Speaker #1et il est temps pour moi d'emmener ma fille en vacances. Je l'emmène à New York, qui est une ville que j'affectionne particulièrement, car j'y ai vécu, et je suis enchantée de préparer ce voyage avec elle. Il y a beaucoup d'effervescence. On part ensemble à l'aéroport, avec beaucoup de plaisir et d'excitation. On arrive dans l'avion. qui nous mène à New York. On monte, on approche des places qui nous sont réservées. Et là, tout de suite, je repère un homme très grand qui se tient debout à côté de nos places, qui me regarde et qui me dit « Je vais vous aider à monter vos affaires. » Donc, il m'aide assez naturellement à monter mes bagages. Je ne fais pas trop attention sur le moment. Je suis assez concentrée sur ma fille, qu'elle ne perde pas son doudou, qu'on s'installe et une fois de plus, qu'elle profite de ce premier long courrier. Et puis, une fois qu'on est installé, je regarde un peu à ma droite, je me rends compte que ce monsieur, il est assis avec ses deux enfants, juste à côté de nous, dans la continuité de notre rangée, et qu'il est plutôt bel homme. Donc évidemment, j'envoie tout de suite un message à mes groupes de copines, le groupe WhatsApp de copines, à ne jamais négliger, à qui j'écris « Les filles, papa BG à ma droite, papa BG voyage en seul à ma droite » . Donc évidemment, ça déclenche une petite crise d'hystérie momentanée, mais qui va se stopper avec le départ de l'avion. Le vol a lieu, les 7 premières heures se passent très bien, moi je suis concentrée sur ma fille, ce moment qu'on partage ensemble. Je regarde un peu à ma droite quand même ce papa qui voyage, comment il interagit avec ses enfants. Voilà, je trouve qu'il a l'air très cool, ses kids ont l'air super sympas aussi. Et puis, le capitaine va nous annoncer qu'il y a un problème. On est censé approcher de New York, mais il y a de gros orages et on ne va pas arriver à New York. Les aéroports ferment les uns après les autres. Washington, Boston, les deux aéroports de New York, Newark et JFK commencent à fermer. Et donc, du coup, ils tournent dans le ciel. Donc, les heures passent, on est un peu ralenti. Moi, j'y change quelques regards avec le papa. On se regarde un peu, on se dit en mince, on est avec nos enfants. Ça risque de compliquer un peu la situation. Le temps continue de passer et puis il nous explique qu'il va se diriger vers le Canada. En fait, New York est impossible à atterrir, donc il va au Canada. Il y a déjà plusieurs heures qui se sont écoulées depuis l'horaire auquel nous aurions dû atterrir. Ça fait déjà au moins deux, trois heures supplémentaires qu'on est dans cet avion. On atterrit à Montréal et là, on reste sur le tarmac et on est coincé dans l'avion. Donc on reste là, une heure, deux heures, les enfants commencent à s'ennuyer, et du coup ma fille, évidemment, elle repère qu'il y a une petite fille à côté, et elle décide d'aller jouer avec les enfants, et ils commencent à passer pas mal de temps ensemble. Au bout d'un moment, le papa, qui était à l'extrémité de sa rangée, se rapproche de moi, et puis commence un peu à discuter avec moi, on parle de tout et de rien, on parle aussi surtout du fait qu'on est à Montréal, et qu'à New York, il y avait un hôtel, moi en l'occurrence une amie qui m'attendait pour me loger. Donc on est un peu inquiets tous les deux de la suite en se disant qu'on a pas mal d'obligations et que ça va être pas mal d'organisation avec les enfants. Les heures passent et le capitaine finit par nous dire qu'on ne va pas redécoller, qu'on va rester à Montréal. Il est presque 20h là-bas et on ne va pas décoller avant sans doute demain, donc ils vont nous débarquer. En gros, il faut trouver une solution d'urgence à Montréal pour se loger avant que l'avion reparte, sans doute le lendemain. assez naturellement, ça fait plusieurs jours que les enfants jouent ensemble, que nous on discute, lui il me regarde, droit dans les yeux, et il me dit « bon, j'ai l'impression qu'on va devoir prendre un Airbnb tous ensemble à Montréal » . Et là je rigole, je ne sais pas vraiment comment réagir, je suis un peu surprise, mais ça me fait marrer, et puis ça fait un peu aussi germer l'idée dans ma tête, en me disant « ouais, il a raison, après tout, pourquoi pas ? » Et en plus