Speaker #0En deux ans et demi, j'ai fait 51 dates et à l'ère du modern dating, je vais tous vous les raconter. Bienvenue dans Romance, un podcast où je vous raconte les histoires de rencontres avec les mecs d'aujourd'hui. Des histoires parfois drôles, parfois folles, parfois fucked up, mais toujours résolument humaines. Je suis Laurence et vous écoutez Romance. Cette histoire, elle a un démarrage particulier parce qu'en fait, elle a commencé il y a plus de 15 ans. En fait, elle a commencé un jour où j'avais un date de prévu qui n'est pas venu. J'étais en terrasse au soleil du Rosa Bonheur, j'étais arrivée en avance et du coup je bouquinais. Donc je bouquinais au soleil toute seule et j'attendais ce date. Et tout d'un coup, il y a trois garçons, trois potes qui s'approchent de moi et qui viennent discuter avec moi. Ils allaient eux aussi au Rosa Bonheur passer la soirée. Et ces trois garçons, ils papotent avec moi, ils s'installent. Ils m'offrent un verre, on discute tous ensemble. Et ils me disent, mais qu'est-ce que tu fais toute seule ? Je dis, j'attends quelqu'un. Et en effet, cette personne n'est jamais venue. Et du coup, j'ai passé cette soirée très sympa avec ces trois mecs très cools. Et parmi eux, il y en a un qui me plaît pas mal. Il s'appelle Bertrand. Je trouve qu'il a du charisme, il a un peu une grande gueule. Il est très chouette. Je le trouve très chouette. Et surtout, on se marre tous ensemble, on s'amuse beaucoup. Ils sont hyper drôles. Et moi, avec mon date ratée, finalement, je me retrouve, au lieu d'être rentrée toute seule chez moi, je me retrouve à passer une excellente soirée et à un peu me rapprocher de ce fameux Bertrand, que je trouve plutôt sympa. Ce soir-là, on se quitte, lui rentre avec moi chez moi, mais il ne se passe pas grand-chose parce que ça ne fonctionne pas, ça ne marche pas, ça ne le fait pas. Je pense que la soirée a été trop arrosée pour lui. Et il ne se passe rien du coup et on reste bon pote. En gros, ce qui se passe, c'est que je reste bonne pote avec ce groupe-là. Il ne s'est rien passé d'extraordinaire, ça n'a pas abouti. Je pense que dans aucun des cas, on s'était dit qu'il allait se passer quelque chose de plus à l'époque. Et puis, la vie de chacun a repris. Ce fameux Bertrand de mémoire a rencontré quelqu'un après, une jeune femme avec qui il a passé pas mal d'années. Et moi, j'ai continué ma vie de célibataire. Un moment après ça, je reste toujours en contact avec ce groupe de potes que je revois dans des soirées. Un autre pote de ce groupe, Mickaël, avec qui je continue de bien m'entendre et avec qui le lien reste au fur et à mesure des années. Donc les années passent, moi je fais ma vie, je me marie, je rencontre le père de ma fille, je construis ma vie, mais malgré tout je garde un lien sympa à travers les réseaux sociaux, avec ce fameux Mickaël, on garde contact, on se suit d'année en année, nos anniversaires sont assez proches en date, donc c'est assez rigolo. Je me rappelle que 5-6 ans après, c'est une de mes fêtes d'anniversaire, il est présent, il vient tout seul. Il adore faire la fête et j'avais fait une soirée costumée auquel il est venu malgré bien qu'il soit tout seul. On avait passé un excellent moment. Et donc, je me rappelle qu'on ait gardé un petit lien comme ça à travers les réseaux. Les années continuent de se passer. J'ai ma fille et puis je me sépare du père de ma fille. Lorsque je redeviens célibataire, on reprend contact tous les deux et on discute toujours ensemble de manière sympathique comme on l'avait toujours fait. Et lui, il commence un peu à me faire la cour. C'est-à-dire que je sens que ses messages sont un petit peu plus orientés, insistants, un petit peu plus charmants. Et lui, c'est vrai