- Speaker #0
Les étrangers en France, quel vaste sujet ! Nous parlons beaucoup d'eux ces jours-ci, dans divers contextes. La France a toujours été et est un pays d'accueil pour de nombreux étrangers au fil des décennies. Nous les connaissons tous, Charles Aznavour, Marc Chagall, Serge Gainsbourg et tant d'autres. Parfois nous les appelons les immigrés, parfois les étrangers selon le contexte. Là, j'ai envie de vous parler des étrangers d'aujourd'hui, qui réussissent en France, malgré le contexte économique, les changements législatifs et les défis d'intégration. Ils choisissent de rester et de faire de la France leur terre d'accueil. Mon souhait est d'inspirer d'autres étrangers, de leur donner le courage d'aller de l'avant, de persévérer et de réussir. Je suis allée à la rencontre de celles et ceux qui réussissent aujourd'hui à vos côtés, venus des États-Unis, de la Russie, des pays d'Afrique, des pays en Europe et d'autres. Parfois, ils choisissent la France. Parfois, c'est la France qui vient les chercher et les choisit. Ce sont des personnes au parcours incroyable, remarquable et en tout cas unique. J'ai eu tellement de plaisir à recueillir leurs propos. J'espère que vous allez écouter avec autant de plaisir. C'est parti !
- Speaker #1
Bonjour Sénika.
- Speaker #2
Bonjour Julien.
- Speaker #1
Comment tu vas aujourd'hui ?
- Speaker #2
Super. Je suis contente d'être là avec toi.
- Speaker #1
Également, merci d'avoir accepté aujourd'hui qu'on se rencontre et qu'on découvre ton parcours, ce que tu fais aujourd'hui. Donc je vais maintenant rentrer dans le sujet, je te laisse te présenter.
- Speaker #2
Bonjour, je m'appelle Sénika Théier. Je suis américaine d'origine et ça fait une trentaine d'années maintenant que je suis en France. Actuellement, je suis parisienne et je suis cofondatrice de Choose My Company.
- Speaker #1
Super. Ça fait trente ans que tu es en France, à Paris, toujours à Paris.
- Speaker #2
J'ai bougé un peu. J'étais dans le sud pendant un petit moment et j'ai même été expatriée aux États-Unis pendant trois ans. D'accord.
- Speaker #1
Et d'où viens-tu ?
- Speaker #2
Ma famille est dans le Vélo-Ouest. à Detroit et à Chicago.
- Speaker #1
Très bien. On va partir plutôt, oui, de la question Pourquoi la France ? C'est la question, je pense, qui intéresse beaucoup. Je ne sais pas s'il y a beaucoup d'Américains, finalement, à Paris, en France.
- Speaker #2
Il y a beaucoup d'Américains, pas forcément des résidents permanents ou de très longue durée. Mais en ce qui me concerne, c'est une histoire qui a commencé quand j'étais très petite. OK. Quand on grandit à Détroit, on est juste en face du Canada et à l'école, la deuxième langue qu'on enseigne n'est pas l'espagnol, mais c'est le français.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #2
Ça veut dire que c'est une dame qui venait nous faire 1, 2, 3 ABC quand elle avait 6 ans, mais ça plante les graines et ça développe l'oreille. J'ai eu la chance, la personne qui était la maîtresse de cette classe, quand j'étais petite, c'était une fois par semaine, c'était une Française. C'était une Parisienne. Et donc, ce qu'on entendait, c'était le français le plus pur. Et donc, c'est un chemin qui a poursuivi pendant toutes les études parce que quand on est au collège, quand on est au lycée… on choisit la langue qu'on veut. On peut faire de l'espagnol, on peut faire de l'allemand aussi. J'ai été suivie avec du français jusqu'au bout. Et à la fin du lycée, j'ai eu la chance, je suis partie à Princeton. J'ai fait une concentration en langue romane dans le français et l'italien, avec de l'allemand à côté. Et donc, la curiosité pour l'étranger dans le vieux continent est le goût juste.
- Speaker #1
ok m'a suivi jusque là jusqu'à dans mes études mais de manière très directe très bien donc qu'est-ce qui se passe comment ça se fait du coup finalement que tu passes le cap que tu te dis ah je suis je suis assez curieuse pour franchir le cap et partir aujourd'hui en France découvrir la France
- Speaker #2
J'avais 20 ans, je pense qu'il y avait une curiosité qui était toujours là, mais dans mon entourage à l'université, j'avais un professeur qui était en parallèle sénateur, qui représentait les Français outre-mer. Et il savait que j'avais envie de partir. C'est lui qui m'a parlé de deux choses. Il y avait un programme dans mon université qui permettait de faire un stage, et ensuite il encourageait à passer des concours pour les écoles françaises, et il connaissait très bien le système. d'admission parallèle pour les non-français. Donc ça, c'est passé en deux étapes. La première étape, j'ai décroché le gros lot et le stage que j'ai eu quand je suis venue en France, c'était l'été de 1989, donc le bicentenaire de la Révolution, d'une part et d'autre part. J'étais guide dans les caves chez Moët et Chandon. Oh, wow ! Il y a le pire. Et donc, ma découverte de la France était très intense, à la fois dans la partie parisienne, mais aussi dans la partie où j'étais en province, j'étais à Pernay, et je travaillais autour d'un produit, il n'y a pas plus français que le champagne, et dans une structure qui a pu m'accueillir. et ça, c'était suivi de… Ça n'a fait qu'agrandir mon envie de venir de manière plus permanente et donc j'ai passé des concours pour des écoles de commerce. Je suis rentrée à HEC dans le programme Grande École.