il est vraiment charmant. Les enfants se mettent en ordre de marche, on se regarde tous les deux et on se dit « allez, on fait équipe » . On prépare les affaires, on sort de l'avion et je revois cette scène en arrivant à la douane où j'ai ma fille dans une poussette, sa fille qui pousse ma fille, lui qui tire une de mes valises et moi qui suis à côté de son fils. Et du coup, je me rends compte que c'est une situation un peu ubuesque où on a fait tribu tous ensemble. et où on part vers de nouvelles aventures. On a pas mal de problèmes pour voir comment on va se loger. Sur place, l'aéroport nous explique qu'il va falloir attendre plusieurs heures avant d'avoir des vouchers pour trouver un hôtel. Et là, on se regarde tous les deux et on dit, hors de question, on va s'organiser nous-mêmes. Donc, une fois de plus, on fait équipe. Et pour la première fois, il me dit, il faut qu'on s'échange nos numéros. Moi, je vais m'occuper des valises, toi, tu gardes les enfants. Et c'est la première fois où, du coup, je découvre son prénom. On échange nos WhatsApp et on se présente, Léo et Laurence. On se retrouve, il a les valises, moi je suis toujours avec les enfants que j'ai gardés, que j'ai donné un peu à boire à manger. Et on se dit qu'on va essayer de trouver une solution, un hôtel ensemble. Donc on marche en même temps que lui essaye de réserver un taxi. Moi je regarde ce qu'il y a dans les hôtels près de l'aéroport. Et je lui dis écoute, dans celui-ci qui est tout près, j'ai trouvé une grande suite familiale, si tu veux je prends ça. Il me dit allez go, réserve-la. Je réserve la suite pour toute la famille, en route pour cet hôtel à Montréal. On arrive sur place, on fait dîner les enfants, on monte dans notre chambre. Et tout d'un coup, je fais un pas de côté, je prends un peu de recul et je me dis, il est 22h, je suis avec une famille d'inconnus dans cette chambre d'hôtel. Mais, thanks God, j'ai pris un joli pyjama. Je ne suis pas mécontente. On fait dormir les enfants qui, évidemment, tombent de fatigue, ils sont crevés. Il est super tard. Ils sont en plus un peu excités, enchantés d'être tous ensemble. Il y a un esprit colonie de vacances. Mais ils tombent de sommeil. Nous, on se douche, chacun de notre côté. Et puis, le temps arrive aussi d'aller se coucher. Donc, dans cette grande chambre, il y a trois grands lits. Moi, je suis avec ma fille à l'extrémité. Au milieu, lui, il a posé ses deux enfants. Et lui, il est tout à gauche. On se retrouve tous les deux, chacun dans notre lit. La chambre est plongée dans le noir. Les enfants ronflent. Et puis, il y a les deux petites lumières de portable qui sont allumées. Il est 7h du matin à Paris avec le décalage horaire. Il commence à être très tard à Montréal. Et moi, évidemment, je préviens tout le monde en disant je suis dans tel hôtel, dans telle chambre, avec telle personne. Tout va bien, c'est une famille cool qu'on a rencontrée dans l'avion. On a fait équipe ensemble et ça se passe bien. Je préviens évidemment le père de ma fille et mes amis qui, elles, ne manquent pas d'être en crise d'hystérie, évidemment. Donc on échange des messages hilarants parce qu'elle me dit « mais c'est pas vrai, t'as fait cette rencontre, mais c'est génial, on dirait une série Netflix, vous vous êtes rencontrés dans un avion et maintenant vous êtes tous ensemble en famille, c'est merveilleux » . Donc il y a un peu d'hystérie autour de ce moment et j'ai un peu de peine à m'endormir. Et puis je vois qu'il m'envoie un petit message sur WhatsApp de l'autre côté de la pièce en me disant « coucou, tu dors ? » . Et je lui dis « bah non, je dors pas, j'ai peine à… » . a trouvé le sommeil après cette journée et il me dit écoute je trouve qu'on a fait vraiment une équipe géniale. Je lui dis oui moi aussi et il me dit écoute cette journée très particulière si tu veux la rendre plus particulière viens de mon côté et rejoins-moi. Alors je réponds pas tout de suite sur le moment, j'attends un peu, je tourne un peu autour du pot, je pense que je suis un peu gênée. J'évalue aussi un peu la situation, j'ai ma fille à côté de moi, j'entends les enfants qui ronflent et là je me dis qu'est-ce que je fais ? Et puis finalement, j'y vais. Je trouve que la situation est tellement drôle