qu'en plus, il est très gentleman dans son approche. Il a une manière d'aborder les choses et vraiment de faire la cour au sens propre qui est très agréable et très sympa. En plus, ce que j'aime bien, c'est de me dire que c'est marrant de toutes ces années où on s'est connus. Il s'est passé plein de choses dans nos vies, à l'un à l'autre, on a réussi à garder de manière assez granulaire ce lien, très sympa, sans aucune ambiguïté, mais alors aucune ambiguïté du tout, mais voilà, qui du coup fait qu'on se reconnecte aujourd'hui parce qu'on est célibataires tous les deux au même moment. Et donc on échange. Et il me propose de venir passer une soirée chez lui. Je mets un peu de temps à accepter parce que je ne sais pas trop. Et puis moi, il y a aussi un moment où j'ai des rencontres, où il y a des gens qui passent dans ma vie. Donc je décline ces propositions à ce moment-là. Et puis à un moment où je suis disponible, on décide de se revoir tous les deux. Alors c'est marrant parce que ce Mickaël, il a un appartement qui est vraiment l'appartement de base du célibataire, mais dans le sens positif. C'est-à-dire que c'est vraiment un lieu prêt à accueillir quelqu'un. Il a une terrasse magnifique, qu'il entretient, qui est fleurie. Il a recréé un petit bar sur sa terrasse. Il y a un jacuzzi. Son appartement est extrêmement bien tenu, bien rangé. Il y a tout ce qu'il faut si tu as besoin de quoi que ce soit. Enfin, vraiment, il y a ce côté où un peu... Un appartement pour recevoir, pour accueillir, ça fait... C'est pas une garçonnière parce que c'est son appartement de vie à lui, mais on sent vraiment que c'est un lieu où on sent qu'il aime déjà recevoir et on sent qu'il fait en sorte qu'il y ait tout au cas où. Il y a un truc comme ça qui me fait sourire, que je trouve marrant. Ça fait un petit peu le gentleman qui a tout à dispo en cas de besoin. Ne vous acquittez pas madame, je vais ce qu'il faut. Ça fait un peu ça. Mais alors à la fois, il y a une forme de bienveillance parce que c'est un truc que lui, il prend en charge. Enfin, il pense dans le sens où il pense aux autres. Y compris aux femmes qui passent chez lui, on ne va pas se mentir, ne pense pas qu'à ses potes, mais aussi, il a tout fait pour que les gens passent un bon moment chez lui. Ça se ressent en fait, donc ça c'est marrant, je trouve ça assez touchant en fait. Et puis on passe cette soirée tous les deux, et surtout ça fait, je ne sais pas moi, dix ans presque, ou un peu moins de dix ans qu'on ne s'est pas vus, donc on a plein de choses à se raconter, on fait un peu le point sur nos vies, sur ce qui s'est passé dans sa vie à lui, mais aussi dans la mienne. qui a été mouvementé, puisque moi j'ai construit une famille et puis voilà, ma famille est séparée. Lui, il a eu des histoires, mais il n'a pas construit vraiment. Il a construit quelque chose professionnellement, c'est quelqu'un qui a une jolie carrière, qui est une personne, il est de toute façon assez brillant et intelligent, donc ça c'est quelque chose qui fait partie de sa vie. Et ce qu'il a construit, c'est un joli métier, un joli appartement. et une vie de confort, de voyage et de plaisir autour de ça. On discute pas mal, il y a un petit peu de « dragouille » . Il fait bien trop froid ce jour-là pour tester son jacuzzi, mais je ne doute pas qu'il aurait bien proposé sinon qu'on essaye le jacuzzi. Et donc on se met dans son salon et c'est vraiment... on discute de tout. On échange, moi je suis un peu... je suis contente de cette soirée parce que tout est prévu. Il a préparé un apéro, tout est chouette, tout est bien organisé. Et c'est vraiment ce côté où c'est hyper agréable de lâcher prise, de se laisser porter, et puis aussi de sentir que quelqu'un est aux