- Speaker #1
Ok. Et c'était un choix inconscient. Tu étais déjà au courant par rapport au système d'éducation en France, je suppose, à cette époque-là.
- Speaker #2
Comment ça J'étais au courant. Alors, quand on est aux États-Unis et on prospecte les universités, on va aller physiquement rendre visite et on rencontre des gens. Et c'est école par école. À l'époque, pour postuler pour des écoles françaises, c'était très différent. C'était un concours commun. Et rendre visite pour aller voir le campus. Je ne l'avais pas fait. Donc, j'étais absolument ravie de réussir mon concours. Dans l'épreuve à l'oral, vous choisissez deux thématiques dans un chapeau. J'avais la torture et le chocolat. Il fallait que je délire en français. sur les deux sujets devant un joli. Donc, ça nous plonge dans la manière française de faire vivre les concours et d'évaluer, mais ça se complète par des dossiers, par des lettres de fondation, par du GMAT et d'autres choses beaucoup plus rationnelles et objectives. Des relevés de notes. Quand je suis arrivée, par contre, même si c'est la première école de commerce française, la vie du campus est très différente. J'ai passé d'un lieu comme Princeton, qui est fait par l'Assemblée à Oxford et Cambridge, à HEC, qui a été construit en béton dans les années 60-70. Et à l'époque où j'étais arrivée, aujourd'hui, à HEC... ils ont reconstruit, ils ont paysagé les arbres qui faisaient un mètre. Moi, j'étais arrivée, maintenant, ils sont très grands. Donc, l'impression que ça donne, c'est devenu une communauté qui est beaucoup plus internationale, beaucoup plus vibrante, beaucoup plus intégrée que ce que j'ai pu découvrir. Donc, le contraste était fort, mais si votre objectif, c'est de connaître la France de l'intérieur, c'est un baptême de feu, mais c'est extrêmement efficace.
- Speaker #1
Très bien. Donc, tu arrives, tu fais ton parcours. Combien de temps, du coup, ça a duré ton…
- Speaker #2
Alors, j'ai fait les deux dernières années. Donc, je suis rentrée en admission parallèle parce que j'avais déjà un bachelor's de Princeton. Donc, j'ai fait les deux dernières années de HEC où j'ai fait la major marketing. OK. Et j'ai fait le French track, c'est-à-dire mes cours étaient en français.
- Speaker #1
Oh, wow. Donc, tu avais déjà un niveau très élevé.
- Speaker #2
Alors… Je suis arrivée en France, je savais dire Proust, mais demander où étaient les toilettes ou dire que j'avais faim, c'était plus compliqué. Donc, je pense que la vie de tous les jours, etc. Et ensuite, j'ai découvert des faux amis. des faux amis c'est comptabilité analytique en français mais pas analytical accounting in English et quand tu vas à la bibliothèque et tu prends le mauvais livre et tu te plantes sur le contrôle c'est donc c'était c'était c'était intense c'était parfois la douche froide parce qu'en termes de compétences on passe de l'environnement où on est très à l'aise intellectuellement avec les choses où on est c'est on ne peut pas s'appuyer sur ces outils et ces ressorts de tous les jours pour réussir. Ceci dit, HEC m'a donné accès à tout un monde, je pense, d'opportunités et une vision de la France que je n'aurais jamais pu percevoir si je n'avais fait un chemin plus classique pour venir faire le semestre des changes. J'ai quand même fait deux ans à l'école avec des stages entre les deux, le tout en français, mais ça c'était ma volonté, même si ce n'était pas facile. parce que je me rendais compte de l'importance de la langue pour arriver là où j'avais envie d'aller.
- Speaker #1
Et du coup, est-ce qu'il y avait d'autres étrangers dans ta promo ou tu étais la seule ?
- Speaker #2
Alors, à l'époque, on était 350 élèves par promotion dans le programme OJTHC. Il y avait 37 qui faisaient des cours en anglais et qui venaient de par le monde. Il y avait des Norvégiens, des Péruviens, des Chinois, etc. Et ensuite, on était quatre. à être non-français, mais à faire le parcours classique avec des élèves français. Et j'étais hébergée la première année, j'étais dans un bâtiment qu'avec des étudiants français. Et alors qu'il y avait d'autres bâtiments, ils hébergeaient la plupart des étrangers. Donc, pour m'intégrer, pour connaître les gens, c'était bien.