et aussi je le trouve tellement charmant. Donc je vais m'asseoir à côté de lui, on passe un petit peu de temps à discuter, à se découvrir et évidemment à se rapprocher, alors de manière très soft puisqu'on entend le souffle des enfants à côté de nous, tellement la chambre n'est pas si grande que ça. Et puis on se rapproche, on se souhaite bonne nuit et on sait qu'on va passer la journée ensemble du lendemain à visiter Montréal puisqu'il n'y aura pas d'avion avant le lendemain soir. Donc, on se lève, toujours en tribu, les enfants s'éclatent, ils font des cabanes de coussins ensemble dans la chambre d'hôtel. On sent qu'il y a vraiment cet esprit tribu, famille qui est hyper rigolo. Et on décide d'aller visiter Montréal tous ensemble et puis de prendre notre avion le soir. Petite anecdote, ça c'est assez drôle. On décide de s'asseoir tous les deux ensemble dans l'avion. On est un peu comme des gamins, des ados. On met les trois kits ensemble au milieu et nous deux, on s'assoit ensemble. Et là, l'hôtesse de l'air vient nous voir et nous dit non mais attendez, c'est pas possible du tout messieurs dames. Vous devez être assis à côté d'un enfant, vous ne pouvez pas laisser trois enfants seuls au milieu pour flirter. Donc on s'est fait mettre à l'amende par l'hôtesse de l'air canadienne. Donc on a chacun pris nos enfants l'un à côté de l'autre et bien sûr on a fait notre vol de retour. Moi j'ai retrouvé l'appartement de mon ami qui me logeait et lui était logé à Manhattan dans un hôtel. Donc on s'est quitté là en se disant qu'on se reverrait dans la semaine. Et ça n'a pas loupé. Cette semaine, on l'a passée ensemble tout le temps. Clairement, on s'est vus tous les jours. On a fait plein d'activités ensemble. Moi, ce n'était pas vraiment mon programme, puisque mon programme, c'était de passer du temps avec ma fille et aussi de pouvoir profiter d'être chez ma copine. New York est une ville extrêmement chère. Donc, j'avais prévu de me faire des petits dwichs avec ma fille à Brooklyn, où on logeait et finalement, pris dans cette énergie de famille, on a fait des activités, des restos tout le temps, beaucoup de visites et il s'est passé plein de choses. Je me suis retrouvée à payer des tables de resto où on était cinq. Et là, chacun payait des choses. Moi, j'avais déjà réservé la suite à Montréal et on se dit, il faut vraiment qu'on fasse les comptes à un moment, puisqu'on se comportait comme si on avait un compte commun tous les deux et qu'on était une famille. Et chacun payait des choses, mais ça ne valait évidemment pas le coup. Moi, j'étais seule avec ma fille. Lui, il avait deux enfants. Donc, évidemment, il fallait qu'on équilibre un petit peu les comptes. La semaine se passe. Elle est extraordinaire. Les enfants créent un super lien. Et ce qui est assez étonnant, si je prends un petit peu de recul, c'est que je me dis... Quelle chance avait-on de se retrouver, de nous bien s'entendre, de fitter dans un contexte où on est avec des enfants ? Tous les parents et les parents solos savent à quel point c'est déjà beaucoup d'énergie de gérer son enfant quand on voyage seul avec lui, mais aussi le potentiel que tout fit, que nos types d'éducation, notre manière de gérer nos enfants fonctionnent et soient fluides. C'était assez peu probable et ça s'est fait de manière très légère et très plaisante. On a passé une première semaine de vacances extraordinaire, hyper joyeuse avec les kids, marrante, un peu sympa aussi parce que tous les deux on avait des petits moments un peu volés en discrétion des kids où on passait des petits temps à se rapprocher tous les deux et avoir un petit contact et ça c'était vraiment chouette et ça ramenait aussi du peps et un petit peu de magie. On a aussi passé des moments merveilleux, notamment lors de la fête nationale, le 4th of July. On s'est retrouvés à regarder le feu d'artifice tous ensemble. Les enfants ne voulaient pas se séparer. Du coup, pour faire plaisir à ma fille, j'ai pris une chambre d'hôtel dans son hôtel à lui, afin qu'on puisse être tous ensemble de nouveau pour cette soirée unique aux Etats-Unis. Et évidemment, les enfants à Manhattan, sur le feu d'artifice, c'était un moment magique pour eux et je pense pour nous aussi. Donc une fois de plus, je