petits soins. C'est vrai que moi je suis une personne qui aime recevoir, etc. Et lui il a ça aussi. Et c'est un truc que je trouve très chouette. Et c'est vrai que ce qui me plaît aussi dans son caractère, c'est qu'on a ce point commun tous les deux, d'aimer par exemple recevoir les gens, d'aimer fêter nos anniversaires. Il fait comme moi je fais depuis toujours des anniversaires à thème, où il réunit les gens, où il y met de l'énergie. Il y a une forme de créativité dans sa façon de faire les choses qui ressemble aussi à moi, ce que j'aime faire. Et donc, j'aime assez ces points communs qu'on a ensemble parce que je reconnais que j'y vois une forme de lifestyle qui me plaît vachement. En fait, je me dis mais il a le lifestyle que moi j'aime, il est in charge, il prend les choses aux mains. Il est indépendant, etc. Ça, c'est quelque chose qui est chouette aussi pour moi et qui a de la valeur. Et le temps qu'on passe ensemble, il le rend qualitatif, en fait. Il met de l'énergie dans le moment pour que le moment soit qualitatif. Et ça, c'est chouette, c'est quelque chose qui me parle, qui me ressemble. Et je trouve ça assez cool. Et puis, on échange tous les deux et on parle un petit peu de ce dont on a envie, de notre vision des choses, de la vie, de l'amour, des rencontres. Moi, je lui raconte des petites anecdotes. Des dates qui me sont arrivées, celles que je raconte dans certains des épisodes, on en plaisante un petit peu. Je me revois à un moment l'écouter parler et me dire « Ah putain, mais qu'est-ce que je fous là ? » Je suis assise dans son canapé et je l'écoute parler et il m'explique en fait que lui, il a peine à croire en l'amour en fait. Il a peine à croire aux relations solides, en l'amour, au fait de s'engager, il est très attaché à son indépendance. Et donc là, je le regarde et il voit bien que je suis un peu décomposée. Il me dit, tu te demandes ce que tu fous là ? J'ai dit, bien sûr que je me demande ce que je fous là, en fait. Moi, j'ai toujours été très claire. Mon envie, elle est simple. Elle est faire une jolie rencontre. Elle s'arrête là. Elle ne projette pas dans le futur plus que ça. Elle ne demande, elle n'attend pas plus. Et en fait, il me dit « bah oui, mais moi j'y crois pas » . Et puis il me dit « toi t'es chiante aussi là » . Il me dit « tu vois, tu veux vachement mettre une étiquette sur les choses » . Et il m'explique sa théorie de la zone grise. La théorie de la zone grise, c'est donc que les hommes adorent être dans cette zone grise. Et qu'en fait, pour eux, ça représente du stress, une forme de pression, de tension, que d'avoir à définir les choses. Il me dit, ça sert à rien de définir les choses, ça sert à rien de dire, je vois cette nana, c'est ma nana. D'ailleurs, il ne veut pas empêcher ce terme, il appelle ça la fille que je fréquente. Je lui dis, mais pas du tout, mais cette zone grise, elle est insupportable en fait. Moi, si je vois quelqu'un, je vois quelqu'un, je m'y consacre dans le temps qui m'est apparti, parce que moi, j'ai une vie très occupée, un enfant en garde partagée. De toute façon, mon temps, il est petit. Mais du coup, dans ce temps-là, je passe un temps agréable avec quelqu'un. Je ne cherche pas forcément à le définir, mais en tout cas, j'y mets l'intention et l'énergie pour que ce soit une vraie histoire. Et ce n'est pas la même chose que tu ne mets rien dedans. Et lui, il m'explique que c'est ça, c'est la zone grise et que les hommes aiment bien ça et que ça fait chier quand il y a une forme de définition ou d'étiquette, etc. Et là, je me dis, ça me saoule. Cette conversation, elle me saoule et on débat tous les deux. Alors on débat avec passion chacun de nos points de vue et on finit par en rire. Et il me dit écoute, on