissances.
- Speaker #0
Complètement. Mais après, c'est en lien. Tu sais, quand je t'écrivais, juste avant qu'on enregistre l'épisode, Est-ce qu'il y a des choses qui sont importantes pour toi ? Tu me parlais justement de ce shift de la connaissance à l'embodiment, à l'incarnation dans ton corps. Pour moi, il y a de ça aussi aujourd'hui. On est très fort dans le mental et dans la connaissance. C'est ce qu'on vénère à tout prix. Il y a très peu d'incarnation vraiment dans le corps. C'est là où tu vois aussi les thérapeutes qui vont se démarquer par rapport à d'autres. c'est que savoir, juste au niveau du mental, c'est... C'est pas du tout la même chose que de l'avoir vécu réellement dans ton corps. Donc je pense que toi, je sais pas si tu veux partager un peu là-dessus aussi, ça a été vraiment ta prise de conscience aussi. Puis j'imagine qu'avec toutes les formations que t'as faites, à un moment donné, il faut faire un choix sur ce que tu décides vraiment d'incarner profondément.
- Speaker #1
Il y a beaucoup d'éléments dans ce que tu as dit. Oui, la connaissance pure, si elle n'est pas intégrée, elle n'est pas comprise. Il faut qu'on ait une forme d'application, il faut qu'il y ait une mise en pratique. Parce que faire des formations pour se bourrer le crâne et aller recracher après, ça ne fonctionne pas. Il y a aussi de ça, je pense, dans les formations, par exemple, que je suis allée suivre. J'essaie de l'intégrer. Pas juste j'essaie, il faut que je l'intègre. Je ne peux pas le partager si je ne l'ai pas vécu. Je ne l'ai pas vécu intérieurement. Mais le shift pour moi, parce que c'est ça, on parle un peu du shift de la connaissance vers l'embodiment, c'est fait, moi, aussi à travers les lectures akashiques. Donc ça, c'est comme, j'en parle pas nécessairement beaucoup, puis je pense que ça serait intéressant. Oui, oui,
- Speaker #0
on va en parler après, c'est sûr.
- Speaker #1
Parce que j'étais beaucoup, puis c'est mon processus. De la connaissance à l'expérience, c'est aussi mon processus personnel où j'ai été beaucoup, beaucoup dans le mental, comme plusieurs d'entre nous. Mais moi, je ne sais pas, est-ce que tu connais des structures de caractère ?
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Les structures rigides ? Oui,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
Moi, j'ai une structure rigide. Typiquement, je suis le lapin energizer, puis c'est comme go, go, go, j'ai beaucoup d'énergie, puis je fonce. Moi, mon défi, ça a été de descendre dans mon corps, ça a été de commencer à ressentir. Parce que je ne ressentais pas, moi, j'ai toujours été une performante, j'avais des bonnes notes à l'école, je suis allée à l'université. C'était toujours go, puis beaucoup dans l'intellect, beaucoup dans la performance. À un moment donné, c'est un peu ça qui est arrivé, c'est que cette stratégie-là, à un moment donné, quand tu travailles sur toi, parce que j'étais dans cette voie-là, ça ne marchait plus. Parce que malgré tout ce que je faisais, tout ce que je mettais en place, je ne ressentais pas de transformation intérieure. J'avais encore les mêmes contractions, j'étais encore dans un mal-être. Puis j'en faisais des pratiques. Je faisais mes mantras, je faisais mon Kundalini, je faisais mon yoga, je faisais plein de trucs. Mais intérieurement, ce n'était pas apaisé. Ce n'était pas mieux intérieurement. Donc, à un moment donné, je...
- Speaker #0
Mais comment tu appelles alors ? Parce que c'est ça, on est dans une société vraiment rigide. Ce pattern-là, je pense que même s'il y en a qui naissent avec vraiment certains traits de personnalité. Je ne sais plus comment tu les appelais. Moi, je les appelle différemment. La société entière est dans le pattern rigide aussi.
- Speaker #1
On est très... C'est beaucoup l'énergie masculine, c'est la productivité, on est dans le fun.
- Speaker #0
Exactement. C'est vraiment un challenge. Ce que tu partages résonne extrêmement fort parce que parfois, j'ai eu la tendance à vouloir, quand ça n'allait pas, surpratiquer pour essayer de dire « Ok, go, let's go » . Pour toi, ça a été quoi ?