me retrouve dans une dynamique où il y a pas mal de frais qui sont faits à droite, à gauche, pas prévus, qui sont engagés à la fois pour moi, mais aussi pour la tribu au global. Alors lui aussi, mais moindre mesure, je dirais, ça se gère de manière différente. Et moi, j'avais déjà engagé beaucoup de frais à Montréal, mais on se dit qu'il faudra un moment qu'on fasse les comptes. Le temps passe, la semaine se termine, il quitte New York. on est un peu les boules tous, les enfants sont un peu émus, nous aussi de se quitter. C'était tellement une espèce de parenthèse magique que ça nous fait drôle. Moi, je me retrouve seule avec ma fille, du coup avec beaucoup de calme, mais en même temps, des vrais moments qualitatifs à passer que toutes les deux. J'étais contente de cette deuxième semaine qui arrivait, où on allait se retrouver ensemble, toutes les deux aussi, pour profiter de la ville à notre rythme à nous. La dernière soirée, quand on s'est quittés, je me suis dit, tiens, il faut quand même que je lui pose la question. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Nous, on se revoit à Paris ? Qu'est-ce qui va se passer ? Je ne savais pas vraiment comment il avait envie d'aborder les choses. Et il me dit, bah ouais, évidemment, on va se revoir, c'est super cool. Moi, ça me ferait plaisir en tout cas. Et je lui dis, bah banco alors. Banco, on décide de se revoir. Et c'est ce qui se passe. Dès qu'on rentre à Paris, j'ai un message de lui qui me propose de venir passer le 14 juillet chez lui. Et c'est ce qu'on fait et on se retrouve de nouveau avec les enfants. L'été se prolonge et c'est une période de vacances scolaires qui est propice à se voir. Moi, j'ai ma fille pendant 15 jours à ce moment-là. Lui, il a aussi ses enfants. Du coup, on fait plein de choses ensemble. On se retrouve, on fait des activités. J'ai souvenir notamment d'un moment où on décide d'aller dans une grande piscine ensemble à Paris. Et où il a des bons de réduction. Donc, il me dit, attends, tiens, j'ai une promo. On va pouvoir payer tous ensemble. Et il se rend compte que son bon de réduction n'est plus valable. Donc, il me dit, mais toi, tu n'as pas des réductions avec ton CE. Du coup, de nouveau, avec l'application sur mon téléphone, je fais une réservation pour qu'on puisse bénéficier d'un tarif moins cher. Et c'est le moment où je me dis, c'est marrant parce que ce mec, il travaille dans la finance. Il a des revenus très élevés. il vit très bien, très confortablement et il est quand même à chercher des bons de réduction pour pouvoir rentrer dans une piscine ça me fait quand même un peu drôle ça m'éveille un petit truc mais sur le moment je suis tellement contente de passer cette journée avec eux qui en plus comme d'habitude est une journée géniale où on va à la piscine, on va manger tous ensemble avec les kids un burger, et puis on fait une balade dans Paris qui est très chouette et qui se poursuit. Et c'est vrai, des espèces de journées à rallonge qui sont hyper plaisantes qu'on passe tous ensemble. Alors à la fois, on les passe tous ensemble. Alors moi, j'y vois des moments un peu magiques. Et je pense que lui, il est aussi content de passer du temps et d'avoir de la compagnie. Je pense que ça marche un petit peu dans les deux sens. L'été continue, les kids partent en vacances chacun avec leur papa, leur maman et à Paris, c'est une année assez spéciale puisque c'est l'année des Jeux Olympiques. Lui, il y a deux ans, il avait pris des places avec son ex et c'est vrai qu'il me fait des messages en me disant « Écoute, j'avais des places avec mon ex, c'était il y a deux ans, maintenant que c'est fini, j'ai des places en trop, franchement, viens avec nous, ça me fera tellement plaisir de partager ce moment avec toi. » J'y vais et au cours de l'été, je vais faire plusieurs événements au Stade de France, je vais aller au rugby, on va également faire de l'athlée ensemble et évidemment, on est hyper bien placés, on a des super places, donc on passe des moments extraordinaires. C'est la fin de l'été, la rentrée scolaire arrive et du coup, le rythme change complètement. Lui, il reprend le boulot de manière plus active. Et puis, il y a quelque chose qui commence un peu à me gêner, c'est que je me rends compte