va se relaxer et en bon gentleman qu'il est, avec le recul je trouve ça hilarant, et bien évidemment il me propose un massage et il a tout ce qu'il faut. Il a un espèce de coffret avec le bon huile, la bonne truc, la bonne température, la bonne protection pour ne pas mettre de l'huile. Et moi, je trouve ça hilarant parce que je me dis, c'est génial. C'est un peu comme ces go-go gadgets aux accessoires de gentlemen, en fait. Il a tout ce qu'il faut en cas de besoin. Et quand tu vas dans sa salle de bain, il y a même un démaquillant au cas où il y a des cotons. C'est-à-dire que tu n'es pas pré-audé pourvu. Où que tu ailles, il y a toujours ce qu'il faut. Et voilà, et en fait, on passe cette soirée tous les deux. Je reste chez lui, c'est un moment très agréable. Le moment qu'on passe, il est très chouette, mais il est aussi très marrant. Parce que comme on se connaît depuis très longtemps, on a une grande complicité, on se marre pas mal, on écoute des chansons, on se fend la gueule. Et donc ça, c'est hyper cool. Et c'est vrai que le moment, malgré tout, malgré cette conversation qui va passablement agacer, le moment est très cool et très sympa. Il m'explique que lui, il n'aime pas trop dormir avec quelqu'un, qu'il a un très mauvais sommeil. C'est un moment de sa vie où professionnellement, il se joue des choses très importantes. Donc, il est dans une période où son sommeil est un peu altéré. Et en fait, il m'explique qu'il n'aime pas trop dormir avec quelqu'un. Alors déjà, quand il me dit ça, ça me saoule. Mais alors, ça me saoule. Je me suis dit, mais il est 1h du matin, je serais partie plus tôt en fait, si j'avais su que je ne restais pas dormir. Je n'ai pas envie d'arriver coucher à 3h du mat le temps de rentrer à la maison. Donc ça me gonfle un peu. Et donc ça me saoule un peu de rentrer chez moi à 1h30 du matin, mais en bon gentleman qu'il est. Il me dit, attends, je t'appelle un taxi, je veille à ce que tu rentres bien. Et surtout, tu me fais un message quand tu es bien arrivé. Donc c'est vrai que malgré tout, aussi agaçant soit-il, sa manière qu'il a de tout prendre en charge et de prendre les choses en charge, ça rend le moment un petit... plus doux, plus agréable. J'ai un peu tendance à l'excuser, mais je me dis non, ça me saoule un peu, mais ce n'est pas grave. On se dit qu'on va se revoir. Et dans les semaines qui suivent, lui, je sens qu'il est insaisissable. Clairement, il est cette personne à qui tu envoies un message et qui répond 48 heures plus tard. Tant de réactions, tant de délais de réponse, 24 heures. à 48 heures. Autant dire qu'il n'y a aucune conversation correcte qui a lieu. C'est quelqu'un qui vit entre la province et la région parisienne, donc il n'est pas dispo. Quand il est à Paris, j'ai ma fille. Quand je n'ai pas ma fille, il est en province. Aucun effort n'est fait pour qu'on se voit. Je sens qu'il n'est pas du tout disponible. Il dit, il est toujours gentil, il me répond toujours gentiment par message. Il montre de l'intérêt. Mais clairement, ça fait un petit peu, je te garde sous la main au cas où, mais il n'y a rien qui construit. Donc au bout d'un moment, ça finit par me gonfler. Et puis voilà, je finis par l'envoyer un peu balader. On échange des messages. À un moment, il essaye un peu de me taquiner, de rentrer en complicité avec moi. Je lui dis, en fait, non, je réponds aux gens qui sont disponibles. En fait, si tu n'es pas là, tu n'es pas là. Donc le temps passe un peu. Moi, je fais des rencontres de mon côté. Il se passe plein de choses. Les mois passent, j'ai des petites histoires, des petites choses sympas, moins sympas, mais voilà, les vacances d'été ont lieu. Et puis, à la rentrée, on recommence un petit peu à échanger tous les