- Speaker #1
Et du coup, tes premières, est-ce que tu te souviens de tes premières... premières impressions ? Parce que tu as étudié le français depuis assez jeune âge et tu connaissais, j'imagine, aussi un peu la culture. Parce que quand on commence assez jeune, on commence peut-être un peu aussi à connaître la culture. Quelles ont été tes premières impressions ?
- Speaker #2
Les premières impressions ont été très très fortes. Je pense une partie est conditionnée par le fait d'arriver à HEC qui était en dehors de Paris, donc en fait ce n'était pas la tour Eiffel, mais j'avais un charmant chauffeur de taxi qui refusait de me laisser toute seule à la pente sans savoir que quelqu'un allait me récupérer à l'intérieur du campus. Et donc c'est un mélange de surprise, de gentillesse presque. tendre dans son intention et ensuite de découvrir que je remettais les compteurs à zéro malgré toutes les études. pour naviguer la vie de tous les jours à l'école, entièrement en français, très loin. On n'était pas dans le centre de Paris où je pouvais aller chercher d'autres personnes, d'autres ressources, d'autres occupations, peut-être qui me reconforteraient. Et donc, je faisais face à ce nouveau monde. C'était 24 sur 24, 7 sur 7.
- Speaker #1
Donc, quelque chose d'assez dur, comment tu as vécu en termes de sentiments ?
- Speaker #2
Oui. Oui, c'était très marquant au début. Pas au point un joli rentré, mais ce n'était pas simple. Et scolairement, on était aussi dans une culture à la fois d'un mélange de beaucoup d'écrits, mais beaucoup de présentations à l'oral, en groupe. Et donc, il faut pouvoir travailler avec les autres, il faut pouvoir exprimer une idée, avoir le courage de faire plein de fautes, même quand on le dit, avec des personnes qui n'hésitent pas à te corriger.
- Speaker #1
tout le temps donc si tu veux être à l'aise tu apprends c'est sûr et l'idée dès le début c'était vraiment de rester en France ou quel a été ton mon projet c'était de rester pour un pour
- Speaker #2
un temps significatif donc deux ans c'était une première étape je voulais faire plus que juste le semestre ou l'échange linguistique à faire quelque chose qui était réellement français et On arrive au bout de mes deux ans d'études. On était en 1992. Charles Passepoix était au ministère de l'Intérieur et l'économie était en récession. On trouvait un emploi, on relevait de l'exploit, même quand on sortait d'une grande école comme HEC. J'ai eu de la chance. La réflexion était très simple. j'avais un visa qui me permettrait de rester jusqu'à une certaine date, et soit je trouvais, soit je trouvais pas la date. Et si ça valait la peine de faire tous les efforts administratifs pour rester, Ça laissait les TGV, le vin, le luxe, les yaourts et l'eau minérale, à peu près. Donc, le choix des entreprises était assez net et j'ai eu beaucoup de chance d'intégrer L'Oréal. Je pense que j'aurais changé ça pour rien au monde, à la fois dans les perspectives, dans l'intérêt de ce qu'il y avait à faire. À l'époque, L'Oréal, c'était un entret franco-français. l'empire que c'est aujourd'hui, mais pour profiter du diplôme que j'avais et de poursuivre dans ce que j'avais envie d'apprendre et de faire, c'était parfait. Il faut savoir aussi, à l'époque, HEC était moins connu et je pense que je serais retournée à Boston dans un bilingual bookstore à faire des lattes, au moins pour démarrer. La trajectoire était complètement différente.
- Speaker #1
Comment tu as fait pour entrer chez L'Oréal ?
- Speaker #2
J'ai fait comme tout le monde. J'ai écrit une lettre de motivation, j'ai eu des entretiens, on m'a fait une proposition et ensuite j'ai intégré comme tout le monde. Et à savoir que, à l'époque... pour décrocher un emploi en tant que jeune femme en France, ce n'était pas simple. On était à une époque où, dans un entretien d'embauche, on posait n'importe quoi de question, dont est-ce que vous pensez vous marier ? Est-ce que vous voulez des enfants ? Parce qu'une jeune femme, elle est… poser un cours de maternité ou aller suivre sa carrière. Donc, à quoi... Maintenant, j'étais étrangère, c'est ça, je vais en ma faveur, tant mieux pour moi. J'allais saisir l'opportunité et j'ai rejoint deux superbes équipes qui m'ont beaucoup appris. L'expérience que j'ai changée pour rien.
- Speaker #1
Et quel a été, du coup, donc tu débutes chez L'Oréal, un grand groupe avec beaucoup de Français, j'imagine, autour. Quel a été, peut-être parle-moi un peu d'intégration professionnellement parlant dans ce monde que tu commences à connaître pas mal, mais dans un contexte de carrière, cette fois-ci, dans un contexte professionnel.