qu'on a fait plein de trucs en famille, on a fait plein de choses ensemble, on a vu les événements sportifs durant l'été. Mais on n'a pas eu de vrais moments privilégiés tous les deux, des moments assez qualis. Et après tout ce temps passé ensemble, ça manque un peu. Et donc je commence un peu à lui faire cette réflexion-là, à lui dire que j'aurais aimé passer un temps plus qualitatif avec lui. Il me dit que c'est vrai, qu'on va essayer de le faire en sorte, et pourquoi ne pas partir en week-end. Il y a un petit château, pas loin de Paris, hyper cool, dans lequel on pourrait aller tous les deux. Et puis je m'occupe de la réservation, je lui dis écoute, je fais la réservation, et vraiment. Il faut qu'on se pose pour faire la compta une fois qu'on est sur place, parce que là, on a engagé des frais dans tous les sens, notamment moi. Et j'avais un peu envie de m'y retrouver la fin de l'été arrivant. Donc là, je réserve ce week-end. Et évidemment, le week-end approche. Moi, je suis surex. C'est un week-end hyper romantique. Il fait super beau. On passe à un moment extraordinaire. On est dans un super château. On fait du karaoké tous les deux, de la barque. On dîne dans les champs. C'est vraiment un week-end super romantique et très chouette. Et puis, on se pose un moment pour faire les comptes. Et je lui dis, écoute, il faut qu'on commence à poser les choses. J'avais engagé pas mal de frais à Montréal. Il me dit, c'est chiant, je n'ai pas les tickets avec moi, de ce que moi j'ai payé comme resto. Écoute, on fait ça quand on est de retour à Paris, si tu veux bien. Je lui dis, bon, OK, sans faute, dès qu'on rentre, on garde ça. Le week-end magique se termine. On s'équite une fois de plus, tous les deux. Et... Et puis on retrouve notre rythme boulot, métro, déplacement pro, enfant. Et les jours s'espacent, j'ai des nouvelles, il me répond, mais je sens que la qualité de notre lien, elle diminue un petit peu. Je sens qu'on est moins proches et surtout qu'on ne se voit pas et qu'il n'y a pas de moment où j'arrive à le catcher, à lui dire quand est-ce que tu es là, quand est-ce qu'on peut se voir. Le mois de septembre s'écoule comme ça, sans qu'on se voit vraiment, en ayant des petites news. Mais j'ai l'impression qu'il n'est jamais vraiment dispo. Il adore prévoir des trucs imprévus, des week-ends. Il part en déplacement à Lyon, puis finalement, il y reste dormir. Il se passe plein de choses dans sa vie, mais rien qui nous permette de nous catcher vraiment ou de nous organiser. Mon anniversaire arrive, c'est la fin du mois de septembre, et je lui dis, écoute, ce serait cool que tu sois là pour ce dîner. Je fais un dîner entre potes dans un chouette resto, un piano bar. Il me dit « Ok, trop cool, c'est un amateur de bon vin, donc il me propose de choisir les vins avec moi. » Et là, on choisit les vins ensemble et puis arrive aussi le moment où on doit faire la compta. Moi, je commence à rentrer tous les frais que j'ai eus à Montréal. Il ne faut pas oublier qu'il faut aussi qu'on se fasse rembourser par nos assurances parce que c'est un événement assez exceptionnel qui nous est arrivé, de passer 14 heures dans cet avion et de ne pas atterrir là où on aurait dû atterrir. Et puis, lorsqu'on fait ce 7 compta, moi, je rentre mes frais et je rentre aussi les frais de cette réservation de week-end que j'ai faite, de laquelle j'espère bien récupérer au moins la moitié. Et lorsque je reçois le lien de 7 compta à lui, de ce 3 count, en fait, je me rends compte qu'il a rentré tous les montants des événements sportifs dedans. Et qu'au lieu de me rendre l'équivalent de la moitié de ce que moi, j'ai engagé à Montréal... en vacances, lors des activités qu'on a faites, et notamment ce grand week-end que j'ai réservé. En fait, je récupère une pauvre somme, mais vraiment ridicule, et qui n'équivaut à rien, même pas un quart des frais engagés. Et donc, moi, j'ai vraiment les boules. Et là, je commence à me dire... C'est dingue et je ne sais pas comment le prendre. Ce dîner d'anniversaire approche, je suis un peu perdue. En même temps, j'ai quand même un vrai coup de cœur pour ce garçon et je me dis qu'il faudra qu'on en reparle au calme. Et je me dis que quand on aura un temps, tous les deux, ce sera le moment