deux. Et je lui réaffirme le fait que je ne souhaite pas le revoir, à moins qu'il ait changé d'avis sur sa putain de zone grise là. Parce que moi, je ne suis toujours pas dans ce délire-là, ça ne m'intéresse pas. La zone grise, ça me fait mal au crâne. Que moi, j'aime la simplicité. la clarté sans détour et que ce qu'il me propose ne me convient pas. Et il me dit mais non, il montre une forme, il arrondit un peu le dos, il montre un truc un petit peu plus doux qui pourrait, qui montre qu'il a quand même envie de me revoir, voilà. Donc je me dis ok, je donne une deuxième chance parce que malgré tout, il y a plein de choses qui me plaisent chez lui dans son humour, les points communs qu'on a, etc. Donc ça m'avait vraiment, ça m'avait un peu saoulée de ne pas avoir de nouvelles la dernière fois. Et je me dis, allez, retentons les choses. Et donc, on se revoit. En fait, moi, ce soir-là, de manière très exceptionnelle, je ne peux pas disposer de mon appartement. Donc, j'arrive en lui disant, je te préviens, je reste dormir chez toi cette fois-ci. Donc, je reste. Il me dit, mais oui, il n'y a pas de problème. Donc, il me dit, mais oui, il n'y a pas de problème. On passe une soirée agréable. Toujours gentleman. Il fait une super commande de sushis pour nous. Ça, c'est vrai que c'est quand même le truc qui est super agréable et pas toujours habituel. on peut se le dire en date ou avec certains hommes, c'est qu'une fois de plus, il prend tout en charge, c'est très agréable, il commande des super sushis. La soirée démarre, on échange, on discute, on repasse un temps tous les deux, super sympa. Et puis, on est dans son canapé et il y a un moment où je me revois raconter le lendemain cette anecdote à mes copines et être mort de rire et me dire c'est génial parce qu'il a vraiment toute la panoplie. Un moment, il va chercher sa guitare. Et on commence, il commence à jouer de la musique. Et là, je me dis, c'est génial. C'est le parfait gentleman. Il a tous les accessoires. Et donc là, il fait go-go gadget à la guitare et aux chansons romantiques. Et évidemment, il joue bien la guitare et il chante bien. Donc, c'est très chouette. Moi, je suis nulle, mais j'adore chanter. J'aime bien ça. Et donc, je trouve ça hyper cool. D'autant qu'on a une même passion tous les deux pour les chanteurs des années 80. Et donc, c'est hyper chouette et il joue de la guitare. Voilà, il y a plein de bougies tout autour de nous. C'est toujours ces scènes un petit peu clichés romantiques, mais en même temps, sur le moment, c'est sympa. Et pendant toute la soirée, il joue de la musique et on chante des chansons, on lit les paroles. Moi, je suis un peu timide et tout parce que je ne suis pas habituée à faire ça. Il me dit, mais allez, vas-y, on chante et tout. et lui Ils jouent bien, donc on chante, on passe un moment agréable. Et puis, on se remet un petit peu à papoter tous les deux. Et là, on rééchange ensemble. On redemande où j'en suis, ce dont j'ai envie. Et puis pareil, dans la discussion, il me dit, mais tu sais, moi, je ne demande qu'à ça. Fais-moi changer d'avis. Fais-moi changer d'avis sur l'amour. Fais-moi changer d'avis sur ce qui peut se passer et tout. Et en fait, je lui dis, mais je n'ai pas du tout envie de te faire changer d'avis, en fait. Mon rôle, ce n'est pas de te convaincre. que c'est chouette d'avoir un mec ou une nana. Parce qu'on avait reparlé juste avant et il me dit « Mais tu vois là, toi tu sors avec quelqu'un, dès que tu sors avec quelqu'un depuis quelques semaines, tu dis « c'est mon mec » . Il me dit « Tu vois là, t'adores mettre des étiquettes, etc. » Je lui dis « Bah oui, quand je sors avec quelqu'un pendant plusieurs semaines, c'est mon mec et je lui suis fidèle et puis voilà