- Speaker #2
Dans un contexte professionnel, alors, j'ai eu un prisme vraiment privilégié. de sortir du système éducatif français. On comprenait d'où je venais, les recruteurs pouvaient se projeter dans la manière dont j'ai appris des choses à l'école. Quelles seraient les compétences que ça me donnerait et la puissance de travail que ça accorde. Je pense que ça m'a beaucoup aidée. Professionnellement, il faut pouvoir décoder. les organisations. Et de comprendre que les décisions se prennent en dehors des régions, que les choses avancent parce que toi, tu as des conversations et tu sondes les personnes pour savoir comment est-ce qu'ils vont voter, qu'est-ce qu'ils pensent des idées, quelles sont leurs priorités. C'est aussi, L'Oréal est un univers qui m'a appris aussi la relation entre le fond et la forme. et la puissance de la forme. Les Français sont des personnes qui aiment penser conceptuellement. Ils aiment les grandes idées, ils aiment philosopher. Et quand on peut aller en ce sens, de discuter des grands sujets, de provoquer une émotion. on peut aller très loin dans nos discussions qui sont puissantes, qui sont intéressantes, qui suscitent beaucoup de curiosité et qui engendrent de nouvelles idées et encore plus d'innovation. Et ça, c'est... C'est quelque chose que j'apprécie beaucoup dans cet univers, que j'ai appris, j'ai cultivé. J'ai travaillé chez L'Oréal aux États-Unis, où l'univers est différent dans la mesure où on ne conçoit pas les produits. Aux États-Unis, où à l'époque on ne les concevait pas, et donc les structures étaient très commerciales et très opérationnelles. Et la manière d'interagir, de se conduire, d'échanger et de se connecter. n'était pas pareil. J'avais passé, c'était en 2005, quand j'étais aux États-Unis, 2003, 2004, 2005, par là, et ça faisait déjà longtemps que j'étais en France, et de retourner aux États-Unis et de travailler pour L'Oréal, qui n'est pas coté en Bourse là-bas, donc dans un dîner, je travaillais chez L'Oréal, en France, waouh, là-bas, c'est quoi ? Ça donne une perspective qui est vraiment très différente. En termes de la vie, professionnelle. Le rôle qu'on peut prendre à driver ses propres projets, que ce soit des projets, que ce soit sa carrière, il faut faire des connexions avec des individus. pour la quille.
- Speaker #1
Super intéressant. Et ça me fait penser par rapport au fait de philosopher. D'ailleurs, j'ai déjà démarré moi-même ma carrière depuis quelques temps et après, j'ai parlé avec un collègue avec qui on avait une relation assez proche finalement et il m'a avoué qu'il a passé peut-être deux heures à écrire un e-mail. Moi, ça m'a un peu fait réfléchir. j'ai jamais passé autant de temps à écrire un animel donc lui voilà par rapport à ce que tu viens de dire par rapport à la manière, à la forme l'importance de la forme comment est-ce que tu dis les choses c'est vrai que c'est quelque chose qui est assez marquant mais qu'on qu'on commence à comprendre au bout de certains temps. Ce n'est pas quelque chose qui est écrit quelque part. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de livres dans ce sujet, surtout pour les femmes, beaucoup de livres. Mais c'est vrai que c'est quelque chose qu'on découvre au fur et à mesure.
- Speaker #2
Oui. Maintenant, deux heures sur un mail, ça dépend de la longueur du mail et l'objectif qu'on essaie d'atteindre. Je crois que la France... La France m'a appris une certaine formalisation et l'utilisation des beaux mots, surtout dans l'écriture professionnelle. Mais ce n'est pas pour autant qu'on ne peut pas être straight to the point et utiliser les bullet points pour que les personnes y comprennent. Maintenant, Dieu merci que veuillez croire, Madame, en l'expression de Vincent. Comment ça disparaît ? On l'utilise assez rarement et un bon bien cordialement, ou dans mon cas c'est best regards C'est tout à fait moderne et tout à fait dans les mœurs. Et les lettres de motivation qui peuvent être tapées à la machine ou mises dans le corps d'un mail. et pas écrite à la main. Dieu merci, on a quand même changé ces choses-là. Oui, j'avoue, en matière professionnelle, j'étais profondément choquée à l'idée qu'il y avait encore des graphologues à l'époque qui scrutaient des lettres de motivation pour déceler votre personnalité et votre profession chez un futur incroyable.
- Speaker #1
En cherchant les fautes de grammaire.
- Speaker #2
Les fautes, l'angle à laquelle s'en franchaient les lettres, etc.
- Speaker #1
oui et du coup est-ce que tu peux partager peut-être quelques défis que tu as pu rencontrer pendant ton parcours en matière d'intégration culturelle ou autre alors les défis je dirais il y en a une
- Speaker #2
il y en a deux qui étaient qui étaient importantes pour moi mais qui sont liées le premier c'était la maîtrise de la langue pour moi c'était la clé parce que je pouvais c'est ça qui m'a permis de participer pleinement même quand je m'exprimais pas je pouvais comprendre tout ce qui se passait autour de moi votre secret pour ça c'est d'écouter la radio pas de regarder la télévision et les films. Il y a des sous-titres où vous pouvez visualiser des actions des personnes pour remplir les blancs, comme vous comprenez par les mots. C'est de écouter la radio et d'être concentré entièrement dessus.