d'en reparler. Mais c'est vrai que ça résonne un petit peu bizarrement pour moi, toujours pareil dans ce contexte où c'est quand même un mec qui aime très bien sa vie, qui n'a aucun problème d'argent. Et moi, en tant que maman solo, je compte un peu sur ce retour qui finalement ne reviendra jamais. Mon anniversaire arrive et je me rends compte qu'il n'est toujours pas disponible. Et là, en fait, ça ne me convient pas. Du coup, je lui fais un message en lui disant, écoute Léo, on a passé un super été ensemble. On s'est vus tous les jours, tout l'été. Et là, je sens que tu disparais. Et il me dit, écoute, c'est vrai, j'allais t'envoyer un message. Je te trouvais super cool et hyper tolérante avec mon manque de présence. Et il me dit, mais en effet, je pense que tu ne mérites pas ça. Notre rencontre était magique. Mais moi, aujourd'hui, j'ai une vie... très active, de boulot, trépidante, où je ne prévois rien. Je pense qu'il se prenait pour le loup de Wall Street. Et résultat, il me dit, je n'ai pas du tout envie de m'engager avec quelqu'un ou de passer un temps plus conséquent avec quelqu'un. Et je lui dis, mais enfin, tu venais de passer trois ans avec une nana, comment elle a fait ? Et il me dit, je me rends compte qu'elle a accepté ce que toi, tu n'acceptes pas. Mon indisponibilité, le fait de me voir, que des petites miettes de temps en temps. Donc voilà, on décide de déjeuner ensemble, tous les deux, et de clore cette histoire autour d'un déjeuner. Ce que moi je lui dis, c'est que j'en reviens pas qu'une rencontre aussi magique, aussi spéciale, aussi unique, n'ait pas donné suite à une jolie histoire. Je trouve que c'était si précieux, ce temps qu'on avait passé ensemble, cette rencontre inespérée, ce feat inespéré entre nous, avec nos enfants. C'était si magique que c'était dommage de le gâcher et de ne pas en avoir pris soin. Il est assez d'accord avec ça, il est aussi assez ému lors de ce déjeuner. Il me dit à quel point, lui aussi, il a trouvé que ses moments étaient géniaux, mais qu'il n'est pas prêt à changer ce qu'il est lui, ce dont il a envie aujourd'hui, pour aller vers quelque chose de plus constant, plus régulier, plus sérieux. Avant de vous laisser, je vais conclure chaque épisode par une lettre. Une lettre fictive adressée au protagoniste de cette moderne dating story. Un endroit pour dire ce que je n'ai pas su dire sur le moment. Et aussi ce que cette histoire m'a appris. Léo, évidemment que si c'était à revivre, je répondrais à tes sourires depuis la 17C de ce vol Air France Paris New York exactement pareil. Je suis comme ça. Je crois aux signes. Au hasard, ce qui déraille une trajectoire, et j'accepte de prendre le risque de vivre plus fort que prévu. Et pendant ce voyage, on s'est offert ça. Une parenthèse rare. Avec nos enfants, notre curiosité, notre envie de découvrir, et cette sensation très claire que quelque chose d'un peu magique était en train d'arriver. J'aurais aimé que tu comprennes la singularité de ces moments, mais j'ai compris assez vite que, chez toi, l'intensité n'est jamais un cadeau. C'est une fin. Et ce que l'on vivait ne te suffisait pas. Tu avais faim de plus, de toujours et d'ailleurs. Tu m'as choisi comme on saisit une opportunité, une douceur inattendue, un été moins solitaire, une présence pratique au bon moment. Et moi, je t'ai choisi comme on choisit un vertige, parce que c'était vivant. Je garde en mémoire tes yeux verts, ta peau dorée, ton naturel, notre complicité. Et je garde surtout ce lien tendre avec ta fille à qui je pense souvent. Je laisse, en revanche, ton rapport à l'argent là où il appartient, dans ta réussite. Mais pour moi, l'élégance ne se mesure pas à ce qu'on gagne. Elle se reconnaît à ce qu'on donne. Et la générosité, ce n'est pas une ligne budgétaire. C'est une manière d'aimer. Alors oui, je serai plus vigilante aux signes de pingrerie. Et je me rappellerai surtout une chose simple. L'amour ne coûte pas un centime, mais il demande toujours quelque chose. Si l'épisode te plaît, abonne-toi sur ta plateforme, mets des étoiles, des cœurs, un commentaire. Vraiment, ça aide. C'est une des seules manières de donner de la visibilité à ce podcast. Tu peux aussi suivre l'actu sur Insta, Romance.podcast et sur TikTok. Allez !