- Speaker #1
C'est séduisant aussi. C'est séduisant quand on est là-dedans parce qu'on a C'est l'outil qu'on nous vend. Fait que tu te dis, ben là, le yoga, je suis censée mieux aller, c'est fait pour mieux aller. Fait que si je ne vais pas bien, je vais en faire plus, je vais mieux aller. Mais on a passé à côté complètement de qu'est-ce que c'est que la spiritualité, qui est la rencontre de soi. Pas la rencontre qu'on a envie de faire. La rencontre que nous avons à faire avec nous. Puis ça, c'est une rencontre qui est radicale. Fait que tant et aussi longtemps qu'on ne se rencontre pas, notre vérité, elle essaie tout le temps de revenir. Elle essaie tout le temps de se représenter à nous. Puis moi, ça a été... Ça a été mon parcours aussi, de penser de cette structure-là, rigide, dans le fer, puis après je suis tombée dans le bypass spirituel pendant plusieurs années. Parce que c'est une fuite extraordinaire de la spiritualité. Quand on n'a pas saisi vraiment l'enjeu principal du truc, quand on n'a pas compris, c'est merveilleux, une petite pratique, une petite méditation, un petit mantra, alléluia, c'est comme parfait. À un moment donné, ça nous rattrape. Parce qu'on ne peut pas vivre à côté de nous.
- Speaker #0
Complètement, oui, c'est ça. Et puis, pour celles qui écoutent et qui se reconnaîtraient dans ces mots, pour toi, ça a été quoi vraiment le... Qu'est-ce que tu as commencé à faire ou à ne pas faire, en fait ?
- Speaker #1
Bien, c'est là que c'est intéressant. C'est intéressant parce que moi, j'ai été initiée au Lecture Akashic en 2019. Et le message que je recevais tout le temps, OK ? Surtout pour des gens que j'accompagnais. Fait que là, les gens arrivaient. Typiquement, Lecture Akashic, c'est... Je suis perdue, je cherche ma mission d'âme, c'est quoi ma vocation ? Les gens arrivent typiquement avec des questions comme ça. Souvent, plutôt que de donner la réponse claire de voici ta mission, voici ton rôle, quoique c'est des choses qu'on fait aussi, mais très souvent, on a une lecture à cacher qui disait aux gens, « Descends dans ton corps, ressens, respire, bouge. » C'était tout le temps le message qui revenait. Je l'ai entendu pour moi aussi, il me le disait souvent, « Descends dans ton corps, ressens. » SPI, bouge Il me le disait tout le temps, ce message-là. Puis au début, c'était un peu déroutant parce que tu te dis, ben là, lecture à caché, il devrait me donner les réponses. Mais souvent, la réponse qu'il donne, c'est pas la réponse pure, c'est la réponse pour aller trouver la réponse. C'est comme le chemin à suivre pour aller trouver la réponse. Fait que moi, ça s'est présenté comme ça. Ouh, descend encore, ressent. Fait que ça a commencé à être une exploration, tu sais, personnelle. Faut me rendre compte finalement au début que je sentais pas grand-chose. Je ne sentais presque rien parce que ce n'est pas quelque chose que j'avais exploité finalement. J'étais beaucoup, beaucoup dans le mental, beaucoup dans le bypass. C'est sûr que quand on est beaucoup dans une forme de dissociation, notre corps, on ne le sent pas. J'avais une belle spiritualité qui était très, très dissociée. J'ai commencé à descendre dans le corps. J'ai eu l'appel du breathwork à partir de 2019-2020, plus 2020, d'aller vers une approche plus en respiration. Ça a commencé à être connu en 2020. Il n'y avait pas beaucoup de gens qui le pratiquaient. Puis tu sais, c'est ça, la vie est toujours bien faite parce que j'avais une amie à l'époque qui commençait à en faire. Donc, j'avais pratiqué un peu avec elle. Puis écoute, là, il y a une porte qui s'est ouverte. J'ai fait comme, oh my God C'est comme, tu sais, tout ce que tu as toujours cherché, c'est vraiment à l'intérieur de toi. C'est vraiment là. On ne sait juste pas comment faire. On ne nous a pas appris comment faire. Exactement. Et puis, je ne sais pas, tu nous disais, tu as des enfants, toi ? Les enfants à l'école, on ne leur montre pas comment être en contact avec leur ressenti, avec leur message intérieur. C'est comme on forme encore des petits êtres faveurs avec des connaissances, des choses à recracher par cœur. On n'est pas dans cette Ausha où on dit aux enfants, tu as plein de réponses à l'intérieur de toi. On n'apprend pas ça beaucoup à nos enfants. Après, c'est toute une porte qui s'ouvre quand on développe cette connexion-là intérieure.
- Speaker #0
Vraiment.
- Speaker #1
De faire confiance aussi, de faire confiance à ce qu'on ressent. Ça a été un peu tout ça, je te dirais, mon parcours. Moi, ça a commencé par le breathwork, mais après, les lectures akashiques. C'est pour ça que c'est difficile pour moi de dire « Ah, il est arrivé tel truc ou tel événement. » C'est comme un bloc, puis une autre exploration, puis une autre porte qui s'ouvre, puis j'y vais, puis je continue.
- Speaker #0
Oui, puis je pense qu'il y a vraiment ce... Dans ce que je peux voir, dans le chemin spirituel de chaque personne, il y a d'abord tes propres prises de conscience, il y a cette envie d'aller changer toute ta vie, tout ton entourage.