- Speaker #1
Une station en particulier ?
- Speaker #2
J'ai écouté de tout, que ce soit Virginie ou Fan Radio ou Énergie à l'époque. C'est là qu'on apprend le langage de tous les jours. Et ensuite, que ce soit du France Culture ou du France Info pour l'approche plus technique. Et ensuite, quand j'étais chez L'Oréal, on écrivait la copie pour les produits, les publicités, etc. Et c'est là qu'on rentre dans un langage qui... qui est plus relevé, qui est plus poétique aussi, parce qu'on essaie de provoquer de l'émotion. Alors, gros défi, et un contre lequel je n'ai pas totalement réussi aujourd'hui, c'est le sens de la repartie, le sens du humour. je comprends mais de le faire moi-même est extrêmement difficile donc si vraiment je réussis à faire quelque chose, de dire quelque chose de vraiment très fine faire un jeu de mots, voire raconter une blague je fais une petite danse à côté pour marquer le moment parce que c'est assez rare et c'est un grand accomplissement
- Speaker #1
Et ça te fait rire quand même ? L'humour français, ça te fait rire ?
- Speaker #2
Tant que j'ai rire, il y a toujours un filtre. Il y a toujours un filtre. Et ensuite, les bons effets du ski, si je veux dire, si je veux faire un aval, si je veux si je veux faire le premier demi-heure c'est drôle mais après c'est un peu répétitif comme sans humour avec tout le respect que j'ai pour Thierry Nermitte et sa bande génial par rapport à la réussite et au succès quel
- Speaker #1
facteur ou compétence tu penses jouer un rôle crucial dans ta réussite en France
- Speaker #2
Bon, je commence de nouveau par la maîtrise de la langue. C'est comme ça qu'on rentre en relation avec les autres et on peut observer et écouter dans toute la subtilité de l'environnement dans lequel on se trouve, la capacité de prendre du recul. et de pénétrer dans une certaine manière de penser, au moins qui était caractéristique de l'univers où j'étais. Je pense qu'il faut de la persévérance. Il ne faut pas lâcher. C'est comme la loi de la thermodynamique. S'il faut longtemps pour que ça chauffe, il va falloir un temps égal pour que ça rafroidisse et de se sentir vraiment intégrée en France. Ce n'est pas six mois qui permet de le faire. C'est... Pour moi, c'était deux ans. C'était deux ans, mais peut-être parce que le fait de décrocher un emploi dans une entreprise française qui garantissait une pérennité de ma présence, c'était un milestone en particulier, un jade en particulier. Et ensuite, je pense, avec la persévérance, ça vient la résilience et le bon humeur et le sourire. c'est parfois inattendu dans la vie de tous les jours, dans ce pays. Et tout simplement, le fait de sourire, de regarder quelqu'un dans les yeux, ça détend des situations, ça ouvre des portes, ça encourage l'entraide. Et c'est quelque chose de tout simple, sans être dans le sourire maïf ou l'artifice de se connecter avec les autres. et de naviguer dans la vie de tous les jours avec plaisir et avec plaisir super
- Speaker #1
C'est très drôle, oui. C'est vrai que sur la carte du monde, si on parle des États-Unis, on va vers la Russie, là où on bouge bien. Là, en effet, parfois un peu inverse. C'est vrai que les Russes ont une réputation encore pire, je pense, de ne pas trop sourire. Et en France, on retrouve quand même un peu plus de cette émotion quand même agréable. C'est vrai que quand tu vas aux États-Unis, c'est encore autre chose. C'est une grosse chose. plein de choses que j'ai envie de te poser aujourd'hui donc tu as été salarié dans une entreprise l'Oréal qu'est-ce que tu as finalement aujourd'hui tu as ta propre entreprise qu'est-ce que tu peux en parler déjà un peu de ce que vous faites aujourd'hui et qu'est-ce qui t'a donné l'idée ou l'envie de passer le cap et passer dans l'entrepreneuriat
- Speaker #2
On va commencer par ce que c'est Choose My Company. Donc, Choose My Company est notre activité business. On est une plateforme SaaS qui recueille des avis des parties prenantes de la relation au travail, c'est-à-dire des salariés, des stagiaires alternants, des candidats, etc. on existe depuis une douzaine d'années, on est entreprise à mission, qui est un statut qu'on peut obtenir pour son entreprise, ce qui veut dire qu'on a des objectifs, des engagements sociaux bientôt, et donc Choose My Company s'inscrit dans cela, et notre raison d'être, notre vocation, c'est d'améliorer la relation au travail pour tous. et on le fait à travers des enquêtes à laquelle on rajoute des services soit d'analyse et de création d'actions progressées et on a un dispositif de communication avec des labels et des classements et un gros partenariat presse avec les échos et tous les classements, tous les rankings des meilleurs employeurs selon les salariés sont disponibles aussi sur notre site choosemycompany.com
- Speaker #1
Et comment du coup, quelle a été l'idée, pourquoi ce thème et le passage entre le salariat et l'entrepreneuriat ?