quoi en fait. » Et il me dit « Mais tu vois, c'est chiant. » Il me dit, mais moi, je ne demande qu'à ça, que tu me convainques que c'est sympa. Je trouve ça cool de faire des voyages, de faire des choses à deux. Mais il me dit, je n'ai pas la preuve que c'est un truc qui peut durer dans le temps. Et une fois de plus, il me regarde et me dit, tu te demandes encore ce que tu fous là ? Je dis, mais oui, c'est vrai. La même chose que la dernière fois, en fait. Je n'ai pas changé d'avis. Du coup, je n'ai pas le choix de rester chez lui ce soir-là, puisque mon appartement est indisponible et donc on reste tous les deux. Donc je suis chez lui et la soirée est malgré tout agréable. Après, la nuit est dégueulasse. En fait, il a en effet un mauvais sommeil. Il n'avait donc pas menti. Et je l'entends la nuit parler à ChatGPT. C'est-à-dire qu'il travaille, il bosse sur ses idées, ses concepts. Je l'entends parler à ChatGPT la nuit. Donc moi déjà, il y a un moment où je me demande ce qui se passe. Il est un truc genre, je ne sais pas, à une heure, deux heures du matin. J'entends qu'il parle à quelqu'un, donc je me dis, mince, il a fait rentrer quelqu'un. Je vais me faire trucider. Non, pas du tout, j'ai très confiance. Mais je ne comprends pas ce qui se passe. Le temps que mon cerveau s'éveille, je comprends qu'il bosse, en fait. Et donc, il parle à chat de JPT. Je dois l'entendre, un truc genre une fois dans la nuit, puis à un autre moment dans le matin. Et en fait, je passe une nuit horrible. Je dors à peine alors que je suis éclatée. Et je me dis, c'est l'enfer. En fait, la nuit, il bosse, parle, achète. Il bosse la nuit. Donc voilà, malgré cette nuit un peu atroce, le réveil est très agréable. Après, il y a quand même quelque chose que je commence à constater. C'est que dans l'intimité, je ne le trouve pas généreux. Et ça me fait penser aussi au fait... à ce qu'il ne donne pas vraiment, c'est-à-dire que c'est une personne qui est extrêmement généreuse pour recevoir, avoir des gestes de galanterie, veiller à ce que tu te sentes bien. Mais il n'est pas généreux ni en sentiments, ni en émotions, ni en tendresse, ni en paroles. Je sens que ce n'est pas ça son truc. Et moi, ça me dérange un peu parce que moi, tout ce que j'aime dans les relations hommes-femmes, c'est ce contact-là, c'est cette... très grande intimité, mais pas l'intimité physique, l'intimité de la parole, de la confiance, du contact physique, de l'alchimie qu'il peut avoir. Je trouve que ça compte beaucoup. Et en fait, mine de rien, lui, je sens qu'il y a une barrière. Et c'est assez marrant parce que cette barrière-là, elle est difficile à percer. Malgré tout, on se revoit cette fois-ci. Puisque quand même, je lui avais expliqué que si on se revoyait pour que ça soit comme la dernière fois, où il mette quatre jours à répondre à un message, ce n'était pas la peine. Donc là, je sens qu'il est plus volontaire, lui, qui fait l'effort de venir vers moi, de se rendre plus disponible. Donc je sens qu'il y a une forme de disponibilité. On va boire un verre dans un bar à cocktail hyper agréable tous les deux. On discute, on rééchange sur plein de sujets. On revient sur ce thème de « je ne crois pas en l'amour » en fait. j'y crois pas, je crois pas en la vie de couple et là ça finit de m'achever je crois là je me dis ça y est c'est la troisième fois, il n'y aura pas de quatrième à ce moment là je pense que j'ai compris on reste tous les deux et à un moment il se rapproche de moi et en fait même dans ses gestes de tendresse c'est moi qui lui dis bon je te prends le bras dans la rue parce qu'en fait je sens que c'est pas inné, je sens qu'il a pas ce même besoin, qui moi est un besoin très fort de contact, de lien physique et je trouve