- Speaker #1
Ça serait facile de se dire,
- Speaker #0
personne n'a compris, moi j'ai compris. Et puis après, il y a cette envie d'exactement la même chose, le bypass spirituel, jusqu'à se rendre compte que ce n'est pas la solution non plus. Exactement ça. Et je vois tellement de gens, et moi aussi, vraiment, je me mets dans le même sac, c'est d'avoir fait tellement de formations, et te dire, ok, mais ce n'est toujours pas la réponse. Ce n'est pas la réponse. Et c'est drôle, parce que moi, naturellement, ça a été vers le tantra. que j'ai attiré j'ai étudié le tantra depuis plusieurs années c'est vraiment ce retour au corps c'est ça ton outil spirituel au lieu d'aller connecter avec quelque chose qui est en dehors de toi donc c'est très drôle ce parcours naturel qui vient avec le temps il faut de la patience mais ça revient à dire que le corps est vraiment l'outil ultime qui nous parle et Et pour toi, pour celles qui ont envie de créer un véritable changement dans leur vie, comment est-ce que tu crées un vrai changement dans ta vie, selon toi ?
- Speaker #1
Quelle bonne question. Je pense qu'il n'y a pas de réponse unique. Déjà en partant, il n'y a pas... Arrêtons de... Je ne dis pas que c'est l'intention de ta question, mais souvent, les gens, on va chercher une méthode. On va chercher une stratégie.
- Speaker #0
Plus, je dirais, comment... intégrée en changement, tu vois, parce que les gens veulent changer, mais comment... Ça revient peut-être, en fait, de revenir au corps et de commencer à vraiment, ouais, recevoir les messages.
- Speaker #1
Ce que je voulais dire, c'est que le vivant est intelligent. Puis le vivant s'exprime toujours à travers nous. Fait que je pense que même avant de chercher le comment faire, tu sais, c'est pour ça que pour moi, la connaissance, ça a été importante, parce que des fois, on a besoin de placer des morceaux avant même de rentrer dans l'expérience. Puis... Je pense que la première chose qu'on a besoin de comprendre, c'est que le vivant est intelligent. Donc, il y a toujours une intelligence à travers le vivant qui s'exprime, à travers nous. Quelqu'un qui cherche sa voix, qui cherche sa mission. Je sais qu'on est beaucoup là-dedans en ce moment. La première chose à faire, c'est d'écouter le vivant à l'intérieur de toi. Parce qu'il est déjà en train de te partager plein d'informations. Qu'est-ce qui t'inspire ? Qu'est-ce qui te met en joie ? Qu'est-ce qui t'éteint ? Dans quoi est-ce que tu te sens pris ? Dans quoi est-ce que tu te sens libre ? Parce que le vivant, comme je dis, il est intelligent, il nous montre déjà le chemin. Mais on cherche tellement à l'extérieur de nous. Puis ça revient un peu à ce qu'on disait, on fait beaucoup de formation. Puis là, les gens sont déçus. Les gens sont déçus parce qu'ils font des programmes de transformation personnelle. Ils engagent une personne, ils font un programme, il y a un autre, il y a un autre. Puis là, ils sont déçus parce qu'ils n'ont pas retiré du programme ce qu'ils voulaient. Mais ce qu'ils n'ont pas compris, c'est que toute technique, toute pratique, ce n'est pas la pratique qui te change. La pratique, puis ça, on le voit en tant que... La pratique est là pour... éveiller une conscience à l'intérieur de soi pour provoquer une expérience qui, elle, peut révéler ce qu'on porte.
- Speaker #0
Et ça demande de se rendre inconfortable.
- Speaker #1
C'est là que c'est intéressant parce que qu'est-ce qu'on fait l'humain quand on est inconfortable ?
- Speaker #0
On fuit.
- Speaker #1
Bye
- Speaker #0
Je vais aller faire une autre formation. Là, vraiment, pour former ma vie.
- Speaker #1
Ça m'a vraiment fait chier, celle-là. C'est ça.
- Speaker #0
Et puis, tu vois, parce que tu parles de vraiment... C'est cette intelligence qui est là et qui nous guide. Ce que je vois beaucoup chez les femmes en général aussi, c'est de ne pas réussir ou de ne pas faire confiance à cette petite voix intérieure, à cette intuition. Et à un moment donné, de se dire, c'est quoi mon intuition, c'est quoi mon mental ? Comment est-ce que j'arrive à différencier les deux ? Et comment est-ce que je peux commencer à faire confiance et me laisser aller un peu plus ? Et commencer à... à me laisser guider justement par cette intuition. Est-ce que toi, tu as un truc pour différencier les deux ?