- Speaker #2
Je réponds à deux niveaux. Le premier, c'est que je ne suis pas un entrepreneur dé. J'étais une utilisatrice frustrée d'outils d'écoute collaborateur quand j'étais chez L'Oréal. J'ai travaillé sur un projet formidable qui s'appelle Pulse, qui existe toujours chez L'Oréal. Et c'était notre première enquête mondiale collaborateur. Et donc, c'était 70 000 personnes, 50 pays, deux ans de projet, des millions d'euros, une exposition dans les plus hauts lieux de l'entreprise par rapport aux résultats, etc. C'était une aventure formidable. et j'ai beaucoup appris sur comment conduire une enquête à très grande échelle j'ai adoré ça mais le produit processus trop long produit trop cher angoissant pour les dirigeants pas assez simple d'utilisation et j'étais assise sur une montagne de data que je ne pouvais pas exploiter pour communiquer sur la culture de mon entreprise de par la manière dont les questions étaient formatées et donc avec un collègue qui s'appelle Laurent Dabé travailleur au Société humaine chez L'Orient et l'Évoque avec moi il avait un blog RH et il voulait générer du trafic il voulait émettre un questionnaire et donc ça a commencé comme ça on a commencé avec une première version du questionnaire qui était venue vraiment méthodologie, ensuite quelqu'un a bien voulu nous payer pour administrer ce questionnaire et c'est devenu une entreprise à un moment donné je faisais ça et mon job à plein temps chez L'Oréal et en plus d'avoir une famille avec des enfants, à un moment donné il fallait faire ça.
- Speaker #1
Ok, donc vous avez vu un besoin, vous étiez mécontente de ce qui existait et vous avez répondu finalement à ce besoin et finalement le passage c'était pas je quitte tout et je pars dans d'autres choses, c'était vraiment assez smooth, assez fluide finalement.
- Speaker #2
Alors, smooth, fluid je ne sais pas si c'est ça qui caractériserait, parce que quand vous passez de 70 000 personnes à 4, et vous commencez votre activité économique à partir de zéro, c'est quand même un très gros saut, d'autant plus que j'ai un profil qui est plus d'experts que de généralistes en gestion. Ceci dit, la France…
- Speaker #0
met à disposition des dispositifs pour faire ces transitions qui sont plus sécurisantes que ce que j'aurais pu avoir dans d'autres pays. Et ça nous permet d'avoir une structuration de notre business et la manière dont on a expérimenté pour affiner le business model qui était très réfléchi, on a pu prendre le temps pour le faire. Quand on prend un projet de création d'entreprise ou un projet de création d'entreprise, Quand on bénéficie de chômeurs avec un statut de créateur d'entreprise, on a quand même un minimum pour gérer cette transition, pour voir si on va dans le bon sens, si c'est la bonne décision pour soi. tout en sachant que de créer un business autour du HR tech en France, avec un marché d'emploi qui est aussi complexe, je suis fière d'avoir fait ça. La relation au travail en France, c'est un laboratoire absolument incroyable. Il est moins transactionnel et mécanique que ce que je travaillerais aux États-Unis, ce qui fait qu'en termes créatifs, de comment animer tout cela et imposter. quelque chose à la fois aux organisations, aux employeurs et à ceux qui sont dans nos équipes ont beaucoup de richesses, beaucoup de satisfaction.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai qu'en France, c'est une chance que nous avons tous, les étrangers ou pas, tout ce qui existe et parfois on n'a pas ce réflexe parce que ça n'existe pas dans nos pays, mais ils sont là, il faut juste savoir, à la fois ils sont là et à la fois il y a beaucoup d'informations et par ça on est un peu perdu dans toutes ces informations un peu partout et on ne sait pas à quoi est-ce qu'on a droit, comment est-ce qu'on peut procéder, mais c'est vrai qu'il y a beaucoup de choses, donc voilà, je pense que notre message commence à se créer de ne négliger pas et profiter pleinement de tout ce qui existe. Il y a des aides régionales, il y a des aides d'État, il y a tellement de choses. Oui. C'est...
- Speaker #0
Voilà. Non, ça aurait été très différent si j'avais fait ce parcours aux États-Unis. Je pense que l'expérience maintenant, en termes pour ceux qui s'intéressent à l'entrepreneuriat, aux États-Unis, on fait de très grosses levées de fonds, beaucoup, beaucoup de risques. Alors qu'en France, ça se fait de manière beaucoup plus douce en termes du financement de son projet. Ça prend un peu plus de temps, mais parfois, ça aide à… avoir une structuration de son projet qui est très délibérée et très réfléchie. Et puis, ce jeu.