que c'est une forme de vulnérabilité aussi de se toucher en public d'être en contact ensemble d'avoir cet élan l'un vers l'autre et je sais, je vois que c'est pas naturel chez lui, et pour moi c'est un petit peu compliqué en fait, c'est un truc qui me gêne parce que je comprends qu'en fait toute cette générosité qu'il a, il l'a sans doute mais il la transmet pas c'est pas ouvert en fait, son cœur il est pas ouvert pour moi c'est une évidence, ça se ressent vachement donc il ouvre tout le reste, son hospitalité son côté gentleman, le fait qu'il soit charmant le fait qu'il veille à ce que les gens soient bien chez lui c'est une forme de bienveillance mais son cœur il est pas ouvert et ça se voit et en fait je le ressens et ça me paraît comme une évidence ce soir-là et avec toute la sympathie qu'on a l'un pour l'autre je pense Voilà la tendresse, entre guillemets, qu'on a l'un pour l'autre, depuis aussi cette histoire qui date d'il y a 15 ans. Donc voilà, au fond de moi, je sais que cette soirée, c'est la dernière qu'on fait, en tout cas de manière romantique tous les deux. Parce que moi, j'ai besoin de sentir qu'il y a une vraie envie, une motivation et pas juste une opportunité à me voir. Et quand bien même nous nous sommes quittés en bon terme, d'ailleurs on ne s'est pas officiellement quittés, on ne s'est juste pas revus, et c'est comme ça. Euh, il m'a déjà reproposé mais j'ai décliné. Et je pense que c'est mieux ainsi. Avant de vous laisser, je vais conclure chaque épisode par une lettre. Une lettre fictive adressée au protagoniste de cette moderne dating story. Un endroit pour dire ce que je n'ai pas su dire sur le moment. Et ce que cette histoire m'a appris. Mickaël, avec toi j'ai compris un truc. Certains hommes savent faire rêver. vraiment, pas à moitié, pas en improvise. Toi, tu sais, tu organises, tu anticipes, tu soignes les détails, comme si recevoir quelqu'un, c'était un art. Je me souviens de ce que ça fait d'être portée, d'arriver quelque part et de sentir que tout est pensé. La terrasse, le jacuzzi, la guitare, l'ambiance, et cette impression délicieuse d'être une invitée attendue. Pas une option de dernière minute. Tu m'as offert des dates de princesse et je ne vais pas faire semblant. C'est agréable, c'est rare. Et ça réchauffe. Et pourtant, il y a un paradoxe chez toi. Tu es gentleman parfait dans la mise en scène, mais l'amour, le vrai, celui qui engage, celui qui rend vulnérable. Tu dis que tu n'y crois pas. Comme si tu maîtrisais tout ce qui entoure l'histoire pour ne jamais avoir à te laisser traverser par elle. Je crois que tu aimes l'attention, le soin, l'élégance, mais tu aimes aussi garder le contrôle. Et moi, je ne cherche plus juste des moments parfaits, je cherche un endroit où je peux me déposer. Un endroit où tout est permis, où c'est permis d'être imparfaite, de douter et d'avoir besoin. Parce qu'un jacuzzi, c'est délicieux, mais ce n'est pas un projet. Une terrasse, c'est magnifique. mais ce n'est pas un lien. Et une guitare sous les étoiles, c'est romantique, jusqu'au moment où on réalise que la musique s'arrête et qu'il ne reste personne pour dire « je suis là » . Alors voilà ce que je garde de toi, Michael. Le rappel qu'on mérite d'être traité avec soin, mais aussi la certitude que l'élégance, ce n'est pas seulement de recevoir, c'est de s'engager un peu. Et la prochaine fois qu'un homme me fera vivre une soirée parfaite, je me poserai une question simple. Est-ce qu'il saura aussi rester ? lorsque ça n'est plus seulement qu'une belle soirée. Avant de partir, pense à laisser un commentaire sous l'épisode sur Spotify et à laisser un commentaire sous l'émission sur Apple Podcast. C'est nécessaire pour faire vivre le podcast. Merci ! Ready ?