- Speaker #1
On vient, tu sais, avec le temps, je pense, puis à force d'observation, on vient à déceler, tu sais, quand c'est plus le mental rationnel qui essaie de nous convaincre de quelque chose versus c'est vraiment comme un élan ou quelque chose qui pétille. Fait que, tu sais, c'est quoi le truc ? Je pense que la première des choses, c'est qu'il faut le tester, tu sais, puis c'est là où souvent les gens n'osent même pas faire le pas parce qu'on a tellement peur de se tromper. qu'on ne le laissait même pas. Mais tu sais, l'intuition, c'est comme n'importe quoi. C'est une compétence. Premièrement, c'est tout le monde là. Ça fait partie de nous, les humains. C'est inné. C'est une capacité qui est innée. Mais il faut l'expérimenter. Il faut jouer avec un peu pour comprendre comment est-ce qu'elle te parle. Est-ce qu'elle te parle dans des sensations ? Est-ce qu'elle te parle dans tes rêves ? Est-ce qu'elle te parle dans des images ? Elle te parle comment, ton intuition à toi ? Il faut réapprendre à parler ce langage-là. Puis, il faut le tester. Il faut accepter. Accepter aussi des fois de se planter, de se tromper. Mais je pense que souvent, c'est qu'on a tellement peur de se tromper qu'on n'ose même pas y aller. En plus, c'est qu'on veut des résultats tout de suite. Fait qu'on veut que notre intuition nous paye maintenant. Puis des fois, il y a des choses qu'on fait sans savoir pourquoi. Récemment, j'allais faire justement une autre formation. Puis je ne sais pas encore exactement même. Ça fait trois mois, trois, quatre mois que je savais faire la formation. Je ne sais même pas encore exactement pourquoi je suis allée la faire. Est-ce que mon intuition était bonne ou était fausse ? Trois mois après, je ne peux même pas te répondre. Je ne le sais pas encore. Des fois, il faut accepter aussi d'être un peu dans le flou. C'est comme, je l'ai suivi. Est-ce qu'elle était vraie ou était fausse ? Pour l'instant, je ne le sais pas, mais je suis comme, j'observe. Je suis ouverte. Je suis comme dans l'ouverture. C'est ça qu'on veut. On veut savoir. On ne veut pas se tromper. On veut que ça soit tout de suite. Mais là, c'est parce qu'il va falloir s'assouplir un peu. Sinon, on est... On est dur envers soi. On ne se laisse pas beaucoup de chance pour expérimenter tout ça, finalement.
- Speaker #0
C'est clair. Puis on est dans un monde qui nous permet tellement d'expérimenter aujourd'hui aussi. Pour moi, le mental, généralement, c'est ça. Il y a beaucoup de raisons dans le mental, puis de guider par la peur aussi. Et c'est souvent drôle de regarder en arrière et de se dire, tiens, tous ces moments de vie. Aujourd'hui, je suis en train de revoir tous mes moments de vie et de me dire, en fait, ce n'était pas un hasard. Ce n'était pas un hasard. Ce n'était pas un hasard. Et ça m'a juste amenée à qui je suis en fait Aujourd'hui, alors qu'à l'époque, je n'avais aucune idée de l'intuition du spirituel, rien du tout. Mais je pense que la vie nous amène certaines personnes, certains cas. Et donc, de regarder en arrière, parfois, c'est quand même intéressant, même si, comme tu dis, il y a trois, quatre mois qu'a eu lieu ta formation, tu n'as pas encore vraiment décelé le pourquoi du comment. Et puis, éventuellement, ça émergera à un moment donné. Parle-moi des mémoires akashiques, du coup. Parce que... Ouais ! Parce que là, il me semble... Ok, je connais des filles qui font des... mémoire akashique, et qui disent, là aussi, il faut que tu te fasses sacrément confiance au début quand tu commences à faire ça, non ?
- Speaker #1
Bien oui, oui. Parce que, comme je dis souvent en formation, au début, faites conscience à tout ce que vous recevez sans questionner. Parce que c'est rare, ça arrive. Ça arrive quand même fréquemment qu'on a des confirmations. Mais quand tu tombes sur des trucs de mémoire, par exemple, que ce soit des vies antérieures, que ce soit des trucs dans le transgénérationnel, Tu sais, on a rarement des confirmations des choses qu'on avance. Moi, je dis toujours aux gens, allez-y, faites confiance à tout ce que vous recevez. Mais des fois, il y a des confirmations, beaucoup, surtout en début de parcours. Des mots. Souvent, les gens vont l'observer avec un mot qui a été partagé, une image. Tu vois, j'avais des étudiantes, je vais toujours m'en souvenir. On est dans les premières pratiques. L'étudiante fait la lecture à l'autre, puis là, elle lui décrit une figure féminine. Elle a une couronne de fleurs, elle lui décrit une robe. Elle donne plein, plein, plein de détails. Puis en lui disant, j'ai aucune idée, mais c'est ça que je te décris. C'est comme on dirait l'énergie maternelle. Fait que la fille, elle la laisse aller. Puis quand elle a fini la description, la fille qui a reçu la lecture, elle lève son bras. Puis elle a un tatouage sur le bras qui est exactement le tatouage que l'autre élève vient de lui décrire.
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Comme pareil, là. Elle a laissé aller, puis après, elle lui a montré le tatouage. Fait que là, l'autre fille était comme « Oh my God, c'est ça que j'ai décrit ? » Oui, c'est ça que t'as décrit. Puis il y en a plein des petites confirmations qu'on reçoit comme ça.