- Speaker #1
Bon, il y a une question que je ne peux pas ne pas te poser parce que tu es une Américaine. Tu as travaillé dans le marketing en plus. Qu'est-ce que tu penses de Emily in Paris ?
- Speaker #0
I love Emily in Paris !
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
J'adore. j'adore à la fois parce que c'est tellement ridicule parce que c'est rempli de clichés on n'en a pas parlé dans les challenges mais me débarrasser des clichés d'être un américain en France qui veut dire que en gros on me disait des choses comme tu ne peux pas être américaine, tu n'es pas grosse que tu ne mâches pas de chewing gum que tu lis des livres c'est c'est on se refasse d'un groupement parce que ça veut dire que tu fais partie du club mais c'est quand même assez cash et très réducteur à la base mais une fois qu'on dit ok j'encaisse et je vais l'en montrer je pense que ça a renforcé une certaine volonté de ne pas être justement de parler bien la langue de comprendre la littérature de comprendre la culture de de pouvoir m'éclater dans les fameux dîners, où justement on rajoute verbal, et l'érudition en fait partie souvent du mix. c'était un défi et pour revenir à notre chère Émilie alors Émilie Paris fait trois choses un c'est tellement ridicule que qu'est-ce que je ris deuxième c'est que des beaux endroits de Paris ça fait rêver l'image et la troisième chose c'est de mon point de vue ils ont très bien compris la France de manière plus subtile que beaucoup d'autres tentative de film ou d'émission de ce type que le personnage de Sylvie soit aussi parfaite, les collègues que ce soit Gabriel, Camille, la famille en champagne etc et Rengard si je fais référence tu vois j'ai regardé mais des idées dans mes rêves de manière où à la fois on comprend, mais ça rentre même dans une certaine subtilité.
- Speaker #1
Oui. Est-ce que ça te renvoie à l'époque où tu es arrivée ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui t'a quand même un peu titillée ?
- Speaker #0
Oh, bien sûr. C'est quand Amélie ne comprend pas. C'est de se trouver face à des... à des femmes-femmes comme ça, ça bosse de travailler dans le marketing. Justement, la forme est très importante. Et de comprendre la différence entre juste le mauvais goût et ce que c'est. Regarde ! J'ai beaucoup aimé parce qu'il fallait trouver. Et ensuite, de faire comprendre.
- Speaker #1
Est-ce que dans la même lancée, est-ce que tu as une anecdote ou un son que tu aimerais partager avec nos auditeurs par rapport à tes débuts en France ou à ton intégration ?
- Speaker #0
Peut-être que je reviens à la langue. La langue française est très fine et complexe et tout ne se prononce pas comme il s'écrit. Et dans mes débuts, j'avais des collègues toulousains. qui étaient mes grandes guides pour naviguer à St-Pas-en-Dix-en-Toutes-les-Lâtres-d'un-Ban c'est un peu neuf ils disent toutes les syllabes alors que les parisiens ils parlaient très vite et c'est quelque chose qui m'a aidée en plus du fait qu'eux aussi ils étaient pas chez eux quand on était sur le plan juste à l'école et leur disponibilité et leur chaleur même du sud était
- Speaker #1
du très grand du très grand aide et soutien ok et du coup donc t'étais vraiment tout de suite dans le banc avec les français t'étais entourée par les français t'as réussi tout de suite à avoir des amis ou des relations en tout cas que tu peux qualifier vraiment d'amitié
- Speaker #0
J'ai mis du temps. J'ai mis du temps. Je pense que c'est le cas d'à peu près n'importe quelle personne qui aurait fait un propos similaire ou au moins des habits français. Que quelqu'un invite dans l'intimité de leur famille, de leur maison, c'est un moment important et privilégié. Il faut l'apprécier en tant que tel. Maintenant, les habits que je me suis faits au début sont encore mes amis aujourd'hui. et ensuite il y a une autre étape pour ceux qui ont des familles c'est via les enfants on se fait beaucoup d'amis on a des choses à partager en commun et les enfants ils veulent jouer ensemble ils font tout ce qu'il faut pour faire connexion entre eux et ensuite les relations ils parlent tout seuls tu
- Speaker #1
es revenue plusieurs fois à la langue est-ce que ça t'a peut-être fait un effet l'inverse ou dès que les français entendent ton accent même si tu parles très très bien français, est-ce qu'il y en a eu qui ont voulu switcher en anglais directement avec toi ou comment ?
- Speaker #0
ça ne m'arrive plus au début c'était une manière de te mettre à ta place Et à l'époque, et dans le milieu intellectuel où je me trouvais, mettre des gens à la classe, c'était un art. Et donc, il fallait un contre-jouer avec ça. Maintenant, ça ne m'arrive plus. mais j'apprécie beaucoup les efforts, le progrès que les Français ont fait également pour mieux parler anglais. Et dans le fond, c'est le fait de vivre des moments forts, voire intenses, avec d'autres qui créent des liens et qui poussent à communiquer quel que soit le moyen nécessaire pour le faire.