- Speaker #0
Et c'est quoi, pour celles qui ne connaissent pas, les mémoires akashiques, c'est quoi exactement ?
- Speaker #1
Donc, la mémoire akashique, on dit que c'est la mémoire de l'âme, en fait. que l'âme, avant de s'incarner, elle a toutes ses mémoires de ce qu'elle a vécu dans, par exemple, des vies antérieures. Elle a aussi des mémoires du transgénérationnel parce qu'on dit que quand l'âme s'incarne, elle va choisir une famille qui est en cohérence avec ce qu'elle vient de travailler dans sa vie actuelle. Donc, on a accès aux mémoires sur ces plans-là. On a accès aussi à ce qui est comme le plan de vie, le plan de marche de l'âme quand elle s'incarne, c'est-à-dire les leçons que l'âme vient apprendre. les expérimentations qu'elle vient faire, mais ça touche aussi tout l'aspect potentiel puis contribution. C'est ce que les Indiens vont appeler le dharma. Le dharma, plus dans la définition hindouiste, où on croit que quand l'homme est 50, puis même dans le taoïsme aussi, ils ont les mêmes croyances, que l'homme, quand il est 50, il va choisir des dons, des qualités, des compétences qu'il vient mettre à profit. Typiquement, quand il analyse le dharma, par exemple en astrologie védique, Tu as le profil, par exemple, de l'enseignant. Moi, j'ai le profil d'enseignant, mais c'est dans mes étoiles, tu comprends ? C'est déjà là, mais toujours est-il qu'on vient et on s'incarne avec des dons qui nous sont propres. On a aussi accès à toutes ces informations-là et on accède aussi aux potentialités futures. Donc, on est capable, en lecture akashique, d'aller connecter sur des potentiels futurs. On ne prédit pas l'avenir, mais on est capable de se projeter dans des futurs possibles. pour observer qu'est-ce qu'on peut développer comme potentiel, qu'est-ce qui est à notre portée, qu'est-ce qui est possible pour nous de créer, de développer dans notre vie. C'est très large. Souvent, c'est associé beaucoup aux vies antérieures, mais pour moi, ce n'est pas l'aspect le plus intéressant. Pour moi, c'est tout l'aspect potentiel. C'est ça, moi, qui m'intéresse dans les lectures akashiques.
- Speaker #0
ils utilisent le terme les potentialités futures, parce qu'en fait, tu vois, avec mon mari, il me dit, non mais c'est horrible de se dire que quoi, on a déjà un destin et que tout est déjà tracé. Et je dis, non, il y a différentes lignes, il y a différentes potentialités et après, il y a les événements de la vie, on garde un libre arbitre aussi, qui est quand même très très important.
- Speaker #1
Oui, mais moi, j'aime un peu philosophier sur ces idées-là des fois. À quel point on a un libre-arbitre ? Ça nous fait plaisir de croire qu'on a un libre-arbitre. Je n'ai pas la réponse. Il y a des choses, pour moi, dans le plan de marche de l'âme, il y a vraiment des choses qu'on est appelé à vivre. Il y a des choses qu'on est appelé à créer. Il y a des choses qu'on est appelé à contribuer. Le comment n'est peut-être pas toujours défini. Le chemin pour s'y rendre non plus. Mais c'est clair qu'on a des destinations dans nos vies qui sont déjà... En tout cas, moi, ça fait partie de mes croyances qu'il y a des destinations qui sont inévitables, qu'on ne pourra pas passer à côté.
- Speaker #0
Ok, oui, oui. Écoute, c'est ça. Je viens de terminer le livre « Conversation avec Dieu » . Et c'est là où il parle aussi pas mal du libre-arbitre. C'est que l'âme vient pour faire l'expérience, qu'elle connaît, mais qu'elle veut faire l'expérience. Et donc cette notion de bien, de mal, et Dieu qui est dans la conversation explique qu'il laisse à l'être humain le libre-arbitre, et que le libre-arbitre, à travers ça, il a créé les guerres, tout ce qu'on peut voir aujourd'hui, toute cette dualité, sans intervention divine. Donc c'est ça, c'est un sujet assez énorme et complexe, mais donc dans les mémoires akashiques, il y aurait cette possibilité d'aller voir les potentialités futures. Et donc, toi, par exemple, quand des gens viennent te voir, c'est, comment dire, tu te prépares à travers une méditation. Comment est-ce que tu te connectes à ça ?
- Speaker #1
Oui, bien, il y a tout un processus. Moi, je l'enseigne principalement maintenant. Je fais beaucoup moins d'accompagnement individuel, mais au niveau de la pratique comme telle, on a un petit processus. D'une part, nous, pour se centrer, pour arriver en présence. Il y a un petit processus pour se déposer à l'intérieur de soi. Puis après, c'est un protocole. Il y a différentes étapes, il y a une petite prière d'entrée. Après, c'est quelque chose qu'on apprivoise, qu'on développe tranquillement. C'est une fréquence qui est très élevée aussi dans l'énergie. Il y a un petit processus de calibration souvent qui est là au départ. On y va tranquillement, graduellement. Comme tel, tout le monde a la possibilité de connecter aux mémoires en cachet. Si la personne a l'appel de le faire, c'est parce qu'elle est prête. Tout le monde peut le faire.
- Speaker #0
Oui, c'est quelque chose que tu apprends vu que tu le formes. Et alors, les constellations AFS, parce que moi, je connais le Internal Family System avec lequel je travaille, mais je voyais sur ton site ou dans tes retraites, tu proposes des constellations AFS. Raconte-moi ça, s'il te plaît.
- Speaker #1
C'est génial. Il faut que tu viennes, Emilie. Il faut que tu viennes le processus. Mais en fait, c'est le processus AFS. Donc, la personne qui est constellée va consteller ses parties. Donc, c'est vraiment une constellation de type coaching. Donc, on va rencontrer chacune de nos parties. Peut-être, je ne sais pas si tes auditeurs, est-ce que tu as déjà parlé d'AFS ? Est-ce que les gens connaissent l'approche ? Donc, on va rencontrer chacune des parties. On va rencontrer toute l'investigation qu'on fait en AFS. C'est quoi tes comportements ? C'est quoi tes croyances ? De quoi est-ce que tu as peur ? Pourquoi est-ce que tu déploies telle ou telle stratégie ? On va travailler avec chacune des parties et on les amène à travailler ensemble. à revenir finalement sur le but commun, qui est le but que la personne porte à l'intérieur d'elle, dans son essence. Donc, on le constelle. C'est comme une mise en scène. Puis, c'est tellement fascinant parce que les gens, quand tu es constellé en AFS, c'est comme tu vois à l'œuvre tout ton système intérieur.
- Speaker #0
C'est génial.
- Speaker #1
C'est vraiment puissant de le faire de cette manière-là.
- Speaker #0
Est-ce que c'est des intervenantes ? Moi, j'ai fait des conseillations familiales et c'est d'autres personnes qui vont aller jouer tes parts ou alors tu le fais aussi avec des petits bonhommes ? Je sais que c'est possible aussi.
- Speaker #1
Je pense que ça doit se faire. Je l'ai fait des fois en coaching. Ça m'est arrivé plus avec des objets. On va faire des personnes à prendre des objets qui représentent chacune des parties. Mais dans ce contexte-là, par exemple, en retraite, c'est les participants qui viennent jouer les parties. Ça fait que c'est... C'est très puissant pour la personne qui le vit. C'est puissant aussi pour ceux qui jouent, parce qu'on est en résonance. Des fois, c'est comme, oh my God, c'est ce qu'elle est en train de partager ou ce que je vois devant moi. Je le porte moi aussi. Il y a des choses extraordinaires qui peuvent émerger dans ce genre de dynamique-là.
- Speaker #0
C'est incroyable. Ça prend du temps. En retraite, tu passes chaque personne avec ses parts ?
- Speaker #1
Ça fait pas longtemps que je le fais. Je l'ai fait dans mes dernières retraites. Mais on n'a pas eu le temps de passer tout le monde. De toute façon,
- Speaker #0
même si tu joues une part, du moins dans les constellations, ça va guérir des choses chez toi aussi. Je serais curieuse, étant donné que j'organise des retraites moi aussi, comment est-ce que tu fais pour protéger ton énergie dans des structures de groupe où il y a de l'intensité ? Je ne sais pas si tu es seule à guider tes retraites aussi ? Mais je serais curieuse de savoir, est-ce que tu as quelque chose pour protéger ton énergie ?
- Speaker #1
Moi, je guide seule. C'est vraiment un choix que j'ai fait de guider mes retraites seule. J'aime tenir mon espace. Pour moi, c'est un travail presque de broderie. On suit l'énergie. Puis là, j'ai toujours un plan de match en tête. Je sais où je m'en vais, mais je m'ajuste puis je m'adapte. Fait que je guide ça dans des processus, par exemple en breathwork, où il y a d'autres processus de transdance aussi que je guide. Là, je vais avoir des gens qui vont m'aider comme facilitateur. Mais sinon, comment je protège mon énergie ? C'est une question intéressante parce que je t'ai dit, j'ai une structure rigide. Fait que je suis un petit lapin energizer. Fait que moi, c'est un défi de... rester très en contact avec où est-ce que je suis aujourd'hui, comment est-ce que je me sens, où est mon niveau d'énergie, parce que moi, je peux fournir pendant longtemps avant de sentir que j'ai plus d'énergie. Je dirais que je suis en train de prévoiser aussi, parce que je n'en ai pas toujours été consciente. Typiquement, j'allais dans une retraite, puis après, j'étais crevée pendant une semaine. Je suis en train d'apprivoiser un peu et de mieux comprendre mes besoins. Qu'est-ce que j'ai besoin en termes de préparation, en termes de retour ? Pour moi, ça se joue plus à ce niveau-là. Une bonne préparation, un temps au retour. Moi, je travaille beaucoup ma structure énergétique aussi. Mon ancrage, je travaille avec l'énergie au niveau des dantiennes, connexion à la terre. Ça, je le fais aussi à tous les jours. Moi, je crois que ça aide beaucoup. On part. pas comme ça, sans être connectée. Il faut que je sois connectée sur cette source d'énergie-là à l'intérieur de moi. De toute façon, je sais que c'est juste, je suis à la bonne place. Donc, je suis guidée, je suis supportée. J'ai aussi ces pratiques-là, finalement, d'ancrage pour m'assurer que ma structure énergétique est soutenue aussi pendant tout le processus.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Je pense que c'est toujours une question de... Juste petite parenthèse, c'est pas avec Annie Longo que tu es formée en Breathwork ? Ah non, ok, parce que je la reçois vendredi justement, je me dis ah. Parce que c'est une question que je pose régulièrement aux personnes qui facilitent des grands groupes et voir un peu quelles sont les techniques de chaque personne. Je sais que ma propre coach me disait, ok, il y a cette image d'être comme un bambou, tu vois, et qui est creux à l'intérieur, où il y a l'énergie qui circule. Limite, ce n'est même pas toi, en fait. Je pense que dans les structures rigides, il y a ce côté mental qui fait qu'il faut que ce soit moi qui porte tout. au lieu d'avoir vraiment ce flot divin, en fait, qui fait que tu perds jamais d'énergie. Et donc, voilà, je suis curieuse. Mais vraiment, travailler avec des dames tiennes, puis de s'ancrer, avoir ces pratiques, c'est...
- Speaker #1
Je pense que c'est vraiment essentiel. Puis c'est souvent un aspect qui est un peu négligé, je te dirais, dans le domaine, surtout néo-spirituel, un peu New Age. Des fois, on a emprunté toutes sortes de pratiques, mais il faut revenir à la base aussi. avec une compréhension un peu de comment fonctionne notre structure énergétique. Ça fait que, mais tu sais, c'est de l'apprentissage. Puis je pense qu'il y a des techniques de base, puis après, il faut un peu nous jouer selon notre propre capacité. On a toutes des capacités qui sont différentes. Il y a des gens qui n'ont pas beaucoup d'énergie. Il y en a qui en ont beaucoup. Ça fait que, tu sais, on adapte aussi selon notre propre énergie. Après, quand on est dans des contextes d'accompagnement, c'est d'être conscient aussi de ce que je donne versus ce que je reçois. Souvent, quand on est accompagnant, on est très bon pour donner beaucoup et pas toujours recevoir. Il y a ça aussi chez l'accompagnant où je pense que c'est important de prendre conscience de cet input énergétique-là. Je pense que quand on accompagne, de ne pas être juste dans le « je donne, je donne, je donne, je donne » , mais de trouver sa juste place. Ça, d'ailleurs, ça a été une réflexion que j'ai eue dans comment je guide et je structure mes retraites. Ça prend aussi une réflexion sur c'est quoi mon rôle et ma place par rapport aux participants qui vivent des processus. Jusqu'où va ma disponibilité ? Est-ce que je suis là 100% et en plus j'agis comme thérapeute, j'agis comme amie, j'agis comme ci et comme ça avec tout le monde ? C'est quoi mon rôle dans le groupe ? Parce que j'en ai vu aussi des fois qui se sur-responsabilisent par rapport aux participants. Ça fait que ça, tu peux embrûler de l'énergie. Si tu prends tout le monde sur tes épaules, puis que tu veux que tout le monde soit bien, puis que tu veux être présente pour tout le monde. Moi, ce que j'ai développé, c'est que j'encourage les participantes à se soutenir entre elles, à être là l'une pour l'autre. Donc ça, ça aide beaucoup. Puis je pense que ça permet à tout le monde aussi de prendre sa juste place dans le groupe. C'est-à-dire que c'est pas moi 100%.
- Speaker #0
Et il y a l'intelligence du groupe aussi. Il y a des choses qui émergent. Je veux dire, voyez-vous, il y a plein de... C'est une super bonne chose. d'avoir des moments off aussi pour toi, vraiment d'oser se retirer, d'avoir du temps pour toi. Super important. Donc j'aurais une dernière question, peut-être un peu plus, qui va intéresser peut-être plus celles qui sont business, quoique. Je vois la multipotentialité en toi, puis la passion pour tellement de choses. Est-ce que ça t'a mis du temps pour trouver une cohérence vraiment dans...
- Speaker #1
Ah mon dieu !
- Speaker #0
Grande question ! Ouais, hein ? Éternelle, dans ce que tu communiques par exemple, dans ce que tu mets vraiment de l'avant, est-ce que t'as eu l'impression parfois de noyer les gens dans... Ok, elle est partie là-dedans, Ouais. Comment tu gères ça ? Si tu l'as géré.
- Speaker #1
Je ris parce que je suis encore là-dedans et ça a été complexe pour moi de relier des chants de pratique qui, à la base, ne sont pas du tout reliés. Il y a le coaching d'un côté parce que j'ai fait de la pianine, j'ai fait de l'épitome. Là, tu as ça d'un côté. Après, tu as le breathwork d'un côté. Après, tu as l'approche du système nerveux d'un côté. Après, tu as le spirituel, la lecture akashique d'un côté. Oui, ça a été un gros défi pour moi de trouver la cohérence et de se l'aider encore. Mais on dirait que ma porte de sortie, c'est de ne pas contrôler mon message. Ne pas essayer justement de trop structurer et de trop conceptualiser. Parce qu'on dirait que le plus que j'essaie de mettre les choses dans des cases, je ne sais pas comment te le dire, mais il ne faut pas que je suranalyse comment les gens vont le recevoir d'une certaine manière. C'est comme, qu'est-ce que moi j'ai envie de partager ? Puis ça devient ça, ce que je partage. Parce que j'ai essayé justement de... Je me suis partagée beaucoup entre le spirituel et l'embodiment, puis ça a été un gros défi, je te dirais, de relier les deux centres pratiques, parce que pour moi, c'est comme si c'était deux choses séparées puis je n'arrivais pas à les ramener ensemble.
- Speaker #0
Ça devient essentiel aujourd'hui.
- Speaker #1
Mais c'est rare que c'est amené ensemble. C'est rare qu'on va parler de l'âme puis qu'on va parler d'embodiment en même temps. C'est rare qu'on va parler de régulation du système nerveux puis du spirituel. Toujours comme deux chants qui sont à part. Fait que t'as toute la gang qui sont, OK, breathwork fonctionnel, régulation du système nerveux, mais c'est tout. Après, t'as l'autre gang, spirituel, connexion, troisième oeil, c'est tout. Puis là, après, t'as la gang qui danse, puis qui danse extatique, tantra, let's go. Mais c'est comme, OK, mais on fait quoi après dans la vie ? Comment qu'on ramène ça ? Fait que moi, je suis comme un peu, t'sais, un peu au carrefour, puis OK, attends une minute, comment on peut faire pour ramener tout ça ? Puis dans le fond, bien... on a toutes ces dimensions-là à l'intérieur de nous et puis si on reprend le tantra,
- Speaker #0
le tantra c'est ça ça combine déjà toutes ces choses-là et puis comme tu dis, il y a toutes les néo-formations spirituelles qui sont un peu déconnectées aussi qui ont mis certaines choses de côté donc je comprends vraiment ce carrefour dans lequel je me trouve aussi et je vois le complexe aussi parfois de réussir à À communiquer et puis t'as raison au final de dire, ben voilà, voilà ce que j'ai envie de dire et suivra qui me suivra au final.
- Speaker #1
Ouais, ben c'est un peu ça, je peux dire, ma carte de visite. Puis souvent, les gens, c'est ce qu'ils me disent, c'est « Ah, t'es vraiment authentique dans ce que tu partages » . Ben honnêtement, si je suis pour partager quelque chose qui n'est pas vrai, qui n'est pas senti, je me souviens passer mon tour.
- Speaker #0
Ouais, complètement.
- Speaker #1
Je pense que quand on revient à la base, les enseignements à la base, quand on revient aux enseignements traditionnels, ils étaient déjà holistiques. Ils intégraient déjà tous ces éléments-là. Ce n'était pas séparé. C'est très occidental d'avoir séparé le mindset, le système nerveux, l'aspect spirituel. C'est très, très occidental. Mais quand on revient aux enseignements à la base, c'était comme ça. La conscience divine, travailler le corps avec le yoga, travailler l'énergie. C'est comme les enseignements étaient finalement intégrés. Je suis aussi dans cette espèce de retour en ce moment. OK, mais quand on revient aux enseignements traditionnels dans le tantra, c'est ça, on est un. On est un déjà, tout est déjà là.
- Speaker #0
Puis je pense que c'est là aussi qu'on peut vraiment incarner le changement. Parce que sinon, on continue à être dans des cases et compartimentaliser. Et donc, c'est ça, il faut revenir à un retour. C'est génial. Merci, Clotilde. Si jamais il y en a qui ont envie de travailler avec toi, qu'est-ce qui vient pour toi dans les mois à venir ?
- Speaker #1
Alors, principalement, les formations Lecture Akashique. Il y a trois niveaux de formation maintenant. Donc, c'est des gens qui ont envie d'explorer cette avenue spirituelle-là. Et les retraites, embodiment. Donc, c'est ce que je déploie beaucoup cette année. Vraiment, l'exploration embodiment qui, justement, va chercher dans la connexion spirituelle, la connexion corporelle. Donc, une retraite à Québec. début mai en France en novembre et de retour au Mexique en 2027.
- Speaker #0
Génial. De toute façon, je mettrai toutes les informations dans la légende de l'épisode. Merci beaucoup pour ton temps et au plaisir de te rencontrer en vrai aussi. On n'est pas très loin.
- Speaker #1
Avec plaisir.
- Speaker #0
Merci beaucoup. Salut.
- Speaker #1
Merci. Bye. Bye-bye.