- Speaker #1
Parfois, quand des gens qui arrivent en France, ils ne savent pas le temps qu'ils sont en France, ils me disent Oui, mais est-ce qu'il y a des Français qui parlent bien anglais ? J'ai dit Bien sûr qu'il y en a, ils sont tous à l'étranger. C'est comme nous,
- Speaker #0
non ? Les questions d'un intérieur culturel, si on se tourne vers la jeunesse. Un jeune qui fait des études supérieures aujourd'hui, toutes les écoles en France exigent des mamans à l'étranger. L'anglais fait partie des enseignements obligatoires dans ces écoles, donc un niveau minimum poussé par les réseaux sociaux. et tout ce qui est entertainment culture favorise une compréhension commune de la langue et une envie de parler. Donc, entre le moment où je suis arrivée dans ce pays et aujourd'hui, ça n'a strictement rien à voir. Et encore là, c'est où la jeunesse me tire vers le haut.
- Speaker #1
Oui. Je disais ça, ils ont tout ça à l'étranger, en rigolant, parce que vu que, comme nous, le fait de parler français, ce qui était aussi mon cas avant d'arriver en France, en fait, quand on commence à étudier une nouvelle langue, t'as envie d'explorer, ça t'ouvre l'esprit, t'as curiosité, t'as envie de découvrir. Je pense que c'est aussi le cas pour beaucoup de Français, peut-être, mais de toute façon, de manière générale, je pense que tout le monde, tous les pays... Échange de place dans le monde, des voyages, c'est assez beau, je trouve, à voir, en plus, aujourd'hui, avec l'époque de Digital Nomad. Mais c'est vrai qu'après la différence des autres étrangers, la France est un tel pays d'une telle richesse que les Français, par contre, même après avoir fait telle ou telle expérience à l'étranger, souvent, ils reviennent. et d'autres peut-être moins parce que, encore une fois, la France est un tel endroit, on a envie de y rester.
- Speaker #0
Oui, mais l'anglais en France aujourd'hui, c'est dans une trajectoire entrepreneuriale et très importante. Ça donne accès à des ressources, à des personnes et oui, on a besoin d'argent quand on démarre quelque chose, on a besoin de clients. Une chose peut-être à comprendre dans le business en France, c'est le facteur envie. est très importante et c'est largement conditionné. Les Français, au-delà de pourquoi est-ce qu'on fait quelque chose, au-delà du why, ils veulent savoir how does it work. Ils veulent pouvoir toucher de leur main le produit et de se rassurer que ça fonctionne comme ils ont bien compris. D'une part, et d'autre part, ils veulent savoir qui d'autre le fait. Who else is doing it ? Et donc, pour se créer un portefeuille client qui est en solide et costaud, avec du bon nom, de pouvoir exercer ce que l'on fait dans les deux langues. Ça donne une crédibilité et une aisance avec ces interlocuteurs qui n'est pas négligés.
- Speaker #1
Pour finir, est-ce que tu pourrais donner des conseils à des étrangers qui arrivent peut-être toujours tout juste en France qui veulent réussir ? Qu'est-ce que tu leur dirais ?
- Speaker #0
La première chose, je dirais, c'est de bien se connaître. et de comprendre pourquoi, si je veux rester, pourquoi je veux rester. Est-ce que c'est pour une autre personne ? Est-ce que c'est pour apprendre ? Est-ce que c'est pour accomplir ? Et pourquoi la France et pourquoi pas un autre pays ? Peut-être que ce serait plus simple. La France n'est pas facile, il faut s'approcher. C'est le premier conseil que je donnerais. Et le deuxième conseil que je donnerais, c'est bien sûr, il faut aller... il faut aller là où on entend parler depuis toujours, mais sortir des sentiers battus, aller faire des choses où il y a moins de monde, peut-être on recevra plus d'attention des personnes qui sont autour de soi. de prendre le risque d'aller quand on est invité, vas-y, même si on ne comprend pas. Et puis, écoutez la radio.
- Speaker #1
Génial. Merci beaucoup, Celica. Merci, Julia. C'était J'ai envie de poser encore quelques questions. Mais voilà, on va rester là pour notre première interview. Merci encore à toi et bon courage pour la suite. J'espère qu'on se rejoint.
- Speaker #0
Merci. Et à toi aussi. Merci beaucoup.
- Speaker #2
Merci d'avoir écouté cet épisode. Si vous avez aimé, n'hésitez pas à me laisser un 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts ou Spotify. Vous pouvez me suivre sur Instagram, Korea Consulting France, ou sur LinkedIn, Yulia Bonnet, où je partage mon quotidien, les coulisses du coaching, ainsi que mes conseils et astuces pour réussir sa carrière en France. N'hésitez pas à me faire part dans les commentaires des pays, des métiers qui vous intéressent le plus pour orienter mes prochains épisodes. Si vous avez des personnes que vous aimeriez voir interviewées, faites-le moi savoir. A bientôt pour un nouvel épisode